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Full text of "A taxonomic revision of the genus Lolium"

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1 







GRAMMAIRE 



NATIONALE 







1 

% 

1 



PAH 



Rf. BESCIIERELLE aine, 

De lo BiMiolh^no ilu Louik, Membre ilu la SociM fiannaisc >:e Siauslique iiniier»«llei de taSocict« 
GriimnMlicale dn P<rit, luteor dii DictioM:iaihe iuiio.ial, 

ET MM. BESCUEREliliB jtecxe st UTAIS DE €Ai:X 



(Stuinztcme €bttton 



PRBCKDEK 



O'UNE INTAOOUCTiON PAR M. PHILARtTE (HASLES 



PARIS 

GARNIER FRiiRES. LIBRAlRES-^^l^EURS 



. pfeRES, 




"^t- 



GRAMMAIRE 



NA.TIONALE 



i 



IMPRIMERIE BLOT £T FILS AIN£, RUE BLEUE, 7. 



GRAMMAIRE 

NATIONALE 

00 

GBAHMAllB dc TOLTAIBB, dc BAOIRB, de BOSSDBT, dc PlillBLOB, de J.-J. BOOSHBAD, 

dc BCPFOnt «e BBBIiABDlB BB 8AIRT-P1EBBB, dc CH ATBADBBl ABB , dc GAUnilB BBLAVMNB 

CI dc toot let £crlvalDt let plot ditllDBaM dc la FrMi«'c; 

RBNFBRMANT FLDS DB 

GENT MILLE EXEMPLE8 

Qui serreot i fonder le« rigles, et formeot comme ane espice de panorama oik se d^rouJe noti e langae 
telle que la Nation I'a faite, telle qu'elle d(dt la parler ; 

OUVRA6E iSMINEHlHENT CLASSIQUS, 

VBSTmt A DiTOILER LE 4MiCAmSMB BT LB G^RIB DE LA LAMfiCE PBAH^SE, 



Par M. BESCHERELLE airb, 

re, Membre de la Soci^U fraocaite de SlatisUque uniTenelle, 
de Paiis , Auleor da DicTiomiAinB National » 

Bt MIBI. BES€nEREL.L.E JEUNE et UTAIS DE GAUX. 



De fa fiibboUl^1le da Loavre, Membre de la Soci^U fraocaite de SlatisUqae nniTenelle, de la Socifl^ Gramniatieale 

de Paiis , Aateor da DicTiomiAinB National » 



PRfiCfiD^E D'UNE INTRODUCTION 
Par M. PHILARETE CHASLES. 



« Dans nn tiuilibre, c'mi ■■« oblifaaon poor loss let dloyeBt de 
» eeaoatire lenr propr« laegee, de levoir la parler el IVcrire oorrec- 
» temeuULa earri^e dee ODplois eit owerle 4 looa : qui tail ee que la 
» foHaae r&crve an plvi kambledei membrcede la graade laBllle?.... 

> la ba«e da la coDaaiwance de tonie langue est la yramsMtre ... et «• 

> bil de erammaire, ce lODt lei bon< tfcriTains qai foal avtoril^ » 

TIBSOT.) 



A PARIS 

CHEZ GARNIER FRfiRES, fiDlTEUHs 

6, RUE DES SAINTS-fKRBS, 6 



1877 



PRl^FAGE. 



c Dans an ^tat oil les places ne soot plus le partage d'uo petit nombre de priviI6- 
m gi^, mais oii chaque homme voit s'ouvrir devant lui la carriftre des emplois, et 
» par consequeDt peut £tre appeld h, elever la voix dans les tribunaux, dans les as- 
» sembl^es politiqaes ou dans les temples , c'est an devoir poor tons les citoyens 
» de oonnatlre leur propre langue et de savoir la parler et T^crire correctement. 

» Mais oil puiser cet art de parler et d'^crire? Faul-il sur ce point conrfilter les 
» grammairiens? De ces gens-lk que Dieu vous garde! r^pondait un jour Buffon & ma- 
» dame de Genlis. L'art d'^crire n^est pas plus dans leurs livres que la beauts des 
» ileors dans les herbiers. Herbiers et grammaires sont ^galement incapables de pr^ 
» senter une phrase et une fleur dans leurs formes gracieuses, avec leurs suaves 
» couleurs, leurs mouvements et leur vie; fleurs et phrases y sont mortes : on n'eo 
» trouve que la poussi&re et les noms. 

» Aussi , qu*il avait bien raison le critiqud qui , dans son indignation , s'ecriait : 
« Soumettez au grammairien la plus belle strophe : son oeil, foyez-en sAr, n*y cher- 

> chera ni la penste, ni les sentiments, ni Tart de I'^crivain^ non , mais il tuera cette 
» phrase si brillante, il la d^chirera pour y trouver des virgules et des points, des 
» accents et des apostrophes , des nasales et des sifflantes , des g^rondifs et des su* 

> pins,.et puis, tout &er de ses d^couvertes, vous le verrez ^rire, dans le style le 
» plus inintelligible , des classifications, des r&gles et des pr^eptes, prononcer entre 
» les ^crivains comme un juge en dernier ressort , et prdconiser avec orgueil sa m^ 
» thode grammaticale (1). > 

C'est une v^td maintenant incontestable, que la veritable grammaire est dans 

(1) M. DtAoalttm. 

f 857 * 



— II — 

les ecrits des bons auteurs. La science grammaticale se borne k Vobservalion et a 
rappreciation des termes, des regies de concordance, des constructions adoptees par 
le» grands ^crivains. G'est dans leurs ouvrages qu'il faut chercher le code de la langue. 
En effet , oil trouver mieux que dans ces r^gulateurs avouds du langage des solutions 
k tous les probl^mes, des eclaircissements a toutes les difficultes, des exemples pour 
toutes les explications? Est-il avis ou opinions qui puissent faire loi comme ceux qui 
emanent , pour ainsi dire, d'un jury d'^rivains d*^liteP Mais la iAche n'est pas facile 
a remplir. 

Un auteur, quelle que soit sa superiority, ne fait pas autorite h lui seul^ il faut done 
compulser tous les chefs- d'ceuvre de notre litterature, r^unir une masse imposante de 
faits , et n'admettre que ceux qui ont ^t^ consacres par I'emploi le plus general. Get 
immense travail se complique encore de la difficult^ de choisir des pensees interessantcs 
sous le rapport de la morale, de la religion, de Thistoire, des sciences, des lettres et 
des arts; car on con^oit tout ce qu'ofTrirait de fastidieux un amas de ces phrases tri- 
viales dont fourmillent nos grammaires. L*education , d'ailleurs , est inseparable de 
Tenseignement , el il faut, autant que possible, dever TAme et former le jugement. 
Sous ce point de vue , rien de plus consciencieux que notre travail. Les cent mille 
phrases qui constituent notre repertoire grammatical sont tirees de nos meilieurs 
dcrivains ] elles sont choisics avec godt , il n'en est pas une qui ne revile & Tesprit 
une peusee morale, ou un fait historique, scientifique , litlcraire ou artislique. Mon- 
taigne, Pascal , Larochefoucauld , Fenelon , fournissent les preceples de philosophic et 
de morale; Chateaubriand prdte aux idees religieuses Tappui de son style brillant et 
pittoresque ; Moli^re devoile les secrets du cceur humain \ BufTon , Bernardin de 
Saint-Pierre, Lacep6de, apprennent h lire dans le grand livre de la nature. Ainsi , 
tout en croyant n^examiner la langue que sous le rapport des faits grammaticaux , 
Tel^ve s'enrichit d'une multitude de connaissances varices. Ajoulez k ce premier 
avantage tout le charme que prSte k T^tude jusqu'alors si aride de la grammaire 
Tetude mSme des faits , si superieurc a la vieille routine qui s'obstine k renverser 
Tordre naturel en procedant des theories aux exemph'S. 

Envisagec de cette fa^on , il nous semble que la grammaire n'est plus seulemeni 
un exercice de college sur lequel s'assoupit la memoire •, c'est I'histoire de la pen- 
see elle-mdme, etudice dans son niecanisme interieur; c*cst le developpament du 
caractere national dans ses inter^ls politiques et ses sentiments religieux , analyst 
ou plut6t raconte par la nation elle-m^me, par les interpr^tes les plus dloquents 
de cette nation. 

Quelques savants grammairiens , entre autres MM. Lemare et Boniface , avaient 
bien entrevu cette mani^re d'envisager la grammaire; et si les livres qu'ils ont pu- 
blics etaient plus developpes et moins systematiques , s'ils faisaient mieux coDiudlre 



— Ill — 

les vdritables lois qui r^gissent notre langue , ils eussent rendu d'incontcslables ser-* 
vices h renseigneaieBt. Mais ee ne sont que des apergus, souvent pleins de profon- 
deur, sur des questions de metapbysique, bons pour ceux qui aiment k se bcrcer 
rintelligence dans de vaporeusesgdneralites, et assez peu utiles k ceux qui veuleni 
apprendre. Et puis M. Lemare , loin de coordonner d*aprte les fails le syst^me qu'il 
voulait etablir, a eu le grave tort de courber les fails k son syst^me, ce qui detruil 
coinpl^tement Tautoritd de ses doctrines. On pcut egalement reprocber k restimable 
M. Booiface d*avoir donne pour base k ses principcs des faits qu'il a lui-m6me in- 
venles, forgis. Mieux que personne pourlant il devait savoir que ce n'est quo dans 
les ouvrages de nos grands ^crivains qu'il faut cbercher ses autorit^s, et qu'il est 
ridicule a un grammairien, quelle que soit d'ailleurs sa superiority, de pr^tendre dicfer 
a tout un peuple les lois du beau langage, 

Libert^ pleine et enti^re k cbacun de conserver son rituel et son rudiment, de 
s'imposer des regies , d'y croire et de les suivre. Ce qui n'est plus permis n a dit 
M. Charles Nodier, c'est de les prescrire tyranniquement aux autres. Le r^seau de 
Restaud et de Lhomond est devenu trop Idcbe et trop fragile pour empnsoiiaer I'es- 
prit de nos ^crivains. 

C'est dans le but de regen^rer la grammaire, en lui donnant un nouvel aliment 
par Tobservation de la nature et k Taide d'une 61ude plus soignee des faits, que cet 
ouvrage a €i^ entrepris : nous avons voulu fonder un enseignement national , en 
remplaQant enfm toutes ces grammaires des gvaramairiens par la grammaire des 
grands ^crivains. Aussi, avec quelle ardeur., quel enthousiasme ne fut pas accueillie 
la Grammaire Nationale^ non seuiement dans toutes les parties de la France, mais 
encore k Telranger! C'est que cet ouvrage, bien different de tous ceux qui Tavaient 
precede, n'elablissait pas de regies d priori; c'est que, pour la premiere fois, il 
montrait le genie de la langue se developpant sous la main de nos grands hommes; 
c'est qu'il etait corame I'echo vivant de Vmage. Personne ne s'y est tromp^, et 
s\ nous avions pu douter un seul instant du succ6s de notre livre , Teloge qu'en ont 
fait les organes de Topinion publique, les suffrages dont Font bonore la plupart des 
societes savantes, aurai6nt suffi pour dissiper nos craintes , et nous convaincre que 
nous a\ions atteint le but que nous nous etions propose (1). Mais un accueii aussi 
flatteur ne nous a pas aveugles sur les imperfections de notre livre. 

Dans cette derni^re edition , nous nous sommes efforcds d'en ameliorer tout k la 
fois le plan de Texecution. Plusieurs parties ont ^te complctees; d'autres ont dtd 
refondues en entter. Quant aux citations , nous avons prefere nous priver decertaines 

(i) La Grammaire Nationale a et^ approuvee par TAtlienee des Arts, la Sodete des Metliodes , la 
Socycte Grammaticale de Paris , la Society d*£iiiiUation pour le perfectioDoemeDt de 1 instraction 
prim.iire en France, etc. 



— IV — 

phrases, ptutOt que de citer des ouvrages ephemeras, ou d'admettre des Doms indi* 
giies & la compagnie de Voltaire, de Rousseau, de Bossuet, de Racioe et de Fdne- 
Ion. r^bus avons egalement supprim^ tout ce qui touchait k la poi^mique, car oous 
vivons dans un temps oil la jeunesse a trop de choses utiles k apprendre. En un mot, 
nous n'avons rien n^glig^ pour donner k notre oeuvre tous les perfectionnements dont 
eile 6tait susceptible; nous avons voulu oflFrir k la France un ouvrage digne d'elle, an 
livre eminemment fran^is, en un mot une grammaire nationale. 

Aujourd'hui que Ton commence k rougir tout k la fois des toirts de la pensee 
et des erreurs du style; que les livres qu'enfantait i'esprit ddrdgle de quelques ecri- 
vains ont passe de mode; qu'on en est revenu k la nature, k la v^rite, au bon gout, 
cet ouvrage , destine k ramener la langue dans les limites raisonnables que nos grands 
ecijvains ont su respecter sans rien perdre de leur essor et de leurs prodigieui avan- 
tages, ne pent manquer d*obtenir les suffrages universels, et il restera , nous en 
avons Tespoir, comme le mouttoient le plus imposant qu*on ait jamais eleve k la 
gloire de notre langue. 



DB LA 

GRAHHAIRE EN FRANCE, 

IT PiniCIPALtMllfT Dl LA 

GRAMMAIRE NATIONALE, 

ATSC QUBLQUBS OBSBRVATTWfS PHILOSOPHIQUBS BT LITT*EAimB8 

SCR LE GtiraE, LES PROGR^S ET LES VICISSITUDES DE LA LANGUE FRANQAISB| 

par in. f)l)ilarhc Cl)aelr0 (i). 



Qoi M fjrc CM M franraMir* 
S**kuM mMiGiatiemeBt % 
CoroUrn que grammairv proArt 
Et que Irclr* Mut la grand Vnira 
Dei Mienras at feiMlamciil t de.. 01% 



Ains! parle, en son cliapitre delagrammairc, r;:iiteiir do Regnan traversant les voye$perill^u$e$dunumde, 
llvre tinprim^ le 2b Janvier 1530, par Philippe Lenoir , Vun de$ deux relieurg juris de VVniverHfe de 
Pctris, On Yoit qu'U y a trois cents ana la grammaire n*inspiralt pas conflaDce cntidre. G*cst encore Tayls de 
MM. Bescherelle , qui viennent de publier le Rdpcrtoire Ic plus complet de nos regies gramroatlcales. Apr^s 
avoir la ct examine leur court Resurad de tontes les Grammalres, vastetresor do toutes Ics acceptions, concor- 
dances, idiotismes, gallicismes , employes par nos ^riyains de tous les sidcles, on est plus que Jamais tentd 
de rioter : Qui sefye en $a arammcUre s^abuee , etc., etc. 

Si la grammalre s'est trouvee en butte k plus d'une ddflance ct d'un quolibet , elle Ta bien mdrit^. II fant 
a^ouer que les grammairiens ont eu d*ctranges imaginations. Depuis rimprimcnr GeofTroy Thory, qui publlait 
au commencement da seizl^me sl6cle ?on Champ- FTwiry, dontles fleurs sont flenradc syntaxe eties plates- 
bandes semdes de g^rondifs , Insqn'^ M. Lemare qui damne hardimcnt tous ses preddcesseurs , les cultivatears 
de la syntaxe ont sonrent prM k ia plaisanierie. On ferait une longue Uste de leurs foUes et de leora absurdltds. 

Vaugelas pose en princIpe (devlnez son motif, Jo Tignore)^, qne Ton ne peutet no doit pas dire les pSre et 
mere. Gela n'empdche pas , depuis trois cents ans , les Ills de parler de leurs pire et mere , malgrd Vaugelas. 

Les rudiments a/Rnnent unanimeraent qn'apr^ on comparatif , le subjonctif estlndispensablement ndcessalre. 
Cependant Pascal dcrit cette excellente phrase : H faut donner aux hommes leplus de liberU que Von petti. 
Tout le monde avoue la l^timlt^ de cette manl^re d*empIoyer Tindlcatif. Que Von puiise seralt une faute 



L'auteur du Dictionnaire des Dieiiownaires cfaerche Tdtymologie de Tinteijection bah! et II Texplique alnei, 
fort gravement : 

Bah I interjection , qui ^ulTautft tium ^fonnetnmf est 6a« / c'e8t-4-dlro fy mets peu d^importanee. 

Voilik une bien Jolie iHymologie ! 

Du temps de La Bruyftre , les gnunmalrlens et les gens dn monde formftrent une Ugne centre le mot ear ; 
le mot car surrdcut aux grammairiens et aux marquis. Sonyent les dcrtvains Jaloux ont fait cause commune 
avec les plants, pour jouer pidce aux hommes de gdnie. Montesquieu avait dit : T^ peuplejouit des refus du 
prince, et le courtisande ses grdces, Cette sentence si Incide , si concise , si belle , Marmontel la oondamne au 
nom de la grammaire : il pretend que Tellipse est trop forte. La clartd de la phrase preuve le ridicule de la 
critique. Mais n'dtait-ii pas natnrel et n<$cc8sairc que Tauteur des Ineas se montrftt Injuste enven Tautcur de 
VEsprtt des Lois? 

II est arrivd k Voltaire mtoe, dans son Commenttxire sur Comeille , de se llTrer k de mauTaisMi ehleancs 
grannmatlcales qu'il soutient par de bons mots. II pretend que ces tots * 



Trois sceptrf s I son tWyne , arraeh^ par mon brat , 
Parleront to lieu d'elle ct ne se tairoot pas ! 



rlTalisent en nlaiserle avec les Ters de M. de ia Palisse : Bilas! i^H n^tiait pas mort, il serait encore en vie, 
Voltaire est de trte manraise foi ; 11 sait que le langage pr^ par lo po^to aux sceptres qu'il animc , acqulert 
Qans le second h^mistiche une Aoquence foudroyante , une toIx ^temelle qui ne se taira plus! C'cst une beaut^, 
non une faute. La taquinerle grammatlcale rabaisse au niyeau des esprits mi^diocres les esprits supdrieurs, lea 
gpules Ics pins briUants. 
lies seuies fantes de fran^als T^tables , ce sont les locutions qnl lendcnt Ic langage obscnr , p^nible, ^inl- 

(1) Ces obaenrationt IltUralres et pbllosephiqves tor rhitleire de ootrelaDgne, tont extraUet det trolt beaux aniolot qaa 
ia iounuil det Dibalt a Men yealu eeotaerer k nelre WTrtge. Root avont pent* quo noa lecteon ne lea ifraieni paa aaiw 
iQt«ret. 



Toqno , dtablisscnt confaslon , embnrrassent 1e sens , ou ddtruiscnt ces tdntes ct ccs tcccptlons dc^Iicates qui 
constituent le genie de aoire (anguc, et la principale source dc scs richcases. t'ouTragedelUI. BcBcherelle est 
neur. en ce qu'il n'^iablit pas de tileries ; ii monlrc Ic gcnic de la languc sc ddveloppant sous la main de nos 
grandB liommcs. Lcs Itossuet et ics Pascal , inslitutours que ccs messieurs appellcnt k leur aide , vnlent bicn 
Ics Bcauzee et Ics Court de Gi'bclin. Lcs ensoigncmcnts de ccs dcrivains superieurs ddmontrcnt le ridicule et 
rarbltraire de mfUc prettnducs regies qu'il faut savoirviolcr poursavoir Men ccrire^OiiTOitquc tous lcsche&- 
i'oeuvreontdl^ crMs non d'npr^s ces regies, mais souvcnt mnigrd clles ct en dehors da ecrdd magiique trace 
paria f^raromtire sacro-sainlo. Les Taits sont \h qui purlcnl piasliaut que lcs regies. Les auteura nouveaut, 
parcouraottoute 'dlendue de la syntaxe franQaise , ct s'appuyant sur cent mille exemples pulses aux meilicures 
sources , indiquent avec une rare justcsse, avec uuc sagacitd analytique digne dc beaucoup d'clogcs , la valeur, 
I'nsage , la place , Ics variations de chaque mot ; les bomcs dc Idle acccptlon ; les limites de telle concordance; 
landcessitd de franchir telle regie accreditee ; la legitimitd dc telle licence qui dtablit uoe nouveUc r^gie dans 
la regie. C'esl one collection unique el fort prccleuse : \h se trouvc Sparse toulc Thisloirc de notre idiome, 
de ses variations , de scs origines ct de ses singularitds. Sous la forme d'unc compilation ct sans afficher dc 
hautes pretentions philosopliiqucs , c'est rauvre la plus pliikMophlqMe et la plus rationDclle dont la languc 
francaise ait M dcpuls longtcmps Tobjet. 

Non que toutes lcs donnecs des autcurs nous semblent justes et que leur Uvre soil , scion nous , exempt do 
lacunes et d'imperfections. SI le plan est excellent ct I'exdcution en g6n<^ral trcs distinguec , s'ils out eu raison 
da ridicullser les foUcs d^licatesses de quelques puristes ct d'en prouvcr le pen dc fondcment; si leur analyse 
est souvcnt beureoso et lucide , ils nous semblent avoir poussd blen loin en plusleurs circonstanccs la tole- 
rance grammaticale , et justiflddcs fautes relies par dcs analyses tropsubtilcs. 

Volci une phrase qu'ils donncnt pour corrccte : les animaux ont en soi ; n'est-elle pas d*une incorrection 
frappante ? On dit : chacun pens4 a soi ; on nc dira pas : les hommes attachent k soi les animaux. Je sais 
que ranalogie latine du mot semetipsum pent jusUfier jusqu'^ un certain point lcs grammairlens ; mais I'usage 
est rol : ses sentences veulent etre ^coulees et respect^s. Aujourd'hui que i*on parle en France une quaran- 
tahie de langues dilKrentes ; qui , le gauiols de VUlefaardouin ; qui, le fran^ais de Marot ; qui , un aoUre franoais 
k la Shakespeare , k la Schiller , k Tarlequin ; qui , un idiome de taveme , de roe , de cafe , de coulisse ; aujoor* 
d'hui que tons oes styles s'lmpriment ; aujourd'hui que cliacun s'evcrtue k cr^, conmie sous Louis Xlll , an 
petit barbarisme nouTeaa ( s'il est possible , car on a us^ le barbarisme } , le grvmrnairien doit^il oavrir la porta 
tocto grande, et Jctant les deux battants k droite et k gauche , proclamer que tout est pennis? Ge qui a fait la 
gjolre de Malherbe , g^nle pen po<^tlquo, c'est quo , dans un temps Utt^ralre asset semUable au notre , il s'est 
armd de sdvdritd. Nous accusera-t-on , k ce propoe , de pddantlame ou de contradiction? Nous avons ]oa4 le 
prindpe : nous en bl&mons Tabus. 

En fait de style et do langage, conune en politique et en phllosophie, la lulte est entre la iibertd d'une part, 
etd'une autre la puissance d'ordre et d'organisetion; denx exceUents principes qui nc doivent pas s'annuler, 
mais se soutenir ; lis s'aceordent malgr6 leor oonkwt. Tout dcrivain supdrieor est k la fois n^ogue et puriste. 
Yeut-on i jamais fixer ia languef On arr^te le progrte; on est pddaoL Donne-tron une UbertiA eflb6n^ aux mots, 
Aleur vagabondage, & leur mixtion, k leursalliancea, k leur fusion, k lenrs caprices P On expose nn Idiome au plus 
grand malheur qui puisse lui arriver, k la parte de son caractire proprs , k la mine de son gdnie. La langno 
grecquc va mouriri lorsque rerapercur Julicn se sert d'un gree aslatiqae ; elie n'exiate plus , lorsque la prin- 
eesse Anne Conm^ne hitroduit dans la langue de Platon toutes lcs drconlocittlons orientates. Saint Augustin et 
Tertulilen sont des hommes dc g^nle et d'esprit ; mais leur langage romano-aAlcaIn annonce la chute de Tem- 
pire ; Yoilk bicn Ics Inflexions ct les di^sinenccs latines ; ccla resscmble un pcu k I'ldiome de Ciccron ; helasl 
BlmilUude tioignde et trompeuse; le latin ne renaitra plus, c'est une remarquo fort curieuso que lcs langues 
se forment, crolsscnt , se rcnouvellent , mQrissent , etattelgncnt leur perfection au moyen des Idiomes ^traii- 
sers qu'elles s'asslmllent; que cette assimilation seule les soutient, et qu'4 la iln de lear cardte cet <$ldment de 
leur vie, devenant I'^l^ent de leur mort , les corrompt , les dtouffe , les <§crase et les toe. 

Notre langue a de vienx princlpes, asses mal expliqu^ Jusqu'icl par les scolastiqaes , mais fond^ en reft- 
son et que les nonveaux grammairiens ont tort de d^trulre. Pour le prouver , 11 faudra liten entrer dans quel- 
ques discussions dont le p^dantlsme ct la s<Scheressem*elfraIentd*avance.MM. Boscitcrelie d^arent que la langue 
firan<^Ise n'a pas de genre ncutre. Nous le retrouvons , efface , 11 est vral, et peu reconnaissBUe, mais dou6 de 
sa signification et desa valeur propres , dans les verbcs ilpUut, U lonna, il imforte; dana les locutions Up 
a, il fait beau , il fautf dans les mots an et y , sur lesquels nous ne partsgeoos pas Tavls de la grammaire 
nouvelle; dans je le veux, je le dots, je Vemporte; oil le mot le Joue le r61e du pronom nentre des Latins, 
iUud. Pour expllquer ces diverses locutions, MM, Bescherelle ont recours k desproeikl^s analytlques fnl savants, 
trop savants , selon nous. Une phrase cxcellente de La Bruydre, qu'ils condamnent k tort tomme anti-granuDa>> 
cale , prouve que Tacception du mot le est bicn ccllc d'illud . du pronom neutre latin : « Les pourbes croyenl 
ais^ment que lesautres lesonf...* Qui pent rien reprendre ft cette phrase, d'une d^ort^ parfblte , ct ot le pro- 
nom le est dvldemment pour illud, cela? 

L'analogie des langues dtrangdres modemes sufllt pour decider la question. Les Allemanda et les Anglais ont 
Jn ncutre distinct qu'ils emplolent k tout moment , es et iL Pour traduire dans ces deux langues les phrases 
que MM. Bescherelle se donncnt tant de peine il expliqucr, au moyen de longues et savantes analyses , on n'a 
qu'ft employer le neutre allcmand ou anglais, n pleut, « csreignet,.it rains ; > il faut , « es muss , it must ; • 
11 est vrai , « es ist treue , it is true. > Les grammairlens nouvcaux commcntent subtUement I'cxpression vous 
Vemportes, qu'ils regardent comme un galllcisme embarrassant. Ge qui les embarrasse, c'est le syst^me qu'ils 
d^fendent et la persuasion otl lis sont que le n'est pas un pronom nentre, ct que nous n'avons pas de ncutre. 
Mais rem|X)rfer n'cst pas un galliclsmo; c'est la contraction dc la locution latine : Palmamtulit, emporter 
la palme. Les Allemands ct les Anglais bossMent aussl cet idioUsmo, et Us rendent pr^cisdmeot cc le par leur 
pronom neutre es et it, — • Eh blen 1 ( demande Hamlet dans le drame de Shakespeare) sont-ce les enfants qni 



(T) 

Vemporient ? — Do the lioye carry it away ? » La traductkm est litt^rale (Vvmjpvrivr , — carry it away } t\ 
ie neutre s'y troave. J'ai peine k croire que la veritable explication de f I jdeut , solt U del fieut, L'analogic 
la plus otroite lie cette locution aux locutions du m^me genre : H faui , A vaut mieux, il doit itr9 beau d:, 
etc., que les Anglais traduisent par : U must, it i$ better, etc. J e sals que le roman de la Ron a dit 

LI air plent et tomw ; 

mals aloTS mdme que Jehan de Mcung aurait employ^ actlvcment le mot pUuvoir (comme cela eat anfrA ^Mt 
settle fois k Bossuet} , Tanalogle des locutions que nous Tenons de citcr, ct le faitde leur existence et de leur 
groupe ne seraient pas dctruits. Quittons la theorie j remontons jusqu'd i*Qrigine de ces tournures : U faut y ti 
pleu/y iX y absent evidemment Vexpression d'une sensation suLite et positive, qui r^gle leachoftes : PluUfiye- 
eessifS^ Presence (Fun objet. Uusauvage dirait : Pluie , necessity, voicil De ccs mots, on a Trntdes verbes. 
Dhns I'origine ces Tcrbcs n'etaient prdc<^d(^s d*aucun pronom; le style marotiquc a Qtmscr\6 octie primitive c( 
rude forme : Faut etre sage, disent encore Ics paysannes. 

Alori lonoait, pleuvinatt k m«rveiilet, 



<fit le Ferrer d^honneur. Mais comme tous Icb verbes francals so trouTaient prdcddds d*un pronom on d'un i 
et que le verbe ncutrc impersonnel etuit seul de sa classe , on Toulut le r^gulariser , le faire marcher de front 
avec Ic reste de la syntaxe, ct on lui donna pour aHlxe , vers le commencement du qutaaldme si^lo, cet il CiUudJ 
qni correspond exactement au it des Anglais. 

Welli it must be so I filludj « Bien, t'{ dolt en dtre ainsil > Dcciddment, MM. Bescherelle rendroot Je oeatre 
k notre grammaire , qui est dej& bicn asscz irr(5guli6re comme cela. 

J'ai un second proems p^ontcsqoe k intentor k ces messieurs : H s'agit de deux petlts mots tr^s durs k i'oicille, 
tr^ n^cessaires, d'un dilDcilc cmploi , mals de grande ressource, comparses utiles et doplaisants , les mols en 
et y. y yient da mot latin illic , illuc ,ldt « en cet endroit. » En vient du mot latin indi ou de ilia , 
• de I& et de cela. » Les auteurs de la Grammaire nationale veulent que ccs deux mots ne soient pas des neo- 
ties, en dcpit de Icnr orlgine ct de leur usage ; les arguments qn'lls emploient ne nous persuadent pas. Dire : 
Paime cet komme etje m'y attache , au lieu de je m'aftache a lui, c'cst comnicttre une des fautes les pins 
graves possibles : faute centre rctymologie , faute contie le gdnie dc la langue (hm^aise , dont la deljcatease 
ne confond jamais des nuances distinctes. Je trainai ma barque iusqu'au rivage et je Vy fixai , est ime 
bonne piirase qui ne frappe I'orcillc et I'esprit d'aucun sens d^sagreable — Cest ma place et j*y tiens. — 
Cest mon nmi : je tiens a lui. l.a distinction est claire. — Cest un homme honnete ; fiez-vaus-y , nM 
deplait bcaucoup , quo) que cctte phrase ait et^ sign^e, paraphde et sancUonxMe par I'Acadidmie fran^aise, 

J'cn demandc hun\l)lement pardon k TAcademie fcaacaise. 

^e Von place k c6t6 i'unc dc I'aulre cette plu'aae : 

Yous avez sa parote ; fiei-vous-y. 

JEt cette autre phrase . 

— Vous avfz vu M. tel ? vous tous y /Icz ? 

L'oreille, un Instinct secret, d'accord avec le sens rdrftable des mots et leg^Uedalangage, vous avertiront 
que la premii^re des deux est exccIJcnte; mais qu'll y a dissonance , faute, incorrection dans la seoonde. Pour 
pen qu'on ajt de gout, on changcra presque invoiontairement cette demi^re, et i'oo dira : Vous avei nm 
M. tel? vous fiez-vous a lui? 11 y a done une nuance; c'est cette nuance, emprunt^e i Vetymok^e latine, qal 
faK du mot y un pronom neutre et Tappllque aux choses inani;iH$e3. Qui oscTHii dire : Sa fiUe Vaitait quiitSe, 
je fy airendue? On dkait : Je la lui ai rendue. Quand M"'«de Scvignedcrit k sa flUe : Voire petit ehien eU 
charmant, je m'y attache. On n'est peis blessd de cela ; tout charmant qu'il soil , ce n'cst qu'un chlen. Ce 
y est neutre ; Ics Anglais diraient de memo en parlant d'un animal tavori : / am fond of il y employant le 
neutre pour les animaux , the brute creation ; et nous rdservanl k ncus , bip^des , qui ne ie m<&ritons go^re , 
I'bonneur du pronom des deux genres. 

Mcme rcmarqoe sur le mot en. Je m*en doute, signlfie je me doute de cela (de hoe). En parlant d'unt 
femme, il faut dire : Je doute (telle, et non pas J'en doule. MM. Beschereiie nous seuibleut avoir onvert une 
carri^re tr6s large aux fautes grammalicales (si frdquentcs de notre temps), quand lis ontcssay^de d^uire le 
sens neutre des mots dont nous parlous. Personne n'oserait s'exprimer de la mani^re suivaiite : Mon pere 
m'appela ; je m*en approehai. On dira : Je m'approchai de lui. Done le mot en ne remplace paa de Iwi, 
mais de cela. On dira tr^s bicn : Je vis un chene a pen de distance, et jem'en approchai {du chine, de 
cela). Voiia nne nuance bien marqude, une nuance udccssaire j il faut la conserrerd^a qu'clle eiisto. Notn 
angne ne vtt que de nuances. Dans ces deux vers d'Andrleox i 

Qmeile amie «6erait m'Miwir ane reUiAe, 
Je a'e» ai pas besoia I 

tool le momki ¥0H fw <« n'est pas de VamU, mris de la retraite quTl est qnestton, ct ^"^l^^^^^ Je le^^^" 
tse. Ne WMif m depkdso J il faut s^en mo^fwer .' pnwvent le sens neutre du m^me JJJ^^ ^j^ns un scna uvJnS' 
i'ont employ^ mmtai m lieu de lui, ou d'eUe, mais par licenee, par extension, et tonju vu. 

saai et odtenx. 

17b vitlRani amoureax (dll Comdtle) nitrite qo'oo en rie. 

P<mr puair w mtehaDl , (<lil Voltaire) poor en Urer Justice. %,^anxo»e. Quand M^X'\^ 

A de0 ***^^— ^ mat iaU>%i^ ^ ^^yx\ 

Cet deux personnages si maltraiids soat assimil^ k des ehoies, et non V^A , Son «»^^ " ^^ ^^\%, 

dlt : Elle fidt la passion des geea, el son mari en eitjaUnue, k phrase ^g'^'^ ^^n , -en ety «^r««» ^^^^^ ' 

et non pas : est jdloux d'elU. ^ a« «** ^^^* 

Bsjis les ^lita du dix-neuvi^me si^e, on a souieni confendu les acoepu*'" 



(8) 

de lui et d*0(le; ecla est (Ms wai ; imis it y a corruption dans cct emplol. Non parce que M. de Vniigclas on 
M. Dumarsals le venlcnt, lenr aotorit^ nc m'est dc rien; mais faut conscncr ayec soin le slgno distiiicUf qiii 
tsole dc la chose mat^riclle, de I'dtie brat, de TabstnicUon, Thomme vtvaift, notre senibkiblc. Cost iinc ricbc;^^ 
dii langage. Soycz indilterent qaant au sort des regies qut ne nous donnent pas uno beauU^; foueltez cellea qui 
aous appaovrissent; battez-les en brdchc ct en ridicule; mais gardes et prot^ei celtes qui <Hcndent le cercle 
dc nos ressources, qui offrent de plus nombreux matcriaux k la pensde et au style 1 

Que d'inutiles et polntillenx details, ya-t-on dire ? G'e«t do cette mcnue et faible monnale que se compose le 
{i ^sor grammatical. Aprds avoir adrcsseft MM. Beschcrelle les scules critiques auxquclles donne prise leurexcel- 
iont traYafl, Je chercherai dans ce rdpertoire commode, vastc et bien divisc, quelques-uns des resultnts clev^ et 
(ies considerations g^n^rales qui dominent toutc Tbistoire mal connuc dc lalangue frangaise. 

Quel (Astaok opposcres-vons aux revolutions des langagcs, tous qui ne pouvez enclouer pour un seul moment 
(OS revolutions des modes ou des moeurs ? Ies Idiomes ne sont que Torgane, le verbe de la civilisation humaine ; 
c'est nne volx qui mue;e'e8t un accent qui se modifle avec Ies phases vitales de la society. Tantut notre oi-gueil 
nous fait aroire que notre epoqne cat la seulo ot^ le langage soit parvenu d maturitd complete ; tant6t ddgoutes 
et rassasles de noos-mdmes, nous nous rejetons en arri&re, pleurant la decadence de notre idiome national. Nous 
ne Yoyons pas que le eours des idees et les evolulions matericllcs dc la vie sociale entraincnt le langage avec eux 
•et lui font subir d'inevitables alterations. QuandFroissart ecrivait, les paroles loi manquaicnUcUcs.^ Montaigne, dans 
la solitude de sa blbUoUi^que feod<nle , se plalgnait-ilde Tindlgence du langage? N^y avait-il pas assez de nuances 
pour La Bruydre? et dans retat de moBurs le mains ftnrorable an developpcmcnt de llmagination pittoresqne, 
Didarot ne trouvait-Ii pas toutes les couleurs cbandes que reclamait son pinceau ? Ges coulcurs ne sont-cUespas 
STiveee at enflammees encore sur la palette de ChAteaubriand, au diz-neuviemo sieclc, quand Tesprll analytiqoe 
regnait en despots sur les ecoles fran<^lsesf Les langues font des acquisitions et des pertes, commc Ies peoples t 
elles ach^tent les unes au prix :les autres, comma les peuplcs. 

De grands genies paralssent , et Ton dit que Tidlome dont lis se sont senris est inmiuable. lis nieurent, una 
tt>UTe1ie moisson de paroles inconnueset de toumnres inusitees flenrit et verdoie sur leur tombe. Si I'on proc6' 
dait par exclusion , s*ll fallait condamner les revolutions du langage enchainees aux revolutions des mccurs, si 
Ton ne voulnlt accepter qu*une seule epoqne litteraire dans toute la vie d*une nation , Lucr^ce d*une part, et de 
rantra Tad to seraient des ecrivtlns barbares; 11 ne faudrait lire ni Shakespeare et Bacon, riches dc toute Telo- 
qnence du seldtoe siede, ni Mackintosh, Ersklne ou Byron, neologncs du dix-ncuvieme siede. En France, on 
repudierait la languc admirable et plttoresqne do Montaigne , et ridiome bizarre , ardent, cmporte dc Diderot, 
de Mirabeau, de Napoleon. II est vrai que tout s*epoise, la s^ve des societes et celle des Idiomcs. Dans los societda 
en decadence, les langues s'eteignent, la parole pcrdsa force et sa beaute, les nuances s'efTacent la pliraseologie 
decent folio ou radoteose ; c*cst le rftle des littmtures; oe sont les demiers accents, les gemisscments brises de 
Tagonle. L'elTurt de tons les rhdtcnrs, lo cri de detressa detous les grammairlens ne sauveront pas un idiome qui 
perit ayec an pcuple. Anne Gomnene so sert d'un style pretentleux et lourd, enveloppe dc draperies superflues, 
vide et pompcux comme la cour byzantine. Sans doute cela doit etre. Si vous voulcz rcssusciter le Icxiquc et la 
grammalre, si vous pretcndez que ce moarant retrouTC la voix , Jotez un nonvcau sang dans ces veines qni se 
dessechent, ressuscltcz Ic oadavro, 11 parlera. 

Qnelqnes langues, ediappant an mouvement vital qui souUent et renouvclle tout dans Ic monde, sont 
rcstees statlonnalres ; ce sont celles qui ont le moins prodult. L'idiome provencal , pdre d'unc litterature passa- 
gdre, dont la lueur a servl de signal k la poesie moderne, a brilie un instant et n*a pas lalsse de grandes 
oeavres. S*il fant en crolrc les savants d*Allemagne qui se sont occopes des idiomes de la Lithnanie , de I'lllyrie 
et do la plapart des regions quo les races slavonnes habitent, ces races ont consen^e leurs langues pares 
d'alteration , ct n'ont gnere crde que des chants eieglaques et pastoraux. La fecondite scmble attachee au 
mouvement; la sterilite k Tinaction. 11 en est des langues comme de tout ce qui a vie : ruincet renaissance, mort 
ct reparations constantes Jusqa*ll la mort , qnl est le silence et le repos total. 

Les vrais grammairiens, les sculs grammalriens, ce ne sont ni Bcauzee , ni Dumarsals, ni le vieil imprimenr 
GeofHroy Thory : ni les honorables membres de Port-Royal ; ni Vaugdas, k qui unc fausse concordance donnait 
la fl^vre ; ni Uibain Domergue , connn par son inorbanite envcrs les soieclsmes qui evdllaient sa colore ; nl 
tf. Lemare, le Bonaparte da rudiment et le Luther de la syntaxe. Les vrais grammairiens, ce sont les 
hommes de genie; lis rcfont les lAngues, lis les echauffent A leur foyer et les forgent sur leur cndume. On les 
Tot sans cesseoccupes k reparcr les br6ches du temps. Tous, lis Inventent des expressions , hasardent des 
fiintes qui so trouvent etre des beautes ; frappent d3 leur sccau royal un mot nouveau qui a bient6t cours , 
exhoment des locutions perdues, qu'ils polissent ct remettent en circulation. Tous, neologues etarchaistes, plus 
hardis dans les epoques primitives , plus soigncux et plus attentifs dans les epoques de decadence, mais ne se 
fiilsant Jamais faute d'unc temerite habile, d'une vigonreuse alliance de mots, d*une conquete sur les langues 
etrangeres. Lesecrivains qn£ parmi nons se sont le plus servls des archaismes. ceux qni ont renonce le plus 
diflRcUement k ilronie bonhomiere des toumures gauluises , mcur vieillc et bourgeoise naivete , ce sont Lafon- 
talne. Mi"* de Sevigne, Moliere, La Bruyere, au dix-septieme siedc; Jean-iacqucs Rousseau au dix-huiti^me, 
Pnnl-Louis Gourier de notre temps. Bossuet a ose (lui seul pouvait oser ainsi) faire penetrer dans une langne 
anal}*tiqae et toute de detail, les toumures hebraiques ; c*est un prodige; rien n*est plus hostile k Tidiome gan- 
lo!s que la concentration et la synthase elUpUque de Thebreu. La phraseologie grecqoe se trouva diez Amyot, 
Fenelon et Racine. Montaigne et Rabelais ont Jete dans leur style uoe infusion italienne tr6s marquee. Tous les 
autcurs qui ont vecu sous Richelieu, parlaient un fran^ais espagnol. Les tnterminables periodes de U^^^ de 
Aloiteville sont calqueessnr celles de Balthazar Gracian; Balzac, ennuyeux et grave prosateur, impose k sea 
phrases 4onte retlqnette castillane ; mais c'est Pierre Gomeille, le grnid homme, qni nous a forces d'adopter 
quclqucs traits pulssants du genie espagnol. Rousseau ne s*est pas contente de renouvcler et de deroniller les 
(bries expressions de Montaigne et da Galvin; II a fait des empnints semi-teuloaiquQS k sa petite patrie, k 
QcjoibTt^ 4ont les IdioUsmes specinux ont ete eonsaeres ct inunortallses par lui. Alnsl , de fante en faute, d'au- 



(9) 

daee ea audace, ton^joon Icm^rafres, toujoare i^proiivds par le pddantlsme, fls fbomissatent des ailments noa* 
feam ft leur vlcille in6re , ft cettc langac fran^lse quHls empdclialent de moarir. 

Ce sont 1ft des v^riife bistoriques qae ]c ne conseilic ft personne de redire si I*on postale on des fenieaOs da 
TAcaddmie. MaSs si j'aime TAcadcmtc J'aime encore mienx lavdrit^, toute mde et p^rilleuse qu'eUe solt daot 
bus ie» temps, commeje le saJs fort bicn. Ouvrir la portc an n^logismc, dont la plapart de nos tolvains aba. 
•ent mis^rablement; excuser ou enconragcr les fredalncs de style qui font tant de bruit autoar de noos;augnMnter 
cette rage de yieilles expressions, de phrases nud faites, d'emprunts maladrotts ftRonsard et ft iodelle, ce n'cst 
pas men intention. A c6te du talent qui invcnte, prto de Thabfle artiste qui r^[eunit les debris da langage, sc 
trouvent toujoors les manouTriers dont la gaucherte et Texageration sont fertilesen eiaais ridicules. Yonles-vous 
coi\damncr le n^logisme ? Faitcs la liste des n^Iognes absurdes. H est facile de lirrer les arehaistes au m^prfs 
en citant les layaudeurs ignoranis du Tipux langage. Pendant que le puissant Comeilie cIovlb, ptur atnai £e, 
dans lalangue fran^aise, les hardlesses les plus incisives et les plus ardentes dc la langue espagnola, on poMe 
aiors ft la mode, Salnt-Amand, fait la m(tmt tcntatlTe, et lance 

Dans les champs de I'aiur, suric parrlt desnnef. 
Son esprit ft clieval sur des coqueslgruet I 

Oavrci les versiflcateurs du temps de Louis XIIl, dont qndqaes rares amateors possMent k coUectloo , si 
ntile pour rtifstoire de notrc langue, tous reconnailrez qa'alws on ^talt aussi fou de ndologlsnies qu'aDJoordliid. 

Les heroines de VA$trie baragouinent beaucoup de phrases aussI espagnoles que celles de ComelOe. Compirtt 
an neologisme de Jean>Jacques Rousseau celui de S^bastien Mercier; aux expressions antiques renouvel^s par 
Paul-Louis Courier ou conservdes par Lafontainc, opposez le mauvais patois ganlels Imitd par Je comte de 
Tressan, vous Terrez qu'il y a fagots et fagots, que tout ddpend de lliabiletd de Tartiste, et qu'd ne faat frapper 
d'un anatb^me exclusif que la sottise et la maladresse. Certains esprits distingods, malsnon sopdrieurs, flna, 
gracicux, ddlicats, mais pcu oscurs, dont la pensde prudente reste toujours dans les r^ns moyennes , n*ayai\| 
besoin ni d'emouvolr, ni de convaincrc, nc voulant frapper leurs lecteurs d*aucun ebnulement profond, se con- 
tentent d*cmployer avcc talent les ressources de la langue existante. Pourqnoi les mdpriser? Us expriment ce 
que leur intelligence a conQU. Les richesses acquises leur sufllsent; Us se tiennent ft leur place ; Us dchappent 
ao ridicule d'une tentative dont le s needs leur dcbappeniit. Tels sont Lamotte et Fontenelle sous la nSeenre; 
Tabb^ Dcsportcs et quelques vcrsUlcateurs sous Henri IV; d*Alembert, Suard, La Harpe et le pesant Marmontd 
au dix-huUi6me sl^cie. S'ils n'enrichissent pas leur idlome, do moins Us nc le fletrissent et ne le corrompent 
pas; ce merite (e'en est un bien rdcl] apparUent ft la plupart des ^crivains cdldbres de TEmpire, contre lesquels 
on s'est armd rdcemment d'une colore ^gale ft 1* admiration qui les a^ait enU>ur6s. 

Mais quel parti prendre cntre le n^loglsme et le puritanisme do langage P QneUe Ugne sdpare les Uberlds per<^ 
mVses des licences que tous condamncz ? 

11 n'y a qu'aneT^glc en cette mali^re ; un homme d'csprit, an homme du mondc.d'un tact Inilniroent ddUeat, 
d*une rare nettetd d'intelllgence, I'a posde depuis long-temps ; c'csl Horace. II teat que Ton sache d'abord ce 
que I'on vent dire, que Ton n'alfecte ni la rouillc de I'antiquitd, nl la prdtention des nooTeautds; en d'autres 
termes , ii exigc que la pensee commando ft I'expresslon, qu'cllo la fassc JaUlir, soft du fond mdme do Ian* 
^tk%e ordinaire, ou d'une cr^aWon iaaiiendue, ou du sein dc la v^n^rable antiquiU$;U veutsurtout que Too 
connaisse ses forces, 

Quid vaUant humeri , quid ferre reeusent , # 

et que Ton ne s'impose pas de tSche supcrleure ft son ponrofr. 

Aprte tout, i\ n'y a dans les pr^ceptes du podte aucun systtoe arr^t^, point de dogme, point de symbole de 
foi ; Horace ne defend absolument ni les innovations ni les renoaTellements. G'^tait une intelUgence ^evte qui 
ne donnait que des apcr(;us vastcs et lumineux, souples et ondoyants comme les variations des choses humal- 
nes, semblable ft cctijgard ft Michel Montaigne, ft Shaftsbury, aux phis sagases observateurs, qui n'ontpasdict^ 
de lols au monde : Us ont laisse cet lionneur ft MM. de Vaugelas et Restaut. En France cela r^usslt peu^ nous 
avons l)esoin dc dogmes. Tous les esprits imperatifs et dogmatiques nous ont impost : lis ont exerc^ une 
facile influence sur la nation la plus spiritucllc de la terre. Si i'on ne nous commando, nous croyons qu'on eat 
faibie. 11 nous faut des axiomcs , comme aux enfants des lisidres , ou aux vIeiUards des bequiUes. Qu'un bon 
guide se contente de nous indiqucr les (Astaclcs ou les abimes, ft droite ou ft gauche , nous tonoberons efl^ay4s« 
Dogmatises, conmiandez-nous, d^cidcz-vous, soyez absolu, prcnez parti; ainsi ont fait tous les 6crivains orgueiU 
leux qui pr^firent le succ^ actucl ft la Y^rit^, et le phdsir de I'emplrc 4 celui de I'^tude. Ronsard a dogmatia^. 
puis Vaugelas, puis I'abbiS d'Aubignac, puis Lamothe^noudart. Ce pauvre Pierre Comclllc a essaye dc b^u^ 
au?sl des systemes, et Dieu salt avec queUe maladresse 1 Ensulte est vcnu le tour du dix-haiti^ij® *J^^?^^<>U1 
le monde a fait son ccuvre. Le baron d'HoIbach frappait bien plus fortement les esprila q"® fMic wSSf*' 
Vauvcnargucs ctait profond et raodestc, d'HoIbach creux et insolent. Mais i'un. observateur 9Bnf » : J^****^» 
avec simplicity des r^ultats, quelquefois des doutes. L'autre, bardi 
salt un monde. Nous aimons cet air d'assurance qui nous nssure 



Vauvcnargucs ctait profond ct raodestc, d'HoIbach creux et insolent. Mais I'un, observateur •^^liocs ei Su ^ 

■" comme Dieu, arritaltdcfiP^" ^'une^^* 

contre nons-m^mes : ©'^ -p* » ^"^^ ^^"^^m 
de gens d'esprit et de novateurs modemes appcUe ae poser, mot heureux, th^tral et bien z^Zpo^^^^ ^^^^^^\L 
mer\eUleusement ft la chose exprimee. On se pose Dieu, on se pose rol, on se pose vtetime- jn^^^*!' xU* '^^^^ 
avait scnU oette faiblesse inv^tcrce des oiganisaUons frauQaises dont la Idgdretd r^lamcj^ *'**®*\«icnSk^ ^^ 
do!;mali8^, souvcnt tr*s follement, et de la fa^on la plus contradictoire. Qu'importe P po«^ tf*^*itfc c^ ^^ ^5!^^ 
I'air bicn g<5om(?trique et bien Imp^rieux, cela sufllsait. Filt-U parvenu ft se cr^r parmi ^^^tof*^*Mvi^ P*^ ^^^^ 
vcraino, lU)re, riantc. puissantc cojnmc cclle de Jule8-C6sarft Rome, d^pouillt^ de cb»^^ a^r-**^**' *^^^^^Vxe 
sonjjc, de paroles de theatre et de scnlcnces foudroyantcs? Jamais. 11 remarquc lul-i**^!^ !<>** ^ ^^V 

• nous den landons ft ctre moiis (c'estson terme), — etqo'eB France uAibre ctconi**'^ 
m une famiiiarite dangercusc. » 



( 10 ) 

Nos grammalrlens ont usd largcment de ce droit de p^danllsme t^e le grille de la naUoQ lear donaait. 
Ds ont tranche dans le vif et Tabriqu^ des codes scvdres , ils out environn^ de palissades et de bastious Ics 
participos et les conditionnels. Travaux perdus, fatigues sans rcsultat ! Leurs priucipes tonibaient aussilot qu eta • 
oils. L'onrragc de BUM. Beschcrelle ofAre la Uste' interminable des dchcca de la gramuiaire; Ic budget 
de toutes lea lois inutiles qu'elle semblc n'aToir formulees que pour les laisser violer; le coiupte dc touted les 
atteintes portdes tour (i tour par ComeOIc, Bossuet, Pascal, Fdnelon, Voltaire, A Vaugelas, Bcauxee, Duniarsais 
et Tabb^ d'OIivet. Plus Ics regies ^talent absolues, plus dies ^talent Tragiles. C'est que la virile ne se trouve 
{ainais dans Tabsolu ; elle n'est pas mcme aa milieu des questions : elle est au-deesus. Pendant que les esprita 
communs la chcrchent dans les axlomes tranches , soutcnus avec aigreur par les partis en lutle , elle plaae 
Bor les deux camps. « L'inversion est-ellc permlso k la langue fran^aisc? Est-il Ucite d'innover danslelan^it^? 
« Doit-oD employer les mots anciens dans uo idiome plus modcrne.' > Aucune de ces questions ne pent 8« 
r^soudre par out ou par nony mots prdclcux et sacramentels quHl faut dcclamer tr^s haut pour se falre sui\0B 
de la masse. Youlcz-vous avoir une ecole ? n*y manquex pas. Mais etes-vous plug pIiHosoplie que \iinileux, 
phis sincere qu'hommc dc parti P vous ne vous prononcerez pas si vitc. L'amateur de la vcrltd, de I'art , do la 
science, creuse plus avant, p^nHrc dans les entraiUes mtees des Id^cs et des Taits historiques. 11 y decouvrc, non 
sans travail , les principes fondamentaux qui rcconcilient des contradictions apparentes; il s'explique pourquol 
rUiversion, excellente dans telle circonstancc donndc, est impossible dans telle autre ; 11 voit quclles lois superiea- 
res aux rdgles en permettent oa en ordonncnt le displacement ; 11 n'arriTe pas k rindlflerencc et au vague sur 
toutes les questions , mais k on systdme lumineux et haut, bien plus Taste , Irien plus arr^t^, blen plus ndt, 
et dont Tel^vatioQ seule le sonstrait aux regards de la foule. 

Alnsi, la r^gle souveraine, hi lot supreme des Idlomes, c'est le g^nle propre de chacun d*enx. Tout ce mA 
lui repugne est inadmissible, tout ce qu'il permet on doit I'oser. En vain les grammalrlens mulUpIicront loi 
fantaisies, les ii^onctions, les definitions, less^chriife, les follcs delicatcsscs; fiddle par In«tinct au genie de sa 
langue et de sa natioo , Teciivain sap<$rieur d^ooavrira toi^urs en dehors du cercle grammatical et du coda 
convenu quelque beaut^ IdgiUme et nouvelle conforme k la r^gle suprdme. Mais quel est le genie propre de 
la langue francaisePDe quels didments raatdrlcls et mdtaphysiques s'est-elle formee ? Queiles phases Iilstoriqnet 
ont determine et soutenn sa formation? Quels caractdres sp^ciaux doit-cllc nux revolutions qu'elle a travcrsccs? 
Queues eont les bases sur lesqueUes eUe reposa et les vrais principes de sa force? Belles et graves questions, qui 
8'etendent trto loin et ne peuvent se resoudre qu'an moyen de i'histoire, d'une etude attentive des mots et de 
leurs destUiees et d'une sagacite rarement unie k rerudition. Lliistoire des variations de la langue franco 
n'est pas faile et probablement ne se fara pas. L«s encouragements necessalrcs pour ces grands travaux ne 
peuvent venir que d*un public autrement dispose que Ic nStre, moins absorbe dans ses aflbires pcrsonncUcs* 
dans ses interets Individuels, dans les debats d'une soeiete en peril, et dans ses propres Jouissances. C'est dom^ 
mage, l^n homme asses puissant pour oette asnyre eieveralt un monument precienx, non sealemcnt k la phUo- 
logic, mais utile k I'histoire des mceurs et k celle des faits ; ce travail est le travail littendre du sI6de. On s'cn pas>- 
sera bien, eomme de tant d'antres ehoses. 

LaUne d'origine, notre langue s'est formee par contraction; un peuple sauvage et plus septentrional que 
oelul dont il empruntait Tidiome, mutilait et contnctait la plupart des mots qui lul etaient transmis : 11 fal- 
saUde 

Qwtre on (^vamo6f am— Is mot Oir; 

De Jndi^Enf 

Demjc,tWtic— F; 

De tmui—tJhf 

De Homines— On, etc, etc. 

La nation gallo-romaine a-t-elle opere eHe-meme ces contractions du latin, on les doit-^Ile (comme le pense 
M. Raynoaard) k rimitation du proven^, flls idne de la langue romaine? Je ne sais; mais 11 est certain que 
la plupart des expressions empruntees an Dfctionnaire de Rome, se trouvent abregees dans le lhin<:ais, et i-eduitcs 
k Icur racine prhniUve. Ifin racconrcissant les mots, on allongeait les phrases : les articles ou affixes naissaicol 
poor remplaoer Ics desinences et les inflexions. D'un Idiome synthetique, les Gaulois faisalent ime langue ana- 
lytlqoe, chargee de petits mots et de pronoms qni devalent remplir Toflflce des terminalsons variables du latin. 
Un peuple sans litterature et qui n'ecrit pas ses pensdes, a toujours recours aux pronoms et aux articles. La 
dvilisation intellectuelle ne donnant pas de produits, les langues, reduites k Tusage populairc, perdcnt Ic carac- 
t^re de la synthese, repudient I'hiversion, se ehargent d'affixes, et adoptent le mode direct ct annlytique. Avant 
Homere, la langne grecque n'a pas d'artlcles; elle les adopte entre Hom^re et Heslode. I^ langue allemande 
des plus anciens monuments teutonlques prooede synthetiquement ; ne se trouvnnt alors flxee par aucune litte- 
rature, elle degeo6re, penche vers la forme analytiqoc , ct adopte les affixes pendant i'cFpace de temp? qui 
s'eeoule JBsqn'l^ Luther. Toutefois une llgne de demarcation profoiidc restera tracee entre les idlomes du nurd« 
iasos de la souche teatonique, ct les langues nees de rimitation romaine. Les premiers, malgrd Tcmploi des 
trticles, conservent lear genie de synthese : c^est Icur puissance. Les seconds, k la naissance desquels le genie 
de I'analyse a preside^ s'en tiennent au mode direct, et n'adoplent que par licence, k dc r^^ moments, ct aver 
beancoup de reserve, l'inversion Ubre et forte des langues k Inncxions et k desinences. 

Le mode analytique une fols adopte, les arUrlcs une fois admis comme modcrateurs et guides du discours, le 
defdoppement de I'esprit franqais s'opdrc naturcllement : les penchants natlonaux ct la disposition mcme del 
organes Inflacnt snr notre langue. Delicatesse, nuances, clarte, facilite, ironie, delicatesse surtout, voilA Ics pre- 
miers caract6res que Ton di.'^ngue dans sa formsitlon materielle. Ce qui lui appartlent en propre, quant k sa 
parttt musicale, se compose de nuances si delices qu'elles ne s nt pas pcrcoptltiles pour les etrangcrs. L'e muet, 
qui «c retrouvc dans toutes nos phrases et que Ics autres nations ne connaissent pas, n'ostqu'une < emi-voyelU; 
on plut6t c*est la vibration d'une coi;sonne qui flnit et se prolonge. Le son nasHi, proauit par la fusion de la 
kttie n, avec d'autres sons, n'est q«\me demi-diphtongue, une diphtongue dtoufTee, privde de sa sonorlte, 



(ii ) 

espkcc de tenne mltoycn et de compromis enlre les consonnes ct ies Yoyeflcs. Ne faisooa pas compliment dt 
cctte inventioa k nos respectables aieux; nos svilabca on, en, in, un, desagreablcs, dures, sont ia taclie urigineUe 
du vocabuiaire franqals : elles jcttenl dans notrc clavier beaucoup de notes fausses et sourdes qui desesp^rcnt let 
mu.«icicns ct les oratcurs. 

Le mdmc caracl^rc mitoyen, Ic mdme gdnic de nuances et deddlicatesse, qui a fait cntier dans la partievocale 
de la langue dcs demi-voyelics , dcs dcmi-conscnnes , dcs demi-diphtongues, influe encore sarla syntaxe fran- 
Qaisc, sur la formaUon dcs phrases, sur rarrangemcnt des mots, sur Icur synonymle. 11 multipUe les finesses, 
Ics ellipses , les sous<^ntendus , ct favorisc ainsi noire goikt national pour rironlc qui vit de sous-entcndus , de 
reticences et de demi-inots. Yoil^ les elements mclnphysiqucs et matcriels de la langae. Aucune de ccs nom- 
brcuf^es nuances n'aurail cte senile, si ridlomc, dcja fort simple, grace k sa marche analytkiue, B'avait adopte 
pour premier principe une clarte extreme, une lucidite parfaite ; c*est 1&, depuls son origine, le fonds de son gt^nie, 
Taxiome rondamental de sa grammairc ; il a horreur de robscuritc. Toute locution obscure ne sera pas franoaise. 
On supprimera done tout cc qui embarrasse ies p^riocJes, enclievdtre les phrases , obscurcit les acceptiona des 
mots, fiiit naitrc dcs ^uivoques pdniblcs k i'esprit ; on etabiira des concordances tr^ exactes ettris minutieosci; 
on s'npposcra fortement k ce que le conditlonnel ou le possible se confonde avee le pr^aenl ou le reelf on 
bannira les nombreux adjectlfs ju\ta>poa*s dcs Espagaols et des Itaiiens , les enlacemeols synth^tiquea de la 

J)hr.'isc ailcmande, les ^ncrgfques syllepses do Ift plirase angiaisc ; on debLiiera le terrain , de manit^re k ce qiw 
'esprit frangais puisse saisir toutes les finesses, s'emparer de toates les nuances, Jouir de touies les delirateases 
de la pcnsee et du discours. II en resultera une langue tr6s pure, tr&s eliaste, trds limpide, admirable par let 
details, TacUe et souple instrument de converBaUon quoUdicnne, mals privee d'une grande partie des ressoonet 
&iergiqncs, des tournures vebdmentes, des inversions foudroyantes, des ellipses passionate et des couieurs fortes 
qne d'autres nations possedent. Gueuse^ere , c<maDid dlsait Voltaire, elle trouve beureuscmeni des ccriTains 
hardis qui la forceront k reccvoir TaumOtne ; elle ne cessera Jaaiais de se tenir sur la reseive, de crier 4 la T&oience 
et dc ri^TC de ccs aumdnes. 

L'onyrage deMM. Besctaerellen'estque Thistoire mrt carieiue de ces utiles aumtoes, dont nous comptons 
bienl5t examiner avec plus de detail, la nature, Torigine, la n^cessitd et les nSsultats. 

Nous avons cinn ou six langues fran^aises tout-iMjait dlstinctes ; et 11 no faut pas remonter bien haut poor 
trouvcr dans nos ecrivains Ies traces de ces idiomes dlflSgrcnts , dont les couches superpos^es out fini par pn^ 
duire ridiorae dont nous nous servons. Comeille est surannd j Moiike Test ausd. Mais la langue ecrite a bien 
moins varie que le langage de la conversation ; Ies traces ( pen nombreuses d*ailieurs ) qne Tidiome parl^ a lais- 
s^s aprte lul, prouvent que sous Louis XIV mdme il s'eloignuitinfiniment de notre idiome actuel. 
^ Void par exemple une phrase du XVtl* sl^cle , composite de mots dont on se sert encore aojoord'hul , ce 
o'est pins une phrase franqaise; mals une phrase borbare. « Elle a (ditTallemant des Reaux), on Mn 
qui a Vhonneur ^itre un peu fou par la tile, » Get bomme qui est fou par (a tite et qui a Vkonneur d'etre 
rou nous semble puj^sablerocnt bizarre. La mode espagnole qui s'etait emparee de la France mettalt Vktmnemt 
k toute sauce, l^e TeiT(.aycz->Toas pas ici les grandes r^v^rences et les manieaux casUUans de cctte i^poqoe, dont 
I'admlrable Callot a 6ternVs61ea types cavaliers ct grotesques? On disoit du temps de TaJlcmant : petite /m- 
nesse, pour premiere Jeunesse. Les genres de beaucoup de substantifs n'etaient pas fixds : Une grands emtour 
se dbait tr^s bien an Ueu efun grand amour ,• on retrouveoela dici Comeille.- Happeur (^gasirtmomej, vmm 
(imbicilej, expressions famJbV^res, manqufdeat de bon godt et non d'dnergie. Le notairo n'^tait pas encore n^ . 
non plus que le pharmaaea. U n*y avait que des garde^acs et des apothieaires qui se coudoyaient firater- 
nellcment. Garde-sacs / quelle injure 1 apothicaire / quel blasphdme i Nous avons perdu ces deux races. Qmunt 
k rorthographe, elle avait scs incertitudes. La consonne s, cette vieilJe consonne parasite et ganloise qol a 
serrl long-tcmps k remplacer Taccent grave de la voyelle prec^ente ( dans les noms piopres Basle pour BdU^ 
Chastenay pour Chdtenay), maintenait obsUndmcat son empire. On dorivait IndifR^remment fisfes oa/ifer. 
Perrot d*Ablanconrt , qui venait d*avoir sur cette grave question une qnerelle anim^ avee Conrart, « rtioomie 
» an sQenrc prudent », lul porta un de ses manuscrita s « Tenes, dit d'Ablancourt, mettei les flsstes et les 
ft fusstes commc vous voudrex. > 11 avait double Vs pour qu*on n'en manqoai pas. 

Tandis que Perrot d*Ablancourt et Conrart examinaient , la loupe en main , tons les ddtailn du langage, les 
hommes de gdnie achevaient de le p^trlr et de le mouler. M«* de Scvigne consacrait, dans ses lettres, toutes les 
finesses de la conversation , toutes ces dclicatesses famfiidres si chores aux espriU d'ellte , quand elles sont d*ae- 
oord avee le bon goCt. Elle 6crivait k sa fiUe : je suis toute avoua et 4 ses connaissanees : je suit tout d vo«i#. 
Patru et Vaugelas ne lui avaient pas enseign^ cette nuance si dclide. I^ Fontaine introduisait, dans ses vers 
naifs, ce qn'il pouvait d<$rol)er de meilleur k la plus anclenne langue franQaise : suppression des articles, emploi 
de rinflnitif comme substantlf, renouvcllement des expressions gauloiscs , 11 se permit tout en fait d'archaismes, 
et se fit tout pardonner : ce bonhomme, qui semble laisser dcliapper ses vers n^ligerament, est notre plos 
laborleax ourrier d*antiquit(Ss rajcunies. Racine, ^levd i Tccole dcs Grecs, met un art hiflni dans se^ hardiessee 
et dans ses empmnts. A Texemple de scs mahrcs , U ose tout , sans paraltre rien oser; les ellipses les plus eir- 
tFSordlnalres que I'on ait forc^ notre langue d'accepter , vicnncntde lui et de Bossuet : 

Je t'aimais iocoDsUnl; qu'aiirais-]ehityU^/ef 
C'est la snp^ession d'une phrase enti^ , et d*uoe phrase sans accord avee la phrase inone6e , gouvemde pai 
un autre snjct, inattendue, Imprevue, dont rien ne donne I'idce et ne fait deviner la construction. Bossuet, 
nourri des livres saints, formd par Telude du plus concis et du plus energique des dialectes orientaux , entrelne 
la langue frangaise vers d*incroyables audaees. 

Personne n'ignoralt que le mot pleurs ctait feminin et pluriel, qu'il n'avait pas de singulier ; que le pieur 
dlait bitcrdit et n'existait pas. Mais void Bossuet ,^ Torateur h^rcu, qui monte en chairo, et dans une de ses 
oraisons fundbrcs, s'dcrie : « La eommentera ee pleurctcmcl; Id ce grincement de dents qui n* aura jamais 
de fin, » On tremlile et l*on se tait; l*eofer s'ouvre k cette terrible oppression hcbraiqae ; la duretd, la torrenr 
dc la vlellle Bible ressoscitcnt k la fois dans un scul mot. Le pleur, cc n'cst pas uno larme. Voua enicndea le 
long sanglot qui ne flnit pas , le gdmisscmont qui cchappe d'unc ame brlrte qae rlcn ne console , c cat une ae» 



..^ 



(11) 

plus redoutables crtetlonB de la langnc; nn mot Inoui poor unc douleor tnoalc. La Grammaire, cette grefll^ 
patientc , qui fait semblant de r^er sur Ics mots qu*ene cnrcgistre , aura beau se r^crier contre Dossuct : 
Bossuet pariera plus haut qa'elle. 

Qui ne sail anssl que pleuvoir est un Tcrbe neutrc ; qnc romploycr comme un Tcrbe actif est la fautc la plus 
grossl^ro , la plus impardonnable , la plus impossible ? Dans scs fil^vations sur les myst^res , le ui^me Bossuet 
Toulant faire comprendre Timmense bont^ du Trds>Haut , s^'exprime ainsi : « Dieu fait luirc son soldi but les 
« bons et sur les mauvais, et pleut sur lo champ du juste comme sur celui du pecheur. » Ln ploic qui tombe , Ic 
solcil qui brille, lo monde qui se renouvelle , Ic m^chant et le bon qui subsistent k la fois , I'univers , la vie , la 
mort , tout, c'est la Tolontd de Dieu , c*est Dieu. Ainsi les langues , tout cnti^res « sans reserve, appartiennent 
au g^nle , qui les brise et qui les moule , qui les fracasse et les reconstruit comme il lul plait. 

Plus tard I'abb^ de Saint-Pierre donnera h la languc dcs mots qui , traitds d'abord dc barbarismes, devicn- 
dront n^cessalres : hienfaisanee , kumaniti, Rousseau emploiera avcc succ^s les plus belles expressions de 
Montaigne , et Beanmarchais imitera les augmentatirs ct les diminutirs si 6nerglques et si gracieux dcs peuples 
mdridionaux. II faudralt noter toutes ces variations et ccs conqudtes , si Ton faisait Thl^toire de notre langue, 
histoire dont quelques mat^rlanx pr^cleux se trouventdans la grammaire dc MM. Uescherellc. 11 faudrait indiquer 
aussi toutes les nuances que le mode analytique et direct a Tait naitre , toutes les richcsses Inconnues aux an- 
dens , dont la langue fran^se s'eat arm^ et que les bons auteurs ont fait valolr. 

Les langues analytlques dont on blftme Findlgence, la faiblesse , la marchb frolde et gdomcStrique, ont tronytf 
des ressources dans cette indigence mdme. Au lieu du gcrondif des Remains : scrihendum , amandum, 6t* 
hmdum, les peuples modemer, privds de cette forme sibr^ve et si dioquente, emploicnt trois ou quatre 
mots maladroitement enchahi^ : II faut eeriu, we mutt write: — on doit aimer, one mutt love i ^^ on 
doit hoire , we mui I drink. Les Latins ne pouvalcnt exprimer par la tcrmlnaison andum, endum qn'un besoic 
ftitor on possible ; les Fran^als , les Anglais , les AUemands , priv^ de gdrondtfs, possMent une coulcur spd- 
dale pour toutes les nuances de la possibility. Parml les Idlomes modernes, c'est la langue anglaise, la plus pauvre 
et la plus nue k son origine , qui a pouss^ le plus loin cette conqu^te dcs details. Le scul mot latin scriben- 
dum pent se tradnire de douze manl^res. Jt ought to he written ; we ought to write it ; it must be written ^ it 
9tnUd be written; it may be written $ it can be written ; it might be written; we may write; we musi 
write ; they must write ; we should write ; we could write, Aucune de ces locutions n*a le memo sens ; 
chacune d'elle est une nouveUe modification de la n^cessit^ d'(Scrire. — « Je pensai avoir dccouvert ( dU an 
« autenrde romans c<S16bre del'autre cAt^ du ddtrolt) le sojet d*un livre sublime, la source de la gloire et de 
« la fortune. Je posal mes lunettes sur la table etje m'^riai : On pourrait ierire eela fit could be written), 
« Ma vleilie 8€Bur prlt sa tabatldre, et s'^cria iMafoi, oui, ii faudrait VScrire (it ought to be written), 
« Encourage par cette voix approbative , Je dis k mon tour t /i faut que cela soit 4crit (it must be writtenj.* 
Les anciens , avec leurs varidUs dMnfleiUons, leurs desinences flcxiblcs , leum modes savamment balances et 
disposes avec on si grand artifice, avec leur synthase puissante, qui favorisalt les plus m&les audaocs dc 1*6- 
loquence et de la po^sle, ne seraient point parvenus k rendre les nuances , les finesses , les gradations prcsque 
Imperceptibles que les idiomes modemes ont cr^s. 

De Louis XII k Henri IV, I'ltalie est notre nourrice; elleoous foumitdenouvelles locutions, denouvelles tour- 
nnres, des mots nonveaux. Henri Estienne se plaint hautemcnt de cette Invasion de vocables ausonlcns, dans son 
Aoquente diatribe sor le Umguaqe franpoie italianisS vers 1560. I^ troupe command^e par Ronsard parvionl 
mais diffidlement , k mfkr sur la tige fran^aise , quelques locutions grecques. En?ulte s*annonce le regno de 
FEspagne sur notre style, r^gne qui conmsenceavec Louis Xlll ets*arr6te k Louis XIV. Confonducs ct modifi^essous 
Tcmpire des Pascal et des Radno, toutes ces influences disparalssent : Toeuvrc est terminec. Depuls celtc epo- 
qne, bous acceptons qudques mots Strangers, quelques formes exotiques , sans nous astreindni k aucune imita- 
tion epifolaie; c'est nous qui faisons la lol k TEurope. Quant k la place des mots, k leurs concordances, k leurs 
tcceptlons , elles ODt beaucoup varl6, qaelqnefols par capdce , mais plus souvent cntrain6es par Ic cours des 
moeurs. MoUdre disait tr^>8 bien : un chacun , comme les Anglais disent every one ; c'etait unc expression 
teerglque et populaire qni sp^alisait rindividuaiit6 dans la masse. I^ chacun ^tait ddJA suranne sous le regent. 
BnlTon , 1^ la fin du dix-huiti^me si^le dcrivait : les Chinois sont des peuples mols, ce piuriel serait ioadmissibie 
ai^ourd'hui. Pourquoi ? Niil ne peut le dire. On rend ais^ment comptc de plusieurs autres variations do langage. 
Une coquette, du temps de lx)uis IX, c'etait une femme perdue ; la sdv^rit^ des habitudes n'^ablissait aucune 
dIflSreoce entre la coquetterie ct le libertinage , le d^sir de plaire et la d^bauche. 

Coqoeite fminoDde et mil fam^ 
Et de tout bon poioct dAgarnie, 
D6Uie,sufI... 

dit une vleilie moralitd. A mesure que les mours se sont adoucies , la coquette s'cst rdhabililde. La prude, au 
contralre , a perdu de sa valeur. Les contemporains de Marot estimaient fort la prtide femme et le prude 
homme on prud*homme ; synonyme d'Aomi^te femme ct d'honncte homme. Aujourd'hui la prude est une 
tartnffe de cbastet^. La m£me civilisation , dont le progrds tournait en ridicule Thonndtct^ dcvenue pruderie, 
excusalt la galanterie qu'elle parait d'un litre d^ant, et qui n'etait plus qu'une coquetterie pardonnabie. 

An moment oQ s'opiftrent ces alterations dans le sens dcs mots, personne ne s'en aperQOlt. La nation qui 
enrichit ou appauvrit son Dictlonnairc , ne change de mots que parce qu'elle change de qualites el de vices; 
rdvolution qui s'accomplit k I'insu de tons ceux qui y contribuent. Dans les premiers temps de la monarcliie 
flk)dale , la condesccndance pour le faible , raffabilite envers ses ^aux , le bon accucil reserve aux strangers , 
iliospltalitd donn^e avcc grftce, dtaient des qualites d'autant plus cstlm6es que la force brutale r6gnaitsur I'Eu- 
rope, et qu'avec un bon chcval , une armurc de fer , un polgnet vigoureux , trois cents vassaux armds , ct unc 
dUddle sur un rocher , on bravait le monde et la lol. C'etait faire le plus grand eloge possible d'un genlil- 
homme ou d'un souverain que de dire qu'ils dtaient accorts ; mot charmant , qui n'exprimalt pas seulcment 
ram^Dite exterlcure , mais le bon-vouioir et la gdn^roslt^ de Time. Vaecortise, ramabilite n^ d'«a sentiment 



(«) 

r€elf M chaKgea en eaurtaisie; cc fut one seconde nuanca ploa falbia, ime expreaalon p^Iissanta de la 
mime qaalit4 , un m^te reservd k rhommc rompa aax ^^antes UKBun des etmrs. Mais dds Ic Blfde dc 
Louis XIV , le mot courfois parait de vidUe date : on le rejette , on dit d'lin homme qu*ii est de bon lieu cl 
qa'il a bon air. 

Ce n'est d6]4 pins nne qoalitc vrale que 1*od reconnait en Inf , e'est one forme extdrieure, un air^ U sufllt 
de louer sa nalssance, ses mani^res et son droit k Versailles. Bienl6t aprts , il faut trouver encore nne noorelle 
modification plus dnenree, pour satisfaire des mceurs nourelles. Aeeort, eowrtoit, de bon air, de bon lieu, tout 
cela meurt et disparait. Void le r^ne des mots poli etpoIifesM. La poliletM^ expression froldequi trahit la 
Techerche, lerafllnement, et qui suppose non la sinci^rit^, mais Tdtude d^eate des convenances soclales, domine 
toat le dix-huitiime sitele : die se retrouve en honneur sous Napoi^n Bonaparte. Aujourd'lmi elle se deeridUt; 
\ peine s'en sert-on ; die perd cliaque Jour^ sous nos yeux, le sens flatteur qu'dle ayait autrefois ; on peut parier 
i coup sdr, que dans Tingt ans Texpresslon sera tombde en complete d^u^ude. Nos grand'mdres avaient beau- 
eonp de Tdnoation pour un homme d*une polituse aehevee: ce tendt en 1835 un ildiaule compliment. Nous 
ayons perdu aecortise, eourtoisie, politesse, Je ne sals trop ce qui nous resle. 

Void on mot que nous avons blen injustement fldtrl. Aprte avoir permis anx femmes d'etre eoqusiUs, leur 
avoir ddfenda d'etre prwies, et ddtruit pen k pen toutes les nuances de la eourtoisle, la langne firan^aise a dddde 
qu'an bon homme serait un sot. 

J'cn snis fAch6 pour elle ; mais cela nc lui fait point honneur. Nous sommes la senl penile qui ayons dteoovert 
un terme palliaUi pour la mdchancetd (^malice;, quatorxe varidtds d*expresslon poor la satire, ses alllds et sa 
fanulle (satire, ironie, raillerie , eausticite', earcagme, rire sardonique, ^pigramme, moquerie, persif/lage, 
qaoHbet, lartion, brocard, mystification, parodie, sans compter malveillanee, fnali(fnit4j en mauvaiaepot; 
espiiglerie, plaieanterie, en bonne part) ; et qui ayons toured en ddrision la reine des vertus, la vertu sanseinrt, 
la bonte. 

Jhiono^ en itallen, a presqne la noble sIgnlOeatlon du to kalon des Grecs; 11 exprime TexceUeuce, la beantd, 
la perfection ; le 6tiofi pt flora vant cent fols plus que notre bon peintre.Ld good fiHotodei Anglais, etlepif 
meneek dea Allemands, seralent des compliments tufts agrtobles quele gdnie et la puissance ne refuseraient pas. 
SI nous voulions traduire dans ces deux langues, la mdprisante expression eontenue dans la phrase : pauore bon- 
homme , il se trouverait que le poor good man, rdunissant I'idde du mallicur et cclle de Texcdlence (denx 
choaes sacrdes et vdndrabies) , exciteralt la pitid et i'estimc, ct point du tout I'ironie. La bonhomie pTixe en 
mauvalse part, la bontd du caractfere assimii^ k la nlalserie, Ic ddvodment ou la bonne foi fldtris, la profanation 
dc la plus pr^ieose qualitd du cceur humain, ne datent que do cctte dpoque malheureuse oQ rhypocrisie de 
M">« de Maintenon et la decadence de Louis XIY dcpravaient notro caract^re national* Bo8sy4tabatin, ce l&cbe fat, 
ee calomniaienr des femmes qui rdsistaient k ses avances, a le premier confondu Vhomme bon avcc Thommo 
bcle. entail blen digne da lui. 

Quant k sa e«Qs\ne, ll»« de Sdvlgnd, dont 11 a fait un portrait odieux, faux et ridicule, apr^s avoir essayd vaine- 
ment de la sddulre, elle ne manque jamais d'appelcr le grand Amaud Ic bonfcomtne, parce qa'elle TaJme et qu'il 
est bon. Les lettres de Malherbe el de Pelresc, de Guy-PaUn et da LhospitaJ, donnent le mime sens an mot 
bonhomme. On concolt que sous le cardinal Dubois, sous le financier Law, sous le chancelfer Maupeou, sous les 
r^gnes de lf>"« de Pompadour et de M<"« Dubarry, dans la longue ergie dc la monarcliie mourante, lorsque les 
liaisons dangereuses et Figaro reprisentaleni la socidtd , le litre d'Aomma 6on oo de bon Aomme soit tombd 
dans le demJcr m<$pris. 

Gette teinte d'ironie, ce sarcasme crud , cette conlre-vdritd mordanle, se retronvent dans le fond mdme ct 
dans les oiigines de ia langue fraoQaise. G'est chose curiease de voir rdpigramme au berceau dc la syntaxe. 
Qudqoea gallicismes dnguliers ne penvent s'expliqucr que de cette mani^re* 

— ^Tna nouf la donnex belle! dans le sens de : Vous vous moquex! 

— Foua Hes bon I exclamation populaire, qui Bignilie : Je me moque de ce que vous diles I 

— Foua aurex beau (aire! poor : Vous wms fatiguefes en efforts inutiles I 
sent autant d'exemples des mots bon et beau, d^toom^ tout expr6s de leur signification propre et algnlsds par 
llronie. /I fera beau voir, signiQe : Ce tera un spectacle ridicule de voir! Les grammairiens unt tort dc cher- 
dier I'exacte analyse de la locution bizarre : Vous ave* beau fairej \k beau est poor ridicule ; tons les efforts 
perdns sent ridicules, ec sont de beaux efforts! Nul idiome moderne no prdsente ces phdnomencs; les expres- 
aiona natives abondcnt dans notra langue ; c'est un Instrument montd pour la raillerie, accordd par die, possc- 
dant lea nuances les plus ddlto de la satire. Aussl voyes quei usage en font Yoltairo ct I^sage , Moll6re ct 
Pascal, et essayes do tea traduire, en quelque langue que ce sdt. 

Alnd la lol supMeure,ia v<$ritable r^gle souvcraine d'un idiome, c'est son g^nie prcvpre. Quel est ce gdnlef Le 
grand dcrivain, rhomme de tdent, s'y assode par Instinct et pacLT^dation. 11 est fldole k cette lol, sans la con- 
naltras lea fantalsles, les sdvdrit^, les sottes delicatesses des grammdriens auront beau condamner ce que to 
gteie atmo langne pcrmet, il se trouvera unc plume audadeuse qui leur pronvera leur folie. 

PIULAR£:TE CHASLE& 



PETIT VOCABULAIRE GRAHHATICAI. (i). 



ABMLUMBNT. Prendre, emploifw vn mot abtolummi. Employer sans coiiq>1teent an mot susceptible d'eo 
•toir nn. Esperer, &ut jouir. Vivre dans Vabondanee, — Employer ellipUquement nne expressioQ en sop- 
pdmant 1e mot ou les mots qui la resent ordinairement, comme dans cette phrase de commandemcnt. Pied 
a urre, oil le mot meltex est lous-entendu. 

A€CEPTiON. Signification, sens dans lequel unmot ae prend, AocefitUmpropTe^fMaurMe, etmdm, rigou- 
temee, ditoum^, fiffurSe, 

ACCORD. Rapport des mots entre eox, exprim^ par le genre et le nombre. Aoeard de Vadjeeiif avee le 
ewbstantif, du verbe avec son sujeU 

ACTiYEMJOTT. Se dlt d*un verbe nentre. ParUr, •'emplole actlTcment dans ceUfi phcaae i CbI houune 
parle bien sa langue. 

ADJBCTiVEMENT. En mani^ d'adlectif. Ce mot s'emploie adjeetivemenL 

ADVEKBiALiTi. Quollt^ d'un mot consid^r6 comme adverbe. Peu osit^. 

ADVERBIAL. Se dit dcdcux ou de plosieurs mots qui, Joints cnscml)Ie, out forte et signification d'adreiiie. 
Cas mots se nomment fitpons de parler, phrases, ou locxUions adverbiaiee, 

ADVBRBiALRMENT. D'uuc maulire adverbiale. Dans cette pbrase : Chanter juste, Vadjectif Joste est pi is 
adverbialement. 

ADVKRSATir. S'emplole dans cette locution : Conjonction, partietUe adoersalioe, Coi4onctlQn« particule qui 
marqoe opposition, difference entre ce qui la pr^c^de et ce qui la suit. 

ANALOGiE. Rapport qn'ont entre elies Ics consonnes qui ae prononcent avec la mdme partle de Torgane 
vocal, comme le B et le P, consonnes labiales, le D et le T, consonnes dentales, etc. — Rapport que divers 
mots ont on dolvcnt avoir ensemble pour leur formation, conune passional, formd de passion, etc. 

ANTECEDENT. Se dlt dcs uoms et pronoms, quand ils precedent et r^gisscnt le rdatif gu J. I>ieu qni peat 
toot. 

APniRESE. Figure par laquellc on retranchc une syllabe on one lettre au commencement d*un mot. On 
remploie souvent dans les etymologies. C'est ainsi que de ^bhoms on a fait bosea, etc. 

APOCOPE. Figure par laquclle on retrandie une lettre ou une syllabe A la fin d'un mot. Gramfmere, poor 
Grande mire, etc. En po^sie : Je voi, encoTj pour Je rots, encore, etc. 

APPOSITION. Figure par laquclle on Joint un substantif & un autre, sans particule conJoncUvc, et par une 
Borte d*ellipse, ponr exprlmcr quelquc attribut particulier de la cbose dont on padc. Ctce'ron^ Voratew ro- 
•MiM, etc. 

APPUi. Vappui de la voix extr wie syliabe. L'dldvation plus ou moins sensible de la vols, indlqu6e pir 
faceent toniqne. 

ASPIRATION. La manl^re do prononcer en aspirant. Dans plusieurs mots, VU se prononee avee 
aspiration. 

ASPiRER. Prononcer plus ou moins fortement dela gorge. Dane les mats hauteur, honte, etc,, U faut 
aepirer la voyelle qui suit VU, il faut aspirer Vl\. Vne H aspire'e. 

coMPARAisoN. Sc dlt dcs dcgrcs de signiflcation dans les adjocUfs : le positlf, le comparalif, et le super- 
latif. Comparaison de supe'riorite, d^^alite, dHnfe'riorite. ^ Des adverbes qui indiqucnt ccs diffcrents ra^ 
ports : plus, moins, autant, etc. 

COMPLETIF. Sc dit dcs mots qui scrvcnt de complement. 

CONJONCTIF. Se dit de certaines parlicules qui servent ^ lier uu mot, un sens k un antxe, comme ef, ni, et 
qnelqnefois que. » Locution conjonclive, 

CONSTRUCTION. L'arrangement des mote snivant les regies et Tusage de la langue. Construction gramma- 
tietde, riguli^e, vicieuse, louche, elliptique. 

GONSTRUIRB. Arranger les mots suivant Ics r^Ies. Construire une phrase. 

DiRiVER. Nentre. Se dit des mots qui tirent leur origine d*un autre. Ce mot derive de Varabe. «» Actir. 
Ce mot est d^rivS du gree. — Derive, substantiv. Le verbe courir et ees derives, 

DESINENCE. Se dit de la termination dcs mots. 

DETERHiNATiF. Qul determine la signification d'un mot. Adjectif, complement diterminatif, 

DETERMINER. Se dlt de cc qui precise ou restrcint le sens d'un mot. Dans la phrase Le llvre dc Pierr^ 
Us mots de Pierre de'terminent le mot llvre. 

DIRECT. Construction directe. Construction qui place les differenls mols de la phrase dans Tordre de la 
relation grammaticale. 

DiSJONCTiF. Se dlt des conjonctlons qui, on unissant les membrcs dc la phrase, separent les choses dont on 
parle, comme ou, soit, ni, — Subs. f6m. La disjonctive ou. 

DISSYLLABE. Qul estdc deux syllabes. — Snl)s. masc. LVi dissyUabe, 

DOUTErx. Se dit des uoms que les uns mcttcnt au ma^culin, et d'autrcs au feminln. 

ifcLiDER. llelrancher une voyelle finale, la supprimer dans rccriturc ou dans la prononciation. La lettre dh- 
dde est rcmplacde, dans I'dcriturc, par une apostrophe. — S'elider se dit de la lettre qui souffre dlision. Dam 
h prononciation, on supprime Ve muet final dcvant une voyelle ou une h muette ; Vn* heure, quatr^ans^ mail 
r^uilon ne se marque pas dans I'^crlture. 

(0 On n'a pas mis icl leg tcrmet de frammalre ezpUqo6f dans le coon de I'oavrage. 



(15) 

ELLIPSE. Retranchement d'uD on de plusleurs mote qui eeraient n^cetsalres poor la Hgnlarit^ de U cooa- 
trucUun, mnis que Tusagc peruict dc ftui>priraer: La Saint-Jean, au lieu de JLa fite de saint i«an. -^fiUa 
est fi*equeminent usiiee dans les reponsea qui suiveot ImmediatemeDt les iatcrrogaUoDS : Qwmdvimkdra4Akt 
Demnin; on sous-entend, 11 vi^Mira, 
ELMPTiQUB. Qui renferme one ellipse. Fafon de paTler, four, langue elUptique, 
ELUPTiQUEMEifT. Par ellipse. Du tout, pour Pas'du tcui ou point tfii tout, 

EPITHETS. AdJectJf, mot qui sert k qualiQer un nom substantif, pour en prcclser OQ modifier k laot. 
Epithete expressive, oiseuse. 

EXTENSION. L'action d'dteodre la signiflcation d*nn mot Le sens par essiension tient le mfliea entre 1« 
sens propre at le sens flgor^. L*ecl€U (au propre) de la lumiere. Veeiat (au iignrd} d$ la mtIii. l,*^clai ( pu 
extension ) du son. 

FiGUitEXXNT. hsD& UD seDB figofd. Employer wi mot fif/urement, 

FicrjRE. Lesens figure' d'un mot ^ d*une phrase. 1/emploi d'un mot , d*une phrase daus nne signiflcallOB 
detoumce par rapport au sens propre. Expression, phraee fiffuree, Qui icoferme one flgura. MHseours, $tyl$ 
figure , Dans leqoel 11 y a beaucoop de figures. -— Substantiv. Le propre et le figure, 

FL\AL. Sc dit dcs dernl^rcs Icttres ou des demidresayllabes d*un mot. — Subst. Tcm. La demi^re syUabe 
d'on mot. Finale Umgue, hrive, 

FiiM. Sens fini, se dit par opposition k seos liicomplet ou suspeudu. M^^de fini, se dit des modes du veite 
Indiquaut pcrsoQiie , Dombre , et temps. 

FORMATION. La maoi^te dont un mot sc forme d*un autre mot, ou dont un mot passe parses diverses for- 
mes. Iju formation d^un adjectif verbal ^ du pluriel,d*un temps, d'un mode. 

FOAME. Se dit d'un mot consider^ par rapport 4 sa composition, H ses modiflcations. C» mot a une formt 
grecque. La forme du singulier, du pluriel. Les formes actives, passives d*un vet be, 

HOMd^YME. Se dit des clioscs qui out un m^me nom , quoiqu'clles soient dc nature dlfTcrpnte, et plus ordi- 
oafrcmcDt des mets parcils qui expriment dcs cIm^cs dincrentes. Les diffe rentes ehoses exprimees par 2^ mot 
komonf/mes. Mule , animal, et Mule, ckaiissure ; Chaiue et Cbcne, etc, sont des mots homonymes.^-Suhsi, 
Toasc. fjet komonymes, 
HOKONYMiB. Qunlild de ce qui est homonyme. Vfmmmiymie des termu. 

iDioTisME. Construction , locution contraire aux regies geiii^ales , mals propre et particulito k one iangue. 
Chaque Iangue a stsidiotismes. 

IM PERSONNEL. Se dit des modes du verbe qui uc recoivent pas d'inflcxious indiquant les persoiuies, tela 
que rinfinilif et le participe. Mode impnsonnel. Forme impersonnelle. 

1MPEASONNELLCNENT. Sc dit des Terbcs qui devicnncnt aocidenteilement imperaoonels. Le verbe airiver 
est employe impersonneilement dan$ cette phrase :\\ arrive souvcnt que... 

iNDEFiNi. Sc ditde Qc qui exprime une ld6e Tagnc ou gen^rale qu'on n'nppUque point h on objet deter- 
mine. Se9is indefini. Mol,pronomindefim : On, quiconqne, un, etc. Vnhommesage doit toujours, etc. 
INDEFINIMENT. Se dit des mots pris dans un tens Ind^Qnl. 

i.-vFLExioiv. Se dit de ia mani^re de coxdugucr un ^erbe , des diiTi^reotes fonnes que prend cc yerbe quand oo 
le conjugue. 

LNTERROGANT. Se dit du poiot dont on sc scri dsns J'dcriture poor marquer I'lnterrogatloo (?J. On dJt plui 
ordtnafrcmcnt : Point d*interrogation, 

INTERR06ATIF. Sc dit decc qul sert k interroger , qui marque interrogation. Particule, phrase interrogth' 
live. Termes interrogatifs, 

iNTERBOGATTON. Scdlt d*une piu-ase ou d'one expression par laquclieon interroge. Potn/ tfinterrogation. 
Point que Ton met pour marquer rinlerrogaUon (?). 
INVARIABLE. Sc dit dcs mots dont la terminaison nc change jamais, tcis que les adverbcs, etc. 
INVERSION. Transposition , cliangcmcnt dc Tordrc dans IcqucI les mots sont ordinaircment rang^ dans le 
disconr*. inversion Hey ante, poitique, forcee. 

LIAISON. Se dit dc ce qui lie ensemble les parties do dlscourd : Liaison des ide'es. Liaison dans les phrases^ 
de certains mots qui servcnt k ller les pdriodes, et qu*on noramc autremcnt Cbnjonctions, 
NASALEUENT. Se dit dc ce qui seprononce avec un son nasal. Cette syllabe se prononce nasalement, 
NASA LITE. Se dit de la quaUtc d*ane Icttre nasalciV. a la fin (Tune syllabe, est ordinairement le signe de 
to nasalite, 

N^GATiF, IVB. Sc dit de ce qui cxprime une ndgatlon. Terme nigatif. Proposition , particule negative. 
— Substantif an r6minin. Mot qui sert k nier. Les negatives Non, nl, ne. On dit plus ordinairement legation, 
NEGATION. (>'oir cl-dcssus, Negative, snbst.) 

NEUTRALBMENT. Sc dit des Ycrbcs acUfs employes d'unc mani^rc neutrc. 

ONOMATOPiE. Formation dc mots dont le son imite la cliose qu'ils signifient, tels que : Coucou, glouglou, 
tsictrac, etc.— ^ dit des mots imitatifs eux-mdmes. Dictionnaire des onomatopies, 

PARONYMS. Se dit d'un mot qui a du rapport avec un autre, par son dtymologie, on scnlement par sa forme, 
oomme abstraire ct distraire, amande et amende, 
PASSIVBVENT. Se dltdes vcrbcs employds dansle sens passlf. 

pHONiQUB. Se dit des signes destines k representer les sons dela Yoix. Signe, accent, phonique, 
P0LY8YLLABB. Sc dit dcs mots compost de plusleurs syllabes. — Subst. masc. Un poUjsyllahe, . 
PosSBSSir. Sc dit dcs pronoms et dcs ac^ectifs qui servcnt k marquer la possession, tels que Mon, ton, 
•on^etc. 
PRBPOSiTir, 1 VE. Se dit de CO qui a rapport k la proposition. Particule, locuUon prepositive. 
PKiMiTir. Se dit du mot radical dont so ferment les moU qu'on tppello ddriv6s ou compost Uetprtmuff, 
--SobcL Luprimitin. 



C W) 

Pfti VATiF, IVB. Se dlt de oe qui marqae prlration. Particule privative Subst. Les privattfs. 

pRONomNALEMENT. Se dlt d'an Yerbie employ^ accidentellemcnt comme verbe pronominal. 

PROPOSITION. Se dit d*an discoors qui affirme oo qui nie quelque chose. J^aime Dieu est une proposition. 
Toute proposition se compose detrois termes: losujet, le verbe et Vattribut. Dans la piupart dcs phrases U y 
a UDC proposition prlncipale k laquelle se rattachcnt divcrses proposiUons acccssoires, subordonn^, incidenles. 
Proposition simple, eomposee, complexe, incomplexe. 

PROSODiE. Se dit de hi pronondatlon n^uli6re des mots conformdment k Taocent ct k la quantity. Traiti, 
regies deprosodie. 

PROSODiQUE. Se dit de ce qui a rapport ^ la prosodlc. Signe, accent, langue prosodique. 

RACINE. Se dlt des motsprlmitlfs d'ot^ les autres sont derives, ou dont ils sont composds. 

RAPPORT. Se dit de la relation que les mots ont les uns avcc les autres. Le rapport de Vadjectifau suhstantt'f 
du participe passi au substantif qui le precede, 

REDUPLiCATiF. So dlt dcs mots qui expriment la rcitdratlon dcs actions. Sens r4dupUealif. Particule 
riduplicative. Re. 

REDUPLICATION. Rdp^Ution d'une syllabe ou d'nnelcttre. 

REFLECHiR (Se). So dit flgurtoent de Taction du vcrbe qui se rcporte sur le s^Jct, exeniplc : Jemerepens, 
ilseflatte. 

REc.iR. Se dit des ycrbes et des propositions, et signlQe, Avoir, exigcr pour regime ou compltoent. La pre'- 
position serl ordinairement a exprimer le rapport du mot qu'elle regit avec ce qui la ptMde. 

R^GLE. Se dit des preccptes qui, dans les sciences et les arta, servcnt k les enseigner, des prindpes qui eo 
rendcnt la connaissance plus fadle et la pratique pins sdre. Ragles generales, particulieres. 

SENS. Se dlt de la signidcation d*un mot, d*uno pliraso, d'un discours. Sens propre , figure, dStoume,fcux^ 
force, naturel, mitaphorique, alle'gorique, litteral, myeiique, moral, 

sous-ENTENDRE. Se dlt do certalns mots qu'on n'exprime pas, et qui peuvcnt aisement otre suppld^. Datts 
une bouteUle de vin, le mot pleine est sous-^ntendu. 

SUPPLEMENT. So dit dos uiots que, pour completer le sens, on doitqjouter k ceux qui composentla phrase 
usuelle et elliptique. Dans cette phrase, A la SaintrMartin, les mots f6te do sont le supplement, 

SYLLEPSE. Figure par laquelle le discours rcpond plutOt k notro pensde qu'aux r^tes grammaticales : La 
piupart des hommes sont bien fous y ou par laquelle un mot est employd k la fols au propre et au figure : 
Galaiee est pour Corydon plus douce q^ le miel du mont Hybla, 

SYNALfepiiB. Reunion, Jonction de deux mots en un scul. Quelqu*un pour quelque un,. 

SYNCH IS B. Confusion, transposition des mots qnl trouble I'ordre et rarrongemcnt d'une phrase, d*ano 
pdrlode. 

SYNCOPE. Figaro qui conslste dans le retranchemcnt d'une lettre oo d'une syllabe au milieu d*un mot. Gc^U, 
pour Galctd, etc. 

SYNCOPE. Se dit d'un mot du milieu dnqncl on a retranche une lettre ou une syllabe. 

SYNONYMS. Se dit d'un mot qui a la mdmc signiflcation quun autre mot, ou une signlllcation presqae 
sembiable, comme Aimer et Cherir, — Subst. masc. Pcur est le synonyme de Cralnte. — Au plur. litre de 
oertains onvrages en forme do dlctionnah^ , dans Icsquels la difference des mots synonymes est expliquee. Les 
Sytionymes fYanpais. 

SYNONYMiE.Qualite des mots synonymes. La synonymic des mots Gourroux et Colore. 

SYNTAXB. Arrangement, construction des mots et dcs phrases sdon les regies de la grammalre: Observer 
la syntaxe ; Ics regies mdmes de la construction des mots etdes phrases : Apprendre la syntaxe; par extensiofl 
Le livre qui contient ccs rdgles : J'ai perdu ma syntaxes 

TERMiNAisoN. Se dit de la desinence d'un mot. Terminaison masculine, fiminine, TefminaUonenox, 
en Ir, en ur, en er, en Ir, en oir, en re, etc. 



INTRODUCTION. 

O&ZOZWX XT FBOOBfts 9V &AWOAOS. 

Plao6 ail soiiunet de I'^cbelle de la cr^tion , I'homme doil sa superiority k la 
perfection de son intelligence, el k la pens^e la force apparente qui vient colorer 
sa faiblesse native. On I'a dit souvent , rfiduile h ses faculty physiques, la plus 
noble creature de Dieu ne serait qu'un animal d^bile et miserable. G'est h I'aide de 
ridfe que rhomme embrasse la nature emigre, s'en empare, et la range esclave an 
terrice do ses besoins, de ses plaisirs. II plane au-dessus de Taigle, il enchalne la 
foadre ; et I'fitre, en apparence le plus limits, se rend le maitre de la creation. Mais 
parml les ayantages inb^rents h noire organisation intellectuelle, il faut incontesta- 
Mement placer en premiere Hgne la faculty de parler, prerogative aussi pr^cieuse que 
celle de Tentendement, car le langage n'est pas seulement Tauxilfaire, mais le com- 
plement de la raison. Avec Tadmirable facuUe de fixer ses pensdes par des signei 
materids, de les communiquer k ses semblables, de s'enrichir des conceptions, dea 
decouvertes de tons les temps, de tons les lieux, Thomme a pu reculer indefiniment 
les bornes de sa perfectibilite-, et contemporain de tons les &ges, citoyen de tons lea 
pays , conscTver les tr^sors de la sagesse antique , k c6t6 des tr^sors qu'amasse le 
present. Sans \a parole, point de tradition, point d'histoire, point de discussioo, 
point de science, point de lois, point de societe. Qui pourrait nommer toeiM la 
leneonlre fortuite de quelques individus incapables de se communiquer leurs besoini^ 
de combiner leurs projels, de iravaiiier de concert k leur avenir? Imaginons un 
people de sourds-muets ; s'il tdche die se donner une forme sociale, combien d'obsta* 
dies n'aura-t-il pas k surmonter! Que sa marche sera chancelante et difficile! Gee 
coDsiderations, appliquons-Ies au langage ecrit, espice de corollaire, forme visible 
da langage. Si la parole est Timage fugitive de I'intelligence, Fecriture en devient le 
symbole permanent ; si la parole nous met en conununication avec ceux qui sont 
presents, recriture porte noire pensee aux lieux oti nous nesonunes point, et la conr 
serre pour les temps oil nous ne serons plus. 

La grammaire suivit de pr^s recriture. Quand on eut trouve le moyen de peindre 
les mots, on ne tarda pas k en decouvrir les lois. Des lors il ne fut plus permis d'em- 
ployer un terme pour un autre, ni de construire une phrase arbitrairement, ainsi 
qu'on Tavait fait jadis plusd'une fois, k Tepoque oCi chacun eiait maitre absolu deses 
paroles comme de sa personne. La grammaire fit dans le langage ce que la loi avait 
laic dans la societe, elle mil chaque chose k sa place, et assura I'ordre general en 
restreignant Tindependance individuelle. 

Lee families et les peuplades peu eioignees les unes des autres se soumirent en 
eommun aux memes lois grammaticales; mais les montagnes, les fleuves, les mers 
etablirent des bameres entre les differents langages, et plusieurs grammaires se fur- 
m&rent sur la surface du globe. Chaque langue eut son genie pariiculier; mais, quelle 
que rot la difference de la forme, le fond resta pariout le memo, parce qu'il tenait li 
le oaluro meme de Tesprlt bumain. L*ensemble de cot princii>e8 invarUbios forme 



oe qu'on appelle/a gramnudre ginirau. Jetons un coup-d'oeil rapide surrorigine dtt 
^^ments du langage. 

iimcBjicnoNS. 
Les premiers mots des langues^ daM r«a(w<9«. des soci^t^s, ne durent 6tre que des 
•onSy ou plut6t des crls inarticul^s, accompagn6s de mouvemenls et de gestes propres 
k cxprimer d'une mani^re plus frappante et plus ^tendue les impressions que Ton scn- 
tait et que Ton yooUiI c^amuniqucr am attiMai Ce aant li^, en etet, les seuls signcs 
doDt la nature apprend Tusage a tous Ics hommes, et que tous peuvent comprefiilre. 
Geki qui Yoyaii ua honuue s'aHiroch^r du v^paire de qM^pie Ute £§roofr, i%ui keu cl 
loiHSi^meafvait couru risque de la vie^ im pouv^t Vav^vUr d« dttiger q^'en pirnnnnu 
los cris et on iiiusant lea gestes qui sont le^signu^de la otainie^ ftinni mm rmhiiintiuM, 
aiii^iaeUes tos granum^irien^ out donoe i» now A'itmrffciims^ promM6tA dVine mm- 
ai^re violence elpa6%ioante» fur#ia» ei» fiic^iie aorte^ Im premien 6ttaients«u aMi4> 
ri auK du langaga. 

simavjjiwa^ 
JLm piwiiers pas que Ie& hommes dueenl Mve, aprti amir liMkii^, m qvefqiK 
•ortt, lea ens iMiiiiwIte que noua avoDS mouma^ namif ect m u y pour signea de leuis 
passions lea plus Yiolentes, de leura besoitna lea pk» pieasaDta; les premiers mots 
qu'ila diireni ievealer, furenl les noma dee ctyets qui lew Ataiem le plus famiKers, 
qui pouvaieot le idus lea servis cm lewr anire. Aisai forfcrr dont le fruli le» newri^sati, 
dOBi le feuillage leur offirait un at>ii, le m ki MtL doiu reau les (Msah^ral!, r\BtHhnti 
dont ils craignaient la ferocity, on celaa qui lui^ro^me leur servaif de proie, rar-iu 
groaai&reayec laquelle ils attaquai^t Tun et repoussaiettt Pautre, tous ces objets et beau- 
coup d'autres encore durent avoir leurs noma. Apr^s les exclamations ou interjections, 
qui, comme nous faYons dit, ont dO former le premier langage du genre humain, 
laparlie la plus ancienne du diaceurs est done cetie classede mots qui expriment lescho* 
aes existantes. Lorsquelea hommea nese bom^reHt i^us ^ designer les objets par un cri 
teergique el rapide> et quails leurdonndrentunnom artioul^, les wbeumiifs furent cr6<^ 

FeoNeaia. 
Qttand Thomme eut appria k se distinguer des objets environnents, et qu'il voulul 
eisprimer par un mot son existence individuelle, le mot moi s'6cbappa de sa bouche; 
il d^signa par le mot im I'existeiice d'un autre bomme k qui il parlait ; it dit U pour 
d^igner sou senddaUe sans Ini adress^ la parole; et par la suite le nK>t U s^appliqua 
lux animaux ou aux Glioses inanim^es, et rempla^a leur nom dana le dtscours. Cettc 
daaae de mots, que les grammairicna ont appel6s pronams, rentre ^videmment dans 
4Selle des substantife; car comme eux, ils repr^senlent des objets exisunts; awune 
MX) Us font ou regoivent certaines actiona. 

AMBCTIF8. 

Les qualit£s propres aux objets qui environnaient lliomme se firent n^cessairemeni 
remarquer aussitOt qu'il connut ces objets m6mes; un fruit d<mx et tigrMfle ne pouvaii 
pas 6tre confondu avec un fruit amer ou qui contenait des sues v6nineux; le obien, si 
naturellement amide rhomme, si disposal leservir^ &se sacrilier m^mepour lui, dut 
se foire distinguer du loup ou du tigre qui semble d6lruire et d^chirer les autree ani- 
maux sans besoin^ sans n^cessit^, par le seul instinct de sa f6rocit6 naturelLe. Nossens 
eux-m6mes nous forcent h decomposer les objets que nous offre la nature : les couleurs, 
les formeSy les qualitds tactiles^ etc., n'affccicnt point en nous les m6mes organes; 
nous sommes obligds de nous en faire aulant d'id^ diverses qu'il y a d'organes difTc- 



\ ws9D«l»nnl«iidement pe«t mpfottet leB semacfens que nous eo leoofvons; de Ni 
Me tritaiftvw obaaB de skmb, toov-lhiiiit ^tsMnoie decettes dont nous avoRS parM ; e>B8C 
celie des adjee^t^ qui d^ignent non plus I'objet nftme, tiais la mam^e d>ftlre da 

vaaaaa. 
Uhcimoie» «pri8» av^r dfeigife^ paf dea muis reaisiMice pariieidi^e dea obfcta (pii 
TaalCNwaiaiily a'ileva a Fid^e ^ea^la d'asiaiMee; i\ invama le moc itn^ qui n'^it 
querabetraeliOHidoadiffteeats oJBycta exiattinta, pr^Memmem connua ec nonunes. 1) 
Ml0eaerar<feoasiotpoiu'afifmevqii»roli}aedteigii6oii la quaUt^auriAMite i ToJijet 
avotait v^sk^eaaeot. G'eal ainsi qu'aprds aTQir dit d'abord to/«il, a la vae du globe de 
feu qui^clairait ses yeux et fecondait la terre, il put dire : le soleil itrcy pour l^iveoom- 
piifidaa ^m laaokul n'^il pas un r^ve de soii iinagHUilMii, mais Men i»ii ebjet reel dc 
la a»liira> 9m ; k mbU Hre itilkmly pour Hiire ao lendre que fattrtbiic d*Mai appar tonat ( 
rMlaiBem Misolttt, Ce n*est paa toat. Ayanc eansciaiioe de sfm axiateooe dana dif%- 
rants manenis anoaesaifSy il consul I'idte du teaife, qu'il dmsa iMUureHeineDi en trots 
parAiea> le iMmi-, le pr^aeoit el lalntor; tt appUqua eette divMen au niot'q«ii lui servait 
^expriflaerreKialcnce em gte^ral, tt au lieu de dire yaguaaiient : le selml Stre briHant^ 
il dit : letoleUenlmUmtj ne se bornaBt pins a affiianer i'exisieiice at I'Mat du soleil > 
oois moatraat que le moaaent Oil il parlait^lait pr6cia6aMiit cehii oit le 8<^eil ^lairait 
I'bcirizcMi. Peodant lee tte^brea deb euit, A dis : It $oleU imU MUnU, pour ^nencer 
que BOB Miat ^aiil paaa^; au : ie eokU smta briUant^ pour expvimer Feap^rance d'un 
^Oiiveau jour. Dda lore le v^rbe fine trouv^; ce mot a 6t6 ainsi appel6 du mot laiia 
vcrbum^ qui siguifie laol ou parole, youlant doraner a enteadve que e*etail le iboi esseiv- 
tiel, le Hiot par exeell4tfie&» parce qu'en eSel e*eat oelui qui ioue leprUteipal r61e daes 
reKpreaaioB de la peps^e; c'esi lui qui doane le mouveaiecit ec la vie au discours. Las 
auu*es mots ne soni que lea ai^es iaol^ dea dtres oa da leuas qualtids senaibles; ee 
aont dea materiaux ^pars gee Je rerbe jSemt lier entre eux, en quelque sorie, at qu il 
coordonne pour une un eraouoiujie. 

PaiPOSlTIONS. 

Ayee dessubstantlfs, des adjectifs et des verbes, on pourrait faire des phrases com- 
pletes; mais ces phrases ne pr^senteraiem qu'mn aens born^, si Ton n'avaii imaging da 
lier les substantifs entre eux par une autre esp^ce de mots qui sort k determiner des ctr- 
Constances accessoires. Ainsi il y a une grande difference autre cetve proposition :je nm 
jnvmtney et ceftlea-ei : jeme promene dans un bois , sua le quai^ a nudt^ ayant ou APRta U 
diner. Ges mots dane^ <ur, d> avant^ aprhe, appartienneat k une ciasse de mols qui indi- 
queftt les relations que les choaesont entre elles , et auxquels les grammairiens ont donn^ 
le aMGi depr^MtWtfiic. 

CONJONGTIOIVa. 

Cetait encore peu de Her les mols ensemble pourmarquer les rapports qui pouvaietix 
exister entre eux; il a ftJlu r6unir les phrases elles-raftmes par d*autrcs mois; let ^^^ 
I'offloe des conjanctions. ^^ ^^ ^^, 

Banscette nomenclature, nous n'avons point parie de Yardcle^ P^^^uiilo» pui«4^^^ 
point une partie essentielle du discours. Sansdoute, c'est une d6couverVB^^^ sembVaibn^^ 
en apicifiant I'objet decant lequel il est place, en Tisolant des aul^es ^ *^ ^^. goni t>t:,^^^^ 
on ajoute beaucoup k la nellete etJila precision du discours; les ^^[^f»ang^*^^» *^^ ^^v^ 
vues d'articles, comme le grec, ritalien, le frangais, Talleman^ ® 



claires que \ts auires; cependanl lelangage peut h la rigueur s'en passer, et ce qui le 
prouyed*une mani&re incontestable, c'est que le latin, qui en £lalt priy6, n'itait d^- 
pourvu ni de clart6 ni de precision. 

Nousn'avons pas non plus fait mention dcsadverbet; classe nombreuse de nx>U que 
**on pourrait ranger pour la plupart parmi les adjectifs, puisqu'ils servent k modifier 
^existence ou Taction des^tres, ou k indiquer une circonstance relative au temps, au 
;jeu, aurang, audegrc, etc. Loin de former une classe k part, ils nesontpresque tous 
k^ue des locutions abr^gees, exprimant par un seul mot toute une periphrase. Par exam- 
jle, fci^quiyaut k dans ce lieu; sagement kavec Mageue; aussi peut-on regarder les adverbes 
comme les motsdont Tinventionest la plus r^'^nte, la plupart etnnt d^rivte des mots 
primitifs. 

Nous devious encore moins parler des pardcipee; leur denomination indique asset 
Icur nature mixte, participant k la fois de Tadjcctif et du verbe. Us ne forment done pas 
une des parties fondamentales du discours, et doivent 6tre ranges parmi les adjectifs. 

Tels sontdonc les elements qui entrent n^cessairement dans toutes les langues qoi 
ont acquis quelque perfection. Nous ne nous arr^terons pas plus long-tempsi rechercher 
quel a pu etre Tusage et la nature deces mots dans Torigine du langage, c'est-ik-direa 
une ^poque dont il ne nous reste presque pas de monuments authentiques. 

Sans doute, parmi les d^nominatlonsdonn^es aux mots par lesanciensgrammairiens, 
il y en a qui sont insignifiantes et vicicuses ; mais nous avons dd les conserver et m^me 
les pref(§rer aux nouvelles nomenclatures propos^es par des grammairiens modernes, 
pour deux motifs. Premi^rement, parce qu'aucune de ces nouvelles nomenclatures ne 
r^unit, k beaucoup pr6s, des caractferes d'uti]it6 ou de perfection assez frappants pour 
m^riter d*6tre g^n^ralement adoptee; en second lieu , parce que les anctennes denomi- 
nations ayant ^t^ employees paries auteurs des dictionnaires et des grammairesde 
toutes les langues, il faudrait ou refaire ces dictionnaires et ces grammaires, ce qui ne 
laisse pasd'etre un embarras assez considerable, ou en rendre rintelligenceplus p^niUe 
et presque impossible, ce qui est un inconvenient plus grave encore. 

Dm LA GEAMMAIHB. 



Li renoneiile un joar dans on booqnet 
Avec VcBlllet ao trouva i^onle : 
EUe ent le Icndcinain le parfum de roeillet. 
Co ne peut que gagner en bonne compagnie. 

(BiiiiiGia.) 



Un astrologne un Jonr se laissa choir 
Au food d*un puits. On lol dlt : Paurro bits I 
Tandla qu*i^ peine k tea pieds tu penx Toir, 
Peiisos-tu lire au*dessus de ta t6te f 

(La ForrAMi.) 



Chacune de ces colonnes nous ofire un tableau, un discours, c'est-4-dire , la peintura 
des idees que Tauteur voulait exprimer. 

£h bien, pouvoir dire : 

1* Les ilhnents qui entrent dans cei tableau . dans cette peinture, c*est-2k-dire lea 
diverses esp^ces de mots qui constituent ce discours, parie ou 6crit, Tun n'etant qu*une 
TopiedeTautre; 

^ l.«s diverses/orm«i que ces mots ont dQ rev^tir, afin de pouvoir s'nnir lesunsaux 
autres; 

3* Varrangemeni qu*on a dd donner k ces mots, ou aux divers traits qui entrent 
dans ce tableau, aQn qu*on vU k Tinstant le but, I'objet principal, les accessoires, 
Tordonnance enti^re; 



(81) 

4* De quelle mani^re ces diffi§ren(s mots doiveiu ^ire pronaneis, lorsqu'ils 8ont dmit 
par Torgane vocal ; 

5* Les signes de ponctuadon dont on a dd distinguer, dans r^criture, chacune des 
parties qui composent ce tableau : 

C'est connaltre la gramnuure^ c'est-k-dire la science qui embiassc toutes les r^let 
que rhomme est oblige de suivre pour peindrc, pour exprimer ses idtes, soit de vive 
voix , soit par 6crit (4) : 

La Giamhaiu ist doac la sciihci du lamgagi, c'sst-a-diu la scmci sis sichis di la raiia 

OOHSIBiliS DAR8 LIUftS iLiMIMTS , LIUIS MODIFICATIOIIS IT LIUIS COMIINAISOIIS (3}. 

Cette science a pour objet de determiner les diffdrentes esp6ces de mots qui corre^ 
pondent aux diCKrentes espies d^iddes; d'indiquer les variations que les mots subia- 
sent dans leurs formes pour exprimer les dtverses modifications et les nuances les plus 
d61icates de la pensee; enfin, de faire connaltre les rapports des mots entre eux, el 
les regies d'aprte lesquelles ils se combinenl et se rdtwissent en phrases pour rendre 
les combinaisons des iddes. 

Tous les hommes doivent 6tudier cette science , puisque tons ils sont appel^ par 
les plus pressants besoins ^ peindre leurs iddes. Elle seule pent leur d^voiler les mys- 
teresde cette peinture merveilleusey source des plus grands avantages et des plus 
doux plaisirs; elle seule pent leur ouvrir le sanctuaire d.es sciences. Et, aujourd*hui 
surtout que le don de la parole doit assigner un rang si dislingud a celui qui aura su 
le culiiter avec le plus de succ^, Tdtude approfondie du langage prend ime impor- 
tance encore plus grande. Cette 6tude est, 11 est vrai, le plus rude exercice de Tesprit. 
llais aussi combien nesert-il pas ^ le fortifier 111 n*est pas d* initiation plus puissante 
ni plus C^conde ^ tous les travaux qu*on pent entreprendre dans la suite. C'est lili la 
base, le fondemeni de toutes les connaissances humaines. D'ailleurs, n'est-il pas du 
devoir de toutStre pensant de chercher k se rendre compte de la \aleur praise de sa 
parole, de la connaltre dans toute son integrity, de savoir ce qui la fait vivre? Autre- 
ment, i\ est pour lui-m^meune dnigme inddchifirable , puisqu'il ignore la nature des 
procM^s dont il fait usage k cet dgard : 

Lex sum sermonis , Ungnanim legDla certa; qui me 1 « Je sate la lol da dtecoars, la rftgle infaUUble des 
non dldtodt, cflBtera nolla petat. (Bacon.) I « langoes; qoi m'lgnoredoitreiKKicer&riensaTolr.B 

La Grammaire admet deux sortes de principes : les uns sont d*une v6rit6 immuable 
et d*un usage universel; ils tiennent k la nature de la pens^ m6me;ils en suivent 
I'analyse, ils n*en sont que le r^ultat. Les autres n'ont qu'une v6rit6 hypoth^tique et 
d^pendante de conventions libres et variables, et ne sont d*usage que chez les peuples 
qui les ont adopts librement, sans perdre le droit de les changer ou de les abandonner, 
quand il plaira 3i Tusage de les modifier ou de les proscrire. Les premiers constituent 
la grammaire ginirale; les autres sont I'objet des diverses grammaires partieulUrei. 

Ainsi, la grammaire g^ngrale est la science raisonn6e des principes immuablea et 
g£n6raux dela parole prononc^e ou ^crite dans toutes les langues; 

Et la grammaire p^rticuli^re, I'art de faire concorder les principes immuables et 
g^n^raux de la parole prononc^ ou 6crite, avec les institutions arbitraires et uauQjj^^ 
d'une langue particuli^re. 

(I) Prts dans on sens UtWral, le mot gromimaire, dirit* da grec gramma, qui •iS"^® ^u wi^ •''®i*.; 
Iimw , est rart de gwYer, de tracer les Icttrcs pour exprimer ses pensto par icrit. Mais dep ^ ^j ^ ts&% 
I'applicatton des rtgles de la langae tolle & la langue parl^, la grammaire est dcfcDU "^-^ee d* 
langage en gfo^ral. «« s ^ ^^f^ 

(J) Grammaifn se dit aossS d'an IWre oA sont exposes les rtgles d'ane langne, du laDga««^j^cA»4^^JJMM«^« 



J 



122 ) 

La grammairc ^ncrale osl une science, parce qu*elltt <i'a pour oft^ que la ^rfca* 
lailon raisonn^e dcs principes immuables et g6neraux de ia parole; luie .grammauie 
pariiculidre est un art, parce qu'elle envisage Tapplicaiion {uratifue dea ^iieii)68 
g6n6raux dc la parole aux institutions arbitraires et usuell«8 d'unelaogiitt puiieali^ro. 

Ainsiy en fran^ais, si : 



AUUffiUK DIK,OUD*«Cm«! 

TleDB, ToiU des violettes au pled de ces ^antlers. 
Oh I 4K'«11« flMtenl ton? 

(BiuiAaBii Bi St-Puimm.) 

Toulesboiimiessoot&peapite^iiiima^; 4 
fiMire-vingU axu, on est autti sHr qu*d seize ans de 
¥Olr eaoon Is lenderaiAi. (Daoz.) 

•IcfltibtanMwitsakisi cfM^bfanx braves. 

(ftoLtrnm.) 

Cast en vain qne les Rosses ont yeulu ddfeodre la 
eajNtade de cette andenne et ilhistre Pologne ; YaigU 
nAUQAiSK plane sur la Yistole. (Napolkon.) 

Be «t patit <JMta, 1*6018 sMsit dus r«au It pels^ 
ton qu*il volt passer. Si, aprte avoir assouvi ea fain, 
n hfl reste qmaque chose de son Tf pas , tl LE cache. 

GXST to conlralret qoe i^snite rhamionleda 
monde. (BaaiiAaDiif di St^Piuu.) 

Les pins sages rois sont souveni trempds, ^iMlgues 
prteaiitlons qn'ilsprennent penr ne I'^tre pas. 

(FiiwijOirO 
I] y a pen de plalain qoi ne soient achetes Imp 

•(BOISTI.] 

(Test poor ne ^ «xdure les vices, qu^on les revit 
d>m nom tioui4tew (HausiniBS.) 

QuQiqym o'y aU riea de ii aaturel k rhomroe 9»e 
dlttmer et de connaltre la vertu, il n*y a rien qu*il 
^ niolns, et quit cberche moins k connaftre. 
(I^'Ltcam.) 



m D^AIT , WlYH^ BCRITXIT I 

Tiens, voU^ des violettes au pied de oes dsknticR 
Okl^^UeaseaiMit^MiiMt/ "iM-aufr? 

Tons les I10IUM8 tent *fon|ff«sai(temteie4flt. 

a QiMUftf^tnyi ans , on est tmmi «ik tmwmt ^JmU 
ans de vdir encore 1e lendemain. 

n at def ftRix d^ts afaisl qne at$ faax braves. 

G*est en vain qoe las Aaases^it i«lda ddfendrc b 

capitale de cette ancienne et illustre Polome* I'oaiA 
FRAN^AIS plane SttrhVfehile. ' ^ 

Ben ^^MfetlMNe, Tows nbit dans Feaii le poii- 
son qn*il volt passer. Si, aprte avoir asseavi a f^ 
Q lui rcstc quelque cha»e de son repas , U IA cacfae. 

CB SOOT des ootitrairea que r^suHe Hianumtedi 
monde. 

Les plus sages rois sont trampds $ommt, g^Um 
que precautions qu'ils prennent pour ne Tetrepas. 

U J a ped da plaiaiis qui jm soiant aobH^ tap 

tTest pour ne pas etclurc les vices, qua Ton lea re- 
•IM 4^ w- * ^^ 



Malgre quMl n'y a rien d*atMM oatnsel k V 
eomme d*a]jner et de counaitre la vertu , etc. 



On commellrait autant de fautes contre Tusisige, car VusageveiU que Toa dise; cei 
vioUues sentent aozf , et nan smteui boniibs; quatre^^mi^s ans ^ ikmi fuofr^^iHGV out; 
▲cssi sitr qvK^ «t non Jkussi Jdr coihib, ete^ Mc. Pmt eviter de scnbhaibles Ani46». et 



des iuiili4M*s d'auires que nous ne pou^KMM ni eiker ai ntoie prOwr^ il ost iadiBpeiisBble 
de connaitro les v^^ aiaxqaelles Tusage a wtmis nolfe laagus^^t q«i, t^mtdm ea 
un corps complet de doctrine, Torment le owie de cette iii6iae langua^ m eDUMicneni 
CO qu'on appelle k Grammairefnmifaise. 

D*oik il r^sulCB ^videouneni que It Gramnmireffrmfaiie eiWkrt d$ forkr m d^^^trtn, «ii 
frtm$nU^ correMmaU, e*€st^iHbre d'mme rmmtn conformemm kn «MfC» 

On a vu que ia grammaire est definie^ ia«t6C4ir£, ianli6t Mwnoe. 

Est-elle une science? esl^^le un «ri ? 

G'est ce qa*oii pourraii 6galinaii4 deMander 4e la fagiqoe, de ia wfdadiia, 40 la 
MTigation, elc.»eioe seraient Ik 4fts quesiions aaseE oiseases; eUeB oaft ponmm 
exerc^ les philosopbes. 

Une saence est un ensenude de &iUt d'obserYationSi de dtoHivariet Mes fMr la 
BMitation , et <|ui 9e rapporte ii quelque branche des comiarssances faamaines. 

Un art suppose aussi des observations^ mats ii depend surtout de la i^ciqoa ei de 



(»5 

to ffi»igti»<Bt tmm mmm k mn pi»iftt <|ii*nn<Bn^ eipeiidMii cHe ftat dm «oiial- 
d^r^ sous ce dernier point de vue, en ce qu*elle ittdf^pie las waojmm iPMler l«s 
toetttiMB ^eleisei) d'eMipAo]^ 'An ^syrmiiMs 0a dee fimmB ^u ou notes oor* 
MMe^,{ri«'M«MiMMsaiMes^tMmii[i«i€e nuVea ptui y tiiVMrii yias tethflo fv 
la pratique. 

^tattnMrlesrappcfflsi^iwtnmeMMlnnaBlpenedeB, ms Jt^posneHls et lee aiots 
qui 8er\ent a les exprimsry ii tM TemoMef Hi i'malyse m^Hie de ndve encendenent et d# 
ees fMaM% et cbierch^ oM&meBt se forment aoe jii(emeiii8 et not idte. 

IT WW DB UL ff«0»0eiT10H. 



Landge est blanche. 

(Pascal.) 

Ulailefltdim]; 

(LAioHioniiiv.) 



Lii finiUi dn bmantar soul 1 

(BuifAiJun M Sr-PiiaM,} 

La graine do eatf est eodace et aeeiiw. 



(Id.) 
On appelle sens , la faculty de rhomme et des animaux par laquelle lis regoiyent Tim 

pression des objetsext^rienrs et oorporels^ 
Nous aYons cinq sens : La ime, fauSey L'odoraty le Umeher et U gaiU, 
L'impression que Vkme regoit des objets par les sens se nomme sensation. 
Dela sensation et de certaines facultesinteneciuelles xkSiUl'idie, qui, i son tour, &it 

Mcfte fo pnale. 
On app^le f^nsl^f operation iSe fhitell^ence piit 1aq«eHe Fesprtt ewn ni ti ^ tonsidftre, 

en hii^ro ftaito ^u<ai» to yayycrf #vg on auirei^ Tobjel dont la senflatioa lui a 4oiin4 

tUUe. 

St neire ea yrit consid^re Ve^idana ses rapports avec un asrtre, i) troii?e ^u^il y a on 

qu'il n'y a pas convenance entre les deux objMSv Get ade de I'iMMideMani se nomme 



Lejugement est tout int^rieur, mais on peut l>xprkiier par Uparoleoupar i'toc^tura, 
TonxjugmmHtHfn'^ <easpHukemi one pn^Mem. 

LAproposiUon est done une reunion de mois que Ton emploie pour £noncerua/H^Mimi» 

'Praieiis mu mempte «t ttf^liquoas las nisoansflMita ^1 pirfrMemr 
Le Fmn^ «tt a wtf i i g O M u 

Parts ytrei»«i pnr tVnrite, i^«si^-4ii« {Har ce que j'ai yu maimlim on par ce que j'ai 
entendu dire» par ee^^ I'ai appris, mon esprit a necn rhnpressioo de Tcxistence d*tiii 
«tre qif en appriHte P w myrfs , «l il n^M frapp^ aussi d'une vertu qu'on appelle eMM^v ; 
voilk la senMlion. 

£aMk€^il m'eei veiw wieaoiioB, um connalsirancse distincte de oes deuxchoses : c*iBBi 

Tat examine consid£r6 ces deux choses en eHes^ndmea, pvie daw les fipports 
^«iiiipMY«iit«iMhnMVMUes I'c'e^i iei peru^^. 
IUKnyjitt8atsi,J^lh6 toe rapport: tfestle|Mf d t ii w i4 
r^nonce mon jugemem par nae proposUion. 
U y adanatoute proposition trois parties essentieUes. 
La premiere exprime Tobjet sur lequel on porte lejugement > c'^est le sufsU 
Laaeconde exprime la chose cotttpar^e a\ec le s«^et» e'est VauHbuf. 
La troisiime itablit le rapport de Tattribut au sufat^ c'eai le 1 



II y aplusieurs esptees de propositions. Ck>ntentons-nous do distinguer ia propottOotL 
prmcipaie ei Ja proposidon inddente. 

La proposition principale est celle de laquelle dependent les autres. G'est par die 
que commence une phrase construite sans inversion; et die commence elle-nataie 
ordinairement par un substantifou par un pronom personnel. 

La proposition incidente, surbordonnde^ la proposition principale, est litek celle-ci 
par un mot qui est toujours un pronom relatif ou une conjonction. 

On donneaussl h la proposition principale le nom de primordiale^ et ^ la proposiUoo 
incidente celui de tubordonnie ou de completive. 

On stppeWe phrase une ou plusieurs propositions qui prdsententun sensachev^ 

Mais quoiqu*une phrase puisse n'^tre form^ que d* une seule proposition, ilnes'ensiiit 
pas qu'une phrase soit la m6me chose qu*une proposition : il y a entre ces deux mots 
one diffigrence cssentielle que nous allons facilement saisir. 

Dis que tous changezFarrangement des mots, vous faites une autre phrase; lapro|w- 
«lroti restera la mfime, quoique Tarrangement soit change, tantqueTon ne changen 
ften au sens, h la signiOcation, enfin tant que lejugement 6none6 restcra le m^me. 

N" III. 



ms DISCOUBS BT OB SB8 BUftMBNTS. 



de ces anUques Jours, noos I 
temples. Dans le moode, nous altrlbnoos nos j 
Uons k ses coulenrs ; Tespdrance k sa Terdure; VU 
cence k sa blancheur ; la pudcur k ses teintes de r 
II y a des nations entites od elle est Tinterprtte das 
sentiments , llvre charmant qui ne cause nl trooblet 
ni guenres , et qui ne garde que l*blstolre foglttve das 
r^ToluUons dn ocBur. (Ghatbausiiabb.) 



La flenrest la fllledn matin , le charme du prin- 
Cenps, la sonrce des parfums, la grAce des vierges, 
rkUKKir des pontes. Elle passe yite conune Thomme, 
mals elle rend doucement ses feuilles k la terre. On 
conaenre Tessence de ses odenrs : ce sont ses pensto 
qui lul surviYent. Ghei les andens, elle couronnait 
ia coupe du banquet et les chevenx bUmcs du sage ; 
les praniers chrdtlens en eouyralent les martyrs et 
Taatel des eatacombes. Ai^oard'bttl, et en miSmoire 

Cctte belle description, dmailldc comme un veritable parterre, offre dans son en- 
semble ce qu'on appellc un diseours (1). 

Un diseours est done, comme on le voit, une sdrie de pens6es qui roulent sur le 
l&dme sujet. 

La serie des pensdes qui composent le diseours que nous avons cit6, se diviae en 
plusieurs mcmbres pr6sentant, chacun, un sens complet. 

Chretiens en oootraient les martyrs et Tantel des 

eatacombes. 

GINQUlftMB MBMBBB. 

Ai^onrd'hui, et en mtooire de ces antlqiiaa Jours, 
noos la mettons dans nos temples. 

SIXlteB MBMBBB. 

Dans le monde, nous attrlbnons nos affieelioiis i 
ses coulenrs ; I'espdranoe k sa Terdure : rinnocence k 
sa blancheur; la pudeur k ses teintes de rose. 

SBPTIBMB MBMBBB, 

II y a des nations entires o& die est llnteiprtte 
des sentimenU, livre oharmant qui ne eause i^tWjB- 
bles ni guerrcs, et qui ne garde que nristdre ftagKlTe 
des r^Yolutions du eour. 



PBBMIBB MBMBBB. 

La fleur est la flilo du matin, le charme du pric- 
lemps, la source des parfums ,.la gr&ce des vicTges , 
ramoor des po^s. 

DBUXikMB MBMBRB. 

Elle passe vite comme Thomme, mals elle rend 
doueoment ses feuilles k la terre. 

TBOISlfcMB MBMBBB. 

On conserve Tessence de ses odours : ce sont ses 
pens^ qui lui sunriYont. 

QUATBIBMB MBMBBB. 

Ches les anciens, elle couronnait la coupe du ban- 
quet et les chevenx blancs du sage ; les premiers 



Uy adonc sopt membres dans cediscours. Cos divers membres se nomment phrases(^). 

(1) DUcours vicnt du mot laUn dUeursus et signifie course$ pd»t Id, d'od s*est form^ cfiS0urr«r«, doat 
nous avons fait diteourir, mot proprc k peindre les op&aUona de I'csprit qui ya d'une pens^ k une antte et 
eonsid^ un si^et sous plusieurs points de vue, 

(S] En latin phrasis, en groc phraso {jeparU), 



(i5) 
.•»»*« fi" IV. 



]iB8 MOTS 



L'homme, perdant m chioiftre, 

Se demande sYce diNileiir 

Quelle est la plna i^bitatn 

De k Tie on oe la Hear. (Cfltau.) 



Ilea moments lesheures sent ii<^, 
Kt lea benres forment les Jours, 
Ei les jours (ormeoi lesaun^es 
Bonilesieciegrossitsoiicoars. (Lamabtiiis.) 

Si I'o/i ne pouvait parlcr, quel moyen emploierait-on pour se faire eLtendref On 
ferait des iignes , ou Ton fejrait des gestes. Les gestes ou les iigne$ disignent done, t^ni* 
fietu C3 que nouspensans, ce que nous voulons , enfin nos id^es. Mais on n*eniplote pai 
ordiaairementlesxi^tff, c*est-&Hlire les gestes, pour se faire entendre. Comment fait- 
on pour ddsignerj pour $ignifier ses idiesi On parle, e'est-a-dire qu'on emploie les matt 
pouiles ngnes. 

Ainsi les mots peuyent s'appeler les signet de nos pens^es, puisque, comme les 
gestes, ils disignent ce que nous voulons, sigrufietit ce que nous pensons. 

II n'y a d*autre difference entre les mols et les gestes, sinon que les mots sont des 
dgnes qu'on fait par la voix, et que les gestes sont des ngnes qu'ob fiiil par le mouve- 
ment desdiff6rentes parties du corps. 

Or, puisque les mou, ainsi que les gestes, ugtufient ce que nous voulons, ce que nous 
pensons , c*est-a-dire qu*ils disignent nos id^es, les mots sont done les signes de nos id^» 

En examinant les excmples que nous avons cit^ plushaut, on peut remarquer qu'il 
existe entre chaque mot 6crit ou imprime une separation plus grande qu*entre chacune 
des lettres qui le composent; nous allons indiquer cette separation par une ligne verti- 
ca\e, ainsi qu*il suit : 

PREMIER EXEMPLE. 

Des \ momenis ) les ) heures I sont) n^es, | 
Et j les I heures ) forment | les | jours, | 
£t / Jes / jours | forment [ ies | ann^es ( 
Dont f lo f sidcle / grossit | son | cours. | 
Dans cet exemple il y a done yingt-quatre mots. 

SECOND EXEMPLE. 

L* I homme | perdant | sa | chimire, ^ 
Se I demande | avec | douleor | 
Quelle j est I la I plus | ephem^re | 
De I la I Tie I ou I dc I la I fleur. | 
Dans celui-ci il n'y en a que vingt-et-un. 

EXERCICE ANALYTIQVE. 
(iDdlqoer par use ligne yerticale la separation qui sxlste entre ehacun des mots.) 

rLAlim D*D1II JBUHB TIBaCK. f LI PITIT SATOTAaS. 



Tiergei de Sloa I d mes douces compagnes! 
Ne I'avei-Yoas pu Yu descendre des moo ta goes , 
Briliant comme ud rayon de Tastre du matin? 
DItes-mot sur quel bonlt Tersquel sommet lointain 
Ses chameaux vont paissant uneberbe parfum^el 
Sont-ili sous les palmieri de la verte Idum^e, 
Ou sous le frais abri des roebers de Sanir? 
Mais, b^las! si longtemps qui peut le retenirl 
D<^lices de moncoeurl loin de toi mon image 
A-l-elie fui, pareille au mobile nuage? 
Ai-je cessd ddji d'etre belle ft tes yeux? 



rai faim: tons qui passea , dalgnei me sewurir. 
Voyea : la neige tombe, et la terre est glacee ; 
J'ai frold; le vent se live, el fheure est *vanc*e, 

El je n'al rien pour me couTrtr. . 

Tandis qu'en vos palais tout Oaite TOtre envie, 
A genoux sur le leuil, J> pleure bien -7 .-#7*; 
Donnes : peu me sufUl; Je ne suls qu'uo •"^•ni; 

Un petit sou me rood la vie. pain . 

On ma dil qu'a Paris je tfouvcrals d^^^^^niali,*, 
Plusieurs ont racont^, dans nos for*** p«liie« . ' 
Qu'ici le ricbe aidaii le pauvre dans • epd* U i^^^ 



Oh 1 reviens : j'ai cueilli des fruits d^licieux. Eh bien I mol je luis pauvre et Je vou* G«»**r°«*o 



(PIlLLIVOTB.) 



J 



£26 ) 

DES DIFFBBBNTSa SOKTBS DB MOTS. 



L'£tenid» dans seB nniM) ttenteette Hndne immense 
Qne t t iMte e I'insecte et q«e Itiomme commence. 

(CliiNEDOLLlS.) 

Voyez-YOUB TolUger antoar de oee buissons 
Le oottvtenll empourprt, les foIAtres plnsoas, 
Ut vteaige aa front nelr, le verdler, u fainrette ^ 

(Gastbl.) 

Les ours blancs rasscmbl^, YaXi ti\4 sar ces men, 
De hniiements afbeox ^pon?antent Ics airs. 

(M.) 



Hoimne, saint ! «Mn M li Mture < 

Pe«r ottibnrioftlltoii BMOlDKilt ^'MHpr^. 

(GHENEDOLLii) 

Seulement, an eonTlns de ees affreox deserts, 
De Ingnbres p<fti«ls, m mUieu dea onQi^, 
FoHt -ouir "^elfBefoia Icon aria tan et aaaviyea. 

(Gastbl.) 

11 (lecliien) garde les troupeaat, les defend etles abne ; 
11 rigle et salt leoTB pea, B eat iMrgerlttl^mtae. 



Examinez attenlivementles mots que renferment ces citations, et yousYerrei qu*ils 
sont chacun le signe d*une id£e particuli^e ; c'est-a-nlire qu'ils nous font penser It des 
choses diff^rentes : 

1* A des ^tres, ^ des animaux, tels que insecUf homme, bouvreud, pmsons, mi- 
sange^ verdier, fmvette, ours, pStrels, chkn, troupeaux, etc.; ou a des choses> h des objets, 
tels que maba, ciiahie, bitUsons , front , osU, kurlemenU, airs, nature, cotijins^ (UserU, 
orages^ cris, etc. 

2' A des qualtl^s qu'ils possddent, telles que celles d'^irein}menses,emfaurprds^fM' 
tresjnoirs, blancs, affreux, mucts, lugtibres, durSy smuvages, etc. 

3* A des actions qu*ils fontou qu'ilssoufTrent, telles que celles de feiu>> de ierminer, 
de commencer, de voltiger, d'epouvanter, de ceMrsr, iefaire, d'oulr, de garder, de d^ 
fendre, d'aimer, de rigler, de smvre, etc. 

Tous les mots nerepr^sentent done pas la Aiftme sorte d'idto* 

De U plusieurs esp^ces ou classes de mois^ Alus qiMls loiac tes carncteres et le nom- 
bre de ces classes? G'est ceqcie i€S gratmmairiens ont pris iBoin de determiner, et c*est 
en classant les mots d*apres leur ressemblance ou leur diflerence qM'iis y sont parvetuie. 

Us ont reconnu que la langue fran^aise se compose de dix especes de mots, savoir : 

!• Le nam ou substandf; 2« Varticle; 3° Vadjectif; 4' ie pronom; &" le verbe; 6" le par(i- 
clpe; !• Vadverbe; 8* la proposition; 9*^ la conjoncdon; 10° VintetjecliQn. 

On divise tous les mots en mots variables et en mots invariabies. 

Les mots variables sont ceux dont la terminaison pent changer, -tels sont le tubstanif, 
Varticle, Vadjectif, le pronom, le verbe, le participe. 

Les mots invariabies sont ceux dont la terminaison ne change janiais : tels sont 
Vadverbe y la preposition, la conjonction et V interjection. 

EXERCICB AWALYTIQVB. 

(Comparer enire eux ka moU aol wita «t ^tre alia leprdstotent la m&ne aocted^d^ea.) 



LB CBBTBIAV Wt LB LOOK 

Un insolent chenean, do bant de son Stable, 
Crie aiiU)up qui passait : )e gueux ! Ie misdrable ! 

— Ge n'est pa6 de tol, r^ond-Il, 
Qae part riDsalte ; non, mals do ta seolc place. 

ToQt faux braTe, loin du pdril, 
Grolt mootrcr dn courage, et n'a qnejge yhodace. 



LB aiBi BB Lk roaiEsaB* 

Le blcn de la fortmie est mi \Aea p^ss^AHe ; 
Quand on bftlit snr elle, on battt sdr le sabte $ 
Plus on est ^ev^, pltxs on tomt de danger : 
Les gttmds pins sont en butte amt conpsdie ta tMpite 
Et rokige des X'ents- Inlse plotM te "nfte 
Dea malaona de ttos n>ls tqne les tGAts «le8 ^wtgcts. 

(llA'caiv.) 



(U) 



CHAPiTRE PREMIER. 



DC 19IJBSTANTIP. 



r VI. 



MttfOmB 99 



(0. 



BOMS d'ouits HinmiiLS. 
La fMt ROtM Boorit A traven 868 iottfoiM. 

(BOISJOLIS.) 

Lb 9AHI mr les monis coil la grappe dorde. 

(BKLIf.LI.) 

LepMof 4au tea «tam|iit UfB 8a fife allttra. 

(BIlCSAVll.) 

Le 6aiiiiM> faenreux Jourdain, parfiime tes rivag^t. 



KOIU D'OBJBTf IMMAfltanU. 

BftM n ^ala hi U am h m r daa Ua. 

(FtfiiiijOMO 
La douceur d'one femmo est toot ce qui roe charme* 

(MouftRi.) 
La t l w^ fjom a ert anfteiolii de rAme. 

(ftt fieuiM.) 

L'omlf <^ dans nos ooBors terse im bonfce tir paistt Je. 



II ntott»<hMfer\Qi iMAum«ne iiiidtit«id« 4'^}6is diff^reim qm Ton distittgw ^utMe- 
mmn tes itiHidiB autt^ wi <i wjtjt i dte& mmoyif itettliere <}tt'^ a#DAn^ & chaetin d'etix. 

Atns), par txemph, lorsqu'on dit : /« iauncs parfame tes tivagei du Jotirdcan, comment 
dtetfDg«^t-m fohfet parrftmi^? P»r fe MOt rtvagety qui est le tiom dd cet objet. 
Gommtfnt (fWlitrjue-tHWi Tobjet qni pairftime?P?ir le inert haume. Done les mols haume 
et rf»«5WSOfit des noms d'o!)/ets. 11 en est fle rn^rne des mots rose, boutons, soleil, 
ramnSf coUbri, serpolet, bianckeur, bienf (usance , etc. 

Les signes d*objets scat done ceux qui designeatles objets. 

Bans les exemples que r\o\\A avons cii^, les t>bj«ts d4sign<^ par les noms de la pre^ 
mi^re colonne, on peut les voir, les toucher^ les goater, les fiaitrtir ou les eateadre; 
landis que, dans les exemples de la deuxi^mecolofine, les ol^^ts d^signes par les mels 
blancheur, doucmir, bienfaUance , anuUi, bonkewr, etc.» on no peut ni les voir» lu les tou- 
Cher, ni les goCtter, ni les flalrer, ni les eotendrev Ces objets n*eai peint ic eosfs, 
d'existence r6elle, ind^pendaruc; I'esprit seul les a cr6^s. On a vudes (>lai/Sb^ bUiHCM^ 
des persoDoes daucu, des 6tras qui etaiem bien^aUanu^ bimkaiungux^ et Toil a iadivi* 



(l)lA»{MtlMMft8priiiMif«, ettoes* 
piocMarde eeCle meoldEe^ 

Ilatelniatflnr finlitWeao qwi iq w ens dm ewflea'ict eeeoMgo>« <fc«m%ea n^ yoq^pasvet \ 
9«aat» oenne mn ravsM folt, sv de«s «Aflam8 laliratoB > r^ «";*>»<***o*44 ftxer raUeniten de tew* 
cares SOT tea ej«nple8,leor en ferontremarquer les dlfWrences, eie^il5eioiii^.^^^^^v,^iuouceiiU\aiTemeEi 

tortile. 



(M) 
dualist ces qualit^s, abstraction faite desobjeia odelles ae trouvaient; puis on a form^ 
les noms blancheur, douceur, Uenfmanee, botiheur, etc. 

II y a done deux classes d'objets : ceuxqui existent dans la nature et que nous pou* 
\ons voir, toucher, goater, odorer ou entendre, ct ceux qui n*existent que dans notre^ 
esprit et que notre esprit soul pent comprendre. 

Tous les 6tre8, tous les objeis de la nature, quels qu*ilssoien(, peuvcnt Stresoumis 
a diverses modifications. On pent dire d'une rose qu*€Le est iparume , flitrle , rouge, 
blanche; A^ champs, qu*ils sonl fertiles, sUriles, fleuris; de la blancheur, qu'elle ett 
iclatante, vwe^Mouissante. 

Sous ce point de vue, c*est-a-dire consid6r6s comme le lotoi^ii, le support de qualit^B, 
tous les 6tres, tous les objeis de la nature prennent le nom de substances^ et les mots 
qui les rappellent k la memoire, qui les repr^ntent sur le papier, dans T^riture, se 
nomrAent substantifs, 

Les substant^s sont done les noms des substances, c*est-^-dire les mots adopt^s pour 
designer les substances ;et par substances, on entend les personnes, les animaux, les 
Aires, et g6n^ralement tous les objets qui existent dans la nature ou dans notre esprit » 
et qu*on pent voir, tou(^er, goiter, odorer, entendre ou comprendre. 

Tdimaque, Calypso, Mentor, femmes, enfanU, vieillards, sont des substantifs qui d6si- 
gncnt des 6lres faisant parlie de Tesp^ce humaine, ou des personnes. 

Chevaux, mouches, dues, chiens, chats, sont des substantifs qui d^ignent des ^tres 
ne faisant point partie de Tesp^ce humaine, ou objets animus, c'est-anlire ayani vie. 

Rose, boutons, soleil, pavot, champs, tite, baume, rivages, dosignent des objeis inani* 
m^s, c'est-^-dire ne vivant i)oint. 

Les substantifs f qui servent a designer des 6tres en g6n£ral, mat^riels ou imma- 
t^riels, les corps, les substances, ont 6t^ appelte plus commun^ment jusqu*ici noms, 
du Intin nouen, qui veut dire hen quod notat, signe qui fait connaUre. Mais on doit 
pr^fi^rer la denomination de substantifs, tant parce qu*elle indique mieux la nature de 
rid^e que cette espfice do mots exprime, que parce que le mot nom a €t6 employ^ par 
un grand nombre de grammairiens dans un sens plus ^tendu, comme s'appliquant i 
la fois aux substantifs et aux adjectifs. 

L'cfTet propre du nom ou substantif est done de rdveiller dans Tesprit Tidee des per- 
sonnes ou des choses qa'il repr^sente. Sa puissance peui aller jusqu*a reproduire dans 
r&me ces series d*impressions qu*y feraient naitre les objets eux-m^mes. 

Le nom d*Ulysse suffisait seul pour mettre Phiioci^tc en fureur;et celui de Marie 
soulevait toutes les passions jalouses dans lo coeur d*£lisabelh; il lui semblait, dii 
Schiller, que tous ses malheurs portaient le nom de son infortun^e rivale. 

Ainsi, dans la retrailc la plus isolte, dans la nuit la plus profondo, nous pouvons 
lesser en revue Tuniversalit^ des ^tres; noiis rcpr^enter nos parents, nos amis, tout 
ce que nous avons de plus cher, tout ce qui nous a frappes, tout ce qui pent nous 
instruire ou nous r6cr6er; et en pronongant leur nom, nous poi^vons en raisonner avee 
les autres d'une mani^re aussi sQre que si nous pouvions les montrer au doigt et k Toeil 

C'est que cette faculty admirable tient au souvenir, k cette facility dont nous sommes 
dou^s de nous repr^senter tout ce que nous avons vu, quoiqu'il ne soit plus sous nos 
yeux; et de nous rendre ainsi I'univers toujours present, en le concentrant pour ainsi 
dire en nous-m£mes. 



(») 

Par les ncmM, nous tenons ainsi registrede tout ce qui existOy et de tout ce que nous 
STons yu; m^me de ce que nous n'avons jamais vu^ mais qu*on nous a noinm^y en 
nous le faisantremarquer par ses rapports avec les objets que nous connaissons. 

Aussi n'existe-t-i! aucun Stre dont on puisse avoir besoin de se rappeler le souvenir, 
qui n'ait son nam; puisque ce n*est que par cette esp^ce d'anse qu*on peut le saisir et le 
mettre sous lesyeux; aussi , dte qu*on en tend parler d'un objet inconnu, demande- 
t-on a rinstant son nom^ comme si ce nom seul le faisait connaitre : mais ce nom rap- 
pelle un objet auquel on attache telle idde; il le suppI6e en quelque sorte, et cela sufRt. 

Nesoyons done pas ^lonn^s que Thomme, qui parle de tout, qui 6tudie tout, qui tient 
note de tout, aitdonn^des norm k tout ce qui existe : a son corps et h toutes ses parlies, 
il son Ame et h toutes ses facult^s, h cette multitude d'6tres qui couvrent la terre ou 
qui sont caches dans son sein, qui rempltsseni les eaux ou qui iravcrseni la vasle 
itendne de Tair ; au ciel , et k tous les 6tres qui y brillent, et k tous ceux que son esprit 
y con^oit; qu*il en donne aux montagnes, aux fleuves, aux rochers, aux fordts; k ses 
habitations, k ses champs, aux fruits dont il se nourrit; a ces instruments de toute 
esp^ce avec lesquels il execute les plus grandes choses; k (ous les 6tres qui coroposent 
la soci£t6; a une femme cherie; k des enfants, objets de toute son osperaace; k dcs 
amis auxquels son coeur est attache et qui lui rendent la vie pr^cieuse; kdes chefs 
qui veillent pour lui. G'est par leur nom que se perp^tue d*iige en &ge le souvenir de 
oes personnages illustres, qui m^rit6rent du genre humain par leurs bienfaits ou par 
leurs lumi^res. 

II fait plus : tant6t il donne des noms k des objets qui n*existent pas; iant6t il en donne 
k une multitude d*&tres, comme s*ils n*en formaient qu*un seul; souvent m6me il 
donne des noms aux quality d' objets, afm d*en pouvoir parler de la m6me mani^ 
qu'il parle des objets dans lesquels cesqualit^s se trouvent. 

Ainsi, les 6tres se multiplient en quelque sorte pour lui a i'inflni, puisqu'il dl&ve k 
ce rang ce qui n*est pas, et les simples mani^res d'etre des objets existants. 

Le mot nom, dans son acceplion primitive, est conslddre par les grammairieni 
comme la source d'oii Ton a tir^ toutes les autres esp^cesde mots, au moyen de quel- 
ques modiGcations qu'on lui fait subir, ainsi qu'on le voit dans nommer, nommSmmt, 
nomination, nominal, qui tous proviennent du mot nom lui-m6me. 

Quelquefois les noms changent de signiGcation par le seul laps de temps : tela sont 
entre autres ceux de tyran et de f>arasiu, maintenant aussi odieux qu*ils ^taient jadis 
honorables. 

11 y a plusieurs moyens mdcaniques pour reconnaltre un substantif. 

Ainsi tout mot devant lequel on peut placer tin, une, du, de I*, de la, desj est un 
substantif; or je puis dire : ten peupLer, une rose, du sucre, de la prudence, du fieurs. 
done les mots peuplier, rose, sucre, prudence, Jleurs, soni dcs substantife. 

On connalt aussi qu'un mot est substantif lorsqu^on peut y ajouter un autre mot 
exprimant une bonne ou unemauvMse qualiie. Or, je puis direttm^ heUeU/Mps, m\ 
htau magnolia, wie grande pense'e, un petu vidilard; done les mots tulipe, maynoua , pens^e , 
rUUard, sont des substnntifs. 



(SoaUgner lies subatofife ou blen en faire one llito.) 



LK MUmHiA* 



Dm iohom k met yeux Tlenl d*ouTrlr la plus beU^, 
Le chine s'est <StelDt dans nos ftytn ddserts, 
fil des orftTM dya torn lei mmmmH loiil wti ; 
Ut <rou|tfatt^, librement 4pin dans les eampagnsi, 
Brontent le serpoUt an j»«ffi«Aanf des montagnes ; 
l4i o<Mall:^,daft9lMMff,Vir«N^flaaI^^lii^ 
Sospendent aux rameauxlA mouue de leurs nidt, 
l^entends le roaignoi, eacM aous le fmillage, 
ftooltf te9 deox Af ^WM^Bieo tendre rama9$,' 
les cham§fs d*kerbes couYorU, les pr^s scm^ de/Zetin , 
Be tears riants lapis font brIBer les eoiiletirs. 
L9 Hias flatte ^i left r«9«r<U ^ rourore 
Que les ru5<J de VInde ct los perles du Maure^ 
it les xejpfttrs l^ers, toltigeant sor le thym. 
Mom rapportait 1* mtit Im jM^liflMt da meifiim . 



les pewei, cwime le 6a««<fi oilt U mUvre poiae sana 

eesao poor aiTo&er Yuniten It exJsle entre la fti- 

^pkmt^H k0odm^mm rmm/twm^mt InrtrtWai^ 
la vie de rnna est attacbin^ i VexUtjMmt (k Tanlre : 
nMmporte la dittanee qnl les atfpare, la natart salt li 
I frwcbfer* Be m iieita^ ffoitf"^ plMd «akt lit itaz 
montfes^ sortent les iioments des. ^azoiu^. dea ^ll« 
eC des ^nwr$ * l orwb ae ciiiNige eo t^M daBa la ff^^^pj^ 



fanwMce; oo k 8aiaiir» dint 1« fdelit> ynin^a^ 

M ananas i elle se tcint en bleu dana la vtolefia, dooa 
le souci, argente le Hs, colore en penrpre ffB0Ut, et 
mdit le fmMag$. Q a^nsfg adi^ablftiriniWiiMW 
aeqle du (ossin dea mera p^iit noqs naamnc IV 
f edsif (ence des races ftitores. 



N* TIL qw N i ^ o - 

DSS SUBSTAlfTIFS CeMVCJHt ST lUM SCTSTAllTirS PEOVttBS. 



SUBSTAHTirS GOMMURS. 

La cerise rougtt aux rameaux snspendue. 

(Miouim.) 

I* fMiae att I(NI pur dange le Me dea jriofif et. 

(LAMAaTIRX.) 

Vartre eat de not jardint le plna bel omefiMtil. 

(Dklilli.) 

Vhomme raTit h IMne A la 5reMf paMble. 

(Sff.-LAMwrr.) 

Sous meapof, des/biirmis la eohorte empress^ 
Poursuit dc see travaux la (dcAe commenctSe ; 
Et, panni les goMom roolant d'teorraes grains. 
Pour Vhivsr paresseux rempUt sea nuuasins. 

(fflCHAUD.] 



auBSTARTirs raopan. 
Sor les lires du Gangs on Toft flenrir 1VMbb« 

(BllJUA> 

U. liA da Tart acanthe admbt to taOtaBk 

(«^ 
LIT sMpanouit au souffle dc J?or^« * 

. («.) 
Le baome, homeux Uwriain, partoae tea rtwe*. 

• . . L7futa etses foidta» etlcur ilcbe txtei;, 
Et le Gange, et rjOTermus qui roule un Ilmond'or, 
Et les richea parftama qw XJktoMe exhale, 
▲ I'anUque Austmi^^ ont-41a dea out s'tele ? 

ToBS les objets de la nature^ les fieuTes, par exempley ks v iUes ou les hommes, om 
un ensemble de quality communes qui en font une collection d*6tres ou d*objets de 
m6me nature; par coiis6quenty la m^me denomination leur est appUcaUe. Les sabs- 
tantife fieuvCj ville^ fiommey conviennent ^ chacun d*eux, et sont employes toute&les 
fois qu'on veut les designer par Tidee de la nature qui leur est commune. 

Mais si Ton veut distinguer un fleuye des autres fleuyes, une viUe des autres villesg 
un homme des aulres honunes, il faut n6cessalrement les distinguer par une dteo- 
minatjon qui leur soit propre^ particuli^re. 

he Ml deux espftces de tubstantifs : ceux qui conviennent h une classe d*indtvidu$^ el 
ceux qui servent h distinguer un objet de ceux qui ont la m6me nature. 

Les substantifs de la premiere esp^ce sont appelds communs^ ceux de la secondc 
espice sont appel^s substantifs propret. 

Ainsi cerise, rafneaux , genisse , lak^ sue, plantes, arbres, jardms, amement, hotnme^ 
iajiky hrebUf pas,fmmd8, eohorte, travaux^ tdche, gaum, grains, hker, magasins, etc. 



8ont des tubitantifs communs, p&n^^Hh cspfimen^ loie id^e commune aux objets d'unc 
m^me dasse. 

OfttfMi 4i0(tf «bl nmmnt m ft g it tor , ceci est iw orire^ fli 1V» omaim m alinflr, en 
pewt Qpcore 4&r^ cm! e^ im 9iApx; on le peut eficore, si l*on montre hq grenadier^ «n 
cn6ne» «m otsunfor^ ua «Mtei«r» alc ; lei mot arbre esi done lun mtmmlif ommmmk loiis 
les aulres v^mK, Le i^pt errirm est dmc un subihmtif comrmm oommant une eip^ ou 
plutAi UAefVa«S0Afliv^9^a«X9 oi<|iHC09vient a lous les uwUvidifS de eetle espiet #u 
elasse. Farm k&arlires, 9y ade^ flguiers, ily a des oliyters^ des,(;reiiadiers> des chen^ , 
dcs ceriftief% des oi^ng«cs.» etOs; maisi tfous les arbrcs qui dooneot des figues s'ji^yelknt 
figuiers; le nom figiuereBt done ewmmm a tous les arbres de Yespice qui produU d^8 
Agues; tous les arbres qui produisent des olives sonldes oliviecs; le nona o^oiiir «t 
done comnmn a toute Tcsp^ce d'arbres produisant des okvei; le nom grenadier est oom- 
mun a toute I'esp^ce d' arbres produisantdes grenades; le nom chAieest commtcn a toute 
f esp^ce d*arbres produisant des glands; le nom ceriner est commun k toute I'esp^ce 
d'arbres produisant des cerises; !e nora oranger est commun ii toute I'esp^ce d'arbresdon- 
nant des oranges; done les non)i^figiderf othAer, grmadier, chine, oranger, ceriuer^ sont 
des substandfs communs. 

Gange, NU, Borie, Jourdam,Inde^Hermus, Arable, Ausonie, etc., sont> au coniraire, 
des su»stannfspropre9y parce quMis servent h distinguer un fleuve d^avec tous les autres 
fleuites^ mie contr^e d*avec toutes les autres contr^es, un bomme d'avec tous les attires 

hOOUBM. 

Oette propri6t6 du substanU/^ par laquelle il embrasse une classe d*indlyidus ou 
u'exprime qu*un individu d'une classe, s*appelle itendue. 

Left smbstantifs communs ont plus ou moins d'^tendue, selon qu*il^ s*6tendent k un 
nonibre plus ou moWis consid^bte d*individus; ainsi le substanfif anhnat a phis t& 
tendue que le substantif Aomme, qui ne convient qu*k une porlion des dlre&aniia^ 

liCft smbetmU^ profits oat «ne 6l^idue aussi restreinte que possible , puisqu*ils ne 
d^signent que des individus uniques, particuliers, comme Jfartta^ Vam^ Iior& ifttoie 
qu'ils se trouvent convenir a plusieurs individus, c'eet Hniquement par hasard : ainsi 
de ce que, suivant ie proverbo yUga plus d^un dne d lafme qui tfofpMe M^imiv , 9 ne 
s'ensuit pas que le nom Martxa ait 6l(§ destin6 \ marquer une classe , une collection 
d^individus qui aient quelque chose de ressemblant, quelque caracitee iKMOOUtt > en 
sorte qu*an Martin puisse servir h fairc reconnattre les autres Mar^. 

11 en est de m^me de Londres et de Paris; Londres et Paris sont des nomsde villes. 11 
y adeux villes noaun^es Londres: Londxes en Anglelerre et Londres en AmMqne. II y a 
aix villes appellee Paris: Paris , capitale de la Franco , et ofaiq Paris dans les £tat8- 
Unis de TAm^rique du nord; il pourrait y ea avoir biea davaniage. Mais loutes Ves 
villes ne s'appellent point Londres ou Paris ^ ces noiusne soul pasr eeminuiis k toutes 
les villes; oe scot done des nooas propres a un en plusieuia individu84% Peqptee dTob- 
jets appelte ttiUet; mais fls ne conviennent pas k tous les objets de cette espdce. 

De tout ce line neus avons dit jusqu'ici nous conclurons : 

i*" Que le subsUmtif proftre est un nom qui ne s'applique qu'a un seul indivMu, k un 
seul objet, pour le distinguer de tons les auires iodividiis, de tous les autres ohjets; 

*• Que le mib$kmtif commun est un nom qui, au centrairc, peut s'appliquer indiW- 
remment It feus les individus, k tous les objets d'unem^me espfece, d*une m6me nature. 

Remarquex ceci : les substantifs propres doivent toujours commencer par une grandc 
Ictlre ou majuscule : Paris, Londres, Rouen. 



ETBRCICB ANALYTtQVE. 

(Dtottngiier lei substantlfs pnipres des snbfttantlfs commant.) 

FwUwMM ! dont la voix oonsola les tomhMiuB / 



GtabteD de momiiMfifidont la^aniteiir Aonne I 
Reginlni : e*est JTotsiMf qui s'dUre et qui tonno; 
CestDiseorfM, dn moiMfe ^dalrantle cAoof ; 
(Test CbnM<U«« Pasco), Rodne, Ikspr^mx; 
JMNifesquOtt qui des Io<# expUqne les orades / 
Bujfon de la nature ^talant les m<raelef ; 
Et vous, ehawr immortd jMr les Grdea orn^, 
Foiif, reinet da beaux-arts, que eonduit SMgn^, 
le leconnals Jforftfl qui sut dans noe vieux dgee 
Do Moure d^bord^ leponsser les ravages ; 
Charles qui, de cent rois le DoinfiMur on Yappui, 
Vlt I'tintvers enUer se taire deTant lui; 
Des 6uef elM. des Bayard la voletir souveralne, 
Bt. plus prisde nos Joun, Catinat et Turenne. 

Castil.) 



Satnf-£afhd«rf /qui chantasles vertus des I 
Jlft>r«l(«f / dont la plume ^loquente et bardie 
Plaida pour le malheur devant la tifrannie ; 
Suard ! qui T6unls, dmule ^Adisson^ 
Le sanair k V esprit^ la grdce k la raifon ; 
JCa JBTorpe / qui dn yoof expUquas les oroclM/* 
Sicard I dont les le^ofif sent presque des mtrcMlet. 
/iMf^tftt, Laflace ! et tol vertueux Daubentom 
Qui m'apprls des seerefi inconnus k Buffon : 
ie ne tous verrai plot. 

(MlCHAU».) 



N" VIII. «»»«•« 

8UBSTANTIFS COLLECTIFS. 



Tout te pwnf^e crie : Tietolie an His d'Ulysse. 

(Fbniloh). 

Leor/Mfe ImpdrieniBe, asserrissant Neptune, 
Dei bouts de runlTers appelle la fortune. 

(VoLTAias.) 

Le Seigneur a souffle sur VaAtas de leurs ricbesaes 
b^nstesy et Ta dissip^ comme de la poussldre. 

^ASSlLLOn.) 

Da ndUen de cette lie, nn bereeao toojours frais 
Monte, se conrbe en ToOte, et s'embeUit sans flrals 
De Uniffes d'aub^plne et da lUas saurage. 

(RoucHKa.) 
Ne dois-]e toutefois tSL&stet que Veuaim 
Des flenrs dont oet endos a diapr^ son sein P 

(RmrcHii.) 

QB'est-oequ'nneorm^? c*est nne muUitude d'A- 
mes poor la pluput Tiles et meroenaires. 

(Flkciiis.) 
D^loseetes lomineux mIDe eseadnms l^rs 
Vkmient tourbillonner dans les bois d'orangers. 

(Castil.) 



Gonuncnt perccr cette /bu<e elAroyableda rimeun 
alfiun^? 

(DoitlAU). 

Le cfaaranQon d^tore un vaste amas de gralnet. 

(DiLlLLI.) 

Le sort malencontreux 

Conduit en eet endroit un grand troupeau de beeuli. 

(BotLBAU.) 

Je cours et ]e ne tois que des f roupes endntltes 
D'esclaves eifiray^, de fcrames ftagitlves. 

(Raciiib.) . 

La jdupartdes femmes n'ont goto de prtecipeif 
elles se conduisent par le eoeur. 

(La BBUYBit.) 

Et tes flattenrs tremblants surun tas de Tictbnes 
D4ik du nom d'Augnste out ddcor^ tes crimes. 

(VOLTAiai.) 

Saint Louis ra prendre terre an travers des Tsgoss 
et d'une grSle de traits. 

(FLicHin.) 



Panni les nUfstandfs que renferment ces exempleSi et qui sont tous des ntbsUmtifg 
€ommuns,i\ y en a qui servent k dteigner des coUectionz totalet ou partieUes d'individus 
ou d'objets d'une m6me nature; tels sont troupe, amas, foule, armie, multitude, forit^ 
floUe, quandtS, rSgiment, mfiniti, etc. 

Cne oTTnie est une riumon d'hommes arm^. Ce mot prdsente k Tesprit Tidee de plu- 
sieurs hommes assembles dans le but de faire la guerre y et cependant le substantif 
trnnSe est au nombre singulier, parce que ce substantif n'est point le nom des bommei 
arm^y maisle nom d'une rhmian ; il n^y a ici qu'une armde. 

Uneflotte est une rhmi§n de vais^aux. Le moiflotu eveille Tidte d'un certain nom- 
bre deaavires de guerre^ naviguant k peu de distance les uns des autres, pour combattre 
sur mer ou pour prot^ger le commerce maritime , et cependant le suhstSiniit flotu est 
au nombre singuliery parce quo ce substantif n'est point le nom des YaisseauZy mail 
edai d'une rhmion : il n'y a pas ici deux flottes, il n*y on a qu'une. 



V ^3 ; 

Lepeaple est Veruemble des habilanls (Tun m^me pays : uiusi, il } a Ui iH'iipii: frnn. 
VaiSy le peuple anglais , le peuple espagnol » elc. ; le mot peuple 6vcille done i'id^e d'uu 
grand nombre d'hommes; ce subslantiT est n^anmoins au singulier, parce qu'il n'est 
point le nom des habitants > mais celui d'une riunion. 11 ne s'agit ici que d'un teul 
peuple. 

line nmttUude d'&mes, c'est un grand nombre d*&mes : Ic mot muitUude cxprime done 
line reunion, un asseoiblage d'objeis, et ilest au singulier, parce qu'll n'cst pas lenom 
lies &mes, mais celui d'une reunion quelconque d*objets; il n'y a pas ici deux multi- 
tudes y il n'y en a qu'une. 

Ges mots arm^e, peupie,flotu, multiiude, etc., qui tous expriment, au singulier, une 
reunion y un assemblage de personnes ou d'objets de la m6me espftce, sont des substan- 
lifs communSy appel^en grammaire, tubstandfi coUecd/t, Aumoi eoUeetUm, qui signi* 
lie reunion, assemblage; commo collection de gravures, collection de coqtuUages^ etc. 

Ainsi les sub9tanty$ coUectift sont des substantifs communs , qui , quoique au sin* 
gulier, cxpriment une reunion, un assemblage de personnes ou d'objets de la m^me 
esp^oe. 

Les coUectifs sont g^n^rauxou partitifs:^ett^raiM;, quand ilsrepr^ntent une collec- 
tion enti&re; et partUifSf lorsqu'ils repr^ntent une collection parlielle. La/oiUe des 
hunuuM e$t vouie aumalheur. La Joule des hunudns embrassa la general ite des hommes* 
lafmUe est un collectif g^n^ral. Une foule de pauvres re^ventdes secours. Unefouie d. 
pauvret n*embrasse qu'une partie des pauyres; unefouie est un collectif partitif. L'arii£b 
de$ Fran^au, la multitude des itoUee, coUectifs g^n^raux. Une troupe de toUats, une 
MULTITUDE d^itoilct, collcctifs partitifs. 

On voit que le m^me mot pent ^tre ooUectif g^n^ral et coUcciif partitif, selon le 
sens qu^on y atuiche. £n g^n^ral un collectif, quand il est pr^c6d6 de lui, tctie, esc 
partitif. 

BXBRCSCB ANALYTIQUX. 

(DdsignerJes MibstaiiUIji oolHeeUlii.) 



Une troupe do nymphes eooronoto de fleon oa* 
cealent cafMe derriire le ehar. 

(FiHlLOH.) 

Les onseoarent se Jeter dans la lifidre deNarwa, et 
une/biOf de loMaU y ftirent noyds. 

fVOLTAIM.] 



11 te trooTe tuxnkppi per un eorpgdit Spartiatet^ 
foot tomber Mir loi umgrUe de traits. 

(BAlTUfiLIMY.; 

Un jwvple de beaat^, uajwvirfede valnqueon, 
Foalant d'nn pled l^r les gasons et les flenrs, 
Entrdaoent leurs pas dans de riants d^dalcs. 

(Thomas.) 



N" IX. 

SUBSTANTIFS COMPOS^. 



L'odorat est rovcml-coureiir do godt. 

(BbIN ASDIA DB ST-PlBaSI.) 

PnlA-jeoobUer )*<elUet de la vall^. 

\je ftourofi-^or, la pAle giroflde, 

Ia ehew^euiUe k Fodeur parfumde? 

(BaUGNOT.) 

IfOBjMiils^malfref sent Terotee la plus ridicule qui 
rampe avee orgoeU surla sunice de la (errc. 

(VOLTAISB.) 

La fleur de la rein«-margu9rit$ est trte belle, et 
fait, eo automne , le principal oroemenl des jardbs. 

(AOADSMII.) 



Le pot-^M-fgu du pcupic est la base des empires. 

(MiaABKAU.) 

Depuls le deluge, rarc-en-«tc( acid uo eigne deU 
dtoencc de Dieu. 

(BOSSUBT.) 

LnbeUn-^U-nuit du IMrou,rarbrctrfstedcs Molu 
qnes, ne lleurissent que la nuit. 

(Bkbnabdir OB St-Pibarb.) 

Valnemont rhomme <^l^ve des palate ct des ai < "^^ 
dC'triomphe, IcUimps les use en silcnec. 



( 34) 

11 n*y a pas de langue qui soil assez riche poor a^oir autant de noma particuliera qa*ii 
peut y avoir d'id^es' k exprimer; c^est ce qui nous oblige souTent h repr6sen(er ane idte 
unique par plusieurs mots ^quiyalant k un signe unique, commequand ondtt : Vrnvmu^ 
Joureur, le bauton-^or, des petiU-maitreSy Varc^nrdel, \e pot-au^feti^ eic. 

Les expressions com po66cs, ^quiyalantaun substantif, s^appellent $iti$Umtif$e§mpo§^. 

Les mots qui composent ces sortcs d'expressions sonl ^ies pai un trait d union : etuf^ 

d'oeuvre, orC'^X'-cieL 

EJERCICE ANALTTIQVE. 

(DMffDflr let sobitaDUili eompoa^) 



L*lTi«88e des Francals est gale, sdnUllante et Um^ 
ratn; «'e8t pear eox on mtmU-goAt de b bataUle et 
de la Tictoire. 

(Le gdntal For.) 

Llionneur des femmes est mal gard< qaand la veita 
et Ja reUglon nesont pas aux avani-pasies. 

(LiTis.) 

Le s$rpmt^t<mneltei, cach^ dans les prairies de 
I'AmMqne, fait brulre soasFherbe sessinistresgrelots. 
(BiaHASDiH ai Si^PisuE.) 



La d< do eoffV»yiHt et dea ecBors e'eat la mteM. 

(La FOHTAIHB.J 

La jMlile-v^(« fait au Cap des raTages afllneas. 
(Biaif Aaoiir di Sv^iaai.) 

Les Jambes de denl^ des (|QadnipMes fonnefit nn 
an-inutmu enaiaaL 

(W,) 
Les ehaunei'tourii sont de Trais qoadrnaMes. 

(DaifiMi.l 



DU QBHaS DAMS LKS SUMTANTIVa. 



1" 8BIIE« — IIALIS« 

L'dna soufTre la falm, un chardon le oontcnte. 

(RossR). 

Le Iton de son sang no peat calmer les flots. 

(DlULLS.) 

Le tigre ragit k la Tue de tout £tre TlTant. 

Le loup salt se tenlr prodemment embnsqad. 

(Id.) 

Le ehwreuil est fiddle au pacta conjugal. 

(Id.) 

Ld rnuM leeonnait one Jomeat poor mire. 

(RossiT.) 

Le topAi se soustralt alsiSment aui yeox de rhomme. 

(Id.) 
L'indocile poulain par nos mains est dompt^. 

(RossiT.) 
Ld paon est, sans contredit, le rol des oiseaux. 

(Burron.) 
Le 90rin est le mosiclcn de la chambre. 

(Id.) 

Le dindfm^i I'alr fanfaron; mais il ne possdde que 
trte pea de courage. 

(BxaQuiA.) 
Quel pkr^ de son sang se plait & se prirer? 

(Racmi.) 

(1) Quelqaes 



2« aiait. — rmuLaa 

L'dnfffealaTalx plosclain eC plus percante qoe 
I'Aae. (BurroN.) 

La Honne devient terrible dte qa'eQe a des petits. 

(Id.) 
La tigrette produit^ conune la llonne, quatre ou 
daqpcUts(i). (Id,) 

La Iouv« aliaite ses peUts pendant qaclques semaj. 
nea, etleur apprendbient6t 4 manger de la <*iuilr. 

(Id.) 

La eAaorslCese recdle dans le plus fort du bols poor 
Writer le leap. (Id,) 

Une mule fit une trds belle ponllna d*tm poll ale- 
san arec les crins noirs (2). (Id.) 

La lapine allaite ses petits pendant plus de six sc- 
auines. (Id.) 

Gctte pofUine ayait one ^toile an firont et les pieds 
blancB. (Id.) 

La paonnB alme k disposer ses CDufs dans on lien se- 
cret et retire. (Id.) 

La ierine aasea souTeot tombe malada au oom- 
mcncemcnt da printemps. (Id.) 

La diruU a des obuIs blaocs et tachet^s. 

(Id.) 

La mire de sa flUe aime k ?oir les easala. 

(LsMiiaai.) 

flgord CD parlant d*ane 



, ^ Dnelqaes personncs pensent k tort que le mot tigresse ne s'emplole qa'ao 
femme cruelle. L'excmple de Buffon, que nous poarrlons ^yer de mille autres pris dans les' naturalistes, 
aronre le contralre. L'Acaddmie et tons fee lexioog^pbestaidlqiient d'aiUeurs Templol du mot tigresses en par- 
lant de la femelle da tfgre. 



(1) C'cst ^galement h tort qu*un grammalrien range le mot mulet parmi les substantlfs ^ploines. Ce mot a on M- 
Inui; eommc Ic prouvo. rcxcniplc dc BufTon. Cc fominin est mule. Voir tons les dictionnaires et les nataralistes. 



(85) 

On voit que les noms peuvent se printer sous deux aspects dlffigrentSy selon qu*ils 
d£signent un sexe plut6tqae Tatttre. 

Les 6tres animte se divisent en deux grandes classes : les ^irestnlfot et les ^r^BfomtiUt. 

Cetie difference entieles m&les et les femelles aCappelle 9€X0 (i) dans les ^tres^ et genre 
lans les noms destinte k en rappeier Fid^e. 

Ainsi, de mtaie qu'il y a deux sexes parmi les ^tres animus y U doit y aToir deux 
geores parmi les noms : le genre nuucuUn et le genrefSmmin, 

Le genre mmcti/tn r6pond au sexe mAle; le genre /<Mimi an nevejemette. 

NouspouTon8donc6tablircetter^gleg6n6raley relativement aux noms d'^tresanimte: 

i** Tout nom qui d^signe un homme ou bien un m&le chez les animaux, est sascumk : 
Alexandre, lion, tigre, etc. 

2* Tou t nom d^ignant une femme ou bien une femelle ches les animaux , est Ffimii in : 
Alexandrine, lionne, tigresse, etc. 

Ainsi sed6termine> d'une mani^re tr^s naturelle, le genre, dans les noms qui d^i- 
gnent les^tresimimef. La nature, que nous avions prise pour guide, n'a done point 
tromp^ notre conGance; elle seulenous a dict6 ces regies simples et les a sanctionn^es. 

G'est sans doute dans un moment de mauvaise humeur que Duclos a dit« dans son 
commentaire sur Port-Royal : c L'institution on la distinction des genres est une chose 
purement arbitraire, qui n*est nullement fondle en raison, qui ne parait pas avoir le 
moindre avantage, et qui a beaucoup d^inconv^nients. » 

Dans la grande classe des 6tres anim^, la nature a 6tabli deux divisions, qui s'offrent 
k nos regards sous Taspect le plus touchant, Dans toutes les parties de Tunivers, on con- 
(emple sans cesse Thomme et la femme r6unis sous le m^me toit, le lion et la lionne 
dans \e m^me antre, le rossignol et sa compagne dans le m^me nid : partout c*est une 
famiUequ*une m^re nourrlt, qu'un p^re protege. GeUe admirable distinction d'dtre.^ 
nourriciers et d*6tres protecteurs frappe vivenient Tesprit de Thomme; elle seuJe !<' 
guida quand il d^Cermina ia ciasse des 6tres maseuUm et celle des ^tres fimnine. II r^un i { 
dans la premidre tons ces dtres que la nature cr^a puissants et forts, afin qu'ils d^fen- 
dissent contre tout danger lour cbdre famille, et celJe plus chSre encore qui la nourrit ; 
puisH rassembla dans la seconde lous ces Stres faibies et bons, de qui la faiblesse r6- 
dame une protection oonsunte, et dont ia bont6 sechai^de nourrir et d'^lever des 6tres 
ch^ris auxquels elles ont donn6 le jour. 

La distinction des noms en deux genres. Tun mateutm, Tautre/Mmn, confonn^meni 
aux deux sexes, fut dcmc prise dans la nature; et on aurait tort de croire, avec Duclos 
et d*autres grammairiens, qu'elle soit arbitraire et de pure fantaisie. 11 eQt 6t6 absurde 
de designer tons les ^tres animus, quoique desexe different, par le m^me nom sans dis- 
tinction de sexe, parce que le langage n'aurait jamais 6t6 d'accord avec le fait, et parce 

(1) Mot formtf du laOn neate qui «lgnlfle »ipctrw, pcertttget, emper en deux, pares que, par le sexe, 
I'esptee est conpte eo dsox poitknis, et eomme an den moltidB d'nn tout. Cbaeune de oet portions, on chaean 
de ces sexes fat emkiA genre, db mot prlmitif am, qui d^gna toute Idte de producUon, destination des sexes. 
— Pent'^tre qne Y&tft, en voyant d*un cdt^, dne,li(m,ei^ dei'aatre, (ln«t«e,({ofine, pour designer des animanx 
eatre lesqnels il n'apergolt d'al>onl auoona dUESrenoe, manifestera qoetque ^nnement de cette bliarrerie. S'il 
ne fait pas de Inl-mdme cette observation, il faudra la liii sogg^rer adroitement. 11 ne sera pas difflcUe de ini 
faire comprendre qne, par exemple , c'est Ydneue qid donne Je lait , dont die nonrrtt Ydnon, qu'eUe a port^ 
dans son seln. 

L'd^ve ne sera pjas embarrassd pour dMnlre de cette observation le eigne propre a earact&iser lafemelie. 
le ttrera soil de rdtat de gestation, soit de raOaRement, on mtee de TacUon do tralre. 

On fera les mtoes observations ponr la vaehe, la cAivra, la brebis, etc 

IHmr las olseanXy to slgne des femdles sen oeUil de TcBor on denneiibattoiu 



(M) 

qu*on aurait toujours €i& embarrass^ de savoir duquel des deux toes on parlait, Undis 
qa'on n*eai mis aucune diflSrence entre leur nom commun. 

Mais pour marquer la difference des sexes, on n'a pas toujours donn6 aux noma one 
terminaison diff^rente. 11 n'y a gu^re que ccux que nous avons rapport^ dans le lableau 
prteMent et un petit nombre d'aulres, qui soient susceptibles de oette modification 

sexuelle. I 

Dans les num^ros suivants nous montrerons comment on s*y est pris pour mdlquer la 
difference des m&les et des femeiles dans les noms qui ne peuvent se modifier sous le 
rapport du genre. 

EXSBCiCe ANALYTIQVE. 

(D^igner les noms imiBcaliiis et les noma f^mlnlns]. 



a*t 



L«owc. 



Prii-_-. 

PouIiclM. 

Poubttc. 



Frira. 



Fik. 
Sarin 



Paitaa 
FiUa. 



C«Mri 



Lapliie. 
B«i»«. 



(M 



N"XI. 



ROMS DIPFXRBNTS KT PARTIGUUBR8 POUR LIS MALIS BT LBS VBMBLLBS. 



2* SBtll. — FEUKLLES. 

Us f0nm€$ sont ]a plus beUe moiU^ da monde. 

(J.-J. RODSSBAU.) 

U jttiiMtif rdsiste 4 la faUgue, k ]a (aim et i la 
soif. (BurroH.] 

La^Utf se plait dans on gras p&tuiage. 

(ROSSBT.) 

La vaeh$ donne du lalt en grande quantttd. 

(BBtQUlN.) 

La Uehe, enooire enfant, d'dpoofante bondit. 

(DBLl€tB.) 

La chiwB aime 4 gniTir an sommet des cdteaiuu 

(RoSSBT.) 

La paule prts de nous alma d'etre captive. 

(MlGHAUO.) 

La brtbis des hivers redouts b saison. 

(RoSSBT.) 

La kat9 est la femelle do lldvre. 

(Valmont ab Bom abb.) 

Ccs exemples nous d^montrent que souvent, pour designer le m&le et la femelle d'unc 
m6me esp&ce, on emploie deux mots diff<§rents ; hammer femme; cerfy biche, etc. Aux 
uoms zii^ dans le tableau pr6c6dent il Taut ajouter ceux comprisdans Texercice suivani. 

Une chose k remarquer, dit un savant grammairien, c*est que les mfJeSy les femeiles, 
et souvent les petils des esp^ces d'animaux qui contribuent le plus ou a l*utiiit^y ou :i 
ragr£ment de Thomme, sont distingu^s par des noms diff§rents (2); aulieu que dans les 
esp^ces moins rapproch^es de rhomme, el moins utiles, ou a ses plaislrs, ou k ses be- 

(i) VAmiimie dit qac Uf cliUMan proaoBCCnt dmine comnc t'il / Brait JUm. Nout reroni chterfwqam c« n* Mat pu lo«> ' 
chaiMitfi qui prononcenl aiiui; amU •cnlmCBt ecus qui craicat que l« aiMralm Mt Jbut •I il« doivvBt Itrt «■ petit aoaibre au}oiinl'L^ 
que preaqu* toiu !•■ chaMCnn Mvent lira. 

(2) Lecoq, la poule, le chapon, la poolarde, le poulet, les poassins. Que de tuhstaniifs pour dee individui 
./'MM mime espeeel..^ Lo Tenat, la traie« ie coUMMiy kpore, les pooiceaox. — Lo cheyal, la Joment, U 



!'• SBBIB. — MALBS. 

Les hommes consommeat leur Jeunesse k se for- 
mer wi esprit que les femmes apportent en naissant. 

(J .-J. ROUSSBAU.) 

Le eheval alme Hiooune, U aspire 4 lul plaire. 

(RossBT.) 
Le fonrsou est un animal indodle et fler. 

(id.) 
Le 6cm/ an pas tardlf a la forae en partage. 

(Id.) 
Le eerf craint I)eaacoup moins rhomme que les 
ehlens. (BurroR.) 

Le 6oii€ suit avoo peine et traine un pas taidif. 

(RoSSBT.) 

Le 0og matinal ^vellle les hameaus. 

(MiCRAUO.) 

Le flROicCOfi est onoore plus Umide que la brebls. 

^urroR.) 

Lcii^e, si recherche pour la table en Europe, 
D*esl pas du goAt des Orientaux. (Buftor.) 



f W ) 
soinBf lemftle etla femdle sont dMgnfss par un seul et mime subsumtif, tantftt maaciilin, 
tanl6t Cgmininy sans ^gardau sexe de rindiTtdu qu'on yeut nommer; et qiie^ poor d^i- 
gner les petits, il faut employer one p^riphrase (i). 

Et cela est natural. Ce sont les besoins qui ont contribu6 h enrichir les langues; avec 
de nouveaux besoins naissent de nouvelles id6eSy qui, pour 6tre communiques h nos 
seinblableSy exigent, ou que Ton cr^de nouveaux mots, ou que Ton donne une accep- 
tion nouvelle a des mots d6}h usil^s. 

Or, comme les objets doni nous nous entretenons fr^quemment sont ceux que nous 
avons besoin de d^igner avec le plus de precision , pour 6viter des m^prises fr^quentes, 
il a fallu cr^r des mots nouveaux qui ddsignassent cesobjets. Qu*on imagine un moment 
que nous n*avons que le seul mot bcguf, par exemple, pour d^ignar indistinctement lous 
les individusde cette esp^ce de quadrup^des; il est facile de Toir que, chaque foisque 
nous Toudrions parler de ces animaux, il faudrait, ou user de circonlocutions pour d6- 
signer avec precision le mftle, la femelle, lespetils, ou nous exposer56tre malenlendus. 
Le laboureur, vingt fois par jour, se irouverait dans le m^me embarms, ou tomberaii 
danslem^me inconvenient. Aussi, non contents des substantifs iaureau,vaehe,ghu$u. 
veau, les laboureurs, pour d6nommer chaque individu avec une exactepr^ision, don- 
nent-ils le plus souvent 5 chacun un nom propre, tir6 de la couleur de Tindividu, ou de 
toute autre circonstance. Tnnt il est vrai que c'est le besoin dc communiquer ses iddei 
avec precision, qui fait creer les mots et qui enrichit les langues! 

EXERCICE ANALYTiQUE. 

(DdsSgncr let noins maseidins et les noms f(£mtnlns.) 

fiulM. _ Pr»r« ClapMi. M««l«iw Coq. Swam. 

Co«r«iM(») B«m4mi. «■,[•. V«rr«t. 1e«« 

CbtsI*.^ Bow. rptiUrda. Br«bii. Pwin ffCMnl'lb) 

~ ' •• ••• - Tnim, i'Jbtm 

r XII. awn . ' 

ffOm, SOIT MASCULIIfS, 80IT FSMIllIlfS, SBRYANT A DE8IOHKWL TOUT A LA F018 LB VALK ET 

LA FBMBLLB. 

l** situ.— ROMS MASCUIIM, J. gitll. — ROMS rBMWIHS. 



LcrtfMMTtt de moiUBe anx plages boi^ales. 

(DUILLI.) 

Le pimpon rempUt I'llr de sa voix ^elatante. 

(MlCflAUS.) 

Le merla eberolie rombre et les talUls ^is. 

(Id.) 



Ueolom&a attendrit les dehos des forMs. 

(DiLlLLS.) 

U Mfifie bondttao sein des men. (id.) 

LafaMptnese tronve goAie que dans les pays eul 
tiv6i. (BurfOK.) 



potdatai,]a ponUche^le eonnier, la haquende.-4.etaiirean, lebcMif, la vaebe, la g^nlue, le veaa.^Le sangUcr, 
ta laie^les marcauins.^ ecrf, la bichc, les feona.— Le liivre, la base, les leTrauto.— Le lapln, U lapine, lei 
topareara. — Le Ben, la Uonne, les Uonceaox. — L'Ane, le baodet, I'Anesse, rAnon. — Le b^Ucr, le monton, U 
breUs, I'agneaii. ^ U bone, la ehivre, le cbevreaa, etc., etc., etc. 

(1) On ditjgalement corbeau (sobstantif mascolin) pour designer le mAle et la fcmellc. Le mot pte 
( reminln ) dMgne les indtvldos des deax sexes , ct Ton est forc^ de dire : 2a femelle du eorbtau . le mdl$ de 
lapie. n fast dire anssl, par pMphrase : hspetiis da corbcau, de la pic, du geai, da merle, etc., etc. 
Poor resptee delaigle, nous avons les aigUms, qui d^ignent les pcllts, etc., etc. 

. •■ Pf**. <••■ •U»rt MMM rOM IMMI. How M MflMM poa^Mi tMH Ici l«tlctt^pW 

l'««piM «h««d. ffafMiOf M traafc dam 1« m«m« «• qua ewtnhr, m e« ii'ert qo* «Mr*fcr Ml 




( 88^ 



te loir fiU molB enUen B'endort d'nn lourd repos. 

(DiLILLI.) 



Uehameaa rojBgiNff UaTene I'AnUe. 
Le lama ft*apprlYolse an r^ons anstrales. 



(M.) 



Le tfrpeni a kh mcBors, tes combats, ses amoon. 

(Id.) 

Le jwlolf eat lort avidc de mlel. (Bvuroa.) 

Le h4Huon uJt se dtfendre iax» eombattre. 

{Id.) 

te ptg&an to amour ne coubbH point d*<Sgal. 

(Diuixi.) 



La musaraigm a one odeur forte qui r^pqgnc 
anxchate. Burrmi.) 

La joiir«i ii»ieit «b leo treB que pour chento 
it ime. (ill.) 

La bMitH ot FlianBiBe na nenleat pai 

lorsqa'oa Ics regarde. (id.) 

La plg-ifriiek^ nonntt see peUts do chenOlea, 

(Id.) 

La inotteAf ^pMm^re ne TOlt point dcax aororee. 
(fiaaaABaui n Sr^Piiaaa.) 

Un long Age felandilt la eai^M ecnteoaire. 

(DaLILLK.) 

La morlra DHlt poor nona dans le fond dcsdterta. 

(LfiMiKati.) 



Ces fails suffisent pour nous d^montrer que dans les espdccs moins raj^och^es de 
I'liomme, et moins utiles ou a ses plaisirs, ou a ses besoios, le m&ie el la femellesont 
design^s par un seul et m^ine nom, tani6t masculin, tant6l feminine sans 6f ard au sexe 
de rindividu. 

Geite derni^re manifere est une v6rilable imperfectioa dans la langue, car chaque fois 
que nous voulons parler des animaux qui n'oni re^u qu'un seul nom pour le mSile el la 
femelle, noussommes obIig6s d'ajouter au nom de Tanimalunmot qui d^'igne son scxe : 
le tarigue mdle, te sarigue femelle; W nous est aussi permis de dire, avec BulTon et tou^ 
les naturalisteSy la femelle du sarigue, la femelle sarigue; ou bien encore nous pouvons, 
en supprimant le moi femelle, attribuer au m&le toutcs les fonctions qui appariienneni 
exclusivement k la femelle , et dire : le porc-Spic met has; du lail de buffle^ ou tout 
simplement le mdle, la femelle. Les citations suiyantes en sont une preuvc convaincante: 



La toriue mdle, apr^ la saison des amours, aban* 
donne bientdt la compagne qu'elle paraissalt ayoir 
tant chdrie. (LAciPKOK.) 

La chaleur du soleil sutDt pour faire dclore les osofs 
des formes dans les contr6es oa'elles babitent. 

(Id.) 

Ge n'est pas par iodUKrence pour les peUts qui lul 
doiTont le Jour qnc la mete twrtM laisae see asufe 
eur Ic sable. {Id.) 

La ftmsUe dit. rmns povt^ im bois eomme le mAIe . 

(Burrow.) 

iMfemeUe du eharMau(i) foumlt un lait abondant, 
^is, . et qui felt une bonne nourritarc, mdme pour 
les honunes , en le m^lant avec one plus grande 
qoanttt^ d'eau. (Id.) 

LsL femelle du eaeior porta deux, trois et Jusqu'ft 
quatre peUts : elle les nourrlt et les instruit pendant 
une anndc. (Ghatiaubiiahd.) 



La femeUe marmof e n*a pM, comme ia fem^U 
earigu^, une poclic sous le ventre oil les pctits puis- 
sent se cacher. (Buffoh) 

La femelle du craHer ne porte pas, comme k 
femelle du tarigue, ses pctits dans une podic sous le 
ventre. (M.) 

Edward Tlson a d<k:rit et diss^qud Ic earigue 
femelle. (id.) 

Le lait de la femeUebuffle n'est pes si bon que celui 
de la vaebe. (id.) 

Le gardien qui vent traire la huffle est oblige de 
tenir eon peUt aupr^s d'clie, ou, s'ii est mort, de la 
tromper, en conyrant de sa peau un autre bulOe quel* 
conque. (id.) 

On assure qneles mer^i k^ffes retamt de stfaria- 

ser t^ter par les veaux. (14,) 

Dans les pajrachaudi&prciqiifrtoiit lMinumga»srai 
faits de lait d$ kuflk. (Id.) 



(1) Le (^minin ekameUe ne se Iroure dans aaoon dtcttoonaire. Ceet qpo ftwyhH ian d'UitanI plus 
quWe foule d*dcriyains ont employi$ ee mot. 



D* kun do«ilet ekmmtUt$ , 

Va tail Umc mim Uun dot|tf noin. 



T. HtBve, Orl««(a/tt. 



L« wthtm nyonnpnt, li dooHfi i ,.. 

AolmdM k qii4tr« picda «l qui veta eomiif •!■ CBA«|jiUaMI<^ 

(CaAnAc»«ua»0 



( Wj 

Bien que tous Ics 6lres qui n'enirent pas dans la classe <3cs animuax n'aieni point de 
cexe, il y a cependant des v^g^taux qui semblent admettre cetlc distinction : 



None &ge a ddceaTort, 6 menrdlle Inonie, 
Qae, eomme Doas, la flenr doone et recoil la ?le. 

(Rossit). 



La plante a son hymen, la plante a ses amoim ; 
Des deux sexes divers, de leurs divers organes, 
Ces peiq^ t^^ux JoiiisaeDt oommc noin» 

(DltlLUL} 



Jette distinction, il est vral, est si difficile k reconnaitre, qu'elle est pour ainsidira 
nulle pour la pluparl des gens du monde. 

Les ancienSy dil M. Cuvier dans ses notes sur Delille, n'ignoraient pas que ie palmier 
femetle a besoin de la poussi^re du palmier mdU pour fttre fecond^; mais ils n'avaiont 
point 6tenda cette d^ouverte aux autres plantes. Le premier qui prouva, par des ex- 
periences dScisivee, la n^cessit^ du concours des deux sexes dans les Y6g4taux, fut 
Yaillanty d^monstrateur de botaniqiie au Jardin des Plantes de Paris; mais il ne r^ussit 
point k persuader son contemporain Tournefort, qui continua ^ regarder la poussi^re 
des ^tamines comme un simple excr^neat. 

Linn^e a beaucoup contribu^ a rendre g6n6rale ropiniondeVaillant, et Koelteuter 1'^ 
mise hors de doulc, en produisant des mulcts v6g6taux; la poussidre des diamines d'unr 
espdcCy portde sur le pistil d'une esp^ce yoisine, donne des individus de forme inter 
m^diaire; et comme ces mulets Y6getaux nc sont pas tous inC6conds> il est possible de 
changer par degr^ une esp5ce en une autre (i). 

Alnsiy on ne devra done pas s'etonner, si, en parlant de certaines plantes, de cer- 
taines fleurs, les dcrivains on dii : plante mdle, planU femelle , comme le prouvent les 
citatioiift suivantes : 



KLUS. 
Le mAle (de U Miusaie) fail Yoler li iraTcisla c«mpa(De, 
Mille esprils cr^atcurs sur sa Terte compaipie. 

(Casul). 

Poor qaele fruit du dattieroo du plstadiierse d^ 
reloppe, il est indispeosabJe que les HuHvidui mdles 
soieat plaods an roiainage des individus femelles. 

(ErCTCLOPEDII MODXaifX.] 

Les ptna mdlai donnentune quanUt^prodigieose de 
ponasi^ sdminale, qui, portde par les vents, a fait 
croire k des homines ignoranls qu'il plenvait du 
soufte. {MiLUR.} 

Lorsqneles datUers sont en fleurs, les Arabes vont 
coupcr desrameatixmdfw pour tteonderles/'emelJfs, 
fendent l^irement Ic tronc de ces dernl^res, et y 
Implantenl une tige de fmrstMn. (Gastsl*) 

a 7 a des aeoiODs qoi, ^Fant des ^Uminos, et 
n'ayant point de germe» portent le nom de fleuront 
mdUs. (J.-J. RoussKAir.) 

Ua Ofj^ofia mdSe oufemelfe peut done, k iui seul, 
eonsUtuer une fleur. Pour qu'une fleur soit complete, 
elle doR oflHr les oinanes des deux sexes , environnds 
d'onadsdile envdoppe. (Ehcyclopxdib mobuiib.) 



JXMXLLXS. 

Les /fetffj femelles du noyer soot remplacdes par 
des fruits chamns; lis renferment une noix bivalve. 

(MlLLIN.) 

On nonme plante androgyne celle qui porte des 
fleurs mdles et des fleurs femelles sur le m^me pied 

(J .-J. ROUSSSAD.) 

Le sapin se distingue par ses icailles femelles 
oblongaes et en masse. (Milliit.) 



II y a plus d'aibres k ehaions mdles qu*il n*y en a 
qui aussi aient des cAaforu femelles. 

(J. -J. RonssxAU.) 

D*autres (fleurons) qui out nn germe et n'ont 
point d'^tamines, s'appellent fleurons femeUes. 

{Id.) 

Le peuple donne mal k prcfpoi le nan de durnvre 
mAle anxpieds qui portent les semcnces, et celui de 
ehatwe femelle k ceux qui sont stdriles. [Id.) 



.', Un mMedn naturaliste du sltele dernier, le docteur Traute, s'est amus4 k r^ger en vers latins le syst^- 
me de Vaillant, sur les sexes et Fbymen des fleurs. 11 en est rfoult^, sons le titre de Qmnubia florum, un petit 
poime, qui n'a 6l& ni inconnu ni inuUle k Deiiile. — Un poMe anglais, Darwin, a 6salement chante les 
amours despkmlm. Ct paime, que les Anglais dteat comme un cbar-d'cBUYre, a ea piusieurs ^Uons en 
An^leteiTe, eta dtd Iraduit dans notrekngue par un bomme de goOt, M. Ddcuze, qui Ta fait prdc^er d'un 
diaeours Brtiiminsia rem«n»Mhle par.la pofttddu style. . 






Littop«d. 



LaWdetto 
La elvctu 
La fbttioc 
La gmcVa. 
La girer« 
La^toe 
La ■nrmolto 



140) 
EXEBCICE ANALTTtOVE. 

HOMS MASr.ltLINS QUI DESIG^KUT A LA FOIS LI MALK KT LA FSMKLLff. 



Lai 
Lar 

U' . 
UaiWa. 

L'anclMria. 
L'aWttte. 
La turbet. 
La bracket. 



Le rraba 
La daopUn 
L wca'jol* 

La kareng. 
Le maqnaraea 
La rcattio 
Ulboo 



La kaarreulL 
La ekardoanarcL 
La eolibn 
La eoucott 
Laeysna. 
hwrntr 

Lagaai 



La Dibeu. 
La marlc. 
La roasiimaL 
La f autour 
La boa. 
L* ram^Kon. 
Le erapaiMl. 
La erorodila 



UlAsafd. 

La 

La 



Lairittao. 
La benaeH 



Le papillaa. 
La caracal. 



K0M8 FKMI5IKS QUI DKSICRMT A LA FOIS LK MALE IT LA FIMILLI. 

Utcorii L'*crafi-a LWooalle U K»ote. 

UMm LVilira. L'aalroefca La m*Mng« 

KteJCa. Lalimanda. LaMeaua I.» perdni. 

LTiTbeUne. U monw. La caJlla, La P«. 

tS^ \:r^ {r^ics*. , 'uT^ 

GENRE DES NOMS D'£t11E8 IIIANIMES. 



rawnie. 

L'araifnte 
Lactpla. 
La CsamBi 
U boppa. 



l** SikRIE. — !«0M8 MASCtJLINS. 

Le numd€ k nos regards ddrcmle ges merveilles. 

(DlLILLI.) 

Le ioleil dcmeure constaxnment h la m^me piacc. 

(BiiQum.) 

Le jour trlste aa-dehon est bean sons nos 

lambris. (Lmiiaii). 

Le fnt, flls du solctl, est sa pins pnre essence. 

(DiLILLI.) 

Le vent fracasse un chdne on caressc une flenr. 

(W.) 

I^ tempt, nn cerde en main, plane snrrnnlTers. 

I A mar6r0 est romement da foyer qu*il snrmonte. 

(W.) 

I^e pain est Vallment le pins sain et le moins 
cher qn'on pnlssc se procurer. 

(BiiQum.) 

Le bU trop tAt semd produit une heibe olsiye. 

(Rossit). 

Le hain est TOtre charme, adorablcs mortelies. 

• (DlLILLI.) 

lie diamani Inl-mime en brOlant aldvapore. 

(id.) 
Is eieeau do Scopes lit adorer TargUe. {id.) 

Is lit k mes regards dtale sa blanchenr. 

(RossiT.) 

Le vinaigre est utile centre la pcste. {id.) 

Un iardin dans ses murs renfenne I'unlTers. 

(W.) 

Le luxe a tissu d'or les riches ydtements. 

(LlMIIlII.) 

Le Mexique Ters nons fait Togner ses tr^sors. 

{id.) 

Le Gange prend sa source an mont ImaCis. 

(ESMiRAIO.) 



2* 8BRIB. — NOMS FEMIMINS. 

La terre a nos besoins prodigue ses largesses. 

(LiMIIKBR.) 

La lune re<;oit dn soleU toute la lumi&re qu'elk 
euToie Ten nous. (Bbiquiw.) 

U flanme en jets brillanU s'dlance dans les aire. 

' (DiLlLLV.) 

La glaee ose saisir le vin dn sacrifice. (id.) 
U eoUine a reprls sa robe de verdure. (id.) 

La morl produit la mort , le dcull simc le dcnil. 

(id.) 

La ehaleur queiquefois existe sans lumidre. (id.) 

La olofre ne Tolt point d'obstade Insurmontablc. 

(id.) 

La neUie et la rotie engralssent les campagnes. 

(RossiT.) 

La euUure aux bumains montra Tastronomie. 

(W.) 

Upato, riieurense paix s'cnfult an bruit dci 

armes. ('*) 

U dante fait Toler la gattd snr ses tiaces. (id.) 
La rote de la Chine ^tonne nos Jardins. (id.) 
U eerite k regret se nurie an lanrier. (id.) 

La piehe est un poison mortd dans la Peree. 

(id.) 

La violette se cache Umidement an mHien Ac* 
fines deTombre. (Dileuu.) 

U/artne du millet est excellente,cuite avecdii 
lalt. (BiiQni2i.) 

U ieunette l^re est faite pour les Jem. 

(LlMIBlSI.) 

La pwreelaine est la propret^ dn luxe. 

(ESMIRAID.) 

U Meute ent ses Rnyters, la Seine eut ses Tour- 
Tilles. {id.) 



(^1 ) 

Les objcts iDanim6s ii*ont aucun scxe; et cons^qu«iiiinent les subsiantifs qui Ics 
reprcsenient ne devraient ^ire ni mascuHns, mfSminins. Cependant Tusage leur a assignc, 
ijans notre langue. Tun ou I'autre de ces deux genres. On dit : te soleilei la tune, la table 
ct le tableau, la chaise et UfauteuU; les mots tableau eifauteuU sont du genre masculin , 
table et chaUe sont du genre f6minin. Dans ce cas, le genre esifictifou de convention(i). 

La religion, les moeurs et le g^nie des differents peuples fondateurs des langucs, 
peuvent leur avoir fait apercevoir dans ces objets des relations r^elles ou feintes, pro- 
chaines ou ^loignecs, a Fun ou a Tautre des sexes; ei cela aura suffi pour en rapporier 
les noms a Tun des deux genres. 

II est dignc de remarque, dit fiernardin de Saint-Pierre, que la plupart des noms des 
objets de la nature, de la morale et de la m^tapliysique sont feminins, surtout uans la 
langue frangaisc. 11 serait assez curieux de rechercher si les noms masculins ont 6te 
donnes par les femmes, et les noms fdminins par les hommes, aux choses qui serveni 
plus pariiculi^rement aux usages de chaque sexe, et si les premiers ont et^ faits du 
genre masculin parce qu*ils presentaient des caraci^res de force et de puissance, et Ics 
seconds du genre feminin parce qu'ils ofTraient des caracieres de grftces et d'agrements. 
Je crois que les hommes, ayant nomm^ en g^n^ral les objets de la nature, leur oni 
prodigu^ les noms feminins, par ce penchant secret qui les attire vers le sexe : c'esi 
cc qo'on pent remarquer aux noms que portent les constellations celestes, les quatrc 
parties du monde, la plupart des fleuves, des royaumes, des fruits, des arbres, des 
vertus, etc. 

'Lc Natchez, commc le Huron et I'Algonquin, dit aussi M.de Chateaubriand, ne con- 
naisseni que deux genres, le masculin et le feminin; ils rejelient le neutre. Gela est 
naturel chez des peuples qui pr^tent des sens ^ tout, qui eniendent des voix dans tous 
les murmures, qui donneni des haines et des amours aux plantes, des ddsirs k J'onde, 
des esprits immortels aux animaux, des &mes aux rochers. 

Les grammskiriens ont gen^raJemenl senti qu'en fran^ais il doit cxisler une relation 
immediate en trele genre d'un nom, sa signification et sa forme; mats avaient-ils jamais 
soup^onne qu'il pouvait exister le moindre rapport entre le genre d'un nom et la pens^e 
qui domine dans la phrase oCi il se trouve? Et cependant, dit un ecrivain, c'est dans cc 
rapport si meconnu qu*est tout le secret du genre des noms fran^ais. Sans entrer dans 
des details qui ne peuvent trouver place ici, nous offrirons au lecteur deux exemples qui 
lui feront entrevoir toute la fecondit6 de ce rapport nouveau, qui a fait d'une pr^tendue 
erreur une des plus belles harmonies du langage humain. L'homme, comme on le sail, 
s*assimile dans la nature tout cequi est fort; il se Tappropric, il en fait son domaine. 

(1) PlnsieuTS langues admcttent une troisi^me termlnajson pour Ics noms d'objets qui n'ont pas de sexe, et 
Tappellcnt genre neu(r« ^ni I'un ni Tautre). Mais ceite distribution n'est point constante; I'usage y a mis une 
grande conftision, en appliquant ii des clioses qui n'ont pas de sexe le genre masculin ou r^minin^ au lieu du 
genre neutre. La langue anglaise, et aussi, dit-on, la chinoise, sont peut-ctre les seules prdservecs, ou h pen 
pr69,de cette irr^ularit^. M. Landais,dans une savanle disquisition sur le genre, disquisition si savante qu'ello 
nous scmble deplacee dans un cours special de langue franoaise, car on y trouve de Tanglals, du latin, du 
grcc, et nous croyons m^me de Thebreu, ce qui est sans doute fort instructif pour ceux des lecteurs qui 
n'entendent que le francais; M. Ijindais, disons-nous, voulant se donner des airs de rdformateur, s*ecrie t 
« 11 nous appartiendrait, k nous, Francals, de poser en r^gle g^ncfraio que tout nom qui ne designe pas un 
^Ire aniroe ct qui n*a par consequent point de sexe, est du genre neutre, » Mais une cbose k laquelle M. I.an- 
dais n*a pas songe (et qui pent songer k tout! }, c*est que cette division des noms en deux genres que now 
aTons adoptde , quoiqnc en apparencc arbitraire, contribue puissamment k la clart^ de notre langue , en noun 
eritant beaucoup d'^uivoques et de longueurs, en facUitant et en simpllQant Tapplication des r^les de con- 
cordance, qui ^lablissent une afiinitd necessaire entre les voix principales ct accessoircs qui concourent k h 
manifcstaUon des m^mes idccs. C'est done pour saUsfaire au bcsoln do la clart6 , conform^nient au gdnie df 
iiolr« laugue, qu'on a dlabll U-s deux dlvisioni g^n^iques. 

6 



(45) 

Mais ce n*e8t point asBCz pour Ic Fran^ais de s'emparcr de la force partoui oh elle se 

d^c^ie; par un travail bizarre, mais r6el, de son imagination, il veut que tout etrefort 

lui ressemble et soit nuuculin comme lui. En voici un exemple tout-&-fait remarquable. 

Dans la Henriadey Voltaire fait dire a son hcros, a la vue de TAngleterre, ou regnaii Isi 

c^l&bre Elisabeth : 

Sur ce sanglant thMtre oft eeBt b^ros p^rlrent » 
Sur ce trdnc glissant d'oil cent rois descendirent , 
UiM femme 4 ses pleds , eodiaiiuuit les deiUBS , 
De Tedat de son rtgne ^tonoait ies humaliu, 
C'etalt iSllsiiDelfl. 

Rien n'est f^minin dans le tableau de cetie femme-roi : r^d/rc, Wro«, trdtie, roU, putU, 

destins, iclat, rigne, humains! Le masculin domine partout. Mais Henri lY n*a pas encore 

tout dit; dans les moeurs fran^aises, Elisabeth est trop grande pour ^tre fenime, le h^ros 

dit & cetle reine ; 

Danseeieie, aprtotout, voosn*4tas point oompriae, 

L'augaste flisabcUi o'en a que les appas ; 

Le del qui toqs forma pour r6gtr les ^ts , 

Yoiu fait servlr d'ezemple k tous taut que nous soounes. 

Ju8qu*ici, 1^ masculin domine encore. £nfin, le hcros n*ajoule i^us qu'un trait a ce 
m&le tableau; ce dernier trait exprime toute sa pens6e : 

Et rBurope tooa compte aa rang des plus grands hommea. 

Ge dernier vers nous peint mieux que tout raisonnement, que la masculinity acconi- 
pagne le penchant de Thommc k s*approprier lout ce qui annonce de la grandeur, de la 
forccy de la superiority. * 

L'exemple suivant nous prouvera que la feminite exprime & son tour cette douceur, 
ceite grjice, cette boni^, cette touchante faiblesse, qui rendent la femmesi int^ressanre. 
Chateaubriand, dans le GSnie du Ckrisdamilne, a dit : 

c // n'appartient qu'd la religion chrStienne d'avoir fail deux sceurs de Cinnocence et (bi 
€ repemtir. m 

Ge bel exemple, qui n'a jamais ^t^ cit^, met dans tout son jour la veriie que nou> 
essayons d*expo8er. Elle brille ici du plus grand eclat! Le repentir, mewr de Vinnocencel 
V6rit6 touchante! beaut^ admirable, mais qui eCit pourtant ^cras^ nos grammairieos 
mat^rialistes, s*ils eussent os^ I'attaquer ! Ce n*est ni dans une froide analyse, ni dans 
un raisonnement glac^ que Ton trouve la solution de semblables difficult^! Le cceur de 
rbomme en est Tunique source! — C*est acette harmonie qu'il faut rs^porter ce double 
genre des noms aigle, amour, automne, couple, orgue, etc. 

Maintenant que nous avons ^puis^ toutes les observations auxquelles le (^enredonnaii 
iieuy nous pouvons d^finir ce mot. 

Le genre est la propriety qu*a le substantif de designer le sexe r6el ou fictif des 6tres 
oudes objets qu*il reprdsente. Ainsi Ic substanlif homme, signe d*un ^tre m&le, est 
moMculin; elle substantif/tfntm^, signe d*un 6tre femelle, esifhninm (1). 

EXERCICE ANALTTiQVJS. 

HOMS MASCUUNS. 

Mif Aim Amatfoo. Anbrc 

Affraat. AJteto* AmaIgM* 

Ac*. Aifiak. Anl»«. 



(I) Un grand nombre de greremairlens ont saggM, eomme moyen de reeonnaltre les genres , I'applicatloD 
des mots l# on ki ao nom dont U est question; mats lis n*ont pas prls garde quil fUloit d^il connaitre le 
• genre de ee nom pour y appliqucr aree Justcsse le on la. 



(*8J 



_ _ _ AotvL "Dieomhnk Emplilrau 

AntHlole. i^UriiqiM C«i6mc Bebangc BnifMw. 

Antipodal Arf|89t. CI»»Tnw «el«ir. 1"'*'*^^ 

Antrc Au«pic«fl. Gmm. Efitir. EmIw rf < * 

Apotoitw. AAkmt, Cloporiiu BH^bon. Butrnol. 

Appcmfira. AutomUt Coneonlirc. Bofe. Epi*MM. 



MOMS FSMlMIfS. 

Air« AffiU Dinda Epigramm* EuMm. Mrt. 

Alar»« Arrbaa. Ebtea. Bpitapka. H)4m. Oa. 

AlcAte ArUrc Ec.ill. Eqaerra. B7podl^lM. OoMflAt* 



Amom AtnoapliMc' EdiappalaiM. Ecfaivoqaa. iMMMfiaaa O riap 

AnafraiiuBft ATant-aceac. Erbarda. £»laa^a. InwHa. Ofb ha. 



Ancra. CslMar. Bcritait* 

Ai>tickamLra Dartre. Eeumc Tibra Naera. Outran 

Apoihteaa. Draekaa. EmUim HmL OMu 

▲rabea^BA DaeroUoira Enigma. IIorlo{cr Oera. 



— ««M«ea N XIV. 

BU NOHBRS DANS LBS SUBSTANTIFS. 
!*• Siail. — SIRGULIIl. 5"* 811 W. — FLUWIL. 



Un Aomme est asses beau quand U a J'ame bdle. 

(BOVASAULT.) 

Uoe /'•iitme pnidenle eat la aooroe des biens. 

(Destoucbss.) 

L'am6aMa(i«iird*iuiroim'esttoi:UOQrs redoutable. 

(VOLTAiai. 

Un bienfaU n'aTilit qae les cceors n^ ingrats. 

(La Haepb.) 

I3n cotir peat tout tenter quand Vamour I'accom- 
pagae. (Poissori.) 

Le eoMeillt plos prompt est toujours salutaire. 



Lea hammes ne sont qae ee qnll plait anx femmea. 

(Lafo^taub.) 

Les /^mioiesde ce aidcle oBtbeioiii d'on mod^. 

(Da BibtebO 

Lea Trala ambatsadeurs son! partootr^Tdr^. 

(VOLTAIBB.) 

Lea bUnfaitt pempent font anr one ftme blen nfe. 

{Id.) 

iM eteurs Qopdiiiia ae aooilamaia aoonda. 

(Id.) 

Les conseiU du coorroox sont toqfoun Imprndents, 



(Kaciub.) I (Saveui.} 

UnjDfoi^nilltylaBaliire faUeste. tea (tex) DtedP datf «it Icar tee aax iUUeases 

Uo rival Bans talent paiioui rolt un dcfaof . I i>es Hvatix vertueoz sont sooTent admirds. 

(STAS5AaT.) (»E BeLLOT.) 

Sod a<nout^0Mp6n6noii9reeosoait plus. I Lea ymur de ramilKS ae trompeat rarement. 

(RaCWE.) I (Vot»A«BO 

Les m^mes noms nous apparaisscnt ici diversement modifies dans leur dfoinence, 
suivant qu'iis reprdsenlent un seul 6tre ou plusieurs 6lres distincts. 

C'est ici I'un des artilices les plus admiratb]«s de la th^orie des langues : avec un l^ger 
ohangement dans la terminaison des noms, ces noms expriment, ouire Tidte fondamen- 
tale qu'iis rmfermeaty I'id^ aceessoire de quotiU^ I'id^ de nomhre. 

Les noms: 

Homme, fmwme, ambonadeur, cmseil, Dieu, rival, mal, ceil, et : 

Hommes,femme$, ambassadeurs, conseils, Dieux,' rivaux, maux, yeux, 
disignent les m^mes objets; mais les premiers ne dteignent qu*ua senl objet; laiidis 
que les seconds en indiquent plusieurs. 

Voilj^ done une nouvelle propri6l6 donl joutssent les noms, d*indiqu6r rumctf ou la 
pbaraUti. Gette difference entre VwuU ei la pturaliU s*appelle nokbre. 

Le nombre mguUtrest signe de VuniU; le nombre pluriel est signe de la pluraUU. 

Depuis les Tastes corps lumineux dessln^s dans Tespace incommensurable par una 
Tolont6 toute-puissante, jusqu*aux atomes imperceptibles qui forment Textr^mit^ inf^ 
rieure de T^chelle immense des ^tres, loute la nature consiste en individus. C'est psi* 



(44) 
le pouvoir deraHinil6, par un acie puremenl iniellecluel, que nous conccvons la plu 
raUl6, acie qui a pour base mal^rielle les rapporls de conformity el de convenance. 

Quoique la pluralild no soil poinl un 6:rc, elle csi la consequence de noire organi- 
sation. Nous avons la facull6 de reunir dans noire esprii plusieurs fitres, en faisani 
absiraclion des qualil6s parliculi^rcs des individus, pour ne considerer que ce qu'ils 
onl de commun; de \h, la ndcessil6 d'exprimer par la voix la modification de I'idoe 
d*individualite pour rcndre Tid^e de pluralile. Mais, comme la plupart des noms de 
noire langue n'onl poinl de desinence sonore pour exprimer cetie id6e accessoire, il n 
fallu y supplier par les parlicules que nous nommons articles, donl les fonctions con- 
sistent h indiquer le nombre el le genre des noms, el h en determiner I'elendue. Cos 
parlicules d6ierminatives precedent les noms el leurservenld'auxiliaires; lebesoin dc 
la clarte a command^ eel ordre. 

Le manque dinflexions sonorcs pour d^river immedialement le pluriel du singulier, 
selon Tordre de conception, a force de recourir h des signes visibles qui sonl, en effet, 
les signes el non Texpression dc Tid^e accessoire. Quant sk la langue orale, elle seraii 
souvent impuissante pour rendre cetie vue de Tesprit^sans le secours des articles. Par 
exemple, que je prononce homme au singulier, ou fumrnes au pluriel, cetie voix n'^prouve 
aucune modification sensible; il en est de mfime des noms fenme,fiUe,maiMn, arbre, 
pianU, pierre, itoile, etc., qui se prononccnl de la m^me manidre au pluriel qu'au sin- 
gulier. Ainsi, on ne pourrait discerner dc quel nombre seraient ccs substantifs, si on 
les prononQail isoiement. 

N6anmoins, nous avons quelques noms qui oni une desinence sonore pour repre- 
sentor Tidee de pluraliie, tels que : le mat, les maux, le cheval, les chevaux, un gSniral, 
des ghiiraux, un caporal, des caporaux, etc. Ce mecanisme est tr^s simple et produit un 
cffet tres intelligible. 

Notre r^le generate pour la formation du pluriel est parfaitement assortie au genie 
(le noire langue; elle est simple, judicieuse et d*une application facile. Le caraciere s 
est la marque conventionnelle de Tidec accessoire de pluraliie. Ce caraciere, par sa 
forme sinueuse, est Tembieme convenable de Tacie de rintelligence dont il est le signe 
visible. Mais, jnalheureusement, cetie regie generale a de nombreuses ct de bizarrcs 
exceptions. 

EXERCICE ANALYTJQVS. 

(L'^^e Indlqnera let noms signes de I'unit^ et les noms signes de ploralit^i) 



A denx heores nons^Uons d^Jik dans les bols , k la 
recherche des fraises : clles convralent les penlcs radri- 
dionales; plasleurs dtaient k peine formdes, mais nn 
^rand nombre ayaient ddjik les oooleurs et le parfum 
(le la maluritid. Lb fiilse est une des plus almables 
productions naturclles : ellc est abondantc et sahibrc , 
(lie mOrit Josqoe sous les climats polalres ; elle me 
paratt dans les fruits, ce qu'est la Tlolette parmi les 
ncuTB, snare, belle et simple. Son odeur sc r^pand avcc 
le I^er souffle des airs ; lorsqu*li sMntroduit par inter- 
1^6 sons la voAte des bols, pour agitcr doucement lea 
bolssons ^plnenx et les lianes qui sc souUennent sur 
les troQcs ^ley^s, elle est cntrainde dans les ombragcs 
(cs plus ^pais aTOc la chaudc halelne du sol o^ la fraiee 
mdrit; ello vient s*y m^lcr k la fraichcur humldc, et 
semble s'exhaler des mousses et des ronces. Harmo- 
nics sauvnges I tous ^tcs formdes de ees contrasles. 



Tandis que nous scnUons k peine le monTenoent dc 
Vair dans la solitude couverte ct sombre, un vent ora- 
geux passait librement sur la cime des sapins; leun 
branches fr^mlssalent d'un ton piUoresque en se cour- 
bantcontro les branches qui les heurtaient. Qnelquefoi^ 
les hautes tiges se s^paraient dans leur balancement, el 
Ton voyait alors leurs tdtes pyramldales eclair^ d< 
toute la lumiire du jour , et brdlees de ses feux, au- 
dessus des ombres de cctte terre silencieuse odk s'abreu 
vaicnt leurs racines. 

Quand nos oorbeilles furent remplies, none qolttAme 
le bols, les uns gals, les autres oontents. Nous all4me 
par des senUcrs ^iroits, k trayers des pr^s fermes d 
hales, le long desquelles sont planum des merisler 
^leT^, et de grands poiriers sauvages. Terre enoor 
patriarcale, quand les hommes ne le sont plus 1 

(SbR ANCOUt .— OtMM ARH .) 



FORMATION DU FftMININ DANS LE8 SUBSTANTirS. 



l*«Billl. — MASCULIN. * 2F-«SE11I. — FIMlNIil. 

.habOamt do T«do dans sa hutte enfumd, Et tol, Jeuoe alouellc, habitante des alii, 

Ta meurs en preludant k tea Uadres concerts. 

(DiULLB.) 

La serine est d'lin Jaune plus pAle que le serin. 

(BufroR.) 
Qoand VouorUre est ^pargnte, 
Vainement Touvrage est diitriilt« 

(AaifAULT.) 

AinsI de la panire aimablc touveraine, 

Par la mode, da moln^, la France est encor reine* 

(DlLILU.) 

De quo! n'est pas capable one amanie insensdeP 

(PiaoH.) 

II n'y a pcutf4tre pas nne seole femme tnrqae qui 
fasse le mdUer de courti$ane. 

(BctirAEoiH Of SAiifT-Piiaat.) 

On trompe rarement les yenx d*une rival*. 

(GtlSSIT.) 

Cm exemples servent k nous faire voir que tous les mots terminus au masculin par 
ane consonne, forment leur feminin par Taddilion d'un e muet h la fin du mot. On 
remarquera que les substantifs terminus au masculinen er, prennent en passant au 
KminiDy un aecent grave sur Ve :jardhuer, jardiniire, ouvrier, ouvritre. 

EXCEPTJONS. 



1 SOD pays dont U est seul charmc. 

(La HAtPi.) 

Ijt aann est le mosiden de la chambre. 

(BurroH.) 

L» plus petite entreprise 
Yeotles soins d'onbon ouvrier, 

(NlTIHNAIS.) 

Ge n'est pas le eouverainf c'est la loi qui doit 
rcgner sur les peuples. (M assillon .) 

<>a teate sans cesse on amatU oooronn^. 

(La UAapK.) 

Le cholx des temps et des occasions est la grande 
»ciCQce da eourtisan, 

(Massillon.) 

Le temps est prfeieax qoand on craint un rival, 

(DiSTOUGHIS.) 



qo'oo appdait Gro8-P<erre. 

(MoLiiai.) 



Cn seul Joar ne fittt pas d'on morfei vertueox 
In perftle asaaasln, on iAdw incestoeox. 

(Racihi.) 

La disooide»riaCunle» la whtn font autant de veuft 
qoelamoit. (Boisti.) 



LcB payf oiifias mangent molns do vlande et plos do 
legumes que les femmes de la tUIc. 

(J.-J. ROUSSIAU.) 

L'iSpouse du chr^Ucn n'est pas nne simple inorfells.* 
c'est un are extraordinaire « myst^rieux, angdllqne ; 
c'est la chair de la chair , le sang du sang do son 

^pOUX. (CnATaAOBBI ARD.) 

N'lSlevet point I'^chafiiud sur la malson du crlminel; 
quelle part oot k son crime sa veuve et ses orphelinsP 

(SXRTINCI AaABI.) 

On voit que Ton doit exceptor de la rdgle pr^c^ente : bachelier, payutn^ vuUlol, sot, 
due, fnid$,jmf, veuf, morul, vieux, matin, quaker, qui font au f6minih baehpleUe, paytanne, 
Mlloue, $oUe, duchesse, milUse, juive, veuve, morteUe, vieitle, matigne, quakereae. Quant a 
pariuan ce motn'a point de feminin; on dit ^galemcnt d*un liomme ou d'une femme, 
■II parttMon. Voltaire a cependant 6cril partUanne. c EUe vcui rendaU bien juMtke, vcui 
naves pas de partisanne plus mncire . 
' EXERCICE PHRASiOLOGlQVE (I). 

• PtaacM*. 0» AadaW. Cm AmIi'm. Ob frpagmL Um BaH|Mli^ 

Marcbandt. Mrailiaiit. Mcodianto. GitnU Giant*. 






'1) Qoand rdl^'o aora trouTd da lul-m^me la r^gle, de poor qu'eile ne s'ooblle presque aussitM , les maltrei 
loi eo flbroot foire Immidlaiement I'application. A oet effet* lis cholsiront un certain nombre de mots ddta- 
ch^ parmi eeox qol solvent cfaaque pnncipe , et exigeront qn'II Improvise sur le champ ou bien qu'il prepare 
pour la le^oo suivante, autant de pelites pkirasis avec ces mots. Get exerdce, aoquel nous avons donne le 
aom d'lxsacict raaAStouMiquB , tout en naltaot I'amour-propre de l'6livc , d^veloppe graduellement ses 
racntt^ bitcllectoelles, loi fait aequ6rir la connaissance des r^les de notre langue, et les lui grave d una 
maoMn lDeffii^at»la dans la m^moire. 11 nous scmble appel6 k rempiacer avec avantage toutes les caeograpbtoa. 



(46) 



MnrannL 
BiMliA. 



LaHItr. 
▼•Ub. 



CMirrfor. 



Friaad. 



Nairn. 



PauRo. 
IMvoL 
PaintenL 

El^Bt 

Natillard 



SEC- 


manvaDC 
Iftal. 




Badaod. 


CMrriira. 


CkamWiar 


MaimMM 


THaiaali 


PaleUna. 


OrpMn. 


IMvala. 


CafoL 


, Paiatenla. 


lardiniw. 


BUfaQla. 
NMniaHa. 


ssr 


Bibavd.. 


DiteL 



ll«tr«aata. 



Ckamknim 
TiItafcuiMk 



Caieia 
iardioMra. 



N" XVI. 

1C0H8 TKamNte PAB OlfB TOTKLLI AUTRB QUI LV MUBT. 



!*• Btiti. — wAievtm. 

Poor ooDieiTCr on ami, U Taut derenlr sol-m^me 
capable do VHn. (J.4. Roussbau.) 

Lea bienfalU qnl ne nuntoent paa nn ennemi ne 
aeirent qa'k I'aiplr. (Duclos.) 

mon hiin-aimd, ta tbb fldr U Jnlle ! 

(J^. RouasBAu.) 

Un homme bon eat toidonra le friafi-^ami. 

(BOISTB.) 

Un rftofircN est njct I donnerdea chagrins H font ce 
qui Tentoiira. (Madame de Puisibux.) 

Eh ! qui done s'attendrit poor nn infwrtuni? 

(GaiBILLOH.) 



7^ sfeii. <— rteram. 
La flemme est Vamie natorene de Ilioinme , et toote 
aatreamlU^eatftriMeonevapeeteanprta deoette-U. 

(Db Borald.) 

Lea fenunea n'ont paa da plaaeraefleaamiMiiiej qae 

lesfemmea. (/if.) 

TIens, ma him^aim^e , prenda cette branche flemie 
de eitronnler, <nie J'ai eoeinie dana la foi^ 

(Bbrrabdih OB Saiht-Pibbbb.) 
La fortone eat toqioiinia Man-vamie. (arohtmb.) 

L'espdranee est vne Omtntt^^ qui a phia d'imagraR- 
tfon qne de jogement. (Boists.) 

Mon dieu 1 qael transport (Sgare one infortun^^^ et 
ltd fait onblier ses r^sdntiona P ^1.4. Rovssbait.) 



Pour former le f6minin des mots quise terminent en ^ , en i* et enu, il suffit d'ajouter 
un e muet k la fin da mot : un ami, une amie. 

SXERCICS PBBASiOLOGIQCS. 



Wa 19M0HQ 



Una 



Irrteahk 



lovfl 



Bntrope ^talt on favwi tont-pnissant anprte de 
Tempereor Arcade, et qui gouveraait absolument 
resprit de son maltre. (Cbatbaubbi aho.) 

Acouter ata sujeta est le devoir d'un roi, 

(GBiMIBB.) 

Monselgnenr le bailli, qui s'dtait arrdt^ pour parler k 
quelqa'un , tint rejoindie la compagnle , et oilHt le 
bruilmadBme. (J.-J. RouasBAU.) 



Al^ 


UnaAlnia. 




OMiahavaMaw 


Afl^i. 


Air»M«a. 


ZM. 


Zifctoa. 


DManaM. 


IMtannm^a. 


Bvapori. 


Baaporia. 


Formo«. 


Ferccnia. 


IneonndArA 




PttM. 


Pnlnia. 


Bnnami. 


Ennami« 


Bearratt 


BcarreMa 


nuatsaba 
rvfiiivraa 


Pealiferta. 


Umm. 


Ba«Mb 


AppreDti. 


ApiMaoli.. 


EXCEPTIONS. 







Des princesses la d^sirent k Tenvi pour fovoriltf. 

(FLiCHIBB.) 

L'opinlon est la rHne dn monde, parce qne hi aotllaa 
est la reine des sots. (GEAHProBT.) 

Madame d'Orbe et madame la haUUve mardiaient 
deyant monsieur. 

(J.-J. RoUSBBAVO 



On TOit qu'il faut excepter de la rfegle pr£c£dente leg mots /avon, roi^ baiUi, et aUi^ 
qui font au Kminin, favorite, reme^ baiUive^ abbessej 



(i7) 

N^ XVII. 

IfOMS TKRMlNiS PAR UN • WUMT. 



V» Sim. — MASCULIS. 

FiBiit-n que snr le front d'titi prafime AmrLTiu 
Brille de la Terto le sacr^ caract^re 1 (Racihi.) 

Trop Bouvent un coupailv est le ills d^m h^ros. 

(GBiain.) 

Un prince est le bkpositaiu des lois et de la Jos 
Clce. (La Biuyerx.) 

L'lapix heurewD bisulte an lldftle aoaffrant. 

(V. Hdco.) 

En coorant apr^s elle (la fortane), 

Hon petit nrrioixi , 

VIent de faire nn fenx pas. (Piion.) 

Le grand Angnstin est le fiddle u«tii?retk dn mys 
t^re de la grdce. (Bossuxt.) 



Le HABcaATK de Bade s'^tait renda cher ft ses 
spiels par le zile ayee lequd il chercbait ft am^Boier 
lev sort. (Bbauchamp.) 

On pent dans son devoir ramener l# PAajuat. 

(Racinx.) 

£e SAUTAGX a^ait contempU la soddt^ ft son pins 
haul point de splendeor. (GHATXAUBaiAiiD.] 

An dehors le SrAvnAis ^tidt ainbltteDx, lEVsre , 
inlque; mais le d^lnt^resscment , I'^uitd, la con 
corde r^aient dans ses mars. (J.-J. Roussxau.) 



3^ siait. — rinmn. 

Les enftoits preiment le canct^ da sang qui les 
a ftmA , et Ton recoimaft to^foors ceox (Ttnit 
AouLTxai. (Boian.) 

Um cofTPABtx aim6e est MentM tamoeente. 

(IfouftaB.) 

Gette malson angnste semUe Are , comme oelle da 
No^, la eeule MTosnrAiax de la dotr» des sIMea 

PaSS^. ptASSILLOB.) 

H6 bien, deeeirffiimx a-t-en piml TandaceP 

(Ricm.) 
Ma sant^ ftiit; cettt iirriDXLi 
lie promet pas da rerenir* (Panr.) 



Ne soyei pas sensflile ft la donceor seerMe 

D*nn amour dont la plnrne est la teule iirmnftn. 

(PiBOH.) 

Dans son grand herUer, la mabcbatk avalt ftli 
graver et enlumlner tontes les phmtes de son Jan&L 

(BXAOCHAMP.) 

Retonmant ft son souffle (de sa forge), Ynlcaln en 
fit telorc le ridicnle fllet oil tat prise la ?ABJtrBX. 

(PlBOR.) 

Ab ! qn'eUe me parat divine la rimple sautagx , 
Tignorante Atala, ft genoux devant nn vienx pin 

tornb^. (CHATBAUBBIAlfl).) 

Vne Spabtiatb patait en paUla ft visage dton- 
vert Jusqu'ft ce qo'elle soil mari^; aprte son mariage, 
comme elle ne doit plaire qn'ft son ^ux , eUe sort 
TOilde. (Babthelbmy.) 

Les subsiantifs, ou ]es mots employ^ substantivemenly terminus par un e muet, ne 

chaiigent pas de termtnaison au fiSminin. On ne connalt alors le genre dans lequel ils 

sont employes que par celui des adjcctifs qui les pr^c^dent ou qui les suivent. 



EXERCICE PHRASiOLOGIQUE. 



Un r.oeaUir*. 
Prntionnairc 
Prnprietair*. 
PBitrioairc. 
Sna^diifTv* 



Efclar*. 
?MrioM 



On* Loeatalrt. 
PcmienDure 
PropnitMtn 
Pit«trina:re. 
SeBgiiiaira 
CaBulaJ«b 
Zactef*. 

fclmM 



Un ]6k«c 

IMmooiaqiM 
Ariitocitito. 
Carafb« 
Tolaga 



Goa £l^a. 

D^monlaqne. 
ArMtocrate. 
CaraSba 
Volage. 
CananMfo. 



Dn IdottlK. 

Ileta. 
Brbella. 
Malada 
HoaevTite. 



OnalMltM 
Ibto. 
Bfbalk. 



Profane 
FWk. 



Profana. 
riM*. 



Sjfbarita. 



Eai 
Sjrbarita. 



-~««-««*a X XVIII. 

SI7B8TANTIV9 Mtt 9 QUI SB COANGXNT Blf eife. 



|« SXBIX. — HASCUim. 

l/dna est fUt poor porter les berbes ft la vflle, 
Comir de porta en porta, et pais, ft son retour, 
R^ppeiter le ftimier qui rend le cbamp tolUe. 

(Lamothb.) 

Lenoovean yrojift^a domiait le cholx ft cenx qn'fl 
voaUdt sabjogoar, d'em b r mei sa secte on de payer 
on tribnt. (Voltaibb.) 



2»« stBix. — riMUfiR. 

Poppte, Spouse de N<§ron , avait toqjoun ftsa suite 
quatre ft cinq cents dneuee , poor se baigner dans 
leur lait et se conserver le teint fralf . 

(Tairoux.) 
Aprfts avoir entendn le propb^ du vral Diea, nous 
'" 1 vohr la prapMtette du d^mon. 

(CnATKAVBHlAKD.) 



( 48 ) 



Left drutdei, Imposteura gronten, faiU poar \t 
peuple qu'Ils goayemaient , inimolalent det Ylctinies 
hnmalnes qn'Us bhUUlent dans de grandes et hidcnses 
Btataes d'osJer. (Voltaiii.) 

Les bonxu, les bmraincs, les faquirs, Be d^vooent 
« des penitences eiTrayantes. {Id.] 

Le 5ttt««, naturellement froid, paisible et slmpie, 
mals violent et emporUS dans la colore, bolt du laitage 
etdOTin. (J.-J. Rousssao.) 

Le jNipe est le vicaire de i^us-€hri8t en terre , le 
pte Gommondes chnitiens. (Academis.) 

Les jBiuUei ^talent les soaTerains v^ilables do 
IVffi^y, en reeonnaissant le roi d'Espagnc. 

(VOLTAIBB.) 

I^Iol>mtoie ai vu , sous Thablt d*an ehanoine^ 
ilnhommesage, et, qui plus est, savant. 

(Salintir.) 

iWi Mte (I'amour) dans an cosur a bient6t fait son gite. 

(RlGNABD.) 

ie vols bleD que d'un bon valet 
On ne saurait falre un bon nuAtn. 

(FuaiTIEBB.) 

Cest ontrager un nigre que de Inl donner le nom 
de i4vere , qui veut dire bonune libre. 

(La Habpb.) 

Du seln d'un pritre dmu d*nne divine horrcnr, 
ApoUon par des vers exhale sa fureur. 

(Boilbau.) 

Le del met sur le trftne un prhie$ qui voos alme. 

(Ragisi.) 



Lee druid$Mtes ploogeaient des cootcaax dans Ie 
OBur des prisoonieri, et Jugeaient de Tavcnlr A la 
manlire dont le sang coulaiL (>'oltaibb.) 

II n*y eut aucun asUe consacr^ A la virginli^ ra 
Asie ; les Chlnois et les iaponais seuls ont qudques 
bon»e$3€$, (id.) 

Nos Suii$$$$9i aiment asses A se rassembler entre 
eUes. J*-i* Rousseau. 

Nous donnAmes A la fllle de la me des Moineaux K 
nom de papeue Jeanne. (J.-J. Rousseau.) 

Uibaln VllI donna aux caidinanx le Utre d'enii 
mnee. 11 abollt let jeiuUesies. (Yoltaibb.) 

Dominique , 11 faudra Ater les bousses de la cham 
bre bleue , c'est lA que dolt loger madame la ehanoi- 
nesse. (M"m db Ghamilly.) 

A Theure dite U courut au logis 

De la clcogne son hdiene, (LArosiTAisfK.) 

La femme d*un charbonnicr est plus respectable 
que la maitreite d'un prince. (J .-J . Rousseau.) 

Le nigre a sur le soldat Tavantage de ne point 
risquer sa vie , et do la passer avec sa negresse cl 
ses D^igrillons. (Yoltaibb.) 

n n*est point de Tille oik Ton trouve autant de pr^ 
treites qu'A Athines. (Babthblbmt.) 

L'amonr ne r^e pas le sort d'one ^noesfe. 

(Racikb.) 



Geriains mots terminus au masculin par un e maet changent, comme on le voil, cci 
c en esse pour le f(§minin : prince^ princesse. 

EXERCiCE PHRASiOLOGiQUE{t). 



lAnfi 


UmAniaM. 


Up DrnM*. 


Cm DniidciM, 


UaSsl^rc. 


Cue iaHjnmt. 


•orpM. 




M«iM. 


lloincMC. 


Ot« 


0|.<».. 


t:cnUur« 




MaUlf« 


MuttlTMM. 


PropUte 




l£*<que. 


BttdwfM. 


t»\r. 


PairetM. 


ConiU. 


ComtcM. 


W. 


PofCIM. 


P*avr«. 




Diabk 


Di<UeHc. 


Ifrognt. 


IvragnrtM 


SaaTSft. 


8but«bmm 


Dr4tc 


DrAletM. 


Udr.. 


LMlrcm. 


BoiiM. 


Buim^mT 


P*pe. 


PtpcMe 


Ubrair« 


LibraircM 


Sif«. 


8*rcw« 


Tr»ltr« 


TrailrcM*. 


Hair*. 


Uairme. 


Tifr*. 


TigratM. 






DiMC« 




Tleooito 


TieomtcMc 







(1) Nous devons fairc observer que la plupart des mots coutenus dans cet exerdce ne pcuvent se dire qu*iro- 
nlquementet dans le style comique. —C'est dans les intdressants Voyaget en Ilalit de M. Valcry, que nou9 
avons trouvd les mots : ange$se, eeniaureite et talffreste* Void les passages qui renferment les deux dcmiers 
aubstantifs: — •AVexception dusage Oiiron, botanUte , mtuicien, astroname, preeepteur (TAchilU, 
m Vhanneur de son espece, det eentaures, det cbxtaubbssbs Murtout respirent la folie, la licence,* 
— « Quelques details det fretqiset de Jean de S. Giovianni, a Florence, sont bixarret: vn$ satyr ess v 
« eleve en Voir det couronnet en eigne de victnire. • — Borgneste no se dit d*une femme qu'en termcs In- 
Jurieux; autrement on dolt dire borgne: Laprineette d'Evoli, qui fit de ti grandes pateiont, etait bobgiie. 
(De Stb-Foix). La mdme observation pent s'appllqucr aux mots drdletse ttpauvrette, — Quant A taun>ageis(, 
11 se trouve dans Trdvoux : Let quaire cheft et la sauvagbsse d'une det nationt ehinoitet, furent presenti* 
par leurt eondueteurt et interpretes a la compagnie det Indet, dant le tempt que Vattemblee de VddminU 
iration allait te tenir. Ge mot n'est gu^re usitd auJourd*hut que par ddrlslon. « Xhi petit Frangait, remar * 
« que M. de Chateaubriand, poudrS et fritS comme autrefbit, habit vert pomme,vette de droguet , jabot 
« et manehettet de moutteline, en me parlani det Indient, me ditait toujourt : Cbs messibubs sauyages 
« BT CBS DAMES SAUYA6BSSBS. • II n'ost porsonne qui ne sente tout Ic ridicule d*one pardlle expression. 
^- Pour ce qui est du mot anaette, nous ne pensons pas qu'il puisse 6tre admis, si ce n'est en plalsantant ; 
on dolt dire une ange. Exemple : II m*aparUbien det foit, avee toute la eandeur d3 ee tentimeni paste, 
ties Iroublet interieurt, det tendrettet inouUt qjue la vtie de cbttb amgb luicawait, (Doulay-Patt)* 



JT XIX, 



SUBSTAMTirS TBRMI1I89 PAR tOU, tn. On, §i. 



l** Sim. — Makvlih. 

. • lie fowrfafMtt, 

Dont lo iilaliitlf et long roacouIenMiit 
Imila 9Ha k pUute d'lm amuit. 

(GAwncMi.) 

Osoteil!... 

Quand la toIx da matin Tleot i^elDer ranroie, 

VltuHen pfostcra^ te Mntt et t*adora. 

(Di Lamaitiiii.) 

Le sage ne ddt Jamais aroir d'aulre gardUn do 
son secret qae loi-mtae. (Guiior.) 

Tout ehrMtn estntf grand , parce qu*!! est n^ poor . 
IcQel. ^ (Massilloh.) 

Gfftees k IMen » le fripon le plot On 

Me flonge pas i tout. (Nitkuais.) 

GanTOi^ est I'Mamon des Dienx. 

(PLAHCn.) 

£es femmes aeeoste d'adnltftre ^talent tennes de 
presenter on thampion qui attestftt Icur iunocence 
en eomUMlanl poor eUet. (Sairt-Foix.) 

Ud mllan qui dans Vatr pUnall , (alsait la ronde, 
Volt d*en hant le pawvrei se d6battant sur Vonde. 
(La FoaTAiiii.) 

Saint Francois de Paole disait i II fiiot que Je sols le 
plus faamble tujn de mon ordre* (Flccbiii.) 



f 2* Siaii. -» FtaNiir. 

U Je Toyais le feon et la blanche gazelle 

Courir au pied du mont Tbabor \ 
Anx bosqneta d'alo^ la donoe f owrf erelle 

Senle paralt gteUr encor I ( PAumia ) 

Hon Jeone ami, toqs ares appiis le langage des 
blanet; II est alsd de tnnnper one fwdftiuie. 

(GlATIAOBaUBO.) 



GardiwM itaMle A la porta do sanctoalro, la cri- 
tiqae Uttdraire emp^cbe les profanations. 

(Taiir.) 

Qaelle erreor k one ekrHimM , 9k eneere k me 
ehreiiennB pdnitente , d'oner ee qui n'est digne que 
de son miprts. (Bosson.) 

. . . Jenepense pas que Satan en persoime 
Pnlssa dtie si m^chant qu'one telle /Wpomw. 

(MoLiiai.) 

Ui gentOto ^bAaniOfme 
Qn'on nomme HM, malignement soortt. 

(PAaar.) 

Tons tenaient snr mes pas^liorB les denx ekamfkumit 
Qol du combat encor remettent lenrs personncs. 

(MoLiiii.) 

Mais la paavTttU arait cmnptd 

Sans rautour anx serres enielles. (La FoarAni.) 

! de Tamour adorable njttte , 
N'onbliez pas lo secret de TOtre art 

(YOLTAiai.) 



L'examen des exemples qu'on vient de lire donne lieu aux observations suivantcs : 
A^ Les noms terminus par em, changent, au Kminin, cette terminaison en ellei 
jouvenceau, jouvenceUe; 

51* Ceux termini par en, on, et, forment leur fgminin en doublant la consonne 
finale et en ajoutant un emuet : gardien, ganUenne; fripon, friponne; sujei, snj€ne{i). 



Ob r 



tr npU m, 



Om ToartercO* 



MagicitBi 



Pdfenn*. 



B0pCiM 



PltWwnM 



Ac«<ltmk*«n. 
Gc«r|i«o 



Proprallt. 

ArMlciniCN 

Vitotptmam. 



EXERCICE PHRASBOLOGtQVE. 



Un 



CUcti 

CitofVB. 

PbtrickB. 

ComMm. 

ConciloyMW 

Dajrtn. 



CMlet 



Un* AlhtoliOM. 
CUmiM. 
Glrnci 



0* MiiBOO 



CoDcitofMi 
])ev«iiM» 



Dragea. 



Mtttif 
Muctt*. 



V«^ 
Luran. 



CMku*. 



MioeL 

PfllWtCB. 



CBtUi 



DrafMt 
lUriMw 

Li. 



Vigoen 
1 uronM. 






(l)Exeepto 



, pofron^ Mhent, qni font an fdminin : compafgn% , jMi(rone^ itUUserOa 

1 



iSO-j 



N' XX. 

8VB8TANTIFS TBRM1NE8 PAR eufi 



I" SbUI. — MASCULUI. 

Le fUMiur n'a pM assei bonne opinion de sol ni 
desautres. (UBiuyus.) 

Les geoB qnlent pen d'aflinsioat detrte gmds 
|Hirl«uff / molafr on pense, pins m patle. 

(M01ITBS<ID1XV.). 

L7iisl<fufmir^il«ppeld per to pkedsfluniUeM 
partage de loa mafMXA otturelle. 

(GUIZOT.) 

ie blAme an himftHteur , dont TAme mercenaire 
Vent mettre nn pAx k son bienfalt. (H< Jolitsau.) 

SI poor none aeeeUer de man et de donlem-, 
Le trtee a see tyian, le eiel a sob vn^fwrs. 

(CAiBiuxni.) 

Oiea fait mMileoide a« pMiiur mia^iable. 

(HoLiiaa.) 



2* SiiiB. — riHiHOi. 

La poHtesse est soorent noe Terta de mine et de 
parade ; c'est one /falletiif^qiiiiie.reroBe eon esUme 
a personne. (Miiabiau.) 

... On YOit les amanls-to^iews' tenter lenr chob. 
La trop grande popletae est d'agi^able homenr. 

(MoLisan.) 

Les prairlea serant Totre <edte , les fieors velie 
alphabet , et Flore TOtre insiihUHce* 

(BiBN . Di Sr-Pinii.) 

La natore n'oeUeUe pas dgatoment one Menfal- 
trice poissante et sage f (Yiibt.) 

L'hnmBie n'a point de pin cniell»paw y gre w ds 
son forfalt que sa propro consdence. 

(BOISTE.) 

J^us appelle ft lui la ftttle samaritaiiiG , 11 par* 
donne A. la femmc adultftre, llaiMOOt la p^^eresH 
qui balgne ses pieds de larmes; mais U sc^ylt contrs 
les ambiUeuz. (Bias, m Sr-Piiaas.) 



Les substantifs terminus au masculin en eur, forment leur f^minin petrols mani^res 
dilMrentes, par le changement i^ewr en eiue, en eresse, ou en ric€(i). 

X/ramfet nlfHil mifcnM;iM mob ipi piraMol «•• diwciiM t wi ii i tOM raagti pw 9fin il y W Iittf q di. 

MXBHCICE PHRASiOXjOGJQUEu 



ROMB TMBMiniB BM eW QUI VOlfT tflMtf* 



^B AWytaf. 



VntAhvjwf. 



Anem blear. 



Arraehcar. 
B«if r cur. 

B*racoa>ocBr> 

Boudcur. 

firadouiUcur. 

BriMW. 

firodebf. 
C«|*bar. 
Cardrar. 



AMcaaUeata. 

AwmiiKuai^ 

Arrach«UM. 

BaigDCUM. 

Balajvoae. 

BarageutncuM. 



BredoBillcuiQ. 



Cterebeor. 
Cboehotcur. 
Yotenr. 



Gifofeoa^ 
CardeoM. 
Clwiiteaa* (a). 



ChaeboteuM. 

TolflOM. 

TintMMk, 
TricoUuM.. 



Un Diicor. 
DwpuUur. 
Dor* or. 
Dortneur. 
Eoiolaon 
Smpoiaonoeur. 
EmpniBlaar, 
Enluminear. 
Epiuebear. 
Entreprcncnr. 
FuMur 

Taodcur. 

Tfi«btw. 

Fihor. 

Farccar. 

FMattoQK 

FonaiiNMr. 

iMcor. 



Uoe Diaenae. 
Diapaletit* 
Dorcutc. 
Dormeuae. 
Eoioleiiaa. 
FoipoitonneuM. 
EmprunbeuM. 
EnluiniBeaM. 
Fplnebcaie. 
EntrepraiMiiae. 



Ud 



Yeodeaaa. 
Fa«ua«. 



F««attMU«. 
FoaraiaaaiiM. 



Coiffeur. 
Connor. 



Centaur. 



CoiflroM. 
Coartns*. 
CooDaiMcjia. 
Contauiab 



Crifor. 

Croqucur. 

Danienr. 

MdaiflBoac 

Dtoiahaw. 

Difidanfc 



Crianaa. 

Croqneuio. 

DaDieuaa. 

DMaignaQM 

IMfiicbaoaob 

Mfidaoa. 




Qrai 
Groodauaa. 



LtTaoM. 

Liacnaa. 

MeneoM. 

MaiiaonMMi 

Hoquenaik 

Parlcusa. 

Patioeoaab 

P*ebanaa» 

Pai 



Pourvoyanr 

Pr«cbaar. 

Prcnaur. 



Pr«teur. 

Priaeur. 

Promctlcur 

PrAncar. 

Qncrelleaik 

Qu«taur. 



RempliaacDr. 



Bieor. 
Babicbear. 



Radotcur. 
Raillaur. 



Bapporteur 



Bircur* 

Bicaociui. 

Bicufc 

BAdcur. 

BonQowe. 

Tapaganiw 

TIreub 

TraralUMV. 

Trottipaor. 



UttePorl«we. 
PonrfojeoM. 



PrencQse. 

PiflvrioM^ 

Priteuse. 

Priseuie. 

Promcttease. 

Pr6nettBa. 

Qtterrlletifte. 

Remplisaeiioe. 



Kieuse. 

BabAchevae. 

Kaccomroodemc 

Badoiease. 

Ballleufe. 

BaisosBCMi. 

BapporleMtw 

Reccle««* 

B^enae. 

BicanevaBb 

Biense. 

R6deuM. 

BoDfledM. 

Tapageoat. 

Tireuse. 

TriTaiUevte. 



(1) Les mots inferieur, tup&ieur, hiajevr, mineur, serviteur, giMvemet*r, qui font an f&nlnln tnf^ 
riwre, ntpMeurB, majeur$, minevre, iervame, gouvemanie, sent seals excqpt^ do eeMe r^a- 

(t) Or dii aoMi «aaufrie« po»r ccpitmn ooa pcnonna babila dans rart 4n abant. 



(51 ) 

NOHS TKRHIN^ KN §ur QVI VOlfT He9. 




Um AM<Unlric«. 
Abf«viatriM. 




OMtlMtelflM. 

D«seiWMUie«. 



tfm InUiTifalMr. 
M«tew. 



IflBprovicalrieak 



NrttevlriM. 

Be«o«ci8atH««. 

8*<iu«in««. 



AdoUlmt. 



ABMUiMk 

Coatokuifw. 
CoMoiBaia triet. 
ConipiratfiMb 
DeMrtictriea. 
Diractriea. 



K&Aaatnaa. 
G«B4ratric«. 




KOMS TJCftMixvis PAR eur QUI #oi«T etie. 



ini»BisiiOTM« 



Un ChaMfW. Una 

DcTinavr on dfrfa. Datii 






Oaa TalMffVfatriea* 
UglalalriNb 




iMaaMflM- 



Dm 



EacLaalaraiM. 



-— -««K> N XXI. 

rOlilNilf Dm NOliS TBEMINte PAR X. 



l** SKAU. — • HASCDLm. 

. • . Ploa qii*oii Dftk crolt, ce nom dVpoux engage, 
Et ranioar est somrenl on frail damailagc. 

(MoLinK.) 

On doit da nudUvnux respecter la miskre, 

(ClKBILLOff.) 

Les monast^res sent liiforables ik lasocidld, parce 
que les religieux, en consommant Icars denudes sor 
les lieax , rcpandent Talmndanco dans la cabane da 
pantre. (GRAmoBttARs.) 



2» sciii. — riMiaia. 

LVpotMe dn chriUen n'est pas one simple morteOe t 
c*est mi6treexlraordlaa]Te, mjstAietn, angAfqoe; 
c'est la chair do br chair, ie sang da sang de sen 

^POUX. (ClIATKADillAn.) 

ndlas I qne de raltons centre nno malKewmue I 

(ilAciai.) • 

Uno reUgimu do St.-DenoH, pr^s de quitter la 
tcrre, trouvait unc counmne d'^plne blanche surle 
scuil de sa ceUnle. (CflATiAUBiiAitv.) 



Les noms lerminte au mRSCuIin.par oschangent au fSminin ccite Icilre oase: ipoiix^ 
ipoute; matheureux, malheureuse (4). 

SXEROUaff PBRASEOLOaiQVB. 



BoiUtts. 

ChMairillM 
Dirtrtu 




Uk IS Iiai i i iil i MM . Um Pr^MmplmaM.^ Od Baifnani. 
Pointilkus. PoinaUcm- ■"-'-'' — 

Leprcux. L«p/«iM% 



Vna BargBtnn. 
FilaiteHa. 
Amkitiani. A»biti«uaib 



Faeticm 
Gueux 



nrtiaoaa. 
Gueoia. 



fHfttQU 



rUvnoMb 



n, ihiiawMf na ■'imfH'- foa pour dfaigner urn ttnaau qui rcftaora, qni ripara. MaU lonqii*iM ftal 
aafOr » «• '>i rvitaaraiaar. 
(Sj CkaaurMit ■• a'amploia qoa dana la ityk ilari a1 po^liqaai dans la itjk ordinaira «d dit 
{S; Ia rotiiiia « dildailMwa* eaoMia ao dit hndmtmi xnaii dMlaaatf n'aat point d^uaga i 

Chaa b ^!ialmw» on coanU, 
Poor Mm fatra i 



p«fir4<taaCMMi«il 4wiB« I 



X* fbntilM* • A M*' tfaf<aa» qai n*iil paa- pkin Mili, 

Moi i*9im»l On ■• Bi»<|ua. Bkl MtMiffsn, laiHa Sr«l 

(4) 11 n'y a d'exeepi6 qne vUux , qni fait vi>/U«. 



C 5«) 

— — «wea N* XXII. 

FORIIATIO!« DU PLURIBL DANS LBS SUBSTANTIFS. — NOM8 DB TOUTB TBRMINAISOII. 



V SBIIB. — SIHOULIIi. 

Vhonme tMlablement libra est Gdal qui, d^gag^ 
de toDte cralnte et de tout dd^, n'est Bonmis qo'aux 
dleui ot A la nlsoD. (Fknkloii.) 

Le bien, noas le faisoiu; le mal , c'est la fortune. 
Oa a totfJoQiB raiflon ; le destlu , toqioun tort. 

(La FoHTAim.) 

La loi dana tout dtat dolt «tro unlyenelle; 
Les roortete, quds qu'Us soieiit, sont dgaux derant elle. 

(YoLTAiai.) 

Lc3 plus grandes vMtii sont ordloalrament les 
plus simples. (MALiSHBaais.) 

Un rai ne salt Jamali all a de Trals amis. 

(BouasAVLT.) 

La vertu a beaueoop de prddleatcnre, mats pcu de 
»artyn. (tlKLTinus.) 

L'habltade eat le plus grand 4cue(l de la raison. 

(Di LiTar.) 

Malhcurcnx ct ddtrompds, nous prdfdrons anx brll- 
tantcs couleurs du prisme de Tcsperance la blancheur 
du lineeul. (Baaii. si Sr-Pi»ai.) 

U toleil demeore eonstamment k la m6me place. 

(BlBQUIlf.) 

Tout se rddult souvent pour le ijoyageur k dchan- 
ger dans la terra dtrang^ dos illusions contra des 

SOOTCnlrS. (CHATIAUailAlfD.) 

(Jn iot trouTe tovyours nn plus got qui Tadmire. 

(BOILBAU.) 

H y porta nne corde , et veut , ayec un eUw , 
Au haut d'un certain mnr attacher le licon. 

(La FoifTAINB.) 

Un earat>ans$rail est une hMellerte dans le Levant, 
oA Ics caraTanes sont ra^ nes gratultement, ou pour 
un prix modique. (AcADimi.) 

U pasalpn fait nn /bu du plus babile bomme et 
rend babiles les plus sots. 

(LAlOCRIFOnCAULD.) 

Ca gdndronx e<m$Hl est un puissant sccoun. 

(CkiaHKILLB.) 



2* siaii. — PLuiiiL. 
Les hamm$s qui ont le plus de sagesse et de ta- 
lent ne manqnent point de s'adonner anx arts aox^ 
quels les grandes recompenses sont atUch6es. 

(FlRILO!!.) 

Les hi0ni d'un bomme ne sont pas dans ses coflres, 
mais dans I'usage qu*il en tire. 

(J.-J. ROUSSKAU.) 

U ne faut pas faire par les loU ce qu'on pent faire 
par les manrs. (Hostisquiiu.) 

La vMU est nne rdne qui a dans le del son 
tr&ne dtemel, etle sl^ de son empire dans le sein de 
nieu. (Bossun.} 

.... Lea roii sont des bommes. 

(«.) 
Les verltts se perdent dans TintMt , comnie le^ 
fleurs sc perdent oiuu la mer. 

(LAaocEiroDCAirLB.) 
La fansse gloire et la fansse modesUe sont lea deax 
^e^b de cenx qui dcriyent leur propra vie. 

(DiRnx.) 

Les drapeaux des partis sont des lineeuU dana 
lesqnels on enseyelit la patrie. 

(BiaaAaniN ni SivPiiaai.) 

Les dtolles fixes sont autant de iolHls. 

(FoaTxnaLLi.) 

Le sanle est agrdable anx gdnies des voyageurs^ 
parce qu*il crolt an bord des fleuTes, embltoies d*une 
vie errante. (GaATXAuaaiAiiD.) 

Les iott depuis Adam sont en mi^orltd. 

(Gas. Dblatiohb.) 

Un sidge aux elotw d'argent te place A nos cdtds. 

(A. GaBRiBi.} 

Bo distance k antra, ]e rancontrals de grands ca- 
ravanseradt bien formes et de vastes basan oo 
marcbds, o(k r^nalt le plus grand silence. 

(B»RAaoi!f DI Sr-Piiaai.) 

Les fous mtoent les sages : lis sont plus nombrent • 

(BOISTB.) 

On ne donne rten d Ubdralement que ses etmseiU, 
{Laiochbfoucaold.) 



Ce qu'il faut conclure des exemples de Tune et de ]'autre colonne, c'est qu'en fraiifais 
tout mot termini par une voyelle ou par une consonne prend un $ aupluriel, quel que 
soil d'ailleurs son genre : cede leitre est, dans le g6nie de la langue fran^ise, le vrai 
caracl&re du pluriel. 



{ 53) 



EXSRCiCE PURASEOlOGiQUJC. 



u 

L*4lraBtir. 

La 

1.a 

L« 

L*atti>& 
L«d«t«a. 
U 

LtMrio. 

L'ttmnuH 

Lcjour. 

UduH. 

Immtmtia. 

LccUeiMi 




Laacitonu. 
Lm cariboiu. 



I«iardh. 

1^ raac 

I/arWa. 

La maiaoB 

La Marian 

La feoiRa. 

Laanalieul4 

L'aaMda^ 

Larav 

Lai 

Lai 

La> 

Lai 

Lai 

Lai 

Lai 

La raMlpal. 

La cbarnMiiMrat 

U 

Uftw. 

LaBaai 

La ami 

Lclrao 

Lia 

L**«c«teU. 



Laa|( 
Laf raMt. 
Lat atbrei. 



Lat aMriagrh 
U» fraUba. 



Laai 
Lataaaa. 
LMaianllaaib 
LatMw. 



LatBana. 



Uf 



ratainab. 
chardaaaareM 



Laa ckavramk. 
I.at (aiuk 



I.ca lra«c 
Lat lUtiiai. 
La« 4f cDtailc 

EXCEPTIONS. 




LattiOrvi*. 
Lai ftaciatk 



LtfKiaaM. 
LMiayaMMt. 
LaifbB*tva. 
LtttariMi. 

Lai ara|ayt. 
Lm aarca)aya. 



Latttua. 

Lm «paafMrta;l«. 

LMdMU. 



LmmiUmU, 
LMkargcn. 

LMaaX 
LmI 



N0M8 TEMUWMB KN QU. 



%• illlf. — > FLOIIIU 

Get homme , dteent-Ilf , dtall fianlear de ehaum, 
Et le ToUA dereno rol. (La FoaTAim.) 



I'* siiiB. — smooLinu 
Le «A0ti que la dme do palmiste renferme an nd- 
Uen de Bes feiMes est on fort bon manger. 

(BniiAftDi!! M St*Pibiib.) 

On a Yu que lesnoms terminus en ou se plural isent gte^ralement par TaddUion d*un s. 
L'exemple qui pr6c^de nous monlre aussi que certains autres prennentun^auplu- 
riel : on en compte cinq, qui sont : poux, caiUoux, genoux, hiboux et ehoux. VL est pr^u- 
mable que ces noma ne tarderont p^s k suivre la r^gle g^n^rale. 

ROMS TKamifis bn aiU 



!'• sillX. — SIMSDLUUI. 

Le tranM est la Tie de lliomme. (Yoltaiai.) 



De VtwuM dl^gant des ebamps et des praliiei 
L'alsoUle de Miaeire orna ses broderies. 

(Gastil.) 

L'a<l, dont rodeor est si redouts de nos petites- 
maltiesses , est pentp^tie le lemMe le plos puissant 
qii*il 7 ait Gootre les Tapeors et les manx de nerfs 
aaxqods eUes sont al snjcttes. 

(BatflAADia Ml Sv^iuai.) 



2* siaii. — VLvaiiL. 

Jamais de ses travaux (1) Abel n'esnll le eoon 
Sans avoir embrasstf les aoteon de set Joors. 

(GiLiaar) 

ie nirai plus efaercher an bordde la pnJile 
Ges 6clatant8 imaux qoe le printcmps Tarle. 

(&r-LAMBBtT.} 

To peox cholslr, on de numger trente aulx, 
( J*entends sans bolre et sent prendre lepoe ;) 
On de sooflHr trente bons coups de gaole. 

(La FOHTAIKI.) 



Quelques noms terminus par ail changent cette finale en aux; tela sont : ioupbrail^ 
vantttU, tntrtul, bail, corait, qui font Maufntaux, vantaux, vitraux, baux, eoraux, et lc9 
mots cit£s dans les exemples prdc^dents. Quant aux mots bitail, beraul et algai!, ils 
n*ont pas depluriel. 

(1) n est Ttal qn*on dit aossl des iravaOi, mais dans deox aotres aceeptions t 

f Lorsqn'on tent parier d'une machine de bois 4 qpaixt plUers , entre lesqnels les martchaox attachcot Sc* 

dMranx fougnenx poor leMerrer ; 
»• Qoand il est question des comptes on rapports prdscnl^ , soit k nn souvcrata par nn mlnlstre ou tin 

adminlstzatear , soit H on sop^^leur par on commis t U nUnUtte a eu eem t9maim$ fhuUwn tra^m avm 



,(S4) 



1" siiii. — suifiotin. i 

OaoslM plalnes da del Dieu lema la 1tim<£re. 

(YoLTAIil.] 

Ghaqne nation a beioln d'nno muaiquc partlcaliko 
qui 8olt analogue h son etel, (J.-J. Rodssiau.) 

On appelle, en tcrmo de petnture, le eielt cette 
paitle da tableau qui reprdsente Fair. 

(ACADiHlB.) 

QoiDd on dlt le eieX de oe lit n'ett pas asses hant, 
ci9l Bignifle le haul do lit. (AcADimi.) 

On TOlt lesmanx d'aotrui d*iia aotre oBil que les siens. 

(GotnaiLLt.) 

Ah I TCatHm d'mi csil sec TOlr mourir ceqo'on almc! 

[id.) 



2* aim. — pluiiil. 

Que la terreest petite k qat laTolt des eieux ! 

(D1LU.LI.} 
L'llaii^est sons on despku beanx dels de rRo« 
rope. (Noil.) 

Les dels dans les tapiseeiles les font estimer. 

(PlJLMCn.} 

Ge pelntre fait blen les ddt. (AcAfiaiin.) 

U faut dire des deU de Ut. f Jtf .) 

An cimetl^re de Pise, Buflalmaoo a repT^scni6 lous 
les'eieif ddcrits parle Dante. (J. Jarir.} 

Le bandeau do Tcrrcur aTengle tons les yeux. 

(VOLTAUK.) 

La dironologio et la gdographie sont les ywx de 
rhlstolrc. (BoaiPACi.} 

Dites an ploriel des esils-cMcntf, 

(ACAUMll.) 

fl y a un prorerbe espagnol qoi dit quH iinit 
choislr du framage sans yeux, dn pain qui ait des 
yiiMp, at da Tin iq^ aante aux yeiui. 

(TaiTooz.) 

Les pleires appal to ailia-<f »f)oit jon^ qnolqne asset 
nres, ne sont pas d*un grand prix. (Bunoir.) 



Ses deux aXeuU ont rempli les deux premites 
dmrges. (AcADtiriK.) 

Qui aertUtn sen pajs n'a pas b ase to ^ffoiauc, 

(VOLTAIll.) 

On distingue cinq univenaux : le genre, la diffe 
renoe , Tesptee , le propro et i^aeddent. 

(DoiuaaAis,) 



En ardiitccturc , nno esp^ de petite lucame itfte 
en rood on en ovale dans la courerturc des maisons , 
s'appelle un c^Ude-homf, (AcAaisfix.) 

OEii se dit anssi du pain on du fromage , quand 
on y troaye qnelqnes troos on oovertures qui les 
raBdenfc moiBa.caim>aiit<i» et mains aoUdes. 

(TiiToux.) 

U me parslt qne Ton doit enoore regardcr comme 
on produit du feld-spath la pierre cbatoyante k la- 
qM&e an a donnd ieaom d'ai i l Ja | po<won. 

(BurroB.) 

Ge que I'aVetf I ni le pto 
If ont point fiBit an sldde passd , 
Aujourd'hui la Franee Tesp^ 
Do grand roi qu*ils nous ont lalssd. 

(RAGUtt.) 

En loglquo , nn terme ddslgnant ce qu*ii y a *do 
commnn entre tons les 6tres d'un mtoie genre, est 
appeU nn itntvarjal. (Boisri.) I 

Ges exemples donncnt lieu aux observations suivantcs : 

1* On dit ciWau singuHer, dels et cieux au pluriel : cteux, pour designer, en g6n6raly 
toule rimmensit^ do la voOte c6leste; cieU, pour 6noncer d'une mani6re resirictive la 
temperature particulidre a chaque viile^ ^ chaque contrce; ce qui fait que Toncompte, 
en quelque sorte, outanl de deU qu'il y a depays : lecieldet'ItaHe,hdel deiaPrmce, 
le delde CEspagne, sonl des dels favorisis des dieux. On dit ^galementdes dels de tableau, 
de&dels de tit. Enfln, en terme de mineurs, on «e sert de mb pour indiquer les pre- 
mieres couches de terre. 

3* OEU a aussi deux pluriels difKrents : yeux et cdls. On emploie yeux au propre et au 
figure, pour exprimer Torgane de la vue. Mais laplupart des grammairiens voudraient 
qu'en toute autre circonstance on se scrvit du mot ceils. Cependant, dans les exemples 
que nous venons de rapporter, on trouve des csils-de^oeuf ^ terme d'architecture, et 
TAcademie, Boiste, Laveaux, Tr^voux ont decide qu'il fallait dire vies yeuxdu pain, 
dufromage, de la taupe. Nous devons done a eel dgard nous sc^umettro ^ la decision de 
ces imposantes autorires. Ndanmoins, s'il s'agit des plantes ct des pierres qui portent 
le nom d*6sii(-d0-€Aal,d'an{-ib-aer^u, d'oeil-de-perdrix, .nous dcrirons, avec laB.iiaiura' 
^istefty des (mle-de^hat, etc. 



f 55 ) 

3* Aleuts so dit au plurid toutes les fois que Ton yeut d^igner le grand-pire paternel 
et matemel. On se sen d'aleux^ pour parlor do ceux qui, en g€n€m\, nous onl prteddte 
dans la vie. 

4** Dans le dernier exemple, le mot tmiv^rf^/ s'ezplique do lui-mfime. 

Quant au mot pinitenUel, rituel de la penitence, il suit la r^le g6n^rale, c'est-ihdire 
qu'il prend un e au pluriel^ ei qu'il no faut pas le confondre avec piniteniiaux, adjectif 
qui ne s'emploie gu^re que dans ce cas : les psaumes phiUentiaux, 

EXERCICE PHRASiOLOGJQUE. 



Ub bara cmL 
LtmMAh Mtria. 
Db eM d« ubbM bit! Cdl. 
PcDllra i «l-d«-baiir 

Ud Ileal niiaUm«L 

Y«ir im del. 

Co ctcl froid. 

Co eic) dc lapiMcrM nagnifiqui 

A^eir vn b«l oriL 

OufriidebmiT 

CroOlon de bub oA ft troovc i 

fnadwU. 
L n i • • ■ 



l^D Bkul 



•kul palenM 
Mbd«%M£ 



Tji Mttto dM cians 

Dct eieb temp^rii. 
Fairc bien Im cieU dc 
Edifice oA l*Mi Toit { 

b«ir. 

Ses vib^e-CbritL 
Dm aleak materneliL 
Implorer lei eieui. 
Bee deU glaeiak. 
Dc* eiek dc tapiiccric 
De grctidfl yrvz. 
Dea 7cas de baaC 
Dec jcas dans k pain. 

Dec cvik-de-booe. 
Des akab patcnieb 
^«i^4c.bMf 



Ud« BtlcffM I cM 



Vn cril dc ebaL 
•ib^dc-Gagncr b ekL 

1 c eici dc TEaraM 
Un ciel dc Ut. 
I'd 93 Doir. 
Un vil dc cociMa. 
Toir un groi onl •« b 
Un vil dc poiven. 
N'BToir ploi que ttn ■ 
Bcfcrder k ciel. 
Lc riel dc Provenee. 

Un eiel dc ii !■■ 

Ub ceil dc cirtoc. 
Un vil dc fronagc 



Dec Tc« dc ckat 

If Mter kr MU. 



DaceklidciL 

Dm ycoi bka tmim. 

Dm jeu dc McbcB. 



Dm 

AdrairM kc CI 
Lm pfaM doM cicH 
PbinteaMidcd 
Pm jcai 



sar-''^^ 



N' XXIII. 



PLURISL DES SUBSTANTIFS TBBMlHiS PAE MU, OU* 



i*« Siui. — 81HCUL1U. 

Un tombeau est nn monument placi sor les 11- 
mitfis de deux mondes. 

(BlB5AlJ>Jlf Dl Sr-Piu».) 

VoiHoa qui charme le boeage, 
fi^lasl De diante pas tonjonrs. 

(LAMAITHfl.) 

Quelquefols le hasard nous pr^e son flambeau 
Pour fairer nos pas dans un sentler nouvean. 

(Cas. Dklatigvk.) 

L'unau a 46 cAtes, tandis que FAi n*«n a que 28. 

(Burro2i.] 

Le cruel repentlr est le premier hourreau 
Qui dans nn sda aM^able eofoDGe le couteau. 

(Racihi.) 



2* SBEIB. — PLUIIII.. 

Les tombeetux des anc^tres sont, ii la €3ilne, na 
des prindpaux embcUissements des faubom^^ dn 
yillesy ct des coUines des campagnes. 

(Bxi3IAtDI!f DB Sr-PjUtB.) 

Le respect que les nations portent k ceitatns o^- 
seauas est un hommage indirect qu'elles reodent * la 
ProTidcnce. (/^f.) 

Les passions allument tons les flambeaux qui in- 
ceodient la terre. (/<{.) 

Le pire d'Abberilfe dIsUngne deux esptoes d'u- 
naux. (BnrroA.) 

... I/&me abandonn^ k ses remords secrets 
A toujours son suppUce et ses bourreaux tout pr^ts. 

(Th. GOIABILLB.) 



Ces exemplesservenl 1 difimontrer que les noms terming en ««» et en au prennent un 
X au pluxiol. 

EXERCiCE PHRASiOLOGlQCE. 




VeurMa* 




Vb AtagrM- 



CaYcan 
Cbalun.eaa 
CLIteau 
Corbcaa 



Fardeaa. 




UrapcM. 
Bateau. 



BatecBt. 



BurcBH. 

Landau 

CbamcaB. 

GbcTfcau. 

Cofdrau. 



]»andaai. 



Chrtreaw. 
Gcrdrctut. 



ISlBBB. 
VkMbBCBIb 

triCBBdeatt** 



( 56) 



0« Gltcto. 

llWMCD. 



Martean. 
Trovpaait 
Tntneau 
Tafabao. 
Nograw. 



r«i (tfcieaus. 
Ramcaus. 
Jambottueaus. 
Jumcaui. 
lapcrvaui 
llamcaui 
Marteaus. 



Cn Ciawin. 
Gtnau 



Tralneaux 

Tablcaui. 

Noyaut. 

Bandeiui. 

Brdcaui. 



Baakau. 

Ca4eaD 

Gtnwaa 



Cadeaui. 
Carneaus. 
Owpcaiis 



Jmifcnecatt. 



Radcati. 

Ridcau. 

Moincaa. 

Toinbcrcau. 

Tuyau. 

Tatwau. 

Drap««u. 

Etourneau. 

Fliau. 

FuMrau. 

GodWeau. 

Balifcaik 



DciCiaMM. 
Cluauf. 
Bobcreaus. 

loMtenreaui. 



Radcaox 

Ridraut. 

Ilohieaux 

Tombrrraut. 

TuyauK. 

TaMaaux 

Prapcaus. 

BlourneauL 

Fltaux. 

FuMaai 

GodiTeaui. 

BaliTaaux 



Joyatt. 



Mantran. 
Morceau. 
TrouMrau. 
Ffpcau. 



Dft CalraM. 

fsyaua. 
I«atnb«aas. 
r^Uau. 
Maatcaw. 



Tit 

Kpcao. 

Ptitcaul. 



R«aaau. 



Taarvao. 
Teaneau. 



Yarmiaieaa 
Fabliau 



TavreaoE. 

Tannaaas. 
Poleaui. 
yeriniMaaaj 
FabUaus. 



N° XXIV. 

PLUaiBL DBS N0H8 TKEHINAS PAR Ml. 



i" %im* »• SIRGULIEl. 

Le Dim des Ghr^Uens est ua Dieu d'amour et de 
eomolaUon. (Pascal.) 

La tie de rbomme ne tleat qu'& nn ehevew. 

(BOISTt.) 

Le /^ qui semble ^telnt, souvent dort sous la cendrc; 
Qui rose r^yeUler, pcut 8*en laisser surprendre. 

(CoanaiLLK.) 

Le jeu rassemble toot.; II unit k la fois 
Le turboleot marqals , le palsiblc bourgeois. 

(RiGllAID.) 

11 r^sulte de ces exemples que les noms termini en eu prennent un x au pluriel. 
N^anmoins on excepte le mot bleu, qu'on 6crit avec un $ : du bteu, des bleus. 

EXERCICE PURASiOLOGlQVE. 



2* Sltlll. — PLUIIIL. 

L'amiti^ d*un grand homme est nn bienfalt des dUiiu. 

(YOLTAIIK.) 

n faut prendre anx ehwwx les occasions et les 
pensdcs. (Boists.) 

Cependant Ondonrd ne sent pas encore pour Cfr- 
luta tous les /huD d'amour qui le brdleront dans la 
suite. (Cratkadbiiaiio.) 

Les I'tfttx des princes coililArent souvent tr&a cbcr 
k Tespdce humaine. (Boisti.) 



Ca Adten. 


Dea Ad;«us 


Un AfeA. 


Daf Atcui 


Un Caica 


IMaavra. 


O^MTCUC 


All«u 


Alleux 


Rnjatt 


btiru. 


FMieus 


lloyru. 


Meyeui. 


Fwu. 


MiBca. 


Milicat 


l.ifU. 


Ucai. 


Navau 


f«i. 


Tffni. 


Il«br«n 


ii«bffaui 


ia«. 


c:«nalc« 


Camakui. 


Di«u 


Diaus. 


Pica 


U^m 


Fpi... 


Frane^lUa 


Fnnet^llatti 





P«w 



N" XXV. 



PLUniBI. DBS MOMS TBR1IINB8 PAB Ol. 



1** situ. — SlRCtfLISI. 

Que dcvant Tor tout s'abaisse et toot tremble 1 
Toot est ioumls, tout cdde i ce mital. 

(PllOR.) 

SouTcnt d*un moUidre man on tombe dans un pire. 

(GOLLIR D*HaRL1TILLR.) 

U gnerre est le MbwiuA des rols; les vlctoircs ou 
les d^faltes sont scs arr^. (Ritaiol.) 

... On ne Toit sous les. deux 

Nui animal^ nul 6tre, aucune crdature , 

Qui n*ait son oppose i c'cst la lol de nature. 

(La FoNTAim.) 

L'ori^iol a le mufle du chameau , lo bois plat du 
daim , les Jambes du ccrf, (CnATXADBaiARD.) 



2* siiii. — PLuaiiL. 
La T^rltd est comme les mitaum, que Tart ne crfe 
point, mais qu'll pnrlQe. (Docuis.) 

A raconter ses maax souvent on les soulage. 

(CORRIILLI.) 

Le plus terrible des fldaux poUUques est la corrup- 
tion des lrt6tifiatt«. (Gohdorcit.) 

Les hommes sont comme les animmkx -. les gros 
mangent les petits , et les peUts les piqnent. 

(Voltairi.) 

Scion les sauvages, les mignaux ont nn rol snr- 
nommd le grand arignalf ses sujets lul rendent 
toutes sortes de devoirs. (Guatkaobriard.) 



( 57 ) 



Ah I rorgoeU est k plalndre s*U ne salt point almflr. 
Obiu rhonune son egal, rhomme doit s'cstimer. 

(Cflinin.) 

Vn hdpiidi est plus spMalemeot destine aax ma- 
lades ; on bos^ce , aux vlelllards et aux inOrmes. 

(M— D*£P1NAT.) 

Lea minlstrcs sont en France sar an pi^dnial si 
mobile que le mofndre choc les rcnTcne; J'en aivn 
pins de qoatre-Tingts en soixante ans. 

(Li 6IAR0 Faiouic.) 

11 Cant §• didHer toqlonrs de son rival. 

(COLLJH d'HaILIYILLI.} 



La faTenr met llionune 
et sa chute au-deseoos. 



de tnigm^, 

(La Biurxat.) 



Paris olBre anx nudheoreiu beaoooop d'aslles eoanus 
sons le nom d'kApUaux. 

(BiaHAamH di Sr-Ptiaaf .) 

Les plnshantea dignity ne soot que de beanx pCe* 
deMtttux, 06 Ton ne doit paraltie que fort petit 
qoand on n'y biille pas de sa propre Yertn. 

(BlUITS.) 

Ennemls g^n^renx , nooa saYons admirer 
De Yertueux rivaux, les Yabioe et les pleurer. 

(Di Bbllot.) 



Les noms tennin^ en at changenl au pluriel cette d^inence en aux. Le mot butuU, 
lout en suivant la rfegle g6n6rale, n'a que le pluriel en usage : des '-^^'^ — 

EXERCICE PBRASiOLOGiQVE. 



Vm AmlraL 



CWnL 
Cordial. 



Rival. 

TribwaL 

Fiak 

BfBtal. 

CardiiiaL 



Dm Ainiraut 
Canaiii 
Chcvaui. 
Cordiaus 
llarcrbiui. 
Munictpawu 
Prior ipaiu 
Kivaiuu 
Triboaaua. 
Fteua. 
Brutaui. 
Cardinaua. 



Vu ArwnaL 
Capital. 
CoOatcraL 
UraL 



Dta 



Capitaus 



Capital 
CallaM 



National . 

ProrinciaL 

SinicUL 

VaL 

Gen«raL 

Miorral. 

litdnbkl 

Itai. 

TotaL 



Pravineiaat. 
Siniebaui. 
Vau. 
Gtncraus. 

Hiniraui 

PUdnlaia. 

laattS 



Orifioal 

Ba2l«al 

SignaL 

EiaL 

HApital 

FanaL 



CrifaaL 




EXCKPTIOKS. 



l'« SXllI. — SlRGULlEa. 

Les eochenilles naissent au Meidque, sur la fculUc 
^palsse et dpineuse du nopal, qu*ellcs sucent dds 
qu'elles sont Moses. 

(BxBiTAaoijr ob Sr-Pixaai.) 

Le ehacal, monttf snr nn piedestal vide, alidnge 
son museau de loup denito le buste d'an Pan k t^tc 
de holier. (Cbatbaubiiarj).} 



2« Siail. — PLUBIKL. 

line multitude d'araign^s fllent dans les 
litres, et c'est le long de ces flls, eonune snr in 
ponts, que les petltes oochenlUes ^migrent snr Isi 
nopals Yoislns. (Baan aiom m Sr-Piiaii.) 

Un Yaste silence r^gnalt sur le desert ; senlanent , 
k de loQgsinterYalles, on entendaitleslugubres cris 
de quelques ehaeaU, (Volhbt.) 



Quelques noms en al prennent simplement un < au pluriel. Ce sont les suivants. 



nXEHClCE PnRASiOLOGlQVE. 



Vm 



llHvaL 



kU 


Ud Cal. 


Dei Cab. 


Kartato 


?r 


fr^ 


Camatala 


CbaeaL 


Chacali. 



Un CArwMBial 
B^iiaL 



►.«sBea N" XXVI. 



PLUmiEL DESIIOMS TERMINES PAR f » « ET 



!«• siaii* — smouLua. 
Le nes est la parUe la plus SYane^ ct le trait le 
plus apporent du Yisage. (Burrosi .) 

Dans le rfs Immoddrd et dans presque toutea ks 
• - Yiolentefl les l^Yres sont fort ouYertes. 

OBuifoa.) 



je sKHiB. — »i.uauu 
11 est blcn Evident q«e sMes ae« ^^ont pas M faiu 

7 a des MX dcpuis qu u i » «ea ^^mmes. 

L'sxce-l^e Jole arrache pli^v^ ^^^Z"^^^ 
rU. M.^,itouW*^'> 



^ 



(58) 



Arant d'attaqner un atnts, II fant Tolr si Ton pcut 
rnloer aes fondements. (VAtnriJiAaGtifts.) 

Le rhinoe&09, sans dtre nl fSroce n! camassler, nl 
m6mc extrdmement farouche , eat eependant intrai- 
table. (BuFro!«.) 

Le If/nx, dont les anclens ottt dit qne la vtie ^tait 
asaez peroantc poar p^dtrer les eorps opaqnea , est 
on animal fabmeax. {Id,) 

Le plos Insensd commence d'etre sage d^Tins- 
tant (pi'tt commenee k senttr son frovart. 

(J.- J. KOVSSIA0.) 

Le iiice^ suitle grand homme. 

(NAPOLiOH.) 

n n'y a rten de si pestflentiel poor le Jogement qae 
ie fatroM des oonnaissancea p^antesqoes. 

(LnrairriT.) 



Qoand les obus sent aeenellBs par la eeiimlsston, 
blentdt la poissanee vsurpatrioe les #rige en Ids. 

(Malishiibss.) 

II est trte eertaln ^pill exiate dea rMnocirot qui 
n*<mt qu'one come sur le nez » et d'antrea qui en ont 
deux. (Id.) 

Tons les yoyagenrs dlscnt «volr vn dea tpnx ou des 
loBps-eerrlers h peaa tachde, dans le nonl de rADe^ 
magne, en Uthnante, en Moseovle. (M.) 

II faut fulr la socldtd de cenx dont on n'a ilea 4 
prendre que des tranen, (U^ m Pviftm.) 

Tous les heureux iueees en tout genre sont fond& 
sur des choses faites ou dltes k propos. 

(fWTAnm,) 
letens an foa hob Tidns fWroi de lots. 

(Voltaire.) 



II suffit de lire ces exemples pour savoir qu'au pluriel I'orthographe des mots termini 
par 9,xtiz rcsie la m^me qu'au singulier (1). 

EXERCICE PBRASiOLOGIQVE, 



Dtt tifc 
Dm haaaii. 
DMpalab. 
Dm rabais. 
DMamai. 
Datatka. 
Daaaadanaa. 
Dat cempai. 
Daa tebalas. 
Das caliaiaHu 
Dailaak 
De« rcpaik 

rym pUT ' 

Das f ara. 
'Dai aeete. 

Daiiveala. 

Dai aiprii. 

Dm maibauraiK 

Dai icrofuleas. 

Dm ambit icus 

Dm lynx. 

Dm aba lis. 

Das pajrs. ^ 

Dei coramtiL 
Dm nibis.^ 

Dci ancboii. 
Dm noiz. 
DMbaraoia. 
Dm foodai 
Des cneloa. 
Dai eoorrans. 
Tat ikis. 
Dei pais. 
Pm AogWa. 
Dm eoatra-taoipi. 
Daiaa. 
DMMbaa. 
Dm Miralafc 
Dm rvDH 
DMfaklai. 

DMJudM 



Du tripaa. 
Daidali. 
I/ai niaiwi* 
Dm Pran^a. 
Dm ralaii. 
Dai asaDaa. 
DMbai. 
Dai aanavafc 
Dai routalaai 
Dai aaabarraa 
Dm baraa. 
Dci niat. 
DMlaSltlM. 
Dm cnvcrs. 
Dm abate 
' Dm prat'ts 
PMfUeii. 
Dm amoureiis- 
DMgoeMi. 
Dm vaiikaas 
Dai anvieux 
Dai ipbinz. 
DMavii. 
Dm pai Tii. 
Dm cnieifiz 
DmSIs 
Dm oninoii. 
Dm crois. 
DMTois. 
DMdoa. 
Dai propM. 
Dei cpoui. 
Dei radii. 
DMlnrofa. 
Dm ayprii. 
DMeuta. 
Dai iottOratanx 
DMMpr%«B« 
Dai goatlaas. 
Dei rMtieaz. 
Dci paradii. 
Dm pan 



Un angrali 

Unl 

Vm 

Un appaa. 

Unbria 

Uocai. 

Un daons 

Un fetrai. 

Dn Iiwas. 

Un mai 

Dn \ 
Dnl 

On r 

Un mats. 
Unpragrti. 
Ud aiitremaU, 
Un boitraz. 
Un pointlllaiMi. 
Un pcnreax. 
Un aviricicux 
Un larymb 
Un barboutlb. 
One pcrdriz. 
Dn priz. 
Unlreittia. 
Dn moia. 
Uneboiz. 
Un fiilafaaia. 
Unot. 

Un fhino e irai 
Una tooK. 
Un colons. 
Uo mipris. 

Un bA*a. 

Une 

Uni 

UnL 

Undoi. 
Un I 
Uoc 



Des angraia. 
Dm niau 
Dei Palonria. 
DMBioa. 
Dm appaa. 
Dm btan 
Dm eai. 
DHdamas. 
DMiatraa. 
DMlneas. 
DMOiateUi. 
r«i taa. 
TMlcgs. 

Dm mats. 

Dm progrAi. 

Dm eiitremeii 

Dm boheaz. 

Dm paCntillans. 

DMpaorMH, 

Dm a? ancicDX 

Dm wrynz. 

DMbarbMriBia 

Dm pardriz. 

Dei priz. 

Dm Uvillia. 

DMBwis 

Dm aiioiz. 

Dm tIUi 

DMoa. 

Dm r 

DMtoufc 

Dciaaloria. 

DMm^pda. 

DMris. 

DMboU 

D« 

Dms 

D« 

DMclea. 

DMiCCMinL 
DMClAMb 



(1) Gependant les podtes se permettent quclquefois la suppression de Vs dans tnnords tu slngdler. On peat 
s'Mi eoovalncre par les dxemples qui solvent : 



crest eUe (la ralson) qui, farouche au milieu des plalsirs, 
D*an ramof d Importon Tient brider nos d^irs. 

(lleitiAv.) 



Qu*lmporte k nos afflronts le falble et vain remord. 

(Cbkdiu-oh.) 



'( 



r xxvn. 

DOUBLB ORTHOGBAPBK 0IS 4VOII6 'mmiwis SAR Ont OV PAR CfU. 



ATIC UH I. 

La vie. onloQgne on eoorle, est ^e aax mouranit. 

(LinoBLi.) 

II est d'alfrREz MoniMilf od 2a Terta a'ouiille. 

(Bus '01 SimoMBS.) 

I/M arts soDt Ics enfants dc la ndeessltd. 

(La Fontai?(1.} 

Geai HC^fmi dcs hcnreux Booties Trals conqu^rants. 

(VotTAlll.) 



sahs I. 
La Tie , oa longne on coorte , est ^galo aax i 

(LlROBU.) 

U est d'alfreux mmnmi oft la lerta s'oiAito. 

(BliN W SAIIfVOfl.) 

Lcs arts sont Ics enfans de la ndccssite. 

(La FosTAini.) 

CcQx qui font des heurcnx soDt les trals conguerant. 

(VoLTAiai.) 



Nousrovonsdily ]cs noms finissant par uneconsonneprennentun s au plurlel; mais 
lcs ^[emplcs qui prdc^dent, lout en confirmanl cette r^gle^ nous font voir que Ton 
pcui auAfti retranchcr le t final au pluriel dans les mots terminus par ant ou par ent, 
lorsqu'ils sc composent de plusieurs syllabes. Ainsi on ^crit : des enfanu ou des enfans , 
des accidents ou des accidens, etc. (1). 

Mais, s'ii nous est permis d'^mcttre notre opinion h cet^gard, nous dirons que nous 
repoussons cette dernidre orthognphe comme tout*a-fait contraire a Tanalogic et h la 
raison. N'est-ce pas, en efiet, une bien grande bizarrerie d'eci ife des aediens, des 
contrevens^ ^le^ jiaravens , des tn^Aons, quand iious ^crivons des dents, des ifents, des 
chants? Pourquoi retrancher le t dang les polysyllabes el le conserver dans les mono- 
syllabes? Pourquoi.plut6t ne pas le laisser dane les uns comme dans les auires? G^iesl 
sacriiier & une folle innovation les principcs les plus clairs dc I'analogie et multiplier les 
diilicultds orthograpliiques, qu'on doit toujours ehercJier h simplifier. Quoi! nous 
ecrivons dcs entrepots, des ballots, des abords, des rapports, dcs dcliu, des entrechats, des 
assauu, comme dcs pots, des lots, des bords, dcs ports, des lits, deschats, des sauis, el 
Ton n'ecrirait pas des accents comme des cents; des presidents, comme des dents; des 
michantSf comme des eliants. La consequence est cependant rigoureu^e. De plus, c'esi 
se Jeter dans un chaos d*oUy non sculement les Strangers, mais lcs Frangais mSmc, 
auraient peine k se tirer. D*apriss ces observations , nous devons done, dans les mots 
terminus par ant et par ent, conserver au pluriel le t final. G'esi I^ une r^le fixeet qui 
doit ^ire inviolable. Toutefois, nous excepterons le mot gent^ qui s'^rit au pluriel 
gens (2). 

BXSBCiOS PERASAatOGiQUE. 



Dw 



£I»Imm. 
lolnfiM. 



IdciiUdIi 



0« PMChMt. 






IncHlciM. 






AgnMu 




InMl^RM 


FatDteDt. 


GfanU. 


0«4M. 


lifRM. 




EMftM 



(0 La sujipresslon du t final n'cst cependant pas gdn^ralemcnt adoptee ; en ellbt, on grand nombre d'dcri- 
valns, tels qne Baeine, Boileau , FiSneUm^ etc., et de gramnntriens , tehque Condillae. Beauxit, d'Olfvaf 
Ikmi$rgue, Lnnars, Destutl-Traey , LMstae, Hmiiard,'Gv4r0ul, GirauU^Dw)ivi$r, Bpfu^bce^ etc., etc., 
et nnc foolc d'imprimcurs que Von pent citer comme autorit^ MM. Didot, CfapeUt, Michaud, TUliard, 
Berhan , etc., etc., consenrrat toujonrs cette lettre. 

{%) Une antrc btian«rle que nous devons signaler, c'eit que le mot taut , qnanli 11 «6t tabstantir, garde le t an 
plQTlel I nn foul, dt$ fours. Mals» comme a^fNtft, U •Stelt'Miia f t foui Us hmtmss stmt t 



(60) 

SYNTAXE DES SCBSTANTIFS. 

AIGLE. 



2*« siaii. — rBUiMiii. 

VaigUOa. fcmelle)^nt deTCtoiir,elvojaiiteein£niige, 
RempUt le del de oris ; et , poor eomble de nge, 
Ne sail 8ur qui Yenger le tort qju'elU a soufleit. 

(La FONTAIXE.] 

En tenne de blasoa , aigliau d^signalt une Joune 
AiGLi reprtkeni^e sans bee ct sans Mmss. 

(CuinB Stk-Palati.) 

L*AiCLB pertane , dont parle Xtoophon et Quinte- 
Curao, dtalt d*or; Talgle romaiH^ etait oa d*or oa 
d'argent. (Li Biau.) 

Gemianlciis porta les aiglis nmainM aox riTes 
de I'Elbe. (CnATKAuaaiAaB.) 

I^ AIGLI qui 8*tfldre au-deasos des nnes est h 
doTlM de oeux qui aoquiirent de la gloire dans hob 
vie retlrde et caclicc. {id.) 

Ceet en Tain que les Rosses out tooIq dffeodie h 
capitate de eelte anclenne et Uiustre Pologno, Taicu 
firanfaise plane sor la Vistule. (Napolsoii.) 

11 n*est pas surprcnant que » dfts le siidd d'Aristotf, 
une espdce de rale ait foqu Ic nom d'AiCLa marwi 
que noua ioi avons conacrvd. (Lac£pebk.) 



1^ 8E1II. — HASCULIA. 

L'e^toe de TAiglx eommun est molus pore, et 
la noe en paiait moins noble que celle du grand 
AMLi. (BurroH.) 

VolU des AIGLIS blen diueavrit de s'amuscr alnsi 
A cfaasser auz mouches. (Piiom.) 

Quand on salt blen Ics quatre r^es, qu*on pent 
eoi\]uguer le Terbe ooofr, on est wn aigli en Unances. 

(HltABIAD.) 

IMjIk prenalt Teseor pour se sauTcr dans les monta- 
gnes , tet aicli dont le toI hardl avalt d'abord oflrayd 
ao8 provinces. (Flbchiii.) 

Quand je vols 

tes braves guerriers, seoondant ton grand cceur, 

Rendre k I'aigli iperdu sa premito vlgueur. 

(BOILIAU.) 

En vain au lion belgique 

li volt Vaigl€ gennanique 

Vni sous les l&pards. (Jd.) 

Le grand aigli (sorte de papier) est particuU^re- 
ment dutM k rimpression des carten gdographlques. 

(EacrcLOPBoiK.) 

Tous nos gramma iriens ont d6cid^ qiieaf<//e est masculin au proprc, cl dans certaincs 
comparaisons; et qu*il est fi^minin quand il d^igne des cnseigncs, des armoirics, eic. 
Or cette decision n*est point cxacte. 

D*abord la grammaire de Port-Royal a dit : ciii^/eest v6riiablement Kmlnin dans le 
< fran^ais. » Ge qui appuie fortement Tinfluence do Ve muet flnal. Cependanl , comme 
cette decision n'explique nuUement les faits que nous ofTre notre langue, nous Tern- 
ploierons d'abord; mats nous la quitterons pour revenir ensuile 3i rinfluence de la force, 
qui n^cessito la masculinity 

Aigleest f<§minin r6gull6rement, dans tous les cas, puisqu'il est termini par une 
muet. 

Hais si Aigle rappelle une id^e grande et sublime; si la pens6e qu*il oxprimeou qu*il 
accompagne, est ^nergique ct pleine de force, alors la f6mintt6 dispatalt, le mascuiia 
arrive y comme pour completer I'expression. 

Boileau trouvait sans doute Ics motifs de la masculinity qu*il employa, dans cette 
grandeur colossale de la Maison d'Autriche. Peut-dtre n*accordait-il tant de grandeur 
a cette illustrc maison, que pour mieux rolever Ic courage du Francis loujours viclo- 
rieux dans la lutte contre TEmpire.De \k ces expressions que le masculin rend si 6ner 
giques : taigle iperdu, Caigle uni, embl6me de Tempiro autrichien. 

G'est encore pour mieux relever ia gloire de Turenne que F16chicr accorde la mascu- 
linity jlTiiij/tfy d6signantrAuiricheenGnreduileili fuir : 



f 61 ) 

«Ddj^ prenail Tessor, poiirse sauYor dans les montagnes, cet aigie dont le vol liardt 
« avail d'abord effray£ nos provinces. » 

En frau^iSy le genre est d'un emploi trte d^licat, parce qu'il fail presque toiyours 
pariie de Fexpression de la pensde. 

Nos grammairiens ne soni pas d'accord sur le genre du mot Aigle, quand il ddsigne 
une constellation, un pupitre, etc. Nous croyonspouvoir adopter le r<6minin. Cependanl 
nous croyons que, m6me dans ce sens , Aigle pent encore ^tre masculin dans le style 
noble, soutenu. En voici un bel exemple : 

« Lcs vertuscardinaleSy assises, soulenaient le lutrin triangulaire; des lyres accom- 
f pngnaientses faces; un globe terrcstrelecouronnait, et tiii oi^/e d'airain, surmontant 
I ces belles allegories, semblait, sur ses ailes d^ploy^es, emportcr nos pri^res vers tea 
c cieux. » (GMe dif ckrUtiamtme.) 

EXEnClCE PnnAStOLOGIQVE (I), 

Aidle ficr. L'aifrl* d« Mems Aigfe prM* U w tiglMM. Aisle lBp4rfol«. 



Aij^ Mdarirux. 

A^c cruel. 

Dm tig|*« toMkiif par !• aoaraal 



L'aifria d« Means 
Vmntr poor on s^h. 
ftc doatier pour on aigl*. 
Sa rroira un ai§la 
Eire moiiM qu'im %\ffim 
£u« iMia daa aialea. 
ITflra pM d«a aifka 



Aisle lBp4rfoh 
Algla amWitieoi 
npEa A*mmom poor Mt A^ai triawp fc antei 
paliU. Aiglat ra||!ti««a. 

Ai^s atlacMtt k ban p«til» Aifla indifate. 

Aicie eMovM* 
Al|k «pl0y«« d-argiM. 



N' XXIX. 

AMOUR. 



SINGUUER. 



2*« SIM I. — riMIllIII. 



Peol-on lul reftiser une auoui ^ternelle.* 

(J.-B. RovssiAV.) 

Et eqiendant ylens recerolr 
Le baiser d'AMoin firatemelle. 

(La FoRTAiai.) 

Je eras les dleox, Sefgneor, et salnteincnt craelle, 
J'dtoolfid poor moo flis mon amoui matemelle, 

(\'OLTA»B.) 

Et Boodain renoncant k I'aiioui matemelle , 
Sa main ayec horrew la repoasae loin d'elle. 

(Racih.) 



Jv* SSaiV. — HASCOUll. 

L'AMOVB dMn est la source de toutes lcs Tertm. 

(Hassillor.) 

Us s'aiment tons denx d'lm amoui flratemel qna 
rien ne tronWe. (Fiwiton.) 

L'amovi matemel 

Est dc tons les amours le seal qui soft r^. 

(DlMOUSTIIt.} 

L'enfknt Terse des larmes, 

Saute au con de sa mire , et sent de qnel rctour 
On dolt payer le matemel amoui. 

(AUBIIT.) 

(1 ) None ayons dit que les ^Mres seraienttenns de fdre entrer dans des phrases de lenr composition les mots ou 
du moins une partie des mots rapportds dans chaqne exercice phra8<k>log!que. Poor leur faciUter ce travaU, il sera 
n^ceseaire que les roaltres leur donnent Texplication des termes qu'ils ne comprendralent pas, etleor adreseent 
quelqnes questions , en ayant soin toutefois de les mettre k lenr portde. AInsi, k Toccasion da mot aigle, mi 
nous occotpe en ce m<Mnent, Us pourront leur proposer les questions suivantcs , ou d*aatrcs analogues , en ks 
invitant k y Hpondn de tire toil ou par ^rit : 

L'ttigU n^est^lpaslenA des habitanU de Voir? 

A qmoi eert le papier grand-aigle? 

Est-il aU4 a un hMnme hahile de pauer pour tm aigU parmi let (gnoraKie ? 

Quefldt VaigU Unsqu'elle est privie de ses aigtans? . ^ 

Powrquoi, enparlant des enseignes des legions romaineSj dit-on Us aigloe romamesr 

Comment dSsigne-i-on les armes de V empire d^AUemagne? 

Cbmmenf disignaH-on eeUes de V empire franpais? 

Quel Taste champ s'ouTre id k rinslitutcur I n est facile , en eflfet, ^* •p^IJ^S mU^a^de^^S^^ "^Sf! )L 
tcQigent pent tircr de seroblables quesUons , qui , en procurant anx ^$J** *^u«e de mettr^!^?^'*^??. 
mots donnte, des propositions completes , ont , selon nous , rinappridaMe »^ 
leur MUTtIi knlcUcctucUe. 



Htt 



( «20 



De eet auoua funeste ait pu noirdr rardenr. 

(VOLTAlll.) 

L'antV) U imdre AMOim flaU»en.TaiB mes dMn. 

(Raciiii.) 

Aunla-Je enftciiit Ie& lob tpsrobsenrals Bans p6ino». 

Atant qa*t<n/bl amoui m*en fit sentir la chaineP 
(Gas. I>tLATtcNi.) 

Vei^o-tdi, poBia^iiioi d'lm odimusAuovn. 

(RACim.} 

IVi AMoui Trai , sans feinte et sans caprice , 
Est en eiietle plm grand freta dttTiM. 

(VOLTAUI.) 

Non, il n*e8t point de ccBor si grand^ si magnanime 
Qu'un AMOua malheureux n'ontraine dans le crime. 

. (GtiBlLLOll.) 

Gomblen un pur AMoua a sur nons da pnisBaacel 

(de BlEVBK.) 

L*Aiioua la plus tendre a sourent dn caprice* 

(GAMPISTaOff.) 

DaTid, pour le Seigneor, plein d*un amoui fiddle, 
Me parait des grands rois le plus parfait modde. 

(Raciki.) 

Ton insolent amoui qoi croit m'dpouTaater. 

(id.) 



Ahl quel Strange amoui et que les belles Ames 
8onl blen loin de brOlor de oei terrestres flammes. 

(MoLiiii.) 



AM0»«itLMAiteetil iwraw 



Le mafiievein ofc)et d\ifia 8f fandf AMom. 

(BAcns.) 

Vova la'ataea d'lma amovi exirtoo, 

Eraste, et de raon cceur vouiex £trc ^claird. 

(BfOLIKKX.) 

Un IHeo qui nous aliiie d'ima amoui infime.. 

(GoimLLs.) 

n yenait k ce pcuple hcureux 
OtdaoDer de Taimer d'tme amoui 4l4mtU$. 

(Racikk.) 
Adieu. Serrons tous trois d*exemple ik Tuniven 
De FAMoua la plus tendre et la plus malhcureuse. 

(id.) 
ie plains mllle yertos, una amoui mufueUa. 

(Md.) 

L'amovi la pint s$erii4 a Joint nos destinies. 

(YOLTAUI.) 

Et qui salt at d^A qudque bouche Infldde 
Ne I'a point ayertido yotrr amoui fiouveffa? 

(Raciri.) 

(2pie vos hcureux destins les d^liccs du ciel , 
Goulcnt toujours trcmpds d*ambroisie et de mid 
Et non sans quelquc amoui paisible ct mutuelle. 

(CRiMEt.) 

J'alme encor ma ddfalte 
Qui fait le beau succ^ d*une amour si parfaii%, 

(COR^I 



(COR^IILLI.) 



PLURIEL. 



IN PR08I. 



1'* SEBU« — masceiuu 



Les d^r^glements dcsChanandcns ct leurs amouis 
tnofwrniaiMP. (Lett, de quelq. Juirs.) 

Les amoues des anfmaux, oamme ceux desydg^* 
taux, sont r^gl^ sur les di verses p^riodcs du soleil et 
do la lune. (BxinAiDur j>i Sr-PmiK.) 

L'amonr ImmodM de la yit^6 n'cst pas molns dan- 
gereux que lous les autrcs amours. 

(La Rocrbfoucauld.) 

Je conaais deux sortes d' amours trte dUttneis , 
ti^r^elt, qooiqae trts u0 Tum etroHlie, etloua 
deux diffirmdB de la tendra anHi^. 

(J.-J. RoUiSlAU.) 

Un premier amour qui nons enflamme dans notre 
Jcunesse , un dernier amour que nous ^prouvons dans 
Tautomne de notre yie, sont deux amours bien diffi- 
rmU, (SiGUR.) 

Les AMouis-propres sont d^Jft iveiUA dans les 
hommes de TOdyssde ; (Is dorment encore chez les 
hommes de la Gdn&se. 

(Ghatxaosiiamd.) 

Ge n*Aalt paa le Dante d'nne Florence asseryie ; 
c*^tall le Tasse d'une petrie perdue, d'une famiile de 
rois proscrits, chantant let amours trompesy ses au- 



' siaii. — rimnin» 



Addcn d^shonora son r^gne par des amours i 
irueusei, (Bossubt.) 

11 n'est aucun insecte dont les amours soicnt aussi 
eachiei que celles desmoucbes k miel. 

(Dtxiui.) 

Le rosslgnol dl^ye ses concerts dans les bocages 
tdmoins de ses premieres amours. 

(AiUE Martik.) 

Aficskoui, ddmoM de la guerre, Athainste, qttl excite 
k la yeogeanee, le gdni» des faiaUs amours , niiUc 
auties puissances infemales se l^ent k la (ols pour 
seoonder lee danelns dn princo des tdn^bres. 

(Gh ATKA UIRIAMD.) 

L'homme dans ses dgarcments rdunlt toutes les 
nuanoos de cette possion , depuis les amoon do s^dI- 
tan, qui vit dans un nombreux s^raii, Jasqu'aux 
AMOURS si lldMes et si malkeureuses d'AbdIard et 
d'lMloiso» (BnnAinni di Sr^*PiiiBr«) 

Jc dcmandal qui dtolcnt ees dames. Comment , me 
dit men p6rc, le cosur nc te le dit-^il pasF Ce sont tes 
anciennes amours? (J.-J. Roussiac.) 

Pourquol cclul qui a point dans I'l^ndide , ao ml^ 
lieu des guerricrs , tous les clinrmcs de Vdnns, et lei 
AMOURS passionnees de Didon, B*e8t-il abstemi d0 



(63) 

tills renrente, set toon dteottes , tai dleax et les 
rob cfaatt^, k PoreHle despioBcrlptann, sar let Imis 
mtew dn flomra do la pitile. (Laiuitihk.) 

Les Romalns dlsUagvaieDt dsoxsortes d'amonrs : 
edoi qnlpr^idaitftiix amours mufiieU, et celui qui 
fODgetH les ahovis m ipHiA . (CM par Noiu) 

BBS AjMNiiB de Twrago DS Mftt pas /Mf I ponr tecr. 

(<).-J. BOUSSIAD*) 



mettre des femmes en sc^oe arec des bei«en qid 



(BiuAjuua aa.Sr-Pjiaai.) 
Dn cM de I'Asie dtait Vdousi o'esM-dIro Isb/'oZIm 
4 1^ •! (Bossutr.) 



AMouis et la moUesse. 



AlMndftbainelimmi d tirm^ . 

n n'y a d'AMonas Banriyaiit an toaibeaa^ qua c$U€» 
qnl Bont n4e$ an bercean. 

(BniiAaBMf DitePiaaai) 



sn vaaa. 



(fiTlBHRK.) 



El Too revleot tonjooxs 
A les premier* amouss. 

OdI, toBA lea ittes da Franee 

Ui fticaat mes pmnUn amouss* 

(BsiAHCU.) 

f I faUut oiiblier dans 96b emhrassements 

Et mes pr$mieri amouss et mes premiers serments. 

(YOLTAISS.) 

O ma cb^ Sloo 1 si tn n*es pas to^Joors 
Et uos pcemieis rcigrats et nos dsmUr* amouu. 

(Dblilli.) 

Laors amouss {mmorlslf dchaoffent de leors fenx 
Las ^temels frimas do la zone glacte. 

(VOLTAISl.) 

Fnls sans mol ; les amours sont Id iwrperfhu* 

(GosasiLLK.) 

Les soUdes vertos forent ses ssuls amours. 

(YOLTAISI.) 

CasilBOiJiiilBi 



Que de la ydritd les ters soient les esclayes, 
Do ses chastes foYeurs lalsons nos seuU amours. 
(Gas. Dslatighi.) 

Je tals loin des cit^ , r^eur et solitaire , 
De Tos AMOUSS /iiri</k dpier le myst^re 1 

(SOUMIT.) 

Mais ces amouss pour mol sont trop mbiiHiSs, 
Je sols un pea grossier comma toos m'accusez. 

(fioLikutm) 

Bl lanrs grosslan vapas et leors grosHen amouss. 

(DSLILLS.) 



Un r^e da matia qui commence ^datant , 
tede dtviiw amours dans on palais aottant. 

(Lamartiss.) 

O&Mles avac mol da nudhewreux amours. 

(GSSBILLOB.) 



Le prlntemps Inl rendia sa pompe et ses atours, 
Et namefendra pas mes prsmlJref amours. 

(LaHastl) 



Lasprsm^^rss 



ttenoanltailblsBent 

(QUUCAULT*) 



Tout change » toot TieOlit , tont p^rit , tout s'oohtie i 
Hals qui pout oubller ses premieru amours f 

(Gisauuii) 

Gar Tons sayei qu'on dlt toqjoors 
Qn'JI A'est pas de laide$ amours. 

(GsAj>us rsAa^Ais.^ 

Lapass^ n'a point m dVfaniellM amouss, 

Et les si^cles faturs n*en doivent point attendre. 

(St-Etrrmost.) 

Quel froit recanonMls de leurs vainw amours? 

(Racuik.) 

HaU, hAss I U 0*681 petat ^^tmOUs amouss.) 

(BOILSAU.) 

11 n'ast pefnl de loivilis iUMMis I 

J'en coaTicns* (PAaar.) 

n est done vrai, msAsmt^ et, selon co discoors, 
L'hymen va 8uoc<$der.A yos Umgues amours. 

(Racisr.) 
Poor parrenir an bat da ses notVei amours , 
L'lnsoieat da J& Xorca empruntait le secours. 

(/d.) 
las plsnles ooi aossi des amours orageutes. 
La Yaste raer re^it leurs graines Yoyageuscs. 

(SOUMIT.) 

Je Yais chantant »Sphyr, les nymphes , les bocages ^ 
Et les fleurs du prinlemps, et leurs riches couleurs, 
£t mes 6eUef amours plus bellei que les fleura. 

(Gbrsirr.) 

Cette Esther, Tinnocence et la sagesse m^me , 
Que Jo croyals du ciel les plus chirts amours, 
Dans cette source impure aurait puls^ ses Jours P 

(Raciiib.) 
Je redoutal du rot les cniellsi amouss* 

(Id.) 



Il n'cst personne qui n'ait lu dans toulcs les grammaires ct dans tons les diction- 
uaires, qu'en r^gJe g^n^rale Am(mr est mascuHn au slngulier et fdminin au pluriel. 



(«) 

Cetia r&gle g£n£ral6 ne noms paralt fan fondle sur les fails; Ics nombreuses ciUKions 
que nous yenoos de rapporter, t^moignent hautement qne lemot Anuntr^ tant an sin- 
gulier qu'au pluriel, est employ^ dang lea deux genres par nos meilleurs ^criyains. 

Gependant nous ferons obseryer qu*au singuUer Amour est toujours masculin en 
prose (i). Mais en poteie, c'est diffi§rent : cette langae toute diyine a besoin d'eipree- 
sions it elle; elle peut done employer Amour ayec les deux genres. Toutefois, nous 
deyons d^darer que cet emploi n*est pas arbicraire; qu*il est d*une d^licatesse ex- 
treme; qu'il exige une louche aussi sCirc que rare, et surtout une Ame d'une ten- 
dresse exquise. La f6minit6 peut 6tfe graciouse dans telle p^riode, tandis qu*elle sera 
fade et molle si yous Temployez dans telle autre : ici la masculinity est ^nergique et 
noble, \k elle sera dure et agreste. Problftme di£ficiley parce qu'il est d^licat ! T&me 
seule du po^te peut le r6soudre : 

Au pluriely Amour, en prose comme en po^sie, a 6t^ employe ayec les deux genres, 
et c^est a tort que I'auteur de la TtUorie du genre des noms franQois, M. £douard Bra- 
oonnier, auquel nous empruntons quelques-unes de ces obseryations, decide qu'on doit 
oonsid6rer Amour comme 6tant mascului au singulier et au pluriel dans la langue 
utuelte* 

On peut remarquer que, dans leurs chefs-d*ocuyrc , Racine et Chateaubriand n*of- 
frent aucun exemple de I'emploi de Amour masculin au pluriel. Ces deux grands g6- 
nies se rencontrent en bien d'autres points I Racine a employ^ lo masculin dans eette 
•eule strophe de Tode de la nymphe de la Seine : 

Oh I qne bientAt inr nxm rtrage 
On Terrtlulre de beaox Joonl 
Oh I oombien de nouveaux Amman 
Me tlennent dee rives da Tage ! 

Ifais ici Amoun d^igne de petits dieux de la mythologie; la masculinity est ntos- 
sairc. En yoici un autre exemple : 

Savo-Tous qu*ll tient toQs les Joan 
Co JoII mardnS de Cy thire P 
Tons les Jours les petUi amouks 
Y sont txpoiit par leur m^re. 

BXERCICE PHRASiOLOGIQVE. 

A-«|«««J«t LMooorAipr^Wo D« jili. p«tiU .moorfc D.n.i*re. •««irt. 

PtMUMsrar X/MM«r d« k patri*. Sv rianU iMoara. Koofdbt aaiMirt. 

fnmmr raow. L anour da la ▼erto Da graeiau amaurt. AncMiiiiaa amaurs; 

Dar.iT amaar. LJmow du viea. Da ^iaairt. .»o«ir.. F«||« .mwJT^ 

Fatal amaar. LWwr dat richaMaa Da ebaraaaoU amoan rierneUrt amouta. 

Oraadamoar. Lamaur dn plain ra. Da baam amaura. Cbirai aaaun. 

7ala»a«r. L amour da irataiL Da vilaini a»oari. Vit*. amogn. 

*■" T^Vl ,,■■••"' r r^ . . ^ P^**» ■«•"" i»""n greupia. Seeritct amourt. 

A^!!!!I!!l L|amour d» !• Tiril*. Dat amaar. cbarj*. d. rDrtju oil. Innorentci amooia. 



T: . r. . . "'•"^ "•• ■moor* coBrvrt a* e 

AaB.iit AiaiML L'amour du ebang«aMiit. Daa amonta mal painu. 

(1) Oo a dd remarqaer en effet que nous n*aT(Nis pas eU<S un scul exemple en prose du mot amour ( 
ployd aa ftoinln sbi^aller. r r 



(05) 
AUTOMNE. 



3«siiii,— jpiMifliii. 

Une^aot^, dte Ion flortasante, ^ternellB, 
Tons ferait recneilUr d'wM automiii n9mHM$ 
LesnombreiiBes moiMoiit. (i.-J. Roobsiav.) 

Je me repr^sente eette nrroHni ddlicieus9, et pnta 
J*eii regarde la fin aTee ime horreur qui me fall mot 
les groesee gonttes. (M** di SiTiaii. ) 



La terre , aussl riche que beOe, 
UnlBsalt, dans ces heureax tempt, 
Les frolU d*una automri AeriMlla 
Anx flemv d*an ^ternel prinlempa. 

(GaissiT.) 

Remarqnci-lcs smtoat lorsqae la pdU ifrroMiii , 
Prte de la TOir fl^trlr embelut u eonronne. 

(DXLILLI.) 

Une AUTOM?ii /Yoidi ct plttv(eu*$, 

(ACAOIMIX.} 



l** aiaii* -» MAScoLUf. 

Oowrotmd d'^pls, tenant en main sa faadlle, TAir- 
ft)M5K j&yenw desecnd aur noa campagncs Jannls- 
aantea. (Dilxuzi.) 

IHral-Je k qnels ddsastres 

DefAiJToviii omgeux nous exposent les astres, 
Qaand iea Joan aool molM loogt, !Ǥ ioMb moios ardents. 

(DiLILLI.) 

Qoand fes Joan et des nolts ^galant la dorte. 
La balance panit tor la Todte azorfe » 
L'aotomhi , coufonnd de pampre et de raisins » 
Prend des mains de I'^t^ le sceptre des Jardins. 

(Castxl.) 

On qnand sur les coleanx le vigoureux ADTOMac 
Btalalt sea raisins dont Bacchns se cooronne. 

(id.) 

L'ahtoiiiii a M mBtrenellement b$au et iee. 

(LtaauiT.) 

11 n'«8t peut-^tre pas, dans toutes les sciences humaines, dit M. £douard Bracon- 
nicr, une question qui ait 6t6 aussi souvent agit^e, et aussi mal r^solue que ie genre 
du mot automne. 

La plupart des grammairiens d^cidirent d*abord que : « automne est masculin quand 
c I'adjectif le pr^cMe, et f^minin quand I'adjectif le suit. » Decision ridicule, bas^ 
sur des fails mal obsetY^s, qui n'explique nuUement la difficult^ qu*elle pretend 
r^oudre. 

D'autres grammairiens proposdrent d'autres solutions. On s*arr6ta enfin a cetle de- 
cision fameuse : c II ne faut plus faire de distinction, et automne sera d^ormais 
« masculin, par analogie avec les autres saisons qui sont de ce genre. » Quoique ccite 
solution n'explique nuUement les faits que notre langue nous oflre h chaque pas, ella 
n'en fut pas moins g^n^ralement adoptde. t Automne est maintenant masculin, dix 

< Ch. Nodier;.ce qu'on a fait pour le conformer au genre des trois autres saisons. Les 
• chimistes ont suivi cette m^thode pour les noms des terres, des m^taux, des derai- 

< m£taux. Get esprit de r^gularit6 ne saurait passer trop vite des sciences dans les 
c langues; et aucune langue n'approchera de la perfection , tant qu'il ne s*y sera pas 

< ^tcndu k toutes les applications dont il est susceptible. » Cette decision est bien for- 
melle, et pourtant elle est bien peu motivde. Car, de ce que fuver, printempe, iti, 
sont r6guli6rement masculins, comme n'^tant pas terminus par un e muet, faut-il 
done en conclure que automne perdra sa f(§minit6 r6guli5re, pour devenir irr.6guIi6ro- 
Tnent masculin? Quelle erreur ! D'ailleurs citer les chimistes, c'est s*appuyer sur une 
3iutorit6 bien peu comp^tente : on pent savoir trds bien manier les m6taux, et fort 
maltraiter les langues et la grammaire. N'est-il rien de plus arbitraire de leur part que 
de forcer le nom f(§minin platme k devenir irr^gulidrement masculin , parce que or« 
firgent, ptamb sont r^guli^rcment de ce genre? Ces messieurs ont trnit6 la langue, 
oonune ils ont trait6 la nature : ils ont tout boulevers^, sous pr^tcxte de mettrode 

9 



(66 

I'ordre partoui. Du resle, nous comprenons Hl peine comment Ch. Nodier a pu adopter 
une pareille opinion , iui qui a dit avec tant do raison : < L'homme naturel a le don 
c de faire les iangues, I'homme de la civilisation n*est capable que de les corrompre. 
c mon Dleu! si vous acccrdez jamais une langue rationnelle h riiumanit^, donnez- 
< Iui les mots ndcessaires, et un peu de poisieavec. » Y6ril6 touchantc! Oui, sansdoute, 
on doit demander de la po^le dans les langues; la po^sie en est T&mc; sans elle, ellcs 
meurent; tl nous allons montrer tout ce que notre langue perdrait de podsie k la seule 
suppression de la f^minit^ dans automne. 

D'abord montrons I'harmonie du genre avec la forme. 

ABUenme est r6guli6remenl f^mininy puisqu*il est terming par un e mnet : 

c Une axMmnefroide et pluvieuse. » ( Acaderme }. 

t Je me repr6sente cette automne dUicieuse; et puis j'cn regards la* ftnravee na» hor* 
c reur qui me-fait suer left grosses gouttes. » ( Mme de Sivigni ).. 

Maintenant nous allons exposer I'harmonie du genre avec la signification. Gomme 
la podsie est Fexpression la plus pure d'une langue, ce sera aux pontes que nous de- 
manderons les secrets de cette harmonic du genre si m^connue. Eux seuls nous re- 
vMeront quand ils admettent la masculinit^y et quand lis la rejcttent pour employer 
la f^minit^ gracieuse. 

Dans un moment dejoyeux enthousiasme, dans les bruyanta gdatsdn pbttsir; ou 
bien-y dans les tristes instants de risoiemont et- da sombre chagrin, lea pofttes-en- 
ploient Qutomne au masculin : 

Et toi , rUmt auiomne , accorde k nos d^sira 

Ce qn'oD attend de tol, des bieos et des plalsln. (Sf-fomfierr.) 

AasftI , voyei comment Vautomne nSbuleux 

Tous les ans , pour gemlr , nons amdne on ces Ueox. ( DdHU. ) 

Au contraire, Ics pontes emploient automne au f^minln, pour* pejndre une jote doaoei 
une passion tcndre; 11 semble que pour eux , la fSminit^ soit une expression delicate 
et pure de cette inquietude vague, de cette tristesse calme qui berce r&me isoMe, de 
ceiie m^lancolie myst6rieuse qui nous plonge dans de longues reveries : 

Tel on pampre Jaonl voit la feconde automne 

Livrer ses fruits dor^ au char des vcndangeurs , 

Vous tombcrcz aussi oourtee flours do la vlo I (lamorffRi.) 

La null du trdpas t'cnvironne; 

Plus pile que la pdle automne , 

Tu finclkios vers le tomboau. ( MUlevof/e ) . 

« Plus souvent je rcnirais i la campagne pour passer la nUlancolbpie automne dans 
< la maison solitaire de mon p6rcet de ma m6re, dans la paix, dans le silence, dans 
t la saintel6 des douccs impressions du foyer. » {Lamartine. ) 

La parfaite harmonie que les podtes ont su mettre dans I'emploi diiBcile des deux 
genrea du mot automne doit parattre £videmment prouv^e. Cette harmonie est peut- 
^re moins Evidence dana la langue usuelle;. oependant I'usage salt bicn distinguer, 
quand une automne fraide et plwAeute doit remplacer dans ime phrase un automne frovi 

el pluvieux. 



C67 ) 

G'est encore k cette influence puissante d*ano Id£e triBte et sombre qu*il faut rap- 
porter cette masculinity extraordinaire : 

Quand tos regards noyte dans un vagui almo$ph4r$. 

Lamartine sait trhs bien qWatmospldre est fdminin, mats il a adopts la masculinity 
comme une expression de plus k sa pens^ grave. Ce genre est en harmonie avee 1e 
sentiment qui domine, comme dans ces vers que nous avons d6j& citte : 

Anssi Tojez comment Vautomne nSbuleux 

Tons les ana , poor gtodr , nous amtoe en oea lienx. 



EXERCICE PnRASiOLOGlQVB, 

AatemiM iiD!v«ft»Ikim«tt baaa •! AdImu* tr^ Ma 






trial* 



N' XXXI. 

CHOSE. 



2«« aim. •— FiMiRM. 

Ges actions qui combldrcnt Pompde de gloire flrent 
que dans la soite , quilqvx chosi qu*ll eAt fcdu 
au pr^odice dea lab, le ateat aedtelan tonjoora 
pour luL ^^oaTKsquiiu.) 

QuiLQUt CBost qa'U eilt pdf , U na la nlatt ]a* 
maia. (Uauu.) 



(Id.) 



Qdil^oi caosi qall m*ail dU$, Ja ii*al po le eroire. 

(Maimqixii..) 



I'* saaii. — HASCOLUi. 
Je prenais aonrent plaisir k burner pnbliqnemcnt 
^QOBLQUx CHosi qu'U avalt fait, 

(FuiLon.) 

M'entreprenez rien tdm^raircment; mais quand vous 
aTea liaola quvLqw chose, exteutea4« avec vlgncur. 

(id.) 

De sa patte drolte Tours saisit dans Vean le poiason 
qu*n Toit pasaer. SI , aprds avoir assouTi sa falm , il 
liil reate QOiLqui cbosx de son repas , II le cactie. 

(CflATlAUiaiAfrD.) 

Je vous coasUiue pendant le souper au gourorne* 
mentdes bouteilles; et s'il se casse quilqdb chosb, 
te le rabaUrai sur vos gages. (MoLisai.} 

S'il y a QUXLQDX coosi do nooreaa , Je yoos de- 
roande en gr&ce de me le dire. 

(VOLTAiai.) 

Si Ton perd quilqux chosi ilne pas prendre ton- 
Jours les plus robustes onyriers, on le regagne blen 
par raitecUon que ceUe pr^f^rence inspire h ceux 
qu'on choisit. (i.-J. Rodssiau.) 

Ce QciLQOi CHosi, qu*on dirait r&mc de la crdA- 
Uon , s'entretenait aTec son &me. (Ballakcbi.) 

Quelque chose n'est f6minin que lorsqu'il est suivi d'un verbe au subjonctif. Dana 
tous les autres cas il est masculin. 

Autre chote, employ^ dans un sens ind^termind, doit (^tre aussi du masculin; c'est 
autre chose qu'il a dit; quelqtte chose es( promts, autre chose est accordi; donnex^moi mitre 
chose dc bon. 

EXBBCiCE PHRASiOLOGiQVE, 



OI..K 

imttm c 

Qad^« cfa«M qoi o'mI pMBuim 

UMk 



ass 

Qnelqo* 

h 



!lqa« ehoM im pwd. Qoelqm aIwm qn« Tat* fkite. 

ilqot tkM* 4m ki«n plu g t mi. QmI^ ■• cIwm qa'ea ait danmia, ... 

ielqo« eh«M 4a rU . da hu, Qvalqua choM qua f OM ajas pra* Quciqua ebota qalb a;ant •»- 
QtoalqMakoaa dariaL miaa. - ^^ 

Qvalqaa ahaaa da Sallavr. QoalifM ahaM fM 
^ ilqoa akaia fM ftb dil* aaaof M« 



Quckiaa thmt qcill ait rt hM4«. 
Qnalqaa ahoM ^9 tm air* muiB*^ 



MOM Qiial«M cka«a sua t aui ajaa aa 
QaalvM aUaa qoa r>l« toth*. 



C68) 
COUPLE. 



l^« Sitlt. --> MAiCULm. 

ijB roseao quo les conjoints Ueunent chacun par 
un boat crt point dc diflTdrcnts Ideroglyphcs qui mar- 
qucnt r^e dtt coupli uni et la Itine 06 bo fait le ma- 
nage. (CnATBAUBRIANO.) 

t'n COUPLE dc pigeons est auflisaut pour peupler 
Bnc Tolldrb. (Guizot.) 

Con dtait fait , inals Jupiter un Jour, 
IV>ur adoaclr notre iiorrible mls^re , 
Nous envoxTi respdrancc ct I'aniour : 
CouPLB divin, dont la presence aimable 
^liarme I'cnnui, disslpc les douleun. 

(Rorou.) 



2"M StBlK.— FiMIRIII. 

Un sau vage poovait cooslddrer separdmcnt m Jambc 
droite et sa Jambc gaucfie, ou les rcgardcr ensemble 
sous I'id^ Invisibie d'unc couplk, sans Jamais pcnser 
qu'il en avait deux. (J.-J. Roussiao.) 

Vne COUPLI dc pigeons ne soat pas sufflsanu poor 
Ic diner dc six personncs. (Goiior.) 

Jo sals bien aise que vous aycz col .nutomnc wm 
COUPLB de bcaux-frires. (M"* db Sevicmb.) 

II faul a pcu prds vingt llvrcs de bic par an pour 
nounir une couple dc molncaux. (Uurroa.) 



Que (le pauvres ne pourrait>on pas soula^r <tvef 
u:t0 COUPLE d*^usl (AaoariiE.] 

Un fou pent Jeter una couple de louls dans la met 
ct dire qu*il en a joui. {id.) 



Ce soir un couple heureux d'une voix solennelie , 
Parlait tout bas d'amour et de flamme ^tcmclle. 

(V. Hugo.) 

Certain couple d'amls, en un bourg ^iabli, 
Posscdait quelquo bien. (La Fohtaihe.) 

On connaii lous les eiTorls de nos graminairiens pour ^tnblir le genre du moi couf)fc. 
Les uns ont mnl resolu la question : les auires ne Font rusolue qii*a demi. On connait 
entr'autres Topinion de Cli. Nodier, qui a dit : c Couple est r^minin, quand il s\igi( cie 
« deux Glioses; masculin, quand il s'agit de deux personnes; ce que je rappelle scule- 
< ment pour observer que celte distinction est un petit raflinement peu ancien dans h 
« langue. » Nous citons celte seule opinion , pour montrcr quelle fut toujours I'crreur 
de nos grammairiens sur le genre du mot couple. 

D*abord couple est regulierement fcminin, comnie 6tant terming par un e muel : 

c N'avez-vous pas une couple de passereaux pour une obole? » ( ^vangile). 

« Jc suis bien aise que vous ayez cet automne une couple de l)eaux-rreres. » 

{3{mede SevignS). 

On voit ici que couple designe deux 6tres pris au hasard et que nen ne lie. Mais s*il 
s'riqil de deux 6ires soumis a des lois qui les unissent d*une maniere en quelquesorte 
iiiMissolubic, comme les lois de riiymen, de Tainitie, de la famille, du malheiur, etc, 
t\3i[s cetie force est lid6Iement traduite par la ina^culinit6 : 

Oti sulsjc? cicll 01^ Ful8-)e? 01^ port<5-Je mcs vocuxf 

Zaire 1 Ncrestan I ... CoupU ingrat 1 couple affreuxl ( Voltaire. ) 



Le labourcnr rrpond nu tnurcan qui i'nppclie ; 
i/anrorc les ramine nu slUon rommrncp. 
II conduit en chanlaiil Ic couple qu'ii attclle. 



( Lamartine.) 



L'llonncur, chcr Valincouil , ct I'l^qiiitc , «i sreur, 
Rcgnalt'nt chcris du cici , dan? une pai\ profonUc ; 
Tout ?ivait en comniun sous ce couole adore'. 



^oileau.) 



( 



Jadis oette harmonie de la masculinity n'^tait pas g^n^ralemenl admiso* pabqae 
Voiiure a dit, en parlant de deux jeunes 6poiix : 

c Isa belle couple iom igale. » 

Cb. Nodier cite m^me un exemple oti il irouve la f6minit6 trte agr€able : 

Lyt et sa Jenno mire, ansal beaux goe lei dieax , 

1>e denx e&t^ dlTcra ont perdu I'nn des yenx. 

fidumge , aimablc enfant , eet ceil vlf qui te leste , 

Gontre TcBlI de ta m^ exdu des nds do Joor; 

Et tons deox restem um eouj^e eiltstt; 

Elle sera Ytoos , et tol , Taimable Amour. ( Milt de Coumay, ] 

Nous cirerons it notre tour un exemple o£i la ft^minit^ est non seulement trto belle , 
oiais presque indispensable : 

Aacon bruit sous le eiel que la flAte des p&tres , 
Ou le Tol cadence des oolombes'blcuAtres , 
Dont Ics essaims, rasant le (lot sans le toucher , 
Revenaient tapisser les moiipscs du rocher, 
Et mdler aux accords des yagijos sur les rlres 
Le doux gteiaiement de leurs eoupU* plaintivts ! 

Qa*elie est belle cette expression Kminine! quelle gr&cc! quelle fratcheur! La mas- 
culinltSy traduction de la force, serait ici dureet mat^rielle; tandisquc la Mminit^, 
traduction de la gr&ce, nous oflfre une peinture vague, d^licieuse et touchante. 

II ne faut pas reprocher aux sayants d*avoir masculinise empley designant un sys- 
t^me de forces; car ici le masculin est une expression de leur pens^e. En eflet , il ne 
s*agit pas do deux forces prises arbitrairement , mais de deux forces soumises^ une loi 
rigoureuse. Une couple de forces pent servir ^ former ten couple j pourvu que ces deux 
forces soient dispostes d'aprds les conditions voulues par la science. 



EXMRCICE PBRASiOLOGtQVE. 



Tibioi 
Vilkrai 



Ca 

Vm 



ipl« 4m p% g«a< 
Va cavpk 4« pwdrii 
Vb« caupi* d'aafe. 



Une caapic 4a ntMiat 
Uaa aeapla 4a p— Irta 



Uaa raaal* d*l«aik 
Uaa aaapli 4a kalla* 4a 
Uaa aoupla 4'baoffai. 
Uaa aeap<a 4a bwrfk 
Uaa caapla 4a ptgaom 
Uaa aoapla 4a pardris. 



N' XXXIII. 
d£lige. 



I** liiti. — MAscuua. 

Entre iD^ax, qneDe soeMtf, quelle lisrmoiite, 
^vel trai rauci pairent s'assortirP 

(Cbatxaubiiaiid.} 

BieDtAl SOD cflBur a'attendilt poor die, nagu^ sa 
vie et 800 ami dilick. (/d.) 



CHi«l aiLici ne etoie pas imo boona adkm % 



(Noil.) 



9^ siaii. — riMiHia. 
Lliomme veut du plaislr ; mats tears purM altioit 
Ont besoln de santd ; la sanb^, d*exerclcfis. 

(DiULLI.) 

Je Tondrals , dans le senice de ma table , dans la 
pamre de mon logement, Imltorpardes omemeDts 
trts simples la Tari^t^ des saisons, et Urer de chacono 
loulej aef DiLicis. (J. -J. Roussiau.) 

Hflasl dans leurs travanx 

to vils humalns , roolns hommes qu'anlmanx , 
GoAtent des biens dont toujours mes caprices 
M'araleotprtT^ dans mes fauuM nfiLtcas. 

(VOLTAISI.) 



(70) 



La contcinplallon est le niucn d'un esprit 61ct< ct 
nitraordiflaire. (Lbvizac.) 

Ccst un d£lick q«e de contribuer au boubeiir dcs 
outrc». (TtEVODx.) 

Quel DRLics de faire da bicn 1 (Boutb.) 

QMel DBLici de conlempler Ics benreox qoe Von 

fait (BOHIFAOI.) 

C*cst un siLics pour ccrtalncs pcreonnes de bolre 
k la glacci mcine en hivcr, el cela est iodilKrcnl ponr 
d'autreft, mdme en did. (Go hot.) 

CeBt un DiLici dc fairo dcs hcarcax. 

(LiriZAC.) 

C'est pour un bou cccur un grand dblick , que dc 
pouvolr faire loujoors Ic blen. (Arohtmi.) 



Lt leetore dai dhrton ioltiim falsalt autrefois tea 
plus chiru aiLicta des premiers fiddles. 

(MiaanDm.) 

iM DiLicis dn eoBor sent pins touchantei qac 
cellos de Tesprit. (Sr-EvaiMoirr.) 

Tdritable religion I que tea dblicis sont jmi$' 
ianUi sur les coBurs ! (Cbatbadbbiahb.) 

La craauid chercbe chaqoe |oar de nouvcltet si- 
Licis panni lea lannea daa niaUiCDrenx. 

(FiaiLoii.) 



si TAmo ta ploa pare ne soffit pas seole k son pro- 
prc bonhcur , 11 est plus sAr encore que touUs lea 
DELicBs de la terre no sanraient faire celnl d'un ca 
ddpravd. (i«4. RooaaiuD.) 



Dans les cbamps filysdes, les rols fonlent k lean 
pleds les molles dklicss et les values grandcan da 
leai condition mortdle. (Ferblon.) 



Nos grammairiens se sont demands s6rieusement pourquoi dUiee est masculinaa 
sin^ulicr et feminin au pluriel. Ccttc question a conduit les uns^ decider qu'il ne 
fallait plus employer delice au singulier. G'eCit €{6 une exception de moins, il est Yrai; 
mais la langue eDt perdu une expression (r^s riche. L*Acadomte conserva Texpression. 
Mais on conclut que Temploi des deux genres eat une bizarrerie due h la langue la<- 
tine. Toutefois la question n'est pas de savoir si Icl mot fran^ats a pour origine lei 
mol latin; mais de savoir pourquoi tel mot frauQais a eonservd les deux genres dont 
I'emploi est bien loin d*6tre arbilraire. 

Dilice, au singulier, n'exprimc qu*une 6moiion, mais une Amotion forte; qu*au 
joie, mais une joie grande ct souvcnt muelte; qu'un bonheur, mais un bonheur qui 
semble ne pouvoir durer k cause de sa force : dans toules ces aflections uniques, TAme 
est cnvahie : 

c Quel dilice de faire du bicn ! » ( Boiste). 

« C'est un dilice que de contribuer au bonheur des aulres. » ( TrSvoux ) 

c La contemplation est le dHiee d*un esprit dlev6 el cxtraordinarre. » (Livizae), 

lei la masculinity augmente en quelque sorte r<3ncrgie de la pens^ et suppl6e au 
manque d'expression. 11 est des cas oii les langues humaincs sont impuissantes Jk 
rendre ce qui se passe dans notre &me. 

DiBeeif au pluriel , offre Ttd^e de sensations douces, heureuses, conetantes, quise 
succMent avec calme, bercent i'ftmeet ne renvahissent point; qui laissent rhomme 
paisiblement heureux, se poss^dant au milieu de ses jouissances continues, goCttant 
une f^licit^ qui se prolonge, sans craindre une privaiion procbaine; sans craindre 
surtout oe vide afifreux oil T&me effrayte se reirouTC seule aprds une violente com- 
motion : 

c Dans les champs filya^es, daos oet heureux s^jour de paix-et deixyifheur, les roia 
« foulent a leurs pieds les moUei diUcee et les yaines grandeurs de leur condition aior- 
« telle. » FhuUm. 



IT< ) 

Comnie ici il ne s*agU plus de d^veloppement d*une grande force, le nom pluriel 
delices rentre dans Tordre naiurel , et devienl r6guli6remenl feminin (i). 

Uemploi de ce mot n'offre de dlfficulii^ aue lorsqu'il csi pr6c6d6 de i'expression mt 
de : J.-J. Rousseau Ta fail des deux genres dans ce dernier cas, coinme on peut le Yoii 
par les deux exemples qui suivent : 



jJh de mes plos grands dIlicis dtait snrtout de 
lalsser toajoun mes IIttcs blen encaiss^s, et de n'aToir 
point d'taitoin. 



Ce n'est pas poor, znol nne chose IndlfKraite que 
de bonne eau , et Je me scntlrai long-tenipa da mal 
que in*a faft ceile dis Vontnioreiiei s j*al ioim ma fo- 
Dctre une trte beDe fontaSne doatle Ivnft Ctfi mm de 

mes DELicis. 



Nous croyons que le masculin est pr6r^rab1c, et qii'll vaut mieux dire 
plui gramU diUces, un de mes dilices. Voycz le mot orgue. 



Vn de me$ 



EXERCICE PHRASEOLOGIQUE, 



Qiatld«li(Nl 



C*Mt mi riviManl dtllw. 
Ctft DD par d^lire. 
Celt no Trai d«iie«. 
Cc»l i<n bicn graDd d^Iic*. 



Lea dili«ei du Mradii. 
Lei d*lie«a de I eipriL 
Lei delieri dela eanpagne 
Let delicei da U fie 



ir«ura tMlae aadelieet k,., • 
Faire t«atce lei d«lM«de .... 
En Ciire mi pine eMrea di|i^. 
Da purei debeci. 



.•«^o N' XXXIV. <»»^^ 



FOUDRE. 



f* situ.— -MASCQLl!!. 

Creai la mythologie dcs ancicnfi qui, nous leprAen- 
tant tiM^onrs Jopitcr armd du rouoii , nous inspire 
(ant de frayear de Dicu, de la divinitd. 

(BBIi!fARDI.1l DR Sr-PlKXai.) 

Aux orages des mers Joignnnt d*aatres (cmpdles , 
L'bomme embarqnc avcclui millc inorts toujourspr^tes. 
Le feu, pr^nt oSlcstc, agent consenateur, 
Du rouDic dans ses mains sarpasse la fureur. 

(Castu..) 

Atcc plus d'art encore et pins dc barbarie , 
Dans des antres profonds on a su rcnfermer 
\ksfaudre$ sonTBaaAixs, tout prits h s'allumer. 

(VoLTAiai.) 

Kals do Joor importnn Ics regards ^blouis , 
Ne distingndrent point, ao fort de la template , 
Les foudre$ m inACAiiTS qui grondaieut sur sa tete. 

(/d.) 

Allez Taiacre TEspague, of songez qu'un grand homme 
Ne doit point redonter les vains rouoais de Rome. 

[Id.) 

Qoand le sublime Tient k Plater ot 11 faot , U ren- 
verse tout coinme un rouDii. (Boilkau.) 

La Yaleor d' Alexandre , k peine ^talt connue ; 
Cb foudre ^tait encore tnfwmi dans la nuo. 

(Raciai.) 

(1) Viiey dans son Bixioirt natuTtUB du genre humain, Ta eependant fait masculin rni pluriel; U dit , en 
partant des mollasqnes s las MvaZve« lee mvUivalvei, jonf androgynes et se livrent seuls, avec sicuriti ei pof 
\a tevU impuXsien de la nature, A tods les dslicbs de Vamour, 



2* SEBII. — FEUIRLN. 

La Fovaai, eelairant seole une nuit si profonde, 
A sillons redoubles couvre le ciei et I'onde, 

(CaiMuov.) 

• Vons qu'un pen trop bas 

La fortune au hasard a plac^ sur la terre 

Consolez-vous : dans sa colore 

La Fouoai au moins ne tous attelndra pas. 

(Naomt.) 
Qne la foudri en dclats no tombe que sur moi 1 

(YOLTAIBI.) 



(Test dans nn morceau d'ambre qne la propri^^ 
dicctriqne fut apercuopourla premie fois; etrhomme 
est parti de ce point pour arracher la foudib du old* 
(BBBAAaoiH BR 8t J^isau.) 

Les pri^res ferventes apaiaent Dicu , et lol arm* 
cfacnt la FouoBB des mains. • (Acaauui.) 

Songc quo je tc vols , que Je te parle encore , 
Que ma fousbe i ta voix pourra so dctourner. 

(YOLTAIBI.) 

Yous senl , portez la fooorb au fond doicore d^aeits* 



iJ 



(7J) 



4;'ef t Wi rooMi qae le poQTolr irriU. 



(Boisn.) 



La FooMi est dans sea yeux, la mort est dang ses maim. 

(W.) 

Aplanissez ces monU dont lea rochen fumanU 
Tremblaient sous not Fouoais guerriire*» 

(UAS. DiLATlCll.) 



Comment I des anlmaux qui tremblcnt devant mol 1 
Je suis done un rouois de guerre. 

(La FoHTAim.) 

A Texemple de lous les classiques du stdcle pass^ et du n6tro , on peut faire le mot 
faudre des deux genres, soil au propre, soil au flgure; mais il faudra n^cessairemeni 
qu'il soil masculin, si I'on veut en faire le nom d'un oraleur, ou d'un grand guerrier, 
parce qu'alors ii y a, outre la metaphorey une miumynue de I'instrument pour la cau$e qm 
le met etijeu, et qu*on nomme/otu/re celui qui lance comme desfoudres^ de la m^me 
mani&re qu*on appelle tromveucy enseigney celui qui sonne de la trompette, qui pone 
one enseigne. 

EXERCICE PHRASiOLOGiQUE, 



|« tmin veoftBr 
Wtf bupfi dn taudn 
Dm CwdrM Ttngeurt 
V»lMdi«d« |u«rr« 



Uo grand foudrc d« gncm 
FoodrM it bronM. 
Feudre* d'airain. 
Ou {budra d'cloquenea. 



Etra rrappA da k 
ToueU^iaft 
Laoear k foudre. 
L*4cUt da te fiwdra 



Ar wcfcar b faadra. 
La fbttdra 
£branlaparh 
La feiidra rangai 



.— ^-9PS^e3 N" XXXV. o^^^^ 
GENS. 



1" SERIE. — MASCULIN. 

Pen de gihs savent £tre vteux, 

(LABOCBKrOUCAULU.) 

liM •MMt h€ureux ne se corrigcnt gu6re. 

I'd.) 

Tout ces GiifS-l& sont sottcmcnt ingmieux, 

(J. -J. KOUSSVAU.) 

qu^heureux sont Ics cbns qui no vculent pas 
■onffrir les injures, d'etre instruits en cettc doc- 
Ifino ! (Pascal.) 

Les faux honn^tes gems sont ceux qui dcguiscnt 
leurs defauts aux autres et k eux-miimes. Les vrais 
bonndtes gins sont ceux qui les connoisscnt parrai- 
tement et les confessent. (LAaocairoucAULD.) 

C'^taient tous des gins mal asiortis, rois, princes, 
nfnistres, pontifes; tous Jaloox les uns des autres , 
foia GiKS pcsant leurs paroles. (>'oLTAiai.) 

Le sort avail raison. Tous cins sont ainsl faits : 
Notre condition jamais nc nous contenle. 

(La FoNTAifli.) 

Totia les gbns gai$ out le don merveilieux 
De mettre en train tout les gims terieux. 

(VoLTAiai.) 
Tout COS OBMS-U <taient-Us Chretiens ? 

(Pascal.) 

Qiiand du m^pris d'nn tel usage, 
Les GBRS du monde sont imbut, 
De Ic suiYre ,\amis , faisons gloire. 

(BBaAsma.) 



2* SERIB. — FKMININ. 

L'liomme sensible, en voyage, est tent^de s*ar. 
r^ler ches les premieret botmet gens quMl troave. 

(BOISTB.) 



Quatrc animaux divers, le chat grippe- fromage , 
Triste oiseau le hibou, ronge-maiilc le rat^ 

Dame belette au long corsage. 

Toutet GEMS d'esprit sci^ldrat , 
Hantaientlelroncpourri d'nn pin vieux etsauvagc. 

(La FoNTAini.) 

11 faut savoir s'acconunoder de toutet gehs. 

(ACAOBHIB.) 



Les passions de la Jeunesse ne sont gudre plus op- 
pos6c8 au salut que la Uedeur des vitiUet gkns 

(LAaOCHEFODCAnLB.) 

Quelles gens 6tes-vous P quelles sont vos aflfUresP 

(Hacink.) 

Parier el oITenser pour de eertatnet ce.ns est pre 
dsdment la mdmo chose. (La BauTBai.) 

De tellet gens il est beaucoup , 

Qui prendralent Yauglrard pour Rome. 

(La Foutairi.) 

Le verre en main , que chacun se confle 
Au dieu des ionnet gens. (Bbbargu.) 



(75) 



Rons d^testons les cms 
Tantol rouges , tant6l blanes* (Bksahgii.) 

Les qnesUonneurs les plus impltoyables soot Us 
tins votni et d9$awsrd$, (Larocukfoucauld.) 



Les vraU ows de Uttret et les vrais philosophm 
ODt beancoap plus mdiit6 du genre humain que les 
Orphte , les Uercnle el les Thdsde. (\'oltairi.) 

Le sort aralt raison. Toui gins sont ainsi faitM : 
Notre conditioo jamais ne nous contcnte ; 
La pira est toqlours la prdsentc. (La Fontaine.) 

CSileus , chenrax ct yalets, tous cins bien endentii, 

[Id.) 



Les grands admlnlstratenrs sont, pour la plupait, 
deio/le« GINS. (Sr-ETanioNT.) 

Pins telles gins u^nipMm, molns iltsont imttorium, 

(La IOontainb.; 
Halgr^ toui lesuccte de Tesprit des mecbants. 
Je sens qo*on en rerlcnt tonjonrs anx bonnet ens. 

(Gaissir.) 
TeUeM aiHs, tels patrons. 

(La EauYiai.; 

Cest pour les ftofuiM asHS^ 

Que l6 eld a crM les plalslrs InnocenU. 

(DaSMOUSTIKB.} 

CtTta(n$$ GUIS, ddmoeiites A la eonr, redoYleu- 
ncnt aristocratcs k la vUlo. (Bou|i.) 



II. 



MASCULIN IT riMI.'ClN TOUT A LA FOIS. 

n y a I la Tiile, conime aiUcurs, dc fort ioHtt 
GINS, des GINS fades , oisift, desoecupes. 

(La BiDYiKi.} 

Que nous a valu oela? dc nous faire gcdllers d*une 
prison , oA ces vilaines gins-1& UcnncDl unc flUe en- 
fcrm^ , poor la faire d^Yorcr i Je nc sais quel dlablc, 
qu*<l« nomment Endrlaguc. (Piaoa.) 

CertoiMi aiNS savent si bleu observer les nuances, 
qu*tl5 n'ont do probiU que ce qu*il faut pour n*dtre 
pas fraic^ do Irlpons. (BotSTi.) 

Mous ayons k faire k force fripons qnl ont MMH ; 
k une foule de petiie* gins hrutaux, iwognes , vo- 
leun, (VoLTAiax.) 

TbIUm gins n'ont pas Ikit la moltld de Irar conne, 
Qu'iif sont au bout de leurs dcus. 

(Lk FONTAINI.) 



MAaCUUN IT riHISIll n»IIT A £A fOIS. 

Parblen , toUI encoro de fMtantn gins 1 Je ro- 
toumc leor dire qno tout est k baoge t et les rolU 
fottf mkdormUf qni roallent 1 (^haoH.) 

fia^ pouves-TOVs avdr k ddm^ler itoc de fellei 
GINS 1 11$ Teolcnt me faire ddfendre mea drogues. 

(W.) 

Cest aMger aYce ttTtaine$ gins qae de peoser 
qu'ilf sontlncapablcs de parler Juste. 

(La Bio y ill.) 

Les temiet gibs sont foiis (ovords. 

(GtlSSIT.) 

Ainsi eertatMt gins (Usant les empreisa, 
S'Introduisent dans les affaires. 

(La Fontami.) 
Aux yenx de tellei gins qui ne sont pas bicn fins, 
Vons Tous feres passer pour deux Trais mannequins. 
(Fabii ii*£glantini.) 



Les excinples qui precMent nous font voir qu*av6C lemoi gens, mot qui, r^vcillant 
I'idec (Thommes, est essentieliement mascultn, les adjectifs se mcttent tant6t au mas* 
culin, taui6t au f6minin. Mais comme ce mot est d*une construction assez difficile^ 
nous allons t&chefy par quelques observations, d*cn faciliter le juste emploi. 

1* Si Tadjectif suit Ic mot gens, cet adjectif se met toajours au masculin : Les gens 
BKURBCx : les GENS iNSTRUiTS. II se met encore au masculin, lorsqu'il pr6c6de le mot 
gens, et qu'il a pour les deux genres la m^me terminaison : Tous les honn^tes gens ne 
sont pas CONNUS; les plus utiles gens ne sont pas toujours appr£ci£s. 

2"* Les adjectifs qui ont deux terminaisons pour les deux genres se mcttent an fe- 
minin, lorsquMls pr6c6dent le mot gens : surtout si ces adjectifs r6veillent unc idee 
d'irouie, de bl&me, ou toute autre id^c susceptible d'etre prise en mnuvaiso part '- 
Vous itesy mafol, de bien nEUREUSES gens; que de sottes gens i/ y a dans le moyulc! la 
bonnes gens sont bavards; les yieilles gens sont soupqonneux; ce sont de vilaineSi de 

BUIGULlfeRESy de PETITES, de M^CilANTES, dc GRANDES, d'EXCELLENTES GENS. MaiS Si CC<» 

adjectifs ^taient pris en bonne part , on dirait : Ce sont des gens tr^s grants , trh 
BONS, des ficns excei.lkntr. Telle est du moins Topinion des gramnmirions. 



i<» 



(Ti) 

3*» Lorsque le mot gens csi immediatcment prdc6d6 dcs adjectifs tout, cerUmi, quel^ 
tel, ces adjectifs doivent 6tre mis au f6minin : Toutes gens d'esprit scelhui; certaines 
gens; quelles gens ^tes-vous? telles gens sont bientdtd bout. Mais si ces adjectifs ne 
pr6c6den« pas immddialemenl le mot gens , ils se mettent au masculin : Tous ces gens- 
l(jt sont sottement inginieux; certains honn^tes gens; quels sont Us gens qui nimil de- 
mandi? tels sont les gens que vous friquentez ; quels braves gens / tods Us gens d* affaires 
vous bldmeront; a moins que le mot gens ne soit d6j2i precede d'un adjeciif qualiiicatif 
prisen mauvaise part, quelles vUes gens! toutes les sottes gens (1). 

Le meilleur conseil que nous puissions donner aux ^Idvcs jaloiix dc ne pas se 
tromper dans Temploi de ce mot, c'est de lire ct de relire attenlivement les exemples 
que nous avons donn6s. Le sentiment de Tanologie est plus puissant que toutes les 
itgles. 

EXERCICE PHRASEOLOGJQUE. 

MASCUUN FhltNIN. DBS CEUX aKNEE&. 

I*» Tirillri §ent Mmpfmrnciix. 
Certoinrt fi-n* faifant let emprvMC* 
Let inriUcurt grnt que j'aifU*. 
De» geoAoiiifii, d^-oecttp4^. 
I?ea fens kafarda. 
Fe telle* geiit ilcstbeaaeoop. 
Ci> tont d« bien ticnreutet |«as. 
Quelle* gcoa iim»^9m } 



Ott gMM bt«n fine. 

IWt gem fbri don|(ereux. 



Itooci gent imDrurfcnU. 
Tom In gtna de bi 
Tmn ht hMiiAtc* « 



Tom ka babilc* gma. 
Del |«DJ bien r4Mlu& 



De fioei gODs. 

Dc fort dengertufU g«o«. 

De bnimra grna. 

Te iottet gent. 

D« b«R«« grna. 

Toalei let vieillcf gem. 

ToDtei let pelitea gem 



N" XXXVI. ®:'^- 
ORGE. 



1" 5KIII. — MASCULIH. 

La Frambrolsi^re, mddedn de Ilcnri IV, vantait 
I'otcB monde, 

(Theatik d'acwcultuii. — Essal hislorlque.) 

On appeUe orgb mondi des grains d'orge qu'on a 
bien nettoy tf« ct bien pr^pards ; et orci perle, de I'orge 
riduiie en petlts grains, d6pouiU<^ de icur son. 

(ACADKMIB.) 

L'oRcc mondd ou perU ne pent Htg employd uUle- 
ment dans tootes les maladies cbroniqnos, acccm- 
pagndes de consompUon. 

(DlCT. DKS SCII?CCKS HkDICALIS.) 

L'oaoi monde acrt aox bouillies , qne Ton apprcte 
de diflS^rentes mani6rcs. (L'abbe Rozieb.) 

Les Hollandals sont la senle nation qui pr6paro 
roiGBperi^, qu'Us transportent ensuiteches tous les 
peoples. {Id.) 



'3«* SEBIB. — FEUINIX. 

L'oBGB, destMe aux lleux sees, a des fenllles 
larges et ouvertes k ienr base , qui oondnlsent les 
eaui des pluies A sa nicinc. 

(Bernabdin OB St-1*ibbbi.) 

Les chcvaux de Perse sont robostes ct trfts als<b k 
nourrir ; on ne lour donne que dc 1'orgb mile'e avee 
de la paUle hacliec mince. (Burpoii.1 

Chez les anclcns, Torgb d*Er^zc dtalt la plus csli> 
m^(0. On disail que Mcrcurc en venait prcndrv;, afln 
d'oa tidre dcs gAteaux pour la table dcs Dioux. 

(M*"* DE Genlis.) 

Les rempflrts de Lucqucs sont charges d'arbrcs cl 
de vigncs; In plus betie orge pooasc dans les f esBi to ; 
la plus belie hcrbo dans les rues. (J. Jani?!.) 

Les oRGEs nues sont dcs cercales prdcicuses poor 
les habitants dcs pays du nord ou dcs montagnes , oi^ 
le froment nc pcul rcussir. 

(DlCT. DBS SCIBNCBS MEOICALKft.) 



On lit dans Lemare : c Les dictionnaircs disent de Vorge mondi, de forge perle; hors 
« de l^y deta bclU orge, etc., cetle distinction est ridicule. Domergue, d'aprds Tely- 
« mologie, fait toujours orge masculin. » Oui, sans doute, toutes ces distinctions sont 



(l)Oa trouTQ dans Voltairo cct exemple fort corleiix c Disu aura^-il pitU d'un sbul de ces bo:txss <sBaB? 



(75) 

ridicules, et T^tymologic est plus ridicule encore. Orge devrait 6tre ft^minin dans tous 
les cas; le genie de noire langue Texige. Toutefois, TAcad^mie s'esi prononc6e : 

c Dans ces deux phrases orge mondc, orge perlS^ et dans ces deux phrases seules, 
c orge prend le genre masculin. > 

Gependani on irouve le feminin employ6 m^me dans les deux phrases ci-dessus (1). 
On ignore si Bernardin de St. -rPierre a employ^ le masculin ou le feminin dans ceUe 
phrase : 

c Uorge, dettinie aux Jieux sees, a des feu il les larges et ouvertes k leur bate, qui 
€ conduisent les eaux des pluies a sa racine. » 

Quelques Editions indiquenl Temploi du masculin, d'aulres Temploi du feminin. 
Nous avons adopts le genre qui nous paraii le plus nature]. Les exemples suiTants 
justifient notre choix : 

t Les chevaux de Perse sont robustes et tr^s ais6s k nonrrlr; on ne leur donne que 
« de Corge miUe ayec de la paille hach6e mince. » ( Buffon. ) 

c On doit couper I' orge, quand elle est bien mitre. » (Vabbi Rosier. ) 

On sait cependant que Roucher, dans son po^me des Mois, a masculinise cemoi: 

Le prodigae Bemear suit d*un pas mesnrd; 

il yerse le bid noir et le mlllel dord, 

Et Vorgty ami d'an sol m616 d*un pen d*ar^ne. 

Mais celte masculinity ne doit pas ^tre imit^. 



Pc l»»II«t orfM. 

De rorg* bieo UivH. 

Orge trcs nulritiT* 

Org* germie, 

Org« I 

Orge* 



Orge bico nAr*. 



EXERCICE PnRASiOLOGiQVE. 



Orgt grait. 

Orge earrie. 

Orgt marer^ 

Org* torrcfi^e 

Orge rHuil« en fivfn* 

Org* rMuil« ea pclitf gratoi. 

Orge Irop pr«»f4» per la ebaleiir 

Orge Minre par un tempt tee. 

L'orge rntHe evce le fromcnl 

Oife lUpouilUe d« ■» pcaa. 



Orge tfcU* dana una chif*. 
QiMnd l'orge rnt^Ue eultMe t 
Org* cmplojee poor let petagM. 
L'orge engraiaac-WcUe lea f elailleal 
L'orge peat>«Ua Itie roHf«c |iliiiii>n|ii| I'UvCll 
L'orge eal-clla d'uaage en aMoetao f 
L'orge Mrl-olle k preparer h bMro I 
Qu'e*t-«e qoe Forfa pe*U I 
Qa'oaWoe qao rorga aaomU^ 
Prandn Ma org* porld 



N' XXXVIL coi^--^ 

ORGUE. 



]'• SbIII. Bf ASCVLin. 

La YoAte de la nef , soas sea longs arcs deserts , 
De roaemi harmonimix n'entend plus les concertg. 

(DlSAIMTASIGB.) 



L'oBGUi divin exhale nn son rellgienx. 



(UXLILLI.) 



2« Sxsii. — ritfivtM. 

Les pr£m%ire$ orgubs qu*on ait vues en France 
fttrent apporUti par des amlMissadcurs de Fempe- 
reur GonstanUn Copronyme , qui les oIIHrent an roi 
Pepin. (TiKYoux.) 

On appelle aussl orgne ou orgues, lo lien oti les oi* 
GUIS sont pUieeu dans une ^se. (Id.) 



(I) Le Diciionnaire des Sdeneet mMicaUs public par Panckoucke , en 1819, fait anssl ce mot ftolnln. 
Vdol ee qn'on lit an mot orge : Pour Ui u$age$ alimmUrirei et m^dicinaux, e^eit Toaoi MoaDta ef IOWB 



qnc 
rsiLii qu'oH emploie. 



(76 ) 



Dans le 15* sIMe Bartholomeo Ategnati et ion Als 
Graiiadlo cnrichircDt Tltalie dc 140 oicuis beaaooup 
plus parfaiies qnc ec qu*on arait vn Jusquc U. 

(RiTOI MUSICALC.) 

Lm hlstoriens nipportent qu'nne fenme mounit 
de plalsir en entcndant Ics oicuis qoe rempereur 
Confttantin Cupronyme avail $nvoy^es k INiptn , p^ 
de Charlemagne. (M"* ok Bawi.} 

L'oryiM est compost dc plusicnrs toyaux. 

(Tbbyouz). 



Des orgMS ponaiiv$». 



(ACAsiHll.) 



CimftyTrfin Michel enToya tm oaoui I Chailemagne. 

(TasTOCx.) 
Saint JMmc dit qu'U y ayalt k J^raaalcm vn oacui 
qa*on entendaitda mont des Otlves. {Id.) 

L'oBfiUB est eompoii d*an boflct de menalseric 
pins on molns enrich! de senlptnre. 

(Ercyclopkdib.) 

M. Eruda mis, en 182T, iirexposltion,un oaooi 
UBpretfirqoi pr^ente un ensemble de qoallt^ par- 
hit. (RiTVl MUSICALl.) 

L'tnventlon de I'oaGui est fort anclenne : Vltrofe 
m ddcrit un dans son X« llw. (Eiictclof4dii.) 

L'argue est le plus grand , le plus audacieux, le plus magniGque de tous les instru- 
ments que le g6nie de rhomme a inventus. Les gigantesques harmonies qu*il cree ei 
qu'il d^ploie avec tant de hardiessc; les mille voix qu*il forme et qu'il r^unit en un 
concert admirable, onl fail de cot instrument une merveiile, un chef-d'oeuvre. Faut-il 
s'dtonncr maintenant si orgue est quelquefois masculin ?n'est-cepas I'id^e de puissance, 
de g^nie qui prive souvent ce nom de la f^minit^ quesa terminaison lui destine? 

Si au contraire on observe simplcment la forme de ce mot, il devient r6guli6rement 
feminin : 



Get orgue qui se taU, ce silence picux , 

L*invi9llile union dc la tcrrc ct des cleux , 

Tout cnflamme , agrandit , toeut Thomme sensible. 

Qoand de ror^fu* lointain Tlnsenslble sonplr 
Atcc le Jour aussi scmblc enfln s'assouplr, 

Pour s'dvelUer avcc I'aurore. (Lamariine,] 



(FonrofiM.) 

(Trivoux.) 
( Acadimie. ) 



c L'orgue est compot^e de plusieurs tuyaux. » 

< De« orgaet vortaUvei. » 

ToutefoiSy gdn^ralement parlant, argue est masculin au singulier, 6t fgminin au 
pluriel : et ce n'est point une bizarrerie. L'idde de chef-d'oeuvre que la masculiniie 
traduit si exactement, enlralne toujours apr6s elle Tid^e d'unit^; car les chefs-d'oeuvre 
ne se multiplient pas comme les feuilles des bois. L'union du masculin et du singuUer 
est done ici un fait complet et exact •: mais si vous employez orgue au pluriel , alors la 
plurality repousse n^cessairement toute idde de chef-d'oeuvre; la masculinity n'est 
done plus ndoessaire, indispensable; le nom pluriel orguei rentre dans I'ordre uatu- 
rely et recoil le genre fi6minin que sa terminaison reclame : 

< Lei premihei orgues qu'on ait imes en France furent apportiee par des ambassadeurs 
c de I'empereur Consiantin Gopronyme, qui les ofTrirent au roi P£pin. » ( Trivoux. ) 

Si cependant on parlaii de I'orgue de Lubeck, de celui de Milan , de celui de 
Rome, etc.; comme ces orgues sont r6ellemeni admirables, on pourrait employer le 
masculin , m^me au pluriel , et dire : c Toui ces orgues si parfaits sont de grands chefs- 
c d'oBuvre. » On pourra done dire aussi : c Uorgue de St-Marc k Venise est un aes plus 
c beaux orgues de toute I'italie (i). » 



(1) Dans la traduction de ronvrage de Barney, InUtnl^ De Maf prdsent de la iMuifue, on lit : a Jfitoi, 
ou b^ms ott la iM'fropolt , ilya deux giauds oaouis , tin de cKaque c6U du chaur. 



(77) 

Si ceiie harmonie du genre efii £i6 plus i6l 6tablie, on ne rencontrerait pas dans nos 
^crivalns tant d*incerlitude ^ son sujet. 

EXERCiCB PHBASiOLOGJQUe. 



DakMorfMb 

0« Ml 

Vrngft 

Ga petit otfut. 



OrgiM lr|»p bniyaiiL 
Orpw Ine* mal foil. 
Orya* WMiitM ncol 
Du ri«ilorga|. 



OrfM bit par 111 artuiaw 
Vm bcUet orgHM. 
re boosM orgucc 
D'fBcclleKtM Maact. 
OrguMoniiM da ioTiu acidp- 



OrfBca Inp Wvyaataa. 
D«« orpaa MrtMlva. 
Qrfaa iaOnaiaa a tallaa as- 



OrfHca 



***>t^ N" XXXVill. oJi^s****^ 



USTB ALPHABkTIQUB DBS MOMS QUI SONT MASCVLINS DAMS UNE ACCEPT102i BT rSllIlfUIS DAM 

UNB AUTRE. 



1'* SEIIB. — HASCULIH. 

Od appelle un aiob de cuisine un second culsi- 
nler, ou le oompagnoo qui le scrt ct Ic soulngc. 

(TiEVOUX.) 

I/aurb, ami des marais, le coudre, les bouieaux, 
Embcllirofit aussi Tos cliompctres berccaux. 

(Castbl.) 
Le poukia n^ du iaibb cq hauteur la surpassc. 

(HOSSET.) 

Si Je TooIaJs invoquer une muse savantc, mes 
tlocles accords dlralent Id quelle Tut la dcslincc du 
uabob dana lea lours du \leui temps. 

(CUATBAUBSIAIfD.) 

llcllogabale se fit tli*cr dans un cocnB par quatre 
fcmmes nues , k tniTera les rues de Rome. 

(MOHTAIGXX.) 

La nuii, dc son trdno d*eb6ne, 
icltc son calpB obscur sur ies monls , sar Ics flots. 

(Delillb.) 
Gcs jours pass^, chcs madame Arabella, 
Damis vantait un bcho merveilUux, 

(pons 01 Ysaonzf.) 

L'n sMsxicRB aox gardes a mont^ le premier k 
I'a^sauU (TiEvoox.) 

Dans un bspace de douie ans, vous avez dpuisd 
tons Ics sentiments qui peuvent 6tre epars dans une 
longue vie. (J.-J. Rousseau.] 

Les tons ixem plxs font voir tout ensemble ct que 
la verlu est possible et qu'ellc est approuvde. 

(St-Real.) 

Vn roBBT est un ontil d*acier, pointu, en forme 
de Tls, dont on so scrt pour pcrcer un tonneau. 

(ACADEUIB.) 

Que pcBt-on espdrer d'un rouasB, d'un fripon ? 

^ (LXGBA^ID.) 

Au lieu d'etre en prison , je n*ai pas mdme un casob. 

(GOBKBILLB.) 

U famille palit, et vlt en frdmlssant 

Dans la poudre du cRBrrE un poitc naissant. 

(BOILBAU.) 



^ SBEiB. — nmnin, 
Pompee a besoin d'Aioa ; il vient chercber la tAtib. 

(COBBBIIXB.) 



SuSs-moi done. Mais je rois sur ee d<Sbui do pr&ne, 
Que ta boucfae dcj^ s*ouvrc large d'une a orb. 

(BOILKAV.) 

Le scrmcnt lo plus sacrd qu'on puissc cxigcr d*un 
Asiaiiqnc est de le faire jurcr sur sa baibb. 

(Beerabdis db Sr-PiiaiB.) 

Une BASDB est une tranche de lurd qu*on met sur 
les YolaiUes , au lieu de ics larder. {Id,) 



On dii populalrcmcnt d'une trnie TieiJle et grasse 
que c*cst une cocue. (Latbaux.) 

Vne CBKPE est une pAtc fort mince qu'on fait cuire 
en I'clcndanl sur la poclc. (Tbeyoux.) 

Vn hergCT clianlcra scs ddplaisirs secrets, 
Sans que la triste ecuo rc^pele scs regrets. 

(GoailBILLB.) 

Arborons de ses lis les brsbigrbs flottantei. 

(YOLTAIEB.) 

Les BS PACES (tcrme d'imprinicrie] sont de dilTd- 
rentes 6paisseurs ; il y en a de fortes , de minces et 
dc moyennes, pour donner au compositeur ia fd 
cUitd de justifler. (Erctclopeiiib.) 

L'xxEMPLE qu'U Bfaite est mal e'crite» 

(ACADEMIB.) 

La Foiir, le ddsert, ToiU les lieux que j'aime ; 
Mon cccur plus rccucilll jouit mlcux de lul-m^me« 

(Dblillb.) 

La fouEBB n*cst le jcn que des petltcs ftmcs. 

(CoiRllLLX.) 

Les Idgiotts distribuces pour la oaede des frontidrei, 
en defendant ic dehors , alTermlssalcnt le dedans. 

(BossuBT.) 

C'cst par la cEErrE qu'on a irouvd le secret d'o- 
doueir ramcrlume ct I'aprcttS des f rails qui vicnntwit 
dans les for^ts. (Uarthelemy.) 



(78) 



Knfln Malberbp ▼tat , el ca cmvi fM«« 

Aux auieurs de ce temps sert encor de modele. 

(BOILKAD.) 

None regnrdons comme fort Inccrtaln qu'aucun de 
DOS HELiOTioi'Ks soit celui des ancieDs. 

(DiCT. DES SC. RAT.) 



Et du fond des bosqacts un htmh i universel, 
S'^l^ve dans les airs et moota Josqa'an ciel. 

(MlCHlUD.) 

lA JDJUBB, poar la toox, est pr^fdrable an nSgUsse. 

(Boniface.) 



11 n*y a qu'un sntl Livai pour le gdnle, la nature. 

(Mlb J)E SOHBBT.) 

11 ne faut Jamais Jetor U iiABCfla aprds la cogn^. 

(Academib). 

D*an homme qui execute nn oavrage d'art gros- 
si^rcment et par rouUne , oa dit que cc n'csl qu'un 

MAROBUTIl. (L^VBAUE.) 

Na ]ltFK>a pas tons les Jours , avec un nouveau p6- 
ril, ees memoibbs scandaletuD , faits dans les siccles 
de DOS pdres^ qui ont conscrvdjusqu'^ nous les de- 
sordres des shales prdcddcnts P ^Massillo:i.) 

La mode r^glc tout, souvent mdmeie mode de gou- 
vcmement. (Boistb.) 

Si la nature a bien ou mal fait de briscr le moulb 
daas lequel die m'a \eiA , c*cst cc dont on nc peut 
Jnger qu'aprte m'ayoir lu. (J.-J. Rousseau.) 

Les mouues sent des enfants iraites souTcnt avec 
tiop de barbaric. (Bbbhabdi:! de ST-PtEBBB.) 

Od travaille sans suecis an grand obuvrb dc la f^ 
Iicit<i publiqae , si Tod ne prend pour base Tamour 
de la patrie. (Boistb.) 

Lea eoors sont pleines dc mauvais offices. 

(Massillom.) 
Beau PAGB, dlt la reine, 
Qui TODS met k la g^neP 
Qui Tous faittantpleurer? 

(Bbauvabchais.) 

Paquis est tardif cette aonde. •— Quand faqubs 
P(us6.,. (Academib.) 



Tota PABAUiU 

eroit unlqae en son 



I'homme , parce qu*il se 

(DtJFBBHY.) 



L'astre , enflanunant les vapours de la citd, sem> 
blatt osciller lentement dans un fluldo d'or, conmie 
le p$ndiae de Thorloge des siddes. 

(Ghatbadbbiamd.) 

On n'est pas encore au comble du malhenr, tant 
qa*ll reste quclque lucur d'cspdrancc; c'est par la 
pcrte totale de ceile-el que I'autre arrive h son der- 
nter jpiriQde. COzustiehm.) 



Les ffrandei gdidbs soni cellee qoA la oocher tlent 
dans ses mains , aQn de pouvoir, par leur moyen , 
gouvemer les chevaux et leur faire faire tous les iLda- 
vements qu'ii convient. (L av ba ux .) 

L'nsLioTROPB se troavalt , suivant Pllne , dans les 
Indes , en £tlop!e , en Afrique , ct dans Tile de.Chy- 
pre : Boice de Boot dlt qu'il y en a tie si grandee 
qu'on en fait quelquefois des pierrcs k couvrir les 
tombeaux. (EncxcLOFEmB.) 

Les anciennee hyhnbs de r£gllse ont le merite de 
la simplidtiS, mats D*ODtque cdui-U. 

(MABMaHTBL.) 

En Languodoc, en Provence, en Italic, etc., on 
mange Ics jujubbs fraiehes, Eilcs ont un godt assez 
agreaJble , mais un pcu fade. 

(DiCT. DBS Sg. MBD.) 

La LivBE dc Paris dial! de 16 onces ; celle do Lyon, 
de 14. (Lavbaux.) 

Les Eepagnols portent des marches pendanies, 
attaches au dos de leur pourpolnt. - (Tebvoux.) 

Cette MAROBUVBB peut dtre podtiquc; mais 11 fal 
lait dc grand succ6s pour la rendre glorieuse. 

(VOLTAIBI.) 

II y a des gens qui ont la mimoire aasex pieinc, 
mais Ic jugcment fort vide et fort creux. 

(Mortaigxb.] 

Un sage suit la mode, ct tout bas 11 s'en moqoe. 

(Dbstoucais.) 

Les MouLBS passent ponr dtre Indlgestes , et eUm 
sont peu rechercMes sur les tables diUcaies. 

(Bosc.) 
Et vous, flUe d'hiver, modssb ipaiete et confuse, 
Yenes vous prdsenter aux crayons de ma muse. 

(Castkl.) 

Tautes lea obuybbs do la Dlvlmt6 sont pleines de 
sa providence. (Boistb.) 

Dans oette malsoD » Fofficb eat trte nombreuse, 

(Lavbaux.) 

Une FAOB do rfivangilc est plus pulssante poor ap- 
prendre k m<iirir que tous lea volumes des pliiloso- 
plies. (BoisTB.) 

Conmie les Julfs an festin de la Pdaue, on asslstc 
au banquet do la vie k la b&te ; deboul, les reins ceints 
d'une corde , les soulicrs aux pieds et le baton k la 
main. (CnATBAUBBiARo.) 

La vraie ddOniUon et la plus nette qu'on poisse 
donner d'une paballelb , est de dire que c'est une 
ligne qui a deux do scs points dgalement Holgak 
d'une autre lignc. (Erctclopbdib.) 

Ce n'est point un grand avantage d'afoir reapril 
vif ^ si on nc I'a juste. I^ perfection d'une pendule 
n*c»t pas d'aUcr vite , mais dPetre rdglde. 

(Vauvbhaigubs.) 

Si ics arbres portent au dedans des anneaux en 
rapport avec les periodes annuelles du soicU, lespai- 
miers en montrent de scmblablcs au dehors. 

OEBRAaDIll DB St-PiBBB1.) 



(79) 



Demeorons dans le posts ot le del nous a mis. 

(Racikb.) 

Du PooKPRK des raisins , et de For des genets , 
L'aspect riant, d*abord, a poor nous des aitraits. 

(Lecouve.) 

Le asGLisss, tel qu'on le trou-ve dans le commerce, 
est en espdce de batons presque cylindriqucs. 

(DlCT. OKS SC. MED.) 

Ges postes mcnaoants, ces nombreux siktiuxllss , 
Qui TeUlent chaque joor anx portes ^temclles. 

(Dbi.iu.hO 

La Parqne k filets d'or n'ourdira point ma vie, 
Je ne dormiral point sous de riches lambris • 
Mais Tojt-on que le somme en perde de son prlx? 

(La Foutaisb,) 

Le Idger cnfoccement que Ton appelle la fossettoett 
un agrcment qui se joint aux gr&ces dont le souiis 
est ordlnoiremcnt aecompagn^. (Boffon.) 

N*est-ec pas Tbomme enfin , dont I'art audacieux 
Dans U toub d'un compos a mesur^les cieox? 

(BOILBAU.) 

A peine il acheTalt ces mots , 
Que lui-meme il sonna la diarge, 
Fut le TBOMPBTTB ct lo h^ros. 

(La FoKTAiKi.) 

Tout est prdcis, tout est positif dans Ics plaislrs des 
sens, ei (e yacub est ndcessaire aux jouissanoes de 
nmagUisAioii. (Nbc&bb.) 

EDire le vase et les l^esr iireste encore de la 
l^lacepo^ir un accident. (Boiste.) 

SI ^ous obtenez en rain des succds , de grandes 
loaangcs, dc quoi Jouirez-Tous eniln? IM voile plus 
BOlgneusement om^ oouvilra votre tombe. 

(db Senancoub.) 

Les vuLMBBAiBES sout compotts dc plantes aroma- 
tiqnes, parmi lesquelles on distingue I'arnio, la per- 
Tenche, etc. (Dict. des Sc. med.) 



\a calomnic Ticnt de Paris par la potU me pers^ 
rater au pled des Alpet. (Voltaibi.) 

Qui naquit dans la poubpbb en est rarement digne. 

{Id. 

Bamberg est one jolia ville de la Francooie , o^l^ 
bee par sonjardinage et son txcellente beglissi. 
(M"* Di Gbulis.) 



La liberty de la presae eat la 8BimiiKLX.B 
de toutes les antres iibert^s. (AaoaYMi.) 

II y a poor chaqoe homme vntf eeriaint ic/mme de 
bonheur, peu ddpendante de la bonne on maavalsc 
fortune. (MAonaTuis.) 

La montagneen tnnraU eollnte um soubis. 

(BoitlAU.) 

Quand verral-jo , d Sion , relcyer tes remparts; 
Et de tes toun lea magnlQqucs faites? 

(RAcim.) 

Attacher le bonheor an char de la rcnommte, c'est 
le mettre dans le bruit d'una tbompbttb. 

(La Mbttiu.) 

Ccttc mcr, dont les t agues ioimanUi s'^lcnt 
tiev^ jusqu'aux clenx, trainait ii peine ses flots J us- 
que sar le rirage. (Babthblbht.) 

Ce bateau, ce navire s'estenTonc^ dans la vasi. 

(Lavbaux*) 

II dlL L'orage alTrcux qu'animc encor Borce 
Siflle, et frappe la voilb ii grand bruit dechirie. 

(Deliixi.} 

Le nom donnd k la vulmebaikb lui vient de ca 
qu'on rcgardait autrefois cette plante comma un 
moyen trds efllcaco de gn^rirles biessures et les plaies 
I recentes. (Dict. dbs Sc. mrd.) 

Ces exemples nous d^montrenl que certains substaniifs, qui onl la mSme conson- 
nance, sont masculins dans une acception et feminins dans une autre. 

Nous empunterons a Touvrage de M. Braconnier quelques-unes de ses curieuses ob- 
servations sur les harmonies du genre de la plupart des uoms que nous venons de 
Ciler. 

Jude, critique f enseigne , fourbe , garde, manceuure^ page, pantomime, trompettCp etc.. 
sont reguli^remcnt feminins : 

Albin, as-tu bien vu lafourbe de S^Y^eP 

As-tn bien vu sa haine et vola-tn ma misdre ? (CbrnatUa.) 

Partout en mdme temps la trompette a sonn^. \Baeim,) 

Quand ces noms d^slgneut des hommes, il est nalvurel quUls devieimeni aiors mas^ 
culins : 



Alidor ? dit un fowtU^ 11 est de mes amis. 



C^OUaott.) 



(80) 

A peiDe il achevalt oct mots, 

Qae lui-mtoie t! sonna la chaiga i 

Pot U inmpeiU et le Mroi, (la Fonlain4.) 

De m^me icko est r^guli^rement masculine quand il d^signe ces lieux sonores qui 
/-envoient les sons qui les frnppenl : 

Raridtce !... 6 doulenr I... touches de ton sappUcc , 

Les Sehos rdp6taient : BaridJce... Baridtoe... {DMU.) 

Mais si tcho d^igne cette fllle inforlun^e de I'Air el de la Terre, qui se consuma de 

douleur, alors 

Echo n*est plus un son qal dans I'air reientlsse 

G'est une nymphe en pleura qui se plaint de Narcisae. {BoUmm,) 

Dans ce cas, ce nom est irhs naturellement feminin : 

Un berger chantcra sea d^plalsln secrets , 

Sans que la iriste icho nSpdte ses regrets. {CarmdU.) 

Les noms suivants sont T^minins r^guli^rement, quand ils ont la signification* qui 
les suit : 

Atme mesure, o^^ff^ brnnche, hSliotrope pierre, givre serpent, laque gomme, livre 
poidSy manche de v^lcincnt, m6moire faculty, m(M/«coutume» md/edechairy mou/apois- 
son, palme recompense, poile ustensile, quadrille de chevaliers, poiU voiture, pourpre 
ctoffe, serpentaire plante, solde paie, somme d*argent, etc. 

Esther , disais-Je , Esther dans la pourpre est assise. (AooIm.; 

Combicn pour quclque temps ont yq flenrlr leiir Uws , 

Dont les Tcrs en paquct se yendent d la livre, (Boileau.) 

Peut-^tre noire langue a-t-clle admis cette di(T6rence de genre, pour traduire Gd6* 
lement la diflerencc de signification. L*arbitraire est rare dans les langues. Une forme 
n'y subsisle pas en vain; quand elledevient inutile, elle d^p^rit et meurt, comme uac 
herbe fl6trie. Tant qu'eile est debout, la v6rit6, qu'elle exprime, est en vigueur. Quand 
elle disparaft, c*est que cette v6rit6 est oubli^e. 

Espace est masculin tr^ irr^guli^rement. 

« Pour 6lre heureux, il faut peu changer de place et tenirpcu A'etpace.it (FontencUc.) 

c Cc nom, dit ironiquement Lemare, ne peut 6lre f^minis^ que par quelques gardens 
« imprimeitrs! » Lemare a tort, car Gattel nous observe que espace 6tait autrefois en« 
liftrement feminin, comme le prouve ce passage de Montaigne : 

c II me montra une espace pour si^nifier que c*estoit autant qu*il en pourroit tenir 
tjii une telle espace. » 

Le garden impritneur est done rest6 (id^le ^ la tradition, et surtout a la forme! Que 
pcnser raaintenant de I'ironie insultante de Lemare! En fiiit de Inngue, un gargon ivi" 
primeur vaui peut-^tre mieux qu'un grammairien! Car entin, n'6coutant que le g^nie 
<le sa lanque, il agit sans syst^me, et n*impose pas pour loi absolue ce qui lui passe par 
lt> cervean. 

Ce sont encore quelques gargons imprimeurs qui ont conserve k inlerligne la ffemintld 
«^;ue quelques grammairiens lui ont 6t6e, et que la forme et I'^tymologie rdclament. 



(81 ) 

Si ange ddsigne ces ^tres celestes aiis ayant les temps par la main de rftcrncl. cca 
bienbeureux dont la Foi nous rfiv^le les sublimes fonctions dans les cieux, le genre 
masculin, que nous donnons k ce mot, est en barmonic avcc les formes humaiucs 
dont notre imagination rev^i les ^ires immortels qu*il dteigne : 

Tons libres d'etre boos , toos se Bont falls conpables ; 

L$$ angu, fit da del » furent m«liiB momoMm. (IMfltc) 

Au figure, ce noma consenr^ le genre masculin : 

I Un enfant joint ses deux mains innocentes, et r^p^te, aprte sa mftre, une pri&re 
• au bon Dieu. Pourquoi ecjeune ange de la terre balbuiie-t-il avec tant d'amour et de 
■ purete le nom de ce souYerain £lre qu'il ne connatt pas 7 » ( Chatettuhiand.) 

II purait &tre encore masculin au flguri, m^me quand il ddsigne une femmc. 
Lamartine a dit : 

LI , qaand Vange, toiU tam 108 tnlts d'ane fcoune , 
Dins le DIeu , sa lumiire, eut eihal^ urn Ame. 

Bcrnardin de St.-Pierro a dit aussi : 

« Virginie Toyant la mort inevitable posa une main sur scs habits, Tautrc sur son 
< cocur; et» le?ant en baut des ycux sereins, parut tin ange qui prcnd son vol vers lea 
« cicux. > 

Ici ia masculinity est ^nergique et graYO; nousavonseniendu, dans ia conversation^ 
dcs exemples de ia f6minit6 qui avaient ft>eaucoup de grikce. Ce qui nous porte k croire 
qu*ici, comme aillcurs, le masculin est en harmonie avec la grandeur et la force; 
tandis que le feminin s*harmonise avec une id6e gracieusc et touchanic. 

On sait qu'on a donn6 le nom d^ange ii une sorte de poisson : ce mot, qui o*offro alors 
rien de myst^ieux dans sa signification^ est soumis k sa forme ma(6rieUey et dovicnt 
rogiilidrement feminin : 

c L'ange est un peu plus groise que la raie. » (Histoire naturelle. ) 

Cripe est un mot h double genre et \ significations extremes. Mais scs deux genres 
sout en parfaite harmonie avec ses significations difT^rentes. 

S'ii designe ces pfttes I^gdres et agrdables qu*on mange dans un festin ^ il est alors 
rcguli6rcment feminin : 

« Cetu cripe £tait d6!ideiue. » 

S'il designe ufie sorte de planle, il est aussi f(6minin r^gulidrement : 

• Les lailues de primeur sout appeldes cripcs blondes. » (GatteL ) 

Knfin s'il dibigne une ancienne 6toffle precieuse, il est encore r6guli^^®"^^*^^ ^- 
mini 11 : 

#fre surle coip;^ 
« I^ sainte reine fit faire une cripe admirable d'or et d'argent pour xdci«>^«' 

« de saint filoi. » ( Trhnrnx, ) ^^^ ^^ura a^ 

Mais si eripe designe ce triste emblftme de doulcur que nous ^^^^^^o^ noire a^^^ 
dcuil; ces voiles fun6bres qui nous couvrent dans ces momenis anro' «i 



reste accabl^c sous le sombre cbagrin; alors cr^pe depose son genre ordinaire; si^nc 
sinistrc, il dcvient masculin , comme si Id masculinitd ^tait uue expression fiddle de la 
douleur, du chagrin et du deuil : 

Qa*ttn eripe floUe an front da bronxe de VeadAme. 
En po&Aey cripe avec sa masculinity est toujours d'un bel effet au figur6 : 

Dte que Tombre tranqullle 

Vteodra d'un eripe noir envelopper la TiUe. ifioileau,) 

La nuit, de son Irdnc d'6b^oe , 

Jolte f on cripe obteur wt les monts , tur loe flots. {IMilU,} 

A I'heare oix Vkme solitaire 

S'envclop|>c d'un cripe noir, 

Et n'attcnd pi as rien dc la tcrrc , 

Veuve de son dernier cspoir. {Lamartine,) . 

Dans cette harmonic , la feminity est juste; la masculinite est expressive. 

Aveccette critique d6Iicale el ce ton d'urbanite qui r6gncnl dans tous ses ecriis, 
CIk Nodier a dit : « Ondemande s'il faut dire de belles excmples d ecriuire, les saintes 
« Itymnes de T^glise? L'usage a consacr^ ces exceptions; mais ii y a plasieurs sortes 
« d'usageSy celui qui cree les langues, et celui qui les denature. Une foisque le gome 
« d*im mot est 6tabli, tout usage qui contrevient a cette r^gle est vicieax; et il est 
« ridicule de reformer un principe sur la foi d'un maitre d'ecole ou d'un sacristain 
« qui ne sait pas le franQais. » On congoit que ces derni^res lignes ne nous paraisseni 
pas ortbodoxes. Cependani il y a peut-^lre de Tinjustice a oser reprocher ainsi a un 
^crivain, auquel on doit tant, une opinion h laquelle il n'attachait aucune impor- 
tance. Mais nous avons tant de respect pour les expressions populaires, nous y avons 
reconnu des v6rii6s si grandes, ellcs sonft i nos yeux des traductions si fidcfles , s; 
exactes des moeurs et des usages du peupte, que nous ne nous pardonnons pas memo 
de les avoir autrefois mdconnues. 

Telles sont done en r6sum6 les opinions de nos grammairiens sur le genre des mots 
lujmne, exemple. Fortemcnt influenc^e par toutes ces autorit^s, qui semblaient seules 
comp^tentes, TAcademie decida que : « Hymne est masculin, mais qu'il peut recevoir 
« un adjectif feminin , lorsqu*il s*agit des hymnes chantees a r6g1ise; qu*il n'est pas 
« permis de donner !e genre feminin au mot exemple^ si ce n*est quand il signifie un 
« module d'^criture. » 

Cette decision auibentique est bien formelle : elle est exprimde, comme on le voit , 
en termes bien positifs. Malheureusement les fails que noire langue nous ofTre, loin 
d'appuyer celte decision solennelle, la detruisent, sinon enti^rement du moins en 
grande panic. 

En effet, il est faux de dire que hymne est seulemcnt feminin quand il designe un 
chant d'6glisc. Le genre ne de[)end point ici de la signiGcation dc chant sacr6 ou de 
chant profane; celte distinction est une grande erreur : hymne est r^guWeremeni fe- 
minin dans tous les sens qu*on lui donne. Ici la forme est tout, la signilication n'esi 
rien. Ve muet final est la dans sa toute-puissance ; 

c Lorsqu'au milieu des iampes, des masses d'or, des flambeaux, des parfums, aux 
c goupirs de TorguQ, au balancement des cloches, au frdmissement des serpents e( des 
« basses, cette hymne faisail raisonncr les vitraux, ics souterrains et les d6mes d*une 
• basilique , etc. » ( Genie du christianisme, Te Deimu ) 



(83) 

c Transponcz-vous en pciis6e dans Tancien moade pour vous foire une idte de ce 
« qu'il dut 6prouver« lorsqu'au milieu des hynmez obscine$, mfantinet ou abturdesk V6- 
« nus, a Bacchus, & Hercure, a Cybdie, il enlendil dc8 Yolx graves ckantant au pled 
•< d'un auiel nouveau : Dieul nous le louons! Seigneur , nous to confessons! 

O P^rc 6lernel, louie la icrre le r6v6re ! ( Etudes luitoriques. ) 

Ges beauiL cxcmplcSy emprunl6s au plus grand g£nic de notre ipoque, ne peuveot 
6ire suspects, ei iis prouvcni dviUemmenl combicn la r&gle de TAcadi^mio est vicieuse. 
iNous croyons que voici comment II faut proc6der. 

Hynme est rcguJidrement feminin, k cause de sa terminaison : 

« Un diraanclic de rAvenl, j*cnicndis dc mon lit chanter dttttf&ymiMavanl le jour sur 

< le perron de la catk^drale^ selon un rite de cette egliso-l^. » (/.-J. Rousseau. ) 

Quelle BCiB la hauteur 

l>c Vhymne dc ta victolrc , 

Quand elle aura cctle gloirc 

Que Malherbe en soil Tautcur * {Mtath^rbe.) 

c Si quatre ylerges, veiucs de Iln ct parees dc feuillages, apportaient la d<3pouilIe 
« d'une de leurs compagnes dans une nef tendue de ridcaux blancs, le pr^tre r£citait h 
« haute Yoix sur cctte jcune ccndrc une hymne h la virginity. » (Chateaubriand.) 

Mais si hymne offre i*idee d*un delicieux abandon de T&me dans un heurcux instant 
dc delire, de Tallegresse d'un coeur plein d*une vive reconnaissance; ou bien d£signe- 
i-il un chant violent, comme un cri dc joie dans un feslin , un cri dc vicioirc sur un 
champ de balaillc, un cri dc doulcur sur un lombeau? lei il y a une force k exprimeTi 
et la masculiniie apparatt comme une admirable harmonic : 

Encore tin hymne , 6 ma lyro I 

Vn hymne pour le Seigneur , 

Vh hymne dans mon deljre , 

Vn hymne dans nion bonheur ' {Lamartine,) 

€ O toi qui nous a fails! en composanl un discours si saint, je crois chanter un vt^ 
« riiable hymne k ta gloire. » ( GaUen. ) 

« Quelles 6laient ces institutions des Amphion, des Cadmus, des Orphee? Une belle 
• musique appel6e Loi, des danses, des cantiques, quclqucs arbres consacr6s, des 
« vieillards conduisant des enfanis, un hynine forme auprOs d'un lombeau, la religion 

< el Dicu partoul. » (Chateaubriand. ) 

Comme la masculiniie s'harmonise parfaitemenl avec la grandeur el la majesi6des 
'dees qui renvironnent! 

J3oileau traduisait sans doute le developpcraent d*une grandc force, lorsque, daui 
son ipigramme sur Santcuil, il fit hymne masculin : 

A Tolr dc quel air effroyablc, 
Roulant Ics yeux , lordant Ics mains, 
Santcuil nous lit tes hytnnes vaint, 
Dirait-on pas que c*cst le diaUe 
Que Dieu force ii louer Ics saints ? 

On peut trds frdquemment renconirer hymne avec une masculiniie p^u motivde. Cela 
vient sans doule du respect que ceriams aateurs ont toujours eu pou^ ^^ decision de 



(8i) 

rAcad6mic. Pour nous ccttc d6cision n*est plus uno loi; nous lui subsliluons Thar- 
monie que nous avons indiquie, el dont nous ofTrons un nouvel exemplc. 

Lamnrtinc, dont Texpression est aussi pure que la ponste, emploie la masculiniie 
quand hymne rappcUe une id6c religieusc et grave , imposante et sublime : 

1^ temple dc Slon ctilt dans Ic silence ; 
1m saifUi hymnes dormaienl sur Ics harpes dc Dien. 
Les foyers odorants , que I'encensoir balance , 
S'^telgnalent ; et I'encens , commo un nuage Immense, 
S'^leyalt en rampant sur les murs du saint lieu. 

« Toulcs lours pens6es se convcriisscnt en enthousiasnie et en pri6re; toute lenr 
r existence est un hymne muet h la Divinite el h I'esp^rance. » 

Cctte mascu1init6 est vraiment admirable; ellc nous fait comprendre pourquoi quel- 
ques grammairicns rcjeiaient la feminity : c'est que le masculin est rcellement su- 
blime. Ccpendant noire grand po6ie n*est pas cxclusif. Quand II nous peint son Harold 
loudiant au sol de la Gr^ce, et apercevant sur le rivage un pontife, des femmeSy des 
vicrgcSy des cnfants qui paraissaienl c^lcbrcr des run6rnilles> corame il n*y arienici 
dc forty do violent y d*extraordinairc, il emploie la fcminit6 : 

....... De plus prte le rent soafllant do had 

Anx orcllles d'Harold porto une hymne de mort. 

Mais quand Ic po5tc nous repr6sente TinTortun^e Sapho toute pr6te h se pr£cipiter 
dans les flots du haut du promontoire fatal y et qu'il lui fail dire aux jeuncs filJes qui 
raccompagnent : 

Et vous , poprtjupl ces plenrs P Ponrqnol oes valns sanglots? 
Ghantcz, chantex un hymne, 6 vicrgcs de Lesbos . 

Ici la inascutinit6 est d*une grando 6n6rgio; elle dcvient un des accents du ddses- 
poir de celte femme, qui sticcombe sous les coups d'un aveugle destin. 

L' Academic y comme on Ic sail d6j5, avail decide que exemple no pout (^tre feminin 
que dansle sens de module d*^criture. Toutefois, da^A son Edition dei798y qui du 
roste n*esi pas authentiqucy TAcad^mie semblail s'6ire r&raelee, et avoir d^clar^ 
qu*on pout dire : un bel exemple de letlres italiennes. Aussi ces hesitations continues con- 
duisirenl quelques grammairiens 5 trancher enGn la question , et a decider que dans 
tous les cas exemplc est masculin. Celie decision , trop exclusive, n'esi pas sans motifs, 
car la masculinit6 est toujours grande et noble. Gependanl nous croyons qu'ii y a er- 
reur, el voici comment nous procedons : 

Exemple a deux significations, Tune toute matdrielle, Tautre toute morale. Sesdeux 
genres sent en harmonie avec ses deux significations oppos6es. 

Exemple, au malcricl, designe un modi^Ie d*ccriluro, une copie de dessin, etc. Ici, 
pas de poesie. Le genre doit 6tre le r^ultat imm^diat de la forme du mot ; el Ve muel 
final veut le genre fdminin : 

« Son mallre h dcrire lui donne tons Ics jours de notivclles exemples.it {Girault-Duuwier.) 
« Les 61&ves doivent cherclicr h imiler ceue exemple, en copiant les trails du des- 
sin, etc. » (Idem.) 

Exemple, au moral, rdveille toujours quelaue choee d'^nergique et de grand; il 



(85) 

nousofTre ces beaux modules de vertu, dont rimitaiion in£me 6Ioignteexige de notis 
de longs efforts, d'opini&tres combats , une attention constantc sur nous-m6mcs, cnttn 
one habitude de nous vaincre h toule 6preuYC. Ici Tidde dominanlo est la force : aussi 
le genre indispensable est le masculin, qui ajoute toujours h la puissance de Fes* 
pression : 

€ Imiiez unubel exemple^ ei lalssez \h vos descendants. » ( Jhttuet. ) 

JesuisflbdeGter J'al ioiiddMiii^Asalvre. {VoUmre.) 

Imltes eei exempU : k leur priMn tldrile 
Enlevex ccs brigands. (OeliHe,) 

€ Les boM exemptei conduisent plus efficaccment h la vertu que les bons pr^ceptes. » 

( Academe. ) 

Gette masculinity est bien belle et surtout bien exprcssiye. L'emploi dc la fiSminit^ 
du mot exempley au moral , n*est pas commun dans nos classiqucs : on no Ic rencontre 
gu^re que dans ce passage de la Satyre Menipp6e : 

« Ce vous est une belle exempte a vous autres petits beuvreauxy qui faites tant les 
« scrupuleuxy quand il faut, etc. » 

Alais on salt quo I'ironie, commc la gr&ce, s*Iiarmonise avec la fi&minite : harmonie 
exacte et fidMe, car Tironle ct la grftce constituent souvcnt a elles seuies le cancl6re 
d'une femme. 

Le peuple cmploie trfts souvcnt cette C^miniie du mot exemple au moral , et quelquc- 
fois d*une mani^re si gracieuse, que nos pontes n*en d^aigneraicnt pas Temploi , si • 
comme nous, ils ruvaient fr^quemment admir6c. Au rcsle, le peuple, qui ne se 
Irompe pas aussi souvent qu^on le pense, salt lr6s bien employer exemple :iu masculin, 
quand il veut s'exprimer avec Anergic. 

Office est r^gulidrement ftSminin, quand il diSsigne le lieu od sent rasscmblcs les ap- 
pr6ts d'un festin : 

« Cette office est spacieuee et bien meubUe. » ( Grammairiens. ) 

Mais d^igne-t-il cette obligation sacr^e, que la vertu nous impose dc fairo le bien? 
exprime-t-il ces graves fonctions od I'homme est charge dc vcngcr la vertu oulrag6e , 
de fl^trir le vice coupable et audacieux? rappelle-t-il ces ceremonies rcligicuscs ou lout 
nousentraine au rccueillement le plus profond? la masculinitc est ici en parfaite har- 
monie avec nos pens^ sdrieuses : 

Je TODS dcvrals tieancoop poor tm si bon ofjflee* {OfrniiUe.) 

Cest oA le rol me mtoe , et Umdis qn'il m envoie 

Falre offee vers voos de douleur et de joie 

Mais cet offUe eneor ii*oet pas asses pour lut. {id.) 

«0harle8rQuint, respirant h peine au fond de son cercueil, n*entenJa!t que toffict 
«c des morts lentemen t pealmodiS, » ( NarratUmifrmigaUes. ) 

OEutfre nous offre dans son double genre Tharmonie la plus pai faile du principe qur 
nous d^veloppons. En effet, il est r^guUirement rSminin, quand 11 d^ignc une simple 
action de la vie ordinaire : 

« Le contentement int6rieur qu*on 4prouve, en faisant une bonne oeuvre, n*esl pat 



1 



C86) 

c plus uno combinaiffon de la niaii£re> qua le reprocke de la conscience, lorsqu'on 
c commci une bonne action^ n*est la crainte des lois. » (GMe du ckrisiiamsme.) 

« Hciircux ceux qui mcurcni dans le Seigpncur : ils se rcposcni d6s 4 present de lenrs 
c iravaux, car leurs bonne$ ceuures les suivent. » (Trad, des p$aumes. ) 

Mais si osuvre apporte nvec lui Vidde d*un actc de g^nie; 8*il fait naitrelesenttmeni 
d'une grande force d6veIopp6o; s'il enlraine avec lui la croyance ferme qu'une grande 
Duissance a 6t6 emp!oy6e dans I'acie grave et solennel qa'il d6signe; alors il devieiit 
nucessairement masculin : 

c lis Youlurenl que, devant que commcnccr ten si saint ceuvre^ fut faite une proces- 
c sion. » (Satyre Minippie.) 

« Ten parachevai Coeuwre entier dlanl h voire service, il y a environ douze ou treiie 
c aR». » ( Amyot. ) 

c Ge tableau est tin oeuvre de Callot. » {Girautl-Duvivier.) 

Donnons k e$ grand oniora nno hearo d'absUnence. (Bodeau,) 

Quelle morale puls-je InKrcr de ce fait? 

Sans ccia toute fable est un (Buvre imparfait. (La Fontaine.) 

« Tel ful Voeuvre inapcrgu dc soixante annecs. » (Chateaubriand. ) 

« Atbalie est Cceuvre le plus parfait du g6nie inspire par la religion. » (idem.) 

On sent que oeuvrey au masculin, ddsignant toujours un chef-d'oeuvre, ne peat 
gudre^ire employ6 au pluriel; car les chefs-d'oeuvre ne sont pas communs. Aussi, 
jadis on cmployait le masculin au pluriel, en d^signant la collcciion des Merits d'un 
auteur; mais aujourd'hui on dit ; les ceuvres completes. On n'imite done plus le podte 
qui a dit : 

Tel qui , content de lui , crolt set ceuvret parfain , 
Aux fatura (fplclcn prepare dee cornets. 

Nous avons d^jh vu combien le f^minin s'harmonise avec Tironie. Lamartine nous 
en ofn-e un nouvel excmple dans cello strophe oil il a fait oeuvre fi§minin : 

Lorsquc du Crdatcur la parole fdconde 
Dana une hcure fatale eut enfantd le mondo 

Des gcnnes dii chaos ; 
De ton (Buvre imparfaite II d^touma la face \ • 
VX , d*un pied d(SdaJgneux le lanQant dans Tcspace , 

ncotra dans son rcpos. 

Tant il est vrai qu'en fran^ais I'lronie est fSmininel 

Pdque esc f^minin suivant sa terminaison, quand il d6signe cetie heureuse fonrn^e 
ot les enfants de Jacob sortirent enfin de I'oppression des Pharaons, et quitt^rent la 
tyrannique £gypte ponr se rendre dans la terre promise : 

€ Votis mangerez i'agneau avec des pains sans levain et des laitues am^res, ayant 
ft une ceinture aux reins, des souHcrs aux picds, et un bAton i la main, comme des 
c voyageurs; car c'est la pdque ou le passage du Seigneur. » ( U&ise.) 



CS7 ) 

II est eacore iq^uli^remenl feniiniii, quand 11 designe ^Anyiversaire de ce jour chei 
les Israelites, ainsi qu'und couiunxe pieusechez les Chretiens : 

c Jteus, ayaoc achev^ tous cas discours, dit a aes discipfas : € Vous sayez que te 

^ pdtpie se fera dans deux jours; Qt le Fils de riiommesera Iiyr6 pour 6tre cruciBi. » 

(St. Mallueu.) 

« Tout fidele doit faire de bonnei pdques. » . {Girauit^Duvivier. ) 
< Quand Noel est vert, les pdques scront blanches. » (Provcrbe. ) 

« Le dimanche des Raiucaux s'appelle Pdques Jleuries , ct ledimanche dc Quasimodo 
«• Pdques closes, > ( GatteL ) 

On sail que Pdque est masculin, quand ii designe lo joiir de la Resunrection. Et 
qu*on n'aille pas croire que cette masculinity soit une erreur ou un fait arbilraire : 
c'est une des plus belles harmonies de notre langue. Pour en comprendre loute la 
beauts et toute rexaciitude, il fnut 8*unir k la grande pens6e qui occupe Tuniyers 
Chretien en ce jour solennel, od le Sauveur, victorieux de la mori, s*61^¥e rayonnant 
de gloire vers les claries ^ternelles, assurant a la terre reg^n^r6e ^'empire absolu de 
la loi nouvelle; il faut assister en esprit a cette magnificence des c6r6monie de la Se- 
maine sainte, surtout u Rome ; il faut se repr^nter « ce clerg^ en deuiJ, ces autels , 
« ces temples voiles, cette musique sublime, ces voix celestes chantant las douieurs 
« de Jer^mie; cette passion m6lee d'incompr^bensibles myst^res; ce saint s^pulcre 
< environne d*un peupte abaitu; ce pontife lavant les pieds des pauvres; ces t^n^bres , 
c ces silences entrecoupcs de bruits formidables; ce cri de vicioire ^chapp^ lout-a-coup 
c du tombeau ; eniin ce Dieu qui ouvre la route du ciel aux Hmes d^livrdcs, et laisse 
€ aux Chretiens sur la terre, avec une religion divine, d*intarissables esp^rances. » 
Quand on s*est bien pin6ir6 des profonds mystdres qui pr^cddent et accompagnent le 
plus grand et le plus memorable jour de la Religion; quand on pent juger de i*effei 
qu*un tel jour a toujours produit stir un peuple plein de foi; alors on ne doit plus s*6- 
tonner que le nom qui designe ce jour si solennel ait quilts la t^miniii qu'il a partout 
ailleurs , pour devenir tout k coup masculin. 

PMode est r^gull^rement fi^minin : 

c La vie de I'homme est trop courte, pour sortir des Imgues p^riodes d'unc r6Tola« 
H tioa, » ( Boiile. ) 

« L'histoire se divise en dzffhentespModes, » {GirtmllrThvitAer. ) 

« On pent d^finir la pMode une pens6e composde de plusieurs autres pens^ , qui 
€ ont cbacune un sens suspendu, jusqu'au dernier repos, qui est commun-ii toutes. » 

((^ BaUeux.) 

c Jja piriode solaire, la pMode lunaire, la pModejuUenne, etc. » (GaUel.) 

Piriode exprime-t-il au coniraire le rteultat d^une grande force largement d6ve- 
lopp^e? ofTre-t-il & notre imagination cette id^ toergique qu*apr6s des cfTorts, sou* 
vent multiplitey on esieofin parvenu au dernier terme d*une valour, ^ la demi^re 



(88) 

liflnile d*une puissance? La force, qu'il a Tallu employer pour y aiieindre, rend id 
!*cmp1oi de la masculinity non seulement juste, mais encore indispensable : 

«D6mo8tbines el Cic^ron onl porti T^loquence k son dermer fhiode. » (GtrauU-Ihufivter.) 

« La France, apr6s avoir atteint lepMode dc sa gloire militaire, marche d*un pas as- 

• sur^ vers ceim de sa gloire civile; elle a pour guides I'amour de la patrie et Tborreur 
t du dcspotisme. » (Boiste.) 

Sentinelle a 6x6 Tobjet de bien des discussions de la part de nos grammairicns. Mais 
comme leurs discussions n'oflrent aacuno m^lhode, nous aliens expliquer le genre de 
oe nom d'aprds nos principes. 

Sentinelle a une forme essentiellement Kminine. Mais il a ausst une significatich 
louie masculine. De U I'emploi des deux genres : 

c On a irouve U ientinelU mort dans sa gu6rite. » ( Acadhnie. ) 

« Les arbrcs, qui balancent tristement leurs cimes d^pouill^es, ne portent que de 
c noircs legions qui se sout associ^es pour passer Tbiver : dies ont tears tendneUet et 

• leurs gardes avancici; souvent une corneille centenaire, antique stbylle du desert, 
t se Uent seule perclide sur un cbtae, avec lequel clle a vieilli. » (Chateaubriand.) 

Mais indiqucr Temploi des deux genres, ce n'est pasTexpliquer. Voici comment lot 
po&tcsprocMent. 

Quand ientinelle exprime une idde^rande et forte, quand tout ce qui rentotire est 
^nergique, il prend le genre masculin : 

Ce senUmcnt bI prompt , dans nos eonin rdpanda , 

Panni tons nos dangers $$niineUe auidu* \yoUatr$.) 

Ces postes mena^ants, €$s nambreux MtirliMllM. 

Qni velllent nolt et jour anx poites aeraelles. (OtKOt.) 

Qnand le cap africain, sons les tialts d'nn giant , 
5M<iiail«*Mmis da dernier Oeten.de. (Panrnxa.) 

c L'oreille du lion est le pbu «4r eentinelle. a ( Fontanee. ) 

Quand eendnelle exprime une idte gracieuse; quand tout ce qui Tentoure est ton- 
chant, il prend le genre fdminin, ccmme dans la phrase de Chateaubriand citfe plot 
haut, et dans ces excmples : 

« Une femme doit 6tre pour elle-mtoie ea eendndU tngUanie; sans cesse entour^e 
fl d*ennemi8, elle en a dans sa t^te, dans son coeur, dans toute sa personne. » (Boisie.) 

c La vertu est imd senAtelle mgilanU qui nous signale les dangers oil le vice peat nous 
tt entratner. » ( Anonyme. ) 

Celte harmonie du genre est exacte; les po&tas ne s'en teartcnt jamais. 

Tour est r6guli6rement masculin : 

En falsant des heorenx , nn rol Test d son four. (Vcttatre.) 

Plus n est prte de quitter ee s^oor , 
Plus on lul trouve et d'esprit et de eharmes. 

Enfln, pourtant U a passd Is tour. iGrum.) 



C89) 

Cependanty lorsque tour d^igne celte partie gigantcsque de no6 caih^drales §M^ 
qu68 y qui 8'6I6ife et se pcrd dans les nues, il conserve la r(^minit£ qu*il a en latin « ear 
c'cst de Ik que nous Tavons tir£ : 

c Et prist la tur de Syon » ^ est la citad de David. > ( Cknmiquet. ) 

€ Elle revint dedans ta tor. » ( Marie de France, ) 

Cest aa senfl de Xa tour , e'est aox portM dn Loi^ra , 

Que panni tob iiyetsje deyaU me coofondre. (€Mm<r D€lac<gn§.) 

Si vague ddsigne ces masses d*eau qui s*el6vent et retombent sous Timpression det 
vents, le genre f4§minin est naturel ; la terminaison Texigeait : 

line Toix s'AevaU de mon sein tendre et Tague. 

Ge n'^tait pas le chant da eoq ou de Toiseau, 

Nl des Boufliee d'enfants dormant dans leor bercean , 

Ni la volx des p^chean qui chantaient sur la vag%$9f 

Cctait vous! e'dtalt voas, 6 mon ange gardien! 

Cctait Tooa dont le coear chantait atec le mien. (Xamortfne.) 

Mais si vague d^signe ces espaces immenses des regions de Tair, dans lesqueisie i«- 
gard effrayS se plonge sans trouver nulle part aucune liiniie; s*il exprime cec kfim 
id^aly dans iequel notre imagination debarrass^e de toute loi, de toute r^gte, ertek 
Taventure, comme dans un horizon dont lesbornes, s'^loignant toujours, vonl se 
perdre au sein de I'immensii^; alors la masculiniid nous paralt d*une grandc beaulSi 

< Ens'isolant dcshommes, en s'abandonnant k ses songes, Rousseau a fuit croiraa 
c une foule de ]eunes gens qu'il est beau de se jeter ainsi dans le vague dc la vie. » 

( Chateaubriand. ) 

c L'analyse prend la place de ce vague infim oil la penste aime k se perdre. » (IdevL | 

c La m^lancolie s'engendre du vague des passions, lorsque ces passions sans objet se 
« consument d'elJes-m^mes dans un cocur solitaire. » ( Idem. ) 

La f(§minil^ dece mot est le resultal immediat de sa forme; sa masculinity est reliiec 
relatif de sa signification accidentelle. 

Voile a encore ses deux genres en parfaite harmonie avec ses difiKrentes significaiiiMU. 

Quand il d^igne cette partie du vaisseau qui regoit i'impulsion des vents, eouune 
rien de myst6rieux ni de grave ne se raitachc a cctle idee toute mat^rielle, voUe est 
alors r^guli&rement fdminin. Ici la forme est Funique guide : 

« Les tritons conduisaient les chevaux et tenaient les rtnes dordes : une grande voile 
I de pourpre flottait dans Tair au-dessus du char; die 6uit h detni-enjlie par le souffle 
I d'une multitude depetitsz^phirs qui s'efforgaientde la pousser par leurs balciaea. • 

(Fhielon.) 

II est aussi feminin, quand il s*emploie dans le sens dc navire : 
SI Tons Toalex partir la voile estpr^Ktr^. {Raein$.) 

II est encore f(§minin au figure, lorsque Timagc employee rappelle Tid^ 6' urn 
navire : 

Qoand la favcar, k §MMt voilu, 

Toujoun compagne de toi pas. (4fdlAerte.) 

11 



(90) 

11 ToH les passions, snr une onde fticerfaliM, 

De lew BOufQo ongeux enfler (<»«oti« humaiM, {LamarliM.) 

On a justement reproch^ a £oriieiI1c d'avoir employ^ au masculin voile dans son sens 
propre de pariie de vaisseau : 

n yenalt k plein va(le , et si dans les hasards. {Pampi$») 

En effety cette signification, qui tient touts de la leltre, ne s'harmonise nullement 
ivec la masculinity qui tient toute de respri t : mais il en est bien autrement de toutes 
les autres significations, auxquelles se rattache toujours quelque id6e religieuse, 
sombre oa imposante. 

Est-on plough dans la douleur, dans le deuil? Le malheur est-il vena nous assail- 
iir? Le chagrin ptee-t-il sur notre dme, comme un poids qui 6louffeT nous nous enve- 
loppons d'un voile Junibre : 

« L'heure est done venue oti la France doit couyrir d*un voile son superbe panache, 
« et laisser tomber sa t^te dans le giron de TAngleterre? » (Jeanne tTArc de Shakespeare.) 

On se rappelle cette matinee douloureuse oCi Tinfortun^ Ghactas allait confier a la 
terre du repos les restes inanim6s do celle qu'il aima : 

« Souvent la longue chevelure d*Ata1a , jouet des brises matinales, 6tendait eon voile 
€ d'or sur mes yeux. » ( Chateaubriand. ) 

S'agit-il d'une vaste entreprise que les t^n^bres enveloppent? d'une conspiration 
tram6e dans Tombre? Tout se couvre d'ttn voile affreux! (CribiUon. ) 

Une jeune vicrge quitte-t-elle le monde pour se consacrer a Dieu dans un cloilre? 
Clle couvre les traits celestes' dje sa figure virginale sous les plis flottants d'un voile, 

Les ennuis de son front se cachent sous un bandeau de lin; et le voile mystMeux, 
« double symbole de la virginit6 et de la religion, accompagne sa t6te d6pouillte. 9 

(Chateaubriand,) 

Enfin, dans le temple de Salomon, un voile immeme d^robait le sanctuaire aux re- 
gards de la foule pieuse : 

€ En m^me temps le voile du temple se d^chira en deux, depuis le haut jusqu'en has; 
« la terre trembla; les pierres se fendirent; les s^pulcres s'ouvnrent; et plusieurs 
c corps des saints, qui ^taient dans le sommeil, ressuscit^rent. » (St. MoMol) 

On voit ici que la masculinity n*a aucun rapport avec la forme, et qu*elle s'harmo- 
nise admiraUeoient avec tout ce que la signification renferme de grave, de 8acr6» da 
mystMeux. 

EXERCICB PHRASBOLOGiQUE. 

urn Vm MM 4« toDa 8« prindrc la barb* Uo pHit 

AMa tknm, Hai^ d'«pL La aaeba ^'i 

UaLtU»ft9mf, B«rb«t da pinna Una 



UBOnUaHlaMa. iaiib. Unapatito 

AMa paaMla. Un baao barb*. La barda da la CaMonia. 

Aida awnrM. Vm barba l^far. Qnunda barda. 

Xtra lenta lUia da onalio'te. Ua barba birn bit Una grMia barda Un fn$ er«pau 

Darba blancfaa. Barda trap lonaua. Un ertpa noir. 

AVMb Sarba gnM. Barda trap ipaTaaa. Parter nn er«pa A i 

Oranda barba. «_ Una I ' 



Uabalanaau 

Vm pa»d HMk Se faire U barbe. 



!a barba. Una banna crina. 



(£M ; 



r et irbo» prM«Bf it. 
L« trUr* 4elu>. 



I^fcr • trIU cnwisnc. 
EoMtgncf <i^pto}fr>. 



Qrand ««par«. 

i'ciit e«ps««. 
Court ••psc*. 
De p«bt*t cf^MViL 
De n>*j«nikM npaet*. 



C^n l»*I ci«mf 1«. 
17 n« t«lle eicmplt. 
!)« betas «EnnpiMW 
Pe belief escBpla^ 



Ud pctil foff«l. 
Un graml far«L 
II •«*•!• forct. 
Bott isret. 
Srsfkde f*r«t 
H*iW feitt. 
FpsiM* fepM. 
rr»v«»Mt SBe tm 



Ub vtM fonrk*. 
Un Covrbe flefli. 
17 n feorb* Mm foi 
L'n fo«irb« ifififn*. 
Four be froniire. 
INroavrtr one foarbe 
Inventef aaa feuibe. 



5'* (parde* affl'i^^f. 

I o de (c«fMd««. 

S«f g*r-Je* rrpe<ii«^l^ 

r.* garde dri ic«»os. 

Le garde cbampttrib 

Ub farda foietti^r* 

Fair« la gard*. 

Fatte beaae garde 

MauTaiM tarda. 

La f atde dca partM 

let»«tr lagofdai 

DoMbkr la gerde. 

La garde roootaota. 

La garde drareodaalc 

Motttav , dcaeendre la garda. 

Lagptdad'oBapaca. 



Briirrr an prftck* iln gr< Be. 

Con igner d** Targrttt an greffe. 

AH'T »a greffe. 

Snriir da grrffe- 

Gr 0« pirkn de noafile. 

L« vrr di^gr IT'*. 

Pn<i»r d^« gr<.*ffir a. 

GrfiTcf de poinm icr, de poirif r, 

df- linker. 
Vne b«lfr grcfle. 
AqwMirnlagrtA? 



Pi^Bdre no gvide. 
t'nb'^a gtilde. 
Vn nwumt« guide. 
Co eicellrui gnid^« 



Atoir brroln d'un 
I-ct frande» gnidea. 
Ijet pctilet (iuidea. 
De MtiBM gnidcs. 
Pe naovaiMf gMidvt. 

niueriaie. 

Un b*l UKelreiie. 
Cn hcKolrope dn Nroa 
On b«liatr»Dc exetiqaa 
One bum Mliolrepa. 



On Wl bymne. 
Llymne Mint. 
T>9 bdiat hymned 
Let hjmnea aacr^ca. 



On ben Itvre. 

On ben litre plein d'4nidiUon. 

Faire nn Itvre. 

Coneoier nn livra 

Un livrc btffB Arrit 

Cn Itvre ^la^nettt 

0« m^banl livra. 

On B«t« pleio de , 

Od nen* can livra.' 

On vieni livra. 

One Bvre d« bcnrra. 

Daa tivrc de lianda. 



id4es 



Le maorbc d'un eoutcao 
I.c mane be d'un raniL 
On aaanrhe 4 belai 
On mancbe de fif oL 
On naorLe de violett. 



Masrbea coaptaik 
Mancbai lobguei. 
One manrbe de ebrnilM < 

r«be , d'babil. 
Se fatre lircr par la mancbe. 

■Anvcvaa. 

On ben maotruvre 
On ctcfUcBl mantfaTra. 
Cn mentrurre adreiu 
Una mf»«»t* man»urre. 
Cne man»«vrepolili7ae. 
Deeeutrir uue mativuTra. 
D«a manceuvrea obacurla. 

■laeiis. 



Ficellant r 
Bugler an minoire 
( eaapoaer nn nieinaire. 
ArfMer nn m4moife. 
Mtnoira ron»eineant 
Le nAHielre d» mcnutiiar 



M^meirc bcareaie. 
A«eir da la ■Mmatra. 
GravA dana la mtoiaira. 
Nrdre la i 



Le aaoda indieaUt 
Le made Mb|«"e(ift 
Mada d'ed«iniiiratien. 



Viaille made. 
Made If.tenaaaa 
Mode ndicsla. 
Ktita * m Made. 



Dea monlea (rafciet 



Un maaue de bagna. 
Se roocbcr dana la ane 
Faife de la meoMa. 



Pren icr aarra 
Second ivuvre. 
L'vnvre de Gallrt. 
Grand ««Tre. 
Tne bonne vvvra. 
One •ovre de mil 
Ure arnvre de ebariU. 
OKovrci morales. 
Lea vQvrea de la aalni 



OaWneflea. 
Da baoa oBeaa. 
On'mantaii oBra. 
L'oSae divin. 
Oflwa BolenBel. 
Man^uer I'oSre. 
Sevoir bien rofflre. 
Bnlcndra bten r< Bee 
OCee nembr«u*e. 
De bellea, de grandet « 
OSeea biao AeJaire n. 



On bran page. 
On jcuoe page. 
Cn ioli page. 
r.e* pagcfl du roi 
Use belle page. 
Bamlif la pi^. 
One loogue page 



Ft<{aa I at-il venn Y 
Hqne r\\ il paiai ? 
La vctUe de Pisoa. 
lit molar lapl^. 
Hanger h pique . 
Piqaa. lenriea. 
Pl<{aea elesra. 
Farad> bena'splqiaa 

riaiLiiu 

BzceDrBl parallile. 
Fairs nn earatUIa. 
Le paraMIe da Batiaa at da 

Corneilla. 
U paraMo d^Alaaendra at da 

Cto^r. 
TiiaroBc paiaJWa 



Lcfi 



Otoe belle pendule. 
One paedela da pri& 



Hmieas. 



Aa phis baat p4tioda. • 

k tan dernier ptriode. 

La flat baul p«riaAa da la gloira. 

I a dcmie* p*riotle de la vie. 

uae dIMfantas p4rtadaa da IVs* 



Post* araaugeei. 
Mauvaia poslo. 
Dcfrndre nn pafle. 
PMIepauCDitiM. 
Us paaU d ^ aa a s— 
On po»U iltv*. 
Orcnper nn pasta. 
Prendia la (osla. 
C earir la paste. 
Heltre une Mtra k h 
Grande poiia. 
Paiils po«ie» 
Poale rtftanU. 



Avoir le panrpra. 
Foarpra rcnU*. 
Maarir dn paotpta. 
Porter la panrpra 
La ponrpia reyala. 
La poarpro ramaina 

•ATU» 

Un viea tafjra. 
On jcana satyra. 
Faira oac teiire. 
Publter nne satire 
La latira dn sticla. 
One satire piqnante. 



On senlincDa. 



Una senUoclls avanoia. 
lelaecr la •cottnelW. 
Sentinelle cndormia 
PSflsr la seutinella. 



On longsomme. 
On boo tninnie. 
On W-lpr ••"»«■•• 
Son premier Mmma 
Paste un aomme. 
Fettle Bomme. 
GrMie aomme. 
Las 
Us 

socan 

Un soaris agr^aUa 
Oa dooi seurfa. 
Un petit soarisk 
Bouria moqaean 
I maheieox. 



Petite sauna. 
Grosse souria. 
Soaris UaMfta. 



Una pAriado * deat •eaibffta. 

•a* ^^_ .a— ■...^-.— -A— —i— 



Le tour 
FaIra ua tear. 
Lo tear de la fiOe 
Ua laar d'adrassa. 
Jaaaraalaan 
On maovaia tovr. 
Tn tour da Mpoa. 
Tihin tour. 
On tour san^aali 
Un lour pci«da. 
Prendre un l*an tear. 
Un four origlnaL 
Un tour Mg»at> 
BsaUlaar. 
Taur c«rr4e. 

PaUla tear. 
Oi swaiear 

Tear raado. 

Aa ptad df Is tear. 



Pifaa ana ehesa oa aeola. 
Ob BMule perbiU 
Dal * 



tester I sod peMa. 
QttUtsr 



(W) 



Cn IroapctU At r^mral. 
Co«oy«r ua treaiftlta. 
SeaiMr la (rMnpctla. 
*o»iitr d« la IrMnpalta. 
La tromptito At la ■•nomoilab 
Efuboaeliar la tranpctlib 



La vagoa ia Vw 



r« vagM 4ai alrt. 
St i«Ur daaa It *agii«. 
ria greadaa vafiMft. 
T«giMfl 4c«BiaMUa> 
D«a tagyaa haula^ 
Ronpr* la ftgum. 



Toabar 4»m h «•■• 



Od vaaa J'w. 

Ua vaaaautifML 

Do fr - -^— 



bn voOa lpaia» 
ToUa Clair. 
Ferlvr aa voOa. 
La ««ib 4a b aai 



K«r . calar la Toila. 
AHar « la taOa. 
Oi^rMifaw 
A««laa«|il^M 
F a l ar ha taHaa. 
MatlfaAlaaiUa. 



r XXXIX. 



N0M8 QUI SXPRIMUT DK8 AtATS» DK8 QUALITlto QU'ON RBGAROB, Ul OAfliRAL, GOMIU NK 

COirVB?IANT QU'A DBS HOMMBS. 



line de mes chanoes ^lalt d*atoir tonjoun dans 
mes liaifioof des feounes autium. 

(I.-^. ROUSSIAU.) 

Lea femmu oocnvis na lont point de mon godt. 

(MoLiiai.) 

Marguerite d'Ai^oa , femme de Henri YI , roi d*An- 
glelcrre, fut actlTe et intr^pide , oiaiaAL et soldat. 

(Tdomas.) 

Madcmolsene de Schnrman, nit k Cologne cn 
1606, ^tait piiNTai, musfcienne, oaAYiuR, sculf- 
noa, PHiLosopai, oioMrni, Ui6ologiennc m^me; 
ello avait encore le m^rile d*entendre et de parler 
neuf languea diffifireatei. (DiocaAPnii uriy.) 

Les femmes n'enrent pas aenlement des cours d*a- 
mour, elies devinrent aossi MAcisraATS , en poss^ 
dant des seignearies , et exerc^rent la JurkUction des 
flefs dans toute leur dtendue. (Id,) 

Les onnages de mademoiselle Williams la font ro- 
garder tour k toor oomme po^ et conwie aisToaiiif, 

(M-« BaiQUiT.) 

Les passions soni lea seob oaAnuu qui persua- 
dent toujoors. (LAaocmroucAULo.) 

Les femmes roins sont maoraises m^nagdres : 
la rime s'accorde mai arec r^cooomie. 

(BOISTI.) 

Chlmtoe dit k Rodrignes t 
Ya, Je snis ta partle et noD pai too loamau, 

(CoaniiLLi.) 

Venes^ madamm, 6lra Tin oiis dn triomphe de la 
phOosophle. (MAaMonTii..) 



J'apprends ayee plalslr tout ce qu*oo publie k la 
gloire d*une flUe cdl^re, Anne de Berts, et anjov- 
d*liul paoFEssiua de rMtorlque. (M"« Biiqcr.) 
Ello Alt sa nourrice , eUe deTicnt son guioi. 

(Licouvi.) 
^ L'aMasM de FontSTrault estcair et citieial dc tool 
Tordre. (Acaoemii.) 



Mademoiselle d*Eon fut misei 14 ans an college 
Mazarin. On Ignore les raisons qui engagdrent scs pa- 
rents k lui donner I'liabit d*liomme. Ellc fut regie 
DocTiua en droit ci?il et en droit canon , ct rnfio 
AvocAT an Parlement de Paris. 

(Biooa. Dts riM. ciLis.) 

Les femmes pollssent les manlircs , elles donotnt 
lo sentiment des biensdanees , elles sont les nab 
paaciPTiuas du bon ton et da bon goQt. 

(LlGOUTI.) 

Hypathla enseignalt elle-mteo la doctrine d*Aris- 
tote et de Platon ; on Tappelalt le pbilosopbb. 

(CflATaAuaaiAaa.) 
La $ag$$i$ est le tteah des faiUes. 

(YAUTBNAaCOBS.) 

PlutAt viisincATiDa que podte, madatM de Mm- 
ddot a chants dans des pidces gdndralement asses 
br^Tes les plalslrs champctres. (Maoul.) 



Middame Dader est on des plus fiddles raAioo- 
TiUBS d'Hom^re. (GiaACLT-DuTiTiia.) 



Ici se pr^nta una gnmde difficult^ dont le manque de solution a toujours Tait 
cpoque dans les annates grammairiennes. Comment se fait-ily 8*6crient nos grammai 
riensy que la langue fran^ise se soit mise en opposition aYce toutes les autres langue!^ 
cn laissant au masculin tous ces noms auteur, amateur, docteur^ giomttrt, ginirai, grth 
veur, profeneur^ philasophe, poite, trgducteuTf etc. » lors m6me que ces noms designem 
das femmes? 

Avant d'assayer de rendre raison de cette masculinite qui paralt inexacie, qu'il nous 
soit permis d'expliquer quelques examples bien connus> ou le genre f<6minin a et* 



(«W) 

empIoy6 , et dont on s'est toujours servi pour accuser d'erreur ou d*arbitraire la ina»- 
culinitd pr6c6d6nte. 

VaU-Je dpouser Id qnelqne apprmUie mtfrnir. (SoOmm.) 

« A Paris, le riche sail loui; il n'y a d*]gnorant que le pauvre. Cette capitale eel 
I pleine d'amateurs el surloul d*amatnees qui font leurs ouvrages, comme M. Guil* 
■ laume Taisait ses couleura. » (/.-/. Rouaeau, ) 

m J*aime mieux m'abstenir de caresser les enfants que de leur donner de la g6ue ou 
r du degoQt. Ce motiTy qui n'ngit que sur Ics (kmes ^raiment aimantes, est nul pour 
« tous nos docteurs el doctaresses. » ( Idem. ) 

De lot Bonrire aa relonr ne 111 Cnute, 

Ce fat lapeinire. On se remit en train. (La F<mtain0.) 

A YOtre nile ainte 
On volt qoclqnes ddgoOls pour les noeods dliYmdn^e : 
Cest %m$ philosophe enfin. {Holiire,) 

Im fl^rro ardcnte, k la marcho Indgale, 

Fille du Styx , huiisiire d'Alropos , 

forte le trouble en ieura petita cenreaoz. (VcUain.) 

Dans CCS exemples, souvent cil^, le fSminin est k sa place;* Tironie explique tout. 
Le but des auteurs est d*cxprimer un ridicule : or, la masculinit6 annonce toujours 
une id^e grande et noble; elle eQl 6l6 d^placte ici sous la plume satlrique de nos 
grands ^crivains. Le feminin est done yenu 1^ , parce que le masculin n'y pouvait 6ire. 
Les exemples d' expressions Kmlnines, dans Tironie, sent tr^ nombreux. En cfTcty 
veut-on peindre d'un seul trait un guerrier qui manque de eourage, on Tappelle iro- 
niquemenl unefemme! Ceiie ironie est de la derni^re injustice, il est vrai , mais cnlin 
elle explique les peuples qui s*en senrent et les langues qui l*emplotent. En France, 
rironie est Cgminine, parce que le masculin est toujours noble dans son emploi. Du* 
reste, i'ahcienne grammaire avail admis cette v^ril^, en lui donnant cette forme si 
connue : Le mascuUn e$t plus noble que lefimmm. 

EXERCiCE PHRASiOLOGIQUE. 

PU' 



i«tiM«r. 


Oimnr. 


Eikaiik 


IttfttniMfW 


A i.ttear ;i). 


Con^ar 


EJilnir. 
£>rre«. 




krtimm. 


Pal. 


Facleui. 


likmn. 


AiM>dn. 


DtfrnKor. 


Faalrur. 


LitUntear. 


Auteor a J. 


DMn«iettr. 


FoMwyror 


lltdcriB. 


ktooiMe s;. 


DiMiEJ! ■ ttr 


G«om«ir«. 


Oraleur. 


C^Ntiin.. 


GrMcur. 


PartiMn. 


CkMteaa. 


DMtear 


Imprimeur. 


P*inlr« 



Fr^wieataor. 



ProMtear. 6«cr4te1f«. 

FroviMHr. £!• , atti , cte. 



EailMUiar. 

ft) On roni.i eee* k Un ammtrkt ; A F«rfa h rieit mA tmt. It u*f m ^fgmgrawH fM h pmmn. C«ftf tmfMaU Mf ^Mi« 4*tm^ur$ §i ncrloui 
<iVainicti, f«/ fmmt l$mn omrogn ttmm* 31. GaiHaumt fmiuH cm ettUjn, C« mat Ml •mroofi par la* riglai A» k oMflgfa. LagBSt. Du 
••fVW rt phtoienr* Aarivaiat real empl.j*. U m Uaavt aa.m dan> h DialiaaMita d« I'AeadcaBia. 

<l) Ca'te pbraM, aslraiU d'na |aarnal littiralirt, atl iacorrccta t MmUms U dmdttmt 4* Ihtrm. fMUaMa maUm i'Omikm, dmt it mourir. Il 
UUi tfirHfui mmtmn. €• qui ■ fait illucton k rehii qni • «eril catto pbnaa .at l<b parfA, Mlaa »a«t. i aittlra cplrliaatte aa OmMm . a'att qua b 
■MaaiM tcet adjactif oaaimaeaeparaBaraTaUaiMUBaaaniltpH arrM, d ao lii-a d'aaiar, H y attaaaanataeoHBaBgaalfavi 
Kaltlrt. «a aa dinit pas t tfatfaaM Oaricr. /Id«l«, mam moiat Tataacfava i*Bm A n rtc 

(1) B«rBai«o 4a Sakt-Viarra a emplo}i ec mot au rteiinin t Va a^ra flrghd; h — »«m palaf faSri rf« ^i mt aeruma. 



{9i) 



►-««s6o N" XL. 



HOlU QUI, AYANT UN FBMININ , 8*BMPLOII2IT CKPKIOANT AU MASGUIJR. 



La mire est le premier instituteur de son enfant. 

(BlMAlDIH 01 ST-Piltll.) 

L'ezpMence qol ne s*acqnlert que par dca fantes , 
est on maUre qui coAte trop dier. (SxAfliiLij.) 

La colore est lla fois le plus aveugle , le plos vio- 
lent et le pins Til dcs conteiUen. (oi Sioua.) 

La Tanit^ est ie plus intime de nos conseillers, et 
celui dont les avis pr^aleot le pins souTent. 

(OxiRSTIESa.) 

L'hlstoire renferme Texp^rience da monde et la 
raiaon des si^cles; c*est un maitre impartial dont 
nous ne pouYons rdfuter les ralsonnements , appuy^ 
sur des faits ; 11 nous montre le pass^ pour nous an- 
noncer Tayenir : c*est le miroir de la T^ritd. 

(01 Sioua.) 

• • . L'angoisse, latristesse, 
Soot compagnoM de la prosp^rltd. 

(LoMBAEo ox Laughs.) 

Les nourrices sont nos mattres dans la langue na- 
turelle; eUes entendent tout ce que dlsent leurs near- 
rissons, elles leur rdpondent et ont avcc eva. des dia- 
lognes trto bien suivls. (J.-J. Rousseau.) 

Telle femme que nous connaissons, s'est r^veill^ 
homme de lettres. * (Aisault.) 



Les lois BODt Ics iouverainf des sonvoraios. 

(Loots XI?.) 

Dans les seines de la Tie morale, rime eat tod 
i la fols aet§ur et tduioin. (ox GtXAttOO.) 

Les petites-maltresecs sont do grands muAtres ts 
eoqucUerio. (Boiste.) 

Votre example m*instniit, Totre bontd m'accable; 
Ninon dans tons lea tamps fUt on homm$ estimable. 

(Voltaire.) 

EUo devlent son maitre, an moment od sa voii 
B^aic i peine un nom qu*il entendlt cent fois ; 
Ma mire est le premier qu'ellc Tenscigne k dire. 
Eilc est son matt re encor dis qu*il s*cssaie k lire. 

(LXCOUYS.) 

Un fanatism^ aimablc k leur ime enirrie 
Disait • la femme est Dieu, puiaqu'elle est adorie. 

(W.) 

Et les infortnnis que leur bonti sonlage 
Sentent avee bonheur, peut*itre arcc aiuoor, 
Qa'une (enune est rami qui les ramine an lour. 

(W.) 



On Yoit qu*il y a des ciroonstanoes o^^ mftme en parlanl de femmcs, ou d*<^ircs da 
genre fSmininy on doit, dans les noms qui ont une terminaison propre pour Ic femU 
nin, employer plul6t le masculin. Ainsi, bien que les mots voIm nudlrey Dieu, souve^ 
rain, ami, aient leur fdminin reine^ maitresse, souveraine, d6eue, amiey etc., il faut dire : 
Marit-Thirkse itait un grand aoi. Les pedtes-maltresses sont de grands maItres en coqueucrk. 
La femme est Dieu, puisqu'elle est adorie. Les lois sont les souyerains des souverahis. Hue 
femme est Taiu qui ramitie Us infortunis aujour^ etc. C*esi ainsi qu'une femme qui dis- 
puterait k son mari rauloril^ qu*il doit avoir dans le manage, dirail ; le maitre ici , c\'si 
moi, bien qu*elle pQl dire aussi : la maUresse ici, c'est nwi. Mais il y a enlrc cos deux 
locutions une difTerence bien sensible^ et qui r^sulte ontidrement do la difli^rencc 
qu*onl pour le sens les mois maitre ct maUresse. 

Nousavons 6puis6 loules les r5gles de syntaxe relatives au genre des substantifs; il 
nenous reste plus qu'a iaire connaitre celles qui ont rapport au nonibre, parlie si dilti* 
cile et qui n'a pas encore 6i6 bien irailee jusqu*ici dans aucune grammairo. 



( ai> 



SYNTAXE DU NOMBRE. 



»MMiW3 N' XLI. 



DBS AMICTIPS PHIS BUBSTAKITITSMSNT, BT DES MOMS GBlfiRAUUiniT KHnOT^ AU 

SIMOUUBR. 



AWECnn PE15 SUBSTABTIVIMUIT. 

Henreax qid, dans scs Ten , salt, d'uoe vuix leg^re. 
Passer da grave ou doux, du plaisani au ievere! 

(BOILSAU.) 

Quand rofrsurcto est outrd, Ton liii fait trop d'honneur 
De Toaloir, par raison, combattre son erreur : 
Enchdrir est plus court, sans s'ediaufler ia bile. 

(La FOHTAIME.) 

11 faut, dans le savoir, prcTerer YutiU au brillant. 

(GlAARD.) 

Despreaux , en traitant le passage du Rhin dans le 
gout dc quelques-unes de sos ^pitres , a Joint le plai- 
sant k Vher<nque. (Yoltaui.) 

Asses de gens out toujours dans la t^te un faux 
niTveilUux, enveloppc d'une obscurite qu'ils respec- 
ted!. (FoSTSilELLE.) 

Le xjrai peut quelquefois n*£tjre pas >Taisemblable. 

(BOILKAU.) 

G'est le nouveau seul qui peut plaure 
Aux goi!kt8 blas^ surle nai beau. 

(F. D£ Nevtcuatkau.) 

Le grand vous plait, et la gloiro vous flattc. 

(YoLTAltl.) 

Vous y cherchiez le vrai, tous y goiltiez le beau. 

Kid.) 

Tout plait mis & sa place ; anssi garde»-vous bieu 
D'imitcr le fanx goAt, qui mdlc en son ouvrage 
hHneulU, VeUgant, le peignS, le tauvage. 

(Del ILLS.) 



ROMS DI UtTAXtX, A'AlOMAm, W TSmi R M 
TICIS* 

11 y a des coolonclares oA la prudmm 
donnc de ne consulter que le dupttra dea 

(■Bam.) 
VeneenM lolntaio, cachd daoi la Ubye, 
Vaut41 les fleure dont se cooTient nos viosf 

(Gas. Dilatiub.) 

L'argent est comme le temps ; n*eo penisi pil, 
TOUS en auies asses. (Liris.) 

Dans tons lee temps » Por a A^ ngard6 eominc Ze 
mdtal le plus par&it ei le plus pr6deax. 

(BvinM.) 

Aprte le fer, le mtwn est le mttal Is plus dUI- 
die It foodn. (jtf«) 

La jmraue donne entrte & teas les ftses. 

(Mallbbbanchi.) 
La crainte do Sdgnear aftmmf i py ja §ag§ue, 
Ls eharili Tachdre. (La Hahb.) 

On pardoime toat^ hofs roryueO. 

(VeUAlBB.) 

Vavariee est la plus Tile, maJs non pas is |^us 
malbeoreuae de nos paistoos. (Doglss.) 

Sa pi^ie ei aa droHure M attinltie respect 

(BOSSUBT.) 



11 y a trois observations a faire : 

1* Lq6 adjectifs abstraiis, tels que beau, vrai, utiles etc., quand ils sent pris subs- 
tantivemenly ne s'emploient jamais au pluriel; 

2"* On peut en dire autant des noms de m^taux el d*aromateSy quand ils signifieni 
chacun une seule substance compos^e de piusieurs parties; ou, si I'on veut, lorsqu'ils 
designent , comme indl viduelle> la masse de chacun de ces m6taux el de ces aromates ; 
leur nom est, a la v^rit6, le nom d'une esp&ce consid^rte individuellemenl, et qui ne 
renfenne point d'individus distincts. Si» au contraire, on les consid&re comme mis en 
oeuvre, divis^ en piusieurs parties , et qu*on y distingue des qualit6s qui permelteni 
de les ranger en diverses classes, ils prennent alors la marque du pluriel. Deaf ce cas, 
oil dit tr6s bien : des o^i, des ctat^res de differentes couleurs; des ferSf des enemu de 
diflcrentcs qualilis; 



(96) 

9* Ge que nous venons dc dire des in6taux el des aromalcs doit ^galemeni s*appli- 

iper mx mols de Yertus el de vices, en ce sens que, si ces mots n'expriment que la 

pMsion ou ie sentimenl, iis reslenl invariablemenl au singulier, parce que ce senik- 

ily celle passion ne sonl chacun qu'un Cire unique. Hors de la, on s'en sen quel- 

Ms au pi Uriel ; mais alors ils signiflent les acies ou les effets de nos passions, de 

sentiments. Example : Choisusei dez tujeu dignet de vos bont^. (CoRNfiu^LB.) 

EXMRCKB PHJUSiOLOGIQVE. 

JBMCTtrS PUS SOBSTAHTlVlMtHT. ROMS Dt MKTAUX IT D*AIOMATIS. ROMS DE YIRTUS. BOMS DE YICES. 

JUlMi. L«fcdl«. l'»r. UMwnrIk La coaMran*. La l«nr«. 

I'^M, 1,, dafflcil*. L'ar|«nt. L* battmc. La trmp^ranca. I^ paraaM. 

f/^L,., La nawla. U cuitra La aijrrlM. La mmm L1«f«fBaria. 

STZISEa. LaMoiMti. La plonk. La il-.m. La foi. ymXmomtn 

riVTTlr LaelaiiW La fcr. LanaaiM. La {u<li«a. I**?^- . 

MmtiwmU. Uraoi.nl.qiia. L*toln. L»*bM..ll.e. Laeba>tai«. 

ftraMMlriMM. La aout aau. La ■hic. La gemavra l^a pudrar. 

%^ „^tJ^m La doui. !<■ •> aMHra La giroBa. La dam nra. 

=^ - ' LaMUmia laplaUaa. LatauiOa. La randaur. 

vSmmSr Lavrat U vif-ari^tiL La latanda La MbmtA. 



L'k«( 
La 



-^..MCKa N" XLII. ojMw..-^- 

SUBSTANTIFS QUI SONT TOUJOUAS EMPLOYES AU PLURIEL. 



El ool M«t condamner leg pl4urs de la nature P 

(U Haipi.) 

Teste la doctrioc des mcnirs tend onlquement k 
\ rendre heureux. (Bossoit.) 



H y a plufiieon martyrs entemSs dans les eafa- 

iniAM. (ACADCMIB.) 

La nature est pour niomme un livre fermd, ct le 
cieatenr, pour confocdre rorgueil humain , s'est plu 
k rfpoadre des tMbres sur la face de cct abime. 

(Uassilloii.) 

An tUpim dn boos sens gardcx de plalsantcr. 

(BOILIAU.) 

D» aUaiont Insnltcr aux manes dc nos rols. 

(Id.) 



Bcaucoup de gens se preparcnt des remordu , des 
maladies , la mort h grands ftais, (NiooUL.) 

Je sens que , malgn^ ton offense, 
Mes entraillet pour toi se troublent par avaace. 

(Racimi.} 

ToiJdoQrs la tyrannic a d'henreuses premicet. 

(Raciii.) 

VoU^, vo!!A, messieurs, rcffrayantc chronique 
Qu'on toumc, k yos depens, en rikit proph^tiqne 
(Gas. Delatigii.) 

La d!5t!nct!on la molns exposde k Tenvie eat eella 
qui vlent d*une longuc suite d'aneitrei, 

(La Fohtaimb.) 



11 y a dans notre langue des noms qui, cxpnmant plusieurs choses dislinctes r^unies 
sous la m^me denomination, n*ont point dc singulier, ou du moins, s*ils en onl un, 
il E*€St vsit6 que dans des circonsiances plus ou moins rares. 

Parmi les noms que Ton cite commc n*eiant jamais employes qu*au pluriel, on 
coniple les mols Unibres, pleurs, mceurs, depnis, manes ct premices, Ce sont \h des de- 
ciaeawde grammairiens, dont les ccrivnins font souvent justice; car il sufBt qu*un 
nooi eott nom pour qu*il subisse tous les accidents du nombrc; et , h propremeni par- 
Icr, II n'y a pas de substantifs qui, employ^ au pluriel, ne puissent T^irc au singu- 
ImTp tScotttons la-dessus M. Arnault , ancien president dc rAcad^mio; ses paroles au- 
wont plus de poids que les notres. 

• L'Aead^mie n'a-t-elle pas decide , par exemple, que le substanlif masculin pleun 
nepoQYait pas prendre le singulier? Bossuet, cependant, cc grand 6Y6que, dont la 
•latue est plac^e dans le local m6mc ou TAcadcmie tient ses stances, dit, dans Torat- 



(97 r 

son funeDre d*Anne do Gonzaguc : La commencera ce pleuk 6Un\el; Id ce grlncemenl 
dedenUqui n*aurajaniaa de fin (i). Yoii^ done plewr employe au singulier darts une 
phrase que tout le monde trouvera peul-^lrc assez belle, et ou le pluriel ne le rem- 
placerait pas. Voila un example concluant; et, n'en deplaise a rAcad^mie, rautorii(§ 
dc Bossuet en vaut bien une autre. L'Acad^mie ne fail pas la langue; elle en tieni re- 
gistre sous la dici6e des hommes de g^nie. Ce n*est pas a elle a nous faire la loi. » 

Intimement convaincus de la vorilt^ de ces derni^res paroles et de Tinsuffisance de 
toutes les grammaires, nous avons cnlrepris ce grand ouvrage, ou nous no pouvons 
jamais induire en erreur, parce que nous nous appuyons ^ chaque pas sur les grands 
ecrivains, qu'on doit regarder, avec nous, comme les seuls l^gislateurs de noire belle 
langue. 

EXERCICE PHRASiOLOGIQVE, 



AcconUaiM 




B»d«t 


M«I<«« 


tUlineiu 


fl-Ktflhi 


Coi.fini 


FuD«ni1kt 


rbart. 


Armoirm 


Mmn. 


Pr«fc 


ObaAqnes 


ADMlet. 


KBtrtilkt. 


CMacMib**. 


Xipei. 


Aleatoorfl 


TcUMiM 


UaUriaui. 


TWre*. 


r<Mrt«. 


A^itl. 


D«p«aa. 


UIOM 


Tinihm. 


Brii«ki. 


KMMk«ttM. 



^•«^o N^ XLIIl. <»»^-'«^ 



^UMBR£ JMi nOMS ETRANGBRS. 



r*SCl|l. — SAHSf. 

Vons chantercz Teiicctoift gloria, 

Et des noels et des cXUXuia. (Paisy.) 

Les liizxaroni forment une grande partic de la po- 
palaUon do Naples. (Db lent*) 

Dans les gros in-quarto qa'on nous doone sons to 
litre de mandenienls , on remarque d'abord des ar- 
moirJes avec de beaux glands omes de bouppcs. 

(VOLTAUI.) 

La rigueur de la saison qui detruisit Ics Liens de la 
lerre, en ce temps, apporta la famine. On pdrissait do 
misirc au bruit des 70 deum et parml les r^jouls- 
nances. (Voltawb.) 

PlusiCQfs htrtMum conduisaient de la Mess^nie 
Jans la Laconic ct dans I'Arcadie. 

(CoATIAUBKlAItD.) 

Aprds taut d'oremiu^ chantes si plaisaroment, 
Apr^s cent requiem, eutonnds si galment. 
Pour nous , Je I'avoocrai , c'est one peine extreme 
Qu'U iMMtf faille aujourd'bol pricr Dieu pour Yoiii*m^me. 

(YOLTAUK.) 

Les Uchtn ont en g^Jieral pour racinca des griffes 
mpercepUbles qui s*accrocbent aux rochers les plus 
dun et let plus poUs. 

(Bbbhaioin be Sr-Piuai.) 



2" SClll. — AVBC f« 

. . . J'ai comme un autre marqn^ 

"Sous lea de^ciU de ma table. (Voltaiii.) 

L*abb^ Cahusac mettalt le Cantlque des Cantiqoei 
an rang des meilleurs opira$ de rantlqult^. 

(J .-J. Rovsseau.) 

Louis XIV se phisait ct sc connaissait am cboses 
ingcnieuses , aux impromptus, aux chansons agrea- 

bleS. (VOLTAIBI.) 

Fuyez encor les tours trop d^lcats , 

Pes coneettis rinutile fracas. (oi BesMis.) 



11 met toos les maUns six impromptus au net. 

(BOILKAB.) 

Anglais, 11 faut nous suivrc en tout. 

Pour les lois , la mode ct le goAt , 

BIdme aussi pour Tart militaire. 

Yds diplomatcs , vos chcvaux 

N'ont pas epuis^ nos bravos, (BiRANCU.) 

De belles dames qui convoitaicnt k qulnede la lo- 
terie royalc , allirent Irouver un fou aux PcUtes-Nai- 
Bons , dans Tesptence qu*il nonmieralt les num/^ros 
gagoants. (UnciBi.) 



f 1) IS. Victor Hugo ne semblo-t 11 pas ayoir imit^ Bcssuct dans les Tcrs sulTants i 

Comblen tiTcnt Joycux qui devaient, seenrs on fr^ree, 
Fatre «a pleur itemd de quelqucs ombres chores 1 



15 



(98) 



La mU d'Est est la seule villa modcrne qui m'ait 
inUress^ au mlllea des debris des villa de tant d'em- 
perenn et de consulalres. ^CHATiAUBaiASB.) 

De tons les ana, celul qui m^rite le plas d'etre mis 
aa rang des meneongea impriro^, ot aurtout des 
menaoogea koslpldea , est le tigraniana. 

(VoLTAiai ) 



De lai^ nymph^a, 8or tea flota aplania^ 
Forment, des deux c6t^, de superbes tapis. 

(Castel.) 



Les conrtlsans sont des jetona , 
Lear valear d^od de leur plaee t 
Dans la faveur, des millions, 
Et des zeros, dans la disgr&ce. 

(BafaotiTP.) 

Ce fut liaiarin qni fit reprtfaeDtar k Paria les pre- 
miers op^as, et c'^taient des cjp^aj italiens. 

(La Haepi ^ 



Les eaneertos de Laclerc eurent en France a 
grande rtpuUUoo. (GiHGUKiii.) 



li n'existe pas encore de regies fixes sur le pluriel des noms qui d^rivent des Ian- 
gues ^trang^res. Bien souvenl c*esl I'arbitraire seul qui en decide, etcela est si yrai, 
qu*il ne serait pas difficile d*accumuler les autorit^s pour et contre sur ce point de 
grammaire> et, ajouterons-nous, d'opposer les 6crivains a eux-m^mes (1). Dans un 
tel 6tat de choses, ce que nous pouvons faire de mieux, c*est d'oGTrir h nos lecteurs 
les regies qui nous paraissent les plus rationnelles sur cette grande difficult^. 

ESSAI 

sua L'ORTHOGRAPBS des mots EMPRUItriS AUX LAXGDSS A^ClEaXES OU iraASGSEES, ET DE QUELQffES ACTTRBl 

MOTS ANALOGUES (2). 



NOTA. Dans le travail qui suit, oii ne s*est pas toujours attach^ k donner la liste en- 
ti^re des mots et des expressions que chaque r^gle embrasse : on a cherch^ seulement 
k r^unir assez d*exemples pour qu*il ne restftt aucun douie sur la mani^re d'entendre 
et d'appliquer la rdgle. — Parmi les tcrmesciles^ ils'en irouve plusieurs qui, n'ayan;. 
point de voyeiles auxquelles on puisse donner 1' accent , et qui , ne s*employant presque 
jamais au pluriel, semblent nllonger inutilement la s^rie qui les renferme : on a dOi 
cepondant les^admellre, parce qu'ils servcnt a montrer que les mots de cette espcoe 
doivent ^tre en caraci^re remain ou en caract^re italique, selon qu*ils ont perdu ou 
conserve leur nature dtrang^re. 

MOTS LATINS. 

!• On devra toujours 6crire en iialique, et sans aucun des signes accessoires proprcs 
auxmots frangais, les lermes et les expressions 6videmment employes avec Tin tea lion 
de faire un emprunt h la langue latinc, soit qu'ils n'aient pas encore ^e asses fr^quem- 
ment usites pour se franciser compl^lement, soit que leur forme m^me ou que leur 
sens s'oppose a ce qu'ils deviennent jamais tout-^-faii Tran^ais. — Parmi ces mots , il 

(1) *^ Harpe ct Voltaire ont^crit des apiraM tantdt ayec un f, tant6t sani $, 

(2) Get Essal qal , a ^ii public dans le Journal grammatical, nous a paru m^riter une place dans noire 
ouTrage. 11 seraii k souhaitcr que les regies qui y sont posdes fusscnt gdn^ralement admlses j elles fcraiezit 
cesser la coiiTuslon od roithogruphc de cee mots est rcstce jusqu'^ present. 



(99) 

faut ranger touB Max qml , par une sorte d'abr^viatioii ^ servent a d^'gner la pridre , le 
texte dont ils sont le comrnencement. 



Alibi. 

Angelui, 

Ave Maria, on Bluq^lement Ave 

Benedieile. 

Bis. 

Compendium. 

Omfiteor, 

Credo. 

Criterivm. 

Deleatur (tenne d'tanprtmeile). 

Dictamen. 

Ergo (n. 

Exeat (2). 

Exequatur 

idem, 

item, 

Mterato, 

Lavabo (pittn 6t mDiilile). 

Magnificat, 

Maximum, 

Minimumm 

Miserere (pri^ et nuMI^. 

Nota bene oa simplement Noia 

Pareatis, 

Pater (Ic). 



Peeeavi, 

Primo, seeundo, tertio, cm* 

Quoiimodo (la). 

Requiem. 

Retentum. 

Salve, 

Stetbot. 

Te Deum. 

Veto. 

Ab intestat. 

Ab irato. 

Ad patres, 

A latere, 

A remotis, 

Eeee homo. 

Ex professo (3). 

In extremh, 

in globo. 

In pace. 

In parttbm. 

InpuriM. 

Nee plus ultra (lO). 

Quos ego. 

Sine qua non. 

Statu quo. 



Pluriel : Des alibi, des Ave Maria, dcs Benediclie, des compendium, dc3 Confileor, des 
Credo, des deleatur, des dictamen, des exeat, des exerpiatur , etc., elc. 

Not A. L* expression grecque kyrie eleison, et les mols hdbreux tanen, alleluia, sont 
analogues, par le r6le qu'ils joacnl dans noire langue, aux mots latins qui pr^cident. 

Les mols et ccstera, quoique latins, sont presque toujours lorsqu'on Ics abrfege (etc.), 
en m^me caraclere que le texie oil lis se trouvent ; c'est une exception bien oonnae. 

2*" On devra ^crire en romain, an leur donnant le signe du pluriel, et en les accen* 
luant, s'il y a lieu, tous les mols latins qui rdpugnent a enirer dans la scrie pr6c^ 
dente. 



lln acccssit. — Dcs accesslta. 
Un agenda. — Dcs agendas. 
Un album. — Des albums. 
Uu alini^a M). —Des alkida 
Un apparte. — Des aparU^s. 



Cicero. 

Un dfflelt.— Dcs dilflclts. 

Un dictum (ou mime un dlcton]. — Dos dlctomi. 

Un duo. — Des diiM, 

Un duplicate. «* On doplkatas. 



(1) Les bons dditeuis rejeltent aujoard*huI Taccentuation latino oo prdtcndue telle. Fant-U compII<iuer I'or. 
thograpbe franoaise en conserrant ces signer inullles sur les mots latins qui se montrent quelquefols dans noire 
langue ? Jo ne le pense pas ; aussi n'ai-je point balance k les retrancncr enti^rement. 

(2) Ce mot , quoique depuis long-temps employ^ en fraoQais , ne Va gu^re 4i<^ que parmi les gens d'Egllse qq 
Je eolkige , et a di), pour eux, garder toujours sa phy^ianoniie originellc. Oa peut en dire autant d •^a^^ 
Itir, qui n'a jamais franchl i'encelntc du polais ou des chancelleries. 




le second mot reclame (Toyei extremis \in\). EUe a ordlnaircment pref^r^ ee dernier mode i v^ ****>lt en 
effet le plus nature!. 

(4) Si I'on n'adracttait pas Ys an plurlel d'aWneVi, d'opart4, d(*j.^ franpls6s k dcm! par racccn^^» r«niJj„^«T^®. 
raisoD, fnudrait-il le refuser au mot fran<jais aletitour, qui est blcn ccrtainement rexprcsslo'* 
qui cepeiidant recoil touiours le signe du plmid : les alentours. 



'"^r, ei 



t 100 3 



Vn errata <1). — Dcs erratas. 
Un factotum ( ou mime un factoton). — Dcs Cue- 
totams. 
Un factum. — Dcs factomt. 
Folio. — Des foltos. 
Foram. — Des forums. 
Un frater. — Dcs fratcrs. 
l.e gaster. 
Un Impromptu. ^ Trolt impromptus an net 

Incognito. 

Interim. 

Uii maglstcr. 

Le medium de la voix. 

Un memento — Dcs mementos. 

Mordicus. (adv.) 

Un museum. — Des museums* 

Un omnibus.— Des omnibus. 



Le palladium. ^ Des paUadiiimt. 
Le pallium. — Des palllums . 
Un pcccata. — Des peccatas. 
Un pcnsum. — Des pensums. 
Un populo.— Despetitspopulos. {Aead») 
Quasi, (adr.) 

Un quatuor. — Des quatuors. 
Un qulproquo. — Dcs quiproquoa. 
Recta, (adv.) — Payer recta. 
Le recto et le ycrso. — Let rectos el let Tersos d'on 
registre. 
Du spermaceti. 
Tacct. — Garder le tacot. 
Le typhus. 

Un ultimatum. —Dcs ultimatums. 
Une virago. — Des viragos. 
Un visa. — Dcs visas. 



Observation. — Rejclcr rorlhographe qui vient d'etre indiquoc, ne serait-cc pas oon- 
damncr ccUe que 1* usage cl i*Academie elle-m6me ont donnee h plusieurs mois latins 
qui cerles ne sonl pas plus usit^, comme 



Desd^beU 
Des quolibets 
Des vcitigos 



qui sont analogues k 



Desd<^ficits,des 
Dcs qulproqoot. 
Dcs viragos. 



Les termes d*analomie, de medocine, dc chimic, dc bolanique, etc., employ^ fr6- 
quemment dans les ouvrages et dans les cours publics oil I'on traite de ccs sciences, 
apparlienncni a la classe des mots latins devcnus TranQais. Tels sonl, par exemple : 



Cancer, (chlr.) — • Des cancers. 

Goagulum. (c)iim.) 

Dahlia. — CulUvcr dcs dahlias. 

Duodenum, (anat.) 

F^mur. (anat.) — Les deux femurs. 

Geranium, etc. — Cultiverdcs gdranlums. 

Lumbago, (mdd.) 

Rectum, (anat.) 

Potassium, (clam.) 



Sodium, (clilm.) 

Sternum, (anat.) 

Jejunum, (anat.) 

Liber, (botan.) 

Tdnia. (mdd.) 

Tibia, (anat.) — Les deux tibias. 

Meconium. (mM.) 

Pollen, (botan.) 



3** Les mots formes de deux mots latins unis par un tiret ne prennenl jamais le signe 
du pluriel, nid'accent, et doivent s*ccrire en italique; tels sonl : 



Cholera-morhus. ( Cholera . lorsqu'il est employd 
seui , prend Tacceut et s*tolt en romain.^ 
Qutodi^not, 
Ex^voto, — Des ex-voto. 



In- folio, in-quLorto, etc. — Dcs in^fbUo, des iV 
quarto (3). 
Post'Scriptum, — Des post-scriptum. 
Vad6^mecum, 
Veni'tnecum, 



(i) Par une distinction tout-ji-fait contralrc h i'csprit de noire langue, quciqucs-uns cmploient le mot enau 
lorsqu'ils Indiqucnt plusieurs fautes k corrigcr, et le mot erratum, lorsqu*ii nes'agit que d'unc scuic faulc. Que d( 
disent-ils, pour ctre cons^uents , un duplicatum , au lieu de un dupiicata, dee facta pour des faetums ctcJ 
tKailleurs, si, pour cux, errata est un plurici, ils devraient dcrire lee errata d'un volume, et non- Verrata 
— Errata, signifle une tabic destinec k indiqucr lea fautes qu'un iivre pcutconleulr : s*il nc s'cn trouve qu'uni' 
tact mieux ; mois cet iicurcux accident ne saurait obiigcr k transporter ia syntaxe luUne dans uotre ianguc. h 
pcnse done qu'li faut , dans tons les cas , ecrire au singulier un errata, ct au piuriel des erratas : Chaque voluni* 
est accompagne' d*un errata. L errata du 3' volume ne signals qu^une faute. Tous les erratas de ces volume 
iont fails avee soin, 

(2) L*usagc n*cst pas iei tout4^ait d'accord avcc notre rigle i II lalstc le mot toojoun invarlA. mois ordi- 
nairerocnt ii ne I'ccrit point en italique. 



(101 ) 

MOTS 0RIC8. 

Les mots grecs introduits dans noire langue somen g^n^ral complfttement franeisis 
%ar le cbangement de dteinence , at ne peuvent donner matidre k aucune diseussion. 
Ves denominations de 

Panorama, • | Gtonuna, 

Dloraina , I Mdorama, etc. 

ne sauraient faire exception, puisqu'elles ne sont que fabriqu^es, et qae la langue 
grecque ne les rtelame pas. £criTez : Des panoramas , des dioramas, etc. 

MOTS ITALISNS. 

Les mots emprunt6s k la langue iialienne peuvent 6tre classes comme les mots la- 
tins; c*est le mfimeprincipe qui pr6side k la determination du carnct^re qu'on doit leur 
altribuer. 

i* Exemples de mots italiens qu*un long usage ou Toubli du sens original a rendus 
franQais, et qui sont d^s lors soumis aux rdgles de noire orihographe. 



Alto, (instr.) .» II y a qoatra altot dans eet or- 
chestre. 
Apoeo. 

Bteyo. — Des braYOs. 
Concerto. — Des concertos. 
Domino. — Des dominos. 
Finale. — Des finales. 
ImbroBlio. — Des Imbroglios. 
Num^ro. — Des numdros. 
Opdra. — Des operas. 



Oratorio. — Des oratorios. 

Piano {subtt. insirument). — Desplanoa. — (Voyei 
le paragniphe suivant.) 

Soprano. — Des sopranos. 

Tenor. (Ce mot a mtaie perda Ve final.) — Des 16 
nor?. 

Trio. — Des trios. 

Zanni. (Nom d'on personnage de la comMto ita- 
Ucnne.) 

Z^o (1) «- Des s^ros. — Etc. 



2* Exemples de mots italicMis employ^ avecrintention marqu^ de faire un eropruni 
k la langue italienne, et qui n'admettent aucun des signes accessoires propres aux 
mots fran^is. 

Adaffk>. (what. 9i adj.) -^1i» adagio. ! Largo. 

AUegro. (Id.) — * aUegro. Piano (snbst. et adv. Voyes forte.) 

Andante, (sobst. et adT.)* Dei andemU. ' Piano-forte on Forte piano (instr.) 

Crescendo. (Id.) Nbta. 11 est ^ident que TadjoncUon de forte rend 



Far niente (le). 
In petto. (loc adr.) 

Forte. (bumL 01 adv.) — Obsenrer les piano et les 
/brfe. 
Franco. 



an premier mot sa pbysionomie Italienne. 

Presto, (subst. et adr.) 

Opera seria et opira buffa. — Mdme motif qne 
pour piano-forte. 

Vivace, dolee, etc. 



Observation. Les mots italiens employes comme termes dc musique, tendent peu k peu 
k devenir fran^is, parce que la langue k bquelle ils appartiennent est plus ou moins 
famiJidre aux personnes qui cultiYent cct art. On afTecte m6me assez g6n£ralcmeni 

(1) Les mots concetti, laxsi, tont-jl-fait naturalises dans notre langue , sont des plurlels en iUIien. SI Ton dlt 
qoelquefols abnslrcment un concetti, un lazzi, I9 grammaire doit s'elTorcer.dc Jnstifler cct emploi par TelUpse, 
[im de ces mots qu'on appelle concetti, un de ces gestcs qu'on appellc laxifj, pluldt qne d'aToncr one enti^ 
Ignorance de la Uingue qui est, aprfts la nulrc, la plus rdpandue des langue europ^nnes. Ainsi , Jamais ces deux 
mots , qnoiqne derant s'dcrire en romain , ne prendront le signe du pluriel. -» Dilettanti n*est pas, 11 s'en faut , 
d'an usage aussl glhi^ral ; pinsienrs mdme le considdrcnt comme un mot purement italien , et disent au singu 
lier dilettante : doit-on les imitcr? — II ne faudraU pas ^tendre ce qui vient d'etre dit, aux mots latins duplt- 
cafa^ agenda i car I'usage, en les employant aussl souvent au slngulicr qu'ao plurtcl sans aucun cbangement 
de forme, a, poor ainsi dire« consacre Toiibli dc Irur origlne. 



( 102 ) 

d'employer les mots itnlicns pour ccrlaincs indications auxqucllcs les mots fran^is 
conviendraienl tout aussi bicn, et mieux pout-6(re; ainsi la pluparl dc nos composi- 
teurs dotivent saf lours partitions : flauU, otum^fagtUii, e§mk, vmtim^ eic. ». au lieu it 
ilHttei, kautboU, ba^soni, cort, violon^, etc. A tout pnendre^ €ft<gaive dfatbetatioii n'%ai 
pas sans uiiliie pour la grammaire, puisqu*il sort a determiner lo ydiitaUecaiieitow 
des mots plus frdquemmcnt usiics- 

MOTS ESPAGNOLS ET ANGLAIS. 

Quant aux mots espagnols ou anglais, et h tous ccux des langnes od l'« eat » comme 
dans la n6tre» le signe ordinaire du pluriel , cc signe ne peut Icur etre refus^y m£me 
lorsqu'ils rcstent Strangers. II fairdra done sc contenter de distinguer ceux qui n'oat 
pu encore devenir frangais, dc ccux qui se sont accliaialte, en no leur allribuant ja- 
mais d'accentuation, el en les ^crivant avec le caract^ italique. 

i« Exemples de mots espagnols et anglais consid6r£s comme fran^ais, et qui ohfiis- 
sent aux regies de noire orthograplie. 

XSPiOMLS. 

Alguazll. — Dc8 algaazils. | Embaig(k — BovenahHigost 

Ariso. — Des BTlaos. Parol!. — Des parolls. 

Hidalgo. — Des hidalgos. I 



AICLAIS. 



Bifteck (pour Beefsteak.) — DeibUlecks. 

Bill. -.Des bills. 

Budget. — Des budgets. 

Constable. — Des ccnstablcs. 

Jury (I). — Desjurys. 

Lady (!}. — Des ladys. 



Schelling. — Des schelUngs. 

StcrUng (9). — MiUe Urns stttltage 

Toast. -^ Des toasts. 

TUbury (I). —Des Ulburys. 

Tory (1) et whig. — Les vblgs et les torys. 

Yacht, — Des yachts. 



2<^ Exemples de mots qui soiH reMte> espagnols ei angloi^, quoique* aasei sottveo4 

u8it<is en frangais. 

XSrAGHOLS. 

Auio^a^e (8). — Dos aut09-da-/h. 
Bolero, — Des boleros. 
La camarilla. — Des eamariUas. 
Le fandango. — Des fandangos^ 
Sdii-benlfo. — Des san-benitot. 



Anajktv 

GentUffum (4}. —Cost on gmiHewMn ■ocoiaftti 

Watchman {i]. 

Warrant. — Des warrants. 

Verdict. ^ Des verdicts. 

Yeomanry. 



MOTS DES LANGUES SBPTBNTBKNf ALES , AUTBES QUE LA LAKGUE ANGLAISE. 

11 est bien pcu de mots , parmi ceux que nous avons emprunt6s aux idiomes seplen- 
trionauXi autres que la langne anglaise, qui n'aient 6t6 prompfement sotrmis aux 
riglesde notre syniaxe d'accord, ou m6mc qui ne se soient all^r^s de fa^on a perdre 
complitement leur pliysionomic <5trang6rc, comme reltre (pour rcifftr, cayaller), »* 

(1). Ed anglais, les mots torndods par un y gmc , lo changent en ie au plurtd, et prenoent Yi. Tliyez robser- 
vaUoaqoi soil U r^le sur lea mots Ur(te des laogues orientalcs. 

(S)Ct mol oa prend jamais le signe du pladd eaaagUis, et nc peal par eonsdqiuotlcrooaiWDir en Inu^aift. 

(1) Laa mota aufo-cfA-/'*, f(m-6«m«s el ao gMial les mots espagnoU oompoa^^ davnlfliU peob^tna reatar 
taWwblea, paree que to plupart dea Ffaocais, tgaotanb ia najaur de nh a wi da i—t ft J UM iili , aa 
reeoMMltra anqnel appartlent le ilgae du pkirteL 

(4) En anglais ecs mots (bnt an pluriel , par exoepUtm : ^Mffamaa:, noatdhmm^ H. laallfblaD 
d*dcrlre autrement; Je n*oserais prononcer sur oette dHOenlt^. 



(105) 

dercame (de wtederkommen^ revenir), choucrouu (de sauerkraut) ^ eic. Ccla vient, il 
faut le confesser y de ce que F^tude de ces langues est fort n^glig^e en France : une irop 
petite nrinortt^ s*iai6rasse it la oonservaiion des formes propres aux mots qu'elles 
nous donnenty pour que ses representations aient quelque poids ou soient cniendues ; 
et peut-^tre faut-il s*en f61iciter, quand on considere Textr^me difTi^rence que presen- 
tent les syst^mes orthographiques et syntaxiques du Nord, compart avec le n6tre, el 
quelles disparates auraient b>garr6 notre langue, si les emprunis n'avaient subi an* 
ciiue IrBDsformaiion. — Quoi qu'il en soil, puisque la langue fran^aise agit prcsque 
toujours en ignorante, lorsqu'elle s'empare de mots allemands, hollandais, etc., la 
rdgle qu'on doit leur appliquer devient ir^s simple : il faut toujours les ecrlrc en ro- 
main^ les accentuer comme leur prononciation I'indique, el oubliant si , onlecon- 
nafty le mode de formaiion du pluriel en allemand, en iioUandaiSy etc. , leur donner 
noire s , toutes les fois qu'on veut les employer au plurieU 



Hoorrah.— n fut accueilli par des bourrabs. 
Landamman. — Des landammans. 
Landwchr. — Des landwehrs. 
Landau. — Des landaus. 



Polder (marais). — Les polders d'AoTers. 
Sla\]^ouder. — Les statlioudcrs de Hoilande 
Taler. — Des tabrs. — Etc. 



MOTS TIBBS DBS LANGUES ORIBNTALES. 



Les reflexions et la r^gle qui pr^cMent sont, en tout point, applicables aux mots 
tixes des langues de TOrient. Ainsi on torit : 



Alcali.— Lesalcalls. 
Almanach. «- Des almanachs. 
Bey. — Des beys. 
Cadi. — Des cadis. 
Pacfas. — Dm pachas. 



Para (monnaic). — &0 paras. 
Paria. — Des parias. 
Osraanli. — Les osmaniis. 
So&. — Les soils de Perse. Etc. 



Observation vmportante. — La plupart des r6gles que nous avons 6tablies cesseni en 
g^n^ral d'avoir leur utilite^ quand un bistorien , unvoyageur, etc., trailanidecboses 
parliculidres k un pays, tient k les designer par les noms m^mes qu'elles y resolvent, 
sans admetire les alterations que nous nous sommes permises dans plusieurs de ccux 
qui, venus jusqu'^ nous, se sont pr^t^s aux caprices de noire ignorance. Alors ces 
mots, ordinairement Merits en italique, conservent presque toujours la forme qui leur 
est propre, et repudient toute parent^ avec les n6tres. Exemples : « £n Angleierre, les 
« r^piiblieaine et les royalistes sont d6sign6s par les noms de wlugs et de tories, Le somr 
c brero e^pagnol est un cbapeau k larges bords qui ombrage la figure. Le cahna/d des 
€ Turcs est un mels qui reasemble k de la cr^me, mats donl le goQt est infinimcni 
« plus d^icat. > 

On peut reoomer ce qui pr^^de en disant que les mots latins ou i^irangers, qui 
n*ont point 6x6 lrancis6s, dolvent toujours s'^crire en caracl^re italique, el ne peuvcnt 
recevoir aucun deesignes acoessetres qui indiquent en fran^ais la prononciation ou le 
nombre, sauf Texception relative aux mots espagnols el anglais. Tous les autres, 
quelle que soil leur origine, seront Merits en remain , el accentues el pluralisms, quand 
U y aara lieu , selon les rdgles de noire orthographo. 



{ 104) 

APPBRDICB. 

Tous left mou doot Torigine semble Atrangftre, mais n'asi pas bien consutte, •ont 
r6put^ franfaifti et ftuivent la r^le ordinaire. 

IIIIIPLIS. 



Aoada.— Deiacadas. 
Bengali (oliean). — Dei uengalls. 
Agto. 



Coco. — Deseoooe. 
GoUbri. --Des colibris. 
FalMgo. 



Flnlto de eomple. 

Halo. — Desbdos. 

Indigo. — Let Indigoe m soot blen 



RaUfla. 

Rliuin. 

Silo. — * Greuser des ailoe.— Etc. 



A cette classe on peut rapporter, au moins comme analogues, certains mots dont la 
desinence est bizarre ou peu commune en fran^ais, tels que 

QUtli^lS MOTS urAKTlRS: 

Dada. — Papa. — Bobo, <Ae- 

CnTAimS OKOMATQPilS, rLUSIIUBS TUMIS Di Mipais : 



finwhaba. 
DroulUaminK 



£ehcno. 
B^charu. 
Falbala. 



I diarivari. 

I Htiriuberlu, etc. 

ET aiTiaS AUTIIS MOTS : 

ZA>a^etc. 
Francatu. 
Harmonica. 



Pluriel : Les papas el les mamans, des charivaris, des hurluberlus, des Talbalas, 
desz6bus, etc. 

■~ ° - > B MaC O N"" XLIV. C8«^— 

DU NOXBRB DIS MOMS PRI8 MATBRIELLBMBNT 



Les ii, ICB car, les contrats sont la porlc 
Par o& la noise entra dans runivers. 

(La Fortaini.) 

Un Jour se passe et deox sans autre noarriture 
Que ses profoods soopirs, que ses fr^uents MUu. 

{Id.) 

Sans rlen eacber, Lise, de bout en bout , 
De point en point, lui conte le myslire , 
Dimensions de Tesprit du beau p^rc, 
Et les encore, enfln tout le phoibd. 

(La F02ITA12fI.) 

Strabon dit quo lea Perscs dpousalcnt Icure mires; 
Rials quels sont ses garants? des ou'i-dire , des bruits 
yagues. (Yoltaui.} 

Je n'alme pas les h asplr6cs : ccla fait mal k la poi- 
trlne ; Je suis pour I'cuphonlc. (Id.) 

. • . . de ces deux moi piques de jalousie 
L'un est It la oiaison, et i'autrc est avcc vou9. 

(MoLiiai.) 



Ami, Je n'iroi plus r^er, si loin de moi. 

Dons les socreU de Diea, oes ctmrnetU, cMpourqueL 

(LiMAaTIICI.) 

Les quand, les qui, les quoi plenvent de tous cdtes , 
SUDent li son oreiUe , en cant lieux t6p6l6B, 

(VoLTAiaa.) 

Les Mi, les mait, les wi, les non , 
Toujours k contre-scns , loujours hors de saison, 
Echappcnt au basard k sa mollc indolence , 

Et souvent k sa nonchalance. 

Donnent un air de d^raison. (Dililli.) 

Eucor des non? tOHjours ce chlen de ton , 
Et toujours non ; quand on parle k Rondon. 

(>'OLTAiaE.) 

Que le diabie t*emporte avee tes si, tes mais. 

(RicaAto.) 

U a Antoine en aversion n'est pas proprcmcnt l( 
concours de deux a, paroe que an est une voyeile lu 
sale tris diflTerente de a. (Yoltaisi.) 



( 105 ) 



II est des nceuds Mcretoy tt est des sympatliics , 
Dont par le doox rapport les &mes assort ies 
S'attpchent Tane & 1 autre , et se laissent piquer 
Par ces Jd IK $ai$ qwH qo'on ne pent expHqacr. 

(CORNIILLI.) 

Dans sea combinaisons notre langue est captive ; 
Elle n*a Jamais eu de force imitative ; 
Son nerf vlent se InrlBcr eontrc les e mactii. 

(di Pus.} 

II ne demande pas les comment, les pourqud : 
Les d^flnitloQS Je foot pAlIr d'effi-oi. (Dklillk.) 

PliisieorB peu font on beaacoup. 

(FLORIAIf.) 

On aora quelqae part omls unc virgule; que sais-jc? 
•n n'aoFB pas mis les points sar les t^ aossitot cela 
forme on procds ridicule. (La Chaussek.) 

Je sals tons les si et les mais dont les petits spd- 
eolatemrs onl enlumlnd cette valnc science. 

(MllABKAU.) 

Trols tin de sotte font cent onse en cblfTres arabcs. 

(ACADKUll.) 

Mon elier phlloeophe et nion maitre , Iqs $i, les 
pwtrquai, sont blen vigoorcux. (Yoltaui.) 



Dans ic cas oil la f omme des tmi snrpasse eelle 
des non, alors la loi nouvclle doit reoiportcr; car 
enfln , quand la balance est jnstc , le molndre poids 
Bufllt pour la fairo balancer de Yun des e6lcs. 

(MUABSAU.) 

II faut se garder d'cnsclgner aux enfants ces pbraso^ 
d'une politesse aflectte dont Us surdiargent Icurs 
demandes , comme les je vous en prie , les petitt 
maman, en grdee, (M*« Gampah.) 

Les Itallens ont sopprlmd toutes leurs h. 

(VOLTAiai.) 

Un Hens, vaut, ee ditron, mlenx que deux fu Vauftu. 

(La Foutaihi.) 
U pleut des monosyllabes. On m*a envoys les aue, 
on m'a promls les oui, les non, les pour, les gut, les 
quoi, les Mi, (VoLTAiai.) 

Immolee a mon pere n*dcorche point mon ofettie, 
parce que les deux a font une syllabic longue. 

(Id.) 
Les ti , les pourquoi sont bien vlgooreox ; on 
pourra y Joindre les que, les oui, les non, parce qu'ils 
sont plalsants. (VotxAiai.) 

... De CCS deu\ moi piques de Jalousie , 
L'nn est k la maison, ct I'autre est avec vous. 

(MoLiuE.; 



IJ est unc classc nombrcuse dc mots^ tels que ceux des exemples que nous \enons 
de citer, qui ne prennent pas la marque du pluriel, lorsqu'ils sont employes substan- 
tivemcnt. La raison en est, que la plupart de ces mots sont invariables de leiur na- 
ture» et qu'ils sont ici pris dans un sens tout-k-fait materiel (i). Voici les exceptions : 

i"" Quoique les verbes 2i rinfmitif soient essentiellemenl invariables, ils prennent 
le signe du pluriel, quand ils sont passes k I'^tat de substantifs simples : les diners y 
les souperSf les pourparlers, les rires, les pauvahrs, etc. 

2' IJ en est de m6me des propositions (levant et derrUre; on dira : les devants, les 
derriires de Tarmde. 



EXERCICE PHRASiOLOGIQVE. 



LmcmmbmiL 

Lmmimoim 
LmMI. 



Dm • , 4m b , 4m cu 
Dm Mb , Af ii, dM U 
Dm Mi, dM h dcf sL 
Troi* wntrc • troii irpL 
Ti«b boil , treis mbi 



Lm WM^ m 
Dm ool-dire. 



Dvtil, dMMoL 
!>•• tDi , 4m pMir 
SMpv. 



nM««w. 

DMpna. 

IkttMp. 

Dm kcanceop , des iiw> 

OMprmw ivd* 4 To«a. 

!>•• qoi Ttrai? 



Ui«tat(») 

(1) Void deux exemples de MoHiro dans lesquels eetto rftgle a M violte : 

Veox-tu toote ta vie olTenser la grammalro ? 

— Qol parte d'oflhuer grand-m to nl graod-ptee f 

eici ! GtaimmaiTe $tt prise k contre-sens par tol. 

Grammairs, dtant pris matdrlcUement , devalt tin employd an maseulliii car on vent dire qoa ee mot 
^rammaire, est pris a eonire^tens, etc. 

IMclder en chef et faire du fracas 

A tons Ics beaux endrolts qui m^ritent des has I 

Par la m«me raison, il fallait des ha sans *; mais ce sIgne ^ait ndccssaire pour la r^arit^ da la rime. 

(2) KrM • a*tt dbali tfM « t P^lm I fUl/ ^fa l« pnmnw »■< IM »*ii ft t«t carT*. 



u 



(106) 



'^^^^^ N XLV. oissm*^ 



DU NOMBAE DE9 NOMS PEOPAflS. 



MOMS P&OPHtS IHPLOTES COMMK TILS. 

Washington n*appartient pas, comme Baonaparte, h 
oette rare des Alexandre et des Cesar, qui ddpasse 
la BUturc de I'espdcc hamaine. 

(CflATIAUBRIAND.) 

Ce qu'Il y a de certain, c'esl que les plus savants 
des honimcs , Ics Soeraie , les Platon , Ics Newton 
ont M amsf les pins religleax. 

(BkHNAIDIII DI ST-PlEtRE.) 

Les Platon , les Pythagore , ne se trouvent plus ; 
on, s'li 7 eo a , c'est blen loin de nous. 

(J.-J. ROUSSSAU.) 

Les Trals gens de lettres et les vrais phllosoplics 
ont beaucoup pins m^rit^ du genre humaln que les 
OrpMe, les Hereule, ct les Thhee, 

(Voltaire.) 

U n'y eut en aacnne province d'ltalic d'orateurs 
comme les DimoHhine, les Perielh, le9 E$ehine, 

{Id.) 

Les Locke , les Montesqaim , les /.-/. Rousieau , 
en se levant en Europe , appeldrent les peoples mo- 
domes It la liberty. (GaATKAUBJiLAaj).) 

Les £a FomXaiM, les £oiI«att, los Macine^ les JJHii* 
Wert, vivaient entre eux. 

^Berhardin OB St-Pibrre.) 



Ce n*est que dc loin en loin , et dans les Intervallcs 
lucidcs des nations , qu*on volt paraitrc des Herodotej 
des Varron, des Spanheim et des Barthelemy. 
(de Boufflebs.) 

Nousavons quelquesbons philosophes; mais, 11 ftiut 
Tavouer, nous ne sommes que Ics dicisples des Newton, 
des Locke, des Gdlilee. 

(BER.^ARDlIf J>E St-PiBRRE.) 

Rdalisez nnc heroine de roman , elle goulera des 
Tolupt^ plus exquiscs que les Lats et Ics Qiopdire. 
(J.-J. Rousseau.) 



LatoBoiM d«K k llol«, cet actcur pleln de grftcc , 
Aux Fleuri, aux Sainval, ccs artistes churls, 
L'art d*embellir la sc^ne ct dc charmer Paris. 

(DiULUI*) 

141, poor ran des Didot, Amiooay volt paraltio 
Les feollics oo ces vers seroat traces peut-dtre. 

(Drullb.) 



NOMS PROPRKS DITlirUS ROMS ccMVinrt. 
II n*y a si petite nation modcrnc qui n'alt sef 
Alexandres et ses dsars, et aucune ses Bacchus c' 

ses Ceres. (Bbr:iahdiw de St-Pibbre.) 

Si les qualitcs morales se transmcttaient par la 
naissance , on verrait des races Invariables de So- 
crates, d&Catons, de N&on9, de TiWres. 

(Bernardih d« St-Pibrm.) 

Si lous les hommes ^talent des Socrates, la science 
alors ne Icur serait pas noislble ; mais lis n*auraient 
aucun licsoin d'elle. (J.-J. Rousseau.) 

CVsl en HoUande que Ton trouve coramunemenl 
dc? en rants au tcint frais , Ics plus beanx blonds , les 
plus l^elles carnations, et des hommes semblables * 
des Hercules. (Bbrsardin de St-Pierre.) 

II est sOr qu*ll ne se trouve plus de ces ftmes vi- 
goureuses on raides de 1 antiquit^ , des Arittides, des 
Phocions, des PericlH, ni enfln des Socrates. 

(Fontknelle.) 

Oh ! combien de Cesars devlcndront Laridons. 

(La FoiiTAiREO 

. . . . Sila troupe invisible 

Des froids ccnseurs, des Zotles secrets , 

Lance sur toi ses inntiles traits, 

D'un cours ^gal poui'suis ton vol paisibla. 

(Cresset.) 

L'art pcut produlrc des milliers dc Theocritesti de 
Virgiles , mais la nature seule cree des milliers de 
paysages nouveaux en Europe, en Afrique, aux lodes, 
dans les deux mondcs. 

(BsBifAROiN j>E St-Pibrre.) 

On aura bean fhire et refaire cent fols la vie dei 
rois , nous n'aurons plus de Suctones, 

(J .-J. Rousseau.) 

Ijk plupoct des JfMnM oni.ete des honmies peo 
instruits , tdmoin Auguste ct Louis XIV. 

(BBRJIAftDIN DE St-PiERRE.) 

Leo Titm cndgiMBi41fi lo destin des iVerofu? 

(De Bellot.) 

La nature n'approvisionne ce monde que parmor- 
timcnt : 11 faut rcccvoir mUle Cotins poor un Boi- 
iMUy ei cent onourt pour, uiie vdrite. 

(LsMosmy.y 

Et voaSyDOiurcaux Davids, sur vos liarpcs mystiques* 
J*ent€nds poor TEtemel retentir vos cantiqucs. 

(DucisJ 



(W) 



Ce furent les vices et Ics flatteries des Grecs ct dcs 
Aslatiques , esclaves k Rome, qui y form^rent les Ca^ 
tilina, les C^sar, les Neron. 

(Bbr>ardii« ds St-Pikrri.j 

Le mdiue rol qui sat employer les CondS, les Tu- 
renne , les Luxemb(ntr^, les Orequi, les Oainat et 
les Villan dans ses armccs ; les Colbert et U-4 £ou- 
vois dans son cabinet , choisit les Racine et les Bai- 
leati pour ^crire son histoire ; les Bossuet et les Fc- 
*i€lon poor instniire ses enfants; les Fle'ehier, les 
Bourdaloue et les JHoMffton pour rinstruirc lul- 
mtoe. (Mauit.) 

Ulastres conjurds , les Brute, les Cassie , 
Frappent le grand Cdsar sans sauver In pafric. 
( DE St-Victoc.) 



Les gr&ccs, la beant^ , les Saphot de notre Age , 
Ne sont pas k Tabri de son humeur saaTage. 

(ROYOU.) 

11 est \k des tyrans , des mlnistres emdls, 

Et des Solom d*un Jour qu'onpfoclaiBoiinmortels. 

(MiCHAUD.) 

Un Augaste ais^ment peat faire des VirgileM. 

(BOILIAV.) 

Aux sidcles dc Midaa on ne vU point d*0rpk9€s.. 

(YOLTAIAE.) 

Qni nous a dit qac, dt nos jour», panni les ai. 
tions police on barbares, on ne troaverait pas dei 
Uomere$ et des Lycurguei occupes dcs plus Yllet 
foodlons? (BARTiiiLimr.] 

Les Slenion des salons sont pour nou uo tuppUee. 

(DiLlLLI.) 



Le nom propre, quand il represenie le seul individu pour Jequcl il a 6i6 cr6^ ^ est 
invariable; mais il prend la marque du pluriel, lorsque, par extension, il se dit de 
plusieurs individus semblabJes k celui dont on cite le nom (i). 

Ainsi) dans les exemples de la premiere colonne, les noms Socrate, Platon, FSne- 
Ion, Catinat, otc, designant, malgre les adjectifs pluricls qui les accompagnent , So- 
crate y Platon, Finelon, Catinat eux-m6mes, n'ont pas pris d's; il n'en est pas dem^me 
dans les exemples de la seconde colonne, oh les mots TacUes, Sdfnons, NeMtorSj em- 
ployes pour signifier des hommes semblablcs k ces trois giands personnages, devaient 
se pluralisec. 

EXERCICE PHRASiOLOGlQVE. 



NOMS QUI SE RAnPORTENT AUX EXEMPLES DE LA 



1" COLOHRl. 


2« COLOMlfS. 


Lei TolUirc. 


7^ yollarejb 


Let Baeioc. 


Let Racioeii 


Le« Corticttltf. 


Lm CorneillM. 


LctNcroB. 


Lcf ff^root. 


Le»CMroo. 


Let Cie^iwii. 


Lm P-eA 


Lw Pjiralt. 


UtBttian. 


Lm BuITmis. 


Le» Uvid. 


Lm Datiik 



i'* CQLOMai. 
LMMahMpMNk 
Lea Toung. 
Lm Virsile. 
Lm JktMMil. 
Let Catoo 
Let Boilcack 
Lea B«yard. 
LMTtlma. 



2" COUUfllE. 
Lm SlMke»p«ar«. 
J.aa Joungu 
Lm VirgilMk 
Let Jut^imI* 
Lea CatoDa. 
Lea BeiUaua. 
Lea Brijartla. 
Lea 



CMMHB. 



Lm RdjnaL 
Lea Napoleon. 
Lm AleiaDdr» 
Le9 Uellere. 



IMjarda. 
Tunaa. 



lea Ilom^ra. 
LeaJiirtiai. 



2* CGIAWIB.. 
LMMaumib, 
Lea RaTnak. 
L«a Napoleoua 
I^a lleiaodrM 
Lea UoJtirca. 
I^a TareaiM* 
Lea HomirM 
Tm lililiifc 



(I) Cette r^le n*a pas toujours ^te scrupulcusemcnt obsenree par nos mciUeors dcrivains. Void plusieurs 
exemples oQ efie a ii6 vioice , et qn'il fant se garder d'imiler. 



Tons les peoples ont le senUment de Texlstencc de 
Dieu , non pas en s'elevant h lui k la manidre des 
n'ewtons et des Socrates, par rharraonie gdncrale de 
SOS ouTragcs, mals en s'arr^tant^ ccm de sesblcn- 
faits qui les Int^resseDt le plus. 

(BUNARDIN Dt St-PiERRR.) 

Ces bdles MtnibaMons , ces ChdtUUmt briliantes , 
Ces piquantcs BouilUms, ces NemourM si touchantcs, 
Dansant avee Louis sous desbcrceaax de flcurs... 

(VOLXAIRS.) 

Tes MatiadeM, tes Socrates 
Sont llvrds an plus Uistc sort. 

(Grisxrt.) 

B«a lonpsdes Dic€$, des BmileM 

(VoLTAUt.) 



Clio Tint Tautre jour se plaindre au dieu des vers 

Qu'cn certain lieu de I'unlvers, 
On traltait d'auteurs froids, de podtes st^iiles, 

Les Homiret ct les VirgUes, 

(BmLunr.) 

Je sals ce qu*il coilta de pMs et de peioea 

Aux Condet, aux Sully s, aux Colberts, aax Turmnes, 

Pour avoir une place au baat de rHttcon. 

(VOLTAIRB^ 



Peut-dtre un successeur des JOoX^s, dcs Pr^villn, 
pfliDi les IsMms d« dunpa, qui peimUaU ecus dm vUlM. 

(Drlilli*) 



(<08) 

-^HMiws N« XLVl. a* 

NOUS PR0PRI8 DB8IGNANT PLUSIBURS INDIVTDVS D'DNB MtMB FAHILLB. 



l^* sun. —SANS <• 

(Teat dans Pascal , CoraelUe , Racine , Desprfonx , 
iDSSoet, Fl^hler^ F^nelon, M"' de S^vlgnd, Ics deax 
Mtmsteau, etc., qa*on doit dtudier la langue fran^se, 
i Too Teat en ooonaltre k fond tootes les beauts. 

(LiTIZAC.) 

' Par la Tertu des deux Anicnin , oe nom deyint les 
J^ces des Romains. (Bossubt.) 

L'Espagne slionore d'ayolr produit les deux S4- 

(Rayrouaid.) 



Les VilUmi ne sont pas k I'abri du reproche de 
suspicion, dans Tliistoire qu*ili ont dcrite. 

(l'Ecuy.) 

Jamais les deux Calon n*ont autrement Yoyagd, ni 
•euls , ni avec Icurs anndcs. 

(J. 4. RODSSIAU.) 

Let deux CarMilU se sont distiugu^ dans la rd- 
pdbUqHe des lettrcs ; les deux Cidron nc se sont pas 
^ement %lluilTi$. (BsAuzii.) 

Les deux Orlo//; en attendant la premiere escadre 
nisse , ayalent tout prdpard. (^Yillimain.) 

Des deux Richelieu sur la terro 
Les exploits seront admires. 

(VOLTAIRI.) 

Ilelasi c'est pour Juger de quelques nouvcaux airs, 
Oo des deox Foinsinet lequel Calt raieux les vers. 

(RULHliRZ.) 



^■"'SSIII. — AYIC f ou »» 

Des deux Roueseaux, dont Jamais 
L'on n'aHra fait ses Pftques , 
Le plus fameux ddsormais 
M*est plus Jean-Baptiste , mais 

Jean-Jacques. (Pimm.) 

La gloire de Trajan, la rertn des deux AmmUm^ 
se flrent respecter des soldats. 

(MoansQuiiu.) 

Et pourquoi no dirait-on pas les dcnx Seh^uef , 
oomme on dit les deux Catom , les deux Tarquiiit.^ 

(LlHAtB.) 

I^ renommde eAt k TAcaddmie 
Sous les Seguiers, deux fois fait son adieu. 

(PiEoa.) 

Les deux MithHdateM, p^re et flls, fondirent le 
royaume de Cappadoce. (Bossutr.) 

Deux on trois Grignam Yinrent me voir hler matin. 

(M-« JDX SXYICJfS.} 

Dans oe pays trols Bernards sont connus. 

(VOLTAIHK.) 

Sire Guillaume dtait armd de sorto 

Que quatre Andrie n'auraient pu I'dtonner. 

(La Foutainx.] 
Deux BouiUont, tour a tour, ont brilld dans le monde 
Par la beautd, le caprice et Teftprit. 

(VOLTAIIE.) 



Comme les exemplcs qui pr6c(^dent en font foi y les auteurs varieni sur la plurali- 
sation des noms propres, lorsqu'ils designent plusieurs individus d*une m^me famille. 

M^nmoins, suivant presque tous les grammairiens, et principalement Testimable 
Boniface 9 lesubsianlif propre, en paretl cas, ne se pluralise jamais, parce qii'il n*est 
pas einploy6 par extension, comme dans ce vers : 

Un coop-d'oBlI de Louis enfantait des CoiifiiLiss. 

C'est un nom de famille que Taddition d'une lettre d^figurerait , el pourrait mtoie 
faire prendre pour un autre. 

Du/mtet Duptus, Levi ci L6vis, Lavau ct Lavatix^ VUlar et VUtars, Andrieu et An* 
drieuXf sont des noms dedifforcntes families; changez-en rorihographe, vous les con- 
fondez; chacun de cos noms doit done rester inv;iriablement lei qu*il esi. II fnut 
^crire : les Dupui se sont allies mix Dupuis; les Villaus ont intenteun proce* otu? Villa r , 
qtd avaient ajoute un s d leur nom. 

Lemarc, seul peut-^lro, s'oppose a ce qu'on 6crive les deux Eaeme^ let deux Cor-^ 
neille. II faudraii un vohiine, dit-il, i)Our rnssembler tous les passages oil les auteurs 
f^ni stiivi presque invinciblemcnt Tanalogie et la voix qui leur criait que les deux 



Cracques, que Ics deux Antonms, que les irois Bernards, les quaire AndrSs, etc., ne 
sont pas un seul Gracque, un seul Antonin, un seul Bernard, un seulAndri, SeJonlui, 
Ics mots Gracquet, Antanins^ eic.y servent a designer plusieurs individus d'une m&me 
familley du mfime nona, et par consequent ce he sont pas veritablement des noros 
propres. 

Pour ne pas laisser d'incertiiude a cet egard^ nous dirons que notre opinion, k 
nouSy est que, bien qu*on parle de plusieurs Tarquin, do plusieurs Catan, on doit 
ecrirc sans le signe caraci^risiiquc du pluriel : Les deux Tarqidn, les deux Catonf etc.» 
attendu que le singulier est generalement prcf^r^, et qu'il est imporiani do conserver 
a ces sortes de substantifs leur physionomie propre. 



EXERCICE PnRASiOLOGIQVS. 



L«t 4ctB Conwilta. 

Li«s If ou Boilntt. 
f .M dctts Ttr^uin 



IjM Jcos IWUflgM 



Lm d«ai RoiMwau 



I^dMaCataii 
Lw 4cat fc^M. 
Lm den Tiiuai. 
JLm dcitt Milkridati. 



L— df ifliii— 

Uf dMMpiSMM. 
I'MdMtDiV'" 



PABMIERE 



BXGBPTION A LA R^LB PBictoUITB. 



l^es pyramldes de TEgypte s*en vont en poudre, et 
les gramindes da temps des Pharaons subsistcnt en- 
core. (BuiiARJiia 01 Sx-PitiRi.) 

Dans le ileuxi^me llTre des G<k>Tgiqucs , le po6te 
9aluc rUalie , m^re des h^ros , Vllalie qui a porld 
dans son scln les D^us , les CamilU$ , les Marius , 
les Inratigables ScipUms et G^sar-Augasie , le plus 
grand des Romaios. (Tissor.) 

La Seine a ses Bourbont, le Tlbre a ses Cetars. 

(DoiLiAtr.) 

Enfln , poor sa cMmenoe extrdme , 
BoTons aa plus grand des lienris ; 
A ce Rol qui sut , par lui-mdme , 
Gonqudrlr son trdne et Paris. (BEiAncia.) 



Les deux Graeques, en flaltant le people, com- 
menc^rent les divisions qoi ne flnirent qa'avec la rd- 
publiqae. (Bossdst.) 



France , do mlUen des alarmea , 

La noble fllle des Siuaris, 

Comme en ce Jour qui voit ses lannes 

Vers tol toumera ses regards. (Biiamcir.) 

Ma gloire a dUparu conune unc ombre Idgftre ; 

Autour de moi Je vols ^pars 
Les antiques debris do tr6ne des Cetars, 

Enscvelis dans la poosstdre. 

(CaS. DiLATlGXI.) 

Tels dtaicnl ces d'Aumontt, ces grands Mbnimorewyi, 
Ccs Croquit si vanU^s renoissants dons leurs ills. 

(VOLTAISK.) 

Ces braves chcTaliers, les GitrU , les d*Aumimis , 
lAis grands Montrnorencyt , Ics Saneit, les CriHom, 
Lui jurcnt dc le sulvre aux deux bouls de la tcnc* 

(id.) 

Des Guises cependant le raplde bonhcnr 
Sur son abalssemcnt cicvalt leur grandeur. 

(Id.) 

Dis-Iui que I*amiUd , I'alliance et Tamour 
Ne pcuvent empdcher que les trols Curiaees 
No servent leur pays contre les trois Uoraees. 

(COUBILLI.) 



(}uoique le substantif propie ne doive point varier » on 6crit cependant, avee le signo 
de la plurality, les Cetars, les Gracques, les Horaces, les ScipionSf les Stuarts, let 
Guises, les Condes, ics Bourbons, et quelqucs aulres, soita Timitalion des Latins^ qui, 
dans tous les cas, employaient le pluriel, soit parce que la plupari de ces mots sont 
plut6t des litres, des surnoms que des noms; plusieurs m^ine ne sont plus des noms 
indiTiduels, car ils designcnt certaines classes d*tndividus, ccrtaines families. 



(110) 



bBUXIBMI BXCBTllON. 



M. Adry n'h^site ptA h qnalifler de faux ElxMr$ 
laa Jfdmoires de la Rochefoucauld, Amsterdam, 1G65. 
(Bigg, univeisbllb.) 

Li!B premiere Flinn que poBsdde h blbUdth^que 
in Rol ^ Bont d'une cooservaUon parfaite. 

(Valiey.) 



D'innombrablos pleds cairfe (A la blblioth^e de 
Rouen ) sont tapiss^ de Lahires et de JouveneU que 
I'on parait eslimcr , plutdt par leor dimension que 
par leur mdrite. (CaAnLir.) 

A la vente de M. B*** U 7 grait deux iRapkaSU 

d'une rare beauU. (Valbiib.) 



On 6crit des Elzivirs, des Plineg, des Lahires, des JouveneU, etc., pourdes editions 
i* Elzevir, de Pline, de Lahire, de Jouvenety etc. On 6crit de mCme des Rap/iaeU, des 
PoussinSy des Pedtots, des Callou, elc. , pour des tableaux de Raphael, de Poussin, des 
gravures de Callot, etc. Le frequent usage que Ton fait de ces noms propres les a rendus 
communs; c*est ainsi qu'on dit des caleptns, des barSmes, des spencers, des qiunquets, 
des carcels, A^charloUeSy etc. Ces noms doivent done prendre ^ en pareille circons- 
tance, le signe du pluriel (1). 

N" XLVII. <M®»*«- — 



DU nOMBRX DANS LES NOMS COMPOSES. 



DEUX NOMS R£UNIS PAR UN TIBET, COMUfi cM'^im. 



V sim. — svHanciift. 

T01U deux, pour ^lecteurs, furent choisis d'emblee ; 
Et satlBfUta d'eux-mdmea, ainsi que du scruUn , 
IHrar M rendre au chef-lieu se mlrent en chemin. 

(Amdribux.) 

La flenr de la reine-marguerite est ir^s belie , et 
ftdt , en autonne , le prinelpal omement des jardtns. 

(ACAOEMIB,) 

Le mariirirpieheur , qui vole le long des rivieres , 
est & la fols couleur de muse et giac^ dazur. 

(BBtHAaDiM Di St-Pixrrb.) 

Dans le temps que Ic jHgeon-paon ^tale sa queue , 
U agite fldrement elt twoatamment sa t^te et son cou. 

(BUFPOH.) 

Uoe feullle Bufilt ao old de rotieou-moucAe. 

(BlUf AABIR ox St-PiKRXK.) 

Buflbn arait un singe , un grave oranff-outang , 

Qui de yalet faisalt rolllce, 
Et qul^ sur ses deux pieds sans peine se tenant , 
Vvalt ia faille et le flcgme d'un Suisse. 

(LlMOSTIY.^ 



2"« siaiB. -^ KOtiu. 
11 faut encore savoir grd A la convention , A deml 
r^g^n^r^e par la joum^e de thermldor, d'aroireiiga- 
nisd des ccoles centrales dans ious les ehef^Uux de 
la republlque. (Millot.) 

Les reines-^margueritet , et les asters , le soud , 
les soleils et les poires de teire portent tons des fturs 
radios. (J .-J . Rouss ea d .} 

Les martins^picheuTs et une foule d*oiscaux rive- 
rains embellissent , par remail de Icurs couleurs, les 
bords des fleuves de I'Asie et de I'Afrique. 

(Bbrnardin ob St>Pierrb.) 

Les pigeons polonais sont plus gros que les fngeons- 
paons, (BuFFOji.) 

C'est dans les contrdes les plus chaudes du Noa- 
veau-Monde que se trouvcnt toutes les csptees d*oi- 
tecMx^mouchet, [id,) 

Les orangs-oufangs sont cxtrdmement sanvages ; 
mais ii parait qu*iis sont peu m^cbants, et qu'ils par- 
Ticnncnt asscz promplement k entendre ce qu'on leor 
coQunande. iBoflbo.) 



(1) Dans sa traduction du Voyage hihliographtque en France, de Dibdin, M. Cropelet a done en tort d*ferlre 
M ^mr un connaisteur , le premier aspect de la seconde piice de la Bihliothique du Roi, ou se trouvent lek 
Editions princeps, est viriiablement magique Voila le premier Homire /... que le couteau du relieur n'a 

{amais touchi,,, Vnpeu au-dessus des Virgilb , des Ovidb, de«PLi>B et, par^dessus tout , des Bibles I 
1 fallait des Virgiles, des Ovides, des Plines. En laissant ces noms au singulicr, M. Crapclet est tombd eo 
contradiction ayec lui-mcme, puisque , quelques lignes auparayant , U ayait dcrit : des Lahires, des Jouveneis* 



fill ) 



rnfcune eoq^fitiwmin 4\A renfemi^ tfee de Jaanes 
poales dont le plumage approchait de cekil de la fU- 
fane. (M.) 

Le martin-pieheur agite rapldement ses alles d'aziir 
poor fasdner sa proie. (GBATUUBiiAm.) 



Lea coqhfaUcau sent molna ardeots que lea co^ 
ordloairea. (M.) 

La piDfade an plumage maUl^ , lea paona , Ics ca 
nardSy lea marlinh'picheuTM ^ et une foule d'autrei 
oiseaux riverains , cmbellissent , par 1*^mail de leun 
coulcurs, lee bordi dcs fleuves de TAite ct de I'A- 
Mf|Dt. (BiaaABAm di Sr-Piiaai.) 

Lea lienx ^ Ton prcnd le plus de fauams-p^Urin^ 
sont non seolement lea cdtes de Barbarte , mala toatea 
lea Ilea de la MMlttimnle. (M.) 

Deux sufasf&ntift formant un nom compost, sont variables tous deux^ comme on 
peut s*cn conTaincre par les exemplcs que nous venons de rapporter. Un ckef-dieu, de^ 
chefs4ieux; une reine-marguerite , des reines-marguerites , elc. 



Le /imgon. | i# ar» mB me 9i>ut 



d'«eiU. 
iJd.) 



EXBRCiCE PHRASiOLOGIQlE. 



SIKGULIER. 
On >lBl».p«clMar. 
Dd rfcico.loap 
On cklen nan. 

0»« ANumi-fion. 
Do «rd«.^-:. 1). 

UB rMBtoMii|,<o|owL 

VB arallrv-«tttoL 

!JB««4«.j,«, ^. , 



PLCBIEL. 

» • h i ff B< to p p g. 



amcuMi'i. 



Dcft cfaieD* BoBfc 



D«i damct-j eaune* 
De* &MirmM-IUMUi. 
Dm gtr^n-hotM. 
T>«tlaar«r»>r<!aM 
Drt \%rd\n- pApioiirci. 
Dm lifutoBapti ■bIob^Ii 
Del Buhrtff>Mittta. 



Db chBB D TeU 

Unl 
Ob 

Uw 

Ub* foatla-crampcb 

Ua« gonna-laaac. 

Ob pt4U«-«anltBaL 

Ub poiiMB frMBia. 

Una raina-Claudc. (franav 

OB-Mfc i apa ifaM d. 

Un lanpB srtttoB. (loMtto ) 



Aea beniM^MiUbML 
Tu eboni-BBfalk 
Dm baaBa»-BMli«a 
Drt ganici maf kMU. 
Dm gMnniM rMnct 



Tci (BmBM*>lMU«^ 

Dm py<iMa cBtriBBi. 
Dm p» ii iOBa fmoMi. 
Dm wiBM'ChB^aaL 
Bm mhwm fffi <■> 
Dm taapBa-p'iilona. 



nCEPTlONS. 



1" 5ERIE. — SLNCXILiai. 

Le marquis de X... s'etanl dvcille pendant la nult , 
el cntepdant chanter le rosalgnoJ, lit venir son garde- 
chasse, et lul ordoona d'aikr Uier ceUe vilalne hete. 

(ds Jour.) 

Pais-Je oublier I'oeaiet de la Tallt^ , 

Le JboutOD-d'or , la p&Ie glrofl^, 

Le chevTB-feuaie k I'odeur parfumde ? 

(BauonoT.) 

Les Jenx poUtlques sont I'lnverse du colin^mail- 
iard. (BoiSTi.) 

Bans nie de Cayenne, on nppcUe bonjour-com^ 
mandeur une esp^ce de Lrnanl qui a coutumc de 
ciianter au point du jour, et que ies colons sontik 
,tort<fe d'entendrc, parce qu'il vil autour dcs raaJsons. 

(BuFFDSf.) 

U hmefgues qxA , comme Tortolan , ftdl les d^Ucea i 
<M nos tables , n*est pas ausal beau qu'il est bon. 

{Id.) 
Upore-^pic9^ quoiquc orlginaire dcs cliraats les 
puis chauda de TAfrique el dcs Indes , pcul vlyre et 
8c multiplier dans les pays molns chauds. \ 

(Burrow.) 



It* siin. — PLnin. 
Les sables de I'Afrffiue, oil noas n'aYons pas do 
gardeS'Chagse , nous covoient des nudes de cailles et 
d'oiseaux dc passage , qui traverscnt la mer an prin- 
temps , pour couvrir nos tables en automne. 

(Bu:<ABi>in Di ST-Piiiax.] 

La Amieose oiadonc Chekka , dans Tile de Cbypre, 
est sJtuce dans un canton dcUcieux. Des eheire- 
feuiUes , dcs roses , et quantKe d'arbrisseaux d'une 
odenr aromatiqoe , parfumcnt Tair des environs. 

(L*ABBE DE LA PoETE.) 

Nous courons , en colifir-maillard , apr^s le plalsir , 
et , lorsqu'aprte Tavoir saisl, nous 6tons le bandeau , 
ce a'est plus oe que none avons pensd. 

(BOISTE.) 

Les bonjour-commandeurt ont le cri aign de nos 
muincaux de France ; Us sont le plus souTcnt k tcrre 
comme les bruants , et presquc toujonrs deux k deox. 

(Burron.) 

Les hto-figvLes arrlvent en Lorraine en avril, ct eo 
pertent au mote d'aout, mdme qudquefois plus tut. 

(id.) 

Nons avons vu des porcs^'pia vivants , et Jamais 
nons nc les avons vus , quoique violemmcnt excites , 
darder leurs piquants. (id.) 



\}) L« Biot forrf*. MgiiiCant garditn, «•! aahatantifat doit prtndra la marqna da plurial i dai ««rda»-Mi, det t»rdi*M <«• Mi j maii 
PHtvnteun Itre inanim* , on okjct, en l« aeandira alon eooiBa ferb« •!• par aouJ^^ucDt, il daaiciira Invaria^l* ( J** f«rrf«-«««af 
VkalngoA Tob gardB k vasfar. 



•11 r«- 



(lU) 



L*iitage des bains-marie date de la plus baute an- 
Uqnit^ ; c'est , dil-on , la propMlmse Marie qui en fot 
rinventrice. (••••) 



On appellc distillation an haiMnarie (l), oelle qui 
M fait en mettant dans un vaissean plein d'eau chaude, 
qui est snr le feu, le yaae odl soat les matldres que 
I'on Yeut distiller. (AcADiMii.) 

Ces exemples pr^senlenl quelques diflScull^s que nous iie pouvons r6soudrc par des 
regies g6n6rales ; car Taccord des subsiantifs composes qui fixent noire attention en 
cc moment, depend des vues de Tesprit. Nous aliens done avoir recours a la decom- 
position de ces subsiantifs, elde quelques auires semblables, pour determiner, d'une 
mani^re positive, sur lequel des deux mots repose Tid^e du singulier ou du pluriel. 



Vn garde<Kat$e : Un garde ( ou gardicn ) qui vellle 
sur la ehaise, 

Un gard&-nuir{n$ : Cest-ii-dire un gards de la 
marine* 

ni garde-vaiueUe : Signifie un garde (ou gar^ 
dien ) de la vaiiselle du rol. 

Vn appui-majfi .* Cih appui poor la main. 

Un ehivre-feuille : Un arbrisseau dont la feuiUe 
grimpe conune la chevre. 

Uh eolin-maillard : Un Jcu od Colin, Ics yeux 
liandcs, citerche k attraper Maillard. 

Uh bee-figues : Un oiseau dont le bee pique les 
figues. 

Un chevre-pieds : Un animal fauTC ou satyrc , qui 
a des pieds de chevre. 

Uh brkhe-<lents : Une personne qui a une briche 
dans les dents. 

Un garde-malades : Un garde (on gardien) de 
maladcs. 

Un pore-epics : Un animal qui a le grognement 
du pore et des epics ou piquants sur le corps. 



Des gardes-ehaue : 
veillent sur la chasse. 



Des gardes ( on gardiens) qui 



Des gardes-marine : Cest pour des gardes de la 
marine* 

Des gardes-vaisselle : Pour des gardes (ou gar- 
diens de la vaisselle du roi. 

Des appuis-main : Des appuis pour la main. 

Des ckivre-feuHles : Des arbrisscaux doot les 
feuilles grimpent comme la chevre, 

Des cdin-maiUard : Desjeux od Colin , les yeox 
baiidds , cherche h attraper MaiUard, 

Des bec-figues : Des oiscaux dont le bee pique les 
/igues. 

Des chevre-pieds : Des anbnaux fauTCS on satyres, 
qui ont des pieds de ehwre. 

Des briehe-dents : Des personnes qui out chacuae 
une briche dans les denis. 



Des gardes-malades 
maladcs. 



Des gardes (on gardiens) de 



Des pores^pies : Des anlmaux qui ont le grogne- 
ment des pores et des ^es on piquants sur le corps. 



Faprcs I'examen que nous venons de faire, on pent conclure : 
1<* Que, si ridee du singulier repose sur Fun des deux subsiantifs, comine dans 
des GikRDES-GHASSE, dos GufevRE-FEUiLLES , OU m6me sur les deux a la fois, comme dans 
coUiv^maUlard, ces siiJbstanlifs, quoique precedes de Tarticle plurieL, demeurenl in- 
variables. 

2"* Que, si ridee de la plurality se fixe sur le second substantif, ce substaniif se 
met au pluriel , sans avoir egard a Tarticle singulier qui le pr^cMe, et avec lequei il 
semble 6tre en contradiction. — Exemple: un bec-figues, un chevre-pieds, un breche- 
dents, etc. 

(1) Quelques granmialriens pensent que Balneum Maris (bain do mer) estTorlgine dc bain-Marie; mal?, 
commo 11 n'cxiete aucune analogie entre ces deux expressions , 11 n'cst pas pr^umablc que Tusage se soil 
ecart^ k ce point de la v^rite ; an surplus, quelle que soil I'etymologle de cc nom compose, le second substan- 
tif se trouvant au singulier dans les deux versions qu'on lui attribue , on pcut ecrire avec ccrtiludc des bains- 
Marie; en effct I*idce du pluriel ne tombe que snr le mot bains. 



EXEMICE PRnASiOtOGIQVE. 



OabM-fifaM 

Vb kfMM-dMto. 

Pa Mn-man*. 
Db MluMMillanl. 

Ub cU«ra.r«uilU I 



tLOftlEU 
]>M •pptrft-aMtn. 
Das bw-fifoet 

Bca kahMHiMria. 
ttaa cfllta-Biainard. 
Da* cMrra-feuillca. 



•INOUUCB. 



PLURIBt 



D« firda-inaladai. 
Um 

Ub rUvra-piads. 



rat fM^at-taMfelliw 
"aa pBna4|NC^ 
Lat cMvfa-pia4f 
Daa larda-Mal 



».»see3f N° XLVIII. c«^w^* 



I7!f All/ECTir BT UN NOM RBVNI8 , COMM B flain-thanU 



J'* SBBII. — SIRGULIZl. 

Ambroise , archcT^ne de Milan , fat, k ce que Ton 
dit, Hnyenteur du ptainrchanU 

(J.-J. R0U88IAU.) 

Lliomme social Tit plas poar I'ayenir, que pour 
le present ; pour Vamour-propre, que pour I'amour ; 
pour la puissance , que pour le bicn-etrc. 

(Lk comtk de Segur.) 

Un iecretaire-general doit rcster eternellement dans 
sa pr^fectare , conune un chef de division dans sou 
ministire , pour y conserver les traditions. 

(Napolboh.) 

Vous pouTez donncr aux enfants le spectacle 6lon- 
nukt de T^lectrlcite atmo»ph^rique par un cerf-Molant, 
(BsasiAaDiii de St-Pibrbe.) 

En T<5r!t<& Ton prendrait cos lettres pour les sar- 
easmes d'un petit-mcAtre , plutdt que pour les rcla- 
tlODS d'un philosophe. (J.-J. Rousseau.) 

Nous vimes un poiuon^volanl, 

(BBBllAIDlIf DK St-PiBRRB.) 

Le gros-bee est an oJsean qui appartlent k notro 
diinat tcmperd, depots I'Espagne et i'ltalie, Jnsqu'cn 
Sa^e. (BuFFon.) 

Une ehauve-sourU donna t^ baissiSe 
Dans an nid de belette : et, sitdt qn'eUe y fnt, 
L'autre, enrcrs les souris d^s long-temps courrouc^. 
Pour la devorer accourut. 

(La Fontawi.) 

Do latin I de mon temps du latin I on gmtil- 
kamme en eAt dt6 d^lionor^. 

(Saiat-Etrbmoxt.) 

Cfaacun , radiant les souvenirs du pass4 aux joies 
prdscntcs , croit rcconnaitre le vieillard dans le nou- 
veau-ne qui fait revlYre sa memoire. 

(Le comte SB Segue.) 

L'oiflcao de boise-eour, commel'oiscau du Pinde, 

Doit, pour rcussir ici-bas , 
LoQcr eartoul les gens dea vertus quMls n'ont pas. 

(Gui:«cub2ib.) 

Ge pddant ridicule, connn par sa fatuite et son ou- 
tre-cuidance, etait convaincu que son image en taille-' 
douce teraii un menrcHleux elTet au frontispisce dcs 
Hommes Ulostres* (de Jouy.) 



3« SBRII. — pluribl. 

On pent dire qu*fl n'y a rien de plos rtdfenle et de 
plus plat, que ces plains^hanti accommodds k la 
modeme. (J.^. Roossbav.) 

Voltaire eut Tart faneste chei nn people capridcox 
cl aimable, de rendre I'incrMalit^ k la mode ; il en- 
r61a toos les amourM-propret dans cette ligue In. 
sensife. (GaATBAuaiiAiiB.) 

On ne pent permettre qoe les i€eriiaire»ifiniraux 
Solent eo mdme temps ddputda. 

(NAPOLiOH.) 

Enfants, h&tcz-TOUs de rasscrobler vosbaUons, yoi 
volants et vos eerft-volanls. 

(BERTfARDlN DE St-P|BIR1.) 

Les dames et les petits-maUres ont toojoon ri^ 
yM la mode et jndme cncheri sor die. 

(YOLTAIIB.) 

Nons Times des poiisons-volanlt. 

(Bertiardi!! db St-Pierrb.) 
Les loriots mangent la chair des cerises, et les gros^. 
hecs cassent les noyaux ct en mangent I'amande. 

(BufroB.) 
n est ao Louvre nn galctas , 
Oik, dans un calrae solitaire , 
Les chauves-souris ct les rats 
Viennent tenir leur cour pldni^re. 

(Lb marquis de Villittb.} 
Autrefois on ne faisait ^ladier les g€ntil$»hamm$9 
que pour etrc d'^glise , encore se contcntaient-ils le 
plus souvcut du latin de Icur brevialre. 

(Sawt-Etremont.) 

On dit que plusicurs sagcs-fcmmcs , en pdtrlssant 
la tdte des nouveaux-nes , lui donncnt une forme 
plus convcnabie; ct on le sou Rye! 

(J.-J. Roussbav.) 

Les civcttcs cherchent, comme lesrcnards, ien- 
trcr dans les ba$s€»<ouu pour emporterles volaiUcs 

(BurroN.) 

Chauvcau , Nanteull, Mculan, Audran, etc., oflit 
rcussi dans les fafi/ef-douce« ^ ct leors estampes of 
ncnt, dans I'Europe, les cabinets de cenx qui ne pef 
vent avoir dcs gravurcs. (Voltaiib.) 



'%\ iLa|Mi4 fest on icrit rUanfaaOla en db muI oiel \ Ca fAJarrfwUfa tfu ethnftiaUm 



13 



(ft*) 



On recmmaltra le chat-huant d'aboni k « . 
bleufttrea , et eneuite k la beauts et k la various dig- 
tincte de son plumage, et enfln A son cri : hMi6h6hd, 
|Nir leqael 11 semble huer. (BuFron.) 

Une femme bel-eiprA (1) est le fl^aa de sea en- 
faota. de aon marl, de tea valets et de toat le monde* 
(J.-J. RouassAO.) 



€^B* traure gu&re les chaiM-huani$ aOleon que 
daos les bols ^ en Bourgogne, lis sont bfen plus com- 
muns que ks holottes; lis se Uenneiit dnvlesarbres 
creax. (Bimphk} 

Point de ee» gen, que Dieu canfonia^ 
De ces sots doot Paris abonde , 
Et qa'on y nomma beaux-MpriU, 
Vcndenn de ftmte k tout prix. 

(J.-J. RoirssiAn.) 



Le subsianlif el radjeclif qui concourent ensemble Si former un nom compost, soni 
susceptibles de prendre y Tun et Tautre, la marque du pluriel , comme nous Tenons 
de le voir : un plam-cliant, des plains-chanU, etc. 

EXERCICE PHRASEOLOGIQWS. 



aiNGULIEB. 



Una 

Vm bM-nX«L 

Vtf >■!■■ h tm 

Uo« bsM»4iMe. 
Un* kMW-taia*. 

Un bMU fib. 
Cd beau>fr4r«. 
Ud kMiBaM 
On boo-cMtitik 

Ub« eourU-kolt*. 
Un eQurl-boaiUMi 
Jn aorden-blctt. 
Uo coiir«-{aunc. 
Un ehielM-fMa. 
Une Mart* paiBt. 
Una ronrta-poiala 
Un «crf'f nlanl. 
Ubj> 4ouble-feal1Ia 

Una r«uM«-braia 
Un franc-taM. 
Una foUa-MiaUra 
Un feui-fuTaoL 
Un gar<la-«bamp4tra 
Un gra« 4wibln. 
Un carda-foraatier. 
Vo grao^-anttn. 
Un fMda*nnlinnnL 
Un tarda impMal. 



PLUaiBL. 
Da«t 

Daaa 

Daa baa-raliela. 
Daa baMeafoaaea. 
Daa ba«aea>liaa«a. 
Daa baawt tailla& 
Daa baaaaa-aiiaa. 
Daa bMira-Ala^ 
Daa beam Eriraa. 
Daa bona-Uenria 
Del bnoa^lirtUana 
D«a bouti-rim^ 
De Cbttrtea-bottaa 
De eourta-beoiUana 
Dei cerdooa blana. 
Dca coiSat {aunei 
Daa cbirbeafaaei. 
Daa ceurles^pailtea. 
Daa enmiaa-pninlea 
Dca ecKs a olanU. 
Dea dottblaa feuiUea 
Dea aanfbftea* 
Dca buMea>braiea. 
Dca franea-aaMa. 
Dca fellc»«neberea. 
Dca faui-fbjanta. 
Dea f rdaa-cba m plteea 
Dea |raa-deoblcf. 
Dca gardea-forettiera. 
Dca penJi aaaltrea^ 
Daa gartlaa-nalianaai. 
Dai lardea-impAriMU. 



8IRGULIEB. 
VB»!!flllt.aB» 
Une beBamAre. 
Un braopirr. 
Dne be ll e aw wfc 
Un bUne-bee. 
Un prda'fVjaL 
Una garde>b«Unanla. 
Una garda-inapiriela 
Une garda-rojala. 
Un gr e nd - nncie 
Un groa taite. 
Un bant bofd. 
Un* banle^lbuin. 
Una hauta-pajr* 
Une haute fie* 
Un leup>marin 
Un pUt-bopd. 
Une plata4»and*. 
Une plete-CarM* 
Un patit-lML 
Una petile-matlrcaNL 
Un pont-neut 
Un pied-pettdrens. 
Un picd-plat on un plMf ie& 
Un pol-peiini. 
Un rooge-gorge. 
Un aaiot-angualin. 
Una aainia bnrbn 
Un aanf-eonduit. 
Una ange-fcMHM. 
Una 
Una 



tLUIIBL. 




Pen flea MiiliiiJii 



Pei» g M d a '- i aif h i a l a i 
Dea ga nle*irojralea 
Daa graoda-ondca 
Dea groa-testaA. 
Dea bania boada. 
Dee>hnulaaftilaiea 



Dca baotea UeM. 
Dea loapa-oiartna. 
Dei plala-borda 
Deaf- ■ - 



DaeMHataita. 

Daa I • 

Dca«f 

Da> piada pnndf 

Dea piada-plata. 

Dea I ' 



Daa reugca-goispt. 
Dee aalMn-engnetiaa 
Den «intca -bnrbea. 
Dca aania-eondnila. 
Penaagii fcanma^ 
Dea ateaUMMiaqltoi 
Dea tera^lntaaBU. 



EXCEPTIONS. 



l'« aim. — aiEfouLiKi. 
rclnl qnt a ca la fadlitd de lirrer un blanc-iBing, 
ae datt a'en prendre qvL*k lol-mteie, si Ton en abuse. 

(MxiLm.) 

Ooappello bare, la partlo sap^rleuro du foamean 
qai s'dliye au-dessus du terre-plein. 

(BUfpon.) 

Qnand J'^tals ehwattX-Uaws de la reinc , j'avals 
one tante chanolnesse , et eUe Tonlait, parbleu ! nous 
(ain beancoap do bien. (Riyuk di Pahs.) 

. . .Tons 4ies nn set, en trols lettres^ mon Ills, 
Cost mol qni yons le dls , qoi sols yotre grand^mire. 

(MoLiitK.) 



2* %ixn. — Kutin.. 

Des hlano-teingi sont des annes perfldea dans iei 
mains d'un fripon. {hnonnz*) 

Les terre-pUins sont des terres rapporlte entre 
deux murs; ils sont employes pour fortiiler les yilies 
de guerre. (W.) 

Le pnpc , ou plut6t Avignon , entretenait pour la 
garde du vice-consul ct do la yille &0 chevaux-U- 
gets vdlus de rouge ^ et lOO hommos d*infanterie ve- 
tus de bleu. (L'abbk m la Pom.) 

Louis XII reyendlqoalt Ic duchd de Milan , parca 
qu'il comptait parml ses grandTmires une so^ur d'un 
VisconU ; lequel ayait ea cette prindpaut^. 

(VnSTtttt.) 



(1) Dans on }oamal IntftoES la JUra d0 FamOlej on tronvc cette phrase slngnOdre ; MMrtj mutiomistt 
9t peinlre moral, dewtii attaqaer U p4danti»me des savants de son temps, et Jeas^Jaeques , philosophe 
smtimmtal. Us pretentions des icaiyiusis BEL-ESPRIT du sien. 



(<15) 



Noas gfttions Ics ouUls de mon bon vleux grand- 
pere poor fairc dcs montrcs & m& imitaiktt. 

(J.-J. ROUSSKAU.) 



Les Jaments produlsent des poolaiiu qui ressem- 
hicniMnnuuiffrimif'pirei. (DurroN.) 



Pour rcndrc compie des moiifs qui ont determine Vorthogniplic dcs noms composes 
qu*on Yient de lire, nous nous servirons du seul principe qui cxisle en grammnire» 
et par le moyen duquel on peut resoudre les plus grandes difTicult^s : c*est de ramener 
les mots k leur dtat primitir; de Ics voir dans touto leur acccpiion, dans toute leur 
valeiir^ soil en remontant a ieur originc » soit en cUercUa^u l*eUip6€. 



Un blanC'Semg : Un seing, oa signature sur pa- 
pier bUmc (f). 

Vn terre^fMn : Ua espace pjtfin de terre. 

Vn ek^vaiu^Ugeri (2) : Un cavatter da vdgiaNiit 
des chevaux-lSgers, 

Vn emi^$ui§9m : Vm «i>idaA d» r <glme M des €$nt- 

Vn court9^haileiM : Un hommc qui a VhaUine 
courte. 

Vne dauee^amire (ptaote) : Ed latJn dulcamara. 



Vm twLi$-h(mnej une taute-saine : Uoe planle 
toutp^-falt bonne; uoc plante tout>d-fait saioe. 

Vhe toute-^pice .* Uno plante qol a loiit-Ji-(/ilt Ic 
^o\il de Vepice. 

iCke ^rorur^lonto, um gi^Rd^m^ra : Cest par eu* 
phoaie que l*aposirophe ramplaise Te de grande dans 
groMteC-'UmkU, §rwni''inif. 



Des blnne-ieings : Dcs seings , on signaturea sur 
papier blanc. 

Des (srrs^pUku : Dos espacea pMms de Amyw. 

Des ehewMx-h'gers : Dcs caralicrs du rf^irncnt dc« 
chevaux-ltgers, 

Bes cent-sHis$0» : Des seldate do f^lmeot dos 
certf-ftit'sfM. 

Des courte-haleine : Dcs liommcs qui ont Yha- 
leine-courte, 

Des douces-amerss : Le premier mot conscnc 
i'invariabUUd du latin dulc. Le second , Tenant d'a- 
marat varlc. 

Des (oute-hotmes , des (oute-saines : Dea plantcs 
toot-^-fuit bonnes , dcs plantes tout-2i-rall saincs. 

Des ioute-epke : Des plantcs qui onl tout-&*tait le 
goAl dc Vepice, 

Des giHirur->ta»feff , des grantt-mifm : SonL des 
litres qui aarqueat iss liens du sang. 



MXMRCWE PHRASEOJLOGIQCM. 



■movun. 

Vm him* m v ^ . 
Co «aart*Me*QA. 
On cbtTMt^^eri. 
On MQNiiiuea. 
Cm .101 

Dm ^ 

Cm pni'ti 



PLVMS.. 



StmOLHUt 



I>«i eoart*>bafoioe. 
Dea ebavmx-ttgari. 
D«i e«nt-«iiinM. 
Dcfl iomf-mmirM. 
Dm ff • <iy<bwbrai. 
D«» grand'-meufi. 
Dtt grMid*<«iireft. 



Unt griniJ'«<ivB. 
Oa« ((rand'-f arJ*. 
Um grand'-taote. 
Ub« lottla-beanc 

Um tootMaiBt. 
Oo« tBut«-4pic«. 



vLvwrnu 

Oet gratidVu«a. 
Tht grand '•firdv*. 
Dctgrand'*UBlrt. 
D«a toul*>lMHin««> 
D«t l«fft«^iaiii» 
Det toiila-aaioi^ 
Da* t9ta»-cpice. 



(1} L'Acaddmle dcrit h tort des blancs-seings ; raoalysc le prouro josqu'k Tdvidcncc. 

(2) Cettc ortliographe est la seulc que Ton doivc adopter, parcc qu*elle est en iiannoaic htcc la peqs^e. i)L 
^critbien des tHe-a-tSle, un essuie^mains , pourquoi n'ecrirait-on pas un chevaax-le'gers , ccla doit parailre 
anssi natttrd 4 qulconqm cndnt de chequer fa raison. Nous repoMSons done ecttc orthographc ; un ehevau- 
UgsTj des ehevauAegers, h nioins de supprimer le trait d'union. Aulrement » 11 y a toutr-64a-feia barbariSfiM 
et lol^isme. Cest done i tort que TAcademle, dans son dictionnaire , <^tion de 1831; , ^crii : Vn chevaurUg^r, 
des ekivamAlgiri. 



(116) 

N' XLK. 



MOMS COHP09i8 DOIfT L'UN , PEIS ADJBCTIVIMBIVT , !!■ S*BMPLOIE PLUS SBVL* 



^'* SBtll. ~~ SIRCnLIIft. 

On ttt tonjoon dlonn^ do Toir riDtr^pldit6 avec la- 
jnelto anflL petite pi9-ifriieh$ combat contra lea pies , 
lea eornelllca, lea criceielles, tooa oiseanx beaucoup 
ploa grands et pins forts qu'elle. (BurroN .) 

Sons la plus sale porte-eoeA^a^ sous la pins inl- 
siSrable allee, nous voyons ^rit en gros caractires : 
Parlez au concierge... ah I lions , mes amis , rions do 
la vanity huinainc. (Amohtms.) 

Lea plus belies peaux de lynx vlennent de Sib^rie » 
sons le nom de loup-earvtar; et de Canada, sons ce- 
lui de chat-cerviar. (Burroa.) 

Un pied de forme ronde , et qui qui fait que Ton 
marche avec peine, est an pied-6ol. 

(ACADXMIS.) 

Le Telonrs de la tdtc du calybd est d'un beau bleu 
changeant en vert, dont les reflets imitcnt ceux de 
rat'^rtie-marine. (Buffox.) 

Un franc-oUeu ^tait un bien patrimonial h6r6ditalre. 

(B0ISTI.| 

Un francHi2iau dtait un fonds de terre , solt nonle , 
aolt roturier, exempt de tous droits seigneuriaux. 

(ACABKMIK.) 



La chasse du petit'ifri$ est si gdn<Srale parroi les 
Lapons , que cettc peau est de toutes les founires la 
plus commune ct la moins chire. Un paquet de cin* 
quanta ^ureuils ne coilte gu^ro plus de trois livres. 
(L'abbb ok la Pobti.) 



2* aaaii. — pluiibl. 

Les femmes sont des oiseanx qui ehangeot de pin- 
mage plusieurs fois par Jour : ce soot des pirn* 
griieh9$ dans le domestique, des paons dana lea 
promenades , et dea colombes dana le t£te4-ttte. 

(DUFBBSIIT.) 

A rheure des spectacles , tootes les portca-codkcres 
8*oaTrent, les Yoltures s'diancent, les thtttres et les 
cafte se romplissent. (db Joot.) 

Les loups-can?<ar# de Canada sont seulement, 
comme Je I'al d^J^ dit , plus petits ct plus blanea qua 
ceux d*Europe ; ct c'cat cette diff<irence qui les a bit 
appelcr chats-cervterx. (Buffom.) 

Les gens de mauvaise foi sont des pieds-dofi en af- 
faires; ilsmarchcnt difllcllement. 

(Anontmb.) 

Les plerres pnSdeusos , les imeraudea bleucs , m£- 
16es de doux reflets yerts, semblablesi de Teaode 
mer, sont des aiguei-^marinet. [Kvosymk,) 

Comme le gouvemcment fcodal , dtabli sous cette 
dcuxi^me race, n'oblige^it pas moins les seigneurs i 
ddfendre les vassaux , quo les vassaux k oombattre 
pour les seigneurs, on avait 6chang^ en fiefs la plu- 
part des terres libres ou des francs^Unup, afln de se 
m<inagcr une protection niScessaire. 

(L'abbs Millot.) 

11 n'y a point de marcbandises ot Ton soit plus 
tromp^ qu*ik ces petitt-gri$ et anx herminea, parce que 
vous acbetez la mardiandlsc sans la voir, et que la 
peau est retoum^ , en sorte que la fourrure est eo- 
dedans. (Rbchabd.) 



On rencontre quelquefois des noms composes dans lesquels il entrc un mot qui ne 
8*emploie plus seul^ parce qu'il a vieiili et qu*il n*a de sens et de force que joint au 
nom qui le pr^cMe. Ge mot, jouant le r6le d'adjectif , doit ndcessairement en subir 
les accidents grammaticaux. G'est pourquoi Ton 6crit : des loups-garous , des partes- 
eochh'es, des pies-grieches, Le dernier des exemples cit^s, nous presenle deux adjec- 
ti& dont Tensemble forme un nom compose : petU-gru. Quclque rares que soient ces 
nomSy il est bon de les connalire et de rechercher, surtout, par Tanalyse, la raison 
deleur ortliographe. Quant a leur elymologie, nous n*avons que des donn^es in^.xacies ; 
ndanmoins nous aliens dire> ^ cet 6gard, ce qui nous parailra le plus juste ct leplus 
raisonnable. 

Loup-garou (i). Go mot, au propre, signifie un loup qui mange les cadavres cl ai- 



(1) Qoelqucs personncs pcnscnt que le mot gnrou est unc allcralion du verbc garer, et qu*un loup-garou est 
Ml loup dont il taut $e garer » D'autres, tout en conservant au mot garou la mcme origine, i'analysent dlffe- 
remment , et prelendent que votia un loup-garou est pour voild un LOUP , GARK d vous^ OU le peril vout ^ 
wkenaee, Sulvant Borel , garou yiondrait du vieux mot franca garo ou garau , qui signiflo rapide. Nouf t 



(117) 

taque los liommes. G*est aussi, suivaiit la croyance populaire, un sorcierquia lodoii 
de pouYoir se changer en loup. Au figure, on dit en parlant d*un homme bourru, fa- 
rouche , insociablCy que c*est un loup-^arau. 

Loup-^ervier. Animal qui n*a que le hurlcm^ul du loup^ el don I la peau est tachelte 
comme celle des jeunes cerfs. C'est ce qui lui a fait donner I'epith^te de cermer. 

Pie^griiche signific pie^is&tre, nous disent queiques grammatriens; mais comment 
se fait-il que Buflbn el les naturalistes aient ajoute au substanlif jHe-griicke I'^piih^te 
inutile de grue, ce qui fait pie^grUche grUe (\). Ge serait 6videmment un pl^nasme; 
nous croyons done que la pie-griiche, ayant quelque chose de la pie et de la grive, on 
a form^ son nom de celui de ces oiseaux. 

Les dictionnaires etymologiques pensent touiefois que grUehe ou grieseheesi m\ ad- 
jcctif altere qui signifie venant de la Grhee, originaire de la Grece. 

PiedrboL L'adjeciif hot vient sans doute de ce que le pied qui a cetle inflrmite esl 
ordinairement chauss^ d'une espece de botu ou brodequin; ainsi boi est une abrevia- 
tion de botU. 

Aigue-marine vient de deux niols latins aqua marma, eau de mer, 

FrancHdUu. Alleu est un vieux mot qui signiGc a pen prcs un bien, une lerre, Vm 
franc-alleu est done un bien ( noble ou rolurier ) qui est franc ou exempt de lous droits 
seignauriaux. 

EXERCSCE PHRASEOLOGIQVE. 



•imioucR. 


rLUAlEU 














I7ofraM-«Ur«. 




I7a bmm-9*A 













SUIGULIKB. 
Um| 

£•« 

Dal. 
Dal 
Om« 

UMf , 

Vw0 p w to t t hirM. 



VLOtLlEis 

Dm lottpMcfviti 
Dm lounMarom 



Dm MtiM^riicki^ 
Dm ^M-griiakn. 



DBUX NOMS UNIS PAH UlfB PHEPOSITION , COMMB ch^f-dmwsrt. 



!'• sitic. — smcuLiu. 

Une foounc ehannante ct sage , 
VollAiTiin Dien puiMaat le ehef-itauvre encbanteur; 
Bt dans sa plus parfaite iinage , 
Tadore SOD divin auleur. (Da Sacua.) 



2« saatB. — PLuaiEL. 
Nous n'attribuons aucun des ehefi-d'CBuvn de 
rhommeaa hasard; pourrions-nous croire que lal- 
mdme en serait renfaiit ? (GBATaAuaaUKA.) 



CTOjoos, noofl , qa'il est iQaolmeiit plus ralsonnablo de falre d^^iyer ce mot du ceUiqae CAao ; et cequl noos 
porte k eraire qae c'est lA sa veritable ^tymologie , e'cst que le mot garo , en cclUque , veut dire dpr€, rude, 
aigre tThumeui^ et de ponies, sauvage, cruel, 

(1) On en trouve d'absolument blandies dans les Alpcs , et ces pies-grieches blanches, aussl bien quo oeUes 
qni ont une telnte de roux sur le ventre , sont de la mdme grandeur que la pie-grieche gri$e , qui n'cst ellc- 
m^me pas plus groasa qoe le tiMUivis. autrement lagrive^mauviette. (OulTon). Au flgtJr<S, pie-griiche n'e«t 
point une petite-maltresse , comroe bien des personnes se rimagincnt; mais une femme mdchante , acariAtre, 
qui pince, mord et ^graUgne ; enOn une femme du naturel de I'oiseau, et telle que Pigaut-Lebrun I'a fort bien 
d^pmle dans un des exemples rapporute cl-dessiis. 



( 118 i 



Oepuis le Mlag« , Vm o^m-eM a 6t^ m Blgsc d« la 
MmcDCC de Dieu. (Bossurr.) 



Peut-^trc nc voiUon pas tr^s clalremcnt du pre- 
mier coop d*a'il , le rapport cpi'll y a cntrc anc leitTB^ 
de-chcmge et un feulUcton. C'est uno enigmo que 
'abandonne k la sagacild de mcs Icclcurs. 

(di Jouy.) 

Oulre quo la femfM-de-ehambre , unc fols deposl- 
t;iiie du secret de sa maltrcsse , lui TaU payer clier sa 
discretion , die a^t comme Taiitrc pense , ct decile 
toutcs ses maiUnes en les praljquant maladroilement. 

(J. -J. RoUSSSAU.) 

II prononQa , en frtfmissanl , cos mots tcnibles de 
comnols et de rai-de-€m>e. 11 me ilt enfendn; quit 
cacbait son vin & cause des aides ; qu'il cachait son 
pain d cause de ia taille , et qu'il scrail un homme 
perdu , si Ton pouTait se doulcr qu'il nc niourut pas 
de falm [Id,) 

La belle-de-nuit n'ouvre scs fleurs les plus parf^- 
in<$es que dans robscurild. 

(Bbrnardi:! ])E St-Pikrre.) 

Le pot-aa-feu du peuple est laJMse des empires. 

(MlBADEAU.) 



On sc fcrait une faussc iddc dc la queue du coq- 
dinde, si i'on s'imaginait que loules Ics plumes dont 
die est formce fusscnl suscepliblcs de sc rclcvcr en 
evcntail. ^^Uurro?!.) 

Vous Bouvlent-il , monsieur, quand nra maodile mule 
Me jeta , par malice , en cc trou si prufoiid ? 
Je fus prds d'un ywarr-dVicurc k ronler jusqu'au fend. 

(Heg.nard.) 

C'est avcc de Vecrurde-vie , dc la pouUre & canon , 
des fusils, des sabres, du fcr , que nous commcrjjons 
principalcmcnt avcc Ic« Amcrlcains cl les Africains. 

(USR.NAHDJ.X DE St-PiERHS.) 

La raati^re flulde du ver-d-soie , de i'aralgnce dl 
dc plusieurs cspeccs de chenilles , acquiert tout h coup 
dc la soildilu cii sortant dc Icur corps » et sc chiuigc 
en sole par le simple contact dc Fair. 

(Bernardin de St-Pierre.) 

Si Ton vcut donner bcaucoup d'intcrct a un paysage 
riant ct agreablc , il faut qu'on i'apcrgoivc an Iravcrs 
d'lm grand arC'de^iriomphe , rninc par le temps. 
(Berkardi.n db St-Pierhe.) 

Le bee-^i'arffent est de t jus les tangaras oelul qui 
est le plus r^andu dans Tile dc Giyennc et '1 la 
Guyane. (Burrox.) 

Comme un otcfe-de-cottip Je viens en diHgcnce 
appelcr da sccours, (Hegnaso.) 



AHce daci U prajrie, et vw* p«uvrez.«dmk«r k h 
fols mllle ares-en-ciei peints sur chaque goutlc do 
roste , et qui m£lcnt Icurs riches couleurs k la panire 
dos ciuunps. (Aiiii«-llA«riji^ 

J'ai toujours cu pour prlncipe de ne Jamais falre 
des iettres-de-ehange , el Je me sals toojeun dit , 
avcc nos meiileurs pontes comiquos : 
Cest joucr trop gros jeu que Joucr le par^corps. 

(DC Joov.) 
A Paris , Je jugeais des niccurs des femmcs de nii 
connalseance par Pair ct le ton dc Icurs femmes-di' 
thambr$ , et oatte rdgic se m'a janais tiwnpi. 

(J.-J. HoussE.vu.) 

Que sous le Jong des Ifbratrcs 
On iivre eneor oos auleurs ; 
Au\ censeurs , aux in?pecteurs , 
Hars-dc-cat'ellttdraircsl (Bf-Ratccw.) 



Les hf^in-d^-mnit du Pdroa , rarbre ttlste dos IN- 
luqucs , ne flcurisscnt que la nult. 

(BEENARDin DE ST-Pintl.) 

Les paysannes mangcnt mcins de Tiude et plus de 

legumes que les femmcs dc la villc; cc rdgime TCgctal 
parait plus favorable que contraire 4 elies et A icurs 
cnfants. Quand cllcs ont des nourrissons bovrgeois, on 
leur donne des po/s-au-/hi. (J.-J. Roctsseact.) 

Le son grave que font entendre les coq»-<f /w/earanl 
leur cri , le roucouleraent des pigeons qui s'ex6cute 
sans qu'iis ou\Tent le bee , sont des sons de m^mc 
nature. (Bcffgx] 

Je vous assure, mesdames, qu'Ji molm de Toler, oq 
nc pent pas faire plus de diligence ; il n'y a pas , co 
vcrite , trois ^narff-cf Aeure que Je suis parti de Ver- 
sailles. (RK39ARD.) 

Jc nc puis doutcr que Pusage Immodi^ du caf^.. 
du tli6 , du chocolat , des 6piceries , n*aicnt chez lc< 
Europccns unc partie des cflcts que nos taax-d^vu 
out cliez les sauvages. (5t-Lasibsrt.] 

Les Ker%'a'%o\t sont si communs an Tonquin , que 
cctlc dtoffe n'y est pas plus chdre que le coton , ct lc« 
plus pauTfCfi en sont T^tus. 

(L'abbe ds la Pobik.] 

Tout ce qui frappe nos regards dans les cllds noofe 
parle des hommcs, de leurs injustices, dc leurs cri- 
mes , dc Icurs mis^res ; leurs pdals sont Taslle de la 
basscsse , ct leurs ar c«-de-<rioinpA« , des sosvcnifs 
gloricu\ dc leurs forfalts. (AiME-MAjnriii.) 

Les becS'd'argcnt ne vont pas en troupes, roah 
toujours par paircs. (fionros.) 

J'ai ptase ma Jouraoe avte des aide»<lt^mmp ct 
dc Jeunca milUatrcs. (GnATiAuniAmk) 



Lorsque deux substaniifs sont unis par wiic proposition, le premier sciilemeiU esl 
^U3ceplible do preridrc la marque du pluriel : Vnarc^cn-cicl,fUarci-en<ieL 



(1<») 



rartMaAKOiwpar, 



SlNQIfliBa. 

Un are-d«-tri«aiBfaf«« 

Dne bcllc.4»^r. 
C7d« barbe-de-bo«M. 

Um b«rb«*<l»«MTr«. 

Un« b«rb«-4ic-inoia«. 

On* barbe-de-rvoard 

Vnl 

Vn\ 

UbI 

Ud ci«l-d*-lil. 

Un c 

Ub c 



II.0I1BL. 



(Jo rul^'r-lamp* 
C7n cnl-dc-f«tlc. 
(7q cWM'sBrm 
Ubco^1b4» 
(7b««i^'«II 



Dm arca-dc-thMBpba. 
Dm b«n«»^*«att 
Dm bdk»4»i*or 
Dm barb«»>dc-kaacL 

Dm barbe*4)*-cbefr% 
Dm barb«*-d*-inoin« 
Dm barb**4l«-rcDanl. 
Dm kcM^e^arUn. 
D— b w . J^ t ' " * 
DMUMMdibaMaa 
Dm ci«lMl«4iL 
Dm ceut^e^icd. 

Dm rult-4e>baiw4oM« 
Det eab<l»4amp«. 
Dm calt-d«iatto. 
Dm chcCMi'sutra. 

DOT^^MfMlMBAt 

Dwr- ^ 



811fOin:JEB. 

Une bmne^VK-htBibr*. 

Ud {eWdVaa. 

Ob« ltltr»-il«>cbaD|a* 

Ub BMlbe-dlAtoL 

Db« 

Ub paiB 

Uo palt»< 

Ud picd-da-cMvr*. 

Uoi" • ' •^' •^- 

Ob 

o.i 

Udi 

Vol 

UoBMd-da^B. 

Ub pi«<UI«-li«n« 

Ub fi«J-4*-pifc«B 

Ub p«l-d«^iB. 

Ub oM^e-«oark«. 

Un IBtHllAgi... 

Db rtb4*«ai« 



PLFRIEL. 

D«i bamM^Bekaabi 
Dm itu4'a«B. 
Dw kltiBS^a-cWBga. 
DMBUtlns-dUlrf. 
Bm mmat^4mfi^ 

Dm p«iBMi»f«are««i 

Dm piadtdtMcW. 



Dm pM»d»4aaa. 
l>MpM»4HtaB. 



9m teM l » d a p iyoa 
Pa> pa l l <■ wk 
Dm pii<» da —Bib 
Vm rwH i^t^im. 



BKCEPnfRS. 



f^ inn, — imtocm. 

Le eoq-d-4'diM ne sc compose pas d*ane sottiso 
Isol<Se, comifte le quoUbet, comme le calembourg, 
maU d'une sirie do sotUses rassembldes saBsUa&aooB. 

(di Jout.) 

Lcs bona bonrgaols louent un pied-arimr$ h Passy, 
A CJiaillot on k Boi ri ogiie , ct ies artisans passent lear 
dlmanche ani Pr6»-&liit-GeiTais on am bols de 1U>- 
mainvUle. (as JouT.) 

L*amoar s'^telnt ; et H n'cst pas d*csprU assex f6- 
cond poor rcmplir i'illusion , ct scnrlr dc reasourct 
contrc la longaeur d'nn Ut&-6rtite continucl. 

(PiCAULT-LSBIUN.) 

Lo terpeni-a-sonnelleSf cachd dans Jes prairies de 
TAm^rique , fait brulrc sons I'hcrbc ses sinistres gre- 
lots. (Bii5ABaisi DI St-Pierrk.) 

ie me sals arrdtd qnelquefofs di^ns lcs rues do 
Paris h conslddrer avecplaisirde pelltcs vlgncs dont 
ics raclnes sont dans Ic sable ct sous le pave ; ellcs 
tapisscnt de letrn grappcs t6iite la fn^dc d'un corps^ 
de^arde, (Itf.) 

J'aTaia un manteau qui tndxiait k terra, avoc us 
poorpoiot et un haut-de-chausses quatre fois plus 
longs ct plus larges qn'il ne fallait. (Lisagi.) 

Je me suls avls^, apr^s en avoir confdr<S avec quel- 
ques-uns de nos confi^res de TAcaddmie , de proposer 
k rassemblto d*envoyer h Monsieur i'Archevdqne de 
PaftB 1,300 lirres, au nom de la eompagnie, pour Ies 
pmvres de VBdtel Dimt. (\'oltairk.) 

La conversation de J.-J. Bousscan dtalt tr6s intd- 
resstDie, surtout dans le tite-d-tSte ,- mais Tarrivde 
d*un Stranger sufllsait pour Vlnterdlre. 

(BnNAaora m SivPnaas.) 

Cest dans Ies fentcs des rocbcrs que se rdfugicnt 
pIusleuTs olse&ax de marine , entre autres le paiUe- 
tn-queue, (Biihaidm ci Sr-Piiaai.) 



2* aiaiB. — PLoniL. 

La plupaK des gens font des coq-^A'dM, comma 
monsieur iourdaln falsait dc la prose. 

(de Jour.) 

Jc voodnds avoir antant de pied-d terre qu*0 y a 
de saisons; rhiverj*habllcrais I'ltalle: icprintemp^, 
TAngicterre } VM, la France, et rautonmc, ia 
Suisse , aOn 46 ne oontempler la nature que dana sen 
dclat. (AifORVMi.) 

Dans Ies malsons, J'lmaglnals des fesUns rustiqur^; 
dans lcs pr^, de folAtres Jcuxj snr Ies arbrcs , dc^ 
frufts ddllcleux ; sous leur ombrage , de voluptoeux 
tS(e-d tite. (J.-J. Roossiau.) 

Les serpenii'A^mmettet , lur Icsquels on diSbile 
tant de contes , ne sont pour rordlnairc , nl plus gro9 , 
nl plus longs que nos plus grandcs cooleuvres do 
Krance. (di la Pokti.) 

Dans tous les temps , Ies mnrs des prisons , des 
eorpa'd€^ard$ , des dcoles, des auberges, ont dtd 
des registres ouverts aux impromptus des hommes. 

(di Jour.) 

Ges gnmds hautp-de-ehausses sont proprcs h dcvenir 
les rccelcurs des choses qu*on derobe. 

(^fOLlERE.) 

Ce nom de Idproserle n*dtait pas donnd Indiflereoi* 
ment aux h6pltaux ; car on volt par Ic mdmc testa- 
ment que le rol 16goe cent livrcs de compte k dcot 
cents BdieU'SHeu. (Voltaiok.) 

Dans les (ite-A-ti(e les plus secrets Emlle n*ose* 
rait Bolliciler la moindre faveur^ pas mdme y paraltro 
aspirer. (,J.-J. Rousseau.) 

Des paitle-en- queue parconrent tous Ies jours des 
trois ou quatre cents lieucs entre ics troplques, d'o- 
ricnten Occident, sans Jamais manqucr de rotrouver, 
lo voir, te ffoelier4*oi^ lis sont partis lo matin. 

(BtmARoia M 9r-^iiikis.) 



Les noms composes qui pr6c6denl,offreDt une graiide vari6i6 dans leur accord. Ce- 
l)6iidani, 81 nous avons recours a la decomposition , nous serons bienl6l convaincus que 
leur orlliographe, qui parall si bizarre aa premier coup-d'oeil » est en harmonic avec ia 
penste. 



Vn eoq-a-Vdne : Un discoun oik Ton saute du eoq 
k Ykne, c est4 dire ot l*on passe d'uoe id^ 4 une au- 
Ire idte lans raison et sans suite. 

VnpUd-a-terre : Un logementoQ Ton pososeule- 
ment un pied k terre. Figure par laquelle on veut 
faire entendre que I'on ne s'y arr^ qu'cn passant. 

Vh Utt^'tiU : Un ebtreUen ou deux pcrsonnes 
sont t^te-A-tdie ; oik Ton est seul-4-seui ; esp^ dc 
locuUon adverblale. 

Vh terpent-a-MonnetteM : Un $erpeni convert d*^ 
eailles dont le bruit est semblable d cdui des ion-- 
nettet, 

Vh corpt'de^arde : Un corps qui eat de garde 
pour la defense a un camp ou d'une vilie. 

Un hdtel-IHeu : Un li6td de Dieu. 

On voit que la pr^posiUon de est sons-entcndoo. 



Des eo9-d-4'diM .* Des dtseonra oh Ton aaBte da 
coq 41*4110. 

Des pied-^erre : Des iogenMats oA Ton pose ten- 
tement un pied 4 torre. 

Des tii&-6"tiie i Des entreUens o& deoi persoonoi 
sont tae-4-t6to. 

Des serpefUs^-sonneUes : Des serpenis converts 
d'dcallles dbnt le bruit est semblable d t«lai des son 
nettes* 

Des eorps-^'ffarde : Des corps qui soul de garu^ 
pour la defense d*un camp ou d*um Tille. 

Des hdteU'Dievi : Des h6tcU de Ueo. 



EXERCiCE PBRASiOLOGiQVE. 



BiNGULiaa. 

Da e«^4'liM. 
Ob •orp«Hle>gardc. 
Um fl«*-niru. 
Vm baMt<d»cbauiM. 
Vm MttKn'Mtt. 



PUIIIEL 

Dm ««^-M'ina. 
D«> corp» <• gwda 
D«a Aics-Dicu. 
Dm kaut*i4»«lMHiM. 
Dm Utrb-Di«a 



SUfOaUER 


PLUIOCU 


Ua«b»r^4««M. 


Cm d»Mi >!■■■> 






V« Ut»44«i«. 


Dci Ule-M^la. 







>' »D § ttOg N^ LL C aeWfr n m a i 



IfOMS JOINTS A UN MOT INVAEIADLI , COMMB COfHr^-eOMp. 



1'* Siail. — SIflGOLlER. 

Tout animal flaire ce qu*il vcut manger : la Ihdorie 
de la botanique est dans son odorat. Ge sens eiquis 
Cfcl Vavanl-coureur du gout. 

(Bbshaboik si St-Piiiu.) 

Kt de monsieur G<Sronle 11 s*en faudrailbien pcu 
Que par 14 je nefusse un arriere-neveu. 

(Kbcnabd.) 

Pendant un hivcr asscz rude , an mois de f^vrier, 
fallals tous les jours passer deux heures le maUn , et 
autant YapriM-ditiee , dans un donjon tout ouvert , 
que j'avais au bout du Jardin oil ^tait mon babitaUon. 

(i.-J. ROUSSBAU.) 

Les mousses coroposcnt un sous-genre dc planlcs 
»i nombreux , quo le bolanistc Vaiilant en a compte 
rent trente-sept cspices dans Ics souls environs de 
I'aris. (BERnABOiN sb St-Piebbb.) 

l^s Hougrois sont superbcs et magniflqucs en dia- 
inanls. l^e palatin de Uongrie ou vice-roi est le plus 
opuleou (Regkaba.) 



2* SBBII. — PLDBIEL. 

11 est de ces instants o& r4me aneantle 
D'un sinistre avenir parait 6tre averUe ; 
Et soovent, en effet, ces secretes terreurs 
Des d^sastrcs procbains sont les awmt-eoureurs, 

(Cbbmieb.) 

Dans la progression des Inmi^res croissanles , nous 
paraitrons nous-mdmes des barbares 4 nos arriere'- 
neveux, (Ghatbaubbiamd.] 

Pour les apres'dinees, Je les livrais totalement 4 
mon humour oiseuse et nonchalante, ct 4 suivrc sans 
r&gic rimpression du moment. 

(J. -J. Rousseau.} 

Les T^^taux aquatiqucs sont aussi des sous-genres 
iiarmoni^s avec i'occan glacial, soulerrain , aquaUque 
ct adrien. fDBBNABOL't j>b St-Piebbb.) 

Les v{ce-roi« des provinces dc la Ciiine dlalent tonus 
de foumir 4 i*empercur cliacun tuiilc cluiriols de 
guerre aildds de quatrc chevaux. (VoLTAiat.) 



(<« ) 



Mesaieux toot coonus, et ma nee est andemw; 
Mod tiisaietil <tait viee-^aOli do Maine. 

(RlGHlBB.) 

Alarie ae donna le plalair de creer dans Rome nn 
empereur nomm^ AUale , qui Tenait receroir sea w- 
dm dana aon anii-ehamhrB. (Yoltaiki.) 

On Tondrait trooTcr un cbeval poor one ifemt-far- 
tune, qui pAt aenrir en m^me temps A la.selle. 

(j>i Joiir.) 

Je BOis prH k parier que, si I'on met nn fulAia- 
vingt dana la biblioth^e du rol , et qn'on lul iaisse 
prendre un Uvre an hasard , ia premiere page de oe 
flvre oA il mettra la main , coqUendra unc erreur. 
(BiaBAaDiii sx Sr-Piiaai.) 



II faul Tolr anr-le-cliamp si Ics vicc^UaiUis 
Sont at franca dn collier que vous I'aves promis* 

(HBGllAaS.) . 

11 y cut deux mUi-^pape^ d6s le milieu du qua- 
tri*me si^de. (YoiTiiai.) 

On ne gouteme point par dcs demi-fiiafvrff one 
nation ^clalrte; U faut de la force, de la siikte et de 
ruBil6 dans tons les actea publics. 

(TfAfotioa.) 
Quand^ par cette piice dloquente , 
A la cooronne tu panrins : 
FuUce an Jugement dea quaranteP 
Fut-ce k celui des gutiua-vHi^l? (Piaoii.) 



Lorsqu'un nom compost est combing avec une proposition , un advcrbe ou un autre 
mot invariable et un substantif ^ le dernier prend seul le signe de pluriel : Une ar^ 
riere'peniie, des arrUre^peruSes. 

EXSHCiCB PERASiOLOGiQVE. 



ilKGULIEB 


tLCIlBL. 


•IHGUUn. 


rtuiiB 


U— ■yrtiai.*> 


Tm apr>a JIbAm. 


C7— a—tra^aaaa. 






Ort anito»«oau. 
















Tm arri*ra-^M4c«. 








I#fo •pnaf^pcbw^H 


























Um COTti«4tUra. 


Uaa cwitr^lallTM. 


UsavMil-U*. 








Un* •TMili«Mir. 


Pet mwttVemut, 














Ud ava«t-4*ruMr 




Vm am1r*«rdra. 




Ud atastf^C. 
















Ud wranl^Mir. 


D— •tau^HBon. 


Uoa »oa»«nlaBta. 






Taa araBl-fwiia. 
















baa avanMraiiM. 


Vm Mtua^^L 


Dc>MU*-M«fc||u 


Una ■taak««itta 


Dca ataoMeiUaa. 


VaawMrklrr. 













EXCEin-lONS. 



fiSBIB. — SLXGULIBB. 

La flcur du pirce-neige est blanche , et elle telot 
dans des salsons et dea lieux frolds. 

(BbIM ABDIH AB St-PiBBBB.) 

Gonune Je ne fus jamais un grand eroque^notes, Je 
Kills persuade que sans mon dicUonnaire de musique 
on aurait dit A la fin que Je ne la savais pas. 

(J.-J. ROUSSBAU.) 

De guerrier famenx qu'il ^tait, le sauvage du Ca- 
nada est detenu berger obscur ; espicc de pAtre ex- 
traordinaire conduisant ses caTalesayec un ea$i9-iii$, 
et ses moolons avec dea ffliches. 

(GBATBAUaaiAHA.) 

Le gobt'-mouehei noir k collier est la seconde des 
deux esptees de ^be-moucAea d'Europe. 

(BurroH.) 

Tous lea bateaux rentrArent dans Yapri$-midi, 
lans BTOir ^prout^ aucun dommag%. 

(Bbbhabbisi ab St-Pibbbb.^ 



• 2"« SESIB. — PLURIBL. 

Jc regarde k mcs pieds si mes bourgeons en pleun 
Ont de mes perc^^neige ^panoui les flcura. • 

(Lamabtuib.} 
Si Ics manoeuvres et les eroque-notes reinvent sou- 
Yent des errcurs , J'csp^rc que les ^Tais artistes et les 
hommes d«* g^nie y trouveront des vues utiles dont ils 
sauront bien tirer parti. (J ..J. Roussbau.) 

Nous ddcouvrlmes de loin une troupe nombrcuse 
dliabitants des montagnes blcues qui deacendaient 
dans la pbdne , armte de ea$se -iiu, 

(VoLTAiat,) 

J'aUais btcc la foule dcs gobe-'mMneheM altcndrc but 
la place rarrivce des courriers. jioossiaua 

En m'allant promener avec lui lc« ^Jcux ^* > 1* 
meUals quelquefois dans ma pocti^ 



■«uux 



d'une espdce qu'il aimait beaucoup* 



40 ' 



_ J 



(1«-) 



I« molne qni fli'aeeompapia H ine M : Wrasirar , 
ue Boycrp» 4Aanhi , c*e«t on pwwfe «iiplta*w qui a 
perdu VeSpt^, 4 cause d'un paise-droii qu'on lul a 
fait 4anft MB i^gtmoit. 

(BatxAiDi;! DB Sr-INisftM.} 

Nous donnons le nom de casi^-noUeltes k cct oi- 
seau parce que son ori repr d sc n te eMMSIement le 
bruit du petit oolllavficJaqudBMBoasMHis des Mi- 
settes. (iBwvKi.) 

Ne l alsMi 'pm trainer toot ccla, ct portez-le dans 
ma gard9^obe, (MouttAJ 

Le gouTemenr ahnaR k se Mrs ^cooler , 
Ce fut nn paase^tempg de !*entendre eonter 

Monts et merreiilcs de la dame , 

Qui riait sans doute en son 4mc. 

(La ¥o:iTAuuL,) 

Un garde-foui est nne balnstre , on barri^re , que 
''on met trur le bord dcs poiAs , des quah ou des tor- 
rasses poor cmp^chcr de tombcr. (Agademik.) 



SI vom ^nmw^kitHit'<rmMt nnvimt dei^on ^tre 
rocUer, vous seret m^rls^, M, cbasi^ peut-^tne , 
tout att ntftat tccable de pai$e~drttiu 

(l«*J« JUWS&IAV.) 

Let v m u 4uAseUet TlT«nl«B petltoilrMpes. 

(ftUffffOH.) 



La nelge couTre le pont ct le tolt de notre naTlre 
et ionne nw olMemtoiies et noa garde^man^, 
(GKAtVAunuiia.} 

Je pnftsente «b grand-prdtre on reneens, ou le sd : 
J'entends chanter de Dlen lee gnmdeurs inllniefl; 
Je vols i'ordre pompeux de ses c^r^monies. 
— H^ quel! vous n'avez point depasto^emps plusdon^ 

(lUciacO 
Pettt-Jean« ramenei yotre maitre , 
Couchez-le dans son lit : fcrmei porte, fenftre , 
Qu'on barricade tout , iifln qa'ii ait plus diaod • 
— Faitesdonc metlreau moins des garde^ font U-haut. 

(Hacihb.) 



Lorsqu'un nom compost est form6 d'un verbe el d'un subslanlif , le premier reste 
toujours invariable y et le second ne se met au plu'riel que quand il peut sc prendre 
dans un sens colleciif : un hoch&-qu€uey des hoche-queue; un cure^ents, des curenUnU. 

Bien que la plupart des noms composes qui ont rapport a cctte exception se irou- 
vent dans Texcrcice, nous allons toutefois donner I'analyse de ceux qui offrenl quel- 
que difBcuU6; lis serviront de guides pour la decomposition des autres. 



Vn oil dt» abat-jour : Sortes de fen^trcs dont Tap- 
pui en talus akai le jour. 

Un ou des houte-en train : Tout homme qui boutt 
(ou met ) ies gens en train de s'amuser ou de tra- 
vailler. 

Vnou des brise-cou : Des escallers si raldes que 
Ton 8*y brise le cou , quand on n*y prend pas garde. 

tJh ou des fier-d'bras : Des tiommcs scmblables h 
celui qui fier (ou frappe) k tour de bras. Fier, au- 
trefois flcrt, Ticnl dn mot latin ferit, 11 frappe. 

Vh ou des serre-tite : Dcs bonnets avcc Icsqucls on 
86 Jtrrt la-l^li* 

Vh dU des casse-tite : Esptees de massucs arcc 
lesqodJes le sausage casse la tite de son enncml. 

Vn ou des gagne-pain : Outlls aycc lesqucfs un 
ourrler gagm son pain. 



Ch easse-noisettes : Instrument avec leqad on 
casse dcs noisetles. 

Vh cure-dents, un cwre-oreilles : InstmmeDts avec 
lesquels on se cure Ics dents, on sc cure Ies oreHiei* 

Vh chasse-mouches : PcUt balal avec leqad oo 
chasse Ics mouches. 

Vn couvre-pieds : fitolTe qui couvre Ies pieds. 



Vn essuie-mains : Un llnge am leqncl on tl'essuie 
lesmo^nt. 

Vn porte^mouchettes : Vn plateaa qui parte Ies 
tnouchettes, 

Vh serre papiers : Un meubto oft I'oa eerre des 
papiers. 



MXEUaCE PHRASEOLOGIQVB. 



AbtMour. 
AUMoii. 




UW m 


iDE8 


xmm 








Cou|)e.|«le fieu 


d'enbiits). 


Glle-milier. 


CouvrMbcf (ou 


Ule) 


GripiM^u. 


CouTrr-fea. 




IUuim-mI 


Cr^vc^mr. 




PaiMiMil. 


Inlre^ol. 




UiMou dvfpvra 






Pique-fiiqu* 


Fouille-au-pot. 




rorli^ifiuil)*. 


Gapie-dcnicr 




Ported rapcau. 








a^r 







DES 



UHmI 
Porle-rwpcet 

RtteillsHnaltn. 



Souffre^oulcor 
Tilc-vio. 
'J ito-boun: 



( HI3 



CtNc-neitctlet 

C«rc-«rc«Ura 
Cer«-«letH* 



Kuuie-maint. 
Garde-foufc 
Garle-robcs 
CarJe-«Mul>lM 



pMM-pirol«a. 

PorlA-manttaux 

Porlc-mourlietlM 

Scrr»fapi«Mi 



Tira-balte*. 
Tira-kollci. 



Ti IfriboutaUIta* 



.««e« K* Lll. 



MOTS INVARIABLES , COMMB pOur-MrB, 



Le Suisse et )e tedMs n troiiTireiit h Jen* pdste, ct 
furcot moins etonoes dc la magnificence du pour- 
boire , ea trpfrofMni que le hen>s de la fd^ <^tait un 
niarchaud 4e vina. [ml Juvt.) 

U mc rallait ce tour de pasi$^pa$9€ poor entrcr 
dans Ic mondc , ct pouvolr flgurer parml les honndtes 
gens du jour. (Piios.) 

Voir Paris, saDi 'voir la GoortJUe, 

Oi^ Ic peuple Joyeux fourmiUe ; 

Sans frequenter les Porchcrons , 

Lo rendez'vous des bons lurona. 

C'c>ft voir Rome sans voir le pape. (Vaoe.) 

Pcur-boire, passc-passe, elc, se formanl de loos moig invariables> c*est-i-dire d'un 
\orlu}jolnl a un autre verbe, ou a unadverbe, ou a uuepreposilion, ae 80iU pas sus- 

c<'piibles de se pluraliser. 

EXERCICE PHRASiOLOGIQVE 



2* SEIII. — PLVIIIL. 

Un autre racontait toiites \e% pctites mses qnll m^ 
tail en asage pour mulUpUer set counes et poor atiat* 
menter see pour-hoire, (ai Jour.) 

Oh I eh 1 mon petit ami Gosiim , m^tertei-T0U9, 
par hasard , quclqu'un de ccs tours de p*u$t'paui 
que vous savez si bicn fairc? (Lesaci.) 

Les rm«l0<'vou« 

Nc lui manquaieat non plus que Teaii du pults. 
(La FoNTAmc.) 



SINGULIER. 
t'n doil-el-at if 
Un «iilrf-deui. 
i;n trnute-t ii \>\tVkL 
L'n meurl-ile^aini. 
L'n ouiilirr. 
L'o qu'ca4iira-t-«n. 



PLUmiBL. 
Dra dofl-^UaTo'r. 
Det entra-drui. 

Tin •ul-dtr«. 

Du qo'cD-dira-l-on. 



fTlKIULrill. 
Uo qoi^a-IL 
Uo Ue-<ae 
(/d paaae-pawe. 
LTd p a awp T fuL 



PLURIBU 

Pm ta« (ae. 
Pea pafl*p-paai«. 
Dc» ^ata»*fwrlout. 
Dct 1*1 ^ — 



^i^^ixi ]V*^ LIIL o^ii«M^ 



ifo:us co»i>asis rc^permant ux smit 



PEU CO.N.NU ET QUI 7I*EST PAS O' USAGE ISOUUE.^T, 

maxtTB-is-arts. 



1" SntB. — SI2IG0LIEI. 

Xoas autrca du tarrcau, nous sommos dcs gnlllarfe. 
Vous dtesavocat? 

£1 dc plus maitre-^i-arts. 

(Hsgtiaiv.) 

Les pri^paratlfo ua depart dcs dpoux furent blcnt6i 
f.)it«, le vicc-^tA ayint expressdmenl d(^renda k sou 
Itli d'avolr une oombFense et fastueuso suite. 

(Li«iA«FI.) 

Lxs fem^-tonmojen^ Aant substitoe ai* wmi-Um 
Q)a\ime , d-junt fkm istflrralles faux partout oA 11 est 

-unploye. (RousMEAO.) 



2* staiB. — PLuaiEL. 
On potirrait prdsuraer qu'il y a dans le ctcl une fa- 
cult^ dc tn^ecine o^ les saints passent maltrcft. is- 
arts , ear les chreUens s'adressent k cut pour toutei 
les maladies. * (L'lSPiOi^ Ciu»ots.) 

Contra mes i7<ee-rois sa liaine sc declare, 
Songcz-y^ 7ons d'ai>ord, excellence en slmarre , 
Vous , Corblftro, cb6ri des bons Ignorantins. 

(Meet et BAETniUMY.) 
Une dlTi«!en mcillcure et plus natureOe, scralt 
done de partagier le ton majcur en deux lemMons. 

(ROUSSBAU.) 



( iU) 
EIBRCiCE PHRASEOLOGIQVB. 



&INGULIE& 

9ii Tic»«oL 
Oii« ?ic»«inir«L 
I'll v i c«'«emuL 
I'd «m 



PLOIICU 

Dm ftM-roIa. 

Dm? 

Dm? 

Dm f ie»4*gati. 

DM«o4tali. 




Dm 

D«t ?tcM«ii 

DatMsl 



Dm 
Dm 



PLUaiElr. 



Maitre-^-^rU. Le mot is, qui est form^, par contraction, de la proposition en ct de 
Tarticle Us, signifie dans les. Ainsi, maitre is^rts peut se decomposer par mailre dans 
les arts. G'est pourquoi le substantif arte se met toujours au pluriel. 

Vice^oi, tnce venant d'une preposition latme, le mot roi seulement se pluralise. 

Le semi-ton. Semi correspond a demi; mais il est plus doux , et ne s'emploie qu'avec 
certains mots : Une fleur semi-double, une semi-preave. On dit aussi k mi-corps, a mi- 
jambes. Tous ces mots sont pour une fleur domi-double^ une demi-preuYe, a demi- 
corps, etc. 

Lese-majesle, Le mot Use signifie : qui blesse. Un crime de Idse-majestO est done un 
crime qui blesse , qui offense la majesty. 

Co^v^que, co-etat. La prcinidre partie de ces mots se rOunit gOneralement : coexis- 
lence, coiUrneL fispOrons que le tiret disparaitru bieni6t dans co-4vique, coital ^ ainsi 
que dans quasi-HUlU, quasi'Coniratf etc. 

MalgrO les regies que nous avons Otablies, nous ne croyons pas inutile da donnei la 
liste alphab^tiquedes noms composes. 

LiST£ ALPilABeilQUfi 

DES NOMS COMPOSES. 



SIBTGOLIEI 


PLUIIIL. 


SWGULIIR 


rLUKUUi 


Vn tUKaiM. 


DffaateHUi^ 


P0a«to4«lk 


Dm aBln^»« 


Dn ibaUUn. 




Unavanlrtee 


res avanl-bim. 


Vo abaHMir. 








ru abaMvat. 








Un aUMoiL 


DMabal^oii. 


Una aTaoUaavr 


Dea a?an»«a«nL 






1/ o avanl'^oiifMira 








Una avan»««ttrriara 


Daa a«an»«o«iri4iM. 


Diia aigVMBarMM. 








Un apput-main. 


Dm appMia Mam. 






Un aV^a^a^:.. 




Up atani^iM. 


T?M atanl-dttM. 


Una aprfa-dlDAw. 








Uua apr«a midl 


Dm apr'anaiaL 


Una atant^oMa 




Una apfte aoa| <«. 




Una avanl^arda. 


Vtt avani-fardaa. 




Dm arM4MDUnUi 


Un ataol^t. 
Un avantJiier. 


Pm avBut-KoAlF 






Pm avant^i# 


Uii arv-aiMiaL 


Dm arai-ait^«L 


Un avant-main 


I>e* avantHMtafc 


Un BnlifUn. 


Dm arri«f«^n. 


Un avanl-mur 


P«i atanHiiura 








Daa avanl-piada. 


r«i arri4ff«-eorp«. 










Daa arriira-gardca. 






In arri&ra^odt. 




Un avaiil^uarU 










Dm ataaWcMiaa. 






Utt aTant-lait. 


D«a a?anM«itai 






Un avanUCraifl. 




Utf arriarvHiiicc. 


Dm arricr»«i«cea 


Una atant-vailla. 


Dm at unMeillea. 


Vu arriir«f otit^ii. 






Daa atMaaria. 


Una arricra^UtfMca 






Daa ayani<aMa 


Uuc arricrc-pant^ 


t)«a arnArMcuaica. 


an ayraWdroiU 


Daa ayanl-droit. 


C : arriira-po'iHt 




Un Uin-maria. 








Cna barba da^bouc 




Va arrii-rv-TaaaaL 




Una barba-d»«apucui 
Una barbe-Ja^Uvra 




Vu atak-lottt 


Dm mak-tout 


Un bafba»<l»«L«f ra. 




(1« ) 





Dm bMtta4rAtM. 

Dm fc> « B « «Mtitii Vm coDtra-l»MM. Dm Malr«-l«iM«. 

Dm h>e» JtIp* 



Dm •sotN'fctUenM 
Dm — to»<b > ry^ 
Dm — If ■ ffcwf fc 




Vm 

Dm 

Cu Mittra-f, -t 

Um cM>trW«|n« 

Da oootra^Mir. 

UMcoatra-Jcltn 

U« ■ — tl « M ltlft 

Uac coalr»-march« 

Ub« eoBt f Mir* •'. 

Um 

Hat Mni 

Ua 

Ua 

Ua 

Um caatra-partit 

Ub« Malra-poliM 

Un cMiln^'iD^OB 

Ua caalr^poinu 
^ Ua aontre^Mn 

Una cantra-porte. 

Uaa eaotr»«*valation. 

Ua Malra«^olBliottBaii 

Um caolfa^aad*. 

Um 

Ua 

Ua _ 

Ua canlra-lmapt. DMMatr»4MaM. 

Vm eMlrv-TirM, vie Dm wolra-vMUt, m*. 

Ua ca-praprtltJir*. Dm •»propri«teirM 

Ua ca-rvlwiaauiia Dm ca^afifiMaMft* 

Ua 0aq44^ka«. Dm ca^^^lM. 

Ua MrdaB-blea. Dm eordM»kkafc 

Ua corpt-dMw4a> Dm aarpt^Mat^ 

Ua Mrp»aa4otH. Dm carp»d»4efi«. 

•'•• wm m m wb w mct Ua coadap i ed. Dm aau da p i ad. 

Dm B Mia BoiK. Ua ooapa-forfa Dm aeupaforit. 

Dm aaeUaiMat. Ua aottp»4arrata Dm aaup^iarrats. 

Dm earfr^olaaU. Ua MupcpiU. Daa aoup^fftia 

DMekar^MaaM Ua CMipc^«la. DM«oupa^«ta. 

Om chamM^lyiiM Ua caart-bMiillaa Dm •oarto^uilloaa. 

Dm aliaaic-picdc Uaa aourta-bolU. Dm aoaria^-battM 

Daa aha wx biaa. Um aaartefaik*. Daa caurta^pa'dlaa. 

Dm cfc ma e oqaia Vm caartMoiula. Dm Martaa.palBlet. 

Dm a h a ti a e aaaiiu Ua eouTra-fcu. Dm aaavra^ta 

Dm c h a i M ta ar*t. Ua aouvre<b«L Dm Marra-ebet. 

Dm rbaiaa4noarb#t, Ua eea?r«-picda Daa Muwrc-piada 

I^a abaaaa-poignaa Ua arata-aaer. Dm crAra-MMtr. 

I>M cbato^MianU. Ua erio«raa. Dm ari»«rM. 

Um cbauBc^ira. Ua eree^a-iambrj. Dm aroM-an-faMbea. 

I>M cbaaffa^iL Ua ara«aa-«otM. Dm aroqae-tiataai 

I>M ebaaaav-piad. Ua aal-d«^atta. Daa raU-d»iaita. 

Um rbautaa^ouria Ua cut-d^-banajiwaa Dm eul»4e^aM*>foi«t. 

I>M cbcf»4'cnif re. Ua auMc-lainpe. Dm eub-da-tampa. 

Dm cbeMieua. Ua cuMe-aac. Dm aula^a^aa. 

Dm cbcvaas-lagcn Ua rura-oraiUaik Daa aara^MiDaa. 

Dm ebafrc-fauillMb Ca aan-danliL Daa cara^ata. 

Dm abicat-lMpa. Um dame^aanna Dm damaa^aaiiMa. 

Dm cbiant-manit^. Um droiMUM Daa damWaunea. 

Dm rbous-flaura Um dauiibautaikte Dm daaiWbaulciUe*- 

Dm cbous^aTan, Ua danit-dia». Daa dcmWltauiL 

Dm ebaea-ra«a& Uaa daoiMlouaatn** Dm 4a«V4attttiiif«* 

Dm eial»d»«t. Um damVb«ur« Daa AarnVbaataa. 



(«6> 



smouuiL 

C7n dcmMjuirL 
Cn deini-<|uafl«roii. 
Cn do2t-rl<aToir. 
Unc double -ftailb 
i;it« doable-ffcor 
Cue cau<de-«ie. 
L'ne eiu-lbrte. 
Lit ^eoute^ll-fiNL 
L II ealr'aetet. 
Co eotrt-cuUmnnt. 
Oo eatre-«d(««. 
Ua tntre«detts. 
Ud «ntre-]iga«fc 
Un CDtre-ftoureiii. - 
Uu cbtrc'Ml. 
Unc 4pine«viQetla 
Un cuuia-mMafc 
Uu «tel4iBinr. 
Un ei-cmplojd. 
Ua ci-f oln. 
Unc buiM-kraln 
Vn Cauz>fuT«nL 
Un frMc-caibier. 
Un InM-nialbita. 
Un« ftto-Dien. 
Un B^r^-hna, 
Dd« foUe^ndiAra 
Un lmuUe«a-paL 
Un (burmi-lion. 
Un frane-tUaa. 
Un frane-inafoo. 
Une frane-tnafonauit* 
Ud rrane«4a]. 
Un frtnciauee 
Un| 
Uni 



Un fa|na-petiL 
Vn Mnl*«liampMnu 
Un f ^rde^liaaie. 
Un f ■rda<dl«a. 
Ud g«rde4br«ali«r. 
Ud girdaHnagasio. 
Ud g«rd»aiangpr. 
Un garda^isiadea, 
Un gerde-tnariue. 
Un gardc-nurteatt 
Un gardn-fran^aMa 
Una garda frauQaiaa. 
Una f-rit natmnaM 
Ud gtrda- national, 
Una garde-rojata. 
Un garda-ffoyw. 
Un gard»4tt<oif«. 
Un gard»^^n'* 

Un gardaL 

Un garda -IcB. 
Uni - 



Un gardc^nanger, 
Un garda-meubJnk 
Vn garda-notca. 
Una gard^robaa. 
Un gard*«aiiMli» 
Un garda-Tna. 
Un glta«i«tiar. 
Un gita plU. 
UnglteMuen. 
Un gobanaoucbei. 
Una gaiDaae.gDtta. 
Una gomma-rAfiBe. 
Una g04itU<raiDp«. 
Uo ^nd-natu«. 
Una gnnd'-orlre. 
PM grand '■wMM. 
Udi 



Unt gr»D<r<a» 
Uq graa-deuU»- 
Da gratlc-cal. 
Ud grippe SM. 
Ud groa-bhiM. 

UDgfM-lBtla. 

On haaU^aa. 
Vu baat^rd. 
Una 
Ua 



rLOftUk 

Det drmi-pi«en. 
Dei deiDMiuarU 
Dn d«m»-quarteroDa. 
Dcf doi^l-avoir. 
JDea doublc^/auiltea. 
Dm dOTiUea^icani 
Pet eaui-dc-vta. 
Dai caui-fortet. 
Dei ^conto-a'iWpbttt 
Dei entr'acte*. 
Del antre«oloonti 
De« entr»«4l««. 
Dei CDlra-deui. 
Dt enlre^ignaa. 
Det entre-aoureila 
Dm antre-aoL 
Dea ^pinaa^inntltB. 
Daa aaraie-maina. 
Det Alala-maiora. 
Doa ea-«mploy4i. 
Dei ci-volo. 
Dm CJMMi a i braiat. 
Dm faux CiiyanU. 
Dci f M ia a abiar. 
Dei fcMe matUna 
Dm fttM-Dien. 
Dai fiera4.brai. 
Dm foUca^ncbirM 
Det rouiUa-aii-pnt. 
Dm Courniii-lioni 
Dei franei allaui. 
Dei frauei-ma^oM. 
Dm franofna^nnaii* 
Dm frauM^^ala. 
Dei rrip*4auM. 
Dm g^na-dcniar. 
Dai gagn*>patn. 
Dai gagne-patit 
Dai gardefl-cbamp^taM. 
Dm gardc»«baaM. 
Dm gardM-eAtaa. 
Dm gardea-forcititrt. 
Dm gardca-aiagasiaa 
Dat gtrdeinangw. 
Dai gardeiHnalaAat 
Dm gardea-marina. 
Dm gardct-martean. 
Dm gardea^raa^aiaai. 
Dei gardM^aa^aiaaau 
Dm g»rdea«af»on^M. 
Dm g>rdai-natiun«a«. 
Dea gardeiroyalct. 
Dai gardea-rayani. 
Dai garde»^u<oip«. 
Dai gardea^anla. 
Del garde-bonli^mt. 
Dai garde-bn. 
Dm garda-foua. 
Dm garda-maoger. 
Dm gwdMncnbUi. 
Dea gerdc-nntoi. 
Dei garda-rebaa. 
DBigarde-vaiaaali*. 
Dm garde-Tua. 
Dm glUoi^tiar. 
Tin gite-plte. 
Dm gita-Muea. 
Dea gobMaonrbM. 
Dm gommcFg utteff. 
Dea gonmiM-r^iinM 
Dm gottttot<raiBpM 
Dm grandtmalttM 
Dm grand'HuirM. 
Dm gnnd'-meMci. 
Dai granda^nalci. 
Daa granda-pirM. 
Dm grand'-lantM. 
Dci gra»-dottbiaa. 
Dm |ra(tft«aL 
DMgrippa^D. 
Dei groi^bBM. 
Dm gro«>UttM 
Dm gnata-^MDi 
Dm baaiia c al. 
Dm bauU^M. 
Dm haa(a*borda. 
Dm hantM-eotttrp. 
Dm hnatanle ebattM«B. 



SliiailUBB. 
Un keuUb-cor|iik 
Un banMe-riM 
Un bant«mal. 
Unc ban(»«oar. 
One baute-juiUcn. 
Unc baule-)ir«. 
Un tiau(»4icier. 
Una baute^utaic 
Una baute^ jc. 
Una bauto-Uiila. 
On bor»-d'«aTra. 
Un Uicl-Dicu. 
On in-folio. 
Un in-auarto. 
Un iD-dottSC. 
Un in-bniL 
Ua in-octe«a. 
Un in-aeiaa. 
Un in-dik-buit. 
Un iD-trenta-daux, cIa 
Un t«l-d'eau. 
Un laiiacn^Mcr. 
Un laveHiiaini oa \tn awiu 
Un hariar-roM. 
On ieup^crriar. 
Un Innp-garea. 
Un loupHaarin. 
Unc main-lcv4c 
Un maMM eo maliiM. 
Ua mal-ltra. 
Ua mattre-ea-arta, aMu 
Ua nurtin-iaa. 
Va meiairejeaa. 
Ua manrt de-faiau 
Un metao-termiae. 
Unc ml-aodt. 
Une ml-earAma. 
Un 4 mi-Jan be 0^0* 
Unc mi •Janvier. 
Ua mUlcfeniUca. 
Una aiiU»4car& 
Uaa — TiiMr lniiri> 
Uaa nerf-ferrurc. 
Un Don^lemrnt 
Uac noa>valcar 
Un na^aniba*. 
Un 
Un 
Un 

Une orlie-friAcbc 
Un aal^ira. 
Un |^ain-dc'«oaMU 
Cn pain-da-pourecaa. 
Un paii»«vant oa paiwrtMJL 
On paMa-deboaL 
Un paua-dii. 
Un pauc-droiu 
Un pauciparolc. 

Un paaie-parlottt on pMWf &/U>ui. 
Un paue-paMC. 
Un paiae^ied. 
Un pane-poll. 
Un pane-port on paueperi. 
Un pau^lempi. 
Un pana^eloara. 
Un patcr^Mler. 
Un pereeHieicc. 
Ua pereo^reiUM. 
Un piae-Iioucun 
Un peUUaiL 
Un pctitHnattrc. 
Une peti(cHnaltr«ia« 
Un pclilHicteu. 
Unc pcilie-nitet* 
Un pctit-plU. 
Un pctil-lail«. 
Un picd-Mcrra. 
Un picd-boL 
Un pted-d*«loueUn« 
Un pied^e4.icba. 
Un (.icd-dc-bcrar 
Un picd-de-ebaL 
Ua picd^eMBlMiaL 
Un picd^e'«b4vr«. 
Un pied-dcHnoacfak 
Ua picd-droit 
Ua pied-dc-roL 
Ua picd-fort 



Dm b«alJa<«orpi. 

Dm baut-lc<pie4 

Dm baul-MM. 

Da« b«ttta»«aun. 

Dm banteaittfticco, 

Dei bautea-ltCM 

Del baute^liricra. 

Dm bautM-rutaici 

Dm hautei-payca. 

Dm b«uiH-taillaa. 

Daa b«rt-d*«eavro 

Dm kAtela-Dica 

Dm in-Mio. 

Dm in«aaarto 

Dm in-idoaac. 

Dei in-buiL 

Dc->hi<octe*o 

Dm in-acica. 

Dm in-dii-buSL 

Dm lu-tranta-dcas. 

Dai jeti^d'aaa. 

Dm laiuei-pMier. 

D«i |aTe«Mio* oa Uve-Qiib. 

Dos bariera^oaM^ 

Dm loapo«omcr« 

Doa loapa-garoat. 

Dm bupa-marina. 

Dai aiaini4eT^o. 

Pel maUiM oa malaiua. 

Dm naUlra. 

Dei maltre*-4»«rti. 

Dm marlina'acea. 

Dm maaairei fcaa. 

Dm mcurt-dc-faioa. 

Da!) mctco4enajaa 

Pel mi-aodt. 

De» mKarimo. 

Del a mi^ambM. 

Dek uii-janvicr. 

Dea mJle-ffuillea. 

Del millr-flcura. 

Dm moui'lle-boueba 

Da* ncrGTerrnrc. 

Dec non-paiemenlt 

Daa non-TAleon. 

Dm na^amtci 

Dm nu-pictli. 

Daa na-(«t<. 

Dea vib-df>b»ur. 

Dm orlieikgriechea. 

Del oi<l-dire. 

Dei pain^^<seoaeaa 

Daa pain*-dc>peareeau. 

Del paiie-atantou paiMtoal 

Tm paiie-<l<ibouL 

Dm pM'.e-dia. 

Dm paue>droit. 

Dm panr-parolo. 

Dm pawe-partout oapaaaopartABt 

Dm pane.pMM. 

Dei paaao-picd. 

Del paue^poiL 

Dm paiaof orta oa paaaopoiti. 

Dm paMe-trmpi. 

Dei pMac^cioara. 

Dc« paler-nMler. 

Dei peree-ncige. 

Dei pprec-oretllei. 

Dm piie-liquccra. 

Dm peliU-laita. 

Dm petitHnattroa. 

Dci petitM^mattrana^ 

Dei pelttt^neTctti. 

Dm priileiKiUeoa. 

I>M petitaf Ilia. 

Dm petil84eitaa. 

Dm picd4-terr«. 

Dci piedi>bel«. 

Dm ptcd»d'aloaalb» 

Dai picdi-dc-bicba. 

Dm piedft>da*bcra£ 

Dm piedi de rbai, 

Dei piedi-de-«Lc«n|. 

Dm pie 'i decbiere. 

Tm pi'di dc moi * 

Dm {lirda droita. 

Dei |»ird«-<!e roi. 

Dm |;icdi-fV)rta- 



( tfff) 



Do piaei 
Ub pine 

Cj D pny-. ■■ y 
(7a plMin-cbanL 
l7o plal-bord. 
C7n« pUts-baadt. 
I7d« pUts-TonM. 
Un plct^icd. 
Un plcur»Hnit4rt 
I7n poat-ncuL 
Un p«ul4etia. 

Ua ^'- 

C7u 
Un 

o» 

Ui 



PLUBJBL 



Ub portc-diapcMb 
Ud p«rt«<rajfaa. 
Ub |iwt» lawifin, Mb 
Ud portc^uilh 

Ud port»4iuili«r. 
Ub port»«noueb«tlM 
Un jT-*- irTurfipwifop 
On portonrMpfct. 

Dtk p or f ^■*fti 
Un porl*4aix. 
Ub poHtf-foijE. 
Un p — I ■■ ri |rt— 1 
Un pouA-lUtw. 

Un poV«u-feu. 

Cnp«t d »i<D. 

Ud pot-pourri. 

Vb p«ur^ti«. 

Ua p> MM » —I 

Un poasM-pisdi 

On prw>1M««. 

Ud prudlwnBa* 



' Dm pMdt-p«odr«Bt> 

Dm pines oiiillc. 
Dm pinw-Mos^irt. 
Dm piqu»«MwUMi 

Dm pbwto-cMati. 
Dm pliti-bord*. 
Dm platM-lMfMlM. 
Dm pUlM-brmM. 
Dm pUtof wdn 
Dm pkura-mMrc 
Dwpmu-aaab. 
Dm ponMcTi.^ 
Bm p O W i^piMi 
D«* porta^lcAk 
. Dm porto-alguiHMw 

Dm p«ri»«ii^p«. 
Dm portA^npMia 
Dvt pMta < njoB* 
Dm portc-coM'gne. 
Dm perto-fcuUlM. 

Dm porlc-maAcur. 
D«s porto-lMMfi«r 
Del portCHiiMielMllM. 
Dm portoooMiqttcliB 

Jjtt porWHfVlpCM* 

9m potto^Mrt. 

Dm- pofftorMift Mk porta-bAUae. 

Dct porlc-faiz. 

Dei porte^MB. 

Dm pMieenptara. 

Det pote-A-fleun. 

Dei pe U eB t t u. 

Dm puH Ja l in . 

Crt pote-poarrit. 

Dee ponr^oire. 



Un quatr»7' 
Pa qoeil' C a! 



E«t pouaie-pieds. 
Dei prie-Diau. 
Dm prud*li(miiiiM» 
Dee quetrc-ptui. 



Vm , 

Vtr quarlier4Mllre. 

Ui qnertiei^DiMlre. 

Va qu' w id tf i Mt ie. 

Va qualre-vingtt aoi , efe. 

Vm wat.e-fiaf Mm • cto 

Ud qaw— >iii|>lii 

Ud qai-v»Mi. 
Ua rakel-toM. 
Dae re}n»«laDdc. 
0a raUtr»4HMBtaelie 
Ud fell c-qaariier. 
Ua twii>>f m^tfa 
Qa r«»Hde<liannic 
Ua rt««ill»aaatiB. 
Db retcnaDi^eD. 
Ua reM-croii. 

Ud foummm^ttrm* ^ 

ODea 



Ud aaintHiupMtiD. 
t Miale-harfce. 



Une 1^.^^ 

Cu MitCHie-drMOD. 
Ud aauWoaduiL 




Dea quai'hdelilak 
Dca qoartiert-maiirca. 
Dcf quartitrHDcstre. 
Dea qu'cD-dioM-eo. 
Det quatre-fti'gta aoa. 
Dee ^alye^DDt-aD. 
Dm qaiaae-iiai^ 
Dec qvi*va-JA. 
Det Mbat-joie. 
Dei reiDM-elaodcc 

Dm rel^e-qaartiar. 
Dee w MBt-aiAiMHa. 

Det rearde-ebauatAe- 
Dea-iiTaill^Malin 
Dct reveaant-boD. 
Det roM-eroig. 
Det reuget-gorgu 
Dm Mgea-feauaea. 
Dm tainU-eufuatiDi 
Dm taintc»>b«rbei. 
Det MugfHle-drafon. 
Dea tBub*«eadiut». 
Dei tavoir-faire. 
Dee tavotr-eivrtL. 
Dei tciai doublet. 
Dee temi-pestieai. 
Dea tems-preuTet. 
Dm tetni lont , elau 
Dm i«Da(ut<ODrD}lM. 
Dm tergenle- nalert. 
Dm aerre-file. 
Dm sti ce papier9> 
Des Mm-Ule. 



PLURIBL. 
Dm terre-poiat 
Daa Mi>ditaat 
Del touflTre-daakar- 

DMt 

Dm tout-baai. 

Dm* 

Data 

Darai 

Dm toot-Ueaiaaaau. 
Del taut fenaien. 
Dct loua-loeatairet. 
Dm teaa-mattrra. 
Dct wua-aiallrettat. 
Dea.iaai wali^pli^ 
Dea toot-pr^lela , elc. 




Det tite-wia. 



PealiMi U pai iiii a. 

D««Te-D«iMi 
Dee tarre-aan. 
Det terre-pMaa. 
Dm Ule-«44l«. 

!>M« 



Dm lira-bollM. 
Dm lire-beaehen. 
Dm tire-baarrc. 
Dm Ure-boataDi 
Det tire-fiMid. 
Da«Uai 



Dm tire«iod. 
Baa tii B liwu 

Dm tire-liard. 
Dm tire-laiaie. 
Dct tlre-briaei. 
Dm tiraiu»«W. 
X>Mta 
Seal 



Dm loute-fofee. 

Dm f 

Dm I 

Dm! 

D>w ttaiirhe UiA 

Dm trcote-ct-oa. 

Det tripet-madaaia. 

Dm trompe-I'ieil. 

Det trttua-mad«Bia 




Dm va-Do-picda. 
Dea ?a-louU 
Dat Tent-faeeoM 
Dm ymn taqo iM . 
Dea Tertt-de-^k 
Deetew InltaaWb 
Dm Ter t -t-taliL 



t ei e a-atwa a a. 
Dm viee-l^iB. 
DkM eiee-prMdesM 
Dct viee-raiaea. 
Dm viee'raia. 
Dm Ti4e-b«at«U«ti 
llMei»A.Tia. 
Dm Tola-aa^««u 
Dei ceHe^fMa. 



OU FTOMBRB DBS SUBSTANTIfS , COMPLiMBNTS D'UNB PBBP08IT10N OC D'UST VBBBB. 



1«* siiii. — siifGULin. 

Lcs pemtx de LioPAM sont toutes prteleoBes, et 
font de beUea fonmires. (Buffow.) 

Aajonrd'hui encore, dans les Pyr&ite, les paysans^ 
lorB<[n'il tonne , se coavrent de hranehes de LAuaiia 
poor se garantlr de la fondre. 

(M*« DI GlNLIS.) 

Le eastor, qui habite les eaox et se nourrit de 
poissoM , porte nne qnene conyerte d'dcallles. 

(BUFFOR.) 

La pens^ d*ane proyldence condnlt le sage de di 

COUTIITI en DKGOUTBITI. (AlMi-MAaTIR.) 



Dlsons-Bons nos secrets, 

De COM rill d coMPBai. (Piaon.) 

JLorsqae les bl^ sont en flius , y toU-oa des pd- 
tales eolor^ P (J .-J. Rousseau.) 

Nods dtlons ^paule contre ^paule, piid eonire pikd, 
tons les nerfs tendas et les bras entrdaofe comme des 
serpents , chactin s'efTorQant d'enlever de terre son 
enneml. (Fknklon.) 

Me Told done seul snr la terre, n'ayant pins de 
frire, de prochain^ d*ami, de ioeiil4que raoi-mdme. 
(J.-J. Roussiau.) 



3* f fallB. — PLUailL. 

A Rome, on se servaitde peaux d'AHcuiLLis poor 
ehAtler les enfants des dtoyens. (Guiioult.) 

Le jeune gar^n (Stait snifl d*im dicsar de Jeanes 
illles , portant des branehee de laubieis , cbantanl 
des hymnes, en dqnlpage de snppliantes. 

(A*"* M GsfLts.) 

La sarlcoTionne vit de crabes et de poissons. 

(BuFFOir.} 

Les ^^ments de gtem^trie ontpasslonn^ desjeDoes 

Sns, mais jamais des vieillards^ si ce n*est qoelqne? 
rnenx gtom^trcs qnl ont M de dicoutbrtis en 
hbcouybbtbs. 

(Bbbnabdin db St-Pibbib.) 

De TALBTS d YALBTS 

On ne se doit pas taire. ^PitoN.) 

Une brise Idgdre apporta Jusqn'A nons les snayee 
odenrs qui s'oxhalaicnt d*un plant de pommiers en 

FLBUBS. (db JoUY.) 

Les YoiU aux prises, pibds confre pibds, maim 
contre mains ; les deox corps entrelacds paLraisseri: 
n*en faire qu'nn. (Fenblon.) 

Tont ce qnl m*cst Int^rleor m'est Stranger d^r- 
mais. Je n*ai plus en ce mondc ni prochaln , ni sem^ 
hlables , ixi freree, (J.-J. Rousseau.) 



Faut-il dire des peaux de ISopardy ou deUopards; des branches de laurier^ ou de laU" 
Tiers; se nourrir de poisson^ ou de poissans; de compare a compare ^ ou de comperes d com^ 
peres, etc., etc., etc.? Telle est Timportante question que font naitrc les citations qui 
pr^cMent. 

De lous les points de grammaire, il en est peu qui presentent de plus grandes diffi- 
cull6s que Temploi du nombre des substantifs, lorsqu'ils sont precedes d'une prepo- 
sition ou d*un verbe. Plusieurs grammairiens, it est vrai, ont essay6 de Tdclaircir, 
mais leurs Irail^s sont loin d'etre pour nous Je fil d'Ariane. Verilables d^dales, on n\ 
irouve, au conlraire, que des observations fausses, jel^es p61e-m6le, el souveni mfirae 
coniradicioires; en sorte qu'on est plus incertaih, a eel egard, apr^s Jes avoir lus, 
qu'on ne Wtait auparavant. D'ailleurs, les regies qu'ils posent sont presque louies 
controuvees, et oni le malheur d'6lre en opposition avec Tusage des grands ecrivains, 
dont rauloril6, en ce point comme loujours, doit seule Stre invoqu^e. La malidre est 
done, pour ainsi dire, encore vicrge. 

C'esi cscortes des chefs-d'oeuvre de notre litt^rature, et, quand il y a incertitude, 
appuy^s sur la raison , le goOt ct la logique, que nous aliens enlreprendre i noire lour 
de jeier quelque lumiere sur une question aussi epineuse; ct si, ce qui pourrait fori 
bien arrivcr, nous n'elions pas plus heureux que nos devanciers, nous prions no6 lee* 



leurs de vouloir bien nous tanir compte au moins de nos reclicrches ci des pcines que 
nous nous sommes donnees pour leur presenter cette malidre avec le pius d'ordre €t 
de Claris possible. 

Afin d'eviter toute confusion, nous diviserons ce paragraphe en plusieurs parties, 
et nous consacrerons un article special aux preposllions de, en, ^, xwuTy 
avec, etc. 



DU NOMBR£ APR^ Uk PREPOSITION lf«. 



1'* SMII. — SINCULIM. 

Les meniiisicrs et Ics ^cnistes se servcnt de la 
gdatine ou de la coUe , pour tenir rapprochdes les 
pieces de bois ; les fabricants de papier en font uno 
grande coasommatioD. (Dict. des sg. med.) 

Sardanapale , si fameax par sod abandon aux Vo- 
lupt^ , fut le premier qui lit usage de lits de plume. 

(Salluitin.) 

11 y a au raoins 900 caves dans le royaume, dont 
chacune emploie environ 40 mlUlers de chiffon, 

(Desuarets.) 

J'aime le bon yin , mais oii en prendre? chcz un 
marchand de vin? Comme qae ]e fasse, il m'cmpoU 
sonnera* (1,-1. Rousseau.) 



Tdleoiaqae et Mentor le salylrent envlronncs d'unc 
grande flmle de peuple qui considerait avec einpres- 
^ment et curiositd cos deux dtrangen. 

(FixiLoir.) 

On Tolt dans Paris des mnltiludcs de femmes por* 
ler d'enonnes paquels de linge sur le dos. 

(BsasARAisi OK Sr-PiiiaK.) 



On assure que les Benedictins , qui possedent en- 
viron neur millions de livres toumois de re»ie dans 
ic royaume de France, fourniront an molns neuf 
vaisseanx de haut bord. (Yoltaiii.) 

ie pr^f^re anc branchc de lUas h un pot de giroflSe. 

{fitU3tAKDl7l OK St-PiKRKK.) 



^ 2"* SKRIK. — PLORIKL. 

Pour consumer autnii, le monslre se coosiuEe, 
El, dcvorant maisons, palais, chAteaox enliers, 
Hcnd pour des monceaux d'or de vains taa de paptere* 

(BOILKAU.) 

11 n'est pas rare de trouver, Je ne diral pas des en- 
fants, mais de grandcs personnca mtoie, qui^ poor 
^rire seulement queiqucs Jignes, nscntpresque ua 
paquet de plumes. {Xnoy v hk.) 

Quclques fabricanls dietinguent Jusqo*^ neuf lots 
tie chiffoni , les super Qns , ics fins , les mi-flns , let 
moyens, etc. (Dksm arkts .) 

Les vins qu*oa vent en dcUil ches les marekandk 
de vins de Paris , quoiqu'ils ne solent pas tous tt- 
tiiurgcs , sent raremcnt exempts de plomb , parce qw 
les comptoirs de ccs niarcliands sont garnis de ct 
metal. (J.~J. Rousskau.J 

Je ne m'arrelcral pas ici aux productions du pad- 
micr qui scrvcot au.\ bcsoins journalicrs d'unc mtffli. 
tude de peuple. (liERXARDix de St-Pierrk.) 

C'cst unc obligation morale dc rendre aux feromrt 
les mdtiers qui leur nppartienncnt, comme cenx d*ac- 
couclieuscs, de coiifeuscs, dc couluricrcs, do mar' 
ehandes de linges ct de modes. 

(BERMAROKi OK St-PiERRK.) 

Un p^re de I'amiiie qui vit dans sa tcrrc uvcc dooze 
millc Itvres de rentes aura licsoin d'une grande ift- 
tcntion pour vivre h Paris dans la mcfne abondance 
avec quarante millc. (Yoltairk.) 

De I'urne sortcnt au lieu de planles fluvialiies ccllcs 
qui se piaiscnt dans les iieux les plus sees, dca touiTcs 
de ^tro/ZeM jauncs , de pissenllts et de longues gerbei 
dc gramindcs saxatils. 

(Bkr^iaroiii ok St-Pikrik.) 

Ccs exemples sont rapportes pour montrer qu'il y a des cas oti, Jorsque deux noms 
sont lies par la preposition de, le dernier se met ianl6t au singulicr, innt6t au plurieJ, 
seion le point de vue de Tcsprit. Nous aliens faire senlir, au moycn dc Tanaiyse, la 
dinerence de Temploi de ces deux formes. 



Fabricants de papier. On parle du papier en go- 
fi6ra], sans faire aucunemenl attention aux diflfcrentes 
quaUtds. C'est parce que ce mot est pris dims sa plus 
Srande cxteaslon, qa*il est ct doit etre au singulicr. 



Tas de papiers. Ici Ton nc parte pas dii papier <» 
g^ndral , mais bien de plusieurs papiers, d*un tas de 
papiers ; on compte en quclquc sorto touslos papicti. 
Dans ce cas . 11 Taut done, conimc on le voit, to puirlti. 

iT 



( <» ) 

De cette analyse nous pouvons tirer ce principe gonial i 

1* Lorsque deux noms sont unis par la proposition de^ le second reste to^joms au 
singulier, toutes les fois qu'il est pris dans an sensabsolu, g6n^ral. 
2* U se met au pluriel, s'il est pris dans une deception individuelle ou coUectHift. 

L' application que nous allons faire, dans les numOros suivanls, da principe que 
nous Tenons d'etablir , en prouvera jusqu*^ TOvidence la justesse et la v6rit6. 

SXEBCICB PBRASiOLOGIQUE. 



SmGULIEIL 
9«t narebandt dc ptuins. 
D«a gtoi d*#p^. ^ 
Dw roulcttei dt liU 
De !■ fcUe d» pomnM. 
D« la Ucuie da poount d« tarra. 
Marmalada da p«iniiM 
Du strop da froaatle. 
Dat cooBlurct de pr«na 
Da iVan de poalct 
Dn la gaUa da peiason. 
Dt la ceoaarra da riolatta 
Vm fri a «aa*a 4a p«alaL 
A «oup« d'oofla. 
A coupa de fusil 
A aavps d« marlaaa 



PLCRIBL. 
Vn maraband da plunas. 
Ua fabricaot d'Apiaa. 
Dea bob da Ika. 
Um oorbailU da pemmea.' 
Uu lagofat dc poomn^ da terra. 
Coaapola dc pooime^ 
Un paoiar da groaaillea. 
Un quarleron de pmm 
Una paif* ^ pouleu. 
Una ^antiU de poiaMoa. 
Un bouquet de violcttca. 
Um fricaaiia da paolala 
A roup* d*oiif laa. 
A coups da Ibsila. 
A aoopa do laavlaaai. 



SmOUUEB. 
Dii ranaa 6* papior 
CaM fitroa dc glaeo. 
Ud paaiar da fraU. 
Do rVtUa de roao. 
Da rboile d'oliwa. 
Da lo namctoda dTabrlaoi 
Daa coaCturas da groaoUk. 
Das eottfitnrea do eoriao. 
Da b fsMa do viaada 
Da ia cwuaraa da maaao 
Da la paite da voao. 
Da to lalte do m— iMfc 
A eoapa do piod. 
A cokpa do poiof 
AaoapadoUlaft 



KJDIIBU 

Uao Baaao do i 



Ud narebaad'da alacoa 
Un naoicr da frwk 
Un bOMDat do roaaa 
Un Urir>oii«ca. 
Um d>wi«a d*a 

UMttTTOdoi 

U.p< 

UmI 

0« ebamp do i 

Ub Iroupoaa da i 

UMOoJtaiMdOi 

A cwsps da piada. 
A aaw p a da p a i i ^ 
A eoap da MtoM 




N" LVI. » 



017 IfOMBAE DBS SUBSTANTIFS PABCiDBS BBS 

beaucoup de, btc. 



BXPBB8«ioii8|iiiif dEi , mokmdff 



W siiii. -— smauLiii. 

La prole est peu d$ ehoie ct ne plait aax chassears 
Du*autant qu'clle a coOt6 de course et de sucurs. 

(PUOH.) 

Qaand on n'est plus sensible k ramoiir, on a plat 
le repoB et maim de plaitir, molns de vie. 

(DUCLOS.) 

Nous avons si peu de veriu, que noes nons trou- 
Tons ridlcDles d'almer la gloire. 

(VAOTIHAiaillS.) 

De tous lea seeonrs dont on peat sonbgcr les raal- 
heureuK , TaomAne est k la ^itiU celui qui codte le 
nuHne de peine ; mala U est aussl le plus paseager et 
le molns solide. (J.-J. Roussbau.) 

Le ridicule a acquis font de force on France , qu'il 
y est devenu rarme la plus terrible qu'on y puisse 
emptoyer. (BianAaDin dk &r-PiEaaa.) 

Le montagnard tronye plus de charmes k sa mon- 
tagne que lliabitant de la plalne k son sillon. 

(Cbatkaubiiaiid.) 

II y a des gens dont la halne et le mtSpris font 
p{iif d^honneur quo les louanges et Tamitl^. 

(OxmsTivaif.) 



2* aiin. — PLvam. 

On dlt peu de ekosee solides , lorsqn'on cherdie a 
eo dire d'extraordinalies. (VAuviirAJMiFBf.) 

Le plus heurenx est celul qui souffre le tnoCns de 
peines ; le plus miserable est celul qui sent le moins 
deplaisin. (J.^. Rousseau.) 

Non, Je ne croiral point qu*an coeur si magnanima 
Farml tant de verlut alt lalssd place au crime. 

(GaAMrotT.) 

n faut plaindre les rois et les excuser. Nc sont-fis 
pas& plaindre d'avolr 4 gouvemer tant d*hommes 
dont les besoins sont Infinls ct qui donnent UnU de 
peines k ceux qui veulcnt les bien gouvemer. 

(FfiNBLON.) 

Go sont nos passions qui nous rcndent faibles; 
parce qu'il faudrait pour les contcnter plus de fines 
que nc nous en donne la nature. 

(J.-J. ROUSSIAU.) 

La flatterie n*a tcarU de charmes que paree qs'elle 
nous parait conflrmcr le Jugement de notre ainoiif> 
propre. (Di Lcria.) 

Apollon reneente ; 

Car il est maltre en Tart de flatterie • 
Diable n*eut one fotil tThonsieurs en sa vie. 

(I.A FfUKAUnu) 



ITaprte ces exemples, on Toit qa*avec les expressiens phu de, movu de^ bwueeup 
de, etc.y le nom qui suit se met tant6t au singulier, tant6i au pluriel, scion Ic sens. 
Pour 86 rendre bleu compte de I'lin et de I'autre nombre, il faut non seulement con- 
nallre exactement la valeur des termes, mais aussi recourir k Fanalyse; nous voulons 
dife Faaalyse de la peos^e : c'est ce que nous allons faire. 



p0u d% chon, Peu dt ehose, signifle qnelqne 
chose de pen de ▼alenr; 11 est pris dans un sens g6- 
ndral et Ind^flnl ; d*oA le sInsoUer. 



P0a de ehoiii. (Test-A-dlre on peUt nombre da 
ehoiBM. On sent bien qn'U faut le pluiiel. 



Cette analyse nous am&ne k conclure que, conform^ment au prlncipe d6ja 6tabli , 
le^ sabstantib en rapport imm6diat ayec plus d$y moins de, beaucoup de, etc., se met- 
lent au singulis ou au pluriel^ selon qu*on a dans Tesprit I'id^e de runit6 ou de la 
plurality; ce qu'on pent verifier en traduisant sa pens^e par des mots dont la forme 
none aide k en ptetoer le sens. On yoit clairement que, si le mot est pris dans un 
sens vague I g6n6ral et ind£termin§, ou bien encore si c'est un nom de Yertu , il faut 
mettre le singulier, k moins que, oomme dans les ezemples de la deuxi^me colomte, 
il ne B*agi8se des actes ou effets de nos quality, de nos passions, do nos sentiments; 
alors il faudrait le pluriel. 



EXSnaCE PBRASiOLOGIQVB. 



stmixyxAn 

Tropda patM. 
PUu d'aviataga. 
BettBooop d'art. 
TMrtdvWM. 



Tnp 4« tMM, 



1M» an 4« fi*t««. 

H«lM dlLlwtin. 



Tftepaa dm *kmm» 
Trop da pataaa. 
Baanaoap d'avaDtagaa 
Saaoea ai i d'artt. 
TMidakaniia. 
Baa«a«ap dWnDann. 



Q«t>U_Tana. 



Phu d'iDfailiaa& 
Baauaaop da aoioa. 
Beanaaoa d aspAriaaeac. 
Moiaa diedJMrdtioaiu 
QMdattftvs. 



BmotfLnoi 

Biaa pao da akaka. 
Si pao da abeM. 
Pan da eurionU. 
Baaoaoop da tart. 



TropdabMi 
Pcu da lapia. 



Motas dindiacHtien 
P«u da lalaaL 
BcatMOBp da ftiiit 
Ptai (llmprodanaaii 
Qw da IAcImUil 



PLatllL. 
■I«a pao da a baa aa . 



Uao laSoiU da eariorfUiL 
Baaoaaup da lartf. 

Trap da raiaaah 
Daai aaapda liaiifc 
Baaaeaop da lapiaii 

a aa afeatriHea 



Baaaaaop dVipmdaaaaa. 
Qvm da UehaUi. 



N* LVII. cacaw. 

ffOMBBB 0£8 SVB9TAMaiWB APKfcB pMn d$, TW^i dt, Ome d$, RTt. 



de 



1** silJl. -. SMOULIII. 

n a BC3 grenien pleiiis de bl^, ot see cares plelnes 



Ses dolts pleins de feu partout brillent aox yenx. 

(BOILIAV.) 



Cast nn honune plein de vM($. 



(ACABiMlB.) 



f SitlB. — PLUIIIL. 

Ge qnl eensolait on peu e'dtait qnantitd de grands 
pots d'argent, fatts ^Tantique, plelns, les ans, de vine 
de France , d'autres de vins d'Espagne , qn'on STalt 
soin de n<t pas laisaer long-temps vides. 

(RnilABB.) 

... Je ne sayatB pas qne , poor mol picin de feuJp, 
Xlpharts des mortels fdt le plus amourenx. 

(Racmi.) 

Jnvdna], dleyd dans les crls de T^le , 
Poussa jusqu*& Texcds sa mordante hyperbole. 
Ses ouvragos, tout plelns d'afTreuses veritii, 
fiUncelient partout de sublimes beauts. 

(BOILRAO.) 



( 13Si ) 



Ia lootrc est an animal Tonee, plus aoltU de 
poision que de chair* (Buitoh.) 



i£n travenant Lorlent, nous avons vu toule la place 
souverte de poistan. 

(BiRHARDIB 01 St-PiIUI.) 

. . • . • La mteho en fca dont la elartA s'dmoasse 
Se couvre en pdtillanl de nolra flocoos de mousse. 

'DiLlLLI.) 

Je me trouvo dans mon Bt « aocabld de fatigue , el 
trempd de sueurs et de larmcs. 

(J.-J. ROUSSBAQ.) 

Neptane fait tiiomphcr Idomdn^ da gacrrier Al- 
cathous, nSpand on nuagc dpals sur scs yeux pcr^nU, 
et cncbaine sea mcmbrcs pleins do grace et de sou- 

(BiTAaaii.) 



Vn-on Jamais one Amo , en un Joor, plus attcinte , 
Dc Jole et de doulewr, d'espdranco et de crainte P 

(RAciai.) 

Son silence etalt picin de charme; mals ricn n'^ 
galait rimpression que produisait le son de sa toIx. 

(Ballaacbi.) 



' Supposons que nos yeux alent le pouvoir de distbF 
guer lea objets qu'ils ne sauralent voir sans le mi- 
croscope ; une gontle d*eau dans laquelle on auralt 
fait tremper du poivre, une goulle dc Yinalgre nous 

I parajtrait comma un lac, ou une riviere pMne de 
poissons. (Chateacmiand.) 

La nuit lorsque le vaisseau fait roate et qu*il ent 
environne de poissons qui le suivent, la mer parail 
commo un vaslc feu d*artiflce tout briilant de serpen- 
teaux et d'dtlncclles d*argent. 

(BuaAADM oi Si-Piaaaa.') 

II me promena tout autour de son vaste enclos jos- 
qu'A un espace considerable qui n*dtalt eouvert qoe 
de nun^es, de pr61es et do cbardons. 

(BiuiAaoia m Sr-Piuis.) 

Get hooune est eiiM6 de fatigues. 

(ACADKMIB.) 



Gependant toutes les nymphes aasemblees i 
tic Mentor prenalent plaisir k le qnesUonner ; il r^ 
pondait h toutes avec douceur, et scs paroles, qool- 
qae simples, (^talent plelnes dc grdces. 

(FaaKLeR.) 

n vit chargd do gloirc, accabld dc douUurs. 

(Racibb.) 

On Tons auralt parld en vain des trahisons de 
r Amour, qui flatte pour perdrc , et qul^ sous une ap- 
parencede douceur^ cache les pias a/Treoses amerlu- 
mes. li est venu cet enfant pIciQ dc charmes, par let 
Jeux, Ics ris cl Ics gr&ces. (Fbbelos.) 



Avec las expressions pldn de, rempli de, orni de, eic, Ic siibstanlify comme on Ic 
voity 86 mely selon le sens, au singulier ou au pluriei. Pour que Ton saisisse parfai- 
tement la nuance qui distingue les exemples de Tune et dc Tauirc colonnc, nous al- 
Ions aussi les soumettre ^ i'analyse. 



Pleines de vin. On paiie de la liqueur en gdndral 
qu'on appclie vin, sans fairo altenlion aux dKTdrcnles 
qualitds qui existent. L*idce est une , gdneralo , ab- 
solue i 11 fallait done le singuUer. 



Pleins de vtns, L*iddc est ici individuclle , coDee- 
Uve , parce que i*on consid^rc loutcs les espdces de 
vins. On parlc dc plusieurs vins , de tous les lina de 
France. De 1^ Ic pluriei. 



EXERCICE PURASiOLOGlQVE. 



imQOLlER 
PldnAtUlcoL 
Bcmpli d« vin. 
BanpC d« p«u|^. 
AeeabU de btigu*. 
Ont degriM. 
nris de cbWMM. 
Mb d« haman volonti. 
Esc44idtpl»inr 



PLUllEL 
Pkin de UlenU 
RempK de viiii. 
Rcoipli de peupha. 
AecabU de &ligM«. 
Oni« da grftew. 
PIcia da ebwaaa. 
Plein da Tolaoltei 
A«caM 4a pliitin. 



SINGUUER 
Pkin da eha^iob 
Flclii de poiMon. 
Eenipli da boiili. 
EeupB de baauU. 



Ee«pB< 



Eu«d4da&ligM 
TrempA de iMaar. 
Eampli da paarioD. 
iMMUdaMfaiald 



'aOantioii. 



PLOAIEU 

flein deehagrma 
PbiB Aepoiaaau. 
EenapH de baatda. 
BriBpli de beMttitt. 
BniMA da fati 
Trampi de i 

Reosplide p 

Rainpli de mibm at dnitiantlons. 



(13S) 



N" LVIIT. 



nOVBRB DBS 8UBSTANTIP8 AVBC LBS YBBBBS SUITIS DB LA FBAPOSITIOH de. 



I'* S^IIE. — SI?(CULIER. 

Me TOid done seal sur la terrc , n'ayaot plas de 
frSn de proehain, tPami, de Moeiete que mol-rodme. 

(J.-J. ROUSSKAU.) 

J^a»-Christ ayant faim, s'approcha d'un flguier, 
et Toyant qa'il n'ayait pas dc fruit, il !e condamna h 
n*en porter jamais. (M"* de Gehlis.) 

Certains penples, par leur position, sont r^uits k 
Tivre presqae aniquement depoisson. 

(BaiLLAT Savaii^c.} 

Lc castor, qui habite les eaax, et qid se Donrril dc 
poisfon^ porte une queue couvertc d'dcailles. 

(BurroR.) 

Pius un arbie est Ag6 , plus il produU de fruit oa 
de grainc. (/if.) 

11 n*ejt point de jpiaiHr tans honncur ctsans vertu. 

(IUEV<yr.) 

Lliomme entlirement senl est celui qui nfa point 
d'ami. (I.A BRDTiaB.) 

On ne vit eu oe pays que de fhiit ou de lait, nro- 
ment de viande. (FiflBLOif .) 



n n*y a point de vertu sans eombat , il n*y en a 
pas sans victoire. (J.^. Rousseau.) 

Ehl dans quels Ucnx le del , mlcnx qu'au sdjour des 

[champs 
Nous inetruit'il d'exempie aux gdn^reux penduuits? 

(Delille.) 

Has les disgrices soot cnieQef, plus U fant s'en- 
veiopper de vertu, (La Rocbe.) 



2* SBEIE. — PLiniBl. 

iN>ur mol , seigneur, qui n*al point de femmee , ni 
d'enfants, k qui mon secours solt n^eesMlre , co que 
je desire uniqucment , c*est de ser? Ir Yotre )lii|est<5. 

(La Habpe.) 

Le bon arbre ne pout produlrc demauyais/hit/fy 
nl le mauvais arbre produire de bonsfruiti, 

(M"* AE Gejilis.} 

Le Tartare tH dc cbafr cruc dc cheral , le Hollan- 
dais dcpofifonj , un autre peupic de radncs , un au- 
tre de' tallage, ct par tout pays on trouTC des vlcillard$. 

(BXR?IABOin DE ^-PlERBB.) 

Les saricoTienncs sc nourrissent de crustac^, de 
coqulllages, dc grands polypes en autres poiaone 
mous qu'ils viennent ramasser sur ies grdves et sur 
les rivages fangcux. (Buffoii.] 

Un beau naturel n6gng6 ne porfe jamais de ftuiu 
mArs. (Vauterabgues.) 

G'est lorsqn'on a du molns an pea conno lc monde, 
Qu'on peut dans la rctraltc aoMr de vrais piaisin. 

(La Cbauss^e.) 

Je plains le eour supcrbc au sein dc la grandeur j 
II n'aura point d*ami$ dans les jours de malhear* 

(ConitH.) 

Les roussettes sont des animaux camasiierB, vo- 
races et qui mangcnt dc tout , car loreque la chair 
ou le polsson Icur manqucnt , eiles se fwurriesent de 
vdge'laux ct dc fhtits de toutc csp^cc. 

(Burros.) 

La gloire remplit le monde de vertut, et, commc 
un soldi bicnfaisant , die couvre toute la tcrre de 
fieun ct dc fruits. (Yauveharcubs.) 

Ccux qui donnent des consdls sans les aeeompa- 
gner d*exemples, rcsscroblcnt h ccs polcaux de i:i 
campngno qui Indiqucnt les chemins sans Ics parcon- 
rlr. (RiYABOL.) 

En vain Tons plantet de vertue tout le dump de 
votrc vie , le calomnlatcur, par son souffle empd- 
sonn^, les fdt toutes fancr sur Icur tige. 

(I-ITBT.) 



C'est encore en yeriu du principe g6n6ral 6tabU plus haul, que les substantifs, eom- 
pigments d*un verba et de la proposition de, gardent le singulier, quand ils sont pris 
dans un sens g6n6ral ; et se roettent au pluriel, lorsqu'ils sont considirte d*une ma- 
ni5re collective^ individuelle. 

L'analyse va le prouver de la mani6rc la plus palpable. 



( 134.) 



Ifayant plus de frir», dBproetuUn, <fami. Le 
singiilier est de rigaeur, parce i. J. Roasseau n'a co 
Yue qu'uii Belli jtire , son prochain ». on amt , la 
moindre socl^t^. Aassl tous cos mots sont-Os au sin- 
goKer. 



Qui rCai point de ftmrnes^ni dPenfants, Fmnmes 
ct enfants sent an plmiel , parce que dans I'eniit dc 
eelni qui parte II s*agtt de plusieors femmet de p!u- 
sleurs enfants. L'ld^ ^tant coUective, il falkdldoae 
le plariel. 



EXBRCICB PDRASiOLOGiQUE. 



smooLuia 

Parlerd* Ditn. 
P»rUr4*>m«ir. 
Pirbr d« crioM. 
N avoir pMd« AhIL 
N'hvoji pM 4% drifMOk 
If iTtir pM ^mfiMt. 
N'sTOir pas d'ami. 
fTavoir pas dliabit 
ITavotr pat d« raison. 
Nc pM ■aaagtr da pwaaon 
N 'avoir pas dacb««aL 



PLuaizi.. 

Ptrlar in diaai 

Paricr d'amavra. 

ratl*r d« crimaa. 

N'aaoir pas da Aisib 

IVstoir pas da drapvaux. 

If 'avair paa d'anbal^ 

N 'avoir pas d'aaaisi 

N'avoirpaa d'babits. 

N'avair pas da botmat raisonik 

Na pas manger de poissona. 

N'atoir phM da ebevaas. 



snauuER. 

Par«ar da raltglM 

Parlar de vartai.- 

Aecosar d'assaanoat 

R'avoir pas d'enseipia 

N'avo'' Pi* dafartooe. 

N 'avoir paa d'auaaaiL 

N'aaoirpwda roba. 

Ne pas dira d^pJQra. 

M 'avoir pas ^9 rakoDacotcnt. 

Tivra de pebson. 

Barvir dofpiida. 



PLinUKt^ 
rarlaff da reKfioM 
Parlor da vatUu 
Aaeaacr d*asaaaainalk 
Ifavoit paa d^Buai(M«. 
N'aveir pas d« booocs i 
lY^aaoir paa d'anooia Ja. 
N'ovMrMadomkaa 
No pas dira d'in{iiraa. 
N'a?o«r pas dm raiaottecmt 
Yivra da poisMoa. 
Senrir da guidaa. 



*»H^a N" LIX. 



AOMBRB DBS SUBSTANTIFS ATuks toute sorU de , (oute $tpke de, toute forme delete 



V Slats* — » fllMULIUI. 

La gflatine demande du m^ecln deux sortes 
d*Mmmai. (Dictiom. obs ac. mu.) 

ToDtes les sortes de gre^e sent snseeptlbles d'etre 



prattquto ovoc suceto sur le pommier. 



(Id.) 



II yuplmieurs sortes de rire : d'abord le rlre Insi- 
plde, e^ett oelul desganaquirlentdetoiU,aMiarien 
«pBoa?er, eto. (Mjcbaqii.) 



Oiy a denx sortes do eoniencmce, 

(LAiocairoucAVLo.) 

Jlans le monde moral, comroe dans lo monde phy- 
sique , II est ime sorle de heaute qui vient des oppo- 
sitions el des coBlrastes. (FaATSsinovi .) 

11 y a dans tout ouTrage de po^ie deux sortes 
^HntMt : celui du su]et , et celul do la composition. 

(DlLlLLI.) 

n y a dans ebaqno dtat plasfenrs esp^ces de mon- 
naie. (Ahohthh). 

Nous aa?ons quand et pourquol les diverges formes 
de gouvwrwmmt so sont publics chez Ics peuples. 



2« sfan. njoamu 

ATant d'dire rccu Uccncid en droit, 11 faul snbir 
tomes sMtead'aconunt. (AmnvMiO 

Parml les monuments des hommes, je ne c^mnais • 
sals encore que deux sortes d:antiquit4$^ ranUgntti 
oelUqHe ct rantlquitA ranalM. 

(Cbatiaubiiakd.) 

Les bouTreuIls se nourrisscnt en did de toutes 
■ortas do gr^nm, de bales, d'inseeles, de pnmeHes: 
et 1 iilver, do grains de gcnidvre , des bourgeons do 
tremble , do I'aude , du chdne et des arbrca fhitUen. 

(€astkl.) 

L'intdrdt met en ODurre toutes sortes dc verfuj et 
de f9iu$. (Lakochipoocaulo.) 

Une ftme blen toochdo des charmes de la vertu 
doit k proposiUon dtre aussi sensible k iou$ Us aenres 
d§ b€tml4s. (j^. RouanAu.) 

L'lntdrdt paric toutes sortes de langues, ct ]oiie 
toutes aortes de personnages, mdme celui de ddsinte- 
i^fi®^* (Laiocbipoucaulo.) 

Comme nous, les andensaraient plusicurs espdces 
<*e vins. (Ehcyclopedii.) 

Les politiqucs ont cm voir la cause des malheun 
publics dans les dilTerentes formes de gouverne- 
menis; niais la Turquie est tianquiUe , et 1* Angle- 
terre est seuTent-agllfo. 

(BiRHAania ns Sr-Piiaai.] 



Pour connaftre i quel nombfe on doit mcitre les subslantiFs en alliance avec touu 
iorte de. Unite espdce de^ toute forme de, il est essentiel de bien se rendre compfe de 
ridee qu'on veul exprimer; si c'est^ne id^e d*anit^, il fam le singalier; el le plariel, 
si c'esi, au contraire, une id6e de plurality. Ce n'esi qu'en decomposant cos expro^ 



(155) 

qii'on peut arriver h oeita connaissaoce. Afin de metlre Umi la monde sur b 
voie, nous ailons done analyser les exeniples qui pr6c6dcnt. 



Mkeu9 sorfM d^Momm. Ewamm est an ^tagoUcr, 
inree qo'll n'ett queittMi que d'an seal esamea. 
DmuD «#rf«9 tFexamen reyient ^ dire an eumen de 
deux aoriea. U est e?ldeiit qu'U y a Id^ d'uDit6. 



Ttym$s iortes <fexamens. Examens sa toH aa 
pinriel, parce qa'U s'aglt de piuslcan eumeos. Tootoi 
sortes d'exameos , c*est-4-dire des euunens de toatas 
sortes. Comme U faot siibir plusieurs euMaas. oc 
mot dolt dooc £tre an pUukI ..pohau'U y a Idia ife 
pluralUd. *^ /«■— « 



G'eat done en iraduisant la penate, en analysant, en d^compoaant, comme nous 
venons de le faire, Pexpresaion qui la renferme, que Ton peut exactement connaltre 
le nombre que doivent rev^tir les aubsiantifs conslruila avec toute aorte de, toute ea- 
p<!ice de, etc. 

EIERCICS PHRAStOLOGiQVB. 



ailfGULTEB. 

TOVIM MK«* d* pluBM. 

TmMm MTiM d« mt m ^ 
M wii ima MttM d« droit 
ToulM Mrtr* d* boBlwttr. 
Tom !»• genres d*teritttr«. 
Tom !•• g osroa do fripoMwio. 
TottiM tones d« Bonrritaro. 
F lmh wo iii kM de fibier 



PUJRIKL. 
ToutM lortet de plumes. 

P^iuicnn *orUs de crioMiw 
ToolM torlet de melkeurs. 
Tnul«t tortcs d'ieriturM. 
Teolc* eerles de fripooo^ffies. 
Tootet iortes de l^mes. 
Pluneurt esp4ees de omIb. 



SINGOLIKR. 
To«itcs series de people. 
Toutes aorirs d'eipriL 
Toulee series de msL 
Tottlet lortea de pspier. 
Toot lei f cores de nslSee. 
Teas Its feores d'eserequeric 
Toutes tones de volsile. 



PLUi'ir.. 

T««1et iMlct de pfupltt. 
ToMlet sorici de vioM. 
Tealas Mrles de msus. 
Toiilsi iorte* de papiefi. 
Toutos series de oisli ee t. 
Teules lorUt d'escro^ae rfa tu 
TooltsiertfS de fniiU. 
PkHieart cipteee de lepiasft 



N" LX. 



D17 



DBS auBSTANTips APRfes LBS BXPaBaaiONa Ult9 de,jeuxde, wdx de, feuiUet d9, 
fronef d», p9(mm d$, kt autbm aaiiBLABLBa. 



J'* ssaia. — siNCDLiiR. 

Oo dit qae les nuneaux portes par les disciples dc 
J<<WMiGhrisl dlaicDt des rameanz d'oUvier el de tauU. 

(M"* 01 Gknlis*) 

La parUe sopMeure de lean baUts ^ait de peeu , 
et 2e baa de foaUies de paimier de dieKreotee oou- 

ICUn. (WALGBBMABa.) 

i«8 pfffnefpalesesptees de gramiote scat las ^- 
Mos propremeot dtts , lee piialaris, les qoeoes dc 
renard, les qacues de chai, lee ehieodeats, lesqueoes 
de ehien, etc. (Bbmaioin ok St-Pimib.) 

Od d^peae an piedsde la femoie les pr^acBts du 
Bwi et de aa raniitte, mj9kt : tiae parare compMe, 
<e Japan d'^eoroe de mArim-, le corset pareit, la 
maate de ^ifm«s d'oiseou od de peaux dc martret 
les macaastaieabiadtaeapoil de poro^pic, etc. 
(Cbatiaubriahi).) 

OBiaprtunlilt llUftr aaus ks tiatta d'une Tiilile 
L de BHNifen. 

(DiMousTiia.) 

Lea oa de |R><iiaii brpy^ aftc Tdoorce des arbfes^ 
•enrent de pain anx Lapoos. (ItaeKAaa.} 



2* SESII. — PlUaiBL. 

Nous falsioofl rdUrdes poulcU sur des branches d'o- 
livi€r$j on booUliravec du lu pour en /aire uo p ft^i 
(Giiatiaubriahd.) 

Ces sauvages ^talent ans Jusqu'ii la ceintare , et le 
reste de leur corps dtait couvert de feulUes de pa^ 

*»<«"• (WALCBMABa.) 

Son flto le sohralt chaia^ de aeeax d'oon, deeos- 
ton et d*orignaux, (GaATBAuaaiAMa.) 



Les marchandlses que les Lapons apportent am 
folres sent des rennes et des peaux dc ces anbnaax ; 
lis y detent aussi des peaux de renards, nelres, 
rouges et blanches; dc loutres, dc martres, de cos- 
tort, d*h€rmines, de loupi, de peiits-gris, ct d'ouri; 
des habits de Lapons ; toutes sortes de polssons secs^ 
et des fromages de reuMs, (ksgrarb,) 

Si roB en crelt Diodore de Sidle , les Gaulois cm- 
ployaient , pour sieges ^ des peaux de chieru ou des 
peaux de loupt . (Lxcsako o'Aasar.) 

lloyenaant qaol Yetre salaire 
Sera force reliefs ds toutes les fiKceBe, 
Os dc pmUHi, OS de pigtom, 

(La FoNTAiai,} 



(«556> 



lies loutres font leure petits sur un lit ftilt de hd" 
^lieltes et d'hcrbcs , et Ton trouTC dans Icur ^te des 
ictet et des aHtcs do poitton, (Burron.) 



Les Hongrols ne sont pas grands^ mals Icnr habit 
fert k les faire paraltre de bonne mine, aassi bien 
i(ue les plumes do eoq qu'Us portent sur la t^le. 

(ItlCNARD.) 

Les petits cerfs Irapus n'Imbitent gu6i« les fulales, 
«H se tiennent presqtie toujours dans les taillis , oil iU 
lH*aYrnt sc 9oii$(ratrc plus aisement h In poursultc 
ifra chicns : leur Tcnaison c«t plus fine, et leur chair 
vsi de meillcur goiil que cclle des cerfs deplaine. 

(Burro^i.} 

Le ocrf dc Corse pnralt ^trc Ic plus petit de tons ces 
i^errs dc montugne, 11 n'a gucrc que lit moilic de la 
linuteur des cerfs ordinalrcs. (Id,) 

11 faut avoucr qu*i! y a des mines Altomme et de 
temme pour qui I'Hrt nc pcut Hen. 

(I.BSAGK.) 

On m'a assure que la pdclic de In sardine rappor- 
eait qnatre millions dc revenu a la province dc Lo- 
licnt. (IIer^sardin ok St-Pierrk.) 

11 faudrait qu'une chose ctit passe bien des Ages 
4,'kmnme, mis bout h bout, pour commencer k donncr 
<|iielque slgne d'immortalite. (Fontk.xcllk.) 



I^autel est d^pouille. Tons vont s'armer de flamme, I 
CI le bois porta au loin des hurlenients de femme. 

(A. Chknikr.) 

Lldrondclle de fenfire a la bouche Jaune , et les 
^ieds coaTerts Jasqu'aui ongles d*un duvet blanc. 

(Castkl.) 

Les draps de maUre sont toujours dc la m^me loa- 
gfieur ; lis Tarlcnt sculement pour la largenr du lit. 
(Emcyclop. mod.) 

Ces fossoyeurs chantcnt des airs h bolrc, en jouant 
.wcc des f^fes de morf . (Yoltaisi,) 

€ette cabane qa*lls appellent la eabane des soears, 
i»>t eanstruite aree des branches d'arfrra p!antdes en 
nmd ei attach^ ensemble par la clme, de maniirc 
a fonner un c6nc. (CnATiAUDRiAKD.) 

La eonserve de troncs de laitue ^lalt si estim^e au 
KG* sltele, qa'on Tappelait pour son excellence bou 
I'hed'ange. (Leoraiio d'Aussy.) 

Les semcnces ou p^pins de pomme pourralent 
ptre employes a preparer des Emulsions , si leor petl- 
lesse ii*en rendalt I'nsage pen commode. 

(OicT. DBS sc. nil},) 



Les Tins se dlvisent en Tins blancs et vlns ronges , 
^Ins sees et Tins de UifiAwrs, etc. 

(DiCT. DIS sc. MID) 



^ Pontappldan , qui souTent donne dans le j 
leux, pretend qu*un renard avait mis par rangte pta- 
sienrs t6tes de pois»onM k quelque distance d'line ca- 
bane de piSchcurs ; qa*on ne pouTalt guire deTlner 
son but; mals que pcu de temps aprte, on corbeau , 
qui Tint fondre sur ces t^tes dopoiifons, fat la proic 
du renard. (Buptoh.) 

Cest 4 1'amonr poor le mervelllcui qu*ll fani al- 
trlbuer les pnHcndus serpents que renferment les CBofs 
sans Jaune , que Ton appelle dans les campagnes oeuft 
de coqt, (Encyclop. hod.) 

Les cerfs de piaines , de vallees , on de coUiiaef 
abondantes en grains , ont le corps beaucoup plus 
grand et les Jambes plus hautes que les cerfs des moo- 
tagnes sdclies , arides et plerreascs. 

(BurroH.) 

Uk cigue dc jardint , qui a beaucoup de ressem- 
blancc avcc le persil , a occaslone plus d'unc fois de 
dangereuses meprises. (Castbl.) 

TrUtan continue dc s*aTancer Jusqu'au Cap Blanc ; 
et n'y ayant trouvc personne , quoiqu'U y decouvrit 
des traces d'Aomtnei, 11 remit k la voile vers le Por- 
tugal. (Walc&kxair.J 

Cct hospice fut dotd de dnq mlUe Itvrcs sterling de 
revenut. (PicaoT.) 



Et ToiUi qu*clle tombe (lacroli), ctc'est qoclqnes 1 

Id'hommm 
Oul s*cn vont Tattaquer Jusque sur ces vieui ddmes, 
Od Tontiquc fenreur tant de fols telata. 

frOlQUSTT.) 

L«8 femmes sonrlalent des maniires de T^tranger; 
mals c*^tait -de ce sourlre de femmes qui ne Mcsse 

point. (CBATBAUSaiARD.) 

Ce n*C8t pas le lieu de traitcr ce qui rcgarde nos 
Titragcs de fenitres. 

(Lkcrand d*Ausst.} 

Les draps de domestiques se font avcc de la toile 
de 8/4 ou de T.S"** de largeur, sulvant la dimentioii 
da lit. (Encyclop. mod.) 

Le tr6ne de Oagobert est d'argent donS , et repose 
sur des pleds de lion ; a sapartie sup^rieure on Toit 
des t^es de monstrei, (Spallast.) 

Les anclens ont terit d'abord sur des feoifles de 
palmiars^ puis snr des doorces d'or6res^ ensaite sor 
des tables endaites de dre. (PsiDtAux.) 

L'oars est cxtr6mement friand du miel que les 
abellies font dans les troncs d*ar6res ; 11 monte, attlrtf 
par Todeur de la prole, an sommet des arbres les plas 
^eT^. (RB9:iAaD.) 

Les semenccs des ombelllfdres , telles que les pc- 
plns de coneom^raj, de meUms, de eitrouiUee, de 
eourges , d*oranges , de citrons, de pommes, dc 
wires , de things, etc., ne prodnlsent ordinalrement 
leur huilc que melangec a plus ou molns d*huile es- 
sentlelle. (Dict. dis sc. mid.) 

Le Tin de liqueurs est cclui oA cctte mallte siieree 
est czc^nte. [id.) 



( W) 



Ai f e« u6cle , la xealos de ctfron , de Utnon et 
^^orange, se eonflsaient au sec dans one ^u?e. 
(LmAiro D*Aos9T.) 

Hod pcUt page ! mon beaa page ! 
lie Joar qu'il revient, Jc m*eogagc 
A d<Scorer ton noir visage 
De deux pendants d'oreille en or. 

(Fouiiin-.} 

Des Jeinies lilies s'oecnpaient k faire des conches 
/unc terra noire ct lavee : elles rcpandaient sur ces 
eoucbcs des graincs de coargc, de tournesol. 

(COATKAUBRIAND.) 



En disUUant des anuindes amircs, aprds en avoir 
exprimd la pr«^mi^rc hulic, on en obUent uno astr« 
hoile rouge qui a Fodeur et le goAt des noyaox d'o- 
bricots. (Javmb Sr.-HiuiiaB.} 

Le pen de eas qQ*Us flrent de ces richeiaes, mar- 
quant assez qu*ils n*en avaient aocnne connafesancc, 
il icar donna des sonncltes, des pendants d*or§illu 
et d'autres b^atcUes qui leur pliirent mcnrcOleate- 
ment. (WALCiiaAia.) 

Les femines s'annaient d'nne crosce de noyer met- 
talent sur leur t^ des corheillcs 4 coroparttanents 
rcmplies de semailles de mais , do gralnes de nielon 
d*cau , de f^eroies et dc foumesoU. 

(CnATIAOniAliV.) 



Les nombreuseft ciialions que Ton vient de lire prouTeni^ de la mani^re la plus £vi- 
dente, queies^crivains ont employe indifT^remment le singulier et le pliiriel dans des 
circonsiances tout-a-fait analogues. En pareil cas, cependant, les grammairiens veu- 
Icnt que Ton fasse usage seulement du singulier, parce que, disent-ils, dans les ex- 
pressions de$ tiUi d'liovvBy desjeux (/'enfant, des vo/x c/e fevme , de$ feuUies et des 
ironct d'khBhE, des peaux de lion, des queues de cnEVAL, etc , les substantifs homme» 
enfant, femmey arbre, lion, chevaly etc., sonl de vrais specificaUfSy c'esl-^i-dire que, pris 
dans un sens ind^fini, ils servent, non h designer plusieurs individus, mais h d^ter* 
miner , par une idee g^n6rale de classe, Tcsp^ce des substantifs pr^cedciits , k en spe- 
cifier la nature sans aucune id6e de plurality. Peut-<^trc ceite r6gle, qui nous paralt 
juste ci fondle en raison , est-elle un peu trop absolue. £n efTct, nous croyons que Ton 
pcul ^criredes branches de laubier oude laukiers, selon Tid^ qu'on attache a ce der- 
nier mot. Sly par exemple, je ireux faire entendre que les branches dont je pnrle pro- 
viennent d*un seul laurler, je mettrai le singulier; mais si, auconiraire, jc vcux dire 
qaec*est leproduit do plusieurs /otinm, il faudra de toute n^ccssit^ que jo me serve 
du plurieK Gependani , m^me dans ce dernier cas, jc puis employer le singulier, si je 
vcux moins rappeler Tidee des individus, que specifier la nature du mot qui pr4c5de la 
proposition de, c'est-a-dire indiquer que ces branches sonl plutdt de tel arbre que de 
tel autre. Cetle distinction est, selon nous, fort importanic, el nous sommes 6tonn6s 
de ne Tavoir rencontrOe nulle part. Nous ajouterons que, si le second substantif est de- 
termine par quclque autre mot de la phrase, le pluriel est indispensable. On ^rira 
done : Ces eannibales coupaient des tiles (f*iioiiMES tij£s sur le champ de bataUle , el Us en 
formaienl d' horribles pyramides. — Que de tiles rf'uovHES coupables ont ichappi au glaive de 
la justice! Dans ces exemples, I'esprit, faisant abstraction de la classe, ne considdrc 
que les individus. 

Pour bien orthographier le nom qui suit de, il est done esscntiel de s*attacher prin- 
cipalement k distinguer !e point de vue sous lequcl ce nom est employ^. En conse- 
qtience, nous croyons qu*on doit Ocrire des noms de princes au pluriel, parce que le 
mot prince n'cst pas ici spicificatij ; les noms de princes ne formcnt pas une esp6ce diffe- 
rente des autres noms; de plus, les noms c/'iiohmes m^me ne formcnt pas une csp6ce 
particulidre, c'est une simple classe parmi les noms en general. Ainsi on Ocrira avcc 
le pluriel les noms propres r(*nosiMES, de lieux el de fAtes commencent par une captlah; 
et on ccrira de m6me des noms de saints, des peaux dc nftTES (i), d animaux. 11 faul 

(I) l-es phrases fulvanlcs «ont done vlcleuscs Voffrande avx bons et attx mauvait ginitt eonaUtait en 

IB 



(158) 

bien distinguer le nom dSterminatif du nom spScificatif; le nom spicifieatif d^igne une 
esp^ce particuli^re : les qiieues du cheval sont, par essence, difKrentcs des queues des 
auires animaux ; c*est pourquoi on doit dire des queues de chetal, etc. Le nom deierm* 
naf(f d^igne une classe d'une esp^ce. En eflet, les nams i/'homhss, de princes, de 
^iNTS, sont de la m^me esp^ce, ce ne sont que des classes dilKrentes. 

MJERCWB PHRASEOLOGIQUB. 



9KKB SraCIPIQVE 

Dm pMiu de lion. 
Dm ipvuci d« dicvtL 
Dm branrkM d'oiitior. 
Dm trMM dWkra. 
Des I 



Dei p^piiM de Bomaic. 
Dm eieli d« tebleao. 
Dm jraa d'anCiBt. 
Dw CMIM de fkab 



1 mDiyumK. 

D— WwdTmiiMM 
Dm peaui di* liacM. 
Dm qneuei de ebevant. 
Dm braacbci d'olifiers. 
Dm tronee d'lir ree 
Dm incM d'bemm i. 
Dm ptpiu d* poinnie* 



DeeeitI 

Deajeoi d'cafhirtt. 

D«s eootee de fieillM 



MOfS dAtkuohatip. 

Dm Mtei d'aaiaavs. 
Dm nomi de MhiU. 
Del nwM de viMM. 
Dci Doms de prorineM. 
Dm trooM d arbraa abellin. 
Dm t*lM d'boninM tuM. 
Dee tMei d'bomoM 
Dee lilM d'bommei moitfc 



Dm doim d« 



deMplM. 

llMIS. 



CAS OU US 8UB8TANTIP APEite dC EST INVARIABLE. 



l** Silll. — MOMS SIHGULIEBS. 

Ges riches cootrtes olfirent aiusi des mines de fer, 
de touffrB f^antimoint , A'iiain, dep{om6, dcvi/- 
cargmU (Ratmal.) 

Ges flls de Romaias , dont Tingt slides de gMrt 

Prot^nt les exploits passes , 
Tremblent de les voir dcHpsds. 

(Cas. DiLATtom.) 

Les gens d'espHl senient presqoe seuls , saos let 
sots qui s'en piqucnt. (Yauvuiasguis.) 



On appeOe fniltA d'Moer, kes froEs qo'on ne maoge i 
ordlnaircment qu'en Mver. (AcADiuia.) | 



2»*8ERIB. — HOHS PUniXLS. 

La cour est une rdgion de tinebret od la ydritd est 
dtoufKe par Ic mensonge. (FLicaiEK.) 

La mort de son pin fot pour lul me source iota- 
rissable de pieuri. (Anosyme.} 



Let disputes des geos de Uiim ne senrent qu'i 
falro rire les sots aux depens des gens d'esprit , et i 
dishonorer les talents qu'on devrait rendre respecta- 
bles. (Vo£TAia«.) 

Les dtudlants , les ayocats , les bommes ^offaire* 
coorent dis le matin de I'autre c6te de Loch-Nortb. 

(PlCfiOT.) 



II a peu de merits, mais 11 connait des gens qui 
en ont beaucoup. (La Brutsrh.) 

11 y a beaucoup dc diffe'renee entre Tesprit de gdo- 
m^e et Tesprit de finesse. (Plahcus.) 

Personne ne s'est conduit ateeplus de sagease que 

im. {id.) 



Et Tart ct le pouvoir d'atfermir des couronnes 
Sont des dons que le ciel fait k peu de ^nonnes. 

(CorhbiueO 

Les premiers saints ont fait beaucoop dc mirmcUs, 

(Plabichb.} 

Faite^-Tous toajonrs plus d*amt« que d'mnemis. 

(Aeohyhb.) 



III. 



L*^IlM ^tait plelDO de mende. 

(ACAEtelB.) 

Bien des gens n'ont pas le sens conmnin , d'aiitres 
lonl rcmpUs d'espHU (Ahontmi.) 



La vie est plclne de miserss, 

(AcAEima*) 
Dc pfincst egwg4s la chamlRK ^taitTempIte. 

(RAaas.) 



peonjp ds v^r^. (Chatbaubriand.) -^Jffaatres eniremilmt det omemenft europtens 6 des ememmts Mitt« 
vages, a des plumes, a des bees d'oisbau. (Lb ufiMB.) — li falialt de bites, dCoiseaux, parcc qu'un oiseaa n*a 
pis pluslcurs bees, oi une bdte piusicurs pcaux. 



(iSQ) 



IV. 



ce nounlt dc pain. 



(AcAsimi.; 



Comblen de gens Tlscnt & la gloiro , et ne se re- 
paiseent qao do fumit, (Ahohyhb.) 

Virre dans raUeota de qudque bicn , c'est vi?rc 
d'^Bpercmee. (Planchi.) 



Ytto itnifkmmt et do m noaniatantque da-%i»^ 
fne$ , tl n'accordalt i^n'k Thospitalit^ une nmutwno 
plus ddlieate. 'VosiLum,} 

Je ne me repais point de pareilles chimirtB. 

(lUcijak) 
L'^cureuil le naonitde noU9Ue$. 

(Bail— ■) 



Nous avons d^j^ dit que les noms de m^taux, de v^uia, etc., ne s^emploienl ( 
ralement qu'ausingulier; les trois premiers exemples de la premiere colonne 
font encore voir que ces mots ne vanent pas, quand ils soni complements de la pr6» 
position de, et d*un substantif , lors m6me que celui-ci est ay pluriel : Dcs mmetdeferp 
des iUeUet de gimre, des gens d^esprit. II est aussi d*autres noms qui y en rapport avee 
un substantify un adjectif ou un verba suivi de la proposition de, demeurent constam- 
ment au singulier; tels sont les substantifs imprimis en italique de la m6ine colonae. 
L*usage seul {leut les faire connaitre. 

A regard des noms de la seconde coloniie> on dolt remarquer que ceux qui ne som 
usit^s qu*au pluriel ne changent point non plus, lorsquMIs sont complements d*un 
substantif et de la proposition de : une region de Unlbret, une eource de pleure; qu'il en 
est d*autres qui, dans le mdme cas, doivent toujours etre et rester au pluriel, comme 
affaires, dans un homme d'affaires; personnes, Aanspeude personnes , etc. Le sens indique 
suffisamment qu'il y a id6e de plurality, et que par consequent le pluriel est indis- 
pensable (i). 

(1) Nous slgnaleroiu done comme aatant de fantes, qae la rime oa llmutfortance a fait commettre, lea 
mots ImprUn^ en JIaUfae dans iea dtaliona sulfantes : 



Qoe la fenMre a'ouvrsf... Ah! af to me repousses, 
U me Ciiidmcfaerohar qoelqnes Yleax nids demotisief . 

(V. lUlGO.} 

Et, colosaaa perdot dana aea larges contoors, 
Les pabnlers eberelas, pcmlant aa front des tears , 
Semblaient d*aa baa dea toulliBa d*herb$u 

(V. iiinio.) • 

Ues hommea Ingfaleni ont imaglnd poor appren- 
dre & lire et ^ dcrire dcs bureaux et des meChodos 
simples, pcomples et agrdablcs; mais les mailres 
A*4eole$ ont eu grand soln de les rendre inuLIcs , 
parce qu'eiies ddtnilsoicnt Icur empire, et que Tddu- 
tatioD allalt trop vite pour Icur proflt. 

* (BiHiiAioiii Dx ST-Piiaai.) 

Dans on voyage vers ces Ilcux 
M le Ills de Latonc habile, 
Une muse a mis sous mes yenx 
l/nn <le ecs albums pr^ieux 
imptt de caitea de «iff f 0. 

(Di Jour.) 

Man derant sa mire a pcrmis le premier 
Qn'oBfoitit lea falaeeaux couronn^ de lauHar. 

(BACtai.) 



Vieos k ronAre toater nos nonreHes dV 

YlcHS, toutaime au piintemps^ etmoi j'alme toujoars. 

(A.C«MMk) 

Qoel coloris brQIant et tendro I 
Non , non , k ee charmant morcein 
Un estlBiatsur de toMaou 
Ne pourra jamais so mdprendre. 

(ax JouY.) 

Le sQcre, qu*anx Joors de Louis XIV on netroo- 

vait que chei les apoLhIoalres , a donnd naJwaaceA 
diverses professions lucrativeB , telles que les pttla- 
siers du petit four, les cenflscucs, ks liquoristaa, et 
autres marchands de friandise, 

(BiiLLAT Sayabw.) 

J'alme fort lea jonmaux quand lis- sont biendcilli* 
Ah , parblcu ! croycz-YOUs, rdpondit rhotelllcr, 
Que Je m'amuse apr6s co fatras de papier I 
Co n*e8t pas on llsant que Je fals mon commepoe* 

(AnDnnnc.) 

Semea, semez de nareisee et de rose, 
Semei la concbe oti la beautd repose. 

^liAMAvniir.) 




lUO) 
EXEHCiCE PHRASEOLOGiQUE. 



ROMS flilfO(7I.TFH8 

ftMWffcaalli '!• plomb. 
DM««f«M«ito4**Uiii. 
Dm od«uff« A* baain*. 
Dm kaiMM 4t cMincll*. 

Dm Mtol 4« fcMMM*. 

Dm HkglM dc Mcnrtancc. 
Dm droiu d« p4«|«. 
Dm fcoMMM 49 m/ritt. 



Dm pob dt bssilie 
Dii iDMurM dc rromcnt 
Dm boiMMos d« Mi. 
Dm r«bM d'«U. 
BtauwuB d« hiL 
Hu d« tiowr*. 
Trap d« 4h 



Conibi«a d« timMitA. 
Qm d« vlmd*. 
Pkia dt rage. 
■ampS d*Ma. 
CauvartdaMiic*. 
■nviraaa* a*«rti«a. 
8a Boarrir dc gibier. 
TWra d'aMoar. 
8a rvpalira da mbI. 
f* batMC d'MoArance. 
8a BOttrrir da Vit. 
B« MMvrir da gWrc. 



ROMS VLUBIEI^ 
Vm bata de bi-MMMtllM. 
Db amM da deroBbm 
Una Dola tia tttU. 
Vm mafa«B da bardat. 
Ub tM da malMaas. 
DBa Baira dc pineallaf. 
UBa Buil da tinibrM. 
Dbc cbbm d*^rgiiat. 
Ub agent d'anairaai 
Vmt pc B tioB dc fMnmet. 
Ub p«C da BonlUirM. 
Ubc BMtara da liaricoU. 
Ub piad d'atlaHi 
Dm boo^ncU da 
BaawMap dc aob 
Pen d'alMt. 
TMp d'aMiiL 
Him dc eiloyaat. 



Coaabicu dc nichafc 
Q«ad«bii«ai. 
PIciBdcprtlBgk. 
BaMpH £ foatoa. 
Coorart 4a baillona. 
EaTimnii* d'ambflahta 
S9 nourrir da Mgamaa. 
Tifrc dc pri|ugr». 
8a rrpattrc da rbiaiirca. 
8c bcrccr dldcn riaBlaai 
Se nourrir dc rruHs. 
5c eoutrir dc dci.ca. 



110118 8INOULIFI19 
Dm baotont d'argCBt. 
Dm bariM dc Icr. 
Dm eolonnn detrain. 
Dm Mtraili d« gcniifre. 
Dm MBiimcntt d'amcrlume. 
Dm MmMgasgM de bent*. 
Dm eomplimantt dc roadolcanca. 
Dm b«llcfl dc pailla. 
Dm tsMfda larrc. 
Dca lorrcnude pluia. 
Dm lottttcatts dc vin. 
Dm paqocli d'aaiadeu. 
Dm bovqBcb dc jaMiia. 
Dm babitft d'bivcr. 

B d'MB. 



Trap da 



Cambii-n dc ifT^riU 
Qua da itibiar. 
Plda d*orgDciL 
Bcnpli fia poMMilffa. 
CottTcrl de bonle. 



8a Bourrir de freaMge. 
Vivra da bonna chkrc. 
8c rcpallrc dc ftim^. 
9c caavrir d^coofaMoiu 
Ifourir dc faim. 
llcnqaar dc immb 



ROMS PLURIKLS. 
Doapawc daciaaaaa. 
Ub i«ur da fianfaillH. 
Un {oar dc fun^raiSM. 
Un lieu d'imnaoBdi Ma . 
Un pbtrau dc aMUcbcttn. 
Un lorrrnt dc picwa. 
Un Biap«in dc vitrca. 
UaccaiaM-da ralaaaa^ 
Ua combat dc com 
Un pol d'villetv 
Una Mbdc d'orangra. 
Una bottc d'allumcttaaL 
Una par«a da IcMillM 
Da paquct da daik 



Trapdc^oraanaM. 
Plui dc riehcMca. 



Cambicn d'cpinef, 
Qaa d'hcrbana 
Plain de dchuU. 
BcMpKdlwrbca. 
Coatertdcdiamants. 



Sc Bonrrir dc IrntUlci. 
Ttf ra de radiiat. 
8a repaltro d'iliunaaa. 
8c rmmrir dc baiUorn. 
NoMfirdc ronpa. 



ROMBRB DBS SUBSTANTIFS APBfcS LA PBBP09ITION d$ PAECEDBB D*im NOK Gd^LBCTIF. 



1" sill I. — sisicyLiBi. 
del! quel nombrenx eMtaim d'innoccntes BtAuiis^ 
S'ofDne h mes yeux en foulc, ct sort de tous c6td8 1 

(Racirb.) 

II me sembia tolr dans un Taste porUque one mtil- 
tiiud9 d*BoxMBS rassemblds ; Us avalent tous quelqae 
chose d*augtute ct de grand. (Thomas.) 

Henri, de tcs eofants fals on peuple de pbkbbs. 
(Gas. Dblatignb.) 

Cent tonnerres qui ronlent et semblent rebondlr 
f ur one ekatne de montaghbs » en se sncc^dant Tun 
ii Taotre, ne formentqu*un mugissement qni s'abaisse, 
et qui se renfle comme celid des vagucs. 

(Mabmortkl.) 

Le lit prorond des torrents dtalt bord<$ d*un nombr^ 
efOrayant d*AiiiHAUx doui , cruels , timidcs, fdroccs , 
qui BTBlent M submerges et rcvomts par les eaux. 

(M.) 

SIoo, repaire affrcux de xbptilxs Impurs, 
Volt de son temple saint les plcrres dispers^es. 

(Racikb.) 

La mnltitade des lots est dans un £tat ce qu*est le 
grand nambre d$ midtcim , signe de maladic ct dc 
(alblesie. (VoLTAikB.) 



2"« SEBIB. — PLOBIBL. 

Les murs des corridors funibres ^talent bordes d'lm 
triple rang de cbbcobiu, plao^ les uns aa-dessos 
des autres. (Chatbaobbiahd.) 

Une foaU d*BNPA?iTs antonr de lul s'empressc , 
Et I'annoDce de loin par des oris d'allegresse. 

(St-Lambbbt.) 

Le sort malencontnmz 

Conduit en oet endroit un grand iroupeau de BOBUf^ 

(BOILBAU.) 

Etd'en/%ml« k sa table une riante tboupb 
Semble boire aTcc Ini la Jole h pleinc coupe. 

(Racirb.) 

Ce long amas d'AlEux que tous dlfAimei coos. 
Sent autant de tdmoins qui parkuit centre tous. 

(BOILBAV.) 

La Fcine des nults reposalt sor det gnmp9» de 
nubs, qui ressemblaient k la cUne des haotesmon- 
lagncs couronn^es dc neige. 

(Cratbaubbianb.; 

Llilslolre des nations est un ramas tf# cHribs d>t 
folies ct de malheurs, parmi lesquels on TO«l qotU 
qnes Tortus , quclqucs temps heureux. 

(VOLTATBe.) 



( 1-« ) 



II y a une in/lnitB dterrewr$ poUtlquM qal , uaa 
foU MiopUes, detlennent despriadpes. 

La Terta ne lalsse pas qoe de r^nsslr qoelqaefois, 
naid cc n*est qu'^ /brct dB twifit et d*epreuvet re- 
'oubl^ea. (FoRTRaiLLi.) 

Toute iactioD est un wmpoii de dupes ct de fri- 
,xma. (Napoleon .) 



te faux est sosceplible d'une infinite de eombi^ 
wtisoiu, inais la y€nU D*a qu'one manito d*dtn. 
(J.-J. ROOSSIAU.) 

La moltltnde des Urres dans une bibUothdqoe ert 
souYent ane twie de Itfmot'nj de rignorance da pot* 
scsseur. (OxiasTiiaa.) 

Que j'alme k contempler cette etotna saurage 
De roet qui. Tun sur Tantre aa hasard suspendos^ 
Couronocnt yingt hameaax k Icon pleds etendos. 

(Roocinu) 

Lorsque le substantif qui pr6c5de la proposition de est un substantif coUectify le 
nom qui suit cette proposition se met toujours au pluricl : une nndtitude(Vkomme$, wi 
peuple defrhrtt, une troupe (Venfants^ etc. On excepte loulefois les noms qui s'emploient 
plus frOquemment au singulier; tels quemonde, peuple, etc. , etc., on dit : unefmtlede 
moiufey un amai de mondey unefouie de peuple, un amai de peuple. On pourrait dire ega- 
lement un amas de peuplee, une infiniii de mondes, si Ton youlait parlor de plusieurs 
peuples, de plusieurs mondes. 



EXERCiCE PBRASEOLOGIQUE (f). 







17b 


«oa*«iit d« liaoteM. 


Vm 


couTOBt d« rtligicuMS. 


Vn 


•MM d« pfvrrHk 
1 aifliMB d'oiT4eGB«. 


Urn 


Urn 


r«Aig* d« MiMliuiU. 


Urn 


Mlted.Mn^m. 


Urn 


•M •• BMnCfla 


Um 


•hw4«Ti«r|M. 



Ua« moMlMlt d*Mibnu. 
Um chalM d« mootaftict. 
Unm bordc d« uttfafciL 
Un miUier de mouraou. 
Una troapc d'lurondallei. 
Una CmiIc dlodividut. 
Una Buct da MutarvUei. 
L'spayidc nigrai. 
Unv tta d'aDlhropophagv*. 
Uo Did d'atiaam. 
Ub aharar da •teapli'mi. 



Uaa fer«l da nftU 
Uua fUaria da Ublaaui 
Va lorraat da larme*. 
Ub arnim d'abaitlM. 
Ub rcpairc da vokurt. 
Vw» catarBa da kri|pniilt. 
UoB cbalaa da caldrwnt. 
Ub grand BOBibra da • lJai& 
Uaa dottiaina d'ctub. 
Una aoUaetiOB d*cstampca. 
VBa faoSa d'hooMaat 



Una loofaa Huta da valati 
Una granda qaantiU da Rirca 
Une trantaina dftpoiuom. 
Una qoaraolaina da futib 
Un groupe da fcmoiei. 
Una einquantaina d'hooMnck. 
Una caoUiBa d'acua. 
Un milla da bouehona. 
Un eoncottr* da muaiciaaa 
Una troupe da bandiU 
U»c fouk de feninMe 



^•««^8a N' LXIII. omi^^ 



NOJIBRS DBS SUBSTANTIFS APRCS de... en. 



!'• Siail. — SIHGULIEI. 

Lliomme flotte de sentiment en sentiment, de 
pens4e en pensie. (GHATiAUBRiArto.j 

Les langues , les costumes et los formes des habits 
passcnt, CQ Asie, Inyiolablemcnt de generation en 
generation, parce que les pdres s'y font aimer de 
leurs cnfants. (BiaaARDiN oa St-Piirri.) 

Le d^mon Indiseret va frappant de cahane en ea- 
tHme, racontant le doux penchant de Ccluta pour 

ReU^ (CllATBAUBtlAail.) 

DesUn, to Fas touIo! c'est d*abime en ablme 
Que ta eondois Atrde k ce comble du crime. 

(\'OLTAIRR.) 



2* SSaiS. — PLCRIEL. 

Leg animaux sauvages vivcnt constiunmcnt de la 
mdme fa^on ; on ne les Toit pas errcr de climats on 
climate. (BuFrocr.) 

Sous le troplque, des tonrterelles et des perroqucts 
ne Yoyagcnt que d'iles en iles , promcnant k leiir 
suite leurs pctlts, ct ratnassant dans les forets Ic:* 
graines d'cpiceries qu'ils font crouler de branches en 
branches. (BaR.NAXDii« oi St-Piirri.) 

Les pcuples qui n*ont pius mnintenant ni autels , 
nl trone , ni cnpitalc , sont Jctds par les si^cles et les 
dv^nemcnls de cotUre'es en contre'es. 

Nous marchons (Tabtmes en aMmes. 

(VOLTAIRI.) 



(I) L'dl^ve pourrait aossi mcltrc en regard le pluriel des noma dont nous n'avons donnd que le singulj'-r 
dans cet exerdce. Alnsl , aprfes aToir fait une phrase avec une communaui^ cf Aommcf, W en fcrall uno aui 
U€c deecommwuMi^ d'Aommef* CcLte obscr?aUon s'appllque k la plupart dc nos c.\crclccs 



(149) 



Qond les MtthM MOt ftdtos , on wat les Bontenir 
ptrlM calonmieB; on pcrd la charH^ comme la rai- 
8on; on tombe d'oMme en odlme, ainsi que de rtdi- 
fliito an ridieuU. (Voltairk.) 

Cast atawl qna de nous disposant ii son gnS , 
L'amoor sail do not ooure a'emparer par degi^ ; 
Et d'appd/ en appdt condoisanl la vlcUme , 
II la Dili ii la fln passer de crime an crtme. 

(Crkbillon.) 

Hon pere est errant de desert en disert en fioossc. 

(VOLTAIAS.) 

Voos-m6me n'allez point de eomirie en amir4§ 
Montrer anx nations Mithridate d^trult. 

(Ricnii.) 

befaute enfaute on se foorroie, on gUsse, 
On ae raccroche, on tombe au pr^plce. 

(VoLTAiai.) 

Mais le printcmps , Doris , de moment en moment 
Apporte k la cainpagne un nooTcI omement 

(Saint-Lam BUT.) 

Gengis ct scs (Us , allant de conquite en conquiie, 
cmrent qu*ils subjugucraient toate la tcrre tiabitable. 

(YoLTAItl.) 

Si la puissance r^g^le r^fldcliit ct augmente la 
cfaaleur du soleil ; si elle T<is^talise I'atmosph^ et les 
eaux, elle n*a paa mains dinfluencc sur le globe so* 
Mde de la terra, dont elle 6lend la circonfdrence 
d'onne'tf en annie. 

(BiBRARoiN DB Sr-PiBaai.) 

De dieiance en distance la tcrre est pcrc^ par una 
multitude dc basslns qu'on appcllc des puits , ct qui 
Boat plus ou moins larges , plus ou moins profonds. 
(Cjiatiaubiiand.) 



Tanbantdana ra?enlr d'uMmaa an Mmm, 
De malheurt en moMaiirt et de erimee an criMer, 
Un Jour on te verra couronner tes forfalts. 
En ^orgeant Tagneau descendu pour la palju 

(Ca ATBAuaaUHP.) 

De ddeerie en ddeerte errant, pers^cut^ , 
J'ai langui dans ropprolm et dans robtcodli. 

(VOLTAIIK.) 



Gelni qui n*a rien santi ne salt rien a^rendn » U 
ne fait que flatter d'arraurf en erreun, 

(J. -J. RoossBAir.) 

De momanfs atimomanfa la idle s'^aniL 

(LiAMAiTfaa.) 



Quand unafoia les bbcnmes se livrent k la anpeia- 
tltlon , ils ne font plus do pas que pour allar d'^ra- 
ments en e^axmnenU. (GoaaiUAc) 



Quels yenx peuvent errer toc^ours de heautii en 
beauiee lans Jamais se fixer sur aucune P 

(J.-4. RoOSfEAO.) 



Buffon a dit y en parlant de noas ne savons quel animal : il crie comme un enrugi 
pour avertir les autres, qui, au signal, s'enfuiefU avec leur proie, sautant d'dn arbrb a 
l' AUTRE avec une prodigieuse agititd, D*aprte cela ne semblerait-il pas qu*il faille tou- 
jours le singulicr avec les propositions de et en? Car de ville en villsy de colline en coUine, 
n*est-ce pas pour d*une ville a une autre ville, d'une colUne a une autre coUinef Cast du 
moins la r6gle que prescrivent d*une manidre absolue la plupart des grammairieiis. 
Nous avons dejk eu occasion d'atlaquer cet absolutisme aveugle qui ne tend a rien 
moins qu*^ mettre des entraves k la pensOeet a la circonscrire dans d^Otroites limiies. 
Notre opinion est done que Ton peut dire, selon Tidee que Ton veut exprimer, de 
montagne en mantagne, ou de montagnes en montagnes; de brancke en tranche ^ ou de 
branches en branches. En faisanl usage du singulier, on veut indiquer qu*on passe 
d*une chose a une autre, d*une montagne a une autre montagne ^ d*une branche k une 
autre branclie. Mais, lorsqu'on empioie le pluriei, I'esprit, au lieu d*envisager les objets 
isol6ment, et/pour ainsi dire, un k un, les consid^re par groupes, par masses : Na- 
poleon marchait de vicloires en victoires; le pluriel reveille ici une id6e precise de 
quaniile, une muUitude de victoires auxquelles en succOdaient bient6t une fouled'au- 
tres. Dc victoire en victoire n'ofTrirait plus le m6me sens, et r6tr0cirait singuii^rement 
la pcnsee. D'ailleurs, il est des cas oCi le pluriel est lout-a-fait indispensable; si, par 
exemple, je veux parler d'un homme auquel il arrive chaque jour plusieurs malheurs 



k la Tois » je serai forc4 de dire : cet bomme lonibe de matheurs en malkeurs, et non 
de ma/heur en malheur. « II est temps de le reconnailre, les grammairiens, par leiir^ 
froides analyses et la s^v^rit6 plus que g^omelrique de leurs theories > n*ont jamak 
assez tenu compte des nuances du senlimeni el de la pensee, ni des rapides 6lans du 
g6nie. Qu*y a-t-ii d'etonnant qu'ils aient regarde comme barbares des tournures har- 
dies, des inversions, des elJipses, des syllepses qui deroulaient la faible marche de 
leurs idees et la lenteur de leurs conceptions? Nous yenons en quelque sorte restituer 
a notre bel idiome des richesses que nos predecesseurs et quelques-uns de nos con- 
temporains ont cherch^ k lui ravir (1). » £tudiants! et vous tous que nous \oulons ini* 
tier a la langue des Voltaire et des Racine, laissez les grammairiens se disputer entre 
eux; laissez-Ies inventer des regies que desavouent i'usage et le bon sens, et marchez 
hardiment> avec nous, sur les traces des grands 6crivains qui sent en tout nos meiU 
leurs guides : • 



Poor produire de bons ^rits , 
Nourrissez-yoas de bons moddes. 



(Abnault.) 



EXERCiCE PHRASEOLOGiQVE. 



smoiiLm. 

Do v91« «D yOI*. 
D*MT»ur Ml «rr»iir 
D«&«ilkMiA»»e. 
D« aMment en niom«nt 
BcalMfotttbtr. 
D'««otO t« 4«iMil. 
D« eriflM mn •rinM. 
D« eliiMt •■ elinat 



VLowmu 

D«ciM»tB«iUk 

Dc tiHm CO lillfM. 

D*«rr««rt ta errvart. 

D« bmiltet cBftmiilM. 

D« monenli en moflMotn 

D« f Ma Ml At/k. 
D'4«iMil»«« Adicik. 
D« erimct •« •rimai^ 
D« •KoMti tn cKmaU. 



fllllOULniL 

D« vilhga Ml «iUag«. 
Da daaouvarta to 4t 
Da nalia« an natiMv 
D'teU an tebo. 
Da flMvo an pkiM. 
Dm timm an cima. 
Da ««rtu en aarto. 
Da maiioa an malMtt. 
D«i»r4ip aDJardia. 



PtfJEIEL 

D*il«n««f en illoNaoa 

Da Tillaga* anvitlagas. 

Da d«a<Mfariasa« i i i « aiM H — 

Da naliona en nationa 

D'Aakoft en tebaa. 

Da flaintt a* ^Inima. 

Da eimes an cinaa. 

Da tartni an varlw. 

Da niait«>n« en mnli—fc 

Da {ardiiM an jaHtM. 



N' JLXIV. fiMW-~- 



OU IfOVBRR DES SUB8TANTIVS APB^B LA PBBP08ITI0N a. 



!'• SB&IX. — SIHGULIII. 

Oa&s le noisetier, les Hears k piitil sont diolgnto 
desantres. (J.-J. Rousskau.) 

Itans le boU , les fleors k diamine ont an callce k 
trois feaiilcs , avec deux p^tales k la coroUe. 

{Id.) 

S'il y avait chez les Grccs des prix poar la latte , le 
pogilat, le disqoe, la course k pied et en chariot , 
o'est qoe ces exercioes dUient n^cessaires k la gnerre. 
(BxinAiom di St-Piirib.} 



2"« SKMl. — PLUIIIL. 

Dans le cfaAtalgnier , les fleurs k pittils sont rem- 
pUifito par deox on trois fruits tr^s pr^s I'un de Tautre. 

(J .-4. ROUSSIAU.) 

Le iniMer porte ks fleurs k ^canines sur un cha* 
ton. {Id.) 

Le jeone homme, frapp^ de Tobjet qu'on lui prd- 
sente , 8*en occupe uniqnement , et saote d piedM 
joints par-dessQs vos discours pr^llminaires , pour 
aller d'al>ord oil tous le menex trop lentement k son 
grtf. (J.-J. RomsiAO.) 



Oes fleurs h jnttil, k itamine, sont des fleurs qui n'ont qu*un seul jnstU, qu'une 
seide Hanme; des flours k pUtUt, k itandnes sont, au contraire, des fleurs qui ont plu- 

(0 Cet fignes. extndtet de VE;samen eritique d$ la Grammaire du grammairet , publitf en J 832 par 
M. PnnlMi, ycarent qoe nons ne ionimet pas les ieob qui ayooa senU le vice de toutes les granunalfea. 



sieurft jHStiU, plusieurs itanune$. D'aprts cela, il est ais^ de sentir pourquoi, daos les 
exemples que nous avons rapportte, Rousseau a fait usage de Tun ou de Tautre 
nombre. 

Quant au dernier exemple, le mot pied est au singulier dans la premi&re colonne » 
parce qu'ii est sp^cificatif, c'est-^-dire parce qu'il est pris dans un sens g^n^ral, et ne 
rappelle a Tesprit aucune id^ de nombre. 11 est au pluriei dans la deuxi&me colonne, 
parce que i'adjectif pluriei joinU reveille n^cessairement Tidte des deux pieds. 

Le nombre que Ton doit employer apr^s la proposition d £tant toujours indiqn6 par 
le sens^ il n*y a done aucune difficult^ k cet egard. 



N LXV. 



ESPRB88I0NS AVEC LBSQUBLLB8 LES BCRIVAINS ONT FAIT INDlFFEttSUUBNT USAGB WO 

8INGULIBB OU DU PLURIBL. 



1'* SKBIK. -»- SIXCULIII. 

Noas passaines un torrent de8sdch<&; son Iltdtroit 

elait rcmpli de lauriers-roses et de gaUllers , arbuste 

h feuille longuc , pale et menue , dont la fleur lilas , 

un peu cotonucuse, 5*allonge en forme de quenouille. 

(Chatiaubiiard.) 

Lc3 arbrcs fruitiers qui doivcnt entrer dans la com- 
position d'un verger sont los fruits k pcplns, les fruits 
h noyaux , cte. (Emcyclop. mos.) 

Les branches h fleur (du genet ) sont courtes, n*ont 
point d'epines, et ont cinq ou six flcurs en grappes au 

bout. (J.-J. ROUSSBAU.) 

Pais semcr les capucines en bordurcs et par bou- 
quets vers lb paTillon, de sortc qu*cn grimpant, les 
tiges puissent s*accrochcr au\ arbrlsscaux qui sont sur 
la cr^te. J*eu cxceptc les arbrcs et arbrisseau.\ k pruiL 

{id.) 

Les plus grands courants d'eaux vives qu'il y ait 
au monde sortent tons des montagnes a glace, 
(Bebmabdisi j>£ St-Fisbbi.) 

Nous avons des montagnes a glace qui pcuvent 
porter tous les v^^taux du nord, et des valle'es a 
reverbere, qui peuvont produire la plapart de ceox 
du midi. (/d.) 

Les Grecs et les Remains ont tlr^ de TAsIe la plu- 
part des arbres a fruit que nous culUvons aujonr- 
d'hul. (Id.) 

Un grand fleave a pour chAteau-d'eau one mon-' 
tagne a glace avcc un lac k son pied qui en recoit 
les routes. (Id.) 

iean-Jacques m*a fait observer au bas des feuilles 
de tous les fruits a noyau deux petits luberculcs qui 
les caract^risent. (id,) 



SP* sbbik. — puniiL. 

La beo-de-gnio k feuiUee de vigne a des fcuUIes 
ovales , montantes et pubescentes , qol ont I'odear du 
baume, quand on les frotte. (i.-J. Roossiau.) 



Les arbres du verger , charge de fruits k noyaus 
et k pdpins , sont encore nne autre richesse. 

(VOLTAItB.) 

En Am6riquc, les plantes k fleurs sont sans nom- 
bre (CnATBAUBBIARO.) 

Les flancs do la coIBne sont tapiss^s de groopcs 
d*arbnsscaux k fruits ou A flcurs. 

(Dbbhabdiii db St-Pibibi.) 



La nature a multipli^ les roohtagnes d glaces dans 
le volsinage des pays chauds. (Id.) 

Les fUurs a reverberes sphdriques sont ccUes dont 
Ics pdtalcs sont flgurcs en portions de sphto. 

(Id.) 

Les flancs dc la colline sont tapiss^ de groiipo^ 
d'arbrisseaux d ftuits ou d fleurs. (Id.) 

J'ai vu en Brelagne quanllte de tcrrcs IncnHc?. I! 
n*y croit que du genet et unc plante a flcurs javnes 
qui ne parait compos^e que d'cpines. (id.) 



Les auteurs semblent avoir employ^ indistinclement les deux nombres avcc les ex* 
pressions i feuille, a not/auy li fruit. En cfiet, on peui ais^ment, en pareil cas, justiGcr 
le singulier et Ic pluriei. On dit ^i feuille ou h feuilles, a noyau ou a noyaux, hjlcur ou i 



( 1« ) 

peursy \xjruit ou hfrtuu, parce que Ton dit tr68 bien hJeuiUe ou lesfeuiUei de cet arbrt, 
CCS fruits ont un noyau ou des noyaux; ces arbres produisent du fruit ou desfndu. Cetu) 
qui se sen de la premiere de ces formes envisage les objets en g^n^ral , tandis que 
celui qui emploie la seconde, les prend dans un sens particuliery individue). 

Nous devons fairc remarquer cependant que Tusage le plus g^n^ral est pour le sin- 
gulier. Except^ le mot noyauy que Ton pluralise toutes les fois que Ton parte do fruits 
qui ont reellemcnt plusieurs noyaux, tels quo les ndflcs, etc. 



CONSicaATIONS AtABLIBS rAR L*USAG£. 



I** sIbii. — SUfGDLnS. 

Les bateaux d vapwr aox Ifitata-Unis serrent, non 
Moleiiicut aa besoin du commerce et des voyageurs, 
mats OD les emploie encore k la dtfense do pays. 
(Chatiaubbuhd.) 

Deux nations rlTales de gloire induBtrlelle se sont 
dl8pnt6 rhonncur d'aToir donn^ le jour k Vinyentcur 
des machines d vapour. (Ercyclqp. mod.] 

An Ifont de qnelque temps 11 fit quelqnes profits , 
Radicta des bdtes d laine. 

(La Fohtaini.) 

S'agit'il d*exercer £mile ao bruit d'nne arme a 
feu, je bnUe d'abord one amorce dans on pistolct. 
(J.-J. Roussbau.) 

La moucbc d viixnde afanc k se poser sur les con- 
kors liTides des viandes qui se gitent. 

(Bbbhabdib OB St-Pibbbx.) 

II faudrait, poor augmenter les subslstances natio- 
n a!es , rcmcUre en terres d bl4 beaucoup do terres qui 
so nl en p&turages. (Id.) 



Le goAt da fruit de I'artire d pain se refnmre dans 
celul du col d'arUchaut. 

(Bbb!iaboih dm St-Pibbbi. 

On trouvc des pferres k rasoir dans presquc tonics 
les earriires dont on Ure raordoise. (Borroii .) 

Les hommes k imagination sont expose k falre 
bien des fautes. (Layuac.) 



Les baboulns k mu$eau dc chlen ont les Jambes et 
les bras fort epids et couverts d'un poll toulhi. 

(Bunas.) 



2t SERII. — PLDBIXL. 

Toutes CCS fcmmcs a grands talenit n*en Imposent 
Jamais qu*aux sots. (J .-J. Roussbau.) 

Les mcUIeurs livres sont ceox que le Tulgalre d^- 
erie , et dont les gens d taUntt pnlttent sans eo 
parlcr. {id.) 

C'esl k Talr que Ic sang des ouios du poisaon dult 
sa couleur YermeUle : die est louUli-fan sen^lable k 
ceUe du sang Tcineux des anlmaui d poumont,. 
(Bbbnabbib dk St-Pixbbb.) 

Le nom de Ycrtu dans la bouche do certalnes per- 
sonnes fait trcssaillir comma to grclol du serpent d 
sonneftes. (M-» Nbcbbb.) 

J'ai rencontrd sourent de ces gens k bans mot$, 
De ces bommes cbarmants qui n*dtaicnt qua des sots, 

(Gbbssbt.) 

Bans nos dimats , Ics anfmaux sauyages qui ap- 
prochent le plus du cliien , et surtout du dilen 4 
oreilUs droites , du chicn dc berger , que Je regarde 
comma lo soucbe et le type de I'csp^ee enUire , sOnt 
le renard et Ic loup. (Burron.) 

Quels astres mcrvelllcux , si toutcfols ce sont des 
astres , que ces corps lumtneux d longue* qkteu$$ qui 
trayersent les aires des plandtes sans ddranger lev 
conrs , at emplolent des slides k s'approcher et k s'd- 
toignar du soleil! (Bebhabdih di St-Pibbbb.) 

Les bonunes d ehtvmx noira 'Ou bmns commen- 
ccnt k ^re rares en Anglctcrre , en Flandrc, en Hol« 
lande, et dans les proYinces septcntrionales de TAl- 
Icmagne. (Burron.) 

J'alme mieux £trc homme i^ jMirodoxes quliomme 
k prejugh, (J.-l. Roussbau.) 

On dit, dans le style famllicr , qu*un hommeades 
pretentions, que c*cst un bomme k pr4ttntUm$f 
pour dire qu*ll pretend k Tesprit, aux talents, k la 
nalssance^ & la consideration. ' (Piamcbb.) 

II est plusieurs cdldbritds ; 

Hommes de godt , gens k sentpuUs, 

La ?6tre est dans tos qualitds, 

U B6lre est dans nos ridlculcB. , 

(ABWAUI.T.) 

19 



( 146) 



Je n^ au khqs dM iUte tet ptesei k Ute d« 

ChCVal. (GOEBOULT.) 

QaehnieriDto In Mmn qae constraisent let fiMir- 
nb sont percte k jwr, et reprfteotent unc sorte de 
colonnade. (Htjew.) 

ral ddcoaTcrt qne les fonnniB savcnt encore se 
falre aerrlr k vflionl^ (A*.) 

Je Tons al entendue raiBonner mienx que de yieux 
dcrviches k lmgu9 harU et d bonnet poiniu. 

(VOLTAIIl.) 

U . le chantre k grand 6rtt«( ani?e et se fait plaoe. 

(BOILEAU.) 



Lm coqacttes aont foUes et n'ont point de ftilMftwytts 
les femmes k tentiments sont sages , et en ont. 

(MASITAinu) 

Md, Jeois tito soivwt, loteirDnvt TEspteaee, 
Chez les amants ov ies gens k projtU. 

(GtAINYtLLS.) 

Aax aotels de son Dien , dans les saints Mflccs , 
LaFranoB est k gmmus, 

(Gas. DiLAvifiiim.) 

Le froment k barbes senr^s est cultiy<^ dans le d6- 
partement do Yaucluse. (Dicr. dks sc. meoO 

. • . Snr la nerval fult et roale k gros bwtillom 
Ben raplde yaisseau fend les dernlers sillons. 

(Dklilli.) 



Pour bien sentir pourquoi, apr^s la proposition a, les auteurs ont fail usage lani6i 
du singulier, comme dans les exemples de la premiere colonne; iant6l du pluriel , 
oomme dans ceux de la seconde, il faut soumellre ces exemples a Tanalyse. En effel, 
I'analyse, en r6tablissani lous les mots que rempressemenldes*6nonceravouluqu'on 
Bupprim&t, peul seule rendre compie de cetlc diffOrooce d*ortbogvaphe. 



Dm wmekim t A vmmtr. Analyse : Desmachinei 
( serrant) a ( «ever rean par la ) vapeur. 

Det jfierreM a rasoir. Analyse : Despierrei (ser- 
rant) a ( repasaer nn ) rasoir. 

Les hommes a imaginaiion. Analyse • les hommes 
(qui se Uvrent) d (leur) imagination, 

Les babouins a nwseau de ehien. Analyse : Les 
beibouins (donl la bouche ressemble) d (un) mueeau 
de ehien. 

Les pigases a tite de eheval. Analyse : Les pi- 
loses (dont la t^le ressemble) d (una) UU dechevaL 

CMsons perce'es a jour. Analyse : Goieons percies 
(de manldre) d (laisser p^n^rcr le) jour. 

gcNMnl se (aire eervir d volonli. Analyse: Savent 
sefaireoerwr (conform^ment) d (leor) voloiUi. 



Les verresa vitres. Analyse : Les verres (propres) 
d (faire des) vitres. 

Bomme a paradossee. Analyse : Msnme (qal ae 
plait) d'soutenlr (Ues) parcuioMf. 

€h honme d prSientions, aprijisges. Andyw : 
Vn homme (dont Tesprit est livre) k (^toutes sortes de) 
preteniiom « de prejugeu 

Gens d serupules. Analyse : Gms (qnl s'arr^tmtl 
d (dee) sefnpules, on dont la conscience est llyr6e 4 
des scrupulea. 

Les femmee a sentiments. Analyse ; Les femmee 
(dont le QCBvr est en prole) d (une fonle de) senti^ 
menu , ou (<|)U se lalsaent aUer) d (leurs) seedimemU^ 

Les gens a pro jets. Analyse: £et^«n» (sans eesse 
occup^s) d (faire des) projets. 

La France est d genoux. Analyse : La France 
est (dans one poeWon semUable) d (eehii qoi a les) 
genoux (pll6fr et appny^ oontre terre) . 

Le froment a barbes serrSes. Analyse : Le froment 
(que Ton distingue des autres sortes de froment) a 
(ses) barbes serre'es. 

Boule d gros boudUms. Anriyse : Route (de ma- 
niire) d (former de) gros bouiUons. 



De vimue dorviehee a Umgne bairhe et d bomei 
poieUu. Analyse : De vieuw derviehes'{aae Ton re- 
maique) d (leur) tongue beurbe eta (leur) boanei 
pointu* 

Arrine d gmnd (ma. Analyse i Jrrlv* (ndon- 
nant lieu) d (un) grand bruU. 

Ces analyses, qui nous montrent si clairement la raison du nombre employ^ aprcs 
la proposition d dans les locutions qui pr0c6dent, n'etaieni pas sans offrir quelquedif- 
ficultd. 11 nous ei^t 6t6 sans doute plus facile de dire det hommes d fmradoxes, d pri^ 
jugis, son^t des hommes qui ont des paradoxes y desprSjugSs; mais une pareille explication 
nous paraissait trop peu satisfaisantei et m^me contraire a la veritable analyse, qui 
doit se borner i suppleer les mots sous-entemkis «aii8 picR changer tmx mots ex- 
priin^. 



( 14T) 



^-NMio N LXVII. 



i" SEill. — 5UI6UL1I». 

Oe volmr k voleur on parle probity. 

Disoiu-nous nos secrets 

De eompire ti compare. (Puoii.) 

ReYlens becqoeter dans ma nudo , 
A tes besoins loujours ouverte, 
Le millet cbolsi grain k grain, 

(BcnsARD.) 

La dUfiSrence qui se trouye d*homme a homme se 
fait eoeore plus sentir depeujde a pevpU. 

(MAlMO^ITn..) 



2* siiii. — * iLUiiu. 

De Uvrrom k larrom U est lien des degr^ ! 
Les'petttv foot pendm et left gnttds son! litres. 

(FlAHQOlS DI NbOICAATSAU.) 

De valet$ k vdlets 

On ne se doit pas talre. (Pitofl.) 

Cor$airs9deor8air$$, 

L'an I'autre s'attaquant, ne font pas lean affaires. 

(La FoiiTAiat.} 

Le consistoire pr^tendait qne la lol en qnestlon n'^ 
tait que de ealvinistes d eahHnUtes , non pas dc coi- 
vinistes a papistu. (VoLTAiai.) 



11 nous semble que Ic sens exigeait, dans les vers de M. Francis de Neafchftteau, 
la difKrence qu'on y observe. Pour parler de probit6 enire voleurs, il suffit du voleur 
qui porte la parole et du voleur qui ecouie. Mais pour etablir bien des degr^s cntre 
les larrons, il fn>t tx>inpairer des larrons avec d'aulres larrons. 

Dans les derniers exemples, Ics auteurs se sont servis du singulier ou du pluricl , 
selon qu'ils avaieot dans resprli i'idee d*uii ou de pkttieurs. 

Nous fcroascependant observer que lesingulier est peul'-(^tre plus Mtpieni, ainsi 
que 16 prouvent ics exeoipias ci-aprds : 

Les caraet^res ylfs ou lents , gals ou sdiieux , so 
troavent souyent dlssdmin^ dans la mdme viUe de 
friri.d frire, et soot ^galemenlotiles k la society. 
(BuffAADifl DB 9T-PixaaB.) 

Le droKidas gens tenant k des mesureeadTlMtttih* 
ttons hnmainea , ct qui n*ont point de tonne Jiteoiu , 
varie et doit vaxier de nation a nation. 

(J.-J. ROUSSBAU.) 

Im magltotrats doiveiit rendre la JnsUce de eitoyen 
d eitoyen : chaque peuple la doit rendre lui-mdme de 
tol k on autre peuple. (Mohtbsqo ibu.) 



De'pmpke Apempie, il mi nucmeal beaolB de lien 
pour juger, parce quo les sqjets de disputes soot 
presqueiouJQurs clairs^et (acllas 4 terminer. 

(MoitTBSQCiiu.; 

On aeitaftiii on doit placer pln8ieiii»e«lels. 4e 4ikfk 
de roi a.roi, de prince a prince, entre les duels Juri- 
diquesou cntre les exploits de chevalerie ; 11 y en eut 
de ces deux espdces. (Voltaiab.) 



EXEMaCE PRRASiOLOGIffCE. 



V«»Mm k j«ttr. 
A friMilricr. 
Atte<M«MMc 
fnAu i ■•viik 
Alkr I cbetd. 

Brnilate. 



AUcr k fu prieipiU*. 
A psi IrnU. 
nemiM ^ f rAfafii. 
Vwrnlfi ■i p W M . 
A kiloo rwnpa. 
<:>MDae9er k brsnefact. 
l^ciMtttionMlln. 
A naini |*ini»>. 
A4rw«vv«iU. 
HareUr k ptiiu pat. 



ia»a «Md. 
M«Urt qaelqa'un a Loot. 
A bmil jtofftant. 
A til* foBa 
A lUta da tioolta. 
Alimoin(a). 
Mm k mot. 

Ahngeraoracan^flMRMi 
Cautean t rnaoit. 
Cbtt«iA«iMUl. 
Ttalt k b4wf 



Vmwt k plaimavoliai. 
Alltr ioMrebt IsrcAa 
A eottleam tfris, 
A tout mqttMu 
A ptpiDi. 
Qe«* k prioeipts. 
Hommai I wotiMtuU. 
ilooMBa* I ahataM «oarta. 
Oiapaant I iranai bord*. 



D4aUf«ribaUNd«Bi«. 



(IJ Expression adTeillalo qui slgiiiflc en (^moijgnage, et demenr^tdt^ows invariable. 



(<«> 



M 3r«ker i pclli bruit 
Tenir I koBB«ur. 
A liMi| rM. 
■aotmcf I •euUnc 
Aracf I r«o 
Cflkr*luMlt«. 
V»iUriinttrlV 
c:Imii I tito 

li«utlt kfoallc 



A tongi p»ik. 
Ub ilui i pcigr.ri. 

Alltr A NMloM 
A f rM iBUr«u, 
Dc rob k senpie*. 
])• tjr*iu i lyrnu. 
Ligutnn A c6lc«. 
Flelter I loof • |ilit. 
A pivinci maint. 



Woul'nAMtt.lbra*. 
A bnile yr point. 
CvMMt i 4vd. 
Poilip«a. 
l)e frmiiM i lK>mme 
pjpisr 4 kttrtt. 
CwitM bitii pUiflir 
A r«gr«L 
PmrM AAmO. 



T»lel I g*j{Ti. 
Piaiiclw. A bouttiR* 
]>■ ttlainti vthioa. 
D« riciies i riehct. 
D« pauvrct k fmt9$ 
A fwtiU pat. 
GcM k KrupuW 
Boif* I bnf« trkita. 
MadMBaAratici. 
■ A poll. 



>*«««> N° LXVIII. fisaw.. 

INJ NOMBRE DBS SUBSTANTIFS APRiU LA PREPOSITION 011. 



1" 8ER1I. — SINGULIKR. 

■ft«lc:rr8 Ics sots, Je dois en bon chr^tien, 
Vous sillier, cur c*c8t pour votro binn. 

(YOLTAIII.J 

Du chicaneur exaspdr^ , 
Qui 8C bat en dieespiri. 
En vain, pour adoncir la sauvage rudcsse, 
Du bon sens calmc et tcmp^r^ 
Yous prcncz le ton modcr6. (Bklilli.) 

Lcs annecs commcncdrent tard k cntrcr en action, 

(ACADKMIK.) 

Tour convener un dlat en rcpos , li faut loujours 
tcnir rdpdc de la Justice en moxwement, 

(BOISTK.) 

Lorsque Ics bids soQt en fleur , c'est alors qu'ils 
sonl rcvdtus dc toute leur magnlflcencc. 

(BiiRAiDiN 01 St-Piihii.) 

Le poisaon Tolant est fort commun cntre les deux 
tropiques; il est dc la grossenr d'un hareng; II vole 
in- troupe et d*un seul Jet aussi loin qn'nne perdrlx. 

La superstition transforme Thomme en hSie, le 
ftmatlsme en fait une b4te fdroee , et le despoUsmo 
■lie b^te de somme. (La Haipi.) 

Pour Tivre en honnite homme , 11 faut avoir du bien. 

(Boursault.) 
Le bon o'est qae le bean mis en action , Tun tient 
tntimement k Tautre , et ils ont tons deux une source 
commune dans la nature bien ordonnte. 

(J.-I. ROOSSIAU.) 

Un grand fonds de yertus rarement sc conflsque : 
En faveur et disgrace , on est sAr d*en Joulr. 

(BODISAULT.) 

Dans lcs yiolents transports qui m'agltent , Je nc 
aaoFate demcm-er en piace. (J.-i. Rousseau.) 



Une tensibQIt^ gtodreose qni Int^resse le genre hu- 
main dans ses pleurs , s'enooblit et se transforme en 
verftt. (Lk Tourrkub.) 

Je prdtends n*dtre point obliges k me soumcttre en 
eeclave 2i tos bont^. (Molieek.) 



3* siati. — PLuaiiL. 

mes amis , Tlvons en bans chrAiens , 
C'est le parti , croyes-mol , qn*il faut prendre. 

(VOLTAiai.) 

Geux-el avalent ful en di$e$pir^i ccux-U, eomme 
fi'Us ^talent stupdfaits de leur Tictoire, n*cn profits - 
rent pas. (Anquetil.) 



La com^e est Part d*enselgner la vertu et les bicn- 
s^nces en actions et en dialogues. 

(VoLTAiai.) 

Ne YOUS fatigncz pas en mowenumts, B*tt n*eo 
rdsnite une action. (Boisn.) 

L'or de la primeyire a pered les gazons , 

Et les arbres en fkurs blanchissent les vallons. 

(MlCHAUB.) 

Je les yols en troupes legeres 

S'^ncer de lenr Ut natal. (Rauhi.) 



En yoyant la quatriime partle de mes semblables 
changde en bites pour le aenricc dcs autres, J'ai gtei 
d'etre liomme. (J.^. Rousseau.) 

Les Dicnx du paganlsme se ch&ngeaient tr6s sou- 
yent en hommes, (Voltaire.) 

Souyenez-yoas qu'en toute chose yos lemons doi- 
yent 6tre pins en actions qu*en dlscours. 

(J. -J. Rousseau.} 

Dc tons les usurlers, la flatterie est cclul qui fait 
les plus gros profits ; quand les grands manqucnt de 
yerliis , die leur en prete , et se yoit payer largement 
en penfione, en faveurs, en places ct en cordons 

(De Segue.) 

En gdnie, en vertus, nos p^res 

Ont consenrd sor nous le pas. (de Jour.) 

GuUlanme le Conqudrant ayalt traits les Anglais ex 
esclaves qn'il ne cnigualt pas. (Voltaiei.) 



(149) 



La coDBclenee nous ayertU en ami avant de punlr 
en jDge. (Starislas.) 



Chacon me fuH t voitt le froit peiii>d(ra 
De oeUe hnmcor doot Je ne ftis pv malm. 
Qui me rendalt dlfllcile en amU 
Et confiant poor mes scute eoBonlt. 

(VOLTAiaB.1 



Dans ces phrases le m^me mol est au singulier et an pluriel. G'esl au moyen de 
Tanalyse logique que nous pouvons rendre raison de ceite difKrence, et montrer que, 
dans le premier cas, il y a id^e d'unit^; dans le second, id^ de plurality. Ce prin- 
cipOy qui nous a servi pour Ics propositions de ei d, va encore nous servir pour la 
proposition en. 



Je doii en hon ehriHen, Analyie t Jt doit en (ma 
qoalitd de) 6011 chritien, 

Vn ehieaneur qui $e bat en dAespirS, Analyse : 
Qui «e 6al en (homme) di$e$piri, 

A enXrer en action. Analyse : A tntrer dans (y) 
action (da combat.) 



Vivoni en bom ehre'tien$» Analyse . Vivone em 

(monlire de) bon$ Chretiens, autrement dlre^ vhon« 
comme dolvent Tine de bona chr^ens. 

Ceux<i aoaient fui en ddeesp^it. Analyse t 
CSnfx-ei ataient /lii en (hommes) dheeperie. 

En actione et en dialogues. Analyse s JTn (une 
suite d*) actions et en (une suite de) dialogues. 



EXERCICE PBRASEOLOGiQVE. 



SIROULIEB. 


PLUB'BL. . 


SINGULIFB 


PLUBIEU 


EarA 


Earo'M 


EauaL 


EaMU. 


En raMmf. 


Ea «ancinik 


Enprinrip.. 




Em booqwu 


En bou^acti. 


Bop«|u«L 


Eapaqiwu. 




■a baomiM bonnMcf. 


Bn4toardi. 


Eaitoard-... 


InoSewc 


Ea oScicrf . 


Ea anuioDc. 




Fa prtivccMc 


BaprinecMca 


Fa twiom. 


Fai«ia« 


Fa ouia. 


BamaiM. 


En fcmm«. 


Ea hmaM*. 


Bn MMficr. 


EaeiyOtfi. 




Easantagat 


Bamniu. 


EaeiUUit. 


BapMce. 


EapMccii 


En Hear. 


Eaflcvn. 


Faaierra. 
EuWma. 
EnaaUfiL 


Bapicma. 
EakioaML 
EaMMMk 


EoSiMnnimL. 


L-STZ-a^. 


En cnbt.i. 


■acafrata 


Ea iTMf « 





>' n« i oa N*^ LXIX. C8^iwf« 



COXSICEATIONS FAITB8 PAR L*U8AGE. 



l"* SBBIB. — 5IB6UL1BB. 

On s'assemble en tumulte, en tumulte on dddde. 

(VOLTAIBB.) 

Ce que le fer attelnt tombe rtdult en poudre^ 
Et Chacon des partis eombat btcg la foodre. 

(Id.) 

Vonsleor, o& coims-TOus? c*est yous mcttre en danger* 

(Racihe.) 

II y eat k peine de la resistance ; en an moment 
rarm^ frimcalse fat mise en ddsordre , enfonc^ et 
dtepmfo. (Arqubtil.) 

Vols-ta ; ]• ne vcux pas itre an Jugc en peiniure. 

(Racwe.) 



U signe an bon eontrat 4crit en bonne fbrme. 



(Id.) 



2* siaiB. — rLoaiBL. 

Maitres de tout le camp , flers de TaYoir GonquI» , 
les Troyens latent en eris forcen^ de tilomphe. 

(BlTAClBB.) 

LA , le flroid Hollandala deyient Imp^taeax ; 
II ddchire en moreeaux deux frires yertueox. 

(VoltaIbbO 

L'attaquer , le mettre en quartiers^ 
Sire loup l*eilt fait volontiers. 

(I^ FoiiTAinx.) 

Le superbe animal , agit6 de lourmeotJi ,- 
Exhale sa doulenr en longs mtiyfeeemenff • 

(BOILBAC.) 

La Normandle , comme voos saves, est nne 1c n« 
fcrUle en jpommee. (Reoaakb.) 

Elle Toit dls&iper sa Jeunesse en regrets , 
Hon amour en ftim^.et son blen en procte. 



J 



(150) 



fin pM^ , flo Tertoft , not pioM 

Ont oonitt:v6 moi nom >le pas. (oi iooT .) 

A Ummde tniTaUter pour augmenter notre boo- 
heur , nous le changeooB en mitere, 

(J.^. ROUSMAD.) 

U nature IUlleiii6plte, la. forluoo Ic met en 
enivre. (Labocbbfoocauld.) 



Lea pyramides de I'figypte s'en tont en poudre, ct 
Jes graminta da temps des Pharaons subslstent en- 
core. (BiaNAiDiN Di St-Phiii.) 

Pniflqne nous aommes en butte h des maux Indvl- 
tables , la aagesse est Tart dc troorer des compensa- 
tions. (Levis.) 

Les louanges qu*on donne aux gens en place 
doiyent pcu flatter leur amour-propre. 

(Vaoyeiiabgcbs.) 

Plus on sdmc en dfyirt, moins on recuelUe en 
himheur, (Sanial-Dubay.) 

C'esl unc adrcsse en amitie que de troroper qael- 
quefois son ami pour lul rendro un service. 

(OSIMTIIBN.) 



Le eld dods prdserre de resclayage en guiiret et 
on uniforme et de la fiUalitd dlsciplindel 

(CflATIAUBaiAHB.) 

£n flatteun caressds eot nnfyers abonde. 

(COLLI!! o'IUbLITILLL 

Lea plus grandes Ames sont ocUea qui a'arraagent 
le mleux dans la sltnatloir prints ^ etqnl d^penaent 
letHoins trnpfjen pooei'avtnk. 

(FoinsRiuji.) 

Bicn des gens dpnlsent leur fonds phUosophique an 
canseiU pour Icurs amis et en demenrent i»poiinros 
pour cnx-m6mcs. (Labochkfoucaulo.) 

Que ramonr-propre abonde en mauvaises difMu, 
Quand 11 fant rdparor les ftiQtes qu'on a fliites. 

(La CnADSsis.) 

Xjbl pins grande partle des esptoes d'anlmaox eat 
moins abondante an individue quo les espteas de 
plantea. (BvrrM.) 

C'est alnsl que Tamonr , trop fertile en excum , 
Arcuglc par son charme, et sMuit par ses rosea ; 
M^me en nous dgarant 11 feint de nous guider, 
De ses pl^es flatteurs songes k tous garder. 

(LQHGaniaii.; 



Bcaucoup de noms en alliance avec la pr6posilion en restent constammenc ao sin- 
gulier; do ce nombre sonl les mots tumuiu, danger, MsordrCf etc. L'usage les fera 
connaUre. II est d'autres subslantifs qui, joints h la m^me proposition, se troinpent 
toujours au pluriel; tcls sont les mots en italiquc dans la seconde colonne. De plus, 
nous fcrons remarquer que les substantifs, complOmcnU^ de la proposition en, doi- 
vent) sans exception, prendre le pluriel avec les verbes se rSpandre, iclater, se con* 
sumer, et les adjectifs abondanl, fertile, cMbre^ ficondy etc., parce que ces verbes et 
ces adjectifs rOveillent par cux-m^mesdes id6es collectives ou de plurality. II y a done 
une faute dans ces vers dc Regnard : 

C'est on nom d*une nouveDe esptee 
Qui part de mon esprit fdcond en ganKKaaia. 

II fallaiiun a & gentUltsse; maisla rime Ta emport^sur la ftyoloie. Cot exemplene 
doit pas 6tre strivi, mfimeen poOsie. 

EXERCICE PnRASMOLOOIQVE. 



SUIOVLIXB. 



Bin m —ikf 
XtN Ml ■rr»irc. 



Parlvr •• ptolac aM«aibUc. 
Alkr CO pMil*. 
Xtmk CO fHwra. 
Enteal to ■MiltoL 



■Oflll 



PLOKIBL. 
£m •• ••Bllcrt. 

AfWN M fclMCMM. 

F«i4i« Ml Jmhnu 
Alr« ricbc an proavNct. 
8« niiar*^ hUM ifpcniei. 
Ectator Ml rtfntktu. 
a^poiwr cu ctforti 
Fc»lil« Ml imigvfl. 
f-tm CB cbeveua. 
Sttrito «« id4M. 



fimVLIBlL 



Eira Ml •■!••«. 

Vivf* •» M^raucc. 
Temb«r mi deride nc«. 
Etrt Ml druil. 
Eir* Ml MMrtt. 
Alter en eouric 
Etrt «» crainta. 



A rir.fr n bttaiHa. 



Sira aa batlca. 



Etr«««laffnak 
S'itMidra an patolct. 
Se perdra an raiannnavMol 
Abander an inlnrra. 
SaorffiaMdra en iittirlfecai. 
Ne |Mi lanr en vie;;**. 
Farand ttttmktmtmw mt t 
Paj»r en mautait |Wf »■ 
Alondaot en Urfrvaa. 



l«l ) 



"" » >tcaog N' LXX. 

OBSBRVATION PARTICUUERB SU& LE8 MOTS CWdres, eOtieUl^ OtC. 



Ueux, tdnts de eebeavrsang qne Ton Tlent derdpandre, 
Man que J'al leler^s, palais, tombez en eendre. 

(VOLTAIBI.) 

Ainsi qne PremMl^, mon grand p^ro , Hs se pcr- 
piStoerant aani avoir Jamais chei cox de femmcs eo 
eovcAe. (Piaoa.} 

Le polsson-ToIant est fort commnn entre les denx 
troplques ; il est de la grossenr d'un hareng , il yole en 
troupe et d'un seiil Jet aassi loin qa*unc perdrix. 
(BnuiAEoiH DB Sr-J^mRx.) 

Votre conqudte est Juste ; fl la faut entreprendre , 
BriUez Ic Capltole et mettez Rome en eendre. 

(Racihk.) 

Nons sonmies , sll est permis de Ic dire , au pre- 
mier rang des animanx qni viTenl en troupe , comme 
les abeilles, lea fourmto, lea oles, les poules, les 
moQtons , etc. ( Voltaiis.) 

La Tllla du cardinal d*Est tombe en mine comme 
celle du minlstn d'Auguste : C'eit Vhlstotre de Unites 
les choses et de tova les hoaunes. 

(Gbatxaubiiard.) 

AitIt^s ao bonl da flemre , doqs passAincs k gnd 
les eanx lUnpides^ an travers de grands roseanx , de 
beaux lauriers roses en pleine fleur. {Id,) 

Lorsqne lea bids stnt en fkiir, f^mi don qa'ils 
•am ravdtiiB de tonto la magnificence. 

(Biaif AauH Bi Sr*Pixaai.) 
fell CCS arbres en flmgr de leor dme aglt^ 
^mmr snr les slllons une pluie argents 

(St^Laubibt.) 
Et dtfjl nom fealons sm* le bord oppose 
Oa'vallQo d'heibe en ftmtr par T^come airosd. 
(Lamartihb.) 

Sous on maronnler en fleur, Je me repose sous let 
... . ^^ rAm^riqoe. 

(BiMAavfH a« Sv^ianw) 



f aiin. — rioaitt. 

ITentendec-vmis pas Hector aafancr toote iw ar* 
m^ , plebi dc la rage impaUente de rUolreles vais- 
scaux en eendres ? (BitaubAi*) 

On ne dolt Jamais placer des fleors^ nl anomeodear 
pr^ des femmea en ootieAea , nf prte^es fMlMes; et 
moins encore en lalaser dana la cbarabre I concber 
pendant la nult. (Encrciop. mod.} 

Les rfiinoo^ros ne se rassemUent pm en trrmpu^ 
ni ne marchent en nombre comme Im ^pfaanta ; lis 
sont pins solitaires , plus sauTages, et pcut^-^tre plus 
diffidlesftchasaeretlYalaera. (BorMw.) 

Trole est en eendre* , il est yral ; mais U vaodraN 
micux pour les Grecs qu'elle fdt encore dans toute sa 
gloire. (FiBXLoa.) 

L*homme est de tousles antananx cdai qui pent le 
molns ^Tre en troupeaux. 

(J.-J. AoosaKAv.) 

D'bnmensea rocfaes pendalent en nilnet an-dessiia 
domatdlfi. (id.) 



L*ean changte en aftfe se traosfonBO ensulto , jMr 
la m^atioo du soleO et de Talr, en fmUUe, ^ 
flmtm, e^fruiu, en torce et en bols. 

(Bbbbabdib di Sr-Piiaai.) 

La i%ne en fleure ailiaie au loin de doux par* 
fums. (J.-J. RoussxAO.) 

L'alomtte a ehant^ oioa r^veO ; mon rayaome. 
Sobs bo Jonr de printemi^ en ftiwn m'est apparu. 

(Lamabtisb.) 
Le raerie noir vaia en aiflaal Tcrs la oeclse pour 
ppte, et le taoreao, aemblable k on roeher» muglt 
dejoleetbllesonpaspesanti la tub de» pr^rlea er> 
(Bbbbabbui bb Sr-Pii 



fleurs. 



') 



On Toit qaeles anteurs se sont servis indiffiSremment da sfaignlier et du piuriel. 
Cependanty en prose, on ecril g^n^ralement ceiidre avec t. Quant au mot couche, quel- 
qwM gramnuiitieiis veulent quMI 86 mette toujours au pluriel. Nous p^^^^Bou^ qu*on 
peut faire ^galement usage du singulier, par la raison qu'on demand * 'f'*^ femtae 
nouvellement acoouchie si sa couche a iU bonne. L'Acad^mie est de oet ^vt^« 



1 



( 152 ) 



N" LXXI. 



NOMBKB OES 8UBSTANT1F8 APRfeS LBS PftEPOSlTIONS pOf , iOnt, WiO, pOUT, iUf, COntTB, KtC. 



r* SEllB. — SIKOULIU* 

1.68 grands hommeft ont par mommU des Mm tri- 
vlalefl. (Ahostmi.) 

Oh ! qui pourra jamais voir , sans itre attendri, 
Ce del qui [Mir degri se peinl d'un gris obscur t 

(MlCBAUD.) 

G*est tol qui le formas d^s scs plus Jeones ans : 
Son m^rite sans tache est un de tes presents. 

(BOILIAU.) 

11 n^est point de plaisir sans honneur et sans vtriu, 

(PaivdrO 



Je veui Tentrctenir un moment sans t^moin. 

(Racisib.) 

Chat avec cAim ne s'accorde pas. 

(Alf02irMK.} 

Le del salt qu*au roili^u des honneurs qu*il m*enYOie , 
Je n'attendais que tous pour timoin de ma Joie. 

(Racisk.) 

Autrefois mon cceur eut la faiUesse 

De rendre k Totre ills tendre$$e pour tendreue. 

(RiomAaA.) 

Lc sorder deyanl nous a Wt 
Prodigy sur prodige. (Piioii.) 

Nous ^tions epauU centre ipauU, pitd contre 
pi9d, tons les nerfs tendus et tes bras entrelaces 
eomme des serpenU, chacun s^effor^ant d'enlever de 
terre son ennemi. (FimLOR.) 

Le Jenne fakir qui volt le boot de son nes en fa'sant 
ses pri^res, s'^diauffe par dfgr^jusqu'A croire que , 
s'U charge de chaines piesant cinquante litres , i'Etre 
suprtoe lui aura beaucoup d'obligation. 

(Voltaire.) 

On commence par amusement; on continue par 
tTarlce ; et I*on Quit par paisUm. (Biui rs .} 

La dispute a la Yra&semblance poor prindpe dans 
les commencements , I'oplnUitrete dans ses progrds , 
ct I'emportcment ia tcrmlne. (Oxehstiern.) 

Sur sa propre innocence un mortel affermi 
A ia vertu pour juge ct ie del pour ami, 

(Ducis.) 

Heureux les pcuples chez lesquels on pent dtre bon 
lans effort et juste sans vertui 

(J.-i. Rousseau ] 



3* siaiB. — PLuaiiu 
Etje sens parmoiiMfiis sur mon Ame caimte 
Passer avec le ion one biise efflbaum6e. 

(LAMAETiai.) 

La nature est le tr6ne cxt^rieur do la nrngnlAcenoB 
divine : i'homme qui ia contemple , qui I'^tudie » s'^ 
Idve par d€gr4s au trdne int^eur de la toute-puis- 
sance. (Bums.) 

On prdff&re les agneanx blanes et sans tachss, anx 
agncaux nolrs ou tachcs ; la iaino biandie se vendaat 
mieux que la iaine noire on mdlde. (Borroa.) 

Queiquo jour un autre Hom&re 
Doit au fond d'une lie dtrang&re 
Mourir avcugle et sans honnewn, 

(De Foxtanes.) 
Ainsi done sans iimoins je ne lui puis parlor. 

(Racjxi.) 

Dans les soci^l^ anglalses on ne roit qu'Aommea 
avec hommes , femmes avce femmes, ^ 

(AXOKTMB.) 

Qooi l^cet Antiochns, disais-je, dont les soins 
Ont cu tout i*Orient et Rome poor temotfis..... 

(Racirb.) 

L'dyaagiie preseilt de no pas rendre injures pour 
injures. (Amciymb.) 

Mes amis , ou sol-disant tds , m*dcrlvaient Uitres 
sur lellres poor.m^exborter 4 venir roe mettre k iear 

t<ite. (J.^. ROOSSBAV.) 

Les voilA aux prises, pieds eontnpieds^ mains 
contre mains, les deux corps entrelac^ paralssant 
n*cn faire qu'un. (Fbjibloi.) 

On no monle k la fortune que par degr^; il n'en 
faut qu*un pour en descendre. (Stahisui.) 



Les hommes sans, passions , sans vertus et mm 
vices n*ont qu*un seul sentiment s ia vanity mal de- 
gais^. (ConooacKT.) 

Un homme qui n*aime que lui et son plaisir est oo 
Immme vain , avantageux , mtehant m^me par pHn^ 
f'^pes. (Vaovbnaegubs.) 

Les HoIIandats A qui 11 avait toujours import^ d*a- 
voir les Fran^ais pour amis, frtoissaient de les avoir 
Itour voisins. (Yoltaieb.) 

On 9>e. fait des illusions pour jouir, sans vertus, da 
calmc de la conscience. (Sr-LAMBBtT.) 



( 155.) 



Qu*eu(*a fail? c'eAt dU lUm eorUre (ton. 

(La Fomtauib.). 



a Ton eombatlalt de prts eomme aatrefoto , une 
m^lte do neaf heures de bataiUon conire baiaill<m , 
tteseadron eontre eseadron^ et d*hamme contre 
hamme , dtoiiiait des armdes entidm. 

(VOLTAIIB.) 

Fin eonfff /In neyaut rienponr doublure. 

(FaMB D*fi«LARTISI.) 



Titus , ajBOt prte Jdrasalem la deuiiimo aundc dn 
r^e de Vespasleo, 11 nc resta pas pierr* stir pierre 
da temple o£l J.*G* avalt fait tant de choscs glorleuscs. 

(COATIAUBBIAMO.} 



A-t-on TU quelquefois dans les plalnes dMfrique , 
D^chlrant h renvl leurpropre rcpubUque, 
UoiiB eonir$ lUmt, parmts eontre parmti 
ComlMittre foUement poor le cholx det tynuiaF 

(BOILIAV.) 

Notre histolre ne prtente que dee dfliats de moims 
conire moines, deddcrmrt conire doeteurs^ de grandi 
eonire grandi, de fio6l«i jonfre vilaUu, 

(YOLTAiai.} 

Jaminiiiu conire MoHinietes, gens dn parlement 
contre gens d*d|(li8e , gens de lettres eontre gens de 
Icttres, eourtieant conire eowiieam, fnaneiere eon* 
ire le peuple, femmee conire marU, parents conire 
parents^ e'cst nne guerre dtemelle. 

rVOLTAlBB.) 

Boh^mond , qui dtait en Sidle, enroyait eowriers 
9ur courriers k Godefiroy poor Tenipdcher de s*accor- 
der aroc TEurope. (VoLTAiaB.) 



Nous nous abstiendrons de donner Tanalyse de ces phrases ; car si Ton a bien com- 
pns jusq.u*ici et le principe fondam^^ntal que nous avons pos^, et les consequences qui 
en oni €i6 d^duiteSy on concevra facilement la raison pour laqualle^ dans les exem- 
ples ci-dessus, les mots en ilalique sont au singulier ou au pluriel. Pour peu qu*ony 
fasse attention y on verra que^ dans les premiers, il y a une id^e dominante d'unit6; 
eiy dans las seconds, une id^e collective ou de plurality. En effet, quand on dit par 
moment, i^^r degri, par mlervalle, par traupey etc., ces mots s'^crirentau singulier , 
parce que c'est conime s*il y a\ait un certain moment, chaque moment, ehaquemtervailey 
chaque degri, chaque troupe, etc.; tandis qu*en metlant ces m^mes mois au pluriel , 
Tesprit embrasse plusieurs objets a la fois. Quoique les ^rivains cmploient indistinc- 
tement Jes deux nombres, ce qui est legitime, par Tobservation que nous venons dc 
faire, n^anmoms Tusage est de so servir du pluriel dans ces sortes de cas, surtoui 
en prose. 

BXBRCICB PHRASEOlOGiQUE. 



Par iDtcrfall*. 

Pir^cgri 

Par c* 

Par « 

Par ccBlaiaa. 

Par IniMiab 

Par raiif Ac. 



Saiu prtlrito 
Sail* iumi^ra. 



> awe km 



Enfimi atae •tttmL 
Garfao avw fpirfon 
Avara •««« avar«. 
Laup aaac agnc«a. 



Par isiarvaBaik 
Far diMiuitaiaa 



Pacr ca^cai 
laiun p««r infvr* 
Piica pottr piaaa. 
Criti^ar pant rriUqua 



Mouugna nu maotagna 
BaUiw wr taltna. 



Lnrtwr fi«r« 



far caDlamc«> 
Par I 
Par r 



Saos prilestaa. 
Saaa luaaiirta. 
Satu ciiraiiU. 
Sana tcrtua. 



EbCmU avcc anfaoU 
Gar^ eos aree gar^oM. 
Afarea avaa avaraa. 
Lovpt avac afnaaoi. 

Pour rceompatiiei. 
Pour radcaux 
Injurrs paur injurat. 
Piicaa pour piiraa. 
Critiquca pour eriU^aai 



Ifontagnaa Mir mooUfM*. 
SoUitea inr fotl'iMa. 
llaapbimca rar Maapbhnai^ 
U«re»>ur Kviaiw 



Par flBoacnl. 
hr loalaoL 
Par wiitoic. 
Par vinglaiiia. 
Fir miUicr. 
Par Iroupa. 
Par liTrauon 
Sans ciempla. 
Sana cauM. 
Sant laknl 
S«n* idac 
San* eObrt 



re fciMa 
ritta avcc SUa. 
T omp avcc loop. 
Pauvrc avac pau*ia 
Faikla area puiacanL 



Trait uour iraii. 
C««mar ponr ceurricr 

Laura «ar 1eltr«. 
Tiatofiw cur victoi;« 
Erravi mr crrcar. 
Birilaga Mr Mritago. 
Haiii *ur main. 



PteMOMtsIa 
Par insUnti. 
Nr Mil^BMa. 



Pfer milU 
V*T froupct. 
fmr liTranmia. 
Sans cicmplc* 



San* talaotl. 
SaiM kites 
Sans cBorU. 
»auB pcinaa 

Fcmnaaa avau Cmumics 
JPillaa avcc Bliea. 
Taups avac laupi 
PioTrcs avcc panvrcs. 
Paibica VIM puiManls. 

Pour pritantai 

Pour dots. 

Bens moU pour boas mot*- 

TraiU pour Iraita 

ITourriars pour courTfcra. 

r.cUrei sur lattm. 



Krrcurs wr • 
HAHlafca iur litritaff^ 
MaiM iur t— •— 



90 



(tM) 



BOMMH CttDtr* I 

]|«iiard oMitrc ranard. 
EsBMii reirtr* ewi n w i . 



Mirafca 



iMiardi cMiU* raaardi. 
B— w h ■ w ww — ■■111. 



Fib 



ffkuph 



Rtfis eoDtrc p««p!M. 



Boi Molr« rot. 



Roia cMilr* rail. 
PlgmiM <orttt 



r LXXII. 

DU MOMBBB DBS 8UBBTANTIFB COIIPIJUIENT8 DB TBBBBS , BT NON D^TBBMIRiS. 



t^siBii. — siTfcin.ni. 

fie |eo est nn goalIt« qui n'a nl fond ni rivage. 

(Tbohas.) 

Cette nombrease Jeuncsae , qui ^tait n^ hora da 
marlage , ne connalssant nl fire nl merej, v^cat ayec 
line licence sans bornes. (Fkrklom.) 

Dans eette He il n'y a nl port, nl eommeree, nl Aot- 
pilalU4,j nl hommo qui y aborde volontairemenU 

[id.) 

Et Je sacrlflerals ft dc si pnlssants noeuds 
Amis, famine, pamnta , et mob-radmeayee em. 

(JfOLlKlB.) 

Quel eat le plus malheiHCux de tous les hommes? 
Chacun dlsalt cc qui lul Tcnait k resprit. L'un diBait : 
c'eet un homme qui oTa nl biens , nl sanU, ni hon-- 
Mttf, ete. (Fkhbuui.) 

Un ancien dlsalt autrefois que les femmes n'etalcnt 
Dtos que pour le repos et pour la retraite ; que toute 
iBor Teilu eonsistait k €ke Inoonmes , sana a'atttter 
ni blAme nl touaf^ge^ (FbscHiu.) 

n .'appeUe son fr^re, et Talme dans son Ame 
Gent fois plus qu*ll ne fait mire, flU, fiUe et femme, 

(MoLisai.) 

Le lait toml)e ; adieu veau, vache, eoehon, eouvie, 

(La FoRTAniB.) 

Quand tn ne m'as farias^ p^e , mere, nl ft^e, 
Que J'en lasse ton Qla l^itime b^rUier. 

(CoiSXILU.) 

••. Le fougueax prdat qoe ee songe dpouyante, 
Qoerelle en so lenmt et laquais et servante. 

(BOILIAO.) 

Je saais sang et earn pour Yoir si du Japon 
II fiendralt k bon port an fait de son chapon. 

^ACIM.) 

Je n*ai Jamai* th- 4e paysans, nl homime, nl femmt, 
nl arrant, ay^ir pear des araigndcs. 

(J.-J. RoasssAU.) 
Le corsalre Abdalla tout enldye et tout pnie; 
On enchaine k la tola para, enfant, femme, jlUe, 

(YOLTAiai*) 

SeerAaire, greffler,proeureur ni scigent 
N'pnt Jamais pu, dit-on^ tenir oontrc l*argent. 

(Caiipistmhk) 
II n'y a ni vertu at wrai courage, ni gloire soUde 
sans l*hunuMitt4. (Fnabon.) 



}•* siaix. — PLuaiiL. 

On n'a trouy^ en Am^rique ni paniMree, nl lao- 
pards , ni gu^parde, ni oneee, id aerMria. 

(BuritNi.) 

On n'a trouy^ ni ehevaux , nl 4ae9., ni «06r«ff ni 
mulets dans le Nouveau-Monde. (/<i.) ' 

n n'existait en Am^riqne dI knMe , bI cAivrw , ni 
gaseiUs, ni ehewntint. (/^ 

Etmon homme d'ayoir chiene, ehewmx etcarroffM. 

(La FoTAiBX.) 

L'homme y^Htablement sage est celuiqni, ytvant 
dans une humble et paisible obscmltd, ne rechercbenl 
fartune, ni dignites, ni ho§mewrs, 

(Ajiohthb.) 

Lea enfants des sauyages n'ont vi caprieei ni hn> 
meur, parce qu'lls ne d^irent qne ce qu'ils sayent 
pooyoir obtemr. (€■ jmuuaaiABB.) 

Yous le haissei tous , et Je yois aij^ourd'hoi 
Femme, enfants et valets ddchahuSs contre lot. 

(MBuxai.) 

A present le Jeu n'est que fureur : 

On Jone argent, bijoux, maisons, contrats, tioaneur. 

(Rbcraed.) 

J'aurai pu Jusqulcl brouiller tous les chapttres , 
Diviser corMUrs , earmes et eelestins, 

fBotUAU.) 

EIIc surmonta tout, je^nes, priires, armes, 
Et touma tous mes yoeui du cdt^ de yos charmes. 

(HouaiE.) 

Qui ne fait ehdieaux en EspagneP 

(La Fohtaub.) 

Lee ayares aont eemme les mloef d'ior qui ne pro> 
duisent ni fleun ni feuiUages, (Voltaieb.) 

Qu'une fols les tcmmes redeylennent meres, bieo-> 
tdt les hommes redeyiendront pires ct maris. 

(J.-J. RousaBAu.) 

La nature ne iisit nl prfffieai ni rieAes nl pronda aa<- 
gneurs. (id.) 

L'enitenee eat one dlyfaiM^ qoln'B ai imnplUt nl 
autels quo dans nos ccears. (Finujom.) 



( 455 ) 

La douleara peu de prise tur qulconque, ayaot I 11 esl des diagiios qd n*ont nl pMntss n\ lannM. 
pea r^fl^i, n'a nl souvenir ni pr4coi/anc9, I (M*« Goiriii.] 

Lorsque plusicurs subslaniiis, compldmenls de verbes, ne sont accompagn^s d*au- 
cun d^tcrminatify les uns se mel^eivt aif-singuliePy les autres au pluriel, ei wee vend, 
C*est ce que les exemplcs qui pr^c^dent tendent h d^montrer. Nous n'en donnerons pas 
Fanalyse, parce qu*ll suffic du simple bon senrs pour comprendre que les substantifsy 
dans la premiere eolonne, ne se trouvent au singulier que parce que les auteurs na 
voulaicnt designer qu*une seule chose, ^'une seule personne; au lieu qu'ils les oni 
mis au pluriel dans la seconde, par la raison qu'ils avaient en vue plusieurs objets, 
pluusieurs individus (i). 

EXERCICE PHRASiOLOGlQVE. 

NT ckal BleKltifc Nl Uvrm di taMeaui. Ni bicn oi omImo. Ni «^Mn ■! 4»mmt\%m%, 

Ni Romaic , oi hmmm, Ni bomoMS ni fitmiaaa. N« parlar qua jao. N« pariar f aa bij«u« 

nffVvOiAr*. fr^raaiMRir. Fr4raa«tMMn. 0»ck at lanta. ^ > 



C'<rpa al ame Com al biani. Ni roi ai priaea. Ni a^ttraU tii m|ai. 

Ni •eipiMur ni rentier* Ni Mlat ni gma. Ni (agemaoi ni raiMNi. Ni ncutei ai tonoet raiMoa 

Ni bieii oi bmL Ni dtgniUa dI ricba«ai. Ni Ulaal ni fartu. Ou« (i^buU at qu« vicas. 

Soir at laalin. Qua in«iilagBaa, qoa callioai. Jeur at aait. Qua plaiMn, qua t p iaf el afc 

Pv!«r pviBtura. mrlar protarbaa. PariarmnqMi KrMraihiraa. 

Ici s*arr6te ce que nousavions k dire sur le nombre. Nous aurions bien a en parler eo* 
core avec tout , ieur , quelque, run et I'autre , le premier et le dernier; mais nous croyons 
devoir renvoyer pour cela aux chapitres qui traiteront de ces difT^rents mots. 

(t) Les dcrlfains mettent au BlngQllcr oa an pluriel IndKffireimmat le mot grdee : Baltoar^ dfllfrt de e» 
moostre, leodli ffr4ee$ am dlenx iwr d'ionenibrables sacrifloee* ^imwum.) 

Ea rendre grdee h ta tendfosse , 

C'est assurer i na M»lesse 

Un noayeau droit A tes lecoum. fKhawu) 

CependaBf, ea pcoee, le j^nriel est s^nfolsiiieDt plus usiU. 



( 150) 

CHAPITRE IL 

DE L'AHTICLE. 
N* LXXIII. 

KATUBB ET J>EFINITION DB L'aHTICLB. 



|»* 8KRII. — SINS CKMBIAL. 

L'homme ui mortel. (Academib.) 

Tm femme dAl prendre soln da mdnage. 

(Haumoxt.) 

U monde h nos regards ddroale scs merreilles. 

(Dblillb.) 

U soleil dcmeure constamment & la mdme place. 

(Berquin.) 

iJi cerise rougit aax ramcaux saspcndue. 

(MicuAue.) 

Vnrhre est de nog jardlns le plus bcl omemcnt. 

(Dblillb.) 

U$ bienfaili peuvent tout sar one Ante bicn nde. 

f^GLTAIlB.) 

3** 5if IB. — SBSS PAiTicuLiBR (ellfplique). 
L$ Toi soumlt sa conronne au salnt-sldge. 

(YOLTAIKB.) 

Stanislas haaarda, pour ahdiquer le pouvoir, plus 
qu'il n*avail fait pour 8*cn cmparcr. {Id.) 



2»* SERIB. ^SBflS PABTICaUKR (iOlU eUifiU^ 

La Justice divine a toojours son r^vell. 

(do Tbbmblat.) 
La puissance de Dieu n*a pas besoln dc celle de 
hommes. (Massillom.) 

La douleur gu< $e tail n*en est que plus funestc. 

(IlACIjIB.) 

L'autoriti qu'on me'prise est bientot brav^c. 

(Seccr.) 
Les Jours donnfy aux Dieux nc sont Jamais perdufi. 

(La Fo2«tairb.] 

Le plalsir dont on e$t auuri de $e repeniir , ne 
pent etre tranquille. 

(BI*" DB LA VaLLIERB.) 

Dans U slide oit noua fommes , 11 Taut fulr dans 
les bols. (Rbgnaeo.) 

8"« aim. — sbhs pabticulibb {elltpUque). 

Le berger volt dormlr la rlvlirc Indolente. 

(La FOMTAIIIB.) 

Vhomme arrive au Mogol. On lul dit qu*an Japon 

U fortune pour lors distribuait scs grAces. 

11 y courU {id.) 



L'articlc, s*il nous est pcrmis de le dire, pr^c^de un .lutre mot, comme le licteur 
precedait le consul , comme signe de sa dignit6 et de son importance. 

Sa proprictc uniqtie est de determiner le nom; mais il ne produit pas seul cet efTei , 
il lui/aut le concours d*tme autre expression qui compl6te la determination qu'il nc 
. fait qu'annoncer. 

Ainsi, dans les exemples dela preiTii^re serie, Tarticie determine Ics mots ftomtu, 
femme, monde, soleil , etc., avcc le concours de la d^iinition m^me de ces mots. 

Dans les exemples de la soconde s^rie, au contraire, Tarticle di^lermine les mots 
justice^ puissance, douleur, auioriU , jours , plaisirs, Steele, avec 1«^ concoure du mot on 
des mois imprimj6s a dessein en italique. 

II y a done deux series de determinations. Les unes, pariiculi^srcs, ne sont que des 
Jetcrminations accidentelics ou d^pendantcsde lolle ou telle circonstancc, les autres, 
generales, r^sulient de rcnscniblc des id^es qui cxpi iment des propridi^ essentidles 



Ci57 ) 

disliiiguam une esp^ce ouun indlvidu d*un autre; propri£te incommunicable k toule 
autre esp^ce, k tout autre individu. 

Dans la premldre s<^rie des exemples cit^s, es determinations sont sous-en tendues, 
parce que, n*etant que la deiinition mSme de T^tre design^ par le nom, elles se pr6* 
sentent d*clles-m£mes, plus ou moins imparfaitement, k notre esprit avcc I'id^ de 
I'etre ou de la chose dont il est question. 

Dans la seconde s^rie, au contraire, les determinations sont ou doivcnt 6tre expri- 
mdeSy parce qu*elles concourenl avec Tarticlc a determiner le nomde telle ou telle 
mani^re accidentelle. 

Quant aux exemples de la troisi6me s6rie, lis nous apprennent que Texpression au 
moyen de laquelle Tarticle determine le nom pent £tre sous-entcndue, toutes les fois 
que Tesprit^ a Taide des anlec^dentSy pent aisement suppleer cette ellipse comman- 
dee souvent par Telegance, par Tusage ou par d*autres motifs. 11 est facile, en efiet, de 
comprendre que les exemples cites sont un abreg6 des suivants : 

i. Stanislas hasarda, pour abdiquer /« pouvoir ( fu't/ avoif), etc. 

2. Le roi (qm rignait alors) soumit sa couronne, etc. 

3. L*liomme ( dont it etl question ) arrive au Japon, etc. 

. Cetie partiedu discours est peut-6tre la plus importante, eu 6gard a son usage fre- 
quent et continuel, et sa quality d'etre particuli6re k certaines langues. 

Ges deux raisons dOivent nous fairc consid^rer Yarticie commedevant surtout carac- 
leriser le genie de notre langue, et comme la source , ou de ses plus grands a vantages 
sur les langues qui soni privies de ce secours, ou de ses defauts les plus sensibles; 
aussi est-cc par 1^ que ses d^tracteurs veulent prouver sa pr^tendue lenteur> son de- 
faut de concision et de force, et que ses partisans prouvenl sa nettcte, sa precision, sa 
clarte. D*apres cette premiere observation, on conceit que les grammairiens ont dQ 
faire do V article un des principaux objets de leur 6tude et de leurs discussions; aussi 
^ est-ce le point qu'ils ont ie plus embrouill^, et sur lequel lis sont le moins d'accord. 

Le mot article vient du latin articulusj diminutif d'arluSy qui veut dire membre. Par Ic 
moi article, pris dans le sens propre, on entend les jointures des os dans le corps des 
animauxy unics de difTerentes mani6res; et, par extension, on a donne ce nom k la 
partie du discours dont la fonction est de modifier lesubstanlifcommun en etcndant, 
en determinant ou en resireignant sa signification. 

Noire langue abeaucoup emprunt^ au latin; il y a liea de penser que nous avons 
forme notre le et notre la du pronom ille, ilia, iilud. De la derni4re syllabe du mot mas- 
culin iile, nous avons fait le, et de la derni6re du mot feminin ilia, nous avons fait la; 
c*est ainsi que de la premi6re syllabe de cet adjectif, nous avons pareillement fait noire 
pronom//, dont nous faisons usage avec les vcrbes, comme du Kmtmnilia, nous avons 
fail ellc. 

La plupart des anciens grammairiens ne regardaient Yartiele que comme un mot 
destine a faire connaitre le nombre et le genre des noms qu'il accompagne. 

Mais si tous cos auteurs 8*accordent si peu sur le principe general, sur la definition 
de Yarticie, on peut croire qu*ils ne se rapprochent pas plus dans les details. Port-Royal, 
Restaut, le pire Buffier k la suite de La Toucbe, nous ont donne plusieurs esp&ces 
Particles. Restaut en comptcjusqu'^ cinq : Ic defini, le, tap lei; Tindefini, de, d; le 



(158) 

partitif d^fini, du, de la, de C, des; lepartilifind^Gniy de; et enfin Varitcle, un. une. 
D'autres ont rejet^ toutes ces divisions fausses. Girard a eu 1e cournge de ies arttaquer 
le premier 9 et la gloire de Tavoir fait avec tout le succ^s possible. Duclos, Fronumt et 
Dumarsais sesont ranges de son c6t6; mais ce dernier n'a retir6 Vardele de la foale des 
propositions avec lesquelles on Tavait confondu, que pour le confondre lui-fit^me avec 
d'autres mols qu'il appelle priposidfsy et qui sont : tout, chaque, nnl, aueuny quelque^ 
certain^ un, ce, cet, motiy etc. , deux, trois, etc. 

Nous regrettons que le Dicdonnaire de rAcadSmie ne d^nisse pas Vurtich. Esl-ceen 
effet le dOfinir de dire que c*est celte des parties du (Hscours qniprieMe orimturemmit Ie$ 
substantifs? 

V article a de grands avantages dans Ies langnes oti i1 est en usage, fl^nr d<mne plus 
de douceur^ de d61icalesse et de precision dans I'expression , cequi compenee bien ce 
qu'il leur Ote en energie. La langue iatine a une duret6 qu*on ne troaveni dans (a* langae 
grecque, ni dans la langue italienne, ni dans la langue franQaise. D'ailleurs, ce qu*eHe 
ne rend que d'une seule mani6re pent 6tre rendu de plusieurs fa^ons par le mo3ren oe 
V article, G'est ce que Dumarsais a dOmontre d*une manidre victor ieuse, en faisaot voir 
que, sans Yarticle, il n'est pas toujours facile de dOvelopper Ies differentcs vues de 
Tesprity et que ce n'est que par son moyen qu'on peul exprimer bien des nuances d'i- 
d^; d'od il conclut en empruntant Ies expressions de rabb6 ROgnier, «r qu*n est cer- 
» lain que VarAole^ mis ou supprime devant le nova^ fait une si grande difference de 
» sens, qu'on ne pent douler que Ics laogues qui admettent Varticle n'aient un grand 
» avantage mir la langue Iatine pour exprimer clairement et nettement certains rap- 
» ports ott eertaines vues de resprit, que. \\artiQU^eM\ peutdlsiinguer , sans que le Lec- 
» teur soit ezpesO a se m^rendre. » 

On doit done constd^rer Varticle comme un caraci5re propreet distinctif des langues 
dans lesquelles il est en usage; il y forme une^lasse demots k pari. II y a scs fonciions 
et ses regies. 

Tous lessubetantifSy eiaceptO Ies noms propres, dit Cstarac, sont des nomsde clas- 
ses » de genres ou d'esp^ces. Pour pouvoir approprier le nom d'une classe a un genre 
inf^rieuTy ou celui d*un genre k une esp6ce pariiculi^rey ou enfin celui d'une espc^cc 
particuLidre k un individu, on a besoin de i'accompagner de quelques modlGcaiirs qui 
dOtermineiit ce nom conmiua a u'exprimer que precisOment ce que Ton a en vuo. Les 
articles sont au nombre des modificatifs ndcessaires pour produire cet effet; mais ils uc 
sufiBsent pas tout seuls. Dans la proposition : l*homme est maricl y I'homme ( pour U 
hamme) dteigne I'esp^ce; G'est une proposition universelle. Dans celle-ci : lliomme est 
noir, rhomme nedOsigBe que les iadi vtdus de Tesp^co qui kabilent une partle des cdtes 
occidentales de TAfriqiie; c'est une esp^e comprise dans la pree^dentCy inferieure a 
la prteOdente, et la profK>SJ<Lian ost^nepr0fx><i/iou pariioulUre. Eaxiin dans celte autre : 
Fhomme quej'ai vu ce matin, I'liomme indique un individu ; c'est une proposition indivi- 
duelle. Dans ces trois propositions, Varticle est Ic mSme (le), le substanlif, le sujel est 
aussi le m^me (homme) : done, si la premiere est universelle et convient a louie Tes* 
p^ce; la seconde, particuliere et applicable seulement a une pariie de cette cspcce; 
et la troisidme, singuliOre etpropre a un seul individu, ce n'est pas par rinflucnccdc 
Varticle et des autres modHicatifs de la phrase. Varticle so borne done a marquer k 
mouvement de Tesprit vers tel objet, el a fixer fatten tion des antres snr «et objer. II 
marque Timportance du mot qui va le suivre. 



(159) 

Aussi n'y a-t-il que les substantifs, c'est-li-dire les seuls mots qui puissent ^tre so- 
jets d'une proposition, qui soient g^n^ralement pr6c^d6s de TarUcle; at si les yerbcs 
et les adjectifs prennent Vardcle, par cela seul ils changent de nature et deviennent 
de vrais substantifs. Uavare se refute le boire et le manger. Voilk un adjectif et deux 
▼erbes devenus subslantifSy et qui sont pr6c6d6s de VarticLe, 

On peut se convaincre facilement que cetle observation s'applique \ tous les adjecfib 
ou participes devenus substantifs par ellipse : le beau, le ban, le vrai, le plaisant, etc. 
On ditaussiy en termes de peinture, lefaire, et voil^ un autre infinltif devenu subs- 
tantif par i'apposilion de Varticle. 

Les noms propres, n*6tant ni des noms de classe, nt des noms d*esp^cey mais des 
noms Individuels, n'ont besoin ni de Yartkley ni de la phrase dt^terminative, pour 
6tre appropri^ a Tindividu auquel ils appartiennent chacun respectivement ; ils le dd- 
signent exclusivement, ils lui sont propret, et ne peuvent pas convenir a d'autres; 
aussi I'usage constant est-il de ne pas mettre ^'article devant un nom propre. 

Si Ton dit quelquefois la Dagazon, la Samval, etc., il y a ellipse, el c'est commesi 
Ton disait : tactrice, ou- la comidienne Dugazon, etc.; et si nous disons : le Ta$$e, 
rAnoste, le Dante, le Correge, etc. , nous sous-entendons/io^tooa peinire. Ces locutions 
sont imit^es des Italiens. 

D'autres fois nous exprimons une quality 6minente, dans laquelle un individua 
excell^y par le nom propre de cet indivldu; alors ce nom propre devient figur^meni 
nom d'esp^ce; et, lorsqu*on veut Tappliquer h. d*aulres individus, on est forc^ de le 
faire pr^c^der de Varticle, et d'y ajouter la phrase determinative. Ainsi nous disons : 
Wasldngton a iti le Fabms-Cunctator de son pays; Fabms-Cunctator slgnltlG lei cette es- 
pece particuli^re de capitaines, qui, par leur prudence, par leur sage lenteur, et 
malgr6 rinf6riorit6 de leurs forces , ont su roister h un ennemi victorieux et puissant. 
Washington a €i€ ce capitaine-lk pour son pays; il a ^16 le Ftibius-Cunctator de son 
pa^s. Mirabeau a iti le Dimosthhie de la France; le Dimosthine, c'est-^-dlre, torateur U 
plus vihiment et le plus eloquent. Buffon est le PUne franqais, etc. 

y^\ lo chei on erateor de Mies » 
Qn*i]n second Rodiliard, V Alexandre des chats, 
VAttila , le fl^u des rats , 
Rendait ces dernien inis^rables* (La FoxTAtiti.) 

Dans ces exempLes, et dans tous les avtres semblables. les noms propves me sont 
plus nomspropres, ils sont noms d'esp^ifie; et voil4 pourquoi Varticle pr6cMe, et que 
la phrase determinative vient apr^ : le Fabms-Cunctator de son pays; le Demosthine de 
la France; I' Alexandre des chats; I'AMUadeis rats. Ainsi ces esoepiioas confiraieoi la 
r^le, lain de la detruire* 

La laogwe fran^ifeise, dit an grammairien , n'avail point ^arMe dans sen origine. 
Ce ne Cut qu'au lemps de Henri I" qu'on y introduisit oe mot qui la rend plus deuce 
et plus eouUBte(l). Depuis cette ^poqne jusqu'au temps od messieurs de Port-Royai 
sen occup^renty on ne se douta m^me pas qu'il piU offrir quelque difficult^. Torn ce 

(1) Cette ftttertton, dK H. Desslanx , n'est pas trte exacte. Henri I** monta sot le tr6ne, en 1031 . Or Borel. 
daMlaprttMedssoaDfeUonnalra, cils laphnasaslfiNile, Ureedvae buHe d'Alb^ron, ^vdqne de Ifetx, 
en MD; «ilr»a»LA io<ede.lonSti>«tir;Bwu*crt9mMy«voir TarUdo lo. n eatoepeadaateertiiaqH'alsrt 
Tadkla ^tt beanowp moUu eoD^loy^ q^*il jib Is ful danftla snile. 



( 160) 

qu'on avail 6crU 6tait un vrai chaos. Ges calibres soliiaires, fails pour poricr la lu* 
mi&re dans toutes les branches des connaissances humaines, cherch^rent a le debrouil- 
ler; mais en voulant 6claircir la question , dit Duclos, lis ne firent que marquer la 
difficult^ sans la r^soudre. 

lis n*avaient distingu^ que deux sortes d*arHctes, Yarticle defini le, et Varticle mdefait 
un ; pas immense et bien propre k conduire k la virile. Mais La Touche, imbu de tous 
les anciens prejug^s, brouilla de nouveau toutes les id^es. Dedaignant de iravailler d'a- 
prte la Grammaire raUonnie, il voulut avoir une marche a lui. Pour eel effcl> il rSva 
cinq series d'arlicleSy el cr^a, pour les faire passer, Ic sysicme absurde des cinq A&- 
cHnaisons. Ge ful en 1696, c*e$l-^-dire trenle-six ans aprcs la publicalion dc la Grant- 
mmre de Pori-Royal, qu'll en lit present k la langue francaise. Ge galimatias , rev^lu 
de denominations laiines, ful accueilli sans examen par Tabb^ Vallard, et ne tarda pas 
a passer dans les ecoles. Le p6re BufBer, accouiume au jargon des colleges, Tadopia. 
Reslaul suivil son exemple, mais en s'efTor^ant de degagcr ce systdme dc la confusion , 
de Tembarras et des difficult^s qui en sont inseparables, et, pour y mieux reussir, il 
distingua, 1"* I'artlcle defini le; S"" Varticle indifini de et d; 3° Varticle partidj difitd; 4"* Var- 
ticle partiiifindSfini; 5° enfin, Varticle un. S'il y a peu de v6rile dans cetle division, on 
est du moins forc6 de convenir qu'il y a une apparence de meihode et de conviction 
bien propre a en imposer aux personnes qui ne se donnent pas la peine de renechir, 
el pour qui tout examen de principes serait un tourment. 

Ges notions, quoique rejet6es par un petit nombre d'espriis justes, prevalurent jus- 
qu'en 1744. A cetle ^poque, elles fureni vigoureusemeni attaquees dc toutes parts, et 
victorieusemeni comballues. La raison imposa silence aux prejuges de r^cole; les 
gricistes et les laiinisles n*os5rent plus se montrer, el ce systdme, qui ne portait que 
sur des id6e8 vagues, s'^vanouit, ou fut rel^gue dans quelqucs colleges de province. 
T>epui8 ce temps, il n'y a pas eu en France un seul grammairien ayani queique auio- 
ritc qui ail os6 le reproduire ou le d^fendre, el mfeme qui n'ait pas aid6 a le ren- 
vcrser. 

En effel, on regarde comme un principe incontestable qu'il n'y a en frangais qu'un 
seul article qui est le. 

La nature de Varticle est d'etre d^flni, puisque sa fonciion csi d'annonccr la deter- 
mination. S'il y avail plusieurs articles en fran^ais, la qualiie de difim conviendrail a 
lous. Ainsi on ne doit pas appeler le, la, les, Varticle difini, puisque cetle denomination 
suppose qu'il y a plusieurs arUcles, et que, parmi ces articles, il y en a qui ne sont pas 
difinis. 

Regarder an, me, comme des articles, c'est confondre toutes les notions, puisque, 
s'ils en sont, on sera force de donner ce nom a tous les autres adjectifs prepositifs,' 
icis que taut, chaque, nul, aucun, queique, certain (dans le sens de quidam), ce, mon, ton, 
son, et un, deux, trois, etc., puisque ces derniers ont, ainsi qu'eux, une force modi- 
licalive. Les regarder comme des articles indeterminds est une absurdiie, puisque lenr 
lonction est de deierminer, enparticularisant, individualisani, el modifiant les objets 
par une indication de rapport ; indication , k la veriie, vague, mais vraie. « Un exprime 
. r unite, dii rabbo Girard. 11 est vrai que ce n'esi pas ceite unite calculative qui, pre- 
» sentant une idee numerale, fixe la denominaUon a un sujet unique, ainsi qu'elle se 

• prdsente dans cetle phrase : fai f>erdu un louis aujeu ; c'est une unite vague, qui prend 

• indistinciemciU dans la lolaliie de Tcspece un individu comme exemple, pour la 



( 161) 

• presenter par Tun des sujets qui la composent, et non pour cxciurc les aulres; de 

• fa^on que 9 si ce mot n*est pas alors nombre, il est encore moins article, d'autant qu'it 

• est lai-m£mc susceptible do Vardcle; ce qui sCkrement n*arriverait pas s*il itait de 
> celte espcce, rinsiitution d'un article pour un autre arf/c/0 ay ant quclque chose de 
» ridicule. > D'ailleurs le mot un n*a pas dans noire langue une autre nature et une 
autre destination que dans la langue latine qui nous I'a fourni. Or, dans cctte langue 
ou il n'est point article j il a ie m^me sens que nous lui donnons. 

U article partitif n'esi pas plus fonde en raison. Du^ des^ sont des mots composes do 
la proposition et de Vardcle, qui retiennent la double valeur des deux mots dont ils sont 
rormOs. De n*y change pas de nature; il est toujours proposition, faite pour ligurcr ^ 
la t(^te de la denomination qui lui sen de complOmenty et sa fonction y est d'extrairc 
de la gdnOralitO de Tespdce. Quand on dit : de$ gens tris habiles sont quelquef<Hs dupis 
par des 80t$, c'est comme si Ton disait : «yt nombre de tris habiles gens sont quelqaefois 
dupis par une autre parde des sots, oil Ton volt qu'^ Taide de la proposition di on r&luit 
Tesp^ce gens aux trls habiles sculement, et la masse gOnOrale des sots seulement i una 
partie. Ainsi la fonction dc ccs mots ne sert qu*2^ marquer qu'il y a ellipse dans ces 
sortes de phrases. 

Lc8 mots le^ la, les, ne sont pas toujours articles; ils no le sont que lorsqu'ils sent 
immidkaement suivis d'un substantia Par exemple, si Ton dit : que pensesFvous de la 
nonvelle jriece? je ne la connais pas; que disent les joumauxf je les ai, oaje ne les at pas 
lus, Le premier la et le premier les sont articles; ils sont suivis immOdiatement d'un 
substaniif. Le second la et les deux autres les ne sont point articles; ils sont complO- 
mcnt direct 9 celui-l!li du verbej^ connais (je ne la connais pas, pour je ne connais pas 
ullc (la pi^ce), et les deux autres da verbe j'ot lu (j*ai lu eux, onje n'td pas In eax(le8 
joumaax). 

On appelle communOmcnt ces mots pronoms, parce qu'ils sont mis i la place d*un 
Qom, comme dans ces exemples, la, pour elle, est mis Ik la place de la nouvelle pii\e^ 
et les, pour eux, est mis ii la place dejoumaux, ce qui dispense de rcpOtcr ces sub(-* 
ltnu'6. 

-^— .eiejso N^ LXXIV- <>«*»- 

GSXRB BT IfOMBRB OB L'AETICLB. 



2'* sfaii. — sixcuLin* 

U tempt, tin cercle en main , plane sor TanlTcn. 

(Delillb.) 
U vent rraeasse on eMne ou enresse one fleor. 

[Id.) 
ia tmre k 00s beiolns prodiguc scs largesses. 

(Lufiini.) 



2« Silll. — PLUllCJL. 

Lss honmes no sont que cc qa*U plait anx fcmmci. 

(La Fo3ITAi:(i.) 

Les eonseils da courroax sont toajoars Imprudcnts. 

(Saoiih.) 
Let femmet de ce si&cle ont besoin d*un moddc. 

{01 BiKvai.) 



fa/KaBMMflQjeUbriUantssVSlance dans les airs. ' £«f /Ellet n'abneni p« lei bomniei trop sino^res. 

(DSLILLB.) I (RlOJIAaO,) 

On Yoit qve rariicle est susceptible de genre et de nombre. Le se met deyant un 
nom masciilin singulicr; le temps, le vent, etc. Le se change en la dcvant un nom r<&> 

SI 



mioin singulier : la terrey lajlamme, etc. Et, comme la lettre s, selon Tanalogie de la 
langue, marque le pluriel quand elle est ajoul^e au singulier, nous avons formt/df 
du singulier masculin le. Les se place devant les noms pluriels des deux genres : ^ 
hammes, les conseUs, lesfemmes, lesJUles. 
JLee articles le, la, les sonl appel^ articles simples. 

EXERCKE ANALTTIQUE. 
Utmu I*fco»rtl« LM««rtaofc J"^!S?: 

^^ ^'*!Lw i:t3^ iSiSfe 

U^t . L.n.o«U. SS^ lSJ=*- 

N' LXXV. 

DBS ARTICLES COMPOSES 



1. 



MASGITtn SMGOLia. 



Le momeDtiitt p^cil est edui du courage* 

(La Haih.) 

Le remords se r^TcQle tm cri de la natare. 

(oi Billot.) 



HASCVUH PLUIIIL. 

Od pent ttrehoim^te homme et falre mal dei Tcra. 

(MoLiiai.) 

La moltl^ des hmnaliu Tit aum d^pens de I'aatre. 

(Dkstoucris.) 



liHiinH smuun. 

Ehldott-enaeoompIirleeseniieDtsda lahaine. 

(LAHAin.). 

On ]uge d la rigaeor one Ame indiffiSrente. 



fImirui pluukl. 

Des sottises d*im p^re on Ills n'est pas gannt 

(Pimm.) 

. . . Aux Ames blcn nto 
La Talenr n'attend pas le nombre des annte. 

(GoaauLU.) 



Vardcle se d6guise par la contraction ; elle consiste en ce qu'il se joint aux pr6posi- 
tions deide, avec lesquelles il forme des mots compost, qui retiennent la double 
valeur des deux mots dont its sont form^. Ges mots sont au, aux, du, des; ou est pour 
o le; aux pour a les; du pour de le; et des pour de les. On voit par Ik que des trois 
formes de Y article y dont nous avons parld, 11 n'y a que le et les qui soicnt susceptible^ 
de cotttraction; la ne se contracte jamais. 

Au et du servent pour le masculin singulier. 

Aux et des servent au pluriel pour les deux genres; on dit des hommes,auxhommA 
desfemmes, auxfemmes. 

Nos p^res ne connaissaient point la contracdon. lis ^rivaient et disaient : al tempi 
ff Innocent III, pour au temps d* Innocent III; I'apostoUe manda al prodome, poor le papf 
manda au prud' homme; la fin del consdl si fat tel^ pour l*arrite du conseUfut. L'euphonie 
a d^ciil^ ces contractions, « C*esty fait observer Dumarsais^ le son obscur de Ve muei» 
» ct le changemcnl de / en u, comme mal, maux, cheval, chevaux, qui ont ikit direa> 
i »u lieu de d le ou al. G'est ^galcment io son obscur des deux e muets de suitOi ^ 



(IIW> 

kj qui a amend la contraction du, » Ains! cos mou composte : m, aux, du, 4b$ » 
iqiilTaldiU & la pr6poaition et a Vardcle. 

Mais la eanitaction esi k present una. r&gle^. dans les cas dont nous avons parU,. et 
eetie r^Ie n'est sujette qu'k une seule exception; c'estcellaque ndcessile remp1o> da 
fadjectif iauly.et Tuaage veut qu*on le place entre la proposition et Varticle. On dit 
sua»comiraciifm/^:.deitaiuUmonde, dunUUmaiule;. de tomUz hommes, d.4oiules hommM^ 
D'oti i\ suit quii cas eontracdoM ne sont pas des oriMn, maia siroplftment des moia 
eompofite de la pB^poaition ei de Vartide. 

EXERCICE PmUSiOLOGIQVr. 



AfdrAtewir. 



IXra dMlaodraawa. 



Avoir da d^goAL 
8s Jmar ma ieo. 
Prendr* dti avu. 
Vi«M an bM» dm, 
Dir« dM billcvM^. 
Cffoin MUMteUfw. 



Avoir dtt fl«L 



ContardM 
CroiM ns 



Avo^r du rvMODllflMal 
0« dMB«r Ml tiwaii 
Avoir dM amU. 
CkMMrau ttuM. 
BtMBKrdoihIalolrM. 



r LXXVI. 



PLACE BT BUSION DB L'AETIGLB*. 



L 



Le. 

Lb 6ofifteur des mMimta oomme nn torrent s'^eoola. 

(Racihk.) 

Is hasard m'a toqloors mlenx Bervl qae les hommes. 

(Goui.) 



L\ 

rarbriu9tM U plus sain a besoln de eottnresi 

(FAiai S'&LAITU&I 

•••X'Aofinatir aox grands oflBDiB est plos cher qne la fie» 

(CoimiLUk) 



La. 

Fxtfaoeur popnlalre est on flax et reflux. 

(DuraiSRV.) 

ia koni$ 80it tot^oars on lAcfae d^eespolr. 

(GiianxoH.) 



L\ . 
VamUiS dans nos ccrars' Tens on bonhenr palriUs. 

(DBSMOUTIia.) 

Toi^oiira Ykumaniti plaint ceux qa'il faat ddtmlre. 

(Ui BiixoT.) 



m. 



Du. 

Tootle pooTOir Ai trdm eat fondd anr raotel. 

(CHifliia.) 

On eomialt pen ramoor, on eniinl trop son anuHve, 
Cast anr nos lAcbette qnll a fond^ sa force. 
G'est niKis qal sons aon nom trooblona noire repos. 
n eit tyrao du foible, eadaYe du heroi, 

(YoLTAiaa^ 



Au. 

Jumiraeen despdifls mi grand ocsnr se fait Jour. 

(Racimx.) 

Le Tolgalre est content s'il rexnpllt son devoir, 
II €BUt plus au MroM, U faut qne sa yaillance , 
AiUe tu-deU dn terme et de notre esp^rance. 

(YoLTAiax.) 



De r. 

De VargmU qn'on a pria fait de la peine k rendre. 

(BouasAULT.) 

«. La flert^ souyent ^gaie nne grande ftme. 
Soutten d§ Vhin^ime , eUe en derient r^cueU. 

(La Hasps.) 



IV. 



Ar. 

On ne aanrait donner de bomes d VamoHv. 

(S>AnaiB.) 
.... La liberty , que tout le monde adore , 
Donne d VhormM an courage, inspire nne grandeur, 
Qu*il n*ei(kt Jamais tronv^ dans le fond do son eour. 

(VoLTAiai.) 



(1M) 

Dfts que la langue, soriiedesa premiere barbarie, eut commence ik ae perfectionnci. 
on chercha k lui donner toute la douceur qu'un heureux melange de voyelles el de 
couaonnessemblaitlui promettre, en proscrivant, autant qu'on ie pouvait^ tout f:e 
qu'il y aurait de dur et da d£8agr6able dans le choc des sons. De 1^ Viii9ion, son eu- 
plionique qui 6v{te Tbiatus ou b&iilement que produirait la rencontre de deux voyelles 
qui devraient se prononcar s^par^meni et de suite. Aussi n'a-t-elle pas lieu avant les 
noms qui commencent par uue con^nne ou un h aspir^, ou lorsque Vartiete est au 
pluriel, parce qu'on n'a pas alors ce choc de voyelles i craindre. On ^rit le vlee^ ia 
temph'aneey le hiros, la Itarangue, les fdsioires, lee IditrumSj les kSrons, etc. 

Le et /a se placent devant les mots coinmen^ant par une consonne ou par un h as- 
pir6 : le bcnheur, le hasard, lafaveur, la honte; mais Ve et Va de ces articles s*6lident el 
sont remplac6s par une apostrophCi si le mot suivant commence par une voyelle on 
un h muet : VarMsseau, Clionneur, CamitU, CkumaniU. Gepcndant on dit : Cest aujmir^ 
(Thui LE ORZB ; j« suis lb onzi£mb. 

Dtt et au se mettent ^galcmeni devant les mots dont riniliale est une consonne^ ou 
un h aspir£ : du trdne, du heros, au (ravers, au hh-os; on emploie au contraire de l\ a l\ 
toutes les fois que la prcmidre letire du mot est une voyelle ou un h muet : de CargenS 
de I'hirotsme, d Camour, d Chomme, 

JSXERCiCS PmUSiOLOGiQUE. 



1a valfdn* 
L« hutrd. 
lAl 



La yrVa. 
Uhaio*. 
LabOBti. 



Da boll. 
Du fen. 
Do h*ir«. 
Da kiboo. 



An r«a. 
An combat. 
An bsMrd. 
Ao hint. 



Lt booLIoB. 
lA balllon. 
Le hanne:oo. 
Le hens*'-. 
Le haquel. 
Le bareng. 
Le hatti'off. 
Le bennisseineDt. 
Le buiiitrree. 
Le buetvtl* 



LWgneU. 

L'art. 

L'Uritier. 

Lliirobme. 



L'amilii. 
I/inimltie. 
LlaiBAoiiA. 
L'boapiUlili. 



Doite. 

De PargenN 
De l'b«rlia;e.. 
De rjpi^oiroioe. 



A ronbll. 
A I'opprobie. 
Al'inlzon. 
A I'lApltal 



L'-lr. 

L*<coller. 

L^rlitle. 

L*artia«a. 

L'aveeaU 

LWive 

L-tge. 

L'iaairucti <o» 



I. 

Le tftee. 
Le ^oltivatMr. 
U b«UcBr. 
Le bto»B. 

II. 

la grendear. 
La riebene. 
Ubene. 
La boebe. 

III. 

Da plonb. 
Do rer. 
Da bomard* 
Da bayeag. 

IV. 

An elel. 
A« nearlre. 
Aa baraid. 
Ao bcraal. 

V. 

De lliabltade. 
Del'berbe. 
De Ibtstolre. 
I>e I' orreor. 
De rbiritiere. 
De rbabitalloa* 
De lUrfaic. 
De fbirofoc. 
A reeoreoil. 
A i'arU«btiiW 



Lbr«re. 
L'«c« . 

L'boDii«ar. 
Llii. popotamfl. 



La vtgttacee. 
La beauii. 
LMenie. 
L bteilaiion. 



De Petaio. 
De I'email. 
De i'bon.n«. 
Da llMBievr. 



trardra. 
MBiMI. 
A Itospica. 
A I'bBlla. 



La haiaa. 

La balle. 

Ubalte. 

Lab Bcb^ 

Labanngvla 

Labacba. 

Labotte. 



i 165 

SYNTAXE DE L'ARTICLE. 



— -.»«Ba N" LXXVII. 

BMPIjOI DE9 ARTICLES du , d$9, de V, dtXa, OU SIXPLBMBNT BB LA rmiPOIITlOIV d9. 



AYIG dti, dSS, ITC. 

En France la forme du gouvememeni est monar- 
dikpie. (MojiTiSQUiEu.) 

L'esprit d9S enfanU est prcsque toujoon rempli de 
tcn^bres. (Nicollk.] 

... Cc n'est point Tamour qui fait Thymcn des rois , 
Les raisons d$ Vital rcglent toujoon leur choix. 

(ComtiLLE.) 
Abime tout pluldt : c*est Tcsprit de Veglise. 

(BOILBAU.) 

Tos Int^rtts id soot conformcs au\ not res ; 
Les ennemls du roi ne sont pas tons Ics Tdtres. 

(Racim.) 

L'adresse des nftgrcs ne paralt pns motns dans 
loutes les foncUons du commtrce, 

(l.A IIaapb.) 



AYIG LA pkIpositio:! de. 

On a bcaoooop dispute snr la meinenro forme ds 
gouvernement. (J.-J. Roussbau.) 

Vos grandeurs sont des mascarades ; 
Jeui d^enftmli que tous vos projets. 

(Fatakt.) 

I.C grand homroe (fitat est cclui dont il reste de 
grands monuments utiles h la palrie. 

(VOLTAiai.) 

Rien ne se perd cntre les gens eTSglise, 

(La Fo!itai3ik.) 

Rodrigoe^ ta valeor te rend digne de moi , 
Hills pour £trc valllant tu n*es pas Ills de roi. 

(Coa:ibillb.^ 

I^ progr^ de Icurs connaissanc^ est si prompt 
dans les alTairca de commerce, qu'ils i'empoiteut 
bientut sur les Europcens mcnics. 

(La IlAtPB.) 



Pour bien saisir la difference qui existe entre la forme du gouvemement ct la forme de 
gouvememetit , Vesprit des enfanls el les jeux v*enfanU, etc.^ 11 faui savoir auparavant 
quelle est la nature des articles du, des, I^ur propri6te est de determiner les noms, c'est- 
i-dire de presenter les objeis k notre<«spril dans toute leur essence, dans toutc leur 
itendue; tandis que la simple 6nonciation de la proposition de nous fait envisager les 
objels exprimes par les substantifs qui suiveni cette proposition d'une maniere vague 
-et indcterminOe. D*o(i il suit qu'on doit employer du, desy etc., comme dans les exem* 
pies de la premiere colonne, toutes les fois qu'on veul designer rccllemcnt les per- 
flonnes et les cboses; au lieu qu'on se servira simplement de la proposition de , con- 
formOment aux citations de la seconde colonne, si Ton ne veut exprimer qu'une idee 
qualificative. Ainsi, lorsqueTon dit : La forme do gouvemement, I'esprit des enfants^ 
rarticla nous fait considOrer le gouvemement^ les enfants comme des Otres tout-^-fait 
dOfinis. Mais dans : la forme du gouvemement, les jeux j>'enfantSy les mots youveme-^ 
ment, enfants n'offrent rien de dOterminO; lis n'Oveillent a I'aide de la preposition de 
qu'une seule idOe de qualiflcaiion, puisque aussi les adjectifs gouvernementale, puirils, 
poorraicnt remplacer les expressions de gouvemement, d'enfants. 



... Seigneur, )e eherebe J'en?isage 
Off manttrtptit persons la condulte et TuJiagc. 

(Racs:«p..} 



Du chagrin le plus noir ellc ^rto les ombras, 
Kt fait oes Joors sereins do mes Jomi les plos tombres. 

(RACiat.) 



(IW) 



«.. Du Dieu tPItraSl leg fdles soat oesita. 
Du Dtea qui nous o^ la JofUce Inflnle, etc« 

(VOLTAIIB.) 



Pendant qne d» dieu dTAthaU^ 
Ghseon court eneeiMer TauUdy 
Un enftint eoaiageax piibUe 
Que Dlea lol leol est ^mel* 



(lUcira.) 



Lorsqu'un mot est suivi d*un adjectif ou d*une expression qualificative qui en re^ 
treini T^tendue, ce mot doit loujours 6tre pT6c6d& de I*ariicle. On ne pourratt done 
pas dire ^ I^ cmduiu et fusage de monarques persons, tes files de IHeu dflsrwU, etc. ; il 
faut absolument la conduiu et Fusage des monarques persans, lesfites du Dieu cf/tratf , 
parce que les mots persons^ d'Israel concourent avec Tarticle k determiner les monar- 
ques, le Dieu dont on veut parler. ^ 

EXBRCICE PHRASiOLOGlQVS, 
I. 



Lci row i» k tMTf, 
Lm riTom du aoleU. 
Vm kmmmm 4« la mot. 
Kan d« !■ Seio*. 
Eao da puiU. 
lliDlaMr«d«nBl«ri«nr. 
If ioUlirc du eomoMrea. 
MinialAr* d«» fiDaoMt. 



LMi«ra4Virfbrt. 

Let poU d« terra. 
1^9 eoapt d« tolalL 
Ud booiHM da aaw 



La palait du r«i 



Eau da putu. 
AflTairai d*inl4riaar. 
Aflkirea d« rouwiare 
r.aia ^ floaoaca. 
Let flean d'iU. 
(Jo palaif da roil. 



L«i dlpiltfo da IVgllsti 
Lm ioUr«u da I'Aut. 
Les fli du roi. 
Un bonoa da gfaia. 
Ean d'' la mer. 
Eao de la riTlira. 
Les droits do Mif aaw. 
IlinUtira da la gaeria. 
Ministre da la niarM. 
Minittra da la jastlca. 
Uo pasia-taiips do prisea. 



Lai hanmas dUfllM. 

Las bonnes d'attU 

Las flis da rol. 

])es honaas da gMfk 

Eaa da nar. 

Eao da riTfira. 

Una Utile da sslraean 

Honne de gaena. 

Tarnas da aariaa. 

Honne • a juftte . 

Ua au.asaneat da prioeti 



D. 



La eUmanca da Diau nitirieordiavc 
Um labia da osarbra qu'an lira da Cafiwa. 
a«a foBtaisii du prraca rojaL 
Un El das rcnillcs qui soot lombiss. 



Oabaaqoat des lean cna tona » 
Una labalidra fla Per q«i aooa vial 4'IiMBak 
Dae boorsa da rarganl qo'aa as*a da— 1. 
Uae iilada dee oraDgaa ^a voaa avafc 



N" LXXVIII. 



BUPLOI DB Oil OU SIMPIJillBlIT DB lA rBih^SmOB d« 



ON DIT ATKC OU, ITC. 

tarette, snr sa tdto ayant ua pot mi laii, 

Blen pos6 sur un coussinct, 
Pr6tendalt sans cncombre arrivcr k la Tllle. 

(La FonTAiici.) 

Vhimuntaupot fntplaisant.l'henune au fer fut habile. 
Quand Tabsurdc est outre, Ton lui fait trop d'honneur 
Do vouloir, par raison, combattrc son crreur. 

(/d.) 

Dte que Tb6t]a ohaseait Ph^us otus erins dwh, 

Touretsentraient en jcu , fuseaux ^talent tlr&. 

{Id.) 

La ddesso aux eeni bouehes, dls-Jo* 
Avait mis partout la terreur. 

(id.) 



OB Sir AVBC a. 

Ls pha^loo d^iue foltflrs a (bin 
Ylt 8<m cbar embourbd. 

(La FoilTAlBK.) 

Un eerf s'dlant flBBTd dans une Aable a teu/^ 

Fut d'abord averll par eux, 

Qu'il cherchftt un meilienr asde. (/d.) 

Ta te prends k plus dor qoo tot, 

PeUt serpent d Uu folU. [id.) 

Le godt du frtttt de rarbred psdn le retroore dras 
eehil da cut d'articbaut. 

(BuNAiDUi DB Sr-PiEiaa.) 



Ge que nous avons ditdans le num6ro precedent, relativement a I'emptoi de I*article 
du ou de la preposition de, s'appliquc inatureliement h Teraploi de au ou de d. Quand 
on dit : rhomme au pot, le pot au lait, Tarticlo au determine les mots lait et pot; tandis 



que dans vailwre d /bfn, une itaUe A bceufs^foin et bmfs ne sont nullement d^terminte; 
lis indiquent seulement, k Talde de la pr6pasition d, la quality de la voilurG, de T^ 
table. Toutefois il est des consecrations Stabiles par Tusage, et que I'usage seul peut 
faire connaltre. Nous nous contenterons d*en donner quelques otcmples dans I'eser 
ci<sa Buivant. 

EXSRCiCB PBRASiOLOGiQUE. 



lApfllMWwtfc 




AfeloBfM kark« 



L» mmiliD i M«. 
L« piouKd i haih. 
LImomb* i pr«{gfit. 
Un bonma « lo( 
PapMT A liltnt. 



L« mareU mi t— fc 
Lt pantcr aa cbarbon. 
La pouU aui arob d'er. 
L*hemma auc granda m 
Marrlii aui f ratoa. 
Dmgltaaai am frnila. 



VMMaM*«WraCi. 

La iM i rliarbon. 

On Baaicr i orub. 

Ud Lommc a fcrandt unUaacaU 

FniiU k piitimt. 

Ub atbra k frvik 



N° LXXIX. 



DJI I.'ABTiaL« DSTANT UN SUBSTANTIF, QUAND LA PHBASK EST NAOATITB OD 

AFHRHATIYB. 



riBLUBS ArFIKM ATITIS. 

En Tdn la crainto de la honte et da chAUment em- 
pdebe de faiie du moi. (i.-J. Roussbav.) 

... Toi^oiin la patrle a de$ eharmei poor nous. 

(La Harpk.) 

Qnand on a lie Vesprit on se tire d'aflalre. 

(UUPRBSlfY.) 

En donnant k ym peoples les v^ritables biens, Tous 
TOQS ferei du him k fous-m^me. 

(FSNILOH.) 

U J & de$ Uds poor la soddt^ des abeilles ; com- 
ment a-t-on pa penser qu'U n*y en avail pas poor 
la soef^ des bommes? (ok Bosald.) 



PHIASES HSGAT1VI8. 

Le monde est si corrompa qa'on acqniert la fe- 
tation d'hoomie dc bien sealement en ne falsant pas 
* mal. (Lktis.) 

Ma grandeur , k ce prix , n*a pas ponr moi de eharmei. 

(VoLTAiai.) 
L*on ne dit Jamab quo Ton n'a point d^e^prii. 

(BouasAULT.) 
On ne fait Jamais de Inen k Diea en fesant da mal 
aux hommes. (Voltaue.) 

11 n*y a Jamais d$ Mi obsenrdes que celles qui 
tlenuent k la nature du gouTernement. 

(J.-J. RoossiAa*) 



A quelques exceptions pres, on peut eiablir, comme rdgle, qu'il faut employer du, 
de$f etc., devant les substantifs, complements de verbes, lorsque la phrase est afiBr- 
mative; et seulement la preposition de, si la phrase est negative. Nous disons, a 
quelquea oceptions pres, car il se trouve des exemples oh, dans les phrases memo 
nfgaiiYeSy on a fait egalement usage de Tarticle : 

3e ne pieBdnl pas de la jMina ponr lien. Mais franehement Je ne fais pas dee vfn nl mdme 

(HoATESQUiBu.) de la proie quand Je yeox. (Boiibau.) 

n ne se fant Jamais moquer des mis^rahles. II n'ayait pas des ouUls k revondre. 

(La Fohtauib.) (La Fohtaisib.) 



Quelquefois la phrase a un ton n^gatif et un sens positif. Dans ce cas, le substantir 
complement de la preposition de doit etre precede de Tarlicle. Je n'ai pae de I'argau 
pour le dipenter foUement, signifle : fai de /'argent, mais ce n'esl pas pour le dipemei 
foUemmt. — Si Ton disait : je n'ai ptLS d'argent pour faire telle chose, cela signifierait , au 
comraire, qu*on manque d'argent. 

Heme difference existe encore entre los phrases suiYantos : 



(«e8) 



A^IC L*ARTICLI 

fTnei-TOOs pas des cnfanta ? 
ITcrei-Tons pas du pain? 
ITarei-TOtts pas de la fortune' 
ITafei-vous pas da plaisir? 
N* y a-t-U point dcs chcTaux^ dcs Toitures? 



ATIC LA rilPOSITlOH SIULUIIHT t 

rravei-Toos pas d'enfanU? ' 
N'ayex-Toas pas do pain? 
N'ayes-Toos pas de fortane? 
N'aTes-TODB pas de plaisir? 
N'y a4-ll point de chevanx, de TOitam? 



Avec rarticle on fait cnlcndre que vous avez des enfants, du pain, de la fortune, 
du plaisir, qu*il y a dcs chevaux, des voiturcs. 

Sans rarticle, rinlerrogation n*esiqu'une simple question; on exprime seulemeac 
un doute. 

EXMRCICS PHRASiOLOGiQUB. 



Vm •mori 



Dapaia. 



FieU 
brto. 






Dn via. 
SafoAU 
Du plaUr. 
Dal'MBulJ 



Dtfia. 
DcalMir. 



»M*^o N' LXXX. 



EMPLOI DE L* ARTICLE DBVANT UN SUBSTANTIF 8UIV1 1»*UN JUUECTir. 



AT EC L^ASTICLB. 

le ne Tons feral point des reproehes frivoles, 
Les moments sonl trop chcrs pour les pcrdre en 

[paroles. 
(Racisb.] 

D est des gent dc blcn sous dilTcrcnts cllmnts 

(Cn^MiEi.) 

Madame, je n*ai point des sentimens si bas, 

(Racine.) 

Albio« no me Uens pas des discourt siiperflus. 

(GoinxuLE.) 



tAas l'aiticli. 

Ne me fats point Ici de contes superfluSf 
L'elTet i tes discours dt£ toule croyance. 

(VOLTAUI.) 

It n*y a pas (l« gens an monde qui tlrent micus 
parti de leur machine que les FranQais. 

(HOSTBSQDIBU.J 

Le mensonge n'a point de douleurs si sineeres, 

(VOLTAiai.] 

Locke n'admet point ttid4es inn^es. 

(id.) 



L*enip1oi dcs nrliclos du, des, dc l\ de la, ou siinplement de la proposition de^ est 
souvent difficile avcc un substaniir suivi d'un adjeciif ou d'une expression ^uiva- 
Icnie, lorsquc h phrase est negative. Mais a I'aidc du principe fondamenlal que nous 
avons £labli, savoir, que Tarticlca scul la puissance de determiner, de d6finirlesol> 
jetSy nous pouvons rcndic raison dela difference qui caracierise les exemples dc Tune 
It de l*auire colonnc. 



Je fi'ai ftoitU des sentimcnls si bas. 

Des, pour designer que les senUmcnts , loin d'dtre 
f bas ^ sonl plus cicvcs. i.c sons est gcncrcii. . 

Nd me tiens pas des discours superflus, 

Des, parcc qti? ton? les discours qu'AIbin pourrait 
bmir scraieul superflus. Lc sen? c?t general. 



ITa point de douleurs si sineires. 

De eiprime qoe parml les douleurs 11 n'en est point 

de tcUcs qu'on dit. Le sens est parUculier. 

Ifadmei point d'idees innees, 
De, pour diro que les idecs innccs no sont pasau 
nombre de ct^IIcs qu'admct Loclvc. Le sens est parU- 
culier. 



D*aprts cetie analyse^ nous sommes fond^ h 6lablir cc principo : Dans le$ phraieii 
negatives, lorsqu*un subslahllf, suivi d'un adjecUrou d'une expression 6quivalente» 
esl complement d'un verbe, on fait usage dcs articles rfu, deg, etc.» si le substantifest 
pns dans un sens partitifet gdndral; on se sert seulement dc la pr6po8ition ae, ti le 
sens est parliculier. 

EXEhCiCS PURASiOlOGiQUE. 



H-aVMrpoMte.^ 


ir«T0lrp«faitd«.. 


N«rMt«Mrp«4«*. 


H« rtOTToir m* 4« 


R«pMMiiprin.. 


R« pM maagn d*. 



M* t«Ir pM 4m 
ir«^fltr«pBi 
Nt pM On 4m 



N«inirpM4t.. 
MMMMi0p«d« 
Ntpwilftdt— 



"««» N° LXXXL 



BMPLOI J>B L'aHTICLB OU DE LA PEI&P0SlT102f ds AFKkS UN SUBSTANTIP PEICiDi OU tlim 

D'UN.AIMICTIF. 



Avic l'aiticli. 

La perfection d'one chose conslstc dans son es- 
sence i \\j 9L de$ seMrats parfaiu, comme il y a 
des bommes d*nne parfaitc probiid. 

(La Rocjii.) 

L'amoor n*a qne det ftrt honltux, 
Loraqoe le sentiment n'iSpure point ses Tcux. 

(FATAaT.) 

II n'y a rien de si bomd et do si vain qtic la plu- 
port des bourgeois; c'ost chcs eux que ia sottise Jctte 
dt$ raeines jrofondu, 

(BiiHAaDiH 01 St-Pjuii.) 

Lea plus grands esprits n'ont que du lumieres 
6oiWes. (NicoLi.) 



Le bonbeor nons expose k des dehors irompeurs. 

(DlSTOUCUKS.] 

Poor qui ne les eraint pas, 11 n'est pas de prodlges, 
lis sont I'app&t grossier des peuples ignorants, 
L'inTentlon da fooibe et le mdpiris des grands. 

(YOLTAIIX.) 



SASS l'asticli. 
De ftMes gSmissemenU, de sourde meugUmmii, 
de doux roueouUmerUs, rcmpUssent les dterts d'nne 
sombre et sauyage harmonle. 

(GflATBAinaiAW.) 

PropoMHift-nous de grands exempUs h Imlter pin- 
tAt que de vains sysiemes h sairre. 

(J.-J. ROUSSIAU.) 
II y a dfitranges peres et dont toute la Tie ne 
semble occap<Se qu'A pnSparer k leurs enfants des rai- 
sons de se consoler de leur m<fft. 

(La Bauriai.) 
Un people que prof^nt de bonnes lots n'est pas 
Inquiet, ne s'agite ni se souldye comme oelal qui 
sonlErc et de ees lois et de ses majristrats. 

(MonraAiixABD.) 
Dans un mdnage U faqt de petites querelles, 

(Collin d HAaLiriLLB.) 
l\j Side mauwHs exemples qui sont pires que les 
crimes; et plus d*6tats ont p^ri , parce qu'on a vioM 
les mceors , que paroe qu'on a tIoI^ les lois. 

^fomnsquiiu.) 



Lorsqu'un substantif^ employ^ dans un sens pariitify est suivi d'un adjectif, il est 
ddtermin^ par du, de l\ de la, det : dei lunueres bomiei, des raeines profondes, etc. ; 
mais si Vadjectif pr^c^de au contraire le substanlify il faut faire simplement usage de 
la proposition de : DeftUbUs gimssemenU, de grands exemples, etc. 

EXERCiCE PHRASJSOLOGIQVE. 



iSuU 



Dm* 



D« MppScM aibcM. 
Dm oMRMn fBO^bf «• 
DtteritpUfcitiCk 
Dva laoOTt aimrlriirc* 
Um ?■■!■■■ f cHoymU 



D« •ttp«rk*« Mifieea. 

O^ffratti ■uppficci. 
D« AtiiibrM men arc*. 
Da plahHIvM ombrci 
Da aiaartriiraa armea. 
D*f 



DtapidMvli 

Daa bois touflua. 

Daa 4loil«a aciiiliiBalafc 

Daa drolU fondta. 

Dm munauraa harriblea* 

Dat traiu ditiaa. 

Da* taprila ip«rd«u 

DaarirlwMaaii 



22 



( iw ) 

■ ■■ » >i« » g N« LXXXII. 

SM^LOi DB Ai, cl#i« deV, d$la oc sihplbmemt ob i.a prbposition de, bbyabt wi hoM 

prAcBd* d'un JLMwmf, 



AAB0 L*AIT1CLI. 

Quol ) tu praidi poor du ban argent ce qao Jo 
Tieiu de direP (Mouiii.) 

Poor i^lahttr la brobis aprts qo'elle a mlB baSt on 
b noorill (I0 6on folii et dVsrge moulae. 

(BUFFON.) 

Je Tens la faitnpngiM , da petiUlait, de bon potag$. 

(YOLTAIBB.) 

On hil doone abondamment da la laxoroo , da sain- 
foin oa d$ bonne herbe bien mArc. 

(BOfHM.) 



Tooiion la tynunde a d^heweu»ee pr4micet. 

(Rachh.) 

La tlelttesM , ombragenso et s^dre , 

En de wgvm wwpfone se plait k g*<gar er, 

(CBnma*) 

B e aacoop dlionimeB sont de vieux enfants, 

(Di Scona.) 

De iewiee enfanis semblaient fl^chir sous le poids 
des bablts et des omements. 

(ALBiaT MomiHOiiT.) 



ATBC L'laTlGLI. 

gaclqacfois du bon or Je separe le fans, 
t dca aateun grosaicrs J'attaque les d^faats, 

' (BOILIAU.) 

Comme la pean de 1*100 est frte dare et tite €Ui- 
tiquc, on en fait tfu ^rot parehemin* 

(Borrofl.) 

Jc Tcoz la eampagne , du peiit^Mi , de bon po- 
tage. (VoLTAiai.) 

lleurcax si, de son temps, poor do bonnes raisons. 
La Macddoino edi ea dee jMfifaf-maiforu / 

(BoiLiAn.} 

La lonange langait anprte dee grande name. 

(BoBsvn*.) 

On prcnd k tontcs mains dansle slteleoi^ noas sonuncs, 
Et refuser n*est ploa le vice dee grande hommee* 

(CoamiitLB.) 

Ccia ne vaat pas le diable; mais cela rdussini^ parte 
qa*il y a des danses et dee petite enfants, 

(VoLTAiai.) 

Le plus dangcrcax ridicole dee tHeilUe pereonnes 
qui ont M joUes , c*ost d'oubiicr qa*eUcs ne le sont 
plas. (La RoQflBroocAui.0.) 



L'examen deces exemples nous conduit h 6tablir les deux regies suivanies : 
1* Loraqu*un adjeciif «t plac6 devant un substanlif pris dans un sens general et 
panilify eel adjeciif doit toujours fttre pr6c6d6 de la proposition de, s'il ne forme pas 
ayec le nom qn'il qualifte une expression substantive. Ainsi , quand on dil : // a clui 
ltd toujours de bon .pom, de ,ban mn , de grand papier, ces locuiiiui^bmi-pam, ionvin, grand 
papier 6tant prises d*une manidre gOnOrale et indOterminee^ refusent Tarticle. 

2* Silesubstanlif Otait pris dans un sens individuel el parti tif, ou bien encore qu'il 
fftt tenement liO k Tadjectif qui le prOcMe, qu'il ne formftt, en quelque sorie, avcc 
loiy qu'unseulmoty ilfaudrait, danscecas, employer du , dee , de f , de ta. Xussiy \ot^ 
que Ton dil : voUd du bon pain, du bon vin, du grand papier , ces mots bon pain , bon vin , 
grand papier sont employes individuellemenl et avec determination ; par consequent ils 
doivent admetlre Tarticle. 11 en est de m6medans txyolrdupetit'iait, du petit vin, dugros 
parchenun, du gros poisson, puisque I'adjectif el le substantif ne font pour ainsi dire 
qu'un seui mot. G*esl encore par la m6me raieon qu'on dil : VoUd du vMtahh konneitr , 
voild de la belle musique , voild de la vraie poisie, par opposition avec lefaux komeeur, etc. 

Enfin^ iiy a cctte difference entrc tfrerc/emet/Zeur vin el tirerdumelUeurvin, c*estque 
la premiere locution exprime simplemenl et indeierminement une idee de comparai- 
son : rir^r(une ou pmsieurs bouteiiies) de vin (quel qu-il soil, mais) meilleur (que 
celut qui a §16 tir6); dans la seconde expression, nu conlraire, on precise la sortede 
vin que Ton desire, el Ton dil que c* est du meilleur qui soit dans la cave que Ton veut. 



I>« fraad paper 
Dc boo ■o«r«. 



Dm wrUiDM f4rittai 
D« k««nM rhoM« 
D« b«llM chUMOQIU 



(171 ) 
BXBRaCS PBRASiOLOGIQVE. 

D« jcrao4 »rpl»zw 
Db ken IftVae. 
Da b«n •tirr*. 
D« kM p«lag«u 
Da b«a frooMfs 
Dt la kmij* ctioM 
D« la ^Ik BMiti^e. 
Da f i«iu aofantiL 
Da iennat gaoa. 
Da patiU aobuU 



Dapraaaakb 
D«pai^;rit 
DapaMri*. 
DagMa via. 
Da padt polaaon. 
Dn froa faaat 
Daa pettUHDallraiL 
Daa patiU poia. 
Daa jaaiMS gaM. 
Daapatitoi ' ' 



K LXXXIII. BWNM. 



SMPLOI DB L'ABTICLB APEJ0 LBS AIUBCTirS BT 

FBiPOSITlOM d^. 



BBS -TBBBBS SDITIS OB LA 



11 oUnai quels 



SAKS l'AITICLI. 

I est pMn d$ nMitemis, 

(QUIMAULT.) 



Lliymen n'eil pes iCNUoiin mi<fure de flambeaux. 

(Racihi.) 
La gloire remplit le monde de vertus, et , comnte 
on soleil bienfalaant^ dlo couvre toute la tcrre de 
fkure el de fruiU. (Vaovksarcues.) 

Lc9 ccears nourrts dc ung et de projets terribles , 
N'onl pes toojoan M K» cceim les moins senslblcs. 

(CsiBILLOH.) 

L'hymen n'estpas an diea qa'on repaiue de fablet. 

(BOUISAUJLT.) 

Dans la Vlrginle on troore dcs cheraux qui, qnoi- 
qoe soitis de eavaUs privees, sont devenus si Tarou- 
ches dans les bois qa'H est difficile de Ics abordcr. 

(Borroii.) 

'6n juris sootent de vmnee de chevaum en An- 
*teiie. {id.) 



AYIC L'AITICLI. 

Toutes les hlstmres et tons les ^ills sont jMiis 
des miraolee que lewn eectmre impl/orde el Ifuci 
tombeaux komoNe opiraimi par touie la tmre. 

(BossviT.) 



La terre est couTcrte des hommes que T^imaqit§ 
renverse, (Firilon.) 

Les Francs , pcuple sauvage , ne Tivaicnt que ds 
l^umcs, de fruits, de raeines, et dee aninumm 
qu'ils pnnaient d la ekOMu. (AnnBiBax.) 

Nous sommes presqne toujoois eaupables de la 
haine qu'on nou$ porle, 

(VAUTMAieUlS.) 

Les cheTanx arabes ffiermetU dee ekevaux t 
vages des deserts d'Arabie. (Bonos.) 



QiMlqaes sotcnrs porlsnl des ehsmauxt 
et citaol mdme lea lieux od ib as ttonTSleot. 



(«.) 



Aprte les adjeciifs et les verbes suivis de la proposition de, le complOmenty si Ton 
ie fait que Texprimer ind66niment» n'admet pas Tarticle; mais il faut Ononcer Tar- 
ide Bi Je complement est determine. 



Plab^a 
On* da 



EXSnCICE PHRASEOLOGJQUE. 

RdoipS^ 

Oni 4m Bblaor* da 

I Caavartda 






iMaUda 



iooaUdha 
Ti^radaa 



8aa4^ 



8a iOMbgrr du 



Tit 49 

«ffd 
Uevrir da 



Monif das 



( 112 ) 

w>Mw a N" LXXXIV. oijai*.— 

MMPLOl Dl I^UftTlClJI AYIC UBS NOMS DE COKTREBS, DE HOYAUUftS^ BE PHOVllfCBS; »T& 



ATIC l'aITICLI. 

Chulatans, feseon dlioroscopc, 
Qoittei les coon des princes de VEurope. 

(La Fomtaini.) 

Depute la ddrafitatlon de VAtnMquB , les Espa- 
gnola, qui ont prls Ja piacc de ses ancicna habitants, 
n'oDt pn la reinplir. (Montisquiiu.) 

Roland fat entenda but I'^tat de la France et de 
la eapltale. CTbikis.) 

Ceux qui vlvent dans le continent de VEepagne et 
4u Portugal se sentent ie ccdot extr^mement ileT^ , 
lonqii'lls sont ce qn'ib appeUent de vieax clircUens. 

(Montisquiiu.) 

L'ennemi 6tait repoussd de la Champagne et de la 
Flandr$. (Taiiis.) 



SAKS L'AITICLB. 

lis vcnaient dianger Icur or contrc de 
et des quincoillcries (TEurope, 



ean-d ?.-»;( 
(La HAapB.^ 



Dans quelques ^tats d'Amerique , le parrlci^Se f^' 
d^korc folic. Lc crirnlnei est condamnei la recla«Jori 
perpetaelle ct & avoir la tdte voilee ie reste de sa Tie. 
(CaATSAuaaiAso.) 

Le genie du grand Cond4 ne put rien centre les 
n^eiUeures troupes de France. (Voltauk.} 

Les chevaux d'Espagne qui Uennent le second rang 
apr68 les barbes , ont i'encolure longue , cpalsse et 
beaucoup de crins. (BurFon.) 

Pour Tamiral , au milieu des plaisirs , II ne s'oc- 
cupalt que de sa chimire, la guerre de FUmdre. 

(AvQuanL.) 



Avec les noms de contrces, de royaumes et de provinces, on fait ou non usage de 
rarticle, selon qu*on vent ou qu*on ne veut pas determiner ces noms. On dit done ega- 
lement bien : lespeuples d*Asie ou les peuples de VAsie, les peuples d'AmSrique ou les pen- 
pies de VAmerlque, etc. 11 est des cas cependant oil ii n*esi pas indifl<§rent d*exprimer ou 
dene pas exprimer rariicle. £n general, on nel enonce pas toutes les fois qu'a Taidc 
de la preposition de et de son complement, il s'agil d*indiquer un rapport de qualiG- 
eation, c*esl ce que nous font voir les exemples de la seconde colonne, puisque qum- 
caUleries d* Europe, c*est pQur quincaUleries europeennes; etats d'Amerique, pour ilats amhi' 
caxM, etc. Mais Temploi de Particle est indispensable, si raisonnablement Ton ne peui 
traduire la preposition de ei son complement par un adjectif. 11 faut done dire la d^ 
vastation de VAmirique, I'itat de la France, repousse de la Champagne et de la Flandre. 



AVBC L'AaTICLB. 

Les anclens voyageurs ont dit que les chlens nata- 
rels du Canada avaient les oreilles droites comme 
les renards. (Burfon.) 

Les chlens du Kamtsehatka sont grossiers^ rodes 
et demi-sauvages comme leurs maltres. {Id,) 

La plupart des chiens du Gro&/Uand sont blancs , 
mais il s*en trouve ausel de noirs et d'un poll tr^ 
epids. (Id.) 

Sulvant ensuKe le eours du Wiin Jusqn'cn Hol- 
lander on prenait le due Albert k revcrs. 

(Thiiis.) 

On leor avait ImputiS do vooloir so rdfugicr dans les 
dcpartemeots et aa*-delA ds la Lairs. (Id.) 



SANS L'AaTICLK. 

Le pflote, homme fler et ignorant , persisCa dans 
son dcsscin avec taut d*opinI&trei6 , qu'on oontinaa la 
route de Marseille, ^whaid.) 

Le parlement de Bordeaux senralt alors Ie prince 
de Gondd. (Voltau.) 

En comparant la mortality de Paris k eeOe de la 
campagoe on voit qu*ii meurt constamment plus de 
monde & Paris qu'A la campagne. (Burron.} 

La place importante de Dunkerque ftat reprise pat 
hs Espagnols. (Voltaus.) 

Pour le repas du solr, la fllle d'Israil, 

Mdle aux flots d'nn lall pur les sues dor6s da mieL 

(AlXRX.) 



{ in \ 

Les noms de fleuves> dc rividres, sont, ainsi qna qnelqnes noins dlles et de pays* 
toujours pr^c^des de rarticle : Chiens du Canada, du EamUchatka, court du RJun, expc^ 
didon de la Januutpie. l\ n'y a guere que Tusage qui puisse Taire acqu^rir ceile connais- 
sancc. 

Les noms de villes ne sonl jamais accompagn^s de Tarticle : La route deManaUe, te 
parlement de Bordeaux, clc. 11 faut cxcepter Le Havre, La Rochelle, Le Mans , etc. 

En gto^raly les noms de provinces, de royaumes, d'empires, elc, sent pr^cMiSsde 
du, loTsqu'ils sont HASCULiifS : Histoire du Languedoc, du RoussUlon, du Poiiou, du Dojc^ 
phmS, du Portugal, du Mogol, du Japan, du Perou; et seulement de la preposition de, 
)uand ils sont Ffimiiuvs : Histoire de Gascogne, de Bourgogne, de Picardie > de France, da 
Rusiie, de Turquie, etc. 

EXERCICE PHRASEOLOGiQUE. 
1. 



L« aaUsM ^ rEarap* 
U MTto 4* k PraDM. 
L«fMft«a iarAartfiqML 
▼•rnit^hChlM. 
UtotdalaBoHl*. 



L«villc« d'Bnrdpa. 
La carta da Franca.^ 
Lw faarras d'Aai^ii|aa. 
Snera da CUna. 
L'cnimra da RoMia 
Da bU da Tarq^a. 



Lai produrttaot da la Franca. 
La raria da I'Europa. • 
Topata du BrteiL 
La lilaaUoD da I'i 



La poaitioa da rAnlricha. 
Las froiU da U N( 



[armtndia. 



Lei vrni d» Franca. 
I. a carta d'Eurapa. 
Bail du BrML 
IjliUtaira d AHaaaapaa 
LVmpartur d'Autrialia. 
Cidra da If anaaadia. 



LNvdaNHw 



Gicfccmira da Lj«a. 
Lmt eurinsiVkt da Piria. 
Las haUtaola da Bama 



Mbam da la Janulqaa. 
La« «aas du Cfata. 
Las aaus da RUaa 



Tm da lordaaaSi 
Oiittra d'Ostaada 
Vio da r 



..«^ta N" LXXXV. <»»*•« 



EMFLOI DE L'^aTICLB APHiCS LES ADVERBBS DR QUAJSTITE ET LBS NOMS COLLBCTIFS. 



SAXS l'aiticlr. 

... A qaol boa tant d'amis ? 
XJn scol BoOlt quand il nous aimo. 



(Flobiah.) 



Us premiera saints ont fait beaueoup de miracles. 

(Pascal.) 

OwnWen ds favoris do la fortune , sortis tout-4- 
coup du n6anl, vont salsir les premiers postes. 

(Massillom.X 
Q^ d$ IkDs, que de maox sont pr^ts tour k tour! 

(Racikk.) 
Sollj sTait autour de lul un wmbre prodlgicux de 
uomestlqucs, one foulc de gardes, d'^cuyers, de gen- 
UUJiommes. (Thomas.) 

i Etle saTait vne quaniM prodigiease cf airs et de 
) Chansons qtfellc chantail avec un filet de voix fort 

"""<»• (J..J. ROUSSKAO.) 

Ite sonl transport^ douccment sur la rlvlire dans 
""<* fonlrec oi^ toules sorlee de plalsirs abondent. 

(La UAirs.) 



ATBC l'ABTICLZ. 

Cclui qui salt renoncer k une granae autoritc , te 
ddivrc en un moment dc bien dee pelnes , de &ie» 
dee veillee, et quclquefols de bien dee erimee, 

(La BauTKRB.) 

La plupart dee fcmmes n*ont guire de princlpes; 
dies se condulsent par le cosur. 

(La BtvriiB.) 

De hien dee gens, il n'y a quo lo nom qui railto 
qnelque chose. (Jd,) 

Les mdchants ont hien de la peise k demeurer 

OniS. (FiNELOH.) 

Les Anglais et les Hollandais se sont dispute long- 
temps le conunerce de la C6te-d'0r, et celte gncrre 
d'atorice a produit bien dee perfidies et dee crimes. 

(La Habpb.) 

Je ne me flatte pas d'ayoir donn^ une idde Juste de 
la muMpliciU dee maux que J'ai soulDerts. 

(BUFFOH.) 

La muUiplieit4 des lols est la source des infrae- 

(Layiaox.) 



( iw ) 

Commc on ie yoit, lea subMrndrs refuseni TarXicle lorsqa'ils sont boom la d^ien- 
dance de Tun de ces mots : ComUen^ qw, peu, b^mcoup, mains, pUu^ tant, autmu, es- 
picCf genre, sorte, portion^ nombreyfauie^ qvumlM^ infinki, etc. CependanC si le acibs- 
(antif etatt d^lermin^ par quelque circonslance parlicuiidrey il faudrail faire usage de 
rarlicle y exemples : Un grand nombre dbs perMOnnes quefm vue$ Uer m'ont dii du iien de 
vaus ; U resie peu des fruiu qu'on a cueillis. 

La. seconde coLonne nous fail voir qu'apr68 le mot bien , et les expressions ia plu'- 
part J Is plus grand ^xombre^ la vlus grande partiSp eic. , on emploie loujours raitide. 

EXBBCICB FHRASiOLOGlQVE. 



CmiUm diMmniM. 
Qo« 4« gcai. 
rw da pcnoDOM. 
■•MMMpdva 



If 0(111 da talH 
PiM d'«Bardfc 
Tant d'aws. 



Divan fioras d' 
Tevlaa aertaa d*! 
UMportiaada 



La 
Bia 
La pliu grand 



N° LXXXVI. 



ABTIGU MdMivA OU RON eAvSTA 



UIUX OU PLVSUUaS SVaaTANTUPB LiiavAR etr 



ATBC L'AITICLB. 

II faadrait commencer tonics lea lecoos par nn^ 
hymne adress^ A la diYinit^, et chants alteniativfr- 
meot en choeur par \e$ fillet »t les garpons, 

(BiaHAtom Di Sr-PiiEti.) 

lis croient qoe les soreiers et les soreieres ont le 
pouToir d'attiror lea esprita. (La Haipi.) 

D'abord il faut remarquer qa'Jl n'y a de Tacaacea 
complitea que le dimanche ; aeolemeat le mercredi 
et le samedi U y a qoelqnea le^na de moins. 

(Gousm.) 

Le beaoin ileya lea trtoes ; les sciences et les arte 
lea ont alTermla. (J.^. RoussBAa*) 

Le goAt ii«f leitres et des beaux-arU andanUt IV 
moor de noa premiers de? ojrs et de la vdiltable glolre. 

(Id.) 
SI les ouvniges dea religienx nona paraisaent gros- 
aiei-s avyourd^hoi , n'onbliona paa que , aans eux, la 
chaine de la tradition des lettres et des aru eat ^t^ 
totulement interrompao. 

(Ghatiaubbiamd.) 

Les soldats et les habitants deviendraient cnnemia 
lea una dea antrea. (J.-J* RoussBAaO 

Lea sciences , Us letlres et les arts ^tendent des 

lirlandes de flenrs anr lea chalnea de fer dont les 

nes Bont charg^a. (id.) 

M de Toisivetd ct de la Taniti des hommes^ le luxe 
Ta rarement aans les sciences et les arts , et jamais 
lla no Tont sana lui. {id,) 

Vn ambassadcur est une espdce de facteur, par le 
canal duquel les faussetis et Us tromperies passent 
4 ime cour k I'autre. (Voltauk.) 



SAM L'AITIGLI. 

Da hdeaatent paseer Gom^e . 
Les dues et pairs , le cbanoeller 
. Et lea cordona blens d*Italie. 

(VOLTAUI.) 

Je me hAte d'arriver aux renseignemenis ei doea- 
menis positifa que J'ai rccneillia anr I'^t de Tinstnio- 
tion populaire k Franefort. (Gmuih.) 

Le minimum des legoua de tonte Mit populaire 
est de cinq lec^ns d*uno heure cheque Jour, les lundi, 
mardi, jeudi et vendredi. (Id,) 

Apris bien des marches et cantre-marehes les 

Franks arrivent dans Pamphille , prts d'une petite 
▼iUe sur la mer. (AHqcrmL.) 

Le pdre Feuill^ est le senl de tons Us naiuraUstes 
et voyageurs qui ait domi6 une desoiption ddtaill^ 
du condor. (Bufrov.) 

II seralt bon qu*on ob^t aux Ms et couiumea, 
parce qu'elles sont lois , et que le peuple comprlt que 
c'est U ce qui les rend Justes. (Pascal.} 



Je ne serais pas d'ayls dMparplller les soidats ] 
maintenir I'ordre dans Us bourgs et viUoffes, 

{i^. RonssiAv.) 

Les rvhans et bijoax qui en sont la marque ont on 
air de collflchet et de parure fteiinine qu'il but ^vitcr 
dans notre institution. {Id.) 

II ne faut pas que Us prix et r^eompeases soienl 
distribu6s arbitrairement. {Id.) 

II en ^lait de m^me dss mMsfres si g ra n ds of^ 
eiers, (M.) 



( *T5 ) 



Jje pere et la mere semblaient exciter lenr petite 
compagne k s*en repailrc la premiere. 

(BonoH.) 

imqo'i r&ge de sept ans , I'enCunt , ehez las Spai^ 
tiaies^ ^tait laiSB^ aux soioa du pere el de la mere. 

(Barthiliiiy.) 

Le malfacBT ciit pir$ et de la mire ne passe point 
A lear posterite ; les Muscogulgcs n'ont point toqIq 
'iue la aerritade fdt hdrMtaire. 

(CflATIAUBaiAHO.) 

La nature y poanroit par rattachement des pires et 
dee meree. (J.-J. BoossiAa.) 

Ud bean matin , le ills s'engage; la pere et la mire 
eont au desespolr. (BitnAiDia dk St-Piiiri.) 

Les peres et les meres des enfants ^tranglds oa- 
Traient la marche, portant leors enfants morts dans 
lours bras- (Giiateaubiiasd.) 

C'etajt one opinion nniversclle qnc la religion pro* 
testante ordonne aux peres et aum mires de tncr 
leurs enfants s'lls Yeulcnt 6tre catiioiiques. 

(YOLTAllI.) 



Les pire et mire 
yeiller sur eox. 



de let nonrrlr et de 

(BUWOK.) 



L'homme qui Tent se marier olfre mupp^ el fMfv 
de la Jeune pcrsonne nn sac de ctilr oo quelqne autfs 
objet tout aussi prddeux. 

(Albiet MorriiHKr.) 
Lbs pire et mire ont poor objcl le blen , 
Toot le surpliis Us le comptent poor rleiu 

(La FoflTAUi.) 

\jt p6re da Tertre dlt qne si tons ks n^gres son! 
camas^ c'est que les peres et mires teiasent le nei i 
lears enfants. (Bumm.) 

L'union des pires et mires aoz enftuits est nati^ 
leDe pnlsqu'elle est ndoessaire. {Id.) 

Le calcol des pires et mine a peotp^tre eneora 
plus de danger qua rinexpdrience des jcunes gens. 

(di BocrFLiis.) 

Un trolsltoe dlt que la religion protestante ordonne 
aim pires et miree d'^orger ou d*<trangler Icnrs en- 
fants quand Us vculent se faire cathollqiies. 

(\'0LTAiai.) 



Parce que, voil4 tanl6t deux slides, il a plii h nous ne savons quel grammairien » 
Vaugelas peut-^ire, de voir un barbarisme dans ces locutions : les pire et mire, tons les 
grammairiens de r^p^ter apr5s lui, et sans trop savoir pourquoi, que les pire et mire 
est un barbarisme. 

Mais, loin d'etre intimid^ par celta reprobation , l'usage, depuis ce temps, n'a cessA 
d'aller son train, et > en depit de tons les Vaugelas du monde , il permet que Ton diee^ 
comme il y a deux et trois si^cles : les pire et mire, 

C'esl que Tusage sent bien qu'il a raison. En effet, il est facile de voir que cette 
locution, qui scandalise si fort nos puristes, n'est pas sans fondement, et qu'elle a sa 
source dans la logique la plus rigoureuse. Nous aliens essayer de le prouver. 

Celui qui dil lee pire et mire sait qu'ii doit parler de deux individus : que ce soil U 
pere el la mere, peu importe; toujours est-il qu'il a I'idee de deux fitres, de deux in- 
dividus. Or, n'csi-il pas nalurel qu'il fasse usage de rariicle pluriel /ca, qui, enpareil 
(tns, est en rapport avec le mot individus sous-en tendu, et nullement avcc les mots 
vtre ct inire'^ Ces derniers ne sont la, pour ainsi dire, que Fexpllcalion du mot indp- 
vidus. En sorte que les pire et mire, c*est pour les individus queje vais disigner, c'est-^ 
dire le P£Re el la m£re. 

Cette locution abr^viative et toutes celles qui lui sont analogues, r6pondent done 
[)arfailement au besoin qu'^prouve celui qui parle, de rapprocher le plus possible 
lexpression de la rapidity de la pens^. Aussi leur concision doit-elle les faire preferer 
en certaines circonsiances. D'ailleurs, ces f.i?ons de parler, qui remonlenl, pour ainsi 
ilire, a Torigine de noire langue, el qui sont descendues jusqu'a nous, apr6s avoir 
traverse plusieurs si^cles, n'oni-clles pas re^u leurs ieilres-paienles, et leur ftge ne 
les met-il pas au-dessus des attaques de quelques esprils qui ne peuvent ou ne veu« 
leni pas comprendre ce qu'elles ont de logique ? 

Que les grammairiens se r^volteni et crient au barbarisme, au sol^cisme et a pis, 
s'il est possible, nous nous en inqui^tons peu. Nous croyons que se faire entendre 



1T8) 



etant la prcmidre condilion du langagc, il est permis d*cmpIoyer loutes les locutions 
possibles^ d<:^s que Ton y r^ussit, sans blesser Tusagc, norma etjiu loquendi. 

Nous lermiiierons en faisanl remarquer que ces formes elliptiques n'appariienneni 
pas seulemenl au slyle administratif ou judiciaire, ainsi qu'on a cherche a le thire 
croiic jusqu'ici, mais que les plus grands ecrivains eux-m(^nies n'ont pas crain: de Ics 
smployer. 

EXERCICE PHRASEOLOGIQVE, 



Lh mairct el Ie« Mus-prtCcto 
Jet SvUrct ct iMpaqtMttk 
Aus vitlet et aui TilUgM 
Au |<rr« ct I la mcr* 
Aoi pcr«*ct aui mere* 
I.c« •eiciirea rt let aril. 
\jn •ti» et let mclicra 



Let mairve et Mue-p rifeu. 
Let leltrcs et ^^ucli. 
Aui Yilica el villagct 
Auk per* et meia. 
Aui p^ret el uwre a 
I^f acinicee el arU. 
Lee arU et i 



.«««ea N LXXXVII. <«»»** 



DE L*EMPLOI DE L*ARTICLB DANS LBS DATES. 



AVEC l abticli. 
rr 9 e( {0 10, I'air mc panit sensiblement plus 
chftiMi et le del plus intercssant. 

(BERaABDlN DS SlVPlSUE.) 

Le 8 dll« 9 , on prit on requin , des saoets et deux 
Jicns. {Id.) 

Ld to, 21 et 32 , continaaUon de calmeet d'ennui. 
te vaisseau ^talt cntourd de requins. {Id.J 

LeZetleA, les passages ctalent occapcs par nos 
soldats , et le salut de Ja France dtait fort avanc^. 

(Til I BIS.) 

On a vn le nommd Maillard flgarcr h la t6te dcs 
femmes sonlevdcs duns les Tameuses journdes du 5 et 
6 oetobre. (Id.) 

Les colldgues IgnoranU ct avcuglcs de Blarat dtaient 
?anis et Scrgcnt , dcj& slgn:ilcs au 20 e/ au 10 aoi^t. 

Les premieres discussions s'engag6rent le 28 el le 
id aoOt. [Id.) 



SANS L*ABT1CLI. 

Let 17 f 18 et id, nons passtoes an miOeu des 
Ues^ laisaant T^n^rilTo h gancbe et Palma k droite. 
(Bbbhardhi di St-Pibbbk.) 

Les 98 ef 29 , nous vimcs des poissons-volants et 
uiie qaanUtd considerable de thons. {Id.) 

Ljes 14, 15 et 10, les Tcnts Taritent; U ft de 

grandes cbalcurs. Les 17 , 18 et 19 , Icscalmes con- 
Unuirent avec la chaleur. (Id,) 

Aux bet B octobre, on Ta yn amasser socardtement 
dcs m^yens pour accabler le peuplc. 

(Tdibbs.) 

Se conduisant id commo aux 3 «f 3 aeptembre , 
les Glrondlns hcsitaicnt h se compromeltrc pour un 
roi qa'ils rcgardaient commc un cnncml. {Id,) 

11 faut, pour Thonncur de la revolution, disUngm»f 
cnL'C la bravonrc dvique , qui a brave le despctisme 
au 10 aout, ct la cmautd servant aux 2 etZ sep- 
tembre une tyrannic mucttc ct cachdc. (Id,) 



Ainsi , on pent diro : i« /c 9 el le 40; 2" /<? 20, 2i el 22; S'* les il , i8 el 19, eic. En 
eCTet, il serait bion dldjcilo de resister au besoin d'abrcger. 



EXERCICE PRRASEOLOGIQVE. 



L« e «!ie B 
l.« et le 10 



L« 6 ct l« t 
l4 • et le 10 



LnStiB 
L« • et tft 



(177) 

o N" LXXXVIIl. 



BlfM.01 OB L'AHTICLB ATBC DBUX 8UBSTANTIFS UNI8 PAR OM 



AY KG L*AIT1CLI. 

Tint qae les Hats s'assenibleront ei que les nonces 
ctumgeront fr^qaemment , Q sera dlfflcUe qne U tinai 
ou Uroi oppriment on nsorpent rautorii^ l^slaUve. 

(J.-J. ROUSSCAO.) 

Ces olseaujK Tolent trts hant et en grandes troupes; 
ik passent la nnlt sur det orfrrai ou du rochcrs trfts 
^lerds. (Bvrron.) 



Dans la d^Islon la pins Importante de la yie, n*or- 
donnei pas le oui au U non^ laisses le libra arbitre. 

(BOISTB.) 

C*C5l an calcnl tris fantlf qne d'^valuer tonjours en 
argent let gains ou U$ pertes des souYeralns* 

(J.-J. RoossiAa.; 



SAKS L^ASTICLI. 

On tronre dcs condors snr les bords de la mer el 
des rividres , dans let jovmies au praMn noluraUas. 

(BomSi) 



Let joues ou e6(es de la tdte dn condor sont coo- 
yerts d*un duvet noir. [td,) 

L'abns du gouyemement a fait Imagincr la yolc des 
ddputet ou representants du peuple. 

(J.-J. RousstAU.) 

On dlstinguait parmt les nobles, let palatini ou 
gouvemeurs des provinces. 

yid.) 

Son ncYCu Loth est dtabll dans la ville ou hourg dt 
Sod&me. (Yoltaibi.) 



Dans la premidre colonne on a exprim6 rarlicle devani cbacun dcs substantifs, parce 
qu'ils repr^sentenl des objets diflV^renls : le roi ou le senat, des arbres ou des rochers, Mais , 
dans la scconde, oti le substanlif qui suit la conjonciion ou n'est^ en quelque sorley 
que Texplicalion de celui qui pr^cMe, Tarticle n*cst cxprinn6 qu*une seule fois : Les 
savanes ou prahriet naturelleSy les joues ou cdtes. Tel est Ic principe que les ccrivains nous 
paraissent avoir assez gtodralcmcni suivi. 



EXERCICE PBRASEOLOGtQVE. 

I« nakn m f w i l m Lm prafettnin •n let iHn§ 

U «•! Mh lm« La rMt M rvillet. 

L« tmin cm b SBa. La vialell* oa !• {aMiiM 

I« pkn M It flk Lm vfaiviqan ou ks roiMiiiiqaet. 



Dm rlicvavi «i p«lb. 
Dm eoWnM on mtaotrnptn irAi 4lt«4«. 
Dm b«rlM« ov pbntct aroaMlhiacs. 
Lm bakilsBto om iwli|*iiM. 



N*LXXXIX. «w««^ 



Bl L'BMPLOI OB L'ARTICLB ATBC DBUX AMBGTIFS LIES PAR LA CO?IJO?fGTION $t. 



SAss l'asticli. 
A «• mots , II Inl tend le doux et tendre ouvrage. 

(BOIUAV.) 

Le lon^ el prot bee dn toucan , et sa languc falte 
«» P^tt»e, ^ient n^cessaires k un oisean qui chcrche 
rS.i??^ ^parplU^ dans les sables humldes des 
"▼•gesdeTAm^ilque 

(BuxAiDix Di St-Pikrbb.) 

Vonsn'ayei falni qne des b«tcs innoeentes et cfot«- 
tU^n "® '^"^ ^® "*^' * pcrsonnc, qui s'altaclicnt 
■ Toos, quiyous scnrent, ct que vous devorcz pour 
rtt «e lears services. (j.g. Roussijin.) 



AVBC l'aBTICLB. 

Les bom et les mauvait conseUs. 

(Bossnn*.) 

Le vicux langagc sc fait rcgrellcr quand nona le 
retrouvons dans Marot, dans Amyot , dans le cardinal 
d*Ossat , dans les ouvragcs Ics plus enjouis et dans 
letplut ttritux. (FiaBLoai.) 

Jc frols que les Icclcurs scmlcnt chnnn<?s de vclr 
FOUR Icura ycux la comparaison dc quclqu**.* seines de 
la riiMrc grecque , do la latine , de la fran^aite ct 
de Vanglaite. (Mo.^TE.squiBn.} 

S5 



(178) 



JuiqiMS icl , madame , aneon ne met en doute 
Lea Umgt et grands traf anx que notro amour Tons 
eodte. (GoiHxiLLE.) 

Lea 6ofi« it vraU d^ota qb'on ddt anlvre k la trace, 
Ne 8ont paa ceox noo praa qui font tant de grimaces. 

(Mouiai.) 

SI nous Toyageoos^ iea b$lUi$t fBrtHe$ plaines 

^i Saaoa.) 



Le grand et le petit e'pagneul , qui ne difTdreot 
qne par la taille , transporUs en Angleterre , od 
dUDgi da blanc au non. (BuFioa.) 

Vancien et le nouveau eontineni paraissent toiM 
lea deux avoir it6 ronges par TOofon. 

(W.) 

La ProYidence permit que la gloire de sa conYersioo 
ne fdt pas doutense aux yeux du 6on et du mauvai$ 
parti. (FLBCHiaa.} 



Dans hi premiere OOlonnOy on a (lit : le douxettendre aumagey U kmg ei gres becj da 
Mie$ mnoeentei et douces^ lei longt et grands travaux , let botis et vrais divots ^ les bellet ei 
fer6U% plames, parce que c*C8l le mdme ouvrage qui est doux et tendre^ le m^me bee, 
qui est long et grosy les monies b^tes qui sont innoeentes et dotices, les monies travaux 
qui sont langi et grands, les m^mes d6vots qui sont tons et vrais, les m^mes plaines 
qui sont belies eifertiles. 

Dans la colonne opposte on a dit, en r6p4tant Tarticle devaui le second adjectif : 
les bons et les tnauvtus conseilsy les ouvrages les plus enjoiUs et les plus sMeuXy la Phedrt 
grecque, la latine, lafranqaise et Canglaise y etc. y parce qu'on parle de diff^rents couseils, 
dont les uns sont bons et les autres mauvais; et qu*il s*agil de plusieurs PhedresiAth 
PhMre grecque, de la PhMro laxine, etc. 

Nous pouvons done 6tabiir ce principe : Lorsqu*on ne veut determiner qu'un seul 
sAbstantify c*est-a-dire lorsque les deux adjeclifs exprim6s serveni a qualifier un seul 
et m6me substantif , comme dans la premiere colonne, on n'emploie qu'une seule fois 
Tarticle : Le simple et sublime La Fontaine. Si» au contraire, on veut a^terminer plu- 
- sieurs substantifs y il faut r^p^ter Tarticle devant chacun des adjectifs dnonc^s : Let 
bons et les mauvtus conseils, 

Les 6crivainSy cependant, n'ont pas toujours 6i& fiddles k ce principe. Voici quel- 
ques exemples oti il a 6t6 vioI6 : 



AYIC L AanCLK. 

Knl meta n'excltalt lenr enyto • 
Nl loupa , nl renards n'6plaient 
la doues st Vinnoesnte prolel 

{Lk FoiVTAIRB.) 

L*til<Ia et la louable praUque de perdre en frala de 
noce le tiers de la dot qu'une femmo apporte. 

(La Daursai.) 

n a*^ta]t propose pour modulo le sage et Vhumble 
saint Augnstln. (BouaoALoax.) 



SANS LAXTICLI. 

J*ai fait, dans ma jeunesse, mo diaait un Jour Fon- 
tmelle , des vers latins et grecs ausal beaux que cea\ 
de Vlrgile et d*Homdre ; vous Jugez bien comment , 
ijoutait-ll , c'estqu'Us en ^talent pris* 

(Ddglos.) 

Pendant le s^our que Je fais en Europe , je lis lei 
hiitoriens aneiens et tnodemes. (MoNrxsQuiEU.) 

Les oiseaux dofMstimtes et sauvages nounissent 
I'homme ou devienncnt la proie des animaux car- 
nassiers. (Boffoh.) 



La douce et rinnoeente protCy Cudle et la louable pratique annoncerait deux proies, deux 
pratiques ; savoir : la douce proie et I'innocente proie , Vutile pratique et la bmable pra- 
tique (i). 

Les auteurs sont rarement tombds dans la premiere de ces fautes, si tant est qu*il > 
ait faute; mais ils fournissent de nombreux exemples de la derni&re y dans laquelle iL< 



(1) n y a cependant dea cas o£lla rdpdUUon de Tartlcle eat Indispensable , et ajoute k Iteenrie . oomme dani 
cette phrase : 

« Get ordre d'^qultd et de Justice , cette oompensaUon de grandeur et d'abaissement ne parut jamais mlcui 
que dans la vie de Vhumble, dupauvre et toutefois du grand et de VUkistre Francois de Paule. (FLBcnics.) 



ont ^ii entralnds par le besoin d'abr^ger ; de$ vert latins ei greet; let huiorient andmu 
tt modemet. 

Voyez le chapitre des adjectifs, oil catte qaestlon sera traitje, qaoi que sous uo 
aucre point do vue. 

. BXBRCICS PnnASMOLOGIQWE. 



Les Imbm ^oi iiMlniiU tt modMlM. 
Im fit rai toa jk rito •! U«a p«Mte. 

XiCt sHlM St WrtQMMM ICBBBMiL 

tflt |««9« iilM iMlniiUt*taod«alM. 



I4« boot tl !•• iBMivaif AMfitr*. 

LftlM^friRfaiM el TftmbiMu 
La natiop portugaiM tl I'Mpaj 



►««B»a N" XC. 



J>B L'eVPLOI DE L'ABTICLB AVBC PLUSIBURS ADJBCT1F9 CNIS PAR df. 



PftEUlisi MANlilK. 



Les fants aliz^ eessent en mare et avril entre U 
tUufiAiime tl U deuxieme dtgri de latitude nord. 
(Beuiaidiii di St-Piirii.) 

La Franee du dix^eptihne et du dix-huitihM 
tiiele ^tatt intfilraie k bcancai^ d^autraa pays de 
rEorope. (Guizot.) 

Lcs comedies salntea ^talent des esptecs dc farces 
sar des siitjets de pidtd , qu'oo repr&cntait pubUque- 
ment dans le quiruUme et le eeiiiime siecle. 

(bi JAacouiT.) 



Les Ycnts allzes cessent en aoAt et leptembre entra 
le qaatarziime degr^ el le treiziime* 

(BSINAIDIM oi ST-Pisiai.) 

L'ftge de la premiire et seeonde enfarwi ne nous 
pr^seote: (pi'un.tot de mlate. . 0lmrroRO 

Les actes des conciles du quatrUme et du ein^ 
quiime siicle sodt plcins de canons qui ddfendcnl A 
nn simple clerc d*allcr se falre ordonner dans un autre 
dlocdse que le sioo. (Goieot.) 



SICO:iDI MAHIIIE. 



Lee 

fomleation entie les 
degri. 



b1 la aarlige ni Ja 
au premier et eecond 
(La HAarx.) 



Les Tenta^aliade eeaseBt e* JaaiAfli eataeile eiaUme 
et quatriime dtgri ^ latltadeaeed. 

(BiiaAisia ai Sr-Piuti.) 



TIOISLEME HAMIEEE. 



Les bona anteore du dix^eptieme et dix-huitiime 
liadM senlroaitoqloun do modules. 

O'OLTAIEE.) 



La situation du Monomotapa est entre lo quator- 
zieme et le vingt-^inqui6me degrdt de latitude mdri- 
dlonale. (La Haitb.) 



QOATEIXME MAHIBEB. 



On tranre evdhialnBMiit lea vents du sud-est aux 
trtHiUmt et quairieme degree dc latitude nord. 
(BEa.^Aa]»5 AX St-Piebre.) 

Poreeone n'igaore quel prodlgleax monvement a 
traraOM I'Angleterre aux seizieme et dix^eeptieme 
elielee, (Guizot.) 

AojoortflHa nn dOat est engagif , bob plus entre 
denxiettglens, ooBime mix 16*el i7*«Ude«, maia 
cnlre dnia esprtta oppos^, I'esprit occidental et I'es- 
prit da nord. (St-Marc Girarais.) 



L'intdra partlcnller des denx ordres a dt^ mla on 
premier et eecond range. (J.-J. Roossiad*} 

Qui ignore qn'aux dauxiime et ireitiime siid$t\t 
pouvoir splritud a r^damd commc son droit, tantftt 
rexercice direct, tanlAt la donUnation Indlrecte dn 
pouToir temporel ? (Guizot.) 

Quoique au treizi&me et au quatorzldme siMcs quel- 
qucs itdiens commeni^assent k sortir des t^n^lires , 
toute la populace y 6talt toi:donra plongde. 

(S'oltaiee.) 



(180) 

On peut done, dans les cas analogues k ceux dont nous venons de donner des exem^ 
ples» s'exprimcr de cinq famous difKrentos : 

i* Le cinquiftiAe el te sixi^me degri; 
2* Le cinquidme degrS et te sixiftme ; 
3* Le cmqui^me et nxUme degrS; 
4* Le cinqui^me et le sixi6me degrii; 
5* Les cinqui^me et sixiime degr^. 

Dans la premiere, on repute l*ariiclc devant chaque adjectif; dans la deuyl^me, au 
lieu de finir par le substantif, comme dans la premi&rey on le place immddiateinent 
apr^s le premier des adjeclifs ^nonc6s; dans la troisi^me, on supprime I'article devanl 
le second adjectif; dans la quatridmc, on expriine Particle devant chaque adjectif , 
eomme dans la premiere, mais on met le substantif au pluriel; enfin, dans la cin- 
quidme, on n*emploic qu*une seule fois Tarticle qu'on met au pluriel, ainsi que le 
substantif, en laissant loutefois les adjectifs au singulier. 

EXERCICE PnRASiOLOGlQVE. 



•lb 



L« prMilsr 9\ It Mc«ii4 Mm*. 
La prraiiirt at U tMoniU difUoa. 



Lm prvmicr •! w&mmi Mjmi«« 
Lm prtmiir* el M«Md« divMeas. 



»*MH(o N^ XCI. <>«»••* 



BMFLOI DK L*ABTIGLI ATBC OBVX AMMTIIS UNIS PAB LA CONJONCTIOB 014. 



1. 

ATIC l'aITICLI. 



INeo B*est choisi iin penple, dont la bonne on la 
vuntvaite fortune d^pendlt da sa pi<§ttf . 

(Bofsorr.) 

II y a des jennes gens qui ne grandlasent plas aprte 
la 14* ott la l6<aiio^ (Bvrroii.) 



Lei bowMi eu lee maavaieu conversaiiont gliteiii 
rhomme. (Pascal.) 

On ne doit pas Jnger du hon au du mauwtii na/ii- 
ral d*iine penonne par les traits de son visage. 

(Bvrroii.} 



II. 



SARS L'AITICLI. 



L'^gypte se vantait de rdgler par son flcuyc la 
ftofWM Ott mauvaise de$tMe de ses vainqueurs. 

(ROLUH.) 

L'enfant peat nahre de parcnU durs , ct 6tre llvrd 
k det mattrea enmiyeiix ou barbares; !ra-t-il chcr^ 
Cher des guides parmi ccux qui lal ont fait liair Tiiis- 
inictlonP (BiaxAaum di ^r-PiiaiB.) 

n estdigne de remarquc que les formes les plos 
laldes ont ^tedonnecs anx animaux nuitibles ou 
incommodes k I'liomme, el Ics plus belles k ccux qui 
doivent vivre dans son voisinage on sons son empire* 

(id.) 



Pendant Us sepi ou ht^it annies sulvantes, llib- 
toire ne nous prdente qae qudqaes guerres pea eoo- 
sid^rables. iAolub.) 

Tout ce qui a dt^ dlt de GornelHe snr lei caroe 
tires vertueux ou m^hants, rVoLTAiai.) 



Les Gaulois n'^crivalent ni lois, nl histolres , nl les 
myst^res de leur religion , nl ce qu'ils ensdgnaienl 
dsns lears dcoles des sciences morales o«i nofvrellM. 

(DocLoa.) 



(181 ) 



Qoant aaxdiamants, Je n*al pas on! dire qa on en 
tut encore troQy6 dans lei zones tempirit* ou gU^ 
tiaUi, pent-^tre faute de les y avoir cherch^. 
(BmiAtoiN DE Sr-Pinti.) 

Qalmpofte da bonhenr to $ouree fautse ou vraie ? 

(PiBOH.) 



U$ r$mord$ wraii ou faux de T^y^ae en don- 
nteent an people. (Voltaiii.) 

Chacune de$ fibns Ugneusei au n$rv9Uie$ de la 
plante parait un y^tal , qui correspond depoto In 
racine Jusqn'A la feolile qa*U nonnlt. 

(BiiHAtiHii 01 St-Pibiii.) 



Lemare ne veut pas que Ton dise ia bonne ou mauvaise fortune , la bonne cu tnauvaUe 
desihiie, etc., etc. Qu'est-ceque cela faitflSansdoute nous necontestons pas 3i Lemare 
le droit de s'exprimer comme bon lui semble ; mais ce que nous lui contestons, k lui, 
ainsi qu'aux aulres , c'est ie droit d*imposer son langage h toute une nation. Or, comme 
les mcilleurs 6crivains ont fait usage des locutions precii^es, nous pouvons done, au 
risque d'encourir Tanalh^me de Lemare et de tous les grammairiens ensemble, nous 
en servir aussi. Ges locutions ont 6t6 introduiies dans le discours par le besoin de 
s'^noncer avec bridvel6y et chercher k les proscrire, c*est vouloir nous condamner i 
n'employer qu'une seule forme , lorsque nous en avons deux. 

EXERCiCE PHRASEOLOGIQUE. 



Let k«raM M 1m miovauM mmn* 



Vet iMntMMMrrcctet oa des lecvUoac {Deometes 
■Dm 4c«lsen hkorievi em i*» fcoGcn panmu 



Lm booiwfl ou inau*ai«ct iMitrct. 
Let fcoiinca ov mauvaUet aeliwM. 
Oet loeuiioii* rorrcalaa ou incorreetca. 
Dai eeoiien laboiicus ou pareMcui 



B^<»^»f@3ea N° XCII. <»»»•< 



BMPLOi ns l'articlb avec lbs supbhlatifs. 



BXBlirLBS. 



La puissance des roll est fondte snr la raison et sur 
la foUe da peuple, et bleu plus sor la foUe. La plus 
qrande et Us plus importante chose da monde a poor 
loodement la faiblesse. (Pascal.) 

Une desplM esseniieUes et dee plus nobles fonc- 
tktts des souTeralnSy c'est ile rendre la JasUce aux 
peoples. (Flbchibb.) 

La meiQenTe de tootes les ddacaUons est la plus 
ardimaire, la mains sMre et la plus proportiannee, 
Je no dis pas anx forces, mais A la faUilesse de Fen- 
fant. (BuFro2f.) 

Gonsid^r^ toos ensemble, marchant ayec ordre 
sons on grand capitalne , les soldats ferment {e tpee- 
tacU le plus Mr et U plus imposant qui soit dans 
Punlyers. rVoLXAisB.^ 



Le moyen le plus court et le plus sAr de fairo 
passer la loi serait de s'en rapporter absolumcnt h ia 
decision da s^nat. (Rollisi.) 

Jo vols reyiyre le sitele d'Auguste et les temps Us 
plus polls et Us plus cuUiv^ de la Grto. 

(Massillom.) 

Les dogmes les plus wrais et Us plus saints peovcnt 
avoir do tr^s mauyalses cons^enees. 

(MoifTBSQOlIU.) 

Aciailc est represent comme le plus impAuous ef 
le plus politique des hommes. (Voltauui.) 



L'article doit toujours 6tre r^p^le quand le substanlif est pr£c£d6 de deux adjecii 
^nongant la qualification au plus baut degr^, comme dans les exemples cil^ : la /^/w* 
gratide et la phu hnportante chose. 

EXERCICE PHRASEOLOGJQUE. 



La fenemm h phi* JOia al h ploa aimabla 
L'teritaia b fim pur at la p|m eorracL 
L«aSruMMa laa pkia |oBaa at kt plua Mfaa 
Ln MCtooa laaptaa faoMi«la« al hi phia m 



mcUIlet. 



Let icol'an las plui aiiidns at laa pim wlUt. 
Laa ploa brillautaa al laaplna aalinaUaa aoci 
a litrat laa aiiaai tenU al ' 



Laa tan laa ptaa ImwUaU al laa plw kar»MiWiis. 



( 18?) 



^^Hiexa r XCIII. 



ARTICUM dttr, des, ETC., APIlfaB LBS PR ^POSITMXS, QVARl^ 
80FIT Paift DANS UN SENS PARTITIF. 



eDMPLBawTs 



le fls mettre ccs petlts chiens dans du lait aa lieu 
de les lalsser dans Teaa. (Buffox.) 

Aprfts avoir nourrl Tenfant avec de la farine do- 
lajM et cuitc dans du lait, on lui donne du pain 
tRmp6 dans nne Uqncnr convcnablc. [Id,) 

... On rencontre sa destln^ 
SouTentiNu* de* chimin* qn'on prend pour Tcviter. 

(La FoNTAini.) 

Je ne pais vons imaginer dans ce tet&-&-tdte sans 
tfM mottvetiMnff'de coldre. 



Ce n*est pas som des eonsiddrations tr6s grarei 
que J*ai pu me determiner k an parti si pen de luon 
godt. 

. . . Le sot fait grand broit Ml d«sioiirtd*abaDda»oe, 
Et devlent plus modesle en det temps moins heureov 

(RtcAim.) 

. . . C'cst vonloir perdre un serfiee^ 
Qae de le rcndre d dee ingraU. 

(LlMOBLB.) 

L'on d^honore sa plame 

En la trempant done du poison, (Floiiah.) 



Aprte les propositions, on exprime du, des, etc. , toutes les fois quo leurs comple- 
ments sont employes dans un sens pariiiif. 



EXERCiCE PHRASiOLOGiQUE. 



A da* nuahanrcai. 
£■ dca taoaaa hcorei 



Sana argenU 



Sana 



pMr da I'ar^aoL 
Par det frtpona. 
Dana dat prisaoa. 



Saaaamia. 
Sana lumi^raa. 
SanawpriL 



BMPLOI DE L'AHTICLB ATBG LES MOMS PKOPRES. 



L 



L'aTeogle d* Albion lui doit (k la religion} son beau 

d£Ires 
L'algle de Heaui la twin , ct 1$ Tasse sa lyre. 

(SoaMBT.) 

Jamais Iphdg^nie, en Aulldo lmmoI6e , 
N'a ooM tant de ptean k la Grto assemble , 
Que daoi I'faOBreax speetade, k nos yeux ^UI^, 
En a fait , sons son nora , Terser la ChampmesU. 

(UOILRAU.) 



Quand le Poussin a Yonln faire on tableau do d^ 
luge onlTenel , ii n'a reprtent^ qn*une famille. 
(BEiaAtMM 01 Sr-Piaaai.) 

Errant ct proscrlt, U Dante fldtrissalt arec toergie 
lee Yieos des papea et des piinoee. 

(ViuaMAOi^ 



Nous ivons vn A la fois k la t6te des escadrons im- 
p^au\ les Mwat, Iss Lassalle, les Kellermann , 
Us Monibrun. (For.) 

Les ooTreges des Collins , des Tindal , des Shaf- 
tfshury, des Bolinobroke , afllchaient le pins spiri- 
tad et quiriquefols k plus coupable mdpris des lols 
tustdresdelareligioaetdela morale. 

(ViLLIIfAlfl.} 



Que de hdros t Je crois entendre dans At!)^es , 
DIscourir les Piatons , tonner les Demosthinm. 

(L. RACM&: 

Contemples ces armets , ces casques, ces cnlssards 
Du Nemours, des GissonSjdes Coucis, des Bayards 

(Dauuai.} 



(185) 



Cc qu'il y a de certain , c'cst que lea plus BayanU 
des hommca^ Us Soeraie, Us Pkaan, les Newton 
ont 6U anssl lea plus rellglcax. 

(Bbiii AiDiH Di Srr-Pimi.) 

Us Pkit^m, les Pytkagore ne se trouvcnt plas; 
on, a'll y CD a, e'eat blen loin de nous. 

rJ.-J. RouascAU.) 



Vlt-on Us DuguescUns , les Nemours, les Betyards^ 
Dc rincrMiimd aolTre lea ^tendardaf 

(SOOMIT.) 

iM Gier , lat Kiaamur ont dtott tea menrefllcs , 
Et le chantre d'Augosto a chants lea abeilles. 

(DiLtUI.) 



III. 



On poot done rcxpllqner par ee Urn i 
Aux Platons , comma k mol , I'^nigme InconceyaMa 

(L. Racini.) 

Icl , ms ElxMrs ont flx^ la pensde. (!!•• Tastu.) 
De m6me que tous les conqu^rants sont dereout 
des Alessandres, toua lea tyrans ent Miild da nom 
dc N<Sron. (GaATiAoatiAaD.) 



II est tt des tyrans, dea nilnlBtres crads , 
Et des Sokms d*an Jour qu'on prodame immortds. 

(MicnAUD.) 

U e»i dans nos hameaux des Socrates champ^tres. 
(L.-P. Lombard.) 
Le deslr de la gloire enfante les SoeraUs» 

(L. Racmi.) 

Bien que les noms propres soicnt dolermin^s par eux-mfimes et qu'ils rejeltent par 
consequent toute esp^ce d'adjectif delerminatif, on voit cependant, 

i* Qu*il y en a plusieurs qni, vcnant de langues 6lrang6rcSy et principalemenl da 
I'i [alien, admettent devant eux I'article; tels sont ceux de la premi&re s^rie. 

2" Que souveni les pontes et les prosateurs, emport^s, pour ainsi dire, horsd'eux- 
mftmes par un mouvemenl oraloire, ci voulant donner a leur expression plus de force, 
plus d'^ergie, emploient I'artrcle pluriel les, lors m^ine qu'iK ne s'agit que d*une 
seule pei*soBiie, conune dans les exemples de la deuxi^me s^rie. 

3*" Que toutes les fois qu*an nom propre est employ^ par antontnnase , c'est-^-dire 
pour un nom commun , et a TefTet de designer des individus semblables h ceux dont 
•on ^nonce le nom, il faut faire usage de T article pluriel le$, ainsi que dans la troi- 
sidmc serie. 

On se permettalt autrefois de mettre Tarticle devant le nom propre des actrices stiff- 
tout : la Gampm^M ; cette fa^on de parler n'est plus que bassement populaire. 



EXEBCICE PHRASiOLOGIQVE. 






t«a Otttrcb'o. 
U Tititn. 
Lm Be mill. 
Lt TintortL 



J>t RouMcaa. 

L«aMiUoa. 

L«t] 



1^1 Tnrtmia. 
Lai Jeio-iail. 



™..MB9aN XCV. 

DE LA SUPPRESSIOlf DB L'ARTICLE BANS CBaTAIMBS PBBASES. 



■le&i vaut poujai ddlM>Qt fpx'empereur entcrre. 

(La FoRTAuii.} 

PDur moljepr^fl^re 
Laideur aflUtle k beaut4 rude et fltee. 

(YOLTAItS.) 

Wifiance est tou|oar» mire de sAret^. 

(FaUB D*E6LANTI2«I.) 



A gens dlionneur promeiM yaot swvMnt, 

(VoLTAias.) 



PaiUnee at lonfuavr de tenvpa, 
Font plus que force nl que rage. 

(La FosTAUit^ 

Temiriti n'est pas prudence. (RiflA»».) 



( iU > 

IL 



Justice, iqaUi, providencB • tains moU dont on 
DODB abuse. (P.-L. Cooiiia.) 

Tombeaux, Irdnef ^ pdlaii, tout p^rlt, tout s'tooale. 

(Delilli.) 

Cmturions et toldait, chacun mnrmaralt eontre 
lea ordres da gdndral. (VitTor.) 



Serminis , rmiumt , phytiqui > ode , hUtaire, opera. 
Chacun peat tout dcnra ; et sUDe qiri Toodra. 

(VOLTAItK.) 

YieHlaTdM , hommee^ enfaaOi , tons fonlalent me 
Tolr. (MoariSQUiEU.) 

SecrAaire , ffreffer, proeureur ni eerpni , 
ITont Jamais pa, dit-on, tenir centre Fargent 

(CAMPtsraeii.) 



III. 



FUAi9a»e <UiiifoA / doox oubll de nos pelnes 1 
Oh I qui poorrait compter Ics bcoreux que ta fais P 
(Collii-D'Haelitilli.) 

JUorfalf , tovt dolt pirir , ct toat a son tr^pas. 

(DiULLI.) 

FureuT dFaeeumuler, monstro de qni les ycux 
Regardent comma an point tous les bienfalts des dicux, 
Te oombatlFais-Je en Tatai sans cesse en cet oQTrage P 

(La Fohtaiii.) 



Forhine dee him , ee n'est pas sur les cenirs 
guc Ton te Tit tondonrs mesorer tes fateors. 

(CaiaiLLOv.) 

France, en Ics dlTlsant , on perd tons tes hdros. 

(Db Billot.) 

Boi$,prie, fomtain^fiwTe, qnl Toyes mon lelntUdIn^ 
SI tons nc le saTes , Je rons apprends que fabne. 

(MOUBII.) 



Oil voU qu*on supprlme rarticle, 1* dans certainet phrases sentencieuses ou pro- 
verbiales; 2* dans les Enumerations, ^ cause du besoin de s'exprimar avec le plus de 
rapidity et do concision possible; 3* dans les circonstances oil Ton apostrophe le^ 
personnes ou les choses. 

On ne saurait nier que, dans certains cas, les langues qui ont des articles ne Tem- 
portenty pour la clartE et la precision, sur celles qui en sont d^pourvues. 11 faui 
avouer aussi quesouvent la langue frangaise les prodigue jusqu*^ la sati^tE; et cet ai- 
lirail d'articles et de pr6posilions qui accompagne presque tous nos mots, rend sou- 
vent la marche du discours trainante et pEnible. Dans le style familier, oO Ton se 
permet quelquefois de les supprimer, nous ne voyons pas que cela nuise k la clartc, 
ct souvent Texprcssion y gngnc de la gr&ce et de la vivacity. La Fontaine, entre autres, 
en oflre une infinite d*excmples : 



Est-ce la mode 
Que baudet aille k Taise et meuniw s*bicommode f 

Boa appitit surtout, renarde n*en manquent point. 



Dans la pluparl des provcrbes ct des fa^ons de parler populaires, comme dans ces 
phrases : pauureti iCett pas vice^ — contentement passe richesse,-^ plus fait douceur que imh 
lence, etc., qu*on essaie de meitre des articles, et Ton verra comme elles perdront de 
leur Energie, comme elles paraitront trainantes et embarrassees sans 6lre plus claires. 
(Test que I'homme du peuple, uniquement occupy d'exprimer vivement et clairemeni 
cc qu*il pense ct ce qu*il sent, n'est point arr^tE par ce respect superstilieux de Tusage 
qui enchalne la plume de Ticrivain. 



{ 185) 
EXERCICE PnRASiOLOGIQVE. 



Paafreie aVti pat «<m 



IpArU 



Clayama, qua la BiBur^t rtgM aalrc too* 



I. 

II. 
III. 



Cfcariti Man ardooala oMumcnca par ulwlici. 




N° XCVI. 



SUFPftESSION DB L'ARTICLtE QUAND LES 8UB8TANTIF8 801VT Ll^ AUX TBBBM. 



Tal ^ii€, Ibben, de reitratagance humaine. 

(MoaTISQUltU.] 

D'one eiclave or$oeilleiue on saii titer vengeance, 
Et )*on 7 salt de plus i^primer rinsoleoce. 

(RtGHAlO.) 

N. dc Cholseul a eo bcancoap d'amift ct beaocoup 
d'eimemis; peaMtre que lea ana et leg autres lui 
font homieur. (Da BourrLiBS.) 

Corobien de gena dans la tie 
Se condolaent en foua , et qui parlent raiton ! 

^MBKBT.] 

Qnelquefois en a peine k surmonter la honte. 

(CoamiLLi.) 



Vous le voulez , madamc, et je vona feraii ton. 
Si Je m'int^reasaia plus qne toqb 4 son sort. 

(Rbohab^.) 

Nous ferani iite k tout et de cette aventure 
Jo con^s dans mon cceur un favorable augnre. 

(Id.) 

Gens de bien^ qui soufltirez un peu trop snr la terre , 
CkereKex dans le trayail remede k la mlaftre, 
Et ne Tous lassez point de Totre probity. 

(OKLABOUraAT.) 

Mais en homme au-dessns dea Tulgaires mortels, 
Prends conseil de la glolre, ct cholsis ses autels. 
(Chatiaubbiako.) 

Quel plaisir ont les rc4s de pouvolr fadre grdee I 

(BouasAULT.) 



Dans les locutions telles que avoir pitie,f aire tort, tirer vengeance, avoir peine, parler 
raUon, etc., les substantifs restent ind^tcrmines, parce qu'ils sent si etroitement lies 
aux verbeSy qu'ils forment avec eux un sens absolu, unc expression verbale. Ces lo- 
cutions sont en tr^ grand nombre. 



BXBRCICB PHRASiOLOGIQUE. 



DcMaate ralaoa. 
Dta)aii4« r4 C. 
Teair t« •. 
Faira r*rtaaa. 
Avair falio. 
V-r eUnm. 
tuyw dc ftoat 



neadra raiiaa. 
Readra frira. 
Avoir hurrcor. 
Cbarebar farteof. 
Avoir laSr. 
Afir da rata. 
Pijar da mint. 



Avoir ralMB. 
Avoir tort. 
Praa ra coartfN 
Falra boaaa ehera. 
Etra aa palaa. 
Bira aa crMil. 
8a f In iMn da^ 



Ooaaarrabei. 
Doaaar t» U 
Pardrc eaaraga. 
Falra at raaU 
Praadr* Mia. 
Impatar i crima. 
Tlnrpa:ttdt.^ 



94 



..«^ea N" XCVII. B9ca«.»— - 

■NTENDRE RAILLERIE, ENTENDRE LA RAtLLERIE, ETC. 



ATtC L AITICLC. 



II y a me sorte de poUtessc qui est ndcessaire dans 
Je commerce des honnctes gens ; elle lear fait enten- 
dre la raiUerie , et clle Ics cmpcchc d'etre choques 
ct de choqaer les autres par de certaines fac^ons de 
parier. (La RocHsroucAULDO 

SI les hommes se quittaient et « e fuyaient Ics uns 
ies autres il faudrait en demcoider la raison, \ ' (Boiliav.) 

(M0!ITKSQUIEU.) 



sahs l'aiticu. 

J*al out dire qu*en Espagnc et en ItaUe 11 y a de 
certains dervia qui n*eniendeni point raiUerU,ti qui 
font briller un homme comme de la pailic. 

(M0HTES<|inBU4 



Jc demandai raison d*an acte si perfide. 



Le sens de cerlaines phrases change quelquefois enticrement par I'ennploi ou par la 
suppression de Tarticle, ainsi : entendre la raiUerie y c'est entendre Tariderailler, c'esi 
savoir railler; entendre raUlerie, c'esl savoir supporter la raiUerie, c'est ne s'en point 
richer : demander raison d'une chose, c*esi en demander justice; fnai$ demandor h rai^ 
son dune chose, c'est en demander la cause. 

EXERCICE PURASeOLOGFQVE, 

Ealnidr* rellljri«i lolCDdr* !■ riillerM. Officier 6t giuh Offirier da fin\», 

TmIc naboa «tt uuaiifii. Toalt ta auiioii ctl oecup^e Homme d'etat. Hoiutue de TiUt. 



OBSERVATIONS PARTICCLlfiRES. 

Dans la Gratrnncure des Grammaires on trouve les remarques suivanies : 
c i"* Les noms ne prennent pas I'article.... quand lis sont sous le regime de la pre- 
position en, » 

Oui, lorsqu'ils sont pris ind6termin6ment; mais quand ilssont suivis de mots com- 
pl^mentaires, ils prennent Particle : 

J*ose pourtant vom dire , en Ve'tat oA Je bbIb , 

Peul-clre asscz d'honneur environnait ma vie. {Rac., Ipli. IV, 4.) 

c 2* Les noms communs sont sans article... avec ni... avec soit redouble... avec 
jamais. » 

Tout cela est faux quand les substantifs sont determines : Jamais ni le souffle empesli 
du midi.,,, ni le rigoureux aquiion, n*ont osi effacer les vives couleurs qui onient cejardin, 

(F^ic/o»,Tel6m.in.) 

Quelquefois il arrive qu'unc pdriode exprimc son texclanuuioti , son rinterrogation, 

(Gram, des Gram,, p. 1100— 3.) 

« 3" Apr6s tout : tout alors pouvait dire embxlche, » 

Mais TOUT, dans cette phrase, est substantif, ct I'article ne se met Jamais apr^le 
nom. On dit aussi tout le monde, quoique tout soil adjectif. Ge n'est que devant tout 
adjeclif ind^Gni que i'article se supprimo. 



( l« ) 
CHAPITRE III. 

DE L'ADJECnr. 



N' XCVIII. 



l" SilllB. 

Vtaire MlUmi do Jonr gonverne les salsons. 

(ROSSBT.) 

l^es Ames faibUs aont cruelUs, 

(Fr. db Nbcfchatbau.) 

Partout fiont de beaux champs qu'^clairent dc beaux 
cicux. (Dblilib.) 

Lcs^ule aime unc can vive, etl'aane une ean dormante. 

{Id.) 

RIitHie , on vanto an loin tea 'vins d^eiiux, 

(«0 

J 'aime dcs hivcrs tea ct dcs 6Ui humides, 

{Id.) 



2« SEIIB. 

Chassez ces Intrigants dont I'aspect m^importune. 

(MOLLBTAUT.) 

Pour un dno enlcyd deux vo.eurs se battiiient. 

(La Fo:<taisb.) 

Chaque animal cxcelle dans son art. 

(Dblillb.) 

Nul bicn sans mal , nul plaisir sans melange. 

(La FoMTAins.) 

Aucun chemin de fleurs ne conduit k la gloire. , 

{IdJ 

Quel tableau ravissant prdsentent les campagnes ! 

(Dblillb.) 



Lorsqu'on nousmontre ou que nous apercevons un objet quelconque, nous voyons 
en m^me temps : l* quelle en est la forme, s'il est long ou rond; 2" quelle en est la cou^ 
leiir, s'il est noir ou blanc, rouge ou veri; 3"* quelle en est la taille, s'il est grand ou petit. 

Nous pouvons done dire : Celte table eH longue; cette table e$t noirb; cet enfant est 
cuand; cet enfant at petit. Ces mots longue, noire , expriment cliacun une manidre 
d'etre, une qualite de la table; de m6me que grand, petit, sont signes d'une mani^re 
d'etre, d'une qualite dc Tenfant. 

En examinant Jes m6mes objels, nous d6couvrons en cux beaucoup d'autres ma- 
tiiercs d'etre, d*aiitres qualiles; ainsi une table jpeui tire neuve ou vteiile^ haute on 
bassey comnwde ou incommode; un enfant pent (^tre beau ou laid, bon ou michant, stu- 
dieux ou paresseux , caressatit ou ruse, etc. 

Comparez Ics mots imprimcs on iutlique dans les deux series d*exeniples que nous 
avcns citees, et vous rcmarquerez quMls ajoutent tons a i*idee des objets auxquels 
ils sont unis> soit unc idee dc qualite, soit une idde dc d<Stermination appropriee aux 
diflcrcntes mani6rcs d*Otrc sous lesquclics nous considerons ces objets. 

En effet, quand nous disons : habit bleu, vert, neuf, usS; mon habit; cet nabit; les 
mots bleu, verty neuf, usi, mon, cet, expriment certaines qualit^s ou mani^res d'etre 
de Tobjet habit, comme celle d'6tre bleu, vert, neuf, usi (habit bleu, vert, neuf, use); 
d*£tre en ma possession {mon haint); d'etre present a mes yeux (cet habit). 

Tous les mots qui servent a ajouter aux signes d'objets Tidee d*une quality ou d'une 
mnni^re d'etre quelconque, d*une determination individuelle, s'appellent a((;ec££(ir, 
lUi mot latin adjicere (ajouter). 

I^uis, pour distingucr Tid^e particulicre exprimee par ces deux sortes d'adjectifs^ on 
-l^l^fiWc adjectifs qualificaiifs ceux qui ajoutent a I'idee de Tobjet celle d'une quality qui 
Jui csi proprc, comme bon, beau, noble, virginal, doux, tendre, vieux, touffu, alticr , 
hospitaller, limide, sensible, etc. ; et adjectlfs dHermtnatifs , ceux qui ajoutent k Pidee de 
i'objet celle d*une determination particulidre, tels que/e, la, les, quelque, tout, toute. 



(188) 
thaque, quel, pluMurs, autre, mm, vna, mes, ton, ta, us, son, sa, ses, nul, nulle, nuls, 
tuUies, aucun . aucune, aueuns, aueunes, un, deux, trca. qmtre^ fie, ceUe , ces, otc. 

i »m i o N" XCIX. c ow i no M 

SUBOIVI810N8 DES ANBGTIFS QUAUFICATIF9. 



!•• 811 ;K. — AMICTirS QUAUFICATirS PIOPIIMKHT 

mn. 
Db fftand homme commet souTent de ffrandu fautcs. 

(VOLTAIIE.) 



K leor t^ est le efaien , aivMAlU aataot qa*til<l«^ 

(DtLILLl.) 

Une ^Iroif chanmi^ , anlfaue et ddlabrte , 
D'UD pauwe tlsscnind ^talt vhuwbU rdduit. 

(Floiiah.) 

Par toi (grand INeoI ) I'air est swein et la terre est 
fieondB. (Pblissoh). 

La tertn maUmtrtui^, en ces Jours crinUndt, 
Annonoe k ma raison des sMes itemels. 

(GaissiT.) 

La patience ( est ) im^rabU 
De la paiz, son aimabU sceifr. 

(J.-J. ROVSSIAU.) 

Llionune lalsse fine les bdtes firoeei et exter- 
mine les castors. (CHATKAUBaiAHD.) 

Le castor est noir, rarement 6kme on 6nifi. 

{Id.) 

La femelle est plos ^rroiM que le mAle , et son poll 
est plus grisdirs sous le Tontre. {id.) 

La pcau du castor est fins, sans 6tre ehaude. 

{M.) 
Us ours sont de trols esp&ces en Am^rique : Tours 
brun oujaune. Tours noir et Tours bkine. L'ours 
bnm est petit et /)rugivor$: II grlmpe aux arbres. 

{Id.) 

En examinant ces exemples, on voit que le mot homme est qualifie par le mot grand; 
fautes par grandes; chien par aimable, utile, superbe, elc. ; chawnicre par 6lroUeei antiquf; 
Asserand par pauvre; riduit par humble; Dteu par grand; air par serein; terre paifkohdc; 
vertu par malheureuse; jours par critninels, cic, etc. 

Les mots grand, grandes, aimable, utile, superbe, couragcux, docde, 6lroite, ci autrc.*^ 

^mblables, servant a marquer une qualite en quelque soric iniicronte a T^^ireoua 

objet d^sign^ par le nom auquel ils se rapporlent, sont des adjectifs qualificatifs pro- 

irement dits. Mugissante qualilie mer : mcr vmgissante; abandonnes qualiile debris : cc\ 

iibris abandonnis. 11 en est de m^me de blancldssante , fmjante , tremblante, mouranu, 

nrante^JlMe, perdue, prSferce, ccloses, etc. Tous ces mots qualilient les subsiantifis 

par un attribut d*6venemeniy c*est-a-dire par une qualite accidenlelleetsurvcnue, qui 

paralt 6tre Teffet d*une action qm se passe ou qui s*est passee dans !a rlioso. lis (ircni 



2* suie. — ADJBCTira veibacx. 

A travers deux rochers oik la mer mugiuante 
Vient briser en courroux son onde blanckissante , 
Dieppe aux yeux du hcros offrc son heureux port. 

(\'OLTAIt£.) 

L'un poursuit inuttleraent 
La fortune toqjours fuyanis. 

(DUCIICEAU.) 

Lajeune blche errante sur ce bord, 
Entend au loin le son mourant du cor. 

(MlLLIVOYE.) 

Tous les horames vivanis sont Id-bas enclaves. 

(Reckiu.) 

Qui peut voir sans efTrol oes couches d'ossements , 
Tous ces debris de Thomme abandonntM aux toiU? 

(Levi EIRE.) 

Ses laurlers dtalcnt fletris par ses falblesses. 

(MA8SILL09.) 

Ha Tengeance est perdue, et mes desselns trakU, 

(C0I3IB1LLE.] 

La brebls perdue ctait priferie par le bon pastenr 
k tout le reste du troupeau. (Bossvbt.) 

U trouve sous sa main des fleurs toujoors edom, 

(BOILEAD.) 

Moi, je suls k Pari?, trlslc, pauvre et rtel^u. 
Le chcmin est toujours ouverl au repcnUr. 

OtACL^E.) 



( 189 ) 

leur origine des vernes : tmgUsant, de mugir; abandonni, d'abandanner ; blanchiaani^ 
de Umehir; perdue, de perdre, etc. C'est pour ce motif qu'on les appelle adjeetift i 
baujp, c'est-^-dire adjeciifs derives de ^erbcs (i). 

EXERCICE ANALYTIQUE 

( DistingQcr les a^jectifs qualiflcatifs des adjectifs Terbaux. ] 



Des bonleans agitei par les brlscs , ct disperses (^ 
el Ul dans la &a?anc, formalcnt des lies d'ombres 
fhttantes sur ane mer immense do lumi^. 

(Chateau Bti A RD.) 

Lliommc iuge met sa conflancc en Dieu 
hkvMtable sagessc rdside en Dieu. 



Regardez ces ddbrls d%$per$9$ par les Tents : 
Croyez-Tous tous ccs morts strangers am Ti?ants? 
Non : d'un tendre int^r^t sources tonjoors fecondcs , 
Les tombeaui sontplac^ aui conflns des deux mondcs. 

(DlLILLE.) 

Ses lambeaux, deehires par l*alle de Taorore, 
Flottent livrSi aux vents dans Torfent yermeil. 

(tiAMAtTIllE.) 



^*m^«s N^ C. < »« < »"" '■■ 



DU GENRE ET 0U NOMBRB DANS LE9 AOJEGTIVS. 



V SEBII. — MASCULin. 

LlKHmne , image d'un Dieu scul bon et seul Jaimable. 

(BOILBAU.) 

Son eon ^tait plus hlane que la neige. 

(FirfKLo.^.) 

1'* ftiait. — SIXGULIER. 

Que Dieu est ten / que sa mlsericorde est ^temelle 

(BOSSUBT.) 

L'aateor cfacz qui Ton dine est sdr d*un beau succ6s. 
(Gas. Dblayignb.) 



2* SBBIB. — rBMiHiir. 
RonM action , dlt-on , a touJouiB son salaire. 

(RiGAUD.) 

Qaand deux hommes voient de la neige, ils afllrment 
qu'ellc est blanche. (Pascal.) 

2* SBBIB. ^ PLUBIBL. 

Nous devons suivre les bans examples de nos p6re8. 

(liOSSUBT.) 

Mdnageons I'amltitf , mtee dans nos beaux jours. 

(Do Tebmblat.) 



La distinction que Ton avait faite des substantiTs en ma$eulm et enfhnmiMf singu* 
Hers et pluriels, devail n^cessairement s*appliquer aussi aux adjeetift. Le bon sens 
Fexigeait, autremeni on n'aurait pas su si Ton parlait du mAU ou de Itkfemelle, d'un ou 
de ptusieurs, 

Ei^yertu de ce principeque Tadjectif el le nom pris ensemble ne prdsentent h Tes- 
prit qu'un seul et m^me objet, ils doivent done Tun et Tautre avoir les mfimes signes 
de Tues particuli6res sous lesquelles on consid^re la chose qualifi^e; c'esi-lHlire que 
Tadjeciif doit emprunter le genre et le nombre da substantif avec lequel il est en rap- 
port. C'esi ce qu'on appelle concordance ou accord de radjcctif avec le nom, accord 
fond^ sur I'identite physique du premier de ces mots avec le second. 

Le substantif n'est , a Texception d'un petit nombre de mots, que d*un seul genre. 

(I) Les grammairiens les appellent aussi parttcipei, parcc que ces mots partidpent k la fois de la nature 
da Tcrbe et de Tadjcctif ; mais c'cst k tort quMls en ont fait un des ^droents essenUds du disoours. La dasse 
des adJecUfs qnalificatifs doit renfermer au nombre de ses esp^ces le partidpe , attcndu que le partidpe n'ex- 
prime, eomme racUeetif, qu'une quality, qu'une manidre d*dtrc du sujet, et que, comme radjectlf, il remplit 
les fencUons d'attribut ou so Joint immediatement au nom ; s*ii s'en dIsUngue , c'est parce que ra^jectif pro- 
prement dit exprlmo unc qualitd comme inbcrente k une substance ou comme permancnte , tandis que le par- 
tidpe axprlme un 6tat, unc manidrc d'etre transitoire, et causde par quelque action 4Strangire. 



( iW) 

L*adjectir, au caotraire, exprimant la quality de robjct d&ign^ par Ic subslaniif^ doit 
£tre susceptible des deux genres : le nuuaUin et ie fhninm; ii faul done qu*il en rev^te 
la rorme. 

Aussi Yoyons-nous, dans les exemples clt6s plus haul, que les adjeciifs mascolios 
bon, blanc, beau, se sent changes en bonne, blanche, belle, pour se mctlre en rapport 
avec les substantifs f^minins qu*Us aecompagneni. 

La vari^te des terminaisons que cetle loi rend n^cessaire, contribue singuli^remenl 
a rharmonie du langage : 



Un Jour seal no fait pas d'lm moriel vertueux 
Ud perfide auassla , on lAche ineeitueux, etc. 
Et 1 qui , Toyant an jour la douleur vtrtueute 
De PliftcLre , malgi^ sol coupablo , incntueuse, etc. 



(RAaifE.) 



On reprocbe, avec raison, h noire langue une irop grande unirormile dans la termi- 
naison do ses adjeciifs au C^miniu, ou plut6l one veritable monotonie; c'esl loujours 
le son eu qui revient, el ce son n'est pas parr lui-m^me tr6s agreable. C'esl, je crois, 
ce qui a donn^ lieu h la r^gle que suivent nos ponies, de mellre aliernaiivcmcnl deux 
rimes masculines aprds deux rimes f^minines : Tart en est dcvenu plus difficile, c( 
nos grands ^crivains en soni plus admirables d'avoirproduil des chefs-d'oeuvre si par- 
la its avec des moyens aussi bornds. 

FOaMATlON DU FAMINIIV BARS LBS AIKI£CTIf8. 



— MASCULIH. 

Apr^ nn boo repas le sommeii est proflmd. 

(AaaiiL.) 

Un ami wrai soavent pent gudrlr bien des maux. 

(Dismois.) 
L'luMiime civil natt , vit et meort dans Tesdavage. 

(J.-J. ROOSSXAU.) 

Un paofre (pil sollidle eat presque toujours im- 
porfun. (FLiCHtEi.) 

Le rol CbBfles XII <talt d'antant plus dUier qa*!! 
^tail aulheareox. (YoLXAiax.) 

L'amour, solefl divin , peat dorer d'on fea pur 
Le nnage errant de la vie. (V. Hugo.) 



lUen ne eontrlbue tant k la perte de la reputation 
d'one fename qn'on air indecent, 

(M"« DB PUTSIBUX.} 

Taper^is dans les corps deox sortes de niouire- 
inents , savoir : mouYement communique et moave- 
ment spmuan^ ou voloataire. 

0.-J. ROOSSIAU.) 



3* siiu. — riuisiiir. 

La donlear la plus vraie, la plus pro/tndi a, 
oommc la fl^Tre, scs intermlUenccs. 

(Dk GiUBABoa.) 
La waie d<SyoUon est tol^rantc comme la vrote 
phUosophie. (SESua.) 

La guerre civile est le r^nc du crime. 

(P. Coaaxiui.) 
H^s 1 aux gens beureux la plalnle est importme, 

(Gbuiu.) 
Ldve , J^salem , l^ve ta t6te aUiere,- 
Begarde tous ces lols do ta gloire etonn^. 

(lUcuiJ 
Tel en un secret vallon , 
Sur le bord d*une onde pure, 
Groit » i I'abri do I'aquilon , 
Un Jenne lis , I'amour de la naUirc. 

(Ricui.) ' 
La raillerie est toi^onrs indecente. 

(M— ML PUMUOX.) 

8i la gtetoUon spontanee des anlmakotos Asit 
rdelle, pourquoi n'en seralt-il pas do mdnie desoi- 
seaux, des polssons, des animaux! Qu'importe l« 
volume k la nature? (Boun.) 



D'lm discomB anungu cralgnei la perfldie. 

(kmt 



< 191 ) 



(Amohtme.) 



G'«8t 1 regret qa*on volt cet antenr &I charmant , 
Chez toi toujours chercfaant quclque finesse aigui. 
Presenter aa tocteur sa pena^e tm^igy^i, 

(BOILIAV.) 



Toua ies adjectib, quelle qu*en puisse 6tre d'ailleurs la terminaison, rorment, 
comme on le Yoit, leur femiuin en prenant seulement un e muet. C*esl ainsi que poll 
i'ah poke; grand, grande^ etc. 

Toutes Ies exceptions que peut souffrir ceite r^gle sesoot traitees dans Ies numeros 
Stti vams: 

OBSERVATIONS PARTlGUUfiRES. 

i* Dans le feminin des adjectifs terminus en er, comme alUer, itranger, amer, Uger^ 
on marque d'nn accent grave Ve qui pr6c6de la lettre r : AltUre, 6ir€uig^, Qmntre^ U^ 
gtre^ etc. 

2* On surmonte d'un tr6ma Ve qu'on ajoute au f^mlnln des adjectifs terming en ^ 
— Exemples : Aigti, oigue; ambigu, ambigue; exiguy exigue; contigu, conUgue, etc 

3"" DUei crU perdent Taccent circonflexe au feminin : C£Ue $omme est due; celte r»* 
viere est grub. 

EZERCICE PHRASiOLOGlQVE. 



MA8CDLIK. 

Uod«roicra«vir. 
C7aMcteiMltttaii*;l; 


reuiNiN. 

Udc eMi cbira. 
UMMBttd^tiMte. 


MA5CULI1I. 

Ud raag ofaMttn 
Uo ■CMot aigu. 

Un TMD ieof^ 

(Jo f rai MVML 


mniiQi 

UiM ehanibr* elM«i/«. 


CMTuVeilMn. 



N° CII. 



rtelNUf MS AMTBCTIfS TBUfUIJBS PAA UN « MUST. 



l** fliail. — MASCULUI. 

Biea n eil 8& dangerenx qu'on ignorant ami , 
MtemL vandrait oa aaas §tmtmi* 

(La FORTAIUK.) 

Lo vMtable eqvrit doit avoir lea quality da dla- 
mant , it doit dtre brillant et solidk. 

(BCAam.} 

Vmnmni le plus TiaaiBLi est eeloi qui parle le 
iDoloa. (jAvrimn.) 



2« SIBII. — FiMINIJI. 

tine SAGi poUligua conseiUe toujours la d^menoe, 

^aAOB.) 

S^fft i'esUme 11 n'eat point de solidi amiiii. 

(DfiMousTiaa.) 

0! des vertos demidre amic , 
Tol , qii'on vandrait en vain ^vitcr on tromper> 
Conscimce TuaiBLX , on ne peut t'echapper. 

(Flobiab.) 



(I) On troove dans qoelqacs auteurs Ies adjectifs tlhM, igne , instantcmS, momentane , tponUme, Bimul- 
Iowa avec deux E an masculin comme au feminin; mals quelqucs grammairlens maintenanl ne iaissent ces 
deux E Qtfan seol mot timdtand, distincUon puirUe qu'aocun motif ne JusUile. Nous pcnsons qu U eat mteiu 
d*<erire cet adlecUf par un seul E, comme s'icrivcnt Ies autres. U mdme observation doU s appUquer anx sO^ 
JecUfs c^loc A'tocrcnalocrf. L'uiuslre Cuvier. iScrivaln aussi pur qu'dlegant, n'icrivail Jamais autrement qua 
Us animaux cbtacis, tistacbs, cbustacbs, et noQ e4tae9U, ieHaUes, crustac4u. 



( 192 ) 



Vmenir si?iti> inexorable* 
logo k ion tour des rots les airdU abtolQi. 

(SOUMIT.I 

Let maax sont ici-bas, leg Mens sont dans les eienx; 
LA dlsparalt enfin Torgaeil du rang suriiMt. 

(CHimn.) 



B&tA I k s'enflammer la' passion la plus lenle . 
Dans une dme sxteix en est plus vlolente. 

(Db Billot.) 

.... Si J*al blen conQU YautariU suraftMB, 
Un monarque , uu hdros , d^i grand par lal'4iito)e, 
DeTlent pins grand encore en sachant paidonner. 

(Cafam.) 



Les adjectifs qui se terminent par un e nmet, s'emploient, pour les deux genres, sans 
subir le plus l^ger changement : tm hamme aixable, une /?mme aimable. 

Ainsi, ce n*est que le nom auquel se rapporteni les adjectifs de cette terminaison. 
qui puisse en fatre connaltre Ic genre. 

EXERCiCE PHRASEOLOGIQVE. 



MASGULIN 
VBalr«fri«l»k. 

U« priM* barbare. 

JJm aMf al aoaO*. 
Va Mi IdMa. 


Uoaf«iia(i«abla. 

UMMi*i«da«Ut. 
Um fleur doabla. 

VM^pMNftdMi. 


MASCULUi 
Us MBg OfaMlra. 

!/• pavpla Kbra. 
Ub ragard aavdeate. 

EXCEPTIONS. 


Um hMa pMaeoaa 
Una takMriibra. 

Vn, nabkrandaiir. 
Uot aiaiwii mparba. 



Crols-tu qu*U soit permis 
D*are b^nste , infid^ et ttaXtrt k ses unls? 

(VOLTAIBB.) 

Bt all n*est pas en nons, Satan, to^jonn yalnqneur, 
Ne demeure-t-il pas maUre do notre cccur? 

(BOILIAU.) 



II n*eil pas it diM$ (nil est noir. 



(AcAnBiiii.) 1 



Que no salt point ourdlr une langue tratlresse 
Par sa pemiclcuse adressc? 

(La FoirrAixf.) 
Cette Tille autrefois maitresse de la terre, 
Rome , qui par le fer et le droit de la guerra, 
DooEiina si long-temps sur toute naUon, 
Rome domlne enoor par la religion. 

(Ricisii.) 
Je Teux une rertn qui ne soit pas diahUue. 

(Mouitcj 



Gommeon vientde le yoir, les adjectifs terminus par un e muet souGTrent quelques 
exceptions ; mats, pour ne pas r6p£ter ce qui a 6t6 dil k ce siijet, au chapitre des subs- 
tanlifs f nous renvoyons nos lecteurs k la page 31 de cet ouvrage. 

lis y trouveronl des observations importantes et de nombreux cxemples. 

EXERCICB PHEASiOLOGIQVE. 






Ml tnftra, MM kM IffalbraiM 



Cm 



N"Cni. < « » " ■ " ■• 



rBMIRIN DBS ABJECTIF8 TBBMINBS EN X. 



!*• SiaiB. — MASCULIM. 

Un ami fncAheureux est plus propre qu'un autre k 
les peines que nous ^prouvons. 

(FxnLOH.) 



I* siaii. — piMiRiR. 
L'avarice est la plus Tile, maia non la pins moiAiu- 
r«w« dc nos passions. (Dcaos.) 



(195) 



PttlMit la JaloiHie Ml on «tre <Hl<0ti«. 

(MoLiifti.) 

Deseleiix snrleiingondsd'orB'otnrentles Tastes poites, 
• £t ratident en s'oaTrant des sons harmonieux; 
Les eileilea coneerts toftl moiiu mdodieox. 

(DiLlLLB. 

L'aeeord de ramonr et de rinnoeenee semble Hn 
et paradis de la tcire; e'est le bonheur le plus doax 
de I'Aat le phis dolieieux de la Tie. 

(J.-J. Rousseau.) 

Un sot n'est qa'mtmyiWB^ un p<klant est insop- 
portaUe. (Napolbom.) 

Sa&l est Imple , n deTient tupentitieux ; destlo 
! ordinaire aox Incnklules. (BlASSiLLoa.) 



Llioaiiiia piLblle o'est pobit v^riueux, t'fl n'a que 
les TcrtDs de llMMiime prifd. {id,) 



••• De toot Toeo fored la chalne est odi^use. 

(La Harpb.) 
Dans le moode lliomme ne trooTe pas de toU plus 
harmonieuie que celle qnl cbante see lonanges. 

(FoaniiLLi.) 

QoeQe condition Tons paraK la pins Mieteua ei 
laplnsUbre, oudabeigeroodesbrebis? 

(La Biurcii.) 

Enfln t*ai-je d^ielnt la iupergtitUuM , 
La p^dante an ton fler, la bourgeolse mmuyeui^ , 
Celle qnl de son chat fait son senl entretien , 
Gelle qui tovyonrs parle et ne dlt jamais rien? 
n en est des mllllers. 

(BOUIAU.) 

Une famille vertwuse est nn Talsseau tenn pen 
dant la temp^te par deux ancres t la religion et lei 
(MomaQuiiv.} 



Le f(§minin des adjectifs termini par la syllabe eux se forme en changeani la lettre 
xeme: Ueureux, heurmue; odieux, odiaue. 

EXERCICE PBBASiOLOGIQVE. 



HAKULIU 




FEMININ. 



UaaNBoaw i 
Um csittooM 



oifumltooM. 



Vw poiiltqM unbilieuM. 
Um HwiH* ilaBfcraoM. 
Dm i«f«riU •diMM. 



MASCULlJt 
Uo Mari Mopfoanetti. 
Uo ftir harmoDMos. 
Un cBcnpl* Molafiau 
Un Mldat attm^cu. 
Uo rifa] gfnirtui. 
Ud anbot vialani. 



Vm 

Um 

Um 

Unaarnataca 

Una •ondnita 

Um kri vkiaMa. 



N' CIV. 

FiMIIflN OK8 AMACTIF8 TBAMIHIS PAft f. 



!*• Siail. — MASCUUR. 

Ga ■'est point on grand aTantage d*aTolr Terorit 
^if, si on ne Ta Joste; la perfection d'une pendule 
B'est pas d'aller Tite , mals d*«tre r^l^. 

(VAUTKRAaGUIS.) 

tatarrogeons le people all^ des airs , le people mnet 
des codes , le people fi^fitif des forets et des rochers; 
tons se nuxitrent sensibles k rbarmonie. 

(GaxssiT.) 

Un eheral natorellement hargneox , ombrageox , 
^if, prodoit des poolabis qoi ont le m^me natortL 

(BurroN.) 

Son pftre resttf vmf chercfaa fortune aox lies ; 
HoHense, loin de inl, conlalt des joors tranqnilles. 

(DltATIGKK.) 

Ciiitparler, a f aot , monsieor le comte, 
Has expllqoer nettement sor num compte ; 
AX TooB ol mol n'aYoni on cceor toot neii/l 

(YOLTAIBI.) 



%• siaii. — Hmimm. 

L'amoor est on tonrmeot; moins t>ive et pins senslUe, 
L'amiti^ dans nos ccbotb Terse on bonheur palsible. 

(DiMousnu .) 

Quelle Tolx salotaire ordonne qoe Je tItc , 
Et nppelle en moo sdn mon Ame/Vi^Kve? 

(Racihi.) 

Mals Je Toodrals, dans ees nooTcaox adeptes, 
Voir one hnmeur molns ritUi€ anx prdceptet 
Qol do th^trc ont ^tabli la loi. 

(J.-B« ROUSSKAU.) 

N*AeTex point Tdchafaod sor la maison do crimlnel; 
qoelle part oot k son crime sa uatiua et ses orphelinaf 

(BouTa.) 

Le gdnle est le don d'inrenter et d'exdeoterd'ooe 
manlto new, ortglnak et qnl paralsse sinon toot 
ddpasser, du molns s'dgaler k ccqu'Il y a de plus 
grand. (LAcarruct. 

S5 



Toat adjectif qui se termine au masculin par un/cbtnge au fiSminhi oette finale en 
fe : eram^, emtnlNw; vm^, vetwe, etc. On 6crivait aulrefois cnmtifve, veufve, etc. (I). 

EXERCICE PBRASJtOLOGiQVB. 






MABCOUN. 

>i pteiDtit 

' «raintif. 



Ua ditcMin ptnaaiiL 
Vb hoiBBiavcur. 
Vb abctBl Bsii^ 
Uo UBgagabraL 



FKHtlfW. 
Jftm |tmv pertona* bbIt*. 
Ub« Toil piaintift. 
(Tb« birhe rratBtive. 
Ua« Moqnencc prrtUMif*. 
IhM fcoMBc ««av«. 
Ub« nuMen n«uf •• 
Um parak Wita. 



■A9CULIN. 
Vb — w b ib iattnwtit 

9b prHcsta ^vatit 
Ub rmMa lanliC 
On ( 



Ub pMvair nrmmit 
Ub icaOar r« 



rr«liC 



Uaa I , 

Vaa la^ tndka. 
Una Ifvra aipMMira. 
Una ialauna aiMMira. 

UBa BI B l > l *li M 

UaaBation viadiaalim 



r cv. 



AJMBCTIff* KH iur. 



l^* situ.— MASCULIH. 

Que rien n'est plus trompeur que les promessesda 
monde ! (Massillon.) 

Du sort del malheoreiix adoadr la rignenr, 
C'est de Yml^MS l»teU le pliu /laftrar. 

(6«uaBr,) 

Le monde mimmituri il promet nn boahca: ipill 
oe peat donner. (M— dk PouriMvar) 



3** sius, — Fimaaa* 

L'esp6raiice, toate rromiwiMe qn'elle est, sert ai 
moins k noiu mener 4 la fin de la Tie par nn chemin 
agr^able. (La RoaiifoucAULD.) 

LHdde da konhear est sooTent ploi /laUmm que 
le bonhcur mtaie. priwiif ) 



U. 



Vengenr deStatlra, prot§eteur d^lymple, 
Je dots , Id , reiemple aa reste de TAsle. 

(VttTAIll.) 

Le singe est n6 poor ^tre imitatwr, 
Et iliomme dolt agir d'aprds son ccear. 

(VOLTAIU.) 

Tyian et uturpaieur so&t deax mots parfaitement 
synonymes. (i.-J. Rousseau.) 



n. 



En amanr^ la oottre est toojoan i 

(PiHsii 01 P. Snoi.) 

Atari de nos tyians la ligae jNnof aefrfee 
D'ane gloire pr^coce enfle on limeor norloe. 

(GiLBUT.) 

Cette Jeone flUe est imiiaifice des yertns de sa 
mdre. (AcADinii.) 

Qnand les abos sont aoeaelllii par la soomisskm , 
blent6t la puissance uiwrpatric9 les €rige en lots. 

(HiLBSBUBIS.] 



II est des Joors hearenx , 11 n'est point de vie faea- 
rease; ce serait on songe mchanieur sans r^veil. 

^vcLoa.) 

Le feu vengeur s'allame , et le bruit des trompettes 
Va r^eUler les morts dans leurs sorabres retraites ; 
Ge lour est le dernier des jours de runlvers. 

(L. Racins.) 

Flls iograts, fils p^h^un, Tietfines da soppiice, 
Hoot naiiaoos tous marqu^ au sceaa de la Justice. 

(Id.) 

L^Blfenailt^ des connalssances est ndcessaire pour 
Un iufirmtit dans one paiUe queleonque. 

(H "• sK Stail.) 

Poor les fenoanes, la doocear est le mtilleur moyen 
d'arolr lalson. fM"* dk Fortaims.} 



Enehanttrum daaaeai, lluurmooie eacMe unbniit 
brillaat dont ToieUle est flattde, mals que le Tent em- 
poKtehientAt. (GaiasR.) 

Le glaive ^tait sa loT, les eombaU sea plaisixs; 
II d^fla quinze ans la foudre vengeresu , 
Et qulnse ana la victoire entretint son ivresse. 

p)aouiiiiAD.) 

MnfrCbrist pardonna k la fiemme jiMtf'taif dant 
le r^peatir est sincere. (Saihti-Bibu.) 



IV. 



L'erreur de eeux qui n'oot qae de la i 
de la croire twpir%mkr9 k toat. (Luoadi.) 

Consid^rez la condition d'tti kmnme qrt a la matf* 
leurs part a la faveur et 4 la ooodoite des iAms. 

(FuicBiu.) 



(1) Kn la guerre que le roi Ferdinand fait contre la vm^ de Jean , rol de Hoagrle. (MoarAwaB.} 
o^i^ et plos cuysante cbaleor de raceei. (la.) 



En la 



(195) 

Ges quatre series d'exemples nous d^montrent que le f^minin des adjectifs qui oni 
pour terminaison la syilabe eur, se forme de quatre manidres difT^rcnies; s^voir, en 
changeani la finale eur : 

i<* En ease: Menieur, metiteuse; grondeur, grondeuse; voyageur, voyageuse, 

2* Enrice: Imitalenr, imlatrice; accusateur, aceusatrice; spoUaieur, spoliairice. 

3"* £n ereae : P^cheur, picheresse; enchantcur, enchanteresse ; singeur, singe-- 
resie (1). 

4^ £n eure : sup^rieur , supSrieure; majeur, majeure; ant^rieur, anlSrieure. 

Quelqnes grammairiens ont cherch6 k ^tablir des rdglcs sur ces sories d'adjecUrs ; 
mais comme ces regies sont obscurcies par de nombreuscs exceptions, elles devienneni 
insufSsantes, pour ne pas dire nulles. £n effet, commenl 6tablir des principes sur une 
mali^re you^e k Fusage? 

Afin de oe pas tomber dans le vice que nous signalons ici, nous nous bornerons a 
donner dans Texerclce suivant la lisle complete des adjectifs qui appartiennent aux 
quatre series pr^c^dentes, en relranciiant loutefois ceux que nous aurions d^lk citte 
au chapltre des substantifs. 

EXERCICE PHRASMOLOGIQUE. 



Un Icoltar bmdear. 
Ua pertler MSMur. 
Ua Mtti liMB lailMr. 
Ua flMii frmdMr. 



„ ^ Ftuinin. 

TJae ftmm* teodao'*. 
line portidre cbumum. 
Una prometi* laitense. 
Uaa B ritr ti i i giOBd^-oM. 



^ , MASCULIM. 

UB tafiat manltor. 
Un Tal't larleor. 
Uo treueil Ironptnr* 
Ua far roogtar. 



FfiMmiK. 
Uaa palito ail« meaiaaat, 
Uaa aarrtnt ptrlansa. 
Voa anorca tMnpaut. 
Uar" ' 



Uai 

Un dBwoan a<falatair* 
Ua giiaia erfotaar. 



n* sfen : Imitateur'Imikttrke. 



Ua MBfaoir cooaolataar. 
Uo poavoir az<^ootaor. 
Un ragard prutacteor* 



Ua«p«ral«« 

Uaa famaia adnUiriaa. 

Uaa laaglaatioB crtotilta. 



Uaa I 

ITna paiMonea exfeutriic 
Una loi protaa daa (]). 



Un raatlar balllaar (da 
Ua 4a»il«r ahaaaaar. 
Ua boMniaa davloear. 
Ua " " 



HI* stBiE I Phheur-Picherase. 



Uaa ft<riti«ra bainaraaaa. 
Uaa a|«pha abasMraeaa 4S>. 
Uaa aaraiira davlaaressa. 
Uaa pliidaaaa daBwadaiaisa. 



Ua etlaot difandaar. 
Ua ra^rd auehantawi 
Ua d4.ot peehaor. 
La foodra Taogear. 



Una eliania dOoderaiM. 
Unr Toix anchaataraaat. 
La femnia pdeberesM. 



Ua erioM tatdilaar. 
Un aaar axtirlaar. 
Ua BiMia lnr«rt«iir. 
Ub ^aotimaBt InUrlav. 
IteaglUMrgaii* 



IV* 8£ms : Supiriew-Supiriture. 



Una pelna tntirlanra. 
Uaa rorta exiArienra. 
Una placa laferianra. 
Uaa I alx InUrianra. 



Un ofBeiar tupiriaar. 
Ua droii poaariaar. 
Ua (on majaor. 
Un mode minanr. 
Ub cbapitrt aJUritar. 



Una aaalin »p<rtaari. 
Uoa data po*i4fienra. 
Une flila majaure. 
Una papilla mlneara. 
Una damaada aitMaBia. 



(I) MoDtaigne dlt qadque part qa*U y a en lui um condition oueHmmmt sihguissi el imUairiee. 

(*) AJwitef s Di^pfMatenr, dipri4atrice ; improbalenr, ^mprofrolHM; serntateor, fomfofrlof • UmpmnMt* 
teii^d^aiifnH>frafHde;lii8tnict«ur, iiufniclrice/ tentateur, twUatriet: d^rganisateur. d^ffmiSrte. 
mmnmteiir, fnurmuraiHce; Icrgiverealeur, tergiversatrice i ddvasUtcur, divaitatrie^ :m^cA\Mr. vnl 
vormfrlef; exagtatour, 99Qgerairi€€f profanateur, profafuunce^ r^probateur, ripnAtitiig , ale 

It) te dlt chasMeun dans le style ordinaire t Cette femm$ $8i una grande ehaawH. (AcAeteu.) 

(4) AJoolei eOiriewr : La CaMf eiUriewre / on dit aoBil la QOabre uli&i$ur$. 



(196) 



N' CYI. «MiN-< 



FtMINm BBS AMKCTirS TBBMISfifl PAK el , eft , it ^ OR 



1'* Sttlt. — MASCULIR. 

Hevrwx qol peut an sein du Talloa solitaire , 
NaHie, f im et mourir dans le diamp paUmel / 

(V. Ulco.) 

Lonqn'on d^Crnlt an aneim pr^ogd , Ton a besoln 
d*ufM Doavelle vertu. (Il"« m Staii..) 

Soli mu$t quand ta as doon^ ; parle quaod ta as 
rcfii* (PioviiBK isrAoaoL.) 

U n'eil pas de 6on mot qui Tattle nn 6on ofllcc. 

PiLAtioai.) 



2*' siaii. — riiiiHii, 
Ne me prtoircs pas la doulenr ^Icraallc 
De I'aTOlr fait rcpondrc ( voUo sang) k la main paXer 
nellB. (Racinv.) 

Lingratltude la plot odicuse, mala la pias an- 
€ieim$ , est celle das enfants eoTers lour p6re. 

(VAOTENAifiUlS.) 

Et Totre bouchc cacor, mu$U9 A tint d*cnnaf , 
N*a pas dalgnd s'cuTrir poor se s^Miadre de lul? 

(RACIflB.> 

La honnt comMie est oeUe qu. 'iCt rtre. 



Tou8 les adjectirs terminus par d. en, et, on, rorincnt Icur feininin en doubbiu la 
ireriii^re consonne : patemel, patemeUe; aneien, ancienne; muet, tmteite; bon, konne. 

On excepte toutefois complet, concret, dUcret, indUcret, mquiet, replet, secrei, qui font 
compute, eonereu, diseriu, mducr^te, mquUte, repUte, secr^U, ainsi qu*on le voit par 
les citations ci-apr6s : 



Un homme indiMcret est one lettra dtocbctdc, 
tout le monde pent la lire. (CsAMrotT.) 

Noas aTons natureUement nn aaeref d<^plt eontre 
ies personnes qui nous eflkcent 

(La Rocai.) 



La curioslld indUcrit$ marqoe presqoe tonjourt 
qnelqao 16g6reuS d'esprit. (La Rocni.; 

Quand I'admlnisCralkMi est i§erii9, on pent coo- 
dure qnll se oonmiet des lAlosUcei. 

(HALBSiniBS.) 



Les adjcctifs suivants : pareil, vermeil, nonpareil, grot, gr<u, bos, gentil, las, cpait , 
profit, exprh, bellot, sot, vieillol, paysan, doubleat 6galcmcnt la dernidre consonne au 
feminin. Exemples : 



fal Tu 1 Imple ador^ snr la terre ; 
Partil au cddrc , 11 cadialt dans les denx 
Son front audadcux. 

(Ragihi.) 

Te ToIU dtadin , Ic luxe t'environne , 

^a gros suIbsc est \h has qui garde ta pcrsonne , 

ct tout cola , pourquolP ta fcmmo I'a touIu I 

(DtLATlGKK.) 

Qui ne Tole an sommet , tombo an plus has degrd. 

(BOILIAU.) 

n eat certains esprtts dont les sombres pcnsto , 
fiont d'un nuage epais toi^oun cmbarrassdcs. 

{id.) 

La nature donne k rorgueillcux udc tallle ralde , 
one idt baute , un oeil Qer ; die ecrit sur son front i 

%8a/m (BOIITI.) 



J'anral toi^oura pour tous , 6 snaie merreillo ! 
Une d^TOtlon k nnUe autre pareiUe. 

(llQLlill.) 

Une puce paralt plus groue qa*un mootoo dans le 
microscope solalre. 

(BiaflAaoM DB Sr-Piiisi.) 

Un esprit nd sans fard, sans dosM '^^^f^ittum 
Fult CO ton radoud que prend la »^4yffftn*ft * 

(BOILBAO.) 

... La pensde , delalante Inmito , 
No pcut sortir do seln de rejpaitta maU^. 

(L. RaciieO 
S'enorgoellllr de la beanid . 
Cost ridicule et sotfe ^aattd. 

(ImuR.) 



■ASCULIN. 




Cm 
Um 
Dm 

v7|M 

Dm 

Um 
Um 
Um 



(19T) 

EXERCICE PHRASEOLOGIQVB. 

FaMI^TiN. mascuuh 

Un l—gigt »Mt 
Un aoMW muHmrutL 
Un liise payMM- 
Un iulrr*! pwti«L 
Un nvM fatoffncl 
irnMM dtMr«i«. Tn gutronoaM nplH. 

On iribmnl awrnk 
in^uite*. Un hmtmrn MiMral. 



kMM Mirartion. 



rCMIIIIA. 
Una leuna lUa araaa*. 
Una indnljanna maiaranlle. 
Una catffura payaanna. 
Una iom ma partialm 
Una bonle paCarnaila 
Una nonrriaa raplata 
Um afliira aaarMa. 
Um parala In4iaar*ta. 



..«eraN" CVII. 



rimmN dbs adjictiis dont lb masculin a dbux formbs. 



V Siait. — HAftGOUM. 

I^ seeret poor ftre approur^ on France , est iVHn 
ntnjLveav. (La ca. FaKDaaic) 

Cc ffiouvel Adonis k la blonde crini6re 
K«t runlqoe wnci d*Anne la perraqolOre. 

(BOILIAU.) 

l/antenr cfaez qni Ton dine eat sflr d'un beau siiccea. 

(DaLATIGNB.) 

Le 6«l Age n*est qa'one fleur qui passr. 

(FbHILO!!.] 

Le vieux tanpi n*esibeaa qa*en pcinturc. 

(BSBKIS.) 

Un Tien po6te, on ffiHl amant , on Ticax chan- 
tear et on ^ieui cfaeral ne Talent rien. 

(VoLTAiaa.) 

Get homnM pirait fort et robuste ; mals U est tnou 
an tniTail. (Acadkmie.) 

Sar le mol ddredon dormes-rous plus tranquilleP 

(Clkhi.^t.) 

Na fol , Bor I'aTenlr Uen fou qui ee fiera. 

(Racibb.) 
Gardn qii'iin /M orgndl ne toos vlenne enfumer. 

(BOILBAU.) 



^M BBBIB. — FBI! I RIB. 

L'exeeptlon d'one lol gtSndrale est souTcnt , dans 1 
nature, le fondemcnt d'unc loi nouvelle, 

(Bbbbaboib OB St-Pibbbb.) 



Uno heUe figure n*est point un BTantage indifferent 
poor lea sourenins ; Icur Tisage rdgne. 

(DCPATT.) 

Qnand one vi$ille fenune 

Aime encor les plaisirs , poor eu& elle est de flamme. 

(Dblayiomb.) 



La jennesso en sa fleur brillo sur son visage ; 
Son menton sur son sein descend 4 double ^tage, 
Et son corps ramass^ dans sa courte grosseur. 
Fait gi^mir Ics coussins sous sa moll§ dpaisscnr. 

(Boilbau.) 

TravaillGB k lolsir, quelqne ordre qni tons prene, 
Et ne Tous piqnes point d'unc foUe Vitesse. 



Les adjectifs auxquels I'lisage a donne deux formes pour le masculin singulier sont : 
nauveau,teau, vieux, mou^fouy qui onl pour double forme nouvd, bd, vteii, mol ^ fol , 
d*o(k esi d^riv^ le f^minin nouvelle, belle, vieiUe, fnoUe,foUe, II est k observer que noti- 
veau, beau, etc., ne s'emploient quedevant des mots commen^ant par unc oonsonnc : 
On nouveau maUre; unbeau tuccis, etc., tnndis que nouvel, bel, etc., pr^c^dcnt les mots 
qui ont pour initiate une voyelle : Ce nouvel Adonis; le bel Age, etc. (i). 



(1) Tonlefols eeUe r^le n*est applicable qn'an singuUer. Le plurld n'ayant qu'nne terminalson, dlles > di 
noHotoiuB omit , <f« beaux hMU, etc. Nous ferons reraarquer anssl qne I'Acad^mie 6crit un homme mou et 
•ffimind, paree qu'U semble qne llilatus solt moins sensible par le Icger repos que la coi^oncUon ^tabllt entro 
les den quaUflcatlfs. Mais cette phrase de Buffon ne nons parait plus dtre autorisdo par Tusasc : ix$ ChinoU 
Mnf efts peuplef inoif . Maintcnant on ne sc senrlralt qne dc Tadjcctir nu-us. 



(198) 
EXEBCiCE PBMASiOLOGIQVE. 



0« 

Ua TiMi cvfaa. 



MASCULIR. 



Um 



fJa 

UoW 

Uo Ul irbrk 
U« fflVll aaU 
Unnol 



FfiMIXIN. 
Um WK Hd favtur. 
UmMI Idte. 
Dp* Im11« lorCoiM. 
Um vioitb •tirvtaia. 



».«IC9CO N' CVIIl. 



FtemiN DBS ADJSCTirS QUI , AU MABCUUN . 81 TBAMIIIBIIT PAA UN C. 



!'• Stiie. — MASCULIR. • 

Le boobeur public mat mieax que la Tictolre. 

(AtHAULT.) 

Un Jeone genOIhomme gree est assortment I'^tre 
b Idas supeite et leplus coDieot de lal-mdme que Je 
conoaissc. (Guis.) 

Alnsl, lorsqa*iin palmier dont rorsueillease t^te 
Loog-temps biava les ans , la foudre et la temp^te , 
OCfre SM ikoDt mAi0, ses rameeux langnlssaoU 
Aux balsers aroooreux des Uems earessaBls, 
Sa TfgQoiir <^pulste ft cet effort succombe ; 
i) se lane, Jaunit, s'effeuUle, meort et tombe. 

(DisrAUGBKsrrs.) 

Ud Bspeatttn/WMtfavwcemLqn'oBPcdoais. 

(id.) 

Ma femme est one perle t 
Lai efaerclier un pendant 
Ccsl dtsirer on merie 
Qoi Mtt toat4-Calt tUm. 

(Db Slooa.) 

Iji mManee pousste k Textr^me est toqionrs la 
d'oo cMrsM0td'iia esprit dtrolt. 

ivii.) 



2** siaiB. — riiiuiiB. 
La JosOee est mire de la palx jmM^e et de I'ordre 

Prit^ (LACSBTlLtB aIbI) 

Les belles Fran^tlBessoBt ?en Manellle , Aitgnon 
et dans la plapait des endroiU de ranclenne Proveaee 
qui furant jadls penpUs par nne colonle grecM§ de 
Pboc^ens. (Vibbt.) 

En morale comlqiie, U est permls^ ]e crols, 
Aux FnNiiins de punlr I'avarice des tantes, 
Et de bemer unpen les MuhigiiaianianteB. 

M.) 



Toot Men eonsMM, /taMle < 

Est nn Tloe molns grand qoe Caosse pradeite. 

(borBBsvr.) 
Sor les lIsMres des bote, le boarreai], cacfad daM 
lYplne blanehB, charme, par son doux ramage, la 
compagne dans son nid. 

(BlMABOW BB St-PiBBBB.) 

On aecompagne la misencorde de tant de doiel^ 
euTers les malbcurenx qu*un refus serait molns aooi* 
blant pour eox qa*une charity si iiehe et si fanradie. 

(Massillob.) 



Quelques a^Jectifs terminis par un c au masculin formenl leur rSminin par le clian- 
gement du c, 

1* en qtie : Public, fuUique; caduc, eaduque; tare, torque; gree, greeque ( seul mot qui 
conserrvelcc); 

2" eo che^ Franc, franche; blane, blanche; see, s^ehe. 

En style historiqueon dit lespeuplades/ranftf«<^ les races /ronTuei, poor dteigaef 
ItjS tribus qui euvahirent les Gaules, sous Pharamond. 

EXERCiCE PBBASMOLOGiQUE. 



CASCULIR 

OtlwiMilp^la. 

VaaaMrttwt. 



PEMimR. 
Um ii— ■■■■ cMuqiM. 



MASCULIH. 
UafraM pohrw 



Um I 

Dm fraoclM amitiA 



( 199) 

N* CIX. 



M«T i^ rBMiMU vaAmvuwM h'ut souiira a aucune deb U»li8 



2* siRiB. -* riMUU 

La flatierte est one fmun moonale qui o't de coars 
qaa par notre Taiili6. 

(LAaocaBroDCAou,) 

Qui Toos a po plonger dans eette bnineiir ehagrioeP 
A-t-on par quelqne Mil r^form^ la culsiiieP 
Ou qoelqoe lonffue pliile , Inondant tos TaJlons « 
A-t-€ile fidt eonler tob flu e( yob melons P 

(BOILIAD.) 

Salot I champs que J'almaiB, el Tons , douee Tcvdore, 

Et Tous riant exit des bols ; 
del , patHlon de Thomme , adjnirahle nature , 
Salttt pour la demiire fob I 

(GaaiaT^) 
A barbe rom m et noirs ebevcox 
Ne fy lie pas si ta ne wax. 

(Uicr, GoMi^B.} 

n n'est point , nous dlt-0 , de race faowrii$j 
Dieu salt de oet enfant quel sera le m^te. 
Dieu lit dans Tavenlr ce qu*U doit dire unjoor, 
Et s*ll se rendia digne on de halne on d'anMMir. 

(L. Racibi.) 
C'est d'une ronce 6plneiise que I'bomme b lUt 
More, comme par enchantement , la rose /hildba et 
parfum^ (Aimx-Mabtui,) 

..« Si vous contemplez d'une Ame un peu binign§ , 
\^A trU»ulaUoD8 de TOUe esdaTe ludlgne. 

(MoLlilB.) 

La paresse est de toutes les passions cdle qui nous 
est la plus inconnne it nous-mimes ; nuUe autre n*cst 
plus ardente nl plus maiiyne. 

( LaBOCB BrOQCAULS.) 

Une femme dolt ^at jdUhu$ de son bonnett Jua- 
qu*au scrupule. (AcaoImib.) 

Jo me lasse de parler en tierce personne, et c'csl 
un soln fort superfln ; car Tons sentei Men , dier 
Gitoyen, que ce malheureui fogftif c'cst moi-mime. 
(He LiMisas.) (i.-J. RoussBAV.) 

On TOit que les adJectirB/atix, long, daux, rouXffavori,frais, bdnm, matin , jataux , 
tieri, ont pour f^minin fauue, tongue, douce, rouue,/avortte,fraiche, bhugne, maligne, 
jatofM, ikfw. U £arat y ajouier : oUoug, an, nmeet, abmu, iteom, qui fonicblmtue, 
coUe, nuueede (ro$e muicade), abtouie, ditmmiA, 

Mais /ai, ehaiam, Umoin, dupoe, ritmm, hikrm, fmrdmm, etrtimm, tfMm, n'ontpwdks 
reminin (i). 

Oeimu a*a peiat de meseitlio : Metmimie. 



!*• BiaiB. — HAiCULtB. 

.'mi tralne eai longs IMons one toIx g^aplssanle^ 
Jt rantre , Tappuyant de son algre hnsect , 
Semble no TL4don fcnuc qui Jure sous rarchet« 

(BOILBAU.) 

r^cffleral poor tol la plUi, la Jhstlce 

De rineorniptible avenlr. 
Euxrmtaies ^ pur e fon t par un Umg aitlfloe 

Ton hoonenr qu'ils pensent temlr. 

(GiLBBIT. 

La Tertu qui Jette un si doiia; parftnn dans la mc- 
Biolre des homines ne meurt jamais. 

(Fbbblob.) 



En Fnoee. 11 n*y a que des moutons blane8,bnuis, 
notrs et taoblB; <■ Basagoe , fl y B ta nmtoos fOB^ 
aaEooaM^ilyeeBdeJannos. (Bunoa.} 

La ceotradleUon paralt itre Tallment favori de Tes- 
prtt humain. (Sabial-Dubay.) 



L'uniren , ploa Jene it pins frais , 
Des fapeua da bbbUb sort brillant de roote. 

(Dblavigbb.) 

Hals si d'un osii bMn Tons voyes mes hommages^ 
Poorquol m'en refuser d'assuris t^moignagca P 

(MOLIBBB.) 

A quels dlsoours mdUru le mariage expose 

(BOOBAU.) 

On appeOe lo dlable I'esprlt mulltu 

(Latbaux.) 

L'oTguefl est un des tIccs le plus Jaloux de se 
Teoger des abalasemcnts qu'll iprouye. 

(ROUBAUD.) 

Des Irols efaambreB qui oomposent les ^tats-gdn^ 
ranx^ la chambre du f <ar»^t8t est toqjonis oelle oontre 
ibquelle la eoor est le pins en 



/ (1] ToltBire a crpcndant dlt partisane. — Ritout a pour fomlnin rtioliie ; Che tumeur r^olve. Oociqnei ou* 



(900) 
BXEBCiCB PBBASiOLOGIQVB. 



Vm iMf Mf«lr. 
U «OTf ptrtl. 



iJmm lenffur Icltra 
D^M Ibrma oblongiM 
Un« 4o«M wnMbtion. 
LaliMM roiMM. 
Um litre* parli*. 



Ua air ktwl 



Db lemp* firsta. 
Us mari UmIm 
Um Mprial BMiiii 

CdbOMSMMl * 



Dm ckMnbra 
Dm nalMto 
CJmIbImm 
UMiAvi* 

Cttii fciMM 



N" ex. «»*•- 



ADJXCTirS BXPSIMANT DBS QUALITftS ATTRIBCIBB8 4UX HOMMBS. 



f* Silll. — MASCVLIH. 

Quand tous vods donnei pour auteur 
En tuteur soullrez qa'on tous tralle. 

(AiNAULT.) 

Je deTalfl 4tre t^moin des hommagefl qa« lul prodl- 
loeralt sur la route one foule empreasde. 

(Di Sioua.} 



2* siaii. — nHiBiv. 

Lea femmca d'i-prteDt aont blen loin de eea nuBiini 
ELLia Teuient tolre etdcTenlr au($urs, 

(Mouftai.} 
Venei , meadamea , itat timoins da triompbe de !a 
phnoaophie. (MAaMoaraLO 



Certains adjectifs exprimant des qualitis qui appartiennent spdcialemeni aux hom- 
ines , s*emploicnt quelquefois aveo des noms Kminins^ mais sans changer de forme, 
comme le prouvent les exemples ci-dessus. (Voir aux subnantift y oil cette particul.iHti6 
se trouve amplement dSveloppee.) 

EXERCICE PHRASEOLOGIQUE. 



ITb |«mi« oomnc ^rrivaia, | 
Un tmanl v 



tJiit fvmmc terivaia, palntra , 

aeulpteur, gravcor. 
Uaa verta vaipi|u«ur. 



Un p«blie lAaeln. 
Un guerrier a 
artitla. 



^•mm> N^ CXL cawwf* 



lOBUATIO^r DU PLVRIEL DANS LES ADJECTIFS. 



1" saaii. — aixGULiBR. 

Tout rlche qui n'a pas la noblesse en parlagc 
Me dolt point s*alller aycc de grands seigneurs. 
On lul fait tdt on tard payer cher les honncurs 
Dont 11 a recherche le fr'hole ayantage. 

(LiaauN.) 



2* SERll. — PLUBIIL. 

Pour contenter sea frivoles diSsirs , 
L'homme inscnsd Talnementae consoms; 

n trouve ramcrtume 

An milieu des plalslrs. 

(Racim.) 



teura ont dit h^eui : La toiletie dTuMfemme h^eue {Revw turopeerme). On ne ponrralt, dans ce caa, em- 
ployer hebraXque, qui ne ae dit gudre qu en fait de langage : grammaire hebraXque, Utngue Mbratmte. 

Les lexicographes refusent auBsl le f^mlnln k radjcctif aquflt'n • mats nous pensons avec Boniface , qo'oti 
ponrrait tres blen dire : la /brme aquiline dn nei eat assei agreable. 

On ^it la langue indou,\ti langue tanserit; exemple : le docteur cdlait commenew un fort beau dieeoun 
en langue laoou, loriTua ion inlrodueteur leprMfU 7u'<{ devait attendre que le grand pritre Vinterrogedt. 
(Hem. de St-Plerre). Toufe vMie est renfermee datis let quaire bethSt ecHte il y a 190 mille am dam la 
langue SAascarr, dont lee eeuls brames ont Vintelligence (Le mdmc). Cependant le feminln indouc, tameriu 
est aujourd'hui gdndralement adopts. 



SOI ) 



Sdgnear , Je me flaUais , espcSrance frivole 
De mmeDer Zaire k cette heureasc cour 
Oik Louis des vertiu a 1M le s^jour. 

(VOLTAIII.) 

Qae fast dans la prison floliante le rameiir eapiif, 
le format infortoD^? que font tant d*aatres moitels 
d^oo^ k la solitadeet au malheurP lis chantent, 
tt par le chant Us toutent le chagrin. 

*^ (Gmssit.) 

L'ime henreusement eapiive. 
Sons Ion Joug IrouTC la paix , 
Et s'abreuTe d'une eau Tlve 
Qui ne s'dpuise jamais. 



Vn propos sMnisant et flattewr 
Est le pins silir chemln dn coenr. 



(Racini.) 



(AaM0ST.> 



U fortune I 6 grandeur 1 dont raniorce fkttteuse 
Surprend^ touche , ^loull une &me ambitiense, 
De tent d'honnenrs re^ns c'est done \k tout le fruit ? 
Un long temps les amasse , un moment les d<Strult. 

(T. COBNIILLI.) 

Le monde, I mon avis, est comme un grand th^tre 
Ou chacun en public , I'un par i'autre abusd , 
SouTent k ce qu'll est jone un rdle oppos^. 

(BOILSAU.) 

La trop grande snbtillte est nne fausse delleatosse ; 
et la Teritable d^llcatesse est unc soUde subtiliUi. 
(Laiocbifoucavld.) 

Grois-mol , nul ne salt mienx combien vaut la vertn 
Que rhomme cHminel qnand 11 s'est reconnu. 

(Gilbert.) 



Philippe > de Mayenoe embrassant la querelle^ 
Sontient de nos riyaux la cause eriminellef 
Et Rome qui derrait aoulTer tant do maux , 
Rome, de la disoorde ailume les flambeaux. 

(VOLTAIII.) 

Tout acie d'autoritd exerc<S par un homme sur un 
autre homme , est tyrannique , 8*11 n*est pas absoln- 
ment ntessaire an bicn pubUe. Bxccaeia.) 



Compagnes ikUles de lliomme poUc^, obJeU de 
lenn affections les plus chores , c'est k vons , 6 f em- 
mes • que nous derons la felidt^ publique, 

(YlBBT.) 



Les simples ct les ignoranlK 
Peuvent se laisscr prendre a de belies paroles; 
Gelui qui sail percer leur voiles transparents 
Heprisc ees phrases frtwlet. 

(Fl. SI NsurcBATiAU.) 
L'influence du climat , si puissante sur tonte la n» 
ture, agit avec bien plus de force sur des ^tres eaptifs 
que sur des ^tres iibres. (Buffos.) 



Lk, des chars fracasscs , du fer coorb^ des fanx , 
Des panaches (lottants , de i'airain des vaisseaux , 
Et des arcs detendus et des lances oisives , 
Pcndaient pompeusemcnt les depouiiies ea|iltve«. 

(DiLILLB.) 

Jamais k vous chanter un poite empressd 
De petits vers flatteuTt ne vous a carns^. 

(GlLBIST.) 

La gabmterie de I'csprit est de dire dn choses flai* 
teuses d'une maniire agr^abie. 

(Larocuxfoucaulo.^ 



Mon app^tit s'en va lorsque je vois si^cr 
Tout I'ennui des grands airs dans ma sailc k manger. 

(Delavmai.) 

Les grandes pensiSes vicnnent du csur. 

(YAUVSAAlGUaS. 

Rois , chasses la caiommc r 
Ses crimineU attentats , 
Des plus paisibics <§taU 
Troublent Theureuse hannonie. 

^ciai.j 
Pius terrible pour nous qne les lots solennciies , 
La conscience parte aux lunes criminelle*. 

(Lmxaciia.) 



Le jour mdme du conronnement, les vaUiqueurs 
oflHrent des sacrifices en actions de grftoes. lis fureot 
inscrits dans les r^stres publies des Eleens , a ma- 
gnlDquemcnt traitcs dans unc des salies du Pry tanee. 

(BARTaXLIMYj 

Les lots , les nueurs antiques , 
Soot i'appoi de T^tat dans les choses pMiq»e$, 

(Giiiaiia*) 



Ges nombreuses citations nous permettent d'6ub!ir comme regie g6nerale, que k 
pluriel des adjectifs, quels qu'en soieni d'ailleurs la lerminaison et le genre, se forme, 
ainsi que le pluriel des substanlifs, par Taddilion d*un * ; VnjoU cheval, dejolU chc- 
vaux; une jo/ie femme, iejoUei femmes. 

EXERCiCE PHRASEOLOGIQVE. 



tiNouLitia 

Ua Utmm aksolu. 
Um raiflc ■kwiua. 
Va •MWMl MUnrar. 



Pr.ORIEL 
Dm termei alwolu* 
Dm rviMt aWoliics. 
Dm MrmcnU •nMrtcun. 
Dm promMWf miUritWM. 



S.NOULllca. 
Un air ■Mduto 
Um Imhm Site mvdUtM 
Us BoMa rvgard. 
TJa« tai« iiobh 



rtuaiEu. 

Dm ain modMUt. 

D« sdUm rannto. 
Il«a •■•• ■•kat. 

£t> 



202 ) 



Vn I 

Une boHiM •««!«. 
(7» prineip* eWp. 
Udc voii •iair«. 

OttClMT ■■ii. 



Dm bouB eontclli. 
Da komim vavrM. 
Dm pnncMi eluit 
Oct MiB «uir«fl 
DvahvrtMiik 



Ub UUt Mir. 
Une rreu noir* 
Ub •liagrio pr«*Md. 
Utt« pbi' I 
Vbm««|>H . 

Ud* »4f»lM. 



Dm Ubita a 
Dmmmc* 

DmpUIm 

D« MgM 



ESUXPTlOlllb 
I. 



Tout en toat est divers .• Atea-TOiu de refiprit 
Qa'aacoa iHmkiM eompoi^ sur le ¥6tjre. 

(La Fo:iTAin.} 



Let dkitn langages dn grands A:riT8iiii toni ea- 
tant dc domaines difl^^rents que la langoe gea^ale 
rdunit au domaine de sa coonmne et qol compoaeot 
son cmpipe. (DcrrATr.} 



LMmprndence n'est pas dans la IdiiiM^ ; 
Elle eft dans an projct/oux et mal coocerti. 

(CliBILLOH.} 

De la beauttf , td est ykmtr$ux ponvolr : 
EUe sMntt sourent aana le aavolr. 

(Andbiiux.) 



Les espritfl faux aonliittiipportables , et lea ceeon 
faux sont en norreor. (Voltaiu.} 

Hdlas I aox gens heureux la plainte est importune > 

(CHKiriKa.] 



111. 



RJen de mieox, j*en cooTiens, ^'nn beau nom blen 
porui. (Dblavighi.) 



Kfeageons Tandfld , m^ine dun noe daoiup joun ; 
Quand le temps d^tmU lee mman, 
EUc mdrlt pour la TlelUeaia. 

(DuraKMBLAT.) 



Ges exemples nous d^montrent qu*on doit excepter de la r6g1e pr6c6dcnie : 

1* Les adjeclifs qui se teirnment par un « au singulier ooratina au pluriel : uq homme 
ffervera, des hommes pervert, 

2* Geux qui, ftntssaiic par nfk x, ne sauraient subir aucun changcmenly lorsqu'on 
les pluralise : Un enfant studieux, des enfants studieux. 

3** Eniin, les qualificatifs lermiu^ par la syllabe m, dontle pltnriel prend toujoim 
un a? : un beau gtr^on, de beaux gar^ons. 

Quant au feminin de (ous ces adjectifs, leur pluriel se forme, eonrnie nons Tarons 
d6j^ dil> par la simple addition d*un « : Une coutume pervene, des moeurs penenes; 
une persofine strntieute, des personnes studieueee. 

Observation. — Les adjcctib bleu, fou et mou prennent un « au pluriel : Ueut^fme, 



EXERCICE PHRASEOLOGFQVE, 



I eonniM 



SIlfGUUEB. 

OBb 

UBi 

UbIl . 

OBBirtiw. 
Po po i M Bw fc*BL 



PLUBIEL. 
D« btaoi eoar»i*n 
Dca ycai doux. 
DMtmipwtti tfm, 
Dm ain §uu. 



aiNGuLira 

Co mari faloux. 
Uoi 



Pb ff afBi M orn 

CTnpoil 

Voma 



rLHRlBL 




(203) 



^*«*35o N^'CXIL ca»i^- 



AOiSCTira KM Ol. 



1>* lillS. — SUI6DUU. 

Trmfller eit nn derolr iDdtepcnsablc i Hiomme 
•ortol. (J.-J. Rousseau.) 

L*al|^e confle son nld aa rocher qnl se pcrd dans la 
me ; rmtroche am sables aiidcs des d^rts ; ie fla- 
mant, ooulenr de rose, aux yases de TOc^an mairi- 
dional. (BiiaARom db St-Piirii.) 

Le T^gne vigitdl paralt dtre le fondcment ndces- 
saire , indwpeniaMe i la vie animaie. (Visit.) 

Le Francais est I'eBiuit glil^ de rEorope. Si I'oa a 
qnelquefois tu panDl nous des crimes odlcax. Us ont 
dlsparn plotflt qne le earaet^ naiUmal, 

(DUCUM.) 



2"* siais. — PLuiiiL.^ 

Le premier grain confld aox entralUes de k lens a 
fail germer les Hens 9oeiaux. (Tiair.) 

L'oranger passe la mer , et borde de ses fridts dorte 
les rivagesm^iiitefNiiw de rEorape. 

(BiasAioifl AS Sr-Piiaii^ 

Le pain est le meflleir de tons les ailments v4gi^ 
taux. (BicaBain.) 

La raisoo est oemmone, I'esprit en chacpie taagne 
'a sa furme parUcall^re, diDT^rence qui pounait biea 
dtre en partle la eaose on Teffet des caract^res nolfo- 

(J.-J. ROVSSIAD.) 



Dons la plopart dei aflUres, U y a on momeDi 
fatal. (AcADiMit.) 

Leshabttants des ties KorHes lalssent bcaoeoup de 
partkes dn eom dfoodta a an air glacial. 

(ViaiyJ 

L'acadtele a ingi que maiinal doit s'appiiqaer k 
tf\vA qnl se Idve matin , et tnatineux, h oeiul qui est 
dans rhabitode de se leTer matin. (Rotsmb.) 

Un hnangeur ban^ 
D^pUU CO cbercbant k ooos plaire. 

(Diuixi.) 



Ihiyes, vales, Instants /Walt k mes d^lrsl 

(St-Lahbiit.) 
Les rents du Nord sent glacidli, 

(BofllfAIA.) 

Messiears , noos oa sommes pas anssi molinais nne 

Tons. {id.) 



Uya< 



4m timhamaU. 
iU.) 



Les adjectifs terminus en a/ formcnt Icur pluriel mascuHn par le changement de 
eetie terminaison, les uns en aux, lesaulres en c/t. 

Mais quels sont ceux qui doivent se changer en aux, et ceux qui doivent prendi^ 
aU? 

€ Grand tumulte y dit M. Lemare» parmi les grammairiens k ceite occasion; TAca- 
» d^mie elle-mtoie ne peut s*y faire entendre. Buffbn a dit : des habitants brutauxy des 
» mouyements machinaux; Jean-Jacques: des compliments trmaux; Regnard : des liens 
» eonjugaux; TAcaddmie : des offices vinaux^ landis qu*elle rejette tons les mots pr£c6- 
i deals. M. Chapsal , qui cite et adopte les exempies ci-dessitt , se glisse dans la meU6« 
» ety angmentant le d^sordre, il veut qu'on dise : les sons nasals, les somsfiiats, les 
» ciseaux/ato/«. LeTellier accourt, s'escrime k droite et h gauche, s^attaque aux hahi' 
a taals imiiiiir de Buffon ; arr^te ses mouvements mackmaux; rit des compliments tri • 
a viaux de Jean-Jacques; foule aux pieds les liens conjugaux de Regnard; ^touflb Is ; 
a sons fUMobde M. Chapsal; et sans respect pour Tauterit^ qui Uent notre langue ea 
i, proscril ses offices vinaux. Quel parti prendre dans une aussi grande affaire? 



( 20i ) 

• — Cclui do ranalogie, ou s'.ibstenir, lorsqifon crainldc choqucr forcillc par uii son 
» tout-^-fail inusile. » 

Ge consell dc M. Lcmarc est lr6s sage, el nous avons cm nc pouvoir mieiix fairc que 
de le r^pelcry au lieu de nous jeier dans les interminables discussions qui se sont cic- 
v6e8 ^cet ^gard. Sculemeni nous ajouterons que nous avons dans noire langue envi- 
ron irois cenls mols terminus en al; que sur ces trois cenis mots il y en a pr^s de deu!^ 
cent quntre-vingts qui se changenl au piuriel en aitx; el que par consequent il n*y on .1 
tout au plus que vingl qui fasscnt at$y ou donl la terminaison pSurielle ne soil pus eu- 
corebien fix6e(i). Voir rexercicesuivani. 

Quelques grammairiens se soucianl fort peu d*appauvrir notre langue en lui impo- 
sant des entraves sans necessit6y ont proscrit le piuriel de certains adjectifs en al, Cesi 
ainsi que, selon eux, il n'est paspermisde pluraliser les adjectifs uieal, triviai, patri 
eial , fauU, initial, adverbial, deloyal, midical, musical, tentimetital , ct une initnile 
d'autres. 

En quo! done les expressions suivantes blesseni-elles Teupbonic? Des ^tres ideaux 
(Buffon); des bullies bruiaux (idem) (3); des chifTres triviaux(i); des honneurs pairi- 
ctaux (A); des instants/a^o/t (St-Lambert|; des ciergcs pascaU (Tr£vouxet Gattei); des 
sons finals, initials et nasals (Beauz^e et plusieurs auteurs); des Tepnsfrugals , des codci^ 
pdnals, des combats navals (Girauli-Duvivier); des elTets /AJil/ra/s (Gattel); les feux 
verticaux du soleil (Bernardin de Saint-Pierre) (5). 

Nous le demandonsy quel serait le puriste assez scrupuleux pour rejoter des expres- 
sions approuvees par tant d*autorii4s diff^rentes? 

Comment y par deference pour les decisions de quelques grammairiens peu observi- 
leurs et dont I'unique plaisir est de forger des regies, on ne dirail pas des hommrs 
diloyaux, des contes pastoraux, des avis priceptoraux, des cercles horiiontmix, des 
amants stntxmentals, des hiini^doctorals, des soins filials, des vents ///acia/«, des devoirs 
mariials, etc., etc. En v^rit6, il est par trop ridicule devouloirainsiinterdireractede 
la pens^e, en proscrivant des mots esscntiellement n^cessaires. Aussi, forts dc I'auio- 
rit6 des bons ^crivains, nous pensons, avec M. Boniface, qu*on doit faire justice de 
cette absurde proscription : Ipsa! res verba rapiunt (les choses entralnent les paroles » 

ClCfiRON). 

EXBBCiCE PHRASiOLOGlQVB. 

vn aux. 

SXNQULUtl. rLUEIEL » UB^^hUSu PLUB2EL. 

tfii p4cU ccpilal. Dm piaUi eapitaos. Cn T«rfc« pr^nowind. !>•• v«Aii ptwi — ?— m 

Vm 9m^n^ imoioral. Dm tavn^n tnuBoraai. Vm bMtoma partittl. Dat kial*rMD* psKiMi. 

Va priuM liUraL Dm prince* fiktmui. IT* rmiM* ptttaraL Dm rvaMMpMloomb 

(1] Sans dootc II aAt ii6 plus conyenable dc ne donner qu*une scule terminaison plurlclle anx a^loctlft en q\ 
maifl I'usage, plus puissant que toutes lc8 r^lcs, en a d6M6 autrcment, ct Ton est contralnt de M MNunettf 
aveugl^ment h ses lots. 

(2) 11 poraft aussl que les bullies sont plus doux ct molns brutaux dans leur pays natal, et que plus k dioia 
est oiand , plus lis sent doclles. 

(3) line basse ainsi hdrlssee de chiffres trMaux rebnte Tacoonipagnateur, et lul fall loOTent n^ttflv I<t 
ihiffrcs ndcessalres. 

(4) On voyait devcnlr officicrs de renipirc les mdmes conqucrants qui ravaient avill ; les plus grands rois ac- 
eptcr, brlguer memo les honneurs palriciaux, 

(5] l^rsque le soleil au millieu de sa carri^rc embrase les campagncs dc scs fcux vertieaux, let 1 
sent de magnltiques parasols. 



oil 

Vm 



lyn ^uplct MiindienaiUi 



•tiginaL 



Dm wrdM munieipMi. 
Dm hoMM M orinnaui. 



(»)5 ) 



Un prtBM rmwL 
Vn M«n raraL 
Un payt utiteatriMML 
Uii tdiMlif ff«rb«L 



IX als. 



Dm priacM Mjai 
DMMvMrai 



Dm pm Mptratrionmx. 



Dm pwi MP 

UMadfMOb 




Dm MM«ib Miiaali. 
Dm vofMiU baoMb. 
Dm iMtMla btala. 
Dat aiff fnala. 
Dm rapH rrafak. 
Dm iMitiMaMta itiak. 
Cm«i 
DaaM 



UnaaotebU. 
I'ti ban Ma matinaL 
Un MB nadiaL 
Un cwabat DaraL 
Un eierga paaaaL 
(7a a«da pisaL 
Un m§H tMAlnL 



Dmm 

DMh 

Dm Moa M^iab 
Dm CMikaU nat ala. 
Dm aiarica paMab 
Dm c«dM pinak 
DMgaalM 



binak 
Ibaitnih 



SYNTAXE DES ADJECTIFS QUALIFICATIFS. 



N" CXIII. caaww. 



ACCOBO J>B L AOJECTIF AVBG VS SUBSTANTIP^ 



SISCOUU. -» MASCULIJI IT fImIHIH. 

AttsaH6t qua les mceora se perdent, tous les d^fauts 
d*aii goaveraement paraissent au grand jour* 

(RULUIERI.) 

La grande haissakci est an present de la Torlone 
qui ne devrait atUrer aacune estime k ceux qui le re- 
4^Hent , puisqu'U ne leur cotite dI ^tude nl travaux. 

(La BauYiai.) 



PLURIEL. — MASCOLia IT FllfllllZI. 

Les grands noxs abaisscnt au Ilea d'elever eeax 
qui ne Ics savent pas soutenlr. 

(Laiochbfovcauld.) 

La mort donne les plus grande* li^ors poor desa- 
buscr de lout ce que le mondc croit mcnrellleux. 

(FiHiLoa.) 



Dans (oules les circonstances, radjectifs'accordc en genre el en nombre avec le nom 
auquel i\ se rapporle et qu'il qualilie : grand jour, grande naissance, grandi noms, 
grandes lemons. 

Cat accord doit avoir lieu, non seulement quand Tadjectif suit ou pr^cMe immedia- 
temeni le nom auquel il se rattache, mais encore lorsqu'il en est separi par un verbe 
ou par d'autres mots, comme dans ces exemples : 



Plalse aui. dleox de ti rendie 
riteria^heiiieaBel 



E fton pour m^- 
(FiaiLON.) 

LlioDnenr de passer pour b<mn$ , TempiSchalt de si 
nMatrerm^AaiKe. (BlAiiyAox.) 



Jamais, en qnol qne ce pulsse ^tn, les mschasts 
ne sent bon» k rien de bon. (J.-J. Roossiau.) 

Loin de nous raidir contre les i?icliiiatioii9 qui 
sont 6offifi«f , il fant les sniTre pour senrlr Dleu. 

(M"* SI MAiaTIHOR.) 



EXEBCICB PHRASEOLOGIQUE. 



MrcbaMl 



Jali 
JaGa 



OpW«.p.UiMM. 
U rMMr aai Bcun. 

^•••aaallewria. 



Miebaab beMuaa 
M*eb«BlHraMMaa. 

lolif chafaui. 
JdiM panMoaa. 



Travail Impartant. 

Affl' 
D« 



Um fardin aattbt. 



Afairaa ianporUaUa. 
Dons bUin. 
DaM4 



DM{ardiM6alilv«a. 
Dm twiM culiiT«««* 



(M6) 

N" CXIV. 



AMBCTin APRiES PLMIBimB SUBSTANTIM J>U MtlU GBAIES. 



Le RiCHB et riRoioBRT , riMnuDiiiT el le sagi , 
Sii J«fi A mtoM lol 9 lublucnt mtoie sort, 

(J.-B. RoussiAU.) 



fA ii'y ¥Dyilt i^m oihuues do nMfbre , <|ii6 nm- 
mldes, qoe Btatues eokHtales, qno meubles d'oi ot 
d'AifliHT moMsifi. (FiHiLon.) 



Aveo one gradation lente et mteagte , aa 
Thohmi et FiajAn UUr^pidu k loaL 

(J.-i. RoussiAU.) 



i'ai remarqa^ sur plasieun penoones qol avateot 
FoiiiLLB et la yoiz fauuu, qu'elles ealrndaicot 
mieux d*une oreille qae d'une autre. 

(Bunoa.) 

Un esprit ralaonaable no doit eileicher, dam one 
Tie fnigaie et latwricuse , qa*il ^viter la aoan et i*iH- 
jusTici aitaehees k oneoonduite prodigoe et ruineose. 

(Fkrblor.) 
La sciBRCi qnl Instrait et la mkdicihi qui ga6rit 
soot bonnet sans doute. Mais la sciihci qui tiompe et 
la Mioiciai qui toe sont mauvaiie$. 

(J.-J. RoussiAU.) 



Lorsqu*un adjectif est pr6c6d6 ou suivi de plusieurssubstantirsde mtaie genre ii^ 
par la conjonction et, il se met ordinairement au piuriel et au m^me genre que lea sube- 
tanliis exprimte : 

Le RICHB et rniDnffiiT s^eU; Porkillb et la yoafmMee, ete. 

BXERCICE PHBASiOLOGlQUE. 



Ub hMHM •! OB Mfcal isMpidMb HBlMi 

Cb pMUba tl BB fitot BPin. Ub« liU««t wm | 



Ub dr«M ol an 



Ub« 



I BoifW. Da pais at du via tMallrati. 



Ua«rB««taa« pla 
'^-'r" II ■111 



N° CXV. 



▲nJBCTirS ATBG PLU81BUB8 8UB8TANTIFS MB mFPBBBNT8 OBNBBS. 



mbbitb dimuurii. 
Dans b Laponla, la 



ana aaAimaua et on 

(Siaua.) 

la siiiiiTU et la 
iiouBBB font saute la Teidure de 1'^. 

(Barron.) 

Cest sor la naissanee que sont fond^ lea niao- 
QATiTis et les iispicTs oceordA aux castes nobles 
et religieoses de I'Asie et de I'Europe. 

(RuNABoiN ui Sr-Piiaai.) 

L'oauii et ruriuri publia ne peuvent itit le 
firuit do crime. (Massillor.) 

On Toyait, ranaii dans le plus grand ordre, aoz 
parols de la moiailk , des iatiauz , des hagiis , das 
atcBBS. (BuRAaoia si St-Piibei.) 



Philippe nontra partout un gouiaoi et nne rau- 
oiHCB iup&ieurs k son Age. (Rollib.) 

Paul et Vibgirii dtaient ignoranU oooune dn 
crtoles, et ne savaient ni lire ni tolre. 

(BlBNABntN J>I Sr-PlIBAB.) 

Gbaries XII, ayant rcQU rABomr et riaoonn as- 
eestairei poor son retour , soutint oontre une ann^ 
entidre , aidd de ses seuls domestiqaes , ce combM 
malheureux de Bender. (Voltaiii.) 

II ne font pas prendre pour des yeitns^ des Acncas 
et des lanaiTS wrum§ii ayec industrie. 

(MAaaiAs.) 

Je fiiche de rendre htwreux , ma fimmi, moo an* 
FAjfT , et mtoe mon cdat et mon catu. 

(BiMABMR ra Sr-PuaBi.) 



(50T) 

Ces cxemples nous prouirent asscz qae, quand il y a plusienrs sabstaniifs d« difl^ 
renis genres, Tadjectif se met au masculin pluriel, que eel adjectif pr6c^de ou sulve 
immMi.'itement les substantia exprim^, ou qu*il en soit s6par6 par un ¥erte. 

Observation. — L'euphonie exige que Ton 6nonce quelquefois \e sabBtainif masculin 
avant le f^minin, quand I'adjeciif n'a pas la m6me terminaison pour les deux genres. 

Ainsi, Ton dira : Cet acteurjoue avec une noblesse el un goiU parfaits, p]ut6t que : avec 
m gaiU et une noblesse paafaits, parce que, dans celte derni^re construction, la ren- 
contre du substantif f§minin noblesse et de I'adjectif masculin parfiuU est k la fois dure 
et d^sagr^able. Gependant les auteurs ne se sent pas toujours asireints k cette r^le ; 
Buffon a dil : En £gypte, les jeunes JiUes de la campagne ont Us bras et Us xambbs Uas 
PAnSy el Massillon : I'ordre et /'utility publics, etc. 

EXERCiCB PHRASiOLOGIQVE. 



UMraathMMr m 

U mUt* •! r«rfMil Mat ( 

U prwMnra •! raetotoul auU. 

Us Mat •! OD chiea aotii. 
1m Unf m !• ■fai** uamndm. 
IhmIm «I ■nft— qi dMiffwras. 
Li bfM •! }m \mtAn Iris fro*. 



Idt rkrw •! h pna4i Mat uidm. Im t«r« «t b kyin« mbI sravli. 
Um rob* •! uo vail* klaoe*. L« paia at U wiaoda moI 

La troaapaUa •! la dairaa aanl r^ lairat 

La carala at la boaal moI 



Om raa et una plwa puklii, 
Ooa aarla at ud tableau c* 
ipand La pi<ca ct l*aalcur bu4». 

La frangipaoa allagataau aavt 



Uoiaallra at om 



Una ebatia at oa ebian 
La piica at Taataor siflAs. 
Una cbauf aeorh at m 



La faim ( t kcaUa aoot MiaMk 
L'epale atlanibiaiaBtraaktRUiL 



La booaha at lc«v«« 
Ona bniBM *l on boau 



I haoM 



Ud larfan el on* Ma Igta. 

Una Mam at un braa Iria nartaux. 



N' CXVI. 



CW AWMTIV Wi BBUX SOBSTJUITIffB uAS OU HOlf U*S PAR LA PARTKUUB 61, 



SAMS LA FAITICULI. 

Toiie sa Tie n*a M qa'im trmoaia, 40*01 
tai«onf*MiiUi. (lUsiiLLOB.) 

Aognste gooTerna Rome aveo on femp^atiMfi^, 
006 <loii«ettr «our«niie , i laqoeUe U dut ie pardoo de 
icniantfe. (IkMuiooi^ 



n hooora leslettret de cet attashmMnU, de cette 
profecKon empcMs ie.le» IUm fleorir. {id.) 

Je ne eonnaii point de foman, point de comidie 

(Floilui.) 



.Urer^toJ 



iteateprtfte. 
(Racuhl) 



XZIMPLU ATIG la PAITICULl. 

JIbus eojet de me plaindn de moo taUlenr^ got 
m'aTBlt fait perdre en on instant VaitentUm et Tss^ 
time publique. (Moims^oiBO,) 

Qtiiconque eet aflsei aimi dee dieox poor timnw 
deux ou tiols vrait amis, d'one iagetse et d'une bonti 
comlante , troupe bientdt par eox d'autres persoones 
qui leor ressemblent. (Fuiloh.) 

C'est une puissance orgneOleuse qui est souTCDt 
eonlialie k VhumilUi el & la stmfUeU^ ekriHmms* 

^Licnn.) 

La cliastet^ est la source de la force et de la beams 
phytiqus et moroi^ dans les deui sexes. 

(BnRAaDiH BO SfToPima.) 

La place fut renplie de sU-vlngt Ucteurs qui ^car- 
taient ia moUitude afee un fasts et un orgueil insup- 
poriabls, (Ymtot.) 



Que deux substanlib soienl ou non li& par la particule et, il est manifeste que Tad- 
jectif qui s'y rapporte peat quelquefois, comme dans les exemples ci-dessus, s'accorder 
avec le dernier; cela est permis dans deux circonstances : La premiere, lorsque les 
substantifs presentent entre eux quelqne synonymie, et que T^crivain n*en veut reelle- 
ment qualifier qu*un seul : Vn travail, une occupatian conthiuelle; la seconde, toutes les 
iois qu'il y a gradation dans les mots : Ufer^ U bandeau, lajlamme est tauU priU; ou 



(208) 

bien que Tesprily plus particuli&rement pr^occup6 du dernier subsianiif, oublie celui 
ou ceux qui pr6c&dent : je ne cannait paint de roman, point de amUdie etpagnole Mans 
combaU; VhumiUU et la mnpUcUi chretienne. Dans tousces cas I'ellipsesous-entend Tad- 
jeciif k chaque substantif. G'esl done a tort que Girault-Duvivier blftme les exemples 
de la seconde colonne (i). 

ETBRCiCJE PHRASiOlOGIQUE. 

Ob IiImI, sm hibiba •dmmbUk Um aKAiiM, um pais Mt IdaUa Tm i ^ i— , ■■• UaU wm it— m pro< 

Um foTM, Bn« foaifM p«« BI1M—I Vnm in«4c»li« el ud M?«ir p«« mtmmtu M . gi*«M. 

Ub poBwoir , tttt MOMidaDl lerriUs La r«l%MB •! la matala «krMi«DDa, la idraM Lat piad* ct la ilta mm 

Vn» kuaaaur, un ■abird Ufm. at ta MiabriU pnUiqaa. Lea yeoa «l la baoclia aavcrta 

tan atprtC aa dancaar, aa WaaU, aao iafi* Una fem t vm Anavgia aakraordiaaira. Us aavoir ct uoa iMdaMia p«« aoMHn*. 

Mika aa<m« a<t charauMla. Uoc mitcm* et unc pnidcDcc turprvnaata. Cfnc aairacor at ■•• parreniU iaaaia. 

La naiaMiiaa, lafertnoa, la aaorooBamlma D'uuamaiUratioDetd'uiicdettceiiriTBai^liqua. Una arragaoca at ■» " 

aat iuiacUHi4r«. DVn MDtiaBant at d'una aapraaiian nalnralla Un Ian at ub « * 

' •m a N° CXVII. 

AIUXCTIFS PRBCBOto D^ DBUX OU PLUSIBUA8 8UB8TANTIP8 ET NB SB RAPPORTANT QU* AV 

0Bn3llEB. 



EXEMPLES. 



La boo goOt dC8 tgypUeos lenr fit aimer la 8ohilit6 
et la liouLAKiTi tonie nue. (Bossdit.) 

Void Oet Mres dont b tailto et I'aii iiMttr§ Inspl- 
rent la teneor. (Baithilimy.) 



Le soQrire est ano marqne de blenTeUknce , tl'ap- 
plattdissement et de SATisFAcrioa intMwrt. 

(BorroH.) 
De leure d^Spouilles elerei de magniftqnes troplwcf 
k la gloiro de la religion et de ia hatioh franpai$e, 

(AflQorriL.) 



QuelquefoiS radjectif» pr6c6d6 de deux ou de plusieurs substantifs, joints parLi 
conjonotioQ et, nc qualiiie reellement que le dernier; en pareil cas, il faut so garder de 
le mettre au pluriel ou de croire que Tellipse le sous-entende Sevan t chaque nom. 

ElBRCICS PHRASEOLOGiQVE. 

I toUl at BB paBtaloB Uaaa. Vn mantoM at bb cbapaaB roB 

I bao^Bat at bb ta*a d«ra. Lea kla at ravtorM publi^Ba. 

I hakit aC bb paalalaB coUaBt. L* laBtaroaBMBl at la Ibraa pu 



Un toUt at BB paBtaloB Uaaa. Vu mantoM at bb cbapaan roBd Una Mai at una abakar brahalab 

Vu bao^aat at aa f a*a dora. Lea Inla at ravtorild publi^aa. Ma pasaia al la vdril« laoto aaa. 

I'a hakit aC aa paalalaa coUaBt. Lm gaafaroaaMBl at la Ibraa paUiqaa. Laura aiaoicfva at laar via^a Iddaaa. 



(1) Aax exemples cit& nous i^oaterons les suirants : On doit Mter le$ fnod et hi aeiiom obpirdubs. 
(Voltaire.) — Le ventfut contraire : le eiei el la tner belli. (Bern, de St.-Pierr6.)— Ce peuple a U emur et la 
b oucke ouY EiTE d voi lowmgei. (Vangclas.) — Tous le$ mote de la langue et tautee les tyUabee nous parait- 
sent piiciBUSBS. (Racine.) -» Celte opinion inspire aux vm$ un orgueU iniolirable , en leur persuadani 
quHls sont revitue d^une origine et (tune puissance celeste. (Bern, de St.-PicTre.) — Auffuste honora Us 
letlres de celte protection et de eet attachement ibel ^t dans un souverain, est si CAtABLE de les ^aire 
(Uurir. (Domergne.) — Cest eomme une espeee (Fentkousiasme et de fareur noble qui anime Vortnson, tt 
qui lui donne unfeu et une vifpieur toute divine. (Boileaa.) — Les Grecs appelaient du nom de satires des 
drames tfune licence et d^une gaUe boilesqub. (La Harpe.) — Le jour mime que, sur Vautel denotrepere, 
ftt consentiras aoee moi, d nous jurer une alliance et une paix inviolable, ton trdne, ton empire, tout te 
sera rendu. (Marmooteh) — Jrmef-«otif <f im courage et dtune foi nouvelle. (Racine.) — Quandcet enfant 
esclaceet tyran,pUin de science et depourvu de sens, est jete dans le monde^ ilfait depHorerla ndsere 
et la perversite hdmaise. (J.-J. Boiuaeau.) — Songex ee que c*est que d'avoir des bras et des jamltu 
GASfEBS. (M^ de Sdvigiic.) 



iWO) 



N* CXVIII. 

AnnCTIfS PtiiCKDta DB PLUSIBUM SUBSTANTIPS SiPABES P4a LA PAETICCU I 



AGCOmD ATCC LI Dlliritl MOM. 

Rome n'^tait plos libre et ne pouyant plus T^tre , 
Qo*lmpoTtai!qiid Pompee ou que Cisar fikt mMtre ? 

GTait nne aire ou an ploneAer tont plaf comme 
eriui da grand alglf. (Burroji.) 

Ce daMtX ou ees Mies sont trts terries j trta /bur- 
niee et trte doucei an toochcr. (id,) 

(Test on Aomme 9u one /'emme tioyee. 

(BoaiPACtf.) 



ACCOU AVIC tn 9IVI ROMS* 

Lc8 Sarnoi6de8 se nooirlflsent de ekmr ou dc poij. 
wn cnie. (Burrox.) 

Les saoTages do la bale d'Hudson vlTent fort long, 
temps , quoiqu'lls ne ae nonnisaent qua de ehair ou 
de poisson cius. {id,] 

Quel est en effet lo boa pte de famllle qui ne g^. 
misae do Toir urn file on la fille piBDua pour la ao- 

CiM? (YOLTAIBI.) 

On demande on Aomme ou vatfmme dgA, 

(Bmifacb.) 



Lorsqu*un adjectif est precede de deux substanlifss^par^ par la conjonction mi, cct 
adjectifs'accordeavec le dernier, si I*on ne veut qualiCer que I'un des deux, comme 
dans les exemples de la premiere colonne. En efTet, i\ ne peut y avoir qu'un seul mai- 
tre, qu*une seule person ne noy^e. 

Dans les exemples opposes, Taccord avec les deux noms est, au contraire, indis- 
pensable, parce que la qualification s'npplique h la fois a deux objcts, a deux individus. 
G*esl par cette raison que Voltaire a dit : Quel e$t en effel le ban pere defamille qui ne gi- 
mUse de voir ionjlls au safille perdus pour la iocietif 

EXERCiCE PnRASiOLOGIQVB. 



Vu rfcHiM m am I biti rtw rain4«. 
Urn WoHR* •• on* CemoM ■■•fA«. 
Vm fMMM M piri^icttk r«rt cMrL 



<7mi on loop oo an rMwi •nraf*. 
Un bomm* oa aacfenme dtrolv 
II a b ianb* w It Wm wMi 



r« Mrt BU la M«r atctm, 

Viir* (1 brrlie* eu da raciaci tf99$. 

Urn anden chiteau oa tour Bbapdmiato. 



»»*a»xo N' CXIX. ««^^— 



PABTICULARITES RELATIVES AUX AbJECI IKS. 



Peut^n dire igalemeni bicn 



!• L'CgUae grceque et r£gllse latine ; 
9* L'ti^Use greeque el la latlne ; 



3* L*£gliftc greeque ct latine; 
4* Les £g1isc9 greeque et latlne. 



Selon les grammairlens, sur ces quatre manidres de s'exprimer, il n*y a que les 
deux premieres qui soient bonnes. Mais comme ce ne sont pas les grammairiens qui 
font les Ungues, et qu*il leur est mSme a jamais interdit d'en fairo, on ne doit p:i4 
s*en rapiiorter ^ eux. Ce qu'il faut avant tout consuller c'esi I'usage suivi en pareillc 

11 



eirconstance par les grands ^crivains : lis sonl pour nous la loi et les prbph^les. Or » si 
nousouvrons les cheis-d'osuvre de notre litt^iKitufey nous y uouvons : 



-ptnrlitf MAiftfoc : 

GornclUe a rtSformd la sceni (ragique et la scizii 
wmique par d'beureases Lmitations. 

(VOLTAIBI.) 

Dans la lancui parUe et dans la larcui ecrite, 
IjL clatU da dtoeoun eslle premier m^rile. 

^AAXQOIS 1»E NlUrCBAXftAU.) 

Qoand done 11 la prend (%a femmo} dans on rtag 
Infdrlcur , roiDii nalurel et roROSi civil 8*accor- 
^/mi , et toot va blen. (J.-J. Roossiau.) 

1^ oiitiiiAL person et le oiifii al indim s'empriB- 
fldrent de donner bataiUe. (Voltaiei.) 

Chez les Poleoais , dont la langne est miA6e de grec 
ctde latki, 11 y a I'^iife greeque et Viglise latirte. 
(Beihabdir de Sr-PiEsaB.) 

Tom tes vcMX se partaeealeat entie le chbvalibb 
6{ane«tiecuvALiBB Meu. (Yoltaibe.) 



On a toi^Jours peint Diea avec one granae barbe 
dans I'Eglise grecque et dans la latine, 

(VoLTAlBl.) 

Milord Bolingbroke possMe Virgile comme MilUio; 
11 alme la -flouts -tm^aiset la /tanpaise et L'tfa- 
lieniM. (/if.) 

Les fiovMaiM? cnorns et us tmeimu ne so n- 

gardent plus comme les membres d'mie mime repu* 
blique. (Montbsqdieo.) 

En effBt, diaque Jour , la boucbf , k plus grands inU, 
D^vore les produits des lacs et des for6ts , 
EnglouUt les tus blancs^ les rouges , us daireU, 
Le Yottgeot et I'Ai , le Cbypre et le Xbbbs. 

(Fbah^ois 01 Nbufcbatxau.X 
11 est trte «lr que le S9tiihM et le dix-uplienf 
siioLB birent marquds par de grands changemeots el 
de grandes d^uvertes. (Thomas.) 



noutiMi MAuiu i 

Tnit Ugnes k reorendie et qui sont tir^ des plus 
^ands auteurs de rEousi greeque et latine. 

(Pascal.) 

Lafemmetoile pentlmUiertoit kscbanta des oi« 
sjiAvz vndlM et ftuMss. 

(Bbbraboih fil Sr-PltBBB.) 

Les sons des languci so sont formds d*abord des 
S02fs maseuUns et /emintni. (Id.) 

Le m<$lange d'AUroBiTl $eelMa$iiqa€ et civile 
dans ccttc prohibition ayaii quelque chose de contraire 
aus droits du sonvendn. (Arqdbtil.) 

La iUHe pylhagoriqne ^ pr^nls^e par les philo- 
sopnis anciens einouveaux^ n'a Jamais dt^indiqude 
par la nature. (BurroN.) 

Les honnctcs gens qui lisent qoelquefols VirgHe on 
les Lcltres Provinciales no f ayent pas qu'on tire Tingt 
fois plus d'excmplaircs de TAlmanach de U^e et da 
Courricr-Boitcttx que dc tous les bons litbes aneimu 
et modernet. (Voltaiei.) 

Tout fut dtats-gendranz dans les aipaBLiquEs 
grecquet ct romaines, (id.) 

Je n'iral point, si Je pols, demeorer dans Tile de 
Prot^o , roalgrd les beaux Ten des oioBOiquEs ftan^ 
^ises ct latines, (Ghatsaubbiajio.) 



QUATBIEME WASIKRE : 

Les PUISSANCES tegetale ct animaUw mettentva 
Ainillbre par des flux et rcBux. 

(fiMUUBOia IIS&*PIUB|J 

lA lenoaTcUemoat paitiei change le princlpe da 
gouvcmemcnt repr^sentatlf , compose des trols pou- 
TOiBS monarMqiie, ariitotratinfiet demairaiiqm$m 

(CHAXEAUABiASII.} 

Le fer doniioaan T^g^ttiuL«i anxanimaox les goo- 

LEUBS rouge ct blcue, 

(Bebrabdin 01 St-Pibb».) 

Dms le r^ghne viril de TEurope , les puissAiicxs 
temporelle et spirituelle se rapprochent on se diTisent 
k proportion de la maturity des nations. (/<<•) 

Ces deux cozuucAtsons hebraXque et grecque seni- 
blent porter Tempreinte de Tesprit et des peoples qui 
les ont formdes. (CHATEAUBBiAiin.) 

Quel homme cot Jamais {dns d*dclat que J.-C? Le 
people juif tout entlcr le pr^t avant sa yenoe. Le 
peuple gentil Tadore aprte qu'il est yenu. Les deux 
PEOPLES gentil eXjuifw regardent oomme le eentre, 

(Pascal.) 

Les LANODBS romane et iudesque ftarenl les seules 
en usage Jusqu'au r^e de Charlemagne. 

(DOCLQS.) 

Les deux PUISSANCES temporelle ct spirituelle, on 
miUtaire et ecclesiastiqae se di«putont la domlna- 
Uon des bommes. (Bebsaeouh uk ST-PiKamx.) 



En prince de ces nombreuses citations et des putssantes autorit^ qui nous les ont 
fdurnieSy nous pouvons hardiment decider qu*il est permis de dire : i'^rigUse grecque 
ili'£gU$e ladne; 2"" l'6gUie grecque et la ladne; 3"* I'iiglue grecque et latine; 4"* le$ J^iisee 
greeque et latine, malgr^ les scrupules de certains ^rammairiens, qui rejeUent les deux 
demi&ras expressions comme viciei!Ses 9 par la.peur, bien ridicule sans douia, guo 



(Mi ) 

dans i'uneon n'eniende qAie /J^J^iu^iest a la fdi8i0(n««7M0««iiaiM«,.«t4MrGe que dans 
Taurtre : tet iglises ghecqub el latine, leurs yenx, IJk>«i^*c)'«ffie«sensiMlit6 si rrritable p 
sent choqu^s de voir deux adjeclifs singuliers accol^ a un substantif plurlel. 

Boniface est le premier, nous lui devons cetlc justice, .qui «it .ese aauAentr eeuo 
h^r^ie grammfKicale, car c*en est une que d'nvarnc«r qu^en peut dire : (a litUrature 
frrmpaUe ttnn^aae ou Its tktiratttres fran^aise et angitdte;'Vfxnnfiti a,t\le etecdewnthpte, 
on let autoriUs civile el ecclisitutique. cBonifacCy dit un grammairieny a raison d*ap- 
promMT oes looutLons, carnos ecrivaioB fcis:plu8i«noHiiniis-ieii fonl)Usii9e;foaniille- 
»inaiit.:M.;Ij^i<iuL^nita».ne'les.coniJQnin6.pki&y bieniqufti.mriiit faiL,'il'y*fi'.qiielqut8 
9 ann^es, une querelle d'Ailemand, a la Soci6l4 grammaticaley pour avoir mas^dans 
3 un rapport : let icrivalm anaetuM nii9dena0$ , aiaeado, disait-ily que les ^crivains ne 
» peuvenc 6tre tout h la fois anciens et modernes. Vainement je r6pondais quec*6tait 
9 pr^cis^nveitt'cette opposition , cette incompatibtlM dans les id^es quallflcatives, qui 

• rendait I'ellipse naitrrcfley comme on drt ^ans 'eesse des dejeHaiert ekaads etfrMsy 
9 parce que des d^jefiners ne pouvant 6ire clfavds^froids en in^me temps, il'Ost tm- 
» possible qu'on ne comprenne pas que cette phrase signifies sous une forme concise, 

# des dijeHnen chauds eides d^e^ers Jroid9. Muligrevinoa pla44k»yer, la Soci^l^ a con- 
» damn^ les icrivaint anciena el modemety aussi bien que le$ dejeHnen ehaudt elfroids. 
AuJ[ourd*hul» ces,juges, si rigldes sur4es prlncipes^se soni amende unt .soil peu, 
9 el la pluparl d*eiUce eux sont les premievs k cioployerila iiMution quMls combat- 
9 laient avec tanl de chaleur. Tant mieux , c'cst un progrds. > 

Lemare lui-m^me, quoiqu'il ne soil pas de cette opinion, ne peut s*emp(^cl)er 
de reconnaiire qu*il est souvent bien difficile de r^sister au besoin d*abr^ger, surteui 
lorsqoeiednagOT Ue-K^qnivoque^st presque nul, eomme'dsms cette c^cpres^ion : Les 
ffkHamfphes^mtdmtfttnmwemtx. 

VXERCtCE PaRASEOLO&IQVE. 

KkriAXT >ES AUTIUUiS. 

LafVVMiM «MI«»«t •k4ti«nD«*. FaeslUtmiitits fltinMHectacl'c. fAtu freeqoM •! rMnlnci. Let dinfOM ja line greequ* ci h^ 

Lm Mi|MW» lafcilpil »M, h*>»»sJN4< M iM : faiaf<in tl . d*. tell**- BaiM* ^umUm* ■ at r^e kid itifftm. kral^iM. 

fMl^aa*. isttr**. Loia •llenunde««t bataroke«. I-^a Ui||murcc^iUl, rooiMMt hi 

Corf wdm M ktkn iO b'H faM**i»» ' V wmiiw$^Mm^m^<mp mM t. MtRkand* maurMMwttWf. 'bvltl4iie.'artkfvc(«tblb|»f«»M. 

La graada at pctiia 4esm. !!■«•• MkodaiM at aai^iaa. SxUAaiillaorfaaflala atoeeid«DlaIa FuicMtteai tenporcUa at rpiritualle. 

L«f mtSmmu frn gh^ w a . rt mmi' X»|—»< M >i inlw aa 1 liiiai»aa. LaajpiKaailinahtacliiiMlinua. finawi iw tilaiiBiinii jinmm, 

laraa. 

QVJuavrjUfT tantot lx pRSHnsR , tantot ls sbco^id auBSTANTir , lorbqCii. 

S'BN TROUVB PLUSIBURS UNIS PAE la PRiPOSITlON de. 



• lafltBBi <A«ic ^LT iiMT t ^1 ' HAdimi <ef 0. 
Le rol d'figypte £tait saiTi de deax utfHe ifoMns 
v4U» d6 rob9M d9 i»n<jplu8 tianches gue La, neige. 

(VOLTAIKS:) 

be pcAa'des LaponvuVst qiw de la-r Atiirt idPf/^ de 
p t fa apw ji Mftito ■f-awbiKE'tfwc.doll^cQrce'UndBP^iB I ittftoi^Mnfm40lNnM4efM0i»drjaiciuitf«Mi^ 

Qln oa de bouleau. .(iiUFjoa.} rvotTius.) 



c;etndaiidrosrti(«V)mMriStidt«nbitanilti«ifm 
iuiK<r4pfatf.deMiB/BkMWfiif leo^deieureulsllB. 

(VoLTAiis:) . 

Le roi des Scythes pfteenta cent cheranx de tk 



MS) 



Un dernier ornemenl qui Icor est partienlier, e'eet 
one esptee de hrodequint de toUe de eoton, gamii 
de rassade. (Id.) 

j'aTBiB fait Tcnlr de Paris one petite caisse conte- 
Buit... six paires de dai de sole bUmei. 

(J.-J. R0U88IAU.) 

On a trouTd une paitii dupain MANGii. 

(BoairACE.] 



Une frMipe Je siaais tItos k I'espagnole. 

(VttTOT.) 



Dei inupes d'aoMMis grotesqnement Tims d'li;i' 
l)lts de guene , appantealent ^ et li. 

(ALHir-MoNTtllOIIT.] 

On a enit nnejNirli^ du pam uarni anx paoTrei. 

(BomrACi.] 



Le rapport de radjectif est quelquefois difficile k saisir; ii faut alors se bien p^n6- 
trer du sens qu'on veut exprimer, et Yoir auquei des subsuntifs conTient la modifi- 
cation. 

JEXEBCICB PHRASiOLOGiQVE. 



A«MMl4'»r 

BmiI#im d« iMMal JuHaa. 

JhmlMn 4t f«aa eir4. 



BottiMM 4> mtel reodk 
Ch i p— 1 4t pMlk Mab. 
8e«iMi« i» VMS Miii. 

BMd«t»Ml 



Beitoid^rhc MBbwrauaaiH. 
BttbaM i» fMa b f — fc < ». 

Bm d* MM rWn. 



N" CXXI. 

AMICTIF PaiftGJkDA liU PLU8IBUR8 8UB8TANTIP8 S^PAS^ PAE LS8 BXPHESSIONB OlllfC flU, 

comtM, avee , oMui Mtfti ^e , de mim§ qM, nan plu$ gve. 



AGCOED ATIC UH SXOL SUBSTAMTir. 

Le CAEAcriai prlmillf d'uac nation, aimi qiM 
celtti d'nn liomme, est souyent altux parle com« 
nerce de ses Toisins. 

(Bxazf ABDiH M Sr-Pmai.) 

Ges ASStMBLixs , ainsi que les repae et ies exer- 
€iee$ publics, sont toi^ours aozioaixs de la pr^ence 
desTieillards. (BAiTaiLXHY.) 

La CHAIR du lynx , eomme eeUe de tons les ani- 
oiaux de prole , n'est pas aoaax k manger. 

(Borroa.) 

La yitATif eomme la lumi^re , est inaUercdfUj <m- 
morfeUe. (BiaaAaAiH 01 Sr-Pixaai.) 

Presque toute la Litorii , avee 1*Estohii entl^re, 
aralt M abandonn^e par la Pologne au roi de SuMe. 

(YOLTAIIK.) 

Le CAPiTAiai, ooee cinqnante iionunes seulement, 
<iait PAXTKRU k se rendre maitre de la yille. 

(BoaiFACi.) 



AOGoan Avic plusiidis suasTAarm. 
La tite en entier, ednei que la gorge et la moiVi^ 
supdrieure du con, en dessus et en dessoiis, soni 
^element eouvertee d*un duvet court. 

(Boma.; 
Dans r£gypte , dans TAsie et dans la Giice , Bac- 
chus, a<iif< qu'ExacuLK, ^taient reconntif pourdeffll- 

diCUX. (VOLTAIU.) 

Vaigle, reine des airs, avee margot iapie, 
DiffSremee d'bumeur, de iangage et d'esprit 
Etd'iiabit, 
Trayenaient un iwut de prairie. 

(La Fohtauii.] 
Bertrand avee Raion , I'un singe et I'autre cliat, 
Commensaux d'un logis , avalent un commun maitre. 

[Id.) 
Un CAPiTAiai avee cinqnante hommis qui ^talent 
Tenus pour sauver £lle , sont gomsumis par le feu du 
ciel. (Joua. oaAMMAT.) 



On Yoit, par les citations de la premiere colonne, que Tadjectif^ pr^c^d^ de deux 
oa de plusieurs substanlifs s^par^s par les mots amn que,comme, avec^ etc, s*ac- 
corde avee le. premier seulement , quand I'esprit veut 6tablir une comparalson , ou 
iadiquer un moyen, comme dans le dernier exemple. 

Mais, dans les citations oppos£es> les mots amn que, avee, ne marquent plus, Tun, 
la comparaison, Tautre, un moyen ; ils indiquent tons deux la simultaneity de Tac- 
lion, el cette simultaneity entraine invinciblement la plurality. La Sbci^te gramnia- 
liealc Ta tcllcmcnt scnii que, dans Tune de ses derni^res stances, elle a decide, 



centre I'opinion de Leniare, qu'on pouvait imiler La Fontaine, Buffon el Voltaire, 
dans les phrases analogues h celles que nous ayons cmprunt^es i ces terivains (i). 

Cependant Tavant-dernier exemple de la premidre colonne nous fait voir que, dans 
cc dernier cas, on met aussi Tadjectif au singulier : La Idvonie, avee rEiUmie, omk 
eU aboMdannSe^ etc. 

EXERCJCE PBRASEOLOGiQVE. 

Lc DAlwti da bap, ■— « ■ mIbI im uiMaai Mu?agM, mI ftreca. 
L»^k^4m teptn, da mtnm ^im mH* 4tt IMvr*. Mt booiM k m 

ffW. 

Im ek»t i» >■ bofUm, •ana* ••Inl dc ralMclto. «•! •gr«abl«. 
Diifiwi, mnc Vhamwm lul UVrmU. 



La p^ . aiMi que !•• aabnli, oof M ■ 

L9 prix, aiasi qoa let fraw, Mroat pajfte par « 

La plan , aamaia I'aa^caliaa da Taavfaga, W i 

La maiioa, avr« k fardia at lat dteaBdaMaa,«at«i4vMAiltrop Ace. 
I Mt d«pca«aea«, ont 414 



La cbilaan avaa taatat ■ 



N" CXXII. B8««— - 



OE L' ACCORD DB L'ADJBCTIF fiu. 



inVABlABLB. 



Je iriens de mettre en vers dans le moment feu 
JK. U due tC Orleans et mq syst&mc avec Law. 

(VOLTAIU.) 

i'al 001 dire 4 /eu ma HBur que sa flUe et moi na- 
qolmes la rotaie annde. (Moiitbsquibu.) 



▼AllABLl. 

Un seiTlcc solennel ponr Ui feus roi$ Louis XVI 
et Louis XVll cut lieu k Notre-Dame le 14 mal 1811. 

(BoiflFACK.) 

Le due de *** doit k la blenveillanee dont Thonorait 
la /9nM rein$ les bonnes grAces de I'empereur. 

(Di Saltarat.J 



Feu est invariable quand il est plac£ avant Tadjectif qui determine le substantif; il 
prend Taccord, s'il en est prec^d^. C'est k tort que les grammairiens refusent le plu- 
riel a ce mot. Ricn n'emp^che de dire : lesfeui Dauphin et Dauphine; mesfeues tantet. 
Get emploi n'est pas commun, il est vrai; mais, ainsi que le remarque fort judi- 
cieusement Boniface, la rarete d'une expression n'en doit pas faire condamner 
Tusage (2). 

EXERCICE PBRASiOLOGtQVE. 



Pas aan p4ra. 
Fas la taiaa. 



llo«tap«ra 
LaltuaraiiMw 



Pan Ml ancka. 
PialaiprineaMai. 



.'nSansdoule ces phrases paralssent en contradiction avec la grammaire; mais, comme I'a trisMen ob- 
serve on Utt^rateur pleln de tact et de goAt, ce qol peut n'itrc pas conforme k ia rtgle grammatl- 
eale est sonvent d*acoord avec la raison. SI I'on legardait le nom qui pr^cMe ainH gue , omo, comme lldte 
dominante,oaaltidrenitle sens des mots et les vacs de celui qui parte. 

[2) a L'adjectif /"au, dit Lemare, vlent du latin pectus, d'oA d$fuficiui, dont nous avons faK f^^^J^;^* 
. La manl*itj extiaoidiiiaire dont U est pUc<> dans /•«» mot* p^a, feu ma f«ir •f|^«";^,<I?'J| ".Sli^ti' 
• Jecllf . et pcut^ttre est-ce la cause qu'il reste Invarl*. » Lemare nous semblc are tont-i-fait dans 1 CTreur. 
yiu ae'Uro point son orlginc de fundus nl de defiinetus; il Ylent du laUn futt ou plutdt de 1 ilalicn /\i. En 
elTet. les Italfens poor dire feu mmi pere disent padre ehe fu. Exemple : In questi tempi aWw^ante iPot^ 
^i moHa Na^i queUache si facea ehiamare imperadrice di Costaniincpoli, figliwAa CHE FU di messer 
C^lidi VaUAs rtraducUon litt^rale : « Dans ce temps , i Ventrfe d'octobrc . mourut ceUe qui se faisalt appelcr 
^^^Ice de Constontlnople . et qui ^It fllle de FEU Charles de Valois. . Blcn qae ce mot toiYC d'un wbe 
S^toSW/W . il n'en est pas molns devenu dans notre langue un YfJrllable a^jectlf ; et nous arons lien 
?*ue tenSs qu'on ne le fasse pas toi^ours accorder. ainsi que la raison rexlgc. Aussi est-ce ajec pWrir 
quVnoos avon? yu demiiremcnt la Social grammaticale porter atteinte k ^\^J^^^^^J fJSi 
Sr^vant le ftolnin dans celte phrase : Vn des salons est enderemeni om4 de tites d'etude d'apris I oM-^ 
Jfiw, Umtu des$ln4$spar la prineesse royals, FEUE reins de Wurtemberg, etc. 



( «•« ) 

•ww^ N« CXXIlt. 






»jtanke^, let piads diauMM 

(\\>LTAIir) 



Premier people de la terre , songex qae tous arei 
dans ?otre royaome eDTiroadaia railUom do par- 
■onnes qui marchent en aaboU six moia de rannee, 
et qui aoDl nu-Dtacti les autrea alx mois. 

(lb.) 



Accbutumcz vos enfants & demeoier dtf at hifer> 
Jour el nuit , toiJiMirB UH rma» 

(i.-J. Rocmmr.) 

Puiaque cca saints sont assez homltles pour mar- 
dtkctp^s mu, ila sccoiU assez diaritnlilcs poor me 
dbnner i diner. ( VoLTi itJi.) 



L'adjectif nti, pr6c6danl !e substantif, rcste invariable; il Yarie, 8*il vientapres. 

Toulefois^ lorsque le siibstantirqualiG^ par Tadjectif nu est d6termin6 par rariicle 
/«« cex adjactif, quoiquc placdavant le nom, subil Taccord , comme dans cet exemple : 
Le d&nateur s^eti comerv^hk nub propri£t£ de set biens. 

Obseavjition. La r^glo pr6e£deniment pos6e n*esi applicable k nu, que lorsque cei 
adjeetif est joint k an ncmi dfeignani une panic du corpft humain ordinairement cou- 
verte : pieds , jambes , bras, cou, tile. On dirait p]ut6t les mains rmes que nu-mains. 
Observer encore qu'on ne dil point.ni^-pie^/, nu-japibe, au singulier; on dit : un pied 
nUf etc. Nu'pieds, nu-Ute, etc.} son! des locations odverbiales^ eiHptique6k 



• »mtU€iCB PBKdSBOljQBlQVE, 



Ntt-t«t«. 



Lb Ut« nae. 






».«ii«o N* CXXIV.. caeaw* 

ACCORD DE l'adjegtif demi. 



▼AMAIUU 

\jR solefl'tirama^ snfsen aieca'^PtBs^UitujoMra ai 
fhmi, (VoLTAitt.) 

Hior, ft'db k9ur$9 $t damltv.teinii dtelara qnll 
dpomai^ la pvtooaias da Poto^MW {id.} 

Opimius pale la t6te de Caioa' Gnoehi» dioi-sapt 
livre^et demie d'or. (Vkavrr.) 



isYuiram. 

Lea grandfi ne &^ rroiraient pas des demUdimxriA 
les pent se teaMionionKpm. (ttaisTB.) 

Une d$mUhm»e aprte af»tr qwltt^ le yaissean , ]e 
foulai le aal amMeatai. (Ca ATinraiiAirD.) 

On negouiianie pas oaa nation par des demi-mB" 

*Mri«« (MOSTAIGME.) 

Demi^ loT8qo*tl prte6de imm^iatemont un substaniir^ demeuraihYarialAeelforme 
avec lui une expression substantive qui est indiffuee par un tirel. 

VUle ttiil, ii e^prend seulenient Ic genre ^ parce qu'en exprimant mre demie i) ne 
saurait prendre le pluriel, k moins qu*il ne soil employe comme nom. fixempie : Celiir 
pendule n*a pas sonne la DinirK, parce qu'elle ne sonuc pas les dehies. 



( 215 ) 

/)i?mt s'emploie auss! avec tcs adjcciifs, on dit : dem-fou, denu-mort, demi-bonneSy 
demi'mauvaises, demi-fkimie^ demt'fxmrris , etc. 

Observations sur Ics adjectifs rm et demi, Est-il vrai que les expressions dend^teienee, 
nu'tite, nu-fiedt, ct aulres semMarUeSy aient ^16, ainsi qne le dit Lemare, des ne* 
gligences qui sent deven<jes ensaiie usuelles? Les adjectifs dend et nu ne seratent-ih 
pas, au contraire, pris adverbialement^ et ne pourraii-on pas, d'aprts cela, analyser 
CCS expressions ainsi qu*il suit : exemple pour demi : Une (fani-science est la plupart do 
temps pire que Tignorance. Analyse : Une science ( acquise a) dend est la plupart du 
temps pire que Tignorance. Exemple pour nu : Les courtisans vont nu-t^ie, les esclaves 
vonl nu-pieds, lecitoyen va entidrement v6tu. Analyse : Les courtisans voni (ayant la) 
I'Zic (a) nu, les esclaves vont (ayant les) pieds (i) nu, le ciloyen va enli^rement v6tu. 

Ces analyses nous paraissent suffisamnient justifi^es par les phrases suivantes : Det 
vertu9 A DEMI effac£es de leur mimoire, (La Bruy6re). — Sa sangloU qu'on n'entend qu\ 
DFjtfK (Massillon). Ces luadires que nous n'avons jamais qu\ hbhi, el d force de veUlee. 
(IvC mtoie). — Rttilier ie Francois a TfEmvaincu, (BMSuet). — M outer uncheval a mi. 
(IManche). — Faire voir son comr a nu. (Le mfinie). 

EXEmCiCB PSRASEOlOGiQUE. 



Vw drmi !tM«. 


I>tmli«>M«l4Mik. 




MiottketdMii^ 




IPdi *t damL 




Une bmittU!* et dcml*. 




QuMMMMMttdMOb 




tis Hmf •! i«nri«L 



►««i«o N' CXXV. 



Exeepti, patsd , iuppos4, vu , y eompris , ei^jotnt, ei-inelus, franc d$ port, etc. 



IITAUIMAi 

MxcepU la etntr tpi.%*4Hkwe^.^^ 

des pr^jng^ Tol^ilres , U n*y a point on EgypUeo qui 
iwAtt manger dunim plat dont im Stranger ae 8»- 
rattanvt. (VaaTAtaa.) 

Vont tiomrem ei^iui la eopU da la tottre de n* 
ncrclmcot que M. C... m'a icrtte. 

(J.-J. RooastAtr;) 

Yarn ttwaense i ime lm i copU do ma tottre. 

(DOMIBGUIS.) 

rai recQ fYanc da port one leitre aaoaymow 

(J. -J. ROUBSCAU) 

01 n^eat qoe passi trois moit ^e ces Jennea olr 
la ronga. (B«mMi.) 



Lea traits das babitanta de Boodoa appi ooti s m da 
ceuft des Europ^ns, bcaucoup plus qoe ceox daa 
antres habitants deTOaest, Us Mauret except^, 
(ALaaaT4tfoiiTiiioirr.) 

Le deasin da ca oongoar m*a M enyoyd d'Anglc- 
terre par fea M. CoUlnsoa » avec la deicriptien, ei- 
jointe, (BuFFGN.) 

Je:vo«8 reeommande les cinq lettres d-incluses. 

(bBRNABDIIf DE ST-PiBRRB.) 

Le OntfBtioeial est imprlm^, et tous en recevrex 
doozc exsmplaires francs de port. 

(J.-J. Rooaaaav.) 

Je lis rclbrii ces jours passes, d'aller k la eani^ 
die du pa9m, da prHcnt ct de Vavenit, 

(VoLTAiaa.) 

De ces esemples U rteuite claireroent que lea moi^.pmasS, exctpti, ci-jomt, c'Mnelue. 
(tame de fmty parmi lesquels nous devons ranger vu^ mpposieiycompris, sonl jnvaria* 
Mes Iorsqu*ris pr6cMent le substaniif, et variables quand ils sent places apris lui. 



EXERCICB PHRASBOLOGiQVE. 



CimUImI 

iMttielWM. 



1 MMprit U valiM. 
PrtBC 4* ftrt kvfff ktlrrt 



Ut heinaMt cwtptfi. EimU Im 

Oil* 4miM pmA* Pmm ••• . 

C«(l« rbM* M|ipoa4«. i«PP«>* •>• M«i«U 

LaftliMTMoipnM. C»i«iM M Ultra. 

T •- -f J— I — G-ioclM Iran Icttrat. 

Fmm 4« pMt lanffi aarcl«B4iw«b 



La •«¥• CMacluM 



1«M KiMwaa Mecrtid. 

Cm pnjala n^vt^a. 
M» l«Mr* ai-l^au. 
Lmtb Mtraa cUlMlaMi 



N" CXXVI. 



Protht et poudk. 



TAllABLI. 



UA^mauom qui sont prochei de la ville sent bq- 
jettM ftux iDODdattonB. (AcisiMiB.) 



Nous devwB dire qu'on peut rMoire en trolB dasses 
louB les moMfret jmm^Mm. (Bumui.) 



Falsons d*abord reBpeetar notre malheor; car de 
toutes IcB cidomUds poui^$ , la pluB buouteaaUa 
eet le maiheur in^priB^. (Da Sboub.) 



UTABIABU. 

Une dUnciilt6 d*iiiipoitance a fort eiAbamBai Tyeho- 
BraU et Kdpler, toacbant lea 6cI1|mob oeotndeB de la 
lane qui ae foot proeAa de r^qnateur. 

(BxaMAtllH DB Sr-PlBBBl.) 

Les miBBlonnaSres pensaient qae lear propre \nXML 
<tait d'BTOtr le mdliis de rapports fouibU avec la 
gouTemement du Cap. {ALBiaT-MoaTBiioBT.) 

Un coDootant^ afln de perp^tner aon nom , exier- 
mine le ptoa dlioinoieB fottidie, 

(FOHTBRBLLK.) 

Ito ne Boogent qu*i payer le moin$ d*imp6ts jmb* 
*•- (Db Sboub.) 



Dans .a premiere colonne les mots proches et possiblet, 6tant adjeclirs, rev^ient lo 
signe du pluriel, parce qu'ils se npporteht aux substantifs mamns, nunutres et caU- 
miUi. 

MaiSy dans la soeonde colonne, si les m^mes mots demeurent invariableSy c'est que 
le premier semble no plus jouer te r61e d'adjectify el que le second est T^l^ment d*une 
propositioa elliptique. £n effet, proehe parait faire Toffice de proposition et signifie 
pres (i). Quant au mot jfpssibU, voici I'analyse de la derni^re citation : lU ne sangent 
qu'd payer le mobu d'impdu (gu'ih teur e$t) poiuble, ou (que gela leur eu) pouible. On Yojt 
done que radjectif posati/^ s'accorde avec U ou cela sous-entendu. D'ailleurSy cet ad- 
jectif rcsie invariable toutes les fois qu'if y a dans la phrase plus, mohu, leplue^U 
moins, et| dans ce cas, ce serai t logiquement une faute que de le mettre au pluriel. 



EZBRCICS PHMASJiOLOGiQVX. 



Mah i laiiaoa anOnf. 
IffaiaoM pr«clMa. 
NtaMMMa praahaa. 
Ca«i f u aaol prarfcai 



BabilaUan* fiA aaol pra a ha 
Maiaaoa praaka 4a. 
Paia— aa praaha da. 
Ccn ^oi aaol praaka da. 



TMlaa tea baaUa naiiiWai 
Ta«laa ka iibaa paMiblat. 
Taw lai ataolagaa paaaiblaa. 

A laHlaa ktt 4pvfluaa paMiUat* 



LaplaadrkaaMapMiUa 
La inaiiM d'aslra? agaaeaa 



La inaitM d aslra? aMoeaa poarikH. 
Am pkit lengvciteUaMaa paolA 
Ahi cpoifMa tei lai a a kmiam pai* 



X.*^' 



{1} Nous disons que proehe , en pareil cas , paf<Ai ^tre one pr^poaiUon, ear ce n'en eat rMlement pas uM) 

q'jui qu'cn disenl les grammaiclens; e'eat tout BlmjAement on acyectif qoalUlant le mot Ueu 



airui que le prooTe I'analyBe BOlTante • Ln M,ip$e$ aniraUi d$ la lune qui i e /bnf (dans on un) nocmu ii 
fflfgiMileicr. 



(MT) 



N' CXXVII. 



MOTS QUIp JOUANT EH APPARBNCB LB ROLB B'ADJECTrFS , RBtTBNT SUMTARTtfS BT 

INTABIABLB9. 



TAIUBLIS. 

Un homme T^ta d*aiie bobi vioUtte » Tint nmu f6- 
U«lief tnr notre anivde. (Voltaibb.} 

Un aotre earaeifoe distinctif da mile^ct qol n'aTalt 
pas encore ^ saial , c'esi one esptoe de demi-eoUier 
autour de rocclput, formd par de longs foils oo 
soiu pourptes, (BorroH.) 

La bergeroonette de printemps est la premie k 
reparaitre dana les prairies et dans les champs odt elle 
niche an mlllen des aiis oerft. (M.) 

La MOHHBm etndrie se tient dans les bols plus 
«pe dans les vergen et les Jardins. (Id.) 



ihtabiablis. 
Les cooLiOBS du grand casque sont otuvra. 

(Bbbhabdik OB Sr-Piiaai.) 
Lessoof-bergeraet sona-Lergires, en longoesfobea 
blanches, edntes do oabhiivbu mmrt, loi senlnBt 
dans cent coihelUes de sUnple poiceJaine eentneU 
d^Ueleux. (Voltaibb.) 

La gorge ct tootle deiaoiis do eorps Aalt d'on bkiw 
sale , vari^ de tagbbs marrmi. (BonM.) 

Le colibriftooBCBearailBaqiiatrepoueesetdeail 
de longneor. (id,) 



Dans las exemples de la premiere colonne, les mots vhleue^ pourpres, veru, emutrie, 
etant de Trais adjectifs, s*accordent avec les noms auxquels ils ont rapport. 

Dans les exemples en regard les mots aurare, matron, eamUn, doivent rester inva- 
riableSy parce qu*ils sont de fait substantifs, et qu'ils font partie d'une expression 
qualificative el elliptique dont la construction pleine est : de la anUeur de Faurare, de 
la couleur du marran, du camun; t^moin ces autres exemples de BufTon : 



Les nns onl les jeox bmns et les autres eovlaitr 
de verf d§ mer. 



Les picds ct les onglcfl do la pcmiche tax anas 
d*or sont cottleur d$ ehair pdle. 



EXBRCiCE PBRASEOLOGiQUE. 





D« 




Dm 




Dm 


I>M dTBpt Wnt. 


Dt« 


Dm 



Dm! 

DMMuBfn 1 
r« • riolvrM 
Dm ptfiun himnm. 
Dm cImvmuUuim. 



DMtaab«M|Miq»BI« 
Dm MiiB«ff» pbteck 
Dm r«HiUHM«nB 
Dm papirt* vMnt 



*>*mim N-CXXVIII. ««««•- 



DBS ADJBCTIF8 COMPOSES l>Uu-<UHr, ehdiain<Uitf, BTC 



YABtABLBS. 

La PBBMU grUt^Umehe et la perdrix rouge^ 
>Umehe font Tarl^tes dans ces deux espices de per- 
jrtx. (Barron.) 

je Inl offrls done cinq Uytcs pesant de grains en 
Tcrre et en poicxlairb de couleuis que J'csp^rais de- 
voir Inl i^re daTanUge , blanche, noire et Ueiie- 
claire. (ALBBBT-MoMTnioiCT.) 

Lea caxTBux decette peUtefllle ^talent cAdlotnt- 
brum ct fins. (Borroii.) 



I3ITABIABLBS. 

L'axurou est orlginaire du Canada; 11 a le 
de la t^te d*ttn ronx-obscnr, le bee et les pibos grU* 
brun, (Brrroi.) 

Le poisson qu'ils prirent avalt presqne trols pleds 
de lona et ^ait enticement couleur de plomb ; set 
TBDX etaknt jaune pdU et d'une extrtoic peUtesso. 
(Albbbt-Mortbmoit.) 

L'hytoe a le poll do coips et la criniire d'one t 
LBUB ^f-ofrfcvr. (Burro.^.) 

SB 



C2l») 



Lc8 picds du grand b^frol ont dix-liuit llgncs de 
longueur, et sont , ainri que les doigts^ d'unc cou- 
LBUi plomfr^e-ckiire. (Borraiii) 

C'^talt comme autant de gros polntfl d'une codliub 
Jaune-brun9 et obscure. [id,) 



Les Arabes sont dans rnsage de se falre appliquer 
uno couLtuR bleue-fone^s aux bras, aui livres ct. 
aux parties les plus apparcntcs da corps. 

(W.) 



Qaand on se couehe on a des fuisiis qui ne sont 
qiOAgrisrbrun, (M"* db Sevicne.) 

I^orsque los yeux sont toumds k conlrc-Jour, II- 
paraissent nolrs , parce que la coulbub jaune-^ntn 
trancha si fertsur'tcrblane dsd'coii qa*an le Jose Doir 
par Ikipposilion du blanc (Buffon.) 

La gorge est aussi rer^tue de plumes velootee;: 
mais ceUes-ci sont nolres , avec des bbflbts vert* 
dore'. (/rf.) 



Dans la grammaire de MM. Noel et Chapsal , o£i les rdgles sont presque toujonrs en 
conlradieiion avec les faits, nous lisons : « Deux adjectifSy dont le premier est qualiiie 
» par le second , restent tons les deux invariables : des ckeveux chAitmxlair, de$ itoffei 
» rose-tendrs. La raison en est que le premier adjcctif est pris substantivement ; c*es( 
B comme s*il y avail d'un chdiam claxr • d*un rose tendre. » Les exemples de la premiere 
colonme nous prourent -copendant que deux adjectifs r6iinispeii,vent avssi varier : c*est 
quand ils qualifient Tun el I'autre le subsianiif auquel lis se rapporteni. D^apres 
Buffon y on ^crira done avec la pluraliie : des cheveux clidtaias-irwis , des cheveux 
chdtams-clairs , pnrce qu'ils sont ^ la fois chdtains et bruns, chAtains et clairs. 

11 y a cette difT^rencey dit tr5s hien Boniface:, ealre dt^ eloffes bleues^ains &L des 
etoffes bleu-^Uur, qse les-prosniores sent de eotdeur bUue jdi d^in tmu dmr^ ei que les 
secondes sent d'ttm bieunetmr. 

Observation. — On dll : un beau couleur de rose, un eekv couteur dejeu. Barth^lemy 
a kh usage de cette expression 0(1 beau est au masculin^ soil parce que couleur de ross 
est ici au masculin , comme le rose; soil par ellipse du substanlif r^/n/. 

EXERCTCE PHRASiOtOGIQVE 

OU TOCTBSLBS BFITBETES SORT TIBEBS DK BUFPON. 



Um eaiil* grtM-btanflM. 
Chetcai cliitaiii*-brant. 
Une roaUur blraoclain. 
Det aiiei jaunvft-brusM. 
Una eoulcur plMal>«a-e! 
Une eoulcur noire Cancaiu 



Uea coalevr grt«>biane. 
Manteaa rooaa-bai vif. 
Uoa eonlaor bl«u-k 
Dat ailei grit fc— ■- 
Une cottlmr fauiM^n 
Une roalaar |ria ^^tui 



Una AloCTe blaB»«lair«. 

Una eooleur fai 

Una couienr blanc I 

Dcfl ctAffei j a 

Uoa coulcnr bUncba-^lU. 

Daa pluaia» I ' 



Dna MofTc UaiM-d»ir 
Da« babiti marraiMenci. 
D«« beca {aima^k. 
Deijeoi bnin-olif*tra.|aoc*. 
Una coolear roof a^ai. 
DasptooMt nofMraMU. 



».*«e!eo N" CXXiX. «acaN«. 



DES adject: FS COMPOSES TELS QUE nout>amM?-eonvarf<«^ ivtss^nwrti, etc., kt nouveau-nts, 

demi^mortt, etc. 



VABIABLBS. 

Le gdndreu\ Frelnd paya la dot des deux m&ifds, U 
fla^ blen tons scs nouveaux convertis, 

(Voltaire.) 

On m*apporta une couTce de trois ou qnatre pctits 
dc la mdnie espece : die ( la Jeunc alouatte} se prit 
4'aae aflccUon singulidre pour cos nouvMux venus. 

Si les femmcs cherchent k donner du ridicule k une 
nauvelle venue, U estsdrqa'elle est plus Jolie qo'ellcs. 

(Yoltaibb.) 



IfTABfABLBS. 

D'un regard ^tonnd J'ai va svr ees remparts 
Ccs grants eourt-vitus , automates de Hars. 

(Voltamb:) 
Les cnfants nouveau-nfy des Ndgres sont si SQS* 
ccpUblcs des Impressions de Fair, qa'on est oblig^ o» 
Ics tcnir pendant les neuf premiers mols dans d0i 
chambrcs bicn fermdes et bien chaudes. 



(SI9 ) 



Je reroarqiiaistoQtJMlalage 
Kt Pair de ccs nouveauj: venu$ t 
Cc sont scigneure dc haul lignage. 
Car lis dcsccndcnt dc Janus , 
Ayanl tous un double visage. 



(ToLTAtll.) 

Pen d'henres avanttqne Montesquieu explrftt, oir 
renToya Routh ct son compagnon ivres-morts. 

{Id.) 

DtstTuciturs-nds des ^tres qui nous wiU snbor- 
donD<^ , Dons ^pulserions la nature si ellc n*eUiit ine^ 
poisakle. (Buffo?!.) 

I 'our mol , Je na vols rien de plus sot , k mon seos, 
0(i*un autcur qui partout va gupuscr des enccns. 
Qui des premiers venus, salsissant les oreilles , 
Kn fait Je plus soorenl les martyrs dc scs vclllcs. 

(MOLliKt.) 



• • . • IlluapIasd*Amoitfe 
iJBrvolatiUo nialhcurcusie 
QW , mandlssant sa curiosity , 
Tralnant I'alle et Urant le p\6, 
Demi-morte et demi-(}oUeuse 
Droit au logls s*en retquma. 

(La FoaTAi?it. 
L^^rc ct eourt-vitue, efle allalt k grands pat , 
Ayanl mis cc Jour-li , pour dire plus agile, 

Cotillon simple et soulicrs plats. (Id.) 

Les soles dc r^I^phant sent tE68 cUOr-^immdes nir 
le cosps , mnift tssez nombreuses aux ells des paa- 

pl^rCS. (BUFFOM.) 

Je hais cos fort^vitm q«l , malgr^ toot Icor bton , 
Sont on Jour quclque chose , et le lendemaln rien. 

(Rbonabji.) 
' II y a li un rendet^voaag^dral de louts I'lmiiioola 
de la vllle ; les fcmmes y appnral9S6nt Uger-vitues, 
dans un loiotain yaporeux qui les fait paraltre chai- 
mantes. (Juui Jaaw.) 

Parmi les adjeeiifs compost i1 s'en trouve oii les deux mots prenntnt lessgne du 
pluriel ; teis flfnvl ceux des phrases de la premiere coioiine : Dans les unes^ ledernier ou 
le premier mot est pris substantivement, et I'adjcctif qui le pr^obde ou le suit s'aecordtt 
en genre et en nombre avec lui : ces nouvemuc commrlni^ ces nmiweaux vmmtpjdeitnio^ 
teun-nis. Dans les autres, chaque inot exprimant tine quality attribute au substant if 
qualifie, doit s'accorder ^galement nvec cclui-ci on genre ct en nombre : RouUi et son 
conipagnon ivres^morts, 

Mais on npprend par les exemples de la seconde colonne qu*i1 est aussi d*aulres ad- 
jeciifs compost oil le premier reaie toujours invariable : g^nu cwat^uitm, mufmnu 
nouveau^nis, des soies clair'SemSes , dend-morU; c'csi qu'en pareil cas eel adjecUf 
est pris adverbialement, ainsi que Isr fait voiv^cei eneinfikrdeiBaflaii : VunkuMsU Ute 
et une partie du cou rouges , chauves ct chamus commc cttuUCuu, diiukxn , dairemeni semes de 
poUsnoirs.il aurait pu aussi bien dire clair^semds. D'apvte cela gdanu court^vitus, etc. , 
c'osi done pour geantscourtemenitiftm, enfants nouvellement nis , soies dairement semSes , 
mntelotsd demi-nus^ ou plui6t r<5na (avec un vCtcment) court; n^« (dans un temps) 
NouvEAU, etc. 

ESERCICE rnnAStOLOGIQVE. 



IIASCOM?! PLVtIEL. 


FEMIIIIH PIURIBL. 


VASciTMii pcrant. 


FFKTfim PLOtlEL. 






Hmi— n ii*r 


PMDt4«llMBHU 




|lMi««n«a comirtin. 




Mml 






11 Mivvav-parB^ 


Umi 




IffeD*«ll«a msriAti. 


McrU-o^t. 


IAmi 


luUiin^mH, 


Tmric tflHwca. 




, I4«B. 


iV^tident*.. ««. 


Pr«rid«nli-t n^ML 


Dftnii-I>trk>*«f. 












Ifm-morti^ 


Itm-mortek 


Dtmi-eiiiibM. 


DcnkeHikMM. 


Horl^tmu 


Morlrt-itrBt. 






PralMMilfic 




k^f^om. 





(1) Plusieurs gramma! riens vciilcnt que fratches, dans des roses fraichss^ueiUies, s'^crlve saas f, oomme 
^tant employe d'une fa^on advrrbinie : p-aiehement cueilUes ; mats par la ralson qu'on dlt au mascalin et au 
feminin singulier : ftais<ueilU, fraiehe eueillie , 11 s'cnsuit qu'on doM dorlre aa plntel t ftais aMUs ei 
fraiehes cueiiiies. C'esl le scnlimont de TAcad^mie. 

(2; Birn qnc rAcarldmic 6cr\\c ici nouveau ayec on x , nous pcnsons que cct adJecUf dolt rester invariable 
ruisqn'il est pris adverbialement. 

i^> On pourruit , selonr naus , ^crire : des fhiits aiffres-^dmx, dss ormtfm aif fi u O ww i^ comm mms 
nvoni pcouvo quo Ten poovalt ccriro : des ehtveux eftAtains-^edrsf parec qu9 des amfngts aigres-doyees 
sent k la fols aigres et dooces, deos quiiUa laMnotes * co fntt et tompiMes l*uoe par lliotrai nalttes 
grammairlens jusqu'ft pr^nt ont laiss^ JtiiBOt cdifr^^ dam cc cac^ konrcrliblc.^ 



( «0) 



^Mttnea N" CXXX. eosawM 



CfiNRB DE8 AMBCTirS AVBC LB MOT air. 



H oe 8ul8 point d'ayls qu'on tous pelgne en ama- 
tone : tods arei l*Aia trop iioti«. 

(FoaiTBlllLUI.) 

EQet <nt I'lia JboiKalii^ mala I'aeeaell famillcr. 

(YOLTAIBI.) 

Les bartmrea n'ont de respect et de Tdndralion que 
KMir cenx qol ont !'▲» grmd et maiestveux, 

(JovBiar.) 



Les habitants de la presqu'ile de M alaca et de l*ila 
de Samatra ont Taib fier : \t» femmeA de Java ont 
Taik tfotfx. Tons ees saoTagea ont Fair reveur. 

(BoFFon.) 

Qoelqo'an dlsalt que lea partlsana de Gter ayalent 
Taib inquiei ct chagrin. (R.cAaA.j 

La Tertu toute nue & I'au trop indigent; 

Et c^est n'en point avoir que n'avoir point d*argent. 

(BOUUAULT.) 



11 semblerait au premier abord que Taccord des adjectifs en rapport avec le mot air 
no pr^sente aucune difficultly et que ces adjectifs dusseni toujours, comme dans les 
citations pr^c6dentes> rev^tir les m^mes accidents de genre et de nombre que ce mot. 
Mais malheureusement il n'en est pas ainsi, et ceue question, souveni agitee parmi les 
grammairienSy n'est pas encore eoti^rement jugee : Adhuc sub jwUce lit est. 

En effety de ce qu*on pent dire : 



SARS ILUrSB. 

GeUe maladle a Vair d*£TRfi iirieuse. 

(ACADiMli.) 

Ceiles-d eependant m'ont Vair d*fSTm $flUaes$. 
(La Ghaussbb.) 



AVBC BLLIPSB. 

Gotte proposiUon n*a pas Taib $erieu$e. 

(YOLTAIBB.) 

C'^t de ces visages qui ont Taib pins andem que 
vieux (1). (Uabivaux.) 



11 s'ensuit qu*il est permis de dire, jMlon les vues de I'esprit : 

Eh blen, Sylvia, vons aves I'aib toot smbarrast4n 

(Mabivaui.) 



Cctte femme a Taib /far. 
Ccttc personne a Taib eofifanf. 



(Lavbauz.) 
(Acabbmib.) 



Eh blen, Sylvia, vous avei I'aib tout embarrassee, 

(Mabivactz.) 

Getto femme a I*aib fiere. (Lavsaoz.) 



Gette personne a Taib contente. 



(ACADEMIB.) 



Mai8C*esi ce que contestent certains grammairiens » a clicval sur ce principe si 
connu J que tout adjectif doit n^cessairement prendre le genre et Ic nombre du nom 
avec lequel il est en relation. Ainsi, suivant eux, on ne pourrait pas dire avec La- 
veaux : cette soupe a Fair bonne, cette dame a Tair coquetu; avec Favre : cetie terre a 
Tair ciitoW^, ensemeneie; cette robe a Pair bien f alter; avec Lemare, Besclier, 
Maugard, Levizac, Sicard et lant d'autres : Madame, vous avez Tair si bonne! ceiiQ 
femme a I'air campagnarde; elle a Tair belle; elle a Pair laide; elle a Tair hienfaUe ; 
elle a Tair bossue; elle a I'air vieille; elle a Tair inUrdite; ceile volaille a Tair cuUe; cee 
hultres ont rair/mlcAet, etc. 

Ces expressions sonl eependant assez famili6res, mSmc aux gens de la bonne com- 

(4) Volci eneore d*autres exemples semblaUes : Ce$ natureli , homtnes et femmet , avaient tou$ Vair con 
tente et mime heureux, (Albbbt Mo.itbmont.) — Tout au loin $e de'couvreni les vastet plaitiet et let 
mantagnei moine haules, et let grandt arbres , parmi UeqiueU eireule ie grand fUuve^ et letpelitt 
vtUages fui ont Vair eiealmM et ti BBraau vue deloin. (J. JasibO 



( Mn 

pagnie. PauH'l d^ciddment y renoncer? Fuisqu'on parle cette langue, pourquoi ne 
recrirait-on pas? Nous rapporterons ici ropinion de Bescher. Cette opinion^ sano- 
lionn^e par Tusage, sera sans doute partag6e par la majority de nos lecteurs. 

Elle a Pair campagnard signific que, pour 6tre de la yille, ceite femme n*en a pas 
moins Ic ton, les ges^es, Tattitude, lelangage d*une habitante de la campagne. — Elle 
a I'air parimen : elle a le ion, les mani^res, les gr&ces d*une femme de Paris; cepcn- 
dam elle a toujours habil6 uno ville de province. — Elle a Tair campagnarde veut dire 
que ceitc femme a la mine , I'apparenee d'etre dc la campagne; que peut-6tre, en effet» 
elle est de la campagne. — Elle a I'air Paruienne: a son air, a ges (]|iscours, on jugc 
qu'elle est nee ou qu*elle a €l6 6lcv^e I Paris. 
Les significations ne sont pas les m6mes. 

Deux figures, 6galemcnt usileesen grammaire, concourent St justifier cette demi^re 
manidre de s*exprimer : la syllepse ct Vellipse. 

Lorsqu'un adjectif est pr6c6de de deux substantifs, il se mot en rapport avec celui de 
ces deux substantifs qui domine dans la phrase. Ge principe est g^n^ralemenl reconnu. 
Or, si Tacoenl, les manidres, les discours d*une femme font naitre en moi Tid^e qu*elle 
est n^e ou qu'elle reside a Paris, a la campagne, plul6t qu'ailleurs, je Texprime par ces 
paroles : elie a Fair Paruienne ^ elle a I'air campagnarde. 11 est Evident que I'objet princi- 
pal de ma pens6e n'est point de constaier Tair ou la physionomiede cette femme, dont 
rimpression fugitive s'est affaiblie dans mon esprit, mais bien de mettre en Evidence 
la dMuction que j'en ai tir6e. Le rapport de I'adjectif au sujet est alors sylleptique. 

On peut dem^me dtablir ce ^apport par Fellipse : elle a Vixitd'itre Parisienne, cam- 
pagnarde. Le besoin d'abrSger Texpression et de la rapprocher dc la vitesse de lapens^c, 
fait supprimer d'etre, mais on le suppl^e facilement. Rien de plus commun dans le 
discours que ces sortes d'abr6viations. 
(Messieurs), vous avez I'air un peu gascan. (Voltaire). 

Le podte ne vcut nullement donner h entendre qu'il pense que ceux a qui 11 adresse 
la parole soient n^ sur les bords de la Garonne. 

S'il eOt dit : Vous avcz I'air Gascons^ il aurait annonc6 que rtellement lis peuvent 
6tre de la Gascogne. 

Lemare admet aussi les deux locutionSy et il en ^tablit la difference par des rai- 
sonnements et par desexemples. 
Fabre dit : Cette robe a Tair bien /otie. — (^tte terre a I'air culUviey ensemeneie. 
C'esta la chose m^me et non ii I'oir qu'il fait rapporter les adjectifs, et il lui 6tait 
impossible d'6crire aulrement sans changer la construction. 

On dit d'une femme qu'clle a I'air ban » I'air daux, Tair charmant, Vslit spmiuel, lors- 
qu'on ne consul te que Timpression que fait sur les sens le jeu de la physionomie. 

Mais je dirai : Elle a I'air bonne^ elle a I'air dmtee, I'air ckarmantey I'air tpirituMe 
l*air instruiie, I'air tntelligente , I'air obtigeanU, si, sans m'arr^ter aux trails de son vi 
sage, a Texpression dc ses regards, je juge de cette femme par ses paroles affectueuses 
pnr ses raisonnemenis justes et par ses actions. 

Je vois une personne qui fronce les sourcils, serre les l^vrcs, et jette ^a et \h des re- 
gards de d^dain, je dis : Elle a I'air bien mieontent. Mais si je Tentcnds, sans la voir , 
^dresser des rcproches a quelqu'un, lui parler sftchement, je dirai alors : Elle a I'air 
^lechmiu, fdchie, irrilie, etc. , car je ne puis juger d'une physionomie qui est hors de me 



viie. BUeiatair^ittaii^eUeinmbh^tre: elle a Vjbut d'etre. Le mot air n*cst point pris 
ioi dan8<8on aoception propfa tt rig<Mureiise; il sa pr^le aux vues4&r'csprit. 

Ce n'eat pas que je ae reoonnaisae que, dana plusieurs circoiisuince&y la^mpUcii^ 
ei la clart^ de I'expression demandant X)4ie le verbe itre soil exprim^, ou m6me qu'on 
pi'^re ambler, paraUre a avoir i'oir. Je suppose li l*6crivain assez de goQt pour savoir 
fai?e un choKX. 

Florian a eu laiaon de dire : Elle cuUivail son esprit pour son plaisir, et non pas 
penr paraitre iostrulie. J.-J. B#ua8eau : Lo& Valaisannes oni des corps de robe si eleves, 
qu'elles en paroUsent bessufis. Marmontel : Yous m'avez I'air d'Sire bien aimee. Le 
nii^me : Taurai I'air a'dlre jou^c, et je le serais en efTet. L'Acadtoie : Cette maladie a 
I'air d'etre s6rieuse. 

Hon but a.ete seulement de metire le lecteur en garde contre ccs regies exclusives 
sorties du cerveau ^troit de quelques grammairiens qui mosurent les mots au compas 
et les phrases a la toise, sans rien accorder k Tessor du g^nie. En bannissani de uoire 
langue deslocutions corrcctes et usi4ee&» ilscroientrepurcr, el lis I'appauvrissent. 

■ » n ,tp a Ko a JTCXXXL mswm^b.^ 

▲IMBCTirS QUI SO?IT TARIABLVS QfJAlfD 'ILS QCALTFIKirT Vtf BUBSTAVTIP , BT INVAVIAVLCa 

LosflQfO'iLS ^omnmiT^wi virvk. 



TAtlABLU. 

La clndr du lion est d'an goilt desagrd^BIe et Tort ; 
oepeniint lm<Nigfe» et teft Indlenft sela Iftrnvatpu 
mauvaise et en man^nt souTent. (BoFrom .) 

Les Polonias ne troavent pss Ykyile inrnM, si elle 
ne sent bien fort. (Regsiabd.) 

Dans la saison deTttiS, lesiceffBuiarctient b f^ 
boite , crainte de la froisser contre ies branches. 

{Id.) 

Les gerboises et las kangaroos se tlennent droit$ 
sor lean pattes de dflrri^. (AiME-MAtTiif .] 

Dans pluMears femmes et fUles de condition , les 
cdtet infdrieures se trourent plas batsss que dans les 
Alles da bat ^fmifi^ (bonou.) 

BnTf a folot de«ml|ilciiPxfBt.palHefMro aae ttalae 

h rimitatlon de Thomme, plus large et plus pesanto 
par lo liaut que par le bas , laquiille puisse se soatenir 
drotfltf 6t>launobfle'8ar«neiMse aussi petite que ms 
pleds. (Bii?iABDia oi ST-PiiRaa.) 

Ces esdenes ne sont pas fort ehtrs ; car les hommes 
ig^ depuis Tingt-clnq aosioMia'^ (iHarante ne cod- 
tent que quinae dens. (Burro:!.) 

Nous ressemblons h ce tyran de Sicile qui appll- 
qoaft les peasants sor smr lit de'fcr 1 11 ollongeait de 
force ies Jambes de ccn\ qui les avalcnt plus couriei 
que Mn ilL (BiMAioiif de St^Pierii.] 

Un'de notre eompagnfe dlt un mot ri plalsmlt «t 
nous obUgsa A ^cUtcr ile rire ei long-temps ct d'um 
maniere si kaute , que toute rasscmblec en fut cxtrd- 
mement geandaUwie. (litoivABD.) 



niTAKIABLKS. 

'En Laponle, nne pcau d'faerrnfne eoAle quatre on 
daqiQus. La ohalr de cet antaaal MnltrteiManHiu, 

(RaojiABii.} 

Au moine c'est one alTaire 
'QoeToui irtniverei ban. Monsieur ^ que Je'dHRfe. 

(QoAJUDur.) 

tlla direot 4|iiel*ann^., kntsUede Ions c6teB, et 
conune assleg^e, scrait obllgiSe de mettre ies anoei 
bof ^ si on ne iui donnait an prompt seeoDrs. 



(V 



lA disciple ausaitAt droit au coq s'en alia , 
Jetant bas sa robe de ciane. 

(U- 

'Iftre daiifVlsflB, an Joor, Aw flfla dlsait s 
Xlooune tu vaE» boa dleu 1 tune peui morcAer droit. 

(Id.) 

'Miftro'^erevtsse qui reproche i sa flHe do ne pas idler 
droit t et la filU qui lui rcprochQ que sa m^ valoriti, 
n'a point paru une fable agnSable. (Voltaibe.) 

Les manchons dc gcnctte Aalent k la mode it y a 
qaelques aanto , et so o«iirfa»«Rl fort cher, 

(Burroa.) 

Apr6s avoir ayanc^ quelques pas , lis 9,*arrith'ent 
««urr. fAuBtiT-iMoiiTdMmrr.) 

Je no saurais.plus ^crlre depuis que mes lettres ne 
vont point k voua. Me ToilA demeur^ (our court. 
(M^'K 6iv«oiid.) 

' Be ma f io Je n*«i entefldn^«s<felv d^ tanawmM- 
Itr i'lhaut. {id*) 



I «3 > 

Cesexemiries^iMusiMinomrenl que le inline adjeotif peat vsrier dansun oss et tie 
meorer imMviabledans unautre : li varie (d'* eoldnn6)'toiftes'ies (ois qu'on veut/non 
modifier ie verbe y.mais' qualifier lesubsianiif; et i\ devientec resie iivrapMbka (2* co- 
Joane) «i , n'ayanl ^auonnement -rafport siu «uteianiif , i\ ajoute une modilieallOQ au 
verbe sealement; mn pamUe espcoBBlaitee, oei iidjecitf fa«t partie d'une expression 
adverbiale, el le subetantifauquel il scnapporteest toujours soas^niendu, comme 
I'aueste Tanalyae des piiraAes-8uivaNtes(1)^: 



Do ma Tie Je n'ai entendu des Toix de femmes xdod- 
icr si haut, 
Le3 mandions dc genetto se Tendaient fort eher, 

lis 8*ari^limil coairl. 



C'esUl-dire si hautement on {dun tor ) ti baut. 
C*est-ii-dire fort cherement ou ( a un ptix ) fbri 

CHBB. 

C'esU^tt eourUmnU 4iii (<fim>iMf ) gooat. 



EXERCICJS PURASiOLOGIQVE. 

Jat trout e eei tteffc< cUrct. On a fviidu cm ttoflb* ekfr. I.c Uillcur a pria tu in«aiir«« bicn L«i marchaiidiMi ftmat B«9«t« 

fustci. {uito. 

iM ckau o«l Im erciUea conrlM Qupl<|ii«i •ralturi io« vartit Qk •trooH foataa ba pateka Cc« fl«urs Mutant astrteMOMikt 

bon. 



.M«e*a N'CXXXII. 



AOJBCTIYS AYANT BAPPORT A UN SUBSTANTIF EXPRIMB OU SOUS-BNTBNOU* 



SOBSXABTir KPMMB* 

Attire par la nouYVMite, vnaisMdlaMde lliabl- 
lude, VhorniM posse sa vie ik d^sirer Ie chaDgement 
ct ik soapirerajirts Ie rc^s. (Lsvu.) 

Au pfed ^es tribanaux une fois ameni, 
Vaceute, s'U est pauTre, est d^j& condamn^. 

(CBBifin.) 

Portement appuyi snr des oracles vains , 
Uq Pontiff est souTeDt terrible aux souverains. 

(YoltaibbJ 



SUBSTAHTIF SOUS-BnTBMDU. 

Endonmi^wr ie tj^iic,«aa sein de la inoUaiia,, 
LejMidfi de sa couronae accablait sa faiblesse. 

(YoLTJuai.^ 

Ofr^'dans sa vie , k sa raort adoid , 
Son palais fut un temple , etc. 

(Id.) 

Environn^ d'enfaoU, soutiens de ma puissance, 
II ne manque & mon front que Ie bandeau royal. 

(RACua.) 



Tout qualificaUfy aoil adjeciif.^ aoU participe paas^ ou present, doit tou jours se rap* 
porter ^ un mot exprim6 dans la phrase; telle est la r^gle pos€e dans la grammaire de 
MM. Noel et Chapsnl, et d'aprds laquelle ils approuvent la construction des examples 
(?e la premii&re colonne, et signalent conime vicieuse et ne devant pns (^tre imitee, 
celle des examples en regard. Nous ne sommes pas tout-a-fail de Pavis de MM. Np^l et 
Chapsal, et les trouvons d'une excesslTe rigueur h condamner les citations de la se- 
:onde colonne : Que veulent-ils ^viter? Cost T^quivoque. Or, on sent bien qu'il est 



(1) Cttte analyse pourrait 6tre als^ment Jnstiflto par nn nombre inflnl dedtatfons ; voas nous bomcroas k 
celle-ci. Bossotty dans ses Elevations sur les tnysteres , dit» f avec la construction pletne : Pour parler 
d'us TON pLHS AiGO, ou flus CRos, OU plus HAUT , OU plus BAS , je dilate encore ou Je resserre tme autre 
fortie deau Ie ^oiier fii'eit appelle trochee art^e , ^jiique je ne^eaehe pas mime si J'en oi une / V btoo 
tUifte I U suflU gwiie tsuille, parler uaot om ba5 afin que tout sefaue comme de soi-mime. 



impossible de faire rapporter endomu avec po'uUf obei avec palaUy environni avec front; 
que ces adijaciifs et cas sabstantifs s'excluant les uns les autres, le mot en rapport 
avec les premiers esC^videmmentsous-entendu; et ce qui aide singuli^remeni Tesprit 
k le saisir, c'est qu'il est implicitemeni conienu dans Tadjectir possessif qui se tiouve 
toujours dans la phrase : le pmdt d^ sa couranne, c'esi-a-dire le poids de la courtmne de 
hd, endomu, etc. Au reste cette construction » qui r^pond k Tablatif absolu des Latins, 
a 6t6 et est encore employee par les meilleurs 6crivains; on ne doit done pas craindre 
de suivre en cela ces excellents modules de goOt et de clart^. 

EXERCiCE PHRASiOLOGIQUE. 

Bi« •••«*«<•, MIU ehMM Mt vrait. OMi*. •««•, •Uri* . fniiliMt Ml loal mb Endormi Molr* nn irkre . I« p«idi da ws 

MUite Mr Iw TcnU. oom bittlmM p«rlr. Miee. arniM kriwil an memhrM. 

ImItm d« tom parol*, rcmplimi wa pr» Entoar* it torn let Ucm, il Dt iiMfM i ■•• Dot fok moit, mm hitu vom •ffHltrnt 

■•MM. boohsw mm voir* omitM. Vmm fois mi; la lioulmir ctt notre portofa. 

iBsUoiteH Moir^, h |«raoaM ott t'ttpdnoeo Batiroon* de loutM lc« koiroun m Ja aiart , t^ip^** • >• pmni*r« Map*. Inir mbIo pcvoM 

do lo patrio. MM laabM iMMUaiaat a«M Mai. m do m rrpoMr. 

" "«a »a..o N" CXXXIII. OMN.— 

CALLICI8MES PftODVITS PAH LBS ADJBCTIF8 leOtt, helU, honnt. 



HELLS. 



Qu and tout le moade Tot sorU de table , 11 le mit & 
bolre encore de plus 6W/e. (AcadImib.] 

••• Voos DOQs la donnei bonne ; 
J'ai six coaslnes, mol, quo Je voni abandoone. 

(VOLTAIRB.) 

Nous TaTons , en dormant, madame, ^happe oelle. 

(MOLIUB.) 



Enlre l?s deux^ oiseanx 11 aniva qoereOe, 

fit haioo de prendre parti 
Cet Inconna , dlt-11 , noui la Tient donner MIb, 

D*lnsultcr ainil notro ami ! 

(La FORTAIIIB., 

On a 6eli9 de draper les gens eo leor abeence. 

(Ahobtmb.} 



lOEAU. 



Nons BTons beau enfler nos eoneeptions, nons n'en- 
fantons que des atomes. (Pascal.) 

On a beau ^tudler les hommes ct les approfondlr, 
on 8*7 trompe toujours. (FanBLon.) 



On a beau dire , 11 foot BTOner que la rdlglon ctir6- 
tienne a qaolque chose d'etonnant. 

(Pascal.) 

On a beau Talre , la ydrlt^ s'dchappe , et perce Urn- 
Jours les t^nibres qol TenTlronnent. 

(MOBTESqUlBP.) 

Pans toutes ces locutions, qui sont autant de gallicismeSy on a sous-entendu. les 
mots avec lesquels les adjectifs beau, belle sont en rapporl; mais Tanalyse que nous 
aliens essayer d'en donner fera voir quels sont les substantifs ellipse. 

i^ II ie mil a boire encore de plus belle » c'est-a-dire : U se mil d boire encore d^(une) 
plus belle (manicrc). 

2* Nous favons iciiappi belle , c*est-a-dire : nous avons Schappi le (malheur en quesr 
tion) (f'(une) belle (inani^re). 

3" II nous la vknl donner belle, c'est-a-dire // vient nous la donner (la fi^te) belle. 

A* On a belle de drapery c*est pour on a (une) belle (occasion) de draper^ etc. 

5* On a beau. Coito locniion est un pcu plus difBcile a cxpliquer. MM.NoSlet €hapsa1 



(SMK) 

pr^iendenl que cest un aDr^gi de an a beaujeu,ei que, par consequent, on c beau 
pleurer est poiir on a beaujeu pour pleurer. M. Lefranc Tanalyse ainsi : On a beau champ 
pour pleurer. M. Deshoulli^res pense qu'il n'y a pas d'cllipse el que radjectif beau qua- 
lifie rinfinitif sulvant qui, dans ce cas, est pris subsiantivement.: On a beau faire^ on a 
beau dire, c'est, selon lui, pour : Onaun beau faire^ on a un beau dire. Quant a nous, 
nous sommes pour Tellipse, el nous croyons que vom avez beau est un abr^ge de voui 
ave% un beau sujbt de (i). 

fl) Nofl lectcors oons sauront sans doate gri de mettn sous leura yeui la lettre fiuivante , que nous detODs 
I I'voUctoie obligeance du savant ^diteur de Rabelais, etqui est rcmplie d'obsenrations fort Judicicuses. 

Paris, 17 Janvier 1835. 

Vons Tonlez blen , monsieur, tods adresser k moi poar savoir quelle pout ^tre Tanalyse de ces expresslonfl 
avoir beau dire , avoir beau faire, « Cest en vain , dites-vous , que vous I'avez chercli^ : vous n*avei rien 
trouve de satiafaisant dans rcxplication qu*on a donn^e de ce gallicisme , qui paralt se soailriln k toute esptee 
d'analyse. » 

Cette question , monsieur, est done plus neuve pour mol que ponr vous , carje n'y avals Jamais song^ avant 
que vous m*ayex fait la proposition dc I'examiner ; et Jo vous avoue que Je ne sais pas, et que Je n*ai pas cher- 
ch6 m€me depnis 1? solution que d'autres gnunmairiens ont pn donner de cette locution , qui est en eOTet asses 
singuUfere. L'explicatlon que Je vais vous en soumettre sera done bien mienne , et Je vous prie de raccueilUr 
avec Indulgence, car ce n*est pas par cholx que Je vais essayer de rdsoudre cette question, mala poor voos 
€tre agr^le. 

Yoyons le fait d*abord. « Qnand beau est joint avec avoir ^ discnt les lexicographes , U signlfie giioigue^ en- 
core gue. » 

io Us dans les methodee latines , c'est-i^-dire dans Ics traits fran<^s pour rendre en latin les galUdames : 
• avoir beau devant un infinitif, se tourne par en vain , fYustrd, ou quoique , quamvisi vous aves beau crier, 
tousser, vous criex en vain, ou quoique vous crUex , vous avez beau faire , toumex, quelque chose que vona 
fassiez, quidquid aga$. » 

« On dit, remarqae le dlctlonnaire de rAcad^mie an mot beau, vous ave* beau faire et btau dire, pour 
c'est inutilement que vous faites, que vous dites. » 

D'oik Je conclus 1 <» que beau, dans ces phrases, est en eCTcl une locution elliptiqne, dans laquelle on pent entendre 
affaire ou cAosey comme dans la phrase laline , pulehrum est pro patrid mori , on sous-entend negoiium , 
et mdme , comme dans la phrase franQalse , faite sur Ic module du latin , il est beaiu de mourir pour $a pa- 
trie; 2» que la locution fai beau dire revient k celle-ci : j'ai beUe affaire a dire , dire est pour moi une 
belle chose, mats intiltle et vaine. 

Cest ainsi, monsieur, que nous disons, il fail beau voir, pour c'eel une belle chose de voir on d voir^ U 
n'est pas beau de jurer, pour ce n*esl pas une belle chose dejurer; il yadu beau dans cette affaire, pour 
ilyade belles choset, de beaux c6tis; le beau, le plus beau et le meilleur de Vaffaire, pour la cAoie la jrftti 
belle et la meUleure de Vaffaire. 

C'est ainsi encore que nous sous-entendons temps dans les locutions , il fait beau chasser, il fait beau se 

promener ; jeu ou coups, quand nous disons au Jeu dc paume on de volant , donner beau coup, pour un coup 

facile k prendre : occasion , quand nous dis^ons Qgur^raent , {e donner beau a qaelq^^un, pour dire iul donner 

^ t)eau jeu , lui procurer belle occasion , une occ<ision favorable de fahre un bon coup ; vous Vaxex beau, poaa- 

-•* vous avez une belle occasion ; I'occasion est belie pour vous. 

Je d^ire, monsieur, que cette explication analytiqae, et ces rapprochements pnissent vous satlafafare, el 
voos prouver au moins la haute opinion que le plan et I'exteiition de votre Grammaire nalionaU m'ont iMi^\ 
coneevoir de votre miiW/e , de vos inuncnses rccherches et de votre esprit d'analyse. 

J'ai I'honneur d'etre, dans ces sentiments bien sincdres, monsieur, avec d^vouement et recomuliMne^ 
P^vle lerrlce que vous rendez k notre belie languc, 

Votrs oonii^re, Eloi Joiahiiav« 



29 



-«fe«» N° CXXXIV. C8WHM. 



DE LA PLACE DES ADJECTIFS 



ADJBimr» qui si vrmffT 



ATAIIT LIS SUBSTAKTirS. 

La Terto est plus belle dans un beau corps. 

(PiRSEH DK VlRGlLH.) 



Od dolt r^compenser une bonne actio?! 
Le mauvaii usmplk cntraine. 
Parler en doete jans^nistc. 



(Racim.) 

(FLiiCHIKK.) 
(B0IL£AC.) 



APRES LKS SUBSTAHTirS. 

II faut rctranchcr dans lea abbais fruilien k bois 
inutile. (FsaiLOV ; 

Frappez Tarbrb infructueux qui n'e&t pioa \m>d 
que poar le fen. (BoaauixO 

Lcs hlrondcllcs ont Ic vol raf^e, 

(PtancRi.) 

11' oppose k I'amour an easat inaeeessible. 

(RAnas.) 



II. 



A1>JBCTIFS QUI PKC7BXT SE MBTTRB ATART OU APaftS LBS SUBSTAHTirS. 



iamala oons no goAt«M de parfaiu ALLicREssa. 

(Ck)aNBlLLB.) 

On laU qua le lendemafn , k I'lieare niarqa<Se , 11 
fallut i^veUler d'oa profmd sommbil cat aulre 
Alexandre. (Bossuet.) 

Cralgnoi 

D*iin Tain plalslr lea trompeutet amorces. 

(BOILBAU.) 



Qa'a-Utl dit, qaVt-U fait 

Qui ne promctte k Rome an BUPEBBua parfait? 

(Racinb.) 

Dana on sohmbu. frofand ila oat pus< Icar vie. 

(BoiLBAV«) 

Le raondo est une fioubb iroti^petMe qnl passe. 

(BorroE.) 



m. 

ADJBCTirS D0!fT LA SUNlFICATIOa CIIANOE SBLON LA PtACB QU'lLS OCCUTBRT. 



ATART. 

Vn aoa homme slgnlfle )o pirn sooTent on homme 
simple, citfidule, qol se laliee domlner, tmmper. 

(ACADEUIB.) 

Vn BBAVB homme est nn homme de blcn , de pro> 
blt^^ dont le commerce est siir. (Id,) 

Vn GBAND homme est un honimc d*un grand md- 
rile moral. {Id.) 

Jje aaAHE air Indlqne les maoiikm d'un grand sci- 
gnew. (/rf.) 

Un 6ALART homme est nn homme poll , qui a des 
dons oi dea talents , ei dont le conmicrce est sQr et 
Agitable. (BoiSTB.) 



APBES. 

Vn homme bor se dit d'un honffiie pldn de ean. 
dear, d*aaectloa , d'un homme ebaritable , compatJa. 
sant. (AcADbiiB.) 

Un homme bratb est nn homme intrdpMe , qol 
afTronte Ic danger sans crainte. {Id,) 

Vn homme grand est an homme d'ane grande 
taille. (Id.) 

Voir CBARo se dit d'une physionomie noble. 

tid.) 
Un homme galant est an homme qui cfaerdw a 
plaire aux dames. ^Bomm.) 



La quality est inMrente h la substance; il est done de toute n^cessitS queTadjectif 
accompagne le nom auquel ii ajoute une qualification quelconque. Get adjectif peut 
Lien se placer avant ou aprds le substantif; mais il ne saurait en 6lre separd, si ce 
n'est par le signe de la propri6l6 g6n6rale de tons les 6lreSy et celui de leur existence. 
c*cst-^-dire par le verbe. 



Mais puisque, ainsi que nous venons de lo dire, les adjectirs doivent pr6c6der oo 
suivre immediatemcnt Ics substantifs qu*iis quallQent, est-il permis k ceiul qui 6crii 
de les melire h son gr6 avani ou aprtetNon sans dbuie, et Fusage, gmd* parrorellle, 
1e goQt , le bon sens el le sentiment, a ddsormais 0x6 la placo qu'iis doiveni oceuper ; 
de telle sorte qu'enfreindre aujourii^hui caKe loi, oe aerait non seutement pechcr 
conlre la grammaire, mais encore ddnaturor bien souvent le sens des mots, comme 
on le voit par le 3* paragraplie. 

I^oQS ne nous 6tendrons pas davantage sur cette maii^re, qui apparlient essentieile- 
ment aux diciionAaires. 

G*est un trait bonteux de rhisloiro du langage, dil U. Yatery, que d'avoir fait du 
mot bon une injure. Ce mot 6tail synonyme de beau chez le peuple qui eut jamais le 
plus vif sentiment de la beaute. L*admirable inscription Jovioptimo maximOy si beureu- 
scment traduile dans la langue religicuse du peuple par le bon Dieu^ prouvc encore com- 
bien la raison profonde de Rome etaii loin de notresotlise. Rousseau a pr^tendu qu'il 
y aurait plus d'exactilude a dire maximo optimOy puisque, d*apr^ lui, Dieu ne peut Ctre 
bon s'il n*est grand. Cetle sublilite 6terait h Tcxpressioii aulicpie son vrai et touchant 
caracicre : le sentiment de nos mis6res nous dit qu'il y a plus de divinity dans la bonte 
que dans la puissance; Ton aime a voir dans le ciel le mot tris bon pr(§c6der cclui de tres 
grand, comme, sur la terre mftme, le bon Hom^re est c61(jbre avant tous les grands 
hommes. Tel est dans nos coeurs Tinstinci de la morale el do la reconnaissance, qu*ils 
aimeni a consaerer Temploi bienfaisanl du g^nie; cette immortaliid apparlient aussi 
au bon Virgile, au bon La Fontaine; on les aime autani qu*on les admire, et le suraom 
de bon csi i la fois le plus ancien et le plus durable. Dans nos vieux auteurs, le mot 
bon a toute sa dignit6. < Les Sarrasins le tenaient, dil le confesseur de la reine Mar- 
gueriic, qui a ecrit la vie do saint Louis, pour bon bomme et loyal. » Le chancelier 
de riI6pital, dans son testament, 16gue sa bibiioih6que a celui de ses enfants qui lui 
sembie le plus propre et le plus aflectionn^ aux bonnes iellres. » La Doolie mourant 
supplie son fralemel ami de soigner ses parents, c et de prendre garde que le deuU de 
» sa perte ne pousse ce bon homme et cette bonne femme horsdes gonds de la raison. » 
< Guy-Patin parle du bon homme, M. de Sully, du bon iM)mmo Casaubon », pour van- 
(er leur habiletd et leur vertu. Madame de S6vign6 designe souvent par la m&me ex- 
pression les homines qu'elle aime el respecte le plus, lels que Arnaud d^Andllly » 
boucherat et Chapelain. L'acception nouvelle du mot bon homme se trouve d^j^ dans 
Bussy, el la definition qu'il en donne nesurprend point de la part de ce vil caract^re. 
Ainsi done la syntaxe, inflexible pour Thomme, c^de au temps, et ses yariations , 
sont une preuve de noire faiblesse : telle est noire mis^re, nous ne saurions rien fixer, 
les mois m6me nous ^chappent; et, par une moquerie de la fortune, leurs destinies 
ontdes vicissitudes aussi incerlaines que les n6lre8. Amsi les mots qui exprimaient 
Thonneur, la grandeur ou la dignity, n'exprimcnt plus, k d*autres ^poques, que la 
scrvilite, la peiitesse ou le ridicule. Cetle metamorphose subie par les elements d'un 
iangnge, dil M. PhilardteCbiisIes, est un pbenom6ne aussi digne de remarque qu'il 
est peu observe, Tous les peuples voient ainsi leur idiome les fuir et leur echapper, 
comme un fleuve qui passe et s'^couie, toujours le mdfiie, ei toujours cbangeAiit. Du 
lenaps do Marot, ta prude femme, par exemple, c*etait Vhonnite femme, et une coqueiU 
^laii quclque chose de pis. On sail qu'aujourd'hui cette double signification a bien 
<:h^nge. Si r^todo iks nets, dans leurs racines graminaticales, dans leur emplai el 



(M8) 
dans leurs inflexions, est 6puiste» celle du langage, dans ses mutations ec dans le 
rapport de ces mutations avec les maeurs, est encore k faire^ et cerles, elle est plus 
importanle. 

EXBRaCB PERASiOlMlQUE. 

1. 

AYAIT. 

DBkM««b«««i Osbtamivriifc UnkfawMUat Obsm^_. 

U« inna ca|»{ulM. Dm arataiM kiUtaJab Dm Wlb mlm¥itm Ub kw wti 

VBrMwbra Mm «li«f aaiL UBpaliliMt^ Ub fMM 

u. 

▲rtfts 

Ub« fgora rMi4«. Ob Mk9 

Vm tmrnn ow*l«. Da Sm twinat 

Ua arbrtvert Uoa ~ 





Ub b— B t C biMB aa „ 

EIbUmIm. p«blw 



UI. 

AYAIT OD APkfts. 



VaMfmthoBMM Pb b— — iBtaBt Ub haMIt atoeaL Uoafwat 

Ud aou T«rilaya. Ub fteilaUa aoa. Da taBdlfai r«|Mta ])•■ wmm^rA 

LlalaliifaBaa HfHaWi La iBfrtaM iBUUftBc^ Ub aaftir pnted Do 




lY. 

AVAST OU Amis , MAM AYIC UH fSllS oirriiMT. 

^9im vab aaasBiBna Ub naovab air. 

Ub bawma arvaL Uaa aiAehaata 4pi|*«maM. 



VwL* cofda fbBMa. Ui 

Ua aaaard CiBS. Ua, 

Ub |oar faus. Uaa'aaufra Unfucw 

Uaa cM ftaMa. Oa plaiMal kaauM 

Uaa pana fMHM. Ua patit baouM, 

Ua Kaa fbriaas. Laa proarai imnam, 

Uaa faoMM graiM. Un teal bmL 



Ua bamaabMinMa. Ua t_^ 

Dm mm kaaa«laa. Ua aaiaM laUaaa. 



Ua iawwi aulboBailau Ua Tilaia 

»mmi N" CXXXV. 

GQHPLiMBNT DKS AOJECTIFS. 



AOJlCTlfS MIT LI GOHPLiMUT 1ST PliciDl 11 LA niPOSlTIOl d, 




Llsnonnoe toi4oan est priU a B'admlrer. 

(BOILIAV.) 

Moo cdMur loqionn nbeUo «t t/mlnUrt a lul-mtee, 
Fatt le mat ^'li ddlMtSf et fuit le blen qu'il aime. 

(L. Raciii.) 

II est dans le saint temple on stoat Ydn^ble , 
PrapiM d IlnnoeeDce, a« ctiine r^dtnuuikU 

(YOLTAIRI.) 



n se rend ooecMiMe d tons les Janissaiies. 

(lUaii.) 

/fif eru<6te d la Tie, immtOlU d la moit . 
n ne salt quaod 11 Yellle, 11 ne salt qoand D doit. 

(L. Raciii.) 

Da titre de dement rendea4e ambltleiix ; 
Cast par U que les rala sent $wMM9i a»» dloui. 

(La Foitaui.) 



Ct ee rol » trte Mmrent iujet au repentir, | Groyei nn honune qui dolt dtre agritMe tm* 

Regrettait 1e h^ioi qo'il sfait fait partir. dieox , polsiin'il sooffine pour la verta. 

(VOLTAIRI.) I (MOHTISQVIBV.) 

^ Parmi les adjectifs qui ont un complement, les uns 1e prennent accidentellement, 
' les aatres ne peuTeut s'en passer (d). Geux qui font Tobjet de ce num^ro ont leur com- 
pliment toajours pr6c6d6 de la proposition d. 

BXERCICE PHRASiOtOGIQVE. 



CWrft. 
ra*»r>U« I. 

OdlmwlL 

pMtteA. 



Knrltn k. 


PrapraA. 




AeeMiiUei. 


AttMlif A 


Anlii«L 


Coniirmei 


Cimtnir* A 


X-sMia. 


PonnidaUe A. 


PoBCfltoA. 


NoSiteft 


IllTMiUc • 


TMUai. 


PriKrablc A. 


PrapkwA 




MIA. 


AaAriMrA 




DiOtiltA 


AM A. 


HAMMinA 


InrttinAraW, A. 




BmA. 



>*«i^ N' CXXXVI. a3isi«*^ 



ahjbctim dont lb oomplbmbnt bst pebcboe de la PRBPOSITION lit. 



Tous ces pompeax amas d'expresslons fHvoles 
Sonl d*im d^damatear amourtux de paroUi, 

(BOILBAU.) 

Oe qnel erime an eofant peut-il ^re capable ? 

(Racmb.) 

n n'est pas de Romala 
Qal ne solt iflorieux de toqs donner la main. 

(CoasiBiLLi.) 

Et diiireux de glolre 
Sod ehar rtse lea champs et tole h la Tictoire. 

(DiLILLB.) 



Joyeuse, nd d'un sang chez les Francais Insigne, 
D'une favenr si bante ^tait le moins indigne. 

(VOLTAlil. 

Qui Tit eoniem de rien possMe tonte chose. 

(BOILBAV.) 

Mais nn esprit snbllme 

Est toii\)onrs fndeonietU de ee q[n11 Ttent de falre. 

(W.) 
Lorsqne , vide de tang, le coenr reste glac< , 
Son toe s'dyapore ; et toot Thomme est pass^. 

(L« Raciri.) 



On Yoit par ces exemples qu'il est aussi des adjeciirs dont le complement est priced^ 
de la proposition de. L' usage et les dictionnaires les fcront connaitre. 



EXERCICB PHRASiOLOGlQVE. 



IHfMtfa. 



EsTiMtt d«. 



j>ii«id«. 



Ifoatcu A; 
hmkU. 

id« 



DAM«pArAd«. 



CMttBldik 
CM«M«d« 
A«bitic« d*. 
Piar d«b 
CoapUcfl d*. 

L«a«. 

8«rd«. 

A*id« d«. 
Afli^A da. 



Ida 
iDCapaUa da 
ImMUaal da. 
Paada. 
TrikvUira da 
Ivra da. 
TialkMda. 



Csrfauda. 



(1) Void quetqaes exeinples oA les m^mes adJccUfs que ecux cites dans ce nnmi^ro et dans le nnmtfro sul 
▼«nt , ne sont aecompagnOs d'aacnn complement : Ceiui ipki aime eon travaa trouve urn plaieir Umjours 
KtT. (Rolfte.)— Fa6rle<iw denumdait aux dieux gve lee ennemit d$ Rome fuseefU aikdeepour n*4tr$pas 
KnouTABLBS. (Mably.)— CmI Hre faihle et Hmide que d'etre lifACCBSSiBLB. (MassiUon.)— On $e croit dis- 
^|"U|sd*lrr« hamme de bien pawrvu qu'on toit un homme ackbablb. (J.-J. Ronssean.) — Ce$t uns grande 
a^formiti done la nature gu*un tfieniard amoorbuz. (La Bruydre.) — Leejeunes gene eaeheni lair ^^nonmoi 
»«« tm oir CAPABLB. (Bolste.)— VouUm-vous que taut ee qui vaue eniaure wma moitfrs un air oohtbht ? 
soytt IMral. (Vaurenargnes.) . Ue medi$anee$et lee eaUmniee eont les retswreet dee titet tidbs. (B<^ta.) 



( 530 5 

-~e.»ie£Q N° CXXXVn. cse***— 



On est av«uirl« lur bcs dtfants^ dalrroyant sur 
leax des autres. (LA&ocoiroocAULD.) 

Le nom d'anlnul ail eommun a I'hommo et i U 
iMe. (AcADiMii.) 

Lc8 biens de ce moodo ne son! pas oomparablts d 
eux do rcteraild. (Firaco.) 

Tous les graods di?6itls8emen(s sont dang9reu9 
pour la Tlo chr^tleone. (Pascal.; 



La hainc est avcugle dans sa proprc canse. 

(ACADfallB.) 

L'amour a ce)a de eommun avec les scnipales 
qu'tt s'algrit par les reflexions. (La Diutui.) 

L'tsprit n*est pas comporable avee la matidre. 

(LATlACnt.^ 

A man troava la pofssance et la religioQ des lidb 
dang§reui$s d rcmpire. (Massillom.) 



On vol I encore qii'il y a des adjcctifs dent le complement sc construit avec dlfie 
rentes propositions. Nous n'en dopnons qu'un tr6s lOger aperQu , parce que ces remar- 
ques sont plut6t du ressort des dictionnairss quede cet^uyrage, dont les lliniles sont 
d*ailleurs QxOes. 

EXERCICE PURASiOLOGIQUB. 



Cni«l A Mi tDBcroit. 



nl i lovtM bUmc 

lit. 



LoBitaBl 
Crtt«l «i*«n Ml 



loiuriMM «u MMfittraU 



Injariaot pear U priae*. 



'Bebelle i ><m »M. ^ili rt i liii iia tiL 

IngeDienx iioar «M choM. laftolMt i Iwl bin. 

Sndurci au« coiipi on eotttre let Badarci <Imm b crime, 
coil p» de I'aiWemic. 4ifc«««l «• «»«w nr 

Inquitsl de ««reir. la v»l«l Mr ms tocl. 



».««wo IT CXXXVIIL 



A0JBCTIF8 C0?ISTIIU1TS AVBC tf CSi. 



n $st Si facile et si commode de douter de tout. 

(CoaooacxT.) 

Ji est plus difficile pour lea nations que pour les 
individus de recootrer l*esUme de Icurs volsins, 
qoand elles Tont perdue. (Boistb.) 

/( est plus aisS (fdtre aage poor les autres que de 
r^tre pour soi-meme. (LAaocBEroucAOLD.) 



11 est moins dangereux de prendre un mauTals 
parti qie Me n^en prendre aocon. (FiNELoa.) 

N*est~il pas prifirMe de chcrcber les talents dans 
toutc une nation qse dans telle on telle autre clasae? 

(BoisteJ 

n est plus gloriwm ^ se Talnere soS-m^me qne tto 
Yalncro les autres. (Scudket^ 



Dans le premier num6ro de cettc section, on a vu que certains adjectifs cxigeaient 
la pr^osltion i. Le present numOro nous apprend cependant que tout adljeciif cons- 
tmil avec U et^ appeilo^iprte tui la proposition 4ie. 

BXEnaCE PffnASJtOLOCfQVE. 



n ait %»M «c Ihira te kiM. 
n •« «ai4abl« d« v^teadra jm^r 
U Ml •harmant d'etre rirb« at puitMBt. 
U Ml a4nMiir« d'ttudicr 



n art dfl« a* iMailr ^aar aen 
II Mt aflr d« M *«ir •n^prM. 
II cit Btite de Yoyifer. 
11 c«t iajutte d« tjranoiMr les 



C«< ) 



^-m^o N*" CXXXIX. <»«t^^ 



IIVBSTAJiTIFS PREGKDBS DB OBUX ADJECTIF8 DEMANDANT APRto BUX DBS PEtoOfllTIONI 

D1PPBEBNTB8. 



OpkeoBt Wlltf^t cAtff I fifl famine 

(GlBAOLT-DOYlVlBA.) 



. La rellgloB esl n^MMoIra etnofurdra i 

I (Aaoaiiu*) 



Un substantif peut 6tre acco16 a deux adjeciirs, pourvu que les rapports qui les 
lient soient exprim^s par la m^me preposUion, ou , ce qui est la m^mechose, pourvu 
que ces adjecti£s demandent apr^ eux la d. *^n[ic preposition : Ce pire est utile et cher 
d iafandlle, Cetle phrase est correctc, parce s ^ les adjectifs utile et cher exigent La pro- 
position it; on dit utile d, cher d, Mais on ne pourrait pas dirf : Cet homme est utile et 
CBtRi de safamille , parce que utile el chiri nc veuient pas la mCme prt^position ; dans ce 
cas, ii faut faire suivre chaque adjeciif do la preposition qui lui convient, et dire : Cet 
homme est utile a sa/amille et en est cutM. 

.mm» N" CXL. awN^ 

ADJBCTIFS QUI ONT QUELQUB RESSEMBLANCE , MAIS DONT LA SIQNIPICATION B8T 

DIPFERENTB. 



1^ d^essd des bote n'esl pas ti matinaU. 

(La Fontairi.) 



I^M coqs, lOi dlsait-U, ont beaa chanter matin, 
Jc suls plus matiMux encore. 

{La Fmitamb.) 



11 Taut bien se garder de confondre certains adjectifs qui ont un air dc resseiDblanoe. 
mais dont la signification est loul-a-fait differente. 



EXERCICE PHRASMOLOGIQUE. 



COMSOMMi , 
COSVTIEO 

MATIHAL , 

MONACAL, 

OlSIf, 

tLUTIALlS, 
iVnMAVESQOI , 



BigniDc achev^, accompU i le ^ime , \ coaauMi, 
4e eaerifice est co?isomms^ e*esi una 
affai re consc %! m e e . | 

qui n'a pas d'intcrruption : b€use con- | contihdxl, 

TIHUK, /tevra CONTINUE. I 

qui 8*est levd matin. En poibie^ ai*be matiriux, 
MATI.1ALS , fraicheur matinali. 

qni tient du moine : ton, chant mora- ; itoKAsriQUi , 

CAL. I 

Sans occupation guivie ou moman- oimvx, 
tan^. I 

provcnantdes plules : eaux pluvialis. pluvibux , 

esprit, style, loumure komaxesquk. ' roma:<tique 



noVemplole qu'aree VidAe de deatroo* 
tlon : eel idifice a 4t4 comsjivii par 
lefeu, 

qui n unc durde indite d'intervidlM t 
pluies cojrriMUELLEfl, plaintes coir- 

TI.NUELLBS. 

qui est dans I'habitudc de so lem 
matin. 

qui tient du monast^rc : habit , vit 

ditcipline , vcmx monastiqubs. 
vieoisEusB, go^t oiSKUX, occupation 

OlSBUSB. 

abondant en pluic. 

tin site , une vnlle'e, un coteau, un 
paysatje roma?itiqub. 



(2-5) 



•TOMACAL, qnl fortlflo reslomac. Stomaehiq^$$ 
t'emplole amsi dans ce sens. 

auLnraiux^ plein de soufrc. 

se dit des animaax. 

f laumnc, se dit des animaux. 



8T0M Aca iQui , terme d'anatmnle, qui appai Uent & I'es- 
tomac, f^Hnet sToiiACHiQirts. 

suLFURiQui, obtena par la oontblnalson da aoufre 

arec d'aotres bases. 
Tixisioz no se dit qne des T^^nx i met yi- 

niffiux. 



HoTA. II y a encore: tlhotiU el effronU; Sminent el imminent; ennuymt el amuyeux^ 
(drtunS el riche ; membri el membru; mousseux el mauuu; ombrageux el ambreux; panani 
el passager; stmrd^muei eisaurd'Ct^muel; capable el siuceptible; consequent (A) et conside- 
rable, eic, eic. Voir les diclionnaires de synonymes. 



ADJBCTIF8 COirVBIfANT LBS UlfS AUX PBR801V1VBS LBS AUTEB8 AUZ GHOSBS. 



MIX PSRSOHRIS. 

8a pcrle est si grande qu*a n'en est pas cmuolable, 

(AcadImie.) 

Une cireonstance linaglnalre qne nous ajoutons k 
nosallUcUons, c*csl dc crolrcque nous serons incon- 

SOlabUs. (FOHTISILLI.) 



ADX CROSIS. 

C*cst une dfylorabU gloirs que ceBe dont les en- 
nemis ont le profit. (Boisti.) 

On n'a gudre de ddfauts qui ne soient plus pardtm- 
nablei que les mcyens que I'on cmploic pour lea ca- 
cher. (LAiocairoucAULD.) . 



11 esl des adjeciifs qui conviennenl exclusivemeniauxpersonnes, comme consolable, 
inconsolable, ct d'aulres qui ne peuvent s*appliquer qu*aux choses, tels qua pardon- 
nable, dSplorable, etc. Gependanl Racine a dit un prince deplorable : Vous voyez devant 
jous un prince deplorable. 

Observation. — Les adjeciifs qui dcrivent des verbcs, comme pardonnable, consolablc 
form^ de pardonner, cl de consoler, se disenl des pcrsonnes el des choscs, selon que 
les verbes, d'oCi ils derivenl onl pour regime direct un nom de personne ou un nom de 
chose. Gomme on ne d:l pas pardonner quelqu'un, consoler quelque chose, il en r^ulte 
qu'on ne saurait dire que quelqu'un est pardonnable, ni que quelque chose est cotisolable. 



EXERCICE PnnASEOLOGIQVE. 



TcnoM Ineomolabl*. 



Tempt 4«plonbl«. 
Faut« pBraonnaM* 



H*mm« IstomctBt. 
H(Mnni« lampiraat. 



Tr4Mr iMrtfanabia 



vu%i#e 



I) CoUin-d'HarleTille , dans sa comddic des Mmurs dujour, a signal^ le ridicule du root 
' emplole poor consid&abU, de comeqaenee, parce qn*il est plus court : 

BASsrr. 

Voire domalne est-Il cons^nent? 
roRMoxT. Coni^quent! 

BASSET. 

Considerable? Eh oul, c'est clalr. 
rcEMONT (avec malice). 
En TexpUquaot. 



que le 



(»W) 
.MHM3 N« CXLII. B«H*.. 



irODinrATIO?IS QVI SUBISSBMT lis ADJBCTIFS pour BZPRIHBB lbs DITBBS MQBltS DE 
SlGNinGATION OU DB QUALIPICATION. 



l** MMli. — rOSITIP. 

G'est on homme menu, (AcadIxii.) ^ 

3« BlOli. — OOMPAIATIP. 

Ce n'est pas Ctre petit cpie d'etre moindr$ qa'an grand. (Soisn.) 

I* Bieii. — SDPBILATir. 

Gette fante est minim§ on m^^mtfifffme. (AcABisiiB.) 

En disant : Cest un homme menu, je ne fais qu'inoncer simplement la mani^re d'^ire 
de rhomme; mais si jc dis : Get homme est moindrb fus vous, cetlefmae est miihxe, 
mifUTissiMEy les adjectifs moindre, minhne^ mmutUime , outre Tid^e fondamentale de 
qualification, expriment una id6e accessoire decomparaison, soiten plus, soiten moins, 
OU de la quality port6e au plus haut ou au moindre degri. En eflel, momdre signifie 
plus menu ou plus petit; mmime ou nunutissime, tr^-menu ou trte-petit. 

Quand la qualities! simplement inoncee, commedans : Un homme menUy unefemme 
menue, le degr^ de signification 8*appelle posidfy parce qu'alors Tadjectif exprime la 
quality d'une mani^re positive, c*est-^-dire sans aucun rapport de comparaison. 

Lorsquala quality esttoonc6eavec comparaison en plus ouen moins, comme quand 
on die : Ce iCezt pas itre peUt que dUtre moindre qu*un grand, le degrS de signification 
s'appelle eomparadf. 

Si la quality est inonc^e h un tr6s-haut degri de superiority ou d'inr6riorite , 
comme dans cettefaute est minimb ou minutissime, le degr^ de signification re^oit le 
nom de superlatif, 

Un trte-petit nombre d'adjeclifs en frangais expriment par eux-m^mes, c'est-li-dire 
par le moyen de leurs finales, les trois degres, dits posidf, comparatif, superlatif. De 
fait, nous n*avons que trois mots qui aient.le sens et la forme de comparatifs; ce sent : 

Moindre, c*est-ii-dire plus mefiu ou plus pedt, 

Meiiteiif \ 

Pht i^* "® d^rivent d'aucun adjectif connu; 

car, quoiqu'ils aient le sens de plus bon et de plus mauvais, ni bon ni mauvais n*entre 
dans leur composition. 
En faits de superlaiifs, nous avons : 

Ampils8lnie (trts-ample). ExccllenUMlme (trts-exeellent). 

Belltssime (trts-bean). MobiU&sIme (trts-nobleV 

Caailnlme (tr^s^lalr). SaYanUseime (trte-MYaol^ 

Corpulenllsslme (tr^s-corpulenr;. PolvflanUulme (trftf-ponsant). 

Eminentissimo tr^s^mlncnl). Fld^UasIme (trto-fldde). 

30 



Foarbisslme (tris-fourbe). lUastiisslme (tr^lllustre}. 

G^n^raliBflline (trte-grand g^ndral}. Prudentiuime (trte-pnideDt), 

GrandisBlme (tres-gnmd). RtrlMtane {It^mm). 

HabUiMlme (trts-iiaolie>. Vi^ilflaline (trte-vrai). 

IgnoraatlBsime (trte-lgnonat). S^r^nisslme (trts-seretii). 

PetiUttime (trte-fetlt). ParvuliBsime (tro-peUtj. 

II est vrai que dans le discours famiiier on ne se fait point faute de ces formes, 
lorsqu*on a cette idee a peindre, et Ton ne craint point d'en creer, selon le besoin. 

Nous allons voir de quelle mani^re on exprime ces idees accessoires de comparaison 
ou de la quality port^e au plus haut ou au moindre dogr^. 

% 

N' CXLIII. csttHc^e.^ 

DO COHPARATIF. 



i. — DV COMPAULTIF D*iGALlTi. 

L'AImaiBe «t oiittf peopUe que la Fhnoe. I Aieo ne dolt 6kre $i eacr^ aux bommes quo la kfti 

(VoLTAMi.} I desUa6es k les reodre boos, sages et heureiix. 

2. — 00 caoMPAaiTir A'lifitioiiri* 

Ma s^fAn TOOi aaralt moin$ chdre que ma Tie. i Le nauyrage et la mort sont tnoins funeBtes qw 

(RAairi.) \ lei pklain *qoi lAtaqneDl U t«Ui« 

1 (FiaiLoaO 

3. — • 00 COMPAaATlF 01 supiaioiiTi. 

Lea actiooB Bont jrtut slnoireB que les parolea. ■ La pled do cerfeat miMuc fUt que oelnl du boof. 
(M^*« 01 ScDoiiT.) I (Buf ruv.; 

Le comparatif s'exprime, comme on le voit, par les adverbes must, autantj rrmns, 
plus, mieux, que Ton place devant les adjectifs; et, selon que la comparaison pr6sente 
rid6e d'igalUi, de tupMariU ou dlnferioriti, le comparatif est lui-m£me appd^ com- 
paratif (TigatiU, de mperiorili, XinfMoriU. 

■ - -■.D^w N' CXLIV. 

DU SUPERI^ATIF. 



ou StIPKRLATIF ABBOLU. 



Ge D*est pas dans un moment d'une Amotion f res- 
Tire que Ton joolt leplus de ses sentiments. 

(GaATBAOBRIAHO.) 

U 4tait exlraordmairtfnmt rlehe. 

(AcAoimi.) 



II y a i la vUle, conuDe aillenn, da firt sottes geos. 

(La BtOTEBB.) 

ie trouTe que le ehAteau de Grfgnan est parfait^ 
m«nf beau. (M"** ov SivicHi.) 



(»5) 



ie tma pile de crofare qa»)e ne tonge ^'iivot, 
et aue vous m'^tes exlrimemefif chdre. 

(H— DB SsTICRi.) 



Lm ii^Amiif pdfts ont na 



(VOLTAUB ) 



J>0 SnPllLATIF BlLATIf • 



C'cst k mttUeur do toiis lea horomes. 

(ACAOIMIB.) 

l^ piT9 des Mtes est le tyran, parrai les animaax 
faavages ; et parmi les anlmaax domcstiques, c'est 
lo flatteur. (Makmohth.) 



IiapmbMraoannaillfpiiiifOrdetoas lesieiw 
menu. (M** Mbghu.) 

Un blenfait re^n est la plut sacr^e de toules les 
deltes. (/rf.) 

let plut JustesressenClments dolTent c^der an re 
pentJr. (PairiyTO 



Le tuper^oijf s'exprime au moyen des adverbes tri$,fort, extratmUnairefnent, poffaHe^ 
menty extrSmement, infiniment, le plus, le moins, le meilleur, le pire, le moindre. 

Si le superlatif exprime une idie dAcomparaiion, comme dans la devxiteie sfrie dei 
exemples cilte, on I'appelle suptrlaUf relati/'; on le nomme sk^pertiuif abtobi^ locsqo'il 
n'y a pas de comparaison, ainsi que dans la premiere s^ri. 



»-NM» N° CXLV. 



oas MOTS azPEiHAiiT FAR auz-H^Mas una loia hm scpiaioaiTA ou o'lmraaioaiTi* 



aULLIUB* 



n n'eal mHUwr ami nl pueDt 400 soUnlmB. 

(La FOHTAIHl.) 

Le tniTidJ est one m$iU$ur$ ressouree eontre I'ea- 
nul que Ics plaislrs. (T«obi«s«) 



GerttfneflHDl l ^l htoMB ne lena pas les honunes 
m§ilUurt, (Voltairi.) 

Un ton poll rend les bonnes ralsons meiUeures, 
at latt imumtIbh maatalses. 

(Gbatiaubriabd.) 



Le remMe parfols est pirg que le mal. 

(LmoBLi.) 

La eondStton te hommes senlt plrt qae eelle des 
bites, al la sollde ptailosophle et la religion ne les sou- 
tenalcni. (FimLoa.) 



Les hommes seraient peat-^tse fires, s'lls ko- 
oaient A manqner de censeuia. 

(La BtuTiii.) 

L*tnaction ct la langnenr 
Sont pires que Torage. 

(NlTIlHAlS.) 



Meiaaaa. 



Ce n'ast pas dtra peUt que d*Atre moindre qu'nn 
grand. (Boistb.) 

Ma honta 00 sendt aioindra, alnsl que votre crime. 

(RAcnix.) 



Sans Implorer des rois moindres que tous. 

(Racih.) 

A de moindres f ureors ]e n*al pas dti m'attendift. 

Ud.) 



MS, MIIUX. 



(Test no homme rara eelul qui na peat Irire pis 
que de aa tromper. (Fobtibxllb.) 



On DB Wt rtea de misum qae le Men. 

(BilBUXL^ 



Nous n'awnai dans notre langue, que cinq mots qui exprimeftl par euM-«6iaes une 



(M6) 

id^e de comparaison ; ce sont : meiUmtf pire, momdre, fni, mieux^ qui signifieot pins 
ban, plus mauvais, plus pelit, plus mal, plus bien. Le tableau qui pr^c&de nous fall con- 
naltre les auires particularity relatives h chacun de ces mots. 

Plus ban et plus bien ne se disent pas; ma is on peut employer plus pedt, plus mauvah 
ou plus miekant et plus mal^ au lieu de momdrej pire et pis. Les citations suivantes le 
prouYent ^videmment : 



Gette piitendae ^mulatlon^ inspir^e anx eofants , 
les rend pour toute Icur Tie Intolerants, Tains^ chan- 
goants ao moindrs bUme ou aa pluf petit 61oge d'un 
Ineonnu. (BianARDiii oi St-Piirri.) 

11 ^tand aes solos Jnaqn'an moindrs de aes domea- 
Uqnes. (Bossuit.) 



On a Bouvent besoin d'on plut petit que aoL 
(La Fobtami.) 
Est-Il Tral que nous aoyons plus mSehmOs qmt i 
I'italeot noa p^ ? (Limau.) 

Le pHuM petit d'entre dm diielplea. 

Qikwuuiam.) 



Gepandant il y a une difKrencc entre plus petit et mobutre. 

Plus petit se dit des choses qui se mesurent : Ma eoudne est plus PBrrrs que sa 



Mobidre se dit des choses qui s*iyaluent : Ixt ■quidrk diffieulti vcns arriu; le moindrb 
bruU vcns iUmne. 



C«n> pelra Ml ■•illMirt qiM.. 
Cm mmIom Mat aatOcon qoc. . 

wM psfra ■Ml MsiUMifM ^ira> • 



EXEMiCE PHRASiOLOGiQUE, 

Ct MTMNM Ml pIM fM*** 

GM«aftatiM«lpifM an.* 
Cam teta Ml pirn qM.. 
Cm iduMi Mat pira fit^. 



T«lrt SmUmu m mm wulnirm 

Pot MU B MR PM MMBvM ^WS««a 

&crdr« da rnomdM* mi-vwm ^— t^ 
Cm f{i»tt Mat MoMffM fit... 



r CXLVL B9MN.-« 



ffOBKATIOlf MS SUPKmLATira. 



Le falble est desUn^ poor senrlr la pltt« fort. 

(VOLTAIRK.) 

Des amants les mieux falts et les plus Tertaeox, 
Une fllle k seise ans souflk^ k peine les tocux. 

(BouasAULT.) 

La distinction la mains expos^e k Tenrie est celie 
qui vient d'une longae suite d'ancdtres. 

(FlHXLOR.) 



Cost U maAIaur de tous les hommes. 

(AcAsiniK.) 

La pire des b^tes est le tyran, panni lea anlmaoi 
sauvages ; et parmi les animaux domeaUqnes , c'est 
le flaUeur. (MAaMONT&u) 

Le ttooln le plus vil et les maindres daitte. 
Nous montrentquelquefols de gnindes TMtds. 

(VoLTAiaa.) 



Le superlatir, comme on voit, sc forme en faisant pr^c^der plus, mieux, moins oa 
meilleurf pire, moindre, de le, la, les. Ces mots peuvent 6tre 6galement pr^c^dfe des ad- 
jectifs possessifs man, ma, mes, notre^ vatre, leur^ etc. C'est mon heilleur ami, ce sont tos 
■EiLLEURS parents. 

SXEECiCE PHRASiOLOGIQUS. 



I/a|Bmii Ml b plui deus 4m BBlnaoz. 

Tool AIM MOD |»lat MMitl •BMRlL 

C^tril U Mitm fill* d« mii t«mM 

VtoM Ml la fimUu k mttm «lo«fa»« du lalaU. 



Xi* ahlraMt h m«niMir Mnl d« IV wm «> 
■ Mb de«n4 dt mo meilltur ▼!■. 
C«tl Mm U fin dk vmu Im Iiommm. 



(»T ) 



N* CXLVII. 



MANlkABS D'KNONCKm UK 8UFBmi.ATIF ABLATIF. 



riBMlill MAMlill. 



Ub UflDbtt re^ ail la phu sacrie d$ toutu les 1 La probil6 reooonoe eft U plu$ i^r de tarn Us 
MtH. (M— NicMi.) 1 MwmmU. (ll»«Nicui.) 



Mitt. 



UjHuifgramdan eft de cacher I'art. 

(DiauotO 

let pUu brillofilM farttmu ae Talent pas aoa- 
eat lei peUtMMes qu'il unt poor les acqu^rlr. 

(LiaocHi.) 



Le$ pluff grandi maum flennent sourent de raboi 
de$ plut grands hiens. (Boisri.) 

L$s plus Just€$ rsumuimmit dolveat e^der an r&- 
pentlr. (PiiT^rO 



TROISliMI MAHlill. 



Im quaUUs Us plus hriUantes devlenaent ina- 
Ulet, loffBqu'ellca ne wut pas soatenuef par la force 
dacanoite. (Sisua.) 

L'lncertitade dei iriiiemeata trouble Us JauU- 
tancss Us phu jnirti. (LiTis.) 



L$s questionnsurs Us pHus impitayabUs soni let 
gens Tains et disoeuYris. 

(La RoGiifoocAULs.} 

Les jauUsaness UspUts douesi soot eeUes qui n'4- 
pnisent pas resp^rance. (Livis.) 



Ces exemples prouvent qu'il y a trois mani^res d*exprimer le superlatif relatif : 
1^ le plus sitr de Urns les sermenU; 2^ les plus briUantes fortunes; 3** les quaUUs Us plus 
briUantes. kV&gztA de cette dcrni^re forme, la r^p^tition de rariicle dovant Tadverbe 
de comparaison est indispensable. Ainsi dans ce vers de Moliftre : 

Mais ]e veux employer mes efforts plus polssantB, 

rexactitude demandait vms efforts les plus puissants. 

St Ton dit ^galement bien : Les fortunes Us plus briUantes ou Us plus briUantesfortunes^ 
c'est que Tadjectif se place devant ou aprds le substaatif : Une fortune briUanU, une 
briUante fortune; mais si radjeciif ne pouvait pr6c6der le substantif, sans blesser To- 
reille, alors la premiere mani^re serait seule employte : L'itre le plus foible a ausst 
i'mstbtctdela risUtance. (J.-J. Rousseau.) U serait choquant de dire:Le plus foible 
^tre,ete. 

Enfin y si i'adjectif, plac^ avant ou aprte le nom, lui donnaii un sens dlff6rent^ il fau- 
drait ayoir soin de ne pas employer une forme pour Tautre : L*uoiiiie lb plus HOMNfiiB 
^e la eour n'est pas taujous lb plus HOMNfiTE uomme du monde. (D*Alembert.) 



S^bMutraadMOnn. 



EXERCiCE PBRASiOlOGIQUE. 



L» baatlm* U pnu ardcnl. 
La MBMilar 1« plui aTtuil*. 






L« pltu awMfk MOM 
La pltti piiimai mm 
I^ plua Mil m^m. 



(M8) 



" a » » wcg N° GXLVIII. «8ttNM. 



Ms, TAIVTAt variable, TANTAt invariable, AVANT lbs expressions COMPARATITl 

miwx^moim, BOivias B'trif ABJcaTip, d*vn vartigipe, etc. 



TARIABLB. 

Les romans sont Ics Uvrcs les plus agr^Ies, Us 
plus iiniTenellemeDt lus, et les plus uU\H. 

(BkrHARDIII OS ST-PltHRI.) 

...L'Snflexible airain de TAmo la plus dure, 
S'dbranle et g'amoUit aa cri de la oature. 

(Dk Billot.) 

Les FranQais sont les plus d eraindre : commc Hs 
aiment passionn^ment les femmes , fle aavent partout 
les tnt^resser k letin proJeU. 

(BiaHAiDM Di ST-Piiaak.) 

La ruse la mUux ourdie 
Peut nulre k son inTeoteur. 

(La FoNTAiai.) 

Des amants l$s mieux fails el Us plus Tertoeax , 
Une fllle h st^ize ans soufTrei peine les Yoeux; 
Son orguell en rebate autant qu*il s*en prdsente, 
EX tMt Inl panitt bto fuaBd allft ea a quaraateb 

(BODaSAOAT.) 

llprit cong^ d*eux en les embrassant, en leur fai- 
laat accepter les dlamants de son pays les mi9ux 
numtfy, (Voltaire.) 

Les coenrs nourris desang elde projets terribles, 
IHiDt pas tOHloun M leA ecBurs Us moins swiiblm. 

(GRiBlLLON.) 

Les peoples qui Tlvent de vigdtaux sunt, de tous 
les honunes, /m moins exposes aux maladies et aux 
passions. 

(BxanAioiii di St-Piiirk.) 



IHTAEIABLI. 

Nous avons Tattentlon d*ol&ir k nos dlYinltte !■ 
fleurs qui icursont U piu$ agri&XtUt. 

(BAaraiLKvr.) 
A r4)3 mots, dans les airs ic trait se (kit entendre; 
A Tendroit oil le monstre a la peau le plus f emlre^ 
II en ressent le coup, se sent ouvrir les flancs. 

(La FOVTAIBB.) 

Les animaux que Tbomme a le plus admires soal 
eenx qui LniMtpampaiUcipec da^sRiialure. 

(Burioa.) 

Geox qui seralcnt le mieux organisA ne feraieot- 
tts pas leurs nids , Icurs cellules on leurs coques d*noe 
manl^re plus solideP (BofroM.) 

Dans le temps oA nous Boaunes* 
L*on doit peu eompter sur las hommcSy 
Mdae tor ceux qu'on a le mieux servis* 

(Colli.) 

U ^t fort snrpris que les choses qnll STait le 
mieux aimees n'^talent pas eeUes qui ^talent le pha 
agrdables k ses yemu (BurFoa.) 

II y a on tow k dooaer 4 tool, mtoo aox choses 
qui en paralssent U moins suscepUbUs, 

(MOMTISqOIKV.) 

Les passions ofit nn Int^rM; qui fell qa*oo dolt s'ea 
d^fler, lors m^me qu'elles paralssent <e plus raiton- 
--'^'" (La Rochefoucauld.) 



D*apr5s ces exemples, rien de plus fteile qoe d« savoir qnand le doit subir toiu les 
accidents du genre et da nombre devant f?iui, moins, mieux, ou resler invariable. 
Toute la difficult^ reside dans le point de vue de resprii. Veul-on ^tablir une oompa- 
raison de superiority ou d*inf§riortt6 entro les mtoies personnes, entre les mtmes 
cho8es> qu'on se serve alors de k plus, les plusy Umoms^ lesmoms, etc. £a eBel» dans 
tous les exemples de la premiere colonne, si Ton dit«: Les Iwres les plus agreableSytAnu 
a plus dure, la ruse la mzeux etirdie^ etc., e*est po«r Les plus agreables de Umstes Umts, U 
plus dure de toutes les dmes , la nueux murdie de toutes les ruses^ ainsi que le prouve le 
dernier exemple de Bernardin de Saint- Pierre : Les peuples qiu vivmit de vSgiUuuc sitnt de 
tous les hommes les moins exposes, etc. La comparaison portant sur les m^mes oDjets, 
Tadjectif d^terminatif /e prend dds4ors le genre ei le nombre des substantifs auxquels 
il est joint. Mais Tarticle/e doit au contraire rester invariable, si, au lieu demodifier 
un subsianiif, tl modifie un adjectif ou un particlpe> et forme avec pAa, moms^ miemx. 



one expression adverbiale. En pareille circonstance , le fftus signtfie davmiktfiey ^est 
un abrege de : au plus haul pointy auplus hautdegri. 
Les phrases suivantes sont done incorrectes : 



n cstrare qne not eerffi portent plos de Ttagt o« 
Ttngt-deux andouillen, lore inline que leur t^te eit 
la ^Mf t>ette. (BurroM.) 



Munaii, Je staierai antoiir de la plene de bod 

fir^re» les fleure que tous almei Us mieux. 

(BiMARDiM SI Sr-PniM.) 



Grammaticalement, il edt fallu te pbu belle et le tmeux; mais on dolt pardonner k 
Buffon d'avoir dil la pita belUy le plus belle ^tant une expression qui r6pugne et qui 
dioque. Bans ce cas ii n'y a rien de mieux k faire que d'empJoyer un autre tour. 

EIEMOCE PERASMOLOGJQVE. 



Les nJii« MvanU en( «U !•■ plu raligicu. 

Bur la parti* !• pliM haatc. 

I«i piiM braoB Mot let plui ftUt. 

Let bcttet fcmmti Mml les pint raMiareUM. 

Dans laa BaeacnU Iti Biiaai ehoiiia. 

Let plot k erafn^ra aont lei plna t 

Laa ■miiBMiBi lei moiiM alavAaa. 



Ca«t qui ilaient le plui religteux 

Ckcs reus qoi tout le pliu haul plaaifc 

Lai plui beaux col M le elm fdtia. 

Lci bcUei feminei out Mv» pliu r 

Caiie qui a AM le mieux larri*. 

Daa f ia ri i n ii qvi 4taia«C la plu» aawrirttttai 

Gmb 4pi M MBl la SBMM agpli^yii. 



a N" CXLIX. e3«a«^« 



ADJECTIF8 aUSGSPTIBLES OV NGN SUSCBPTI0LB8 DE COMPAUAISON. 



SCSCKPTIBQB St COWPAIAISmr. 

Sms la hngue, en un inot, Finiteur le fpius dMn 
Est toi^ours, qaoi qu'il fasae, un m^chant dcrivaln. 

(BOILIAU.) 

Brj taflnicns est compt^ parml les plus exceUents 
nmages dont s'honore la icdne fran^ake. 

(GxomoY.) 

Fonlenelle fut rhomme le plus universel de son 
■««ie. (VoLTAiai.) 



sov susBipmLia^ 

Appnnds qse» dans lea lien, la problLd suprime 
Commande k sea tyrans, et lea Juge elle-m6me. 

(GRisasT.) 

(Test k nous de dianter, nous i qui ta reviles 
Tta daatea a'tonieflaf. 

(Racini.) 

Le dernier moment qui termlnera ma Tie ddcidera 
de mes deatintea immoruUes. 

(Massijllon.) 



i^es adjectifsqai expriment une quaIU4 absolue ne sont pas, dit GirauU-Duvivier^ 
susceptibles de comparaison > et ii ciie comme tels les suivants : divin, itemel, excels 
lent, extrime, mortelj immortel, immense^ impuni, intime, parfait, unique, universel, 
9uprime; mais comme on peul tr&s-biendlre^ d*aprte tes 6crivains et TAcad^mie : le 
plus excellent, le plus divin, le plus immense, le plus intime, le plus par/cut, le plus unique^ U 
plus universel, il en rteulte qu'il n'y a qu'eUmel, immorul, supreme, immense, pr^ 
"tt^* etc., qui n'admettent point les degrds de comparaison en plus et en moins. 

£n efTet^ il y a une excellence, une perfection, une universality relatives, voilli pour* 
quoi les ^crivalns ne se font aucune difBcult6 de mettre ces adjectifs en comparaison : 



U boQ Bens est la faculty la plus exeeUente de 
' ^*n«n*. (La Rocai.) 



Le courage de I'eaprit, Inflniment plus rare que 
valenr. sanposa des veitus bienplus smirmUes. 



(WO) 



Image du oourtisan d'auliDt pluf parfaite. 

(La Bbutiri.) 

Cne erreur si stupide n'^talt pas seulenient la pltu 
univ9neU9, mais encore, ele. (Bossobt.) 



L$$ plus iublim$i espriU ont eux-mimes dei cd* 
drolU ftiUes. (VAmriaAictris.) 

Lu plug €»ctUenU ouvritn, 

(La Bautuk.) 



Quant ^ pfaa divin, on entend par Ik une quality qui approche datanlage de la per- 
fection que nous nous figurons dans les attributa de la Divinity : 



Rleo n'est piusdivin qae la morale du cfarisUa- 

(GBATBAVBaiAIB.) 



11 faot qjnte ]e declare k Archld^mus ce qui est en- 
cere plus divin. (DAQia.) 

Vauteurle pltu divin, c*est-9i-dire qui approche le plus de la Divinite. 

II y a des circonstances oik Texpression semble 8'6carter de I'ordre naiurel; maia ce 
8ont des d^licatesses qui 6chappent k ceux qui ne connaissent point les ressources de 
la langue. 11 n'y a niinfimU, ni hnpossibiliti relatives; cependant les phrases suivantes 
sont trte-bonnes : 



JeerolsmAme qa*en falsant mes lettres moins in- 
finies, Je voas Jetteral molns de peosto^ et moins 
d'envie d'y r^pondre* 

^-« Di Siriaai.) 



NoQ, cela est plos impossibU qae toob ne rim 
gines. (D'Albmbbit.) 



Cette excellente m^re, commele remarque M. Deasiaux, pouvait dire mohu tongue, 
mais que devenait le sentiment? Une chose me parait impossible sous quelques rap- 
ports; celui qui dteouvre encore plus de raisons d'impossibiltt^, la jugc pUu tmposs'dde 
que je ne puis le faire. La Rochefoucauld avait ses raisons pour dire : Uenvie est plus 
iRRficoMCiLiABLE que la home. 

Tout le monde passera condamnation sur la phrase suivante : La carrUre de rhisioire 
est cent friivujs imhense qu'elle ne FiiaU pour les anciens. (Voltaire.) Vasu 6tait le mot 
propre. 

Noua ne nous ^tendrons pas davantage sur cette mati^re. Ge que les grammairiens 
appellent eomj9arai^et«uper/af{^ seformant en g^n^ralau moyen des adverbes, c'est au 
chapitre qui traite de cette partie du diacours que nous entrerona dans tons les deve- 
loppements n^cessaires. 

DES ADJECTIFS DfiTERMINATIFS. 



N" CL. owNM* 



NATURE DBS ADJECTIFS DlftTBRKINATlfS. — DinNITION. 



Toyes ee papOion defaappi du tombeao. 

(Dblillb.) 

Ma main de quelque fleur esquiste la pelnture. 

(Gabtbl.) 



Dix tribos oat f ul la dtd saiote. 

(Ub FohtambbJ 

Tout homme a soo gr^ peut gouvcnicr le sort. 



(Wl ) 



Tarn enqtire s'dlaid da eoodiaiil k Ymaort, 

LeunMunx out redit tes dunMom oes oergcra . 

(La Habpi .) 

TVoit anlnuiix eo aiMette, 
Tiralent la pesanta charrette. 

(Almaraoi du Faiolutis.) 



Oba^ua penpla a sag lolg. 

(GiiNin^ 
Aw¥h chenln da fleun na eandult & la gloirc. 

(La FONTAIMI.) 

Oft I'osaga pr^vaot nulh ralson n'est boDne. 

(QUINAULT.) 

TaldeoUn'ast fort sonrent qo'un changement d*hsblts. 

(La F02ITAIMI.) 



On appelle adjectitzditerrmna^i tous les mots qui servent ^ d^termin'er les sabstan- 
lifs, c*e8t-l^-dire qui marquent, non les qualit^s physiques des objels, mats seulement 
€ertaines vaes de I'esprit^ ou les difiTSrents aspects sous lesqucls I'esprit consid^rele 
m^me mot : tels sont Umt, ckaque, nul, aucun^ quetque, un, deux^ troU, etc. ; mm, tna^ 
me$, etc.; ee, cette, ces^ etc. Dans les expressions taut homme^ nul hamme^ quetque 
homme, voire homme, cet hamme, etc., taut presente komme dans un sens g^n^ral affir- 
matif ; nul Tannonce dans un sens g^n^ral n^gatif; quelque !e pr6sente dans un sens 
particulier ind6tennin6; votre le montre associ^ h une id6e d'appnrtenance; ce marque 
unindividu d^termini qu'il met sous leayeux, ou le repr^sente a rimagination. et 
ainsi de suite. 

11 y a quatresortes d*adjectifs d^terminatifs : lesadjectirs dimanstraHfs ^ les adjeetift 
wanhvux, les adjectifs passessifs et les adjectifs mdiJhUi. 

r cll 

Dss AiuracTiff DtMONSTaaTira. 



Vo jei M papiHon Miapp^ da tombeaa ; 

Si mart nit on sominefl, et sa tombe nn bereeaa. 

(DlLlLLB.) 

... Cet admirable don, 
L'UHthiet, sans donte est loin de raoguste raisoo. 

(Id.) 



hk , e$tte Jeone plante. en vase dlsposde, 
Dans sa coape 61igaiite accueille la to&U, 

(DlULLI.) 

••• C$i honnean qoe le mlgalre admire 
R^TeUlent-HelesmortsanseiadesnumameiitiF ^ 

(SouLii.) 



Les mots ce^ eet, cetu, cet d^terminent les substantifs papUlon, don, plante, honneun, 
qo'ils pr^oMent. Ge sont done des adjectifs ditemunatifs. Mais ind^pendamment de 
oette propri6t^> ils sont signes d'une id^e accessoire, c*est-li-dire qu'ils servent k num^ 
tret les objets rcprdsentte par les substantifs auxquels ils sont joints. Aussi est-ce ponr 
ce motif que les grammairiensles appellent adjectifs dSmomtratifs. 

BXERCICE ANALYTIQVE. 



Otn$ iltte gnorMfe, amanta de la palx, 
ne pomtdt ga'ime planle & traTcn le«for6U. 

(GAiTIL.) 

CuIttTODe arant tout Mf T^gMaux fertllea, 

Qoi» ate dans net forfts, crotaent prte de nos Tines. 

(MO 
lere, loto ma d^ene, et r^^ands snrmes Ten 
GnpoMqnei fleun qpl ehannent I'milTen. 



Cet Mins d^lteleox , il ne les eonnalt pas, 
Lliomme qae la moUesse enlace dans sesbras. 

(CAsm.) 

Ctt air pnr, ett gaions, etttt Yoflte mobile, 
Ces tronca multlpU^ tiancds vers les clenx, . 
Id tout plaH au cenir, toot enchante les yeox. 

{id.) 

Vols ee Jeune ^glantler dont la fleor vient d'More. 

(MicaAva.) 

31 



(IM) 



.MHnes If CLII. 



AMWam P08SIMWS. 



Ma 



lap«faitiire. 



Sobri^U daos tooto elMMt, 
|ft>nami, e'eit Tart de Joolr. 

(Do TfttMBLAT.) 

JMm MM Mint slaete d'eftol. 

(J«.B. ROOSSBAU.) 

fbn empire t'^leod do ooodiaot 4 raorore. 

(Castil.) 

IVi yftaBMembeim Teao, Ui terre, les ain. 

Jto faUMH Mot oonrarts de rapnlMt tiMpna. 

(W.) 

De mm propre artifice od est sonvent Tictlme. 

(COLLIR d'HaRLKTILLI.) 

A fa toeatlon cheque ttie dolt r^pondre. 

(Fa. Di NiurcumAo*} 



n faat de f et amis endorer qnekpie i 

ilblr» fte eit WW BMlieo I 
tmettrelefeae'estfoUe. j 

Mn'Tei^fen eentBiiiBdleitz, nev teftiens mliacJea. 

Vtin flft^pfBw est nifmrflh ^ons.) 



Fa nudUes se romproat sous la eharge pesante. 

(Garsl.) 

IswrtHiryaieiitiemJovlBegricesde bod sda. 

(id.) 

iMirs fleun sniTent mes pas en rtofont ma Toe. 

lid.) 
Mmut flane est d6eli!r6y le sang rongit lenr mors. 

(MlCEACB.) 



Les mots mon, ma, meSf tan, ta, fer, eon* m, «ff^ imMT^, nos, voire, vos. Lew, leurt, sont 
des adjectifs d^tenninatifs. Mais ils expriment en outre une id6e accessoirc, celle de 
poisessUm, de ffropriiU. Pour d6nommer cette id^e accessoire, les grammairiens les 
appeilent adjeedfs posseuifs. 

Du moment oit la notion de propri6t£ a 6l6 introduite parmi les bommes, il esi 
ividenl c^ue la quality d'appartenir k tel ou tel BudiTidu, fut une chose essentielle i 
connaftre pour ehaciin ; et de 1^ les mots mm, ton, son, etc. Cea mots sont d^riv^s dei 
pronoms personnels. En eflbt, mon bras est pour te Bras db moi; ton enfanl est pour 
Venfant de toi; son chevaleBl pour le cheval de lux, etc. 



MXEBOCM AHALYTIQUM. 



SonUens ma fol ehancelanfe, 

Cette cralnte TigUante 
Qui fait praUqaer ta lor. 
IM sainte, loi desirable, 
1^ rlehesse est preferable 
A la rlchcBte de for, 
Et III dDiKevestpareiile 
An mM doot la Jene abell 
Oimpnse son cher tr^sor. 
Mais, sans U» elartto **V^ 
Qui peut Gonnaltre, seigneur^ 
Les tUblesees ^.gartes 
Dans les replls de $<m coBur? 
Mte^no! tes feux^roploesi 
Ylens m'alder A fair les Tices 



Qoi s'attachcnt 4 met 

Gem f|ae Je Tab dana 
Et ceni que Je n'y vols pas. 

8r de Uur trlste esdarage 
Tu Tiens d^ger mtt sens, 
SI tuddtrolatovrounage, 
JAf Jenv sepont hmocentb. 
Tlral pniser, sur ta trace, 
Dans lea "Mne^dategi*ae|« 
Et, de ffaeaexabieiivd, 
JMa gloire fera eonnaltre 
Que le Dieu qiul m'a fait naitce 
Est le Dien qni m'a saiifd. 

(1.-B. RoussiAU.) 



(243 ) 



3 NVCXIU. fiwm.- 



DI8 AAJBCTin NUUEEAUX. 



ADlICTin CAIMMAOI. 



Quatre cftatt dit« deax parts, anhn^s par la gioire* 
Saiw fiivoir ni poarqaol, ni comment, 
Se Toot tner tout bonncment. 

(AOBIIT.) 

Depols folxonftfans on Fran^alB, 
EtodiBnt toajoars avec succ^«, 
Vh«ttaiix dumps coame uo nal aoUtalra^ 

(IiiMvr.) 

Depols quntn-ningits ans, de tout 1e Tolslnage, 
On Tenalt ^eonler et svlfre ms avis. 

(FtoaiAA.) 



OnpemallerAIae^l^brittf 
Par milU rootea dilKreatoa. 

(FAMUSTEa.} 

De e^nr plaintes Importunea 

Toua les joura (</} fatiguait les dleux. 

(Lahottk.) 
... ZHar triboa ont fui la citd aalnte. 

(FONTAIVES.) 

Deuw vraia amia TivateBt au MonomoUpa. 
(La Fortauk.) 



AOJiciirs oaoiHAux. 



be quators{Sm$ allele anit produit deux rata , 

A longue queue, k grand corsage, 
Friaoda aa dernier point, admlrablement gras. 

(Almaaaci dsb Fabulistis.) 
II prendle pramiar ate, le aao du rang supreme. 

(Lamottb.) 



n 7 a trola choses qui rendent one Ame ^clairie i 
le recneUlemcnt, rhumiUWet la charity. lAprcmUn 
emp^ehe ks t^oibres; la $eeand9 atUre la lumiere; 
la troisiiau lea produit. (Fi.£cbiiiu) 



Les moUiM, deuxy trots, quatrey cinq ^premier, second^ iromeme^ quatrieme^ cin- 
qtiieme, etc., soot des adjectifs d^lermioatirs; mais Tid^e accessoire quits expriment 
est ceUe d'indiquer ua nombre precis, d^lermin^. G'est cette id^e qui les a fait nomiDcr 
adjectifs numeraux. 

On en distingue de deux sortes : les adjectifs de nombre cardinauz et les adjectifs de 
nombre ordinaux. 

Les adjectifs de nombre cardinaux servent h marquer la quantity des personnes ou 
des choses, et r^pondent k cette question : combien y en a-M7?ce sont un^ deux, trois, 
quatrCy vingt, soixante, etc. 

Les adjectifs de nombre (»rdinaux d^lermineiit les noms des personnes et des choses, 
sous le rapport de I'ordre et du rang qu^elles oceupent entre elles; telles sont; pre- 
mier, second ou deuxieme, troisieme^ quatrieme, etc. 

E1EBCIC& ANALYTIQUM. 



Dsusf aflfette filent mleox qu'u na. 

(La FoiTAiBi.} 

f^in^t fois lur le mAler remeUea votre ouTraga. 

^ILBAU.) 

11 7 a troU chosea que la plupart des femmes Jettent 
{)arla fenttre, leur temps, lour Bant6 ct leur argent. 
(M«* GiorraiB.) 



En Tlvant continuellemeal ensemble, on sc d6- 
couvrc muluellement milU petUs dcfauts dont (nne 
se doulait paa. (!!■' Riccoboni.) 

Tout un peuple k la fola ^loa de toutca parts, 
Dte le huitime Jour fourmille k yoa regards. 

(ROSSET.) 

PhiUppe mourut dans sa soixantieme annee. 
(Anquetil.) 



(M4) 



.■♦♦#» <iH i iWC[ N' CLIVt e OKWti '^ 



DBS AMKCTin lllDBnillS. 



Ou Vonnpiivaiit, imII^ nison n'eil bonne. 

(QUWAUIT.) 

... lbiif# trditaon est Indlgne et baibarc. 

(VOLTAIII.) 

Tour bomme 4 son gi4 peut gouyerner le sort. 

(DOCHB.) 

Maim roeher <cnisc, en tombent^ 

Jfiitof pbllosopbe qui ralsonne. (Aubiit.) 

Chaqu9 people a ses lols. (CBiniii.) 

Quelle m6re 

Prdtel perdbre son flls, penile voirct bc UUreP 

(VoLTAIII.) 



QueiquB soln qnll sedonne, et ^Mlgueblen quH fasse 
Quel minlstre est almd pendant qn*Il est en place? 

(BODUAULT.) 

. . ,C§rtain$ prdjng^, soote ayee le lalt, 
DeTlcnnent nos tyrans Josqne dans la yleilJesse. 

(GlERIKa.) 

PluiUun bommes Talent mienx, et beaacoap 
plus Talent mobis qulls ne paraissent. 

(BOISTS.) 

Aueun cbenUn de Oeors ne eondult k la gloire. 

(La FoffTAMB.) 

Tel denll n'est fort soQTentqn'nn cbangemcnt dliablts. 



Lcs mots tel, queique, plmieurs, chaque^ certain, toui^ awm, nul^ maintj sont des 
adj-eciifs d6terminaiifS) qui indiquent que le substantif est appliqu^ a un nombre 
vngue^ indilermnip indefini d'individus; c'est pour cette raison qu*on les appelle adjectifs 
itrdetermhiis ou indefinU. 

Quelques grammairieDS pensent qu'il n*y a point d'adjeciifs diterminaiirs ndifam. 
lis considerent comme adjectifs nusi£raux, queique, pluiieurt, nuuniy mU, etc. , paroe 
que ces mots cxprimenl une id^ de quantity; et comme adjectifs qualiGcatifs les mots 
quelf quelconque, qui expriment une quality ind6termin£c; tel, qui indique une idde de 
similitude : Tel pkre^ teljiis; ct m^e, qui marque une id6e d'identit6 : Ceit eet homnia 
tnStne, 



BXEKCiCE ANALYTiQVB. 



Qud ytn de son sang se plait k se priTer? 

(Raciks.) 

QuelqMi charmes d*abord qne la Tengeance ^ta]e« 
Songei qn'l ses antenrs eUe est toi^onrs fatale. 

(La Fosst.} 

CMgiM metier a son apprentltsage ; 
Riende molns gal qne les eonunencements. 

(LoMiAis SI Laigbis.i 



Que de gens Icl-bas semblent Thnre au basard 1 
2Vtil soln de I'aTenlr, Jamais de prdroyanee. 

(Stassait.) 

Tout £tre sage se contente 
Do son ^tat, et supporte ses manx, 
Poisqu'll ne pent ehanger son existence. 

(Haumomt.) 

premiers mouTemenls d*une aTOugle oolftrot 
De fuel long repenttr n'^tes-TOUs pas snlTta I 

(Fa. SI NiurciAnav.) 



EMPLOl ET SYNTAXE 

DES ADJECTIFS D^TERMINATIFS. 



AA1CCTIF8 DiMONSTBATIFS. 
OtHIl BT HOHBII. 

SINGUUER. 



MASGULIH. 

Vojtt CB papiiian MamfA dn tombeaa ; 

St mort ftit uo sommeU, et sa tombe an bcroean. 

(DtLILLB.) 

. • . A ce mot, e0 Mrot explr^. 
If a USmA dans mes bras qa'ua corps dJagiii^. 

OAaciii.) 

C'mI to fruit da Toba, de c«l ari^t si grand, 
Qo'an cliovalaa galop met toqloars en courant 
Gent ansi sortirdo son ooibre. 

(Y. Hooo.) 

Imaginatioo, fde actira et l^ire , 
Part, et d'uo toI bardi, pareoars e«l himitphirB, 

(Gastil.) 



riMiHiR. 

Voyes cef/« moticAe qui lult d'uoe elaiid tern- 
Malile k cellc de la lane ; cUe porte avee die le rbare 
qai dolt la guidcr. (AiMi-MiaTiii.) 

Cost TaioTille : on le volt, au nom de la patrie, 
Goovier aux forfails eette horde flctrie 
D'assatslns, Jages k leor tour. 

(V. Huco.) 

Un ricbemarthandaltle ehiea d*an malheareax; 
CttU ofre rainigea : « Dans mon desUn fuoeste. 
Qui m'almera, dit-il, si mon eblen ne me reste P • 

(DiULLI.) 

((al toos a pn plongcr daos eetti humeur chagrins r 
A-t-oo par qaelque edit rdform^ la colslne P 

(BOILKAU.} 



PLUBIKL. 



G*est U, pris de ees imir«, par le llerro vlelllit, 
Soot CM ormes, ee§ ifk^ aa lagobre feuillage, 
Dant e«f HUtms ^troits, que les morts du Tillage 
D'an dterncl repot dorment ensevells. 

(J.'B.-A.Soiiui.) 
Get eoeens, cat Aoimaiira, que le ynlgalre admire, 
R^elileat4]t let morts au sein des monuments P 

. • • Sont-ce lA ees grands cosors, 
Cm k4ro$ qa'Albe et Roma ont prlt pour ddfensears? 

(CoanuLLi.) 



ttemll^, n^nt, pass^, sombres abimes, 
Qoe faites-Tous des Joors que tons englootisseiP 
Parlei : nont rendre»-Tout cm exUuti tublimet 
Que TOOS nous rtTisses P 

(LAMAITIHf.) 

A eu heures de Jole^ k ees Hants destins , 
De Tos Jours n^bulenx opposes les chagrins. 

(Gastil.) 

Cm haies de chdvre-feuilles , de frambolsiers, de 
groselllers et do iilas , sont toutes Terdoyantes de 
feuUles, de boutons et de fleurs. 

(BEtNAiaiH at Saikt-Piiiib.) 



Ce tableau nous apprend quo les adjectifs demonsiraiifs oni trois formes au 
singulier; 

Deux pour le masculin : ce, qui se place devant tout mot commengant par consonnc 
ou par h aspir^ : ce papUUmf ce hiros; cet, qu'on met devant les mots ayant une 
voyelle pour initiale, ou un h muet : Celarbre, cethinutplUre(\) ; 



(f) On dit cependant ct qui ttf HmfMU\ ci oni iigMA9T\ cm ax Ml mal fait, eomma on dit la onl #1 it 
«0f»« U oust. It iffi. 



(M6) 

El une seule pour le Kminin, qui est cetu : ceUe viej cetu horde, etite offre, ceue humeur. 

Le pluriel, lanl pour le masculin que pour le f(§inmin, n*a 6galcineni qu*une forme 
unique : ee$, qui S6 joint Si tous les noms, quelle que soil d*aillcurs leur lettre initiale: 
Ces mun, ee$ ormet^ ces hiroK ces honncurt, cet platnes, ces extases, cet haiet, eet heures. 

EXBRCICB PHRASiOLOGIOVE. 



C« P«jt»ff«. 


Cm f ■7««C*« 


Cctta prftirit. 


Cm i»r«JrlM. 


Ct lleot». 


Cm fl«arM. 


Cette rost 


C«t rott*. 


0« vaU«B> 


Cm TAlloaB. 



C«tarbf« 

C«t«tMf. 

CMVtl. 
CM ailUl 

GtlM«f« 



Cc* srVres. 
Cmt 4t«rfs. 

C«i 1101*. 

C«l ttlNf *l. 



C» kf in*ta. 


Cm baoiAMCK. 


Ct baDDcl«n 




CMU barmobts. 


C«a hftimonies. 


Catla lit^U9. 


C*. h4r4aiM. 


Ccttobaia. 


Cm haiM. 



-™***Kia T CLVI. vaam^ 



€$ 8UIYI Dl Ci OU LC Id. 



Of. 

f> mon^^^i n*est qu*ane loterie 

De blens, de rangi, de dlgnttdt , de drolta ; 

Brignte Bam Utre et r6pandu8 sans eholx. 

(VOLTAnt.} 

CartaiDeflUe ud pea trop Aire 

Mtendalt trouver un marl, 
Jene. blen fait ct be aa, d'agr^ablo maslhe , 
Point frofdet point }aioux : notes eat deux points-ci. 
, (La FoiiTAiifi.) 

Ctiit vie-ci o'est qu'un songe. 

(VOLTAIRB.) 



Lonqa'oD lul repr^aentalt (i 'Napotfoo] one 
Impossible, 11 pr^tendalt qoo ce mot4d n'^lait paa 
fran^. (Sat.) 

• . . Que de d^fauts eOe a , 
Cette Jeonease ! on I'alme avee en difauttAA. 

(DVFRESllT.) 

Ton tramear est, Catherine, 
IHqs aigre qu'un cHron Tcrt..... 

Tontes lea Catherines ne aont heoreuaemeDt paa de 
caffe hum»AT'id. (Aoadlt.) 



Quelquefois on ajoute d ou /d au substantif pr6c6d6 de ce^ cet, cetu, eet, coinme cet 
homme-d, cet homms^d; eetie femme^, ceMs femme^f etc. Ces expressions soot un 
abr^g^ de get komme qui est icx, cbt liomme qui est ljl; cktte femme qui est ici, C£ttb 
femme qui est la , eic. 

Les particules eitl Ut ne font alors, comma on le voit, qu'exprimer, par ellipse, une 
phrase iQcidente, une circonslance ou de lieu ou de temps, et le plus ou moins de 
proximity rtelle ou id^ie de Tobjet en question. 

Celieu-ci^cetempS'Cif cemmde-ciy indiquent le lieu, le temps, le monde ot Ton se 
trouve au moment oCi Ton parle. Ce lieu-Lk, ce temps-Lx, ce monde^Lx, d6signent le lieu • 
ie tMDpe, le monde o£i Ton n'est point. 

Beaucoup de personnes font la faute de dire: Cet homme-ici, ce mofnefit-ict; et du 
temps deVaugelas, tout Paris disait : Cet homme-ciy cetemps-ci; mais la plus grande 
partie dela cour disait : Cet homme-ici, ce temps-ici, et Vaugelas lui-m^me 6tait pour celie 
fafon de parlcr. Aujourd'hui il n'y a plus de choix : la premiere est la seule 
Tautre n'est que dans la bondie du peuple. 

EXERCiCE PHRASEOLOaiQVE. 





Cmfm^^Xk. 


QmUM*^ 


Cm awii li. 


CHteViHa/^. 


CHtoViUfll 






•€• f-dU(e-d 


C« vittage44. 




Cm TalHOMi-li. 



(247) 



r CLvii. 



C$, SUITI DM PLUSICUma SUBSTAIITIFS OU DK PLU8IIUB8 AIUICTIF8 LI^ PAR if 



Vons croyei qo*avee ees moyms et e$s mesures, lea 
d^claratioiiB despropci^talres seront fiddles. 

(DUPOHT Dl NlMOUBS.) 

Tons ees arentnilen ne deralent pas regardar au 
orff et e$s tndtimrM comme aiMlessoos d'ein. 

(ROLLIR.) 

Pour sarolr aomment tons e4t eul/ef on eat sa- 
pcrsUtloDs a'^tabllrenty U faat aulTre la marche da 
resprithumaiQ. (yoltaiii. 



C$ , aov lipM. 

Cei quettiana et propositiont sont la plnpart ex- 
traitas da traits da Gootrat social. 

(Jle-J. RoossiAU.) 
On ne dolt Jamah diarger ancnn comity parlieidiar 
d'exp6dler oa refaser 9§t eerUfieati on mppnk&Htmm. 

(Id.) 
Tons eat priMandiis e$rft an MaAatneaont qaedm 
chemoUs. (Botmm.) 



11. 



Ce$ bona et ees nuwvaU comeilt que nous reca» 
▼ona dans le mooda Jettant natre es^tdana le pins 
grand embarras , et nous ampMwnt aoorant de 
prendre un parti. (AaovTMi.) 

Ghasaes-mol toasfaa imtUm^et eaa nonvaoiMa amis 
qnl ne Toieni en tous qaa Totre poaltioa at ¥otre for- 
tune, (id.) 

Les matelots itfoutent k cet bonnes at ees mau- 
WMises quidUis Im VIeea de lenr ddncatlon. 



Grotins lol-mtoe a r^p^t^ qne Habomet, ee grand 
et foHX praphiu, avait Instmit unc eolombe k volar 
auprds de son oreilla, et avail fait accroirc que Tendt 
de Dleu vanalt rinstrulre sons cette forme. 

(VoLTAIIt.) 

Jc Tous sals, en partlculler, un gng Infinl d'avair 
os4 d^poniller notre langue de oe sot et pr^cieux 
jargon qui 6ta toute yMU anx Images et tonte via 
aux senUmeots. (/<f.) 

Cette immense et tumultueuse r^pubUqae 
pour chefs la papa et remperenr. 

(VOLTAMB.) 



Ce doit se r^p^ter devant chaque substantif (!'* oolonne de la i'*86rie). Gepcndani 
^luelquefois 11 est permis de le sous^ntendre devant le dernier^ lor8qu*on veul donner 
plus de rapidity au discours, ou quand ce sont deux mots k peu prte ^ynonjmes 
(S* colonne de la !'• s^rie). 

II doit ^galement se r^p6ter devant chaque adjectif , lorsque les adjectifs exprim^s 
dans la phrase n'appartiennent pas au m^me substantif (1" colonne de la 2« s^rie); 
si, au oontraire« les adjectifs se rapportent h un seul et m6me nom, on doit n'exprimer 
ee qu'ane foie (2* colonne dela 2*s6rie). On dirait cependant sans et : cxsjeunee, as 
jolies persatmes onltoiUce qu'Ufaut pour plaire. Cette r^p^tition de ees est trds-^nergique. 

BXERCICS PHRASiOlOGfQVB. 



^ MervU •! Mt wrllli. Cm d4«rtto •! irrAUB. Cm graoda •! Ml 

Gh ordooMMM at mi UMmtk, Cm •rdiMMMM tt Meltiom. «•■'.•. 

Cm tru H ^M mMmh. Cm arU M mttHmt, t>«'«**« •% tMiMi 

Ml din.«mlM« vt M« pr^pwtlmp. Cm dineoiloot at Brpporlioni. Cm aiMMM «l Mt 
CstmkMttlMt bi)MU. Cm rahnt tt Uieu. 



paliti appwU- Cat franda •! aoodaiaa ahaaf •- 

Baata. 
tftaoi ahna. CcUa laRa at atmaUa daaa. 
B«a?aaus pri- C»i jeunrf at JaKaa prraoaaaa. 

Cm fiaillM at auiraiaMM DwratiMM 



(2*8) 



DES ADJECTIFS NUMfiRAUX. 



»MH«EQ N" CLVIII. 

ADJCCi'IFS MUMiAACX GAaDUIAUZ. 



I. 



IMPLOYIS COHUl TILS 

Si |e frisalft une religion, Je meltrali rintoltenca 
auraog du ««jK p4ehei moriBU. 

(VOLTAMI.) 

«.. Trois onquair$m»ts tnhkiA h&AMuBli^ 
FMit tooTentembrtsMr des amants bien brooill^. 

(RlOBAID.) 

Vn «o«, quand 11 est aseuri, 
Vaat mieox qae einqta espiranee. 

(La Foitaihi*) 

Fingt-qwitrB Uvres de pain blane , ralalent un de- 
■Isr d'argent, par Ics eapltulalres. 

(YOLTAiai.) 

Gaston de Folx fdttudde qiuaorM$ wupi k ked- 
ttbre bataiUe de RaTenne. (Id') 

Vh homme en Taut tm antra. 

(DisTOUcais.) 



KMPLOriS SUBSTAITITIHIHT. 

Anx maglques accents que sa bonche pRNMmee, 
Zm Seize osent dn delattendre la r^ose. 

(VoLTAiam.^ 

Qui es-tn P— Je sols le gdMier, le Talet dw Onxc. 
(BiiH. Di SAunr-PiiaaK.) 



de$ Ikufn'm eontlnualt pas molos 
(TaiBis.) 



sestravaiu. 



Sa lettre est renvoyte an comltd <iat Douxe pour en 
consiaterranthentidtd. (id.) 

On lea nomma U$ Seise^ k cause des seize quar- 
tiers de Paris qu*lls gouTemalent (Voltaiex.) 
Bonl T(klel Matus, le chef des Oiui. 



Vh guerrUr gMrenx one la rertn conronne , 
Vaut blen un ni forme par le secours des lols; 
Le premier qui le ftit n'ent ponr lul que sa volx. 

(Gaiaiuoi.) 

• .. Oha ardenie vengeance 
A sonrent confoodu le crime et rinnocenee ; 
A des yeux pr^enns le mal parait un blen, 
Et la halne est lidnste et n'examine rlen. 



Les dlenx qnl ont refnsd anx mdchants des yeox 
poor connaltre les boos, ont donn6 anx bona de quoi 
se connaltre iM unt les autres. 

U n'y a qne deux sortes de guerres Jostes : let unei 
qui se font pour repouaser un ennemi qui attaque ; les 
autres pour seoourir un allld qui est attaqud. 

(MOITISQUIEO.) 



Leg exemples de Tune ct de Tautre colonne nous font voir : d* que les adjectifs nu- 
mirauXy dits cardinaux, ne rev6tent aucun genre, et qu'ils ne prennent jamais le signe 
du pluriely iors m^me qu*ils sont employes substantivement ; ^ qu'il Taut ezcepier 
Tadjectif un« qui fail une au f^minin, el qui a le pluriel, quand il est pr6cM6 de Tariicle 

lie tirety dans Texpression des nombres, est un signe d'addition; il remplace la con- 
jouciion etf except^ dans quatre-vingu, dont nous verrons Torthographe ci-aprts. 



HwtV 



CIm bttrML 



MXBBCiCS PBRASiOLOGiQVB. 

L— doi—. 



Pis-kiit I 



QiUMalM 
QQfiMnl»teil Mffr«|Mi 






V\ 

Um 

Let 



caw ) 



»*miBa N^ GLIX. 



▲DJICTIF8 NUVCaJkUZ OBDINAUX. 



KMPLOTU GOMMf TEU. 

LeTCi MisBllaiiiala, moaileur lepr«m<«f priMmi I 

(AflQurriL.) 

Le monarqae se fortifla worn les man de Dieppe , 
rdsolu d'y soutaolr les prtmUn eforu de I'eimemi. 

(id.) 
Philippe numnit dans it ioixantHme anM$. 

" CW.) 

n y a ttolB choses qui rendent one lane ^dalrde : 
Je rccacUiemcnt, rhomllil^. el la chariU. La prt- 
miere emp^ehe lest^cibres, la taeomie atllre les la- 
mi^es, la tnisUfM les prodnlt. 

' (FiicHiia.) 

Cathetiaede M^cls surrtoit k trots de ses ills, et 
▼II Ic icei«re prtt 4 ^chapper des mains dti qoalrtwid. 

(AllQIJlTlL.) 

Si qudqae pape sur la fin liu huitiime tUeU , 
pr^tendtt «lie an rang des princes, 11 parall que c'csl 
AdrieaW. (VoiTAiai.) 



implotIs substahtitimiiit. 
Le pttmiw qui f ut rol, Ait on soldai heorenx. 

(VOLTAiai*) 

Les aages de la Grtee entisageaient la soddtd sous 
les rapports moraax ; nos demiers philoesplies l*oat 
consid^rde sons les rapports poUtiqnes. Zef prtmi^n 
Toolaient qae le goaTemement d^coolAt des mceuri ; 
let tecoiuii, que les nuBors d^rtrassent du gouyeme* 
menu (GiATiAvaauaft.) 

Les femmes de Perse sont pins belles que eelles 
de France ; mals celles de France sent pins Joiles s D 
est dlflldle de ne polat aimer les prwiuru et de nt 
se point plaire aTee Iff ffoondte. 

(MoimsQuiiu.) 

La liyre de Charles V ne ftit done en effet qn'enTiron 
deux tf9iMiitMi de I'andenne litre. 

(VOLTAUI.) 

Le nombre moyendes morts pendant ees cinqan- 
n€es, est de soixante-qninie et trois dnq utfrnff . 

(Bnifoa*) 



Les adjedifs numiraux, appel6s ordinaux, prennenl les deux genres el les deux 
nombres ; Us se formenl lous, ^ Texceplion de vremier et de second^ des nombres car- 
dinaux, en ajoutant la desinence Ume ii ceux qui finissenl par une consonne : dmus, 
deuxUme, trm, iroiiihne, etc. ; el en changeanl en Ume Ve muel de ceux qui oni cetie 
terminaison : quatre, quatrUme, seize, seiu^me. Quant k cinquUme et kneuvUme, le pre- 
mier se forme de cm? en y meltant uUme. et le second de neuf en changeanl la letlre 
fen V. 

BXSBCiCS PBRASiOLOGlQVE. 



L« Vfl«Bi«r. 



1.«sviii| 



L« diaUiM iMur*. 
I.abMittte« parti* 



LMlrcati^aMk 



N" CLX. fx^^ 

iriJIGT MT OOIT* 



OlfAaUBLI. 



m^ t- Tw - M ^ mTengle dTun sot , honnWe homme t 

pent causer ptua de manx que les cfforto de otofrl 



VAaiABU. 



L'homme tit qMolrf-p<i»jfff ani, el to 
vitqnedlx* 



cbtoBD'en 



33 



(SiO) 



Kndfi DorU t<ciiI jasqu'l quatr» vingt-quatone 
■ns rbomme le plui considM de I'Europe. 

(YoLTAIIt.) 

Une chose arrlTe acOonrd'hul et presque sous nos 
yeox, cent personnes qui Tont too la raoontent en 
cent fa^ons dlflKreotes. (La BaoTUK.) 

Nous aTons une ^poque ccrtalne de la science des 
Chald^ens ; etle se troQTe dans les dix-neufeeni irois 
ans d'obsenrations celestes envoy^es de Babylone par 
Calltsthtoe an prtceptaur 4*iiexaiMke. 

(VoLTAIllO 



II repr^senta d'abord qnH y avail qnaranta ans 
quMl portalt les armes; qa'll s'^talt troaT^ dans si^ 
vi'n^ft«omhats. (YiaTor.) 

Le« Ids prohtbttlyes, promulgate a Rome soita les 
empereurs, flxirent k e(nq eenis arpents le teroM de 
la plus grandepropri^t^ IndlvldueUe. 

(BiaaAautH tt Sr-PiiiaK.) 

Pour lesiionorafres qui m'dtaient dns et que je 
n*avals pas demand^s , on m'apporta cfaei mol dauxe 
emu francs. (J.-J. RoussaAU.) 



Vingt et cent sonl ixiTarlables quaQd ils n'indiquem que vingt ou^cent unilte, ou 
bien «DOore lorgqu*il6 sont multiplies par on aombre <et sum d*uii a«ire ( f ** co- 
lonne); inais ils prennent le signe du pluriel, sl« 6taal muitipli&ij Usn'ont api&s 
eux aucup ad}eotif numeral (2* colonne). 



Charlemagne tat.pmfilamli egfferenr dXloddeiit , le 
lour de N06I, en huU cuU» (VolxauulJ 

L'AUemagae dtaU dte Ian fulMe<Mal dlvSade en 

dix cercles. jl<l.) 



V Vers Van douu cent de notre Are, Alexis fit creYer 
las yeax k son frdre IsaacrAnga, els*«inpara da txtee 
de Ckinstantinople. (VoLTAiaa.) 

Apr68 la mort d* Alfred, arrWieen ntuf cant, TAn- 
glelenre letomba dans la confuaion elk harbarlft. 

(/A) 



Bien que centsoitp dans ces quaire ezemples^ multipll^ et qu*^il ne soli pas auivi d*jan 
autre ad}ectif numeral , il ne se met pourtant pas au pluriel, parce qu*il est employe 
comme nombre ordinal. En effety en huit cent, en Tan douze cent, c*est pour en Tan 
huit centihtie, en Fan douze centihne. 11 en est de m6me de quatre^ingt, qu*on ecril sans 
s dans : tan quatre-vingt. 



EXSRCWK PMRASiOMGIItUM. 



■■Biro qoalra-Yinft 



TteftfrAMa. 
QMitrv«taii«4l«uiMlM 
Ki rinfUfeauBn 



C«BtpMc«xd*«r. 

0«oi ctaldi»*«iiraMutoiii. 



QvioM c 
GUpitra 



oenU pvraoaDst. 



C«ikt duMU. 
Gilt twiw iiMrta 
D M ■ d«t cmta. 



i^>*«e»f N"" CLXI* <39«i8e«^ 



1. 



nTAaiAiLi« 

On a mUU remMes poor consoler on honndle 
homme et pour adoudr son malhenr. 

(LABavTftaa.) 

Louts XII avalt donii^ pour rinYestltnre de Milan , 
cent miUe iexu d'or. (YoLTAiai.) 



TABIABLK. 

On pr6lcnd que le tenitolre de Rome ne corapre- 
nait au plus que cinq ou tix miUes d*6tendae. 

n faut un pcu plus de deux tniUes pour faire one 
de nos Ueuea de poste. (AcAaimi.) 



JCtffe, ezprimam le lUMnbre dix fois cent, eat invariAble; uiMBtmUe, iadiquant une 
mestire itin6raire» est un substantftqui prend un 1 au plurid. 



Mil el ffUlk. 



En mil sept ccntquatrc^Ingt, i^Hlppell faUd6- 
dare tyran el polcnccllcment dcchu de son aotorit^ 
dans lea Pays-Bas. 

(Gumc Di L*HiSToiii.) 



MIILI. 



La jpremlire krnption dea Ganlols arrlTa sous le 
r^gne de Tarqiiin, cotUoq i'an da monde trois mOIi 
quatre cent aelae. (ViiTor.) 



Par abr^v^arion on 6orit mil •dans la suppulation ordinaiie dca aaa^es depais T^re 
chr6tienne, Pan mil sept cent quatre-vingt ; orihc^ifcaph^ qui anbstatera saasdoale 

jusqifa Tnn deux miiie, Mais on ^crit Tan du monde trois mille quatre cent seize, en 
pnrlant des aAck^esqui ontprec6de notre ^re et decelles qui suivront le mill^sime oil 
nous sommes. 

EXMnCiCB PHBASiOLOGiQaS. 



M81e tiemmri. 

Uoedi»uac« d« qnitre millfff. 



Quaranlt mill* eliOTaaz. 
Lci millM dltalia. 



I. 

TrMit*4r«lf milk cktrfoti. 
Lm buIIm d'Aagltbm. 



TlBffl nllb foUab. 
Lm miUM dl'AIkmacBe. 



Wl hoit rmt Irento^nq. 
L*anmiH«d« la Croatian. 



m bait cant vin|L 
L'aoeiaqmiiU. 



l^BMllalSOTIlt 

L'aa dan 



X'avBM ma iMh fl«Bl^qw«Brs«. 
L'ao qMtra nilla kHit eaat 



»^f«$5ea ^ CLXIL cfj»w<^ 



^•tfiolMv mWir^ miOkm, mrc. 



Qui pourra crolrc que par cbacune des portes de 
Tliebes \i sortait dpux cents chariots armes en gnene 
e' dix mille combattants P Cola fait Tingt milie cha- 
riots et on million de soldats. (Yoltaisi.) 
Au bout de quelqae temps la compagne rcvlent. 
La lice lol dcmando encore une quingaine. 

(La Fostaisi.) 

Qnot qne Ton dise, quol qno Ton fasse , one nation 
sera tou]oure plot qu'un homme, qu'une famiUe, 
^'tm mm^ de famUlea. (Boisn.) 



Diodore, an llfre premier, dlt qne r£gyple dtalt si 
pcnpl^e, qu'idleavaiteujasqu'ii aept millioni d'haU- 
tants. (VoLTAUi.) 

Chaqne poule pent falre Colore eoTlron denx dou- 
jsatnef d'flDofa de perdrix. (Bufroa.) 

Point de sdUnde pins afl^nse poor I'^tranger, 
l*bonmio Isold, qu'une grande liUe; tant de mllMari 
d*hommefl, et paa un ami I (Boisti.) 



Vn milium^ un imUi^r, un rnUlmrd, une douztune^ etc., employ^ au pluriel , c'esl- 
^-dire indiquam pkisieurs tni/^'oiM^ plusieurs miUiers^ plusieurs douMunes, prennent la 
signe dela pluralixd, car ce sont de v^itables substantifs. 

EXERCICE PBIUStOLOGlQVB. 



Un* ioualq* 
Ub mllilea. " 
£■ trilUev. 



Doux I'oMiiinrf. 


17u(>'1>«aine. 


Itetix miiiionN. 


Un milliard. 


Troft lri!li w». 


Un triUioa. 


Qnalre iiitn>anls. 


thunilMer. 



QnalM Alariaaa. 
I>«iix mlUlatdA. 
TrolB triUhna. 
Dmx miUlMB. 



r252 ) 



-^«»« N"" CLXIII. C9j»c- 



SMPLOI BIS AOMCrm GAEBUIAUK. 



POUl DisiOHIl LU SOUTIAAISf . 

louti ofue atalt traile-hait am guand 11 monta 
nir le trtae. (AffqoiriLO 

L'6pcqo6 de la fMdx d'Alx-la-Chopelle, fut aussi 
celle de la iMdx dile de CUmeni muf. {Id.) 

Henri quatre, detena in^cur, m tU emperenr 
d'ltalie at d'AUemagne, prcsqae sans poorolr. 

(YoLTAllt.) 

La inort de Grigoirt $ept n*^telgnli pas Ilncendie 
qu'U avail aUiimi. {Id.) 



pofia aiiieiia lis joois bis mou. 

L'ouTartiire dea aaU^o^raox eni Uoi la einq 
mat 1789. (TBins.) 

La reconciliation da »epi fuiUel el le sennent qui 
TaTait Buivle a'avaient ealuie aucime mdllaoee. 

(Id.) 

Le parlemcnt ftit exO^ k Troyes le quinu aotU el 
rappele le vingt septembn. (Abqditil.) 

Les euts s'ouvrlrent le cinq tnai par line proees* 
sion soieoneile. {id.J 



On fait usage des adjectifs cardinaux, au lieu des adjeciifs ordinaux, pour qualifier, 
par rapport k Tordre, un individu dans la s^rie des empereurs, des rois, des 
princes, etc. kinslLotuionze,ClSmentneuf^ etc.* c* est pour Lotus onuhne, CUmentneur 
vUme. Mais on ne dit pas Henri un, Frangoii un , pour Henri premier, Fran^cU premier. 
On dit assez indiff^remment Henri deux et Henri eecond. On dit aussi Charles cinq , Phi- 
lippe cinq, etc. Mais on dit Charles-Quint, empcreur eontemporain de Francois premier, 
Sixie-Quint, pape eontemporain de Henn quatre* 

Cependant on se sen atissi dans les m^mes circonstanees, mais plus rarement, de 
Tordinatif; dans ce cas, il doit toujours 6tre pr6c^d6 de Tarticle, comme dans ces 
exempies : 



LamberUnil'almalt (la raison); Qdmenllefiuiforxf^nia 
La faisalt quelquefuis toaeher k renoeosotr; 
En plein consell d'dlal Torgol la fit aaseolr. - 

(GiiaiD.) 



Le einquiims on tixiims avril dDqaante-six , 
J*tels siir noQTeaax frals. (IUciiib.) 



On emploie ^galement les adjectifs de nombre cardinaux, pour dteigner les jours de 
chaque mois, lecinffnat, le upljuUlet, Toutcfois, on dit avec Tadjectif cardinal le pre- 
truer mai, le premier juiUei, et non le un mai^ le unjuiUeU 

Voltaire disait le deux de mars, le quatre de mai, et Racine le deux mars, le quatre mai. 
Sous le rapport de la correction grammaticaley la preml6re construction est certai- 
nement pr6f4rable, puisque deux et quatre sont Ik pour deuxUme^ quatriime, et que Ton 
dit toujours avec la proposition de : le deuaahnejour de mm, le quatrihne jour de jtdn. 
Ensuite les Latins disaient avec le gfoitif : prfrntis/eArtcartr, seeiinktcs aprilis. 

Ainsi, la grammatre et I'anaiogie sont pour le deux de mars, le quatre de mai; mats si 
Ton consulle Tusage, qui en fait de langage est la r&gle de I'opinion^ on dira ledeux 
fiiorSy \equatremai. 

MXBRCiCB PHRASJtOLOGIQVE. * 



Loaii Milt. 
HtBil Uo *. 
Uviagl-MpliilltoL 



I^«U qviue. 
Baarl qmtrt. 
U ftDfUliBit iatllM. 



LobIi trtiit. 
PI* lit. 

UTlA.t-BMfjaiU«f. 



I^uli qoaforit. 
CbariM smu 
U imtt jtttilcl. 



( 2C3) 



^>««i€a N"" CLXIV. OMMH^ 



■Hru>i t^MM ■XPBK88I0N8 ICVM iEALBS vingt et tin ou vit^t-un, trmii et tin ou irmTf-nn, ctc. 



TIWCT IT US, ITC. 

LooU fat condamni k mtxi, k la m^Jorlt^ de trols 
cent loUante-slx voix Bar i9pt cmt vingt et une. 

(Anquitil.) 

n mcurt plus d'hommcs que da femmet, dans la 
proportion de trcnte-troU k tunte $t tm. 

(Bumm*] 

Le rol Lombard Astolfe B'empara de tout I'exarchat 
ie Ravcnne en acpt cent etn^uonf e et tm. 

(YOLTAllI.) 



TiaOT-OR, ITC. 

A vingl'un ans voua m'^criTicz do YalaU des des- 
criptions graves et Judicleuses. 

(J.-J. RoussiAU.) 

Le Ihrre de Joen< rapporte que ce chef, s*^tant rendu 
mattre d'unc partle du pays dc Canaan, lit pcndrc ses 
rols au nombre de tretite^n. (Yoltaiii.) 

Un seal mot prononc^ par cent einquante^n In- 
dlYldus pounalt arrtter le rol. (Miiaiiau.) 



11. 



Palavskl... au temps dont nous parlous, dtalt lg< 
de toixafde et deux ans. (Rutaiiais.) 

kgA cenune Je suis de plus de toixaxUe ef Irois axu, 

(BoiLtAU.) 

Marias, k%i de plus de eoixante et dix one, apr^s 
six consulats qu'ft avail exercfe avec aulanl d'autoriti 
que de glolrc, se Tit i^uit k sc sauver dc Rome k 
pled. (YiiTOT.) 

Les mahom^tans out eu comme nous des sectes 
et dc8 disputes scolasUques; 11 n'est pas Tral qu'll y 
ait soixante $t trtize sectes chez enx , c'est une de 
leurs reveries. lis ont pr^tendu que les mages en 
avaient soixante et dix, les julfa soixante et onxe, 
les cWUens soixante et dou*e, et que les musul- 
mans , comme plus parfaits , deyaient en aroir 
ioto«if« et treize. (VoLTiiai.) 

Le pape Interrogea lul-mtaie fO<«anfe et dotise 
cheraliers. l^^') 

Mahomet moonil k I'Age de eoixanie $t trois ans 
etdemL (W) 

LaGente, aprts avoir racont6 la mort dcThari, 
dlt qn' Abraham son ills sortit d'Aran, &g4 de soixante 
et fuinMe ans, (^^0 



La premiere brnpUon des Gaulois en llalle arriva 
sous le r^e deTarquin Tanden, environ I'ao du 
monde trois mllle quatre cent seize, et de la fondatioo 
de Rome le toixante-cinquiime, (Yibtot.) 

Marius, kg6 de pins de soixante-dix ans, u'evalt 
pas souleau dans cctte demidre guerre cetta haute hi- 
putation qu*il avalt acquise dans celle des Teolons el 
des Clmbres. (Yixtot.) 

Au nombre de trols cent soixante-ome seulement 
lnterpr6tant le Tceu des trois cent soixante-quatorxe 
antres ddpuUSs qui formaient le complement de Tas- 
sensbl^e, Us se constituent convenlton naftonaltf. 

(Anquitil.) 
Les premiers hommes ont vdcu neuf cents, neuf 
cent trente, et Jusqu'k neuf cent totoonle-neu/'ans. 

(BuFroR.) 

Le nomm< Patrick Mtfriton, cordonnler k Dublin , 
paralt encore fort robuste, quoiqu'll soit actueliement 
(en 1773) M de cent quatorse ans : 11 a ^t^ mari^ 
onze fois, eila femme qu'll a pr^seatement a soixante- 
dix-hmit ans. (BurroN.) 

Les vieiilards ont encore k soixante-dix ans Tespi- 
ranee de six ans deux mois; k soixante-quinse I'es- 
pdrance tout aussi l^Ume de quatre ans six mols de 
▼le. (WO 



in. 



Ike ttm sterling d'Angleteire Taut enTlron vinffi- 
imut francs de Fiance. (Yoltaisi.) 

Lemaredehult ooees, qui Talalt ttngt^-iix tnnc% 
et dix sous dans les premiers temps du minlstto 
de Colbert, Taut depuls long-temps quarante-n^uf 
liTres seize sous. (W.) 

ViniMuatre llTres de pain Talalent un denleir d'ar- 
gcnt par les capHulalres. ('••) 



4 la t«te de qaatf^ngt-einq eohorUs 
pi^MnUUbataiUelSylla. (Yxitot.) 

Tonte la nation n'^Unt compost que de cent 
nware-vingt-treite centuries, 11 s'en trouTalt miafre- 
^t^dixhuit dans la prcmlire classes s'll y en 

aviit seulement ^i^^:^'^*^::^;:'^^ 

aTte tf estrk-dire une de plus que la moitM de cent 

5uSlre^n^Nlri<«,l*afWre*lalteondue. ^^^^ 



(254 ) 



Abraham aaratt ea eent trente-einq ans quand U 
qultta Ja Chald^e. (Yoltaibi.) 

Les Chretiens tinrent cinq eoneHaa diM le premier 
Ritele, selie dans le second, ei trmi^^x dans le 
irolsl^me. (id,) 

Rome comment k tin regard6e comme la plus 
poissante Title de ntaBe; on y eomptalt arant la fin 
du r^e de Romulus Jusqn'l quaranlB-^tept mille 
habitants* (Yiitot.) 

Romulus, Agd de einquante-einq ans, et apr&s 
treme-tept ans de rftgne, dlsparut sans qn'on alt pu 
MeouTrir de quelle mani6re on Tavait fait p^rir. 

(WO 



Lliomme qui esttrente ans k croltrc vlt qua:::.' 
vingt'dix on cent ans. (BorroK.) 

. Si 1*00 pent parler un contrc un qu'un homme d^ 
quatre-Tingts ans vWra Irois ans de plus, on peut It 
paner de m^me pour un homme de quaire-vinfft- 
troit, de quatre-^ingV-iix et peut-6tre encore pou: 
m hnmmt de yi»»> wi if i dto auk {id, i 

La mort termlne ordlnalrementaTant Tdge de quatt^ 
vingt-dix on cent ans la vieillesse et la Tie. (M.) 

Lo roi Invlta k souper dans son palais deux 6t£* 
ques, tout le stoat, et quatre-^vingt-^atorxe sei- 
gneurs. (VoLTAitl.) 



Dans la Grammaire de$ Grammmret , voici ce que nous lisons : 

On dit vmgt eiun, trenU et un , quaranle et un^ Jusqu'a ioixante et dlx inclusivement : 
iDaison dit, sans la coBJonciioB, vingt-deux, vmg$4rau,irmUe»ileiu^ trente-4rou» sotxoaie- 
deux, etc. 

D*apr^ nosexemples, ons'apergoitais^menl que cetler^leestnon seulemenl iropres- 
treinte, mais qu'elle est eneore ineixacie; elle doit dire foiniuleede la mani^re suivante : 

i^ On dit vingt et un ou vingt-un, trente et un ou trente-wi, et ainsi jusqu*^ ioixante. 
L'analogie avec les autres nombres composes, I'avantage d'une syllabe inutile sup- 
prim6e» I'autorit^des mellleurs ^crivains, tout est favorable k la secoitdc manidre de 
s'exprimer, que quelques grammatistes regardent a tort comme une fouie. 

2* A partir de ioixante et jusqu'^ iputtre^ingtf, en pareourant toute la s^rie, on pent 
encore tr^-bien dire : ioixante et un ou Moiacante-un , sotxante et deux ou satxante-deux, 
soixoHte et iroUim toixanU-iroii. L*atttorit6 seule de Voltaire ne laisserait d*ailleurs au- 
can dkmte & cet 6gard. 

3« Hais il faut dire : vingtrdeux, vingt-traU, etc. ; trenu-deux, trente-troit, etc. ; qua- 
rmu^-deux, guarmit^troig , eic; cmquanie^eux, dnqmrnu-troit , etc ; quatre'Vingt-un, 
quatre-vingt^eux, etc., jusqu^^ eent. 

En&ii, malgr6 ropinion de (jirault-Duviyier, nous pensona qu'on s*exprime 6gale- 
ment bien en disant eentun ou cent et un, deux eent un oa deux cent ei un, etc. Exem* 
pies : P<in$, ou le livre da cent et un ; une pMode de deux cent et un an$. 







MXBMCICM PMRASEOIOGIQVE. 



QuIrv^H^tHW. 



C iaqiUD t»^alr«. 



Cinqu«.jte«inq. 
QiMlrc 4iof Wdix. 



QMnnU-i 

Cinqainic^is. 
Quatre-vingt^oai 



»9^i«««fii N* CLXV. oK»»^^ 



I^ BiPBTE OU NOlf EftPlkTi AVCG DBUX OU PLUBICUaS SUBSTANTIFS l^liS PAR ff. 



* * * 
BtfCTI* 

La Tiecsi comma un farmt $t un ditai ponr Tem- 
ployer k antra chase (CBAiaoN .) 

Oh FrcmfoU, un JnfMs^ wi K^pagnot^ un Ita- 
Uen, mn &us$e sont tout k peu prto les mdmes 
(J.-J. ROOSSIAU.) 



MM lirtTi. 
LA, sans distinction, on volt alter de pair. 
Le laquais d'un commis avec un due et ptrir. 



Je sals oomblen 11 faut s'hnmnier dermt un Mifi» 
fMir ai rotf. (/^ 



(9K) 

n Ihnit rtp^ter fa^eetfr num^nil wn Aeyant den owplMieurs saAotanfnft 11§b psrei, 
h moins qame&^mofmnt d^signent dem quality atnibnto h tm aeul fndiTida, eomme 
\ da la 8BOond6 oohmne : alois radjeeiif ne ae-r^pSte paa. 



XTERCiCE PERASiOLOGIQUE. 



rclNl. 



Um MifMV tt SD pajMO. 



Uo MiiBtar tl aultn. 



»>««»» jr CLXVI. 



Ofo aipiri ou non aipsra aybg dkux ou pmauuaa anaaTAiiTiFa Liia pab ow. 



La loDgueor dai polls dam les sarteoflennes est 
d'eotlron un pouee ok mi pavc4 «l d9mi sar le dos , 
la qoene et les eftt^ do corps. (Burroa.) 

Cidali U qa*on edt pn trouTcr noo pas senlsmart 
wi lonffus , mak im Piutarq^ , un Diodor$ ou un 
Poiybtf, plus complets quo nous ne les aTons. 

(P.-L. Couain.) 

Comment tm komme ou un peupl9 pent-U s'em* 
psrar d'on tsrrltoire Inunense et en priTer tout le 
k qoe par one osurpalloB pa-- 
(1^4. BooasiAO^ 



^ loa airiri. 

On arrite k dn moyen terme Inditislble, c'esVA- 
dlre k un seul ehef au UMghinU tuprims, 

(J.-J. RoossaAu.) 

Qoandlo eonftrent est nommd , 11 ea fail daaner 
aTls k I'ambassadeur, en y Jolgnant un eompllment, 
et lot propose en mdme temps im sowoatil ou autr$ 
liou fiamra. (id.) 

11 so tnmte ao-dessons do ses polls qui sent longs 
et fermes tm duv$t on f§utre trte-donx et fort toulTu 
laoB&toe. (Burroa.) 



Bans les examples dela premiere colonne il a faHu de toute n6ces8it6 r4p£ter Tadjectif 
numeral un, parce qu'on 6nonce deux ou plusieurs objets disiincts ; mais dans ceux de 
la seconde, Tadjectir n*est pas r6p6l^et nedoit pas Tfiirey par la raison bien sensible 
qn'onne vent determiner qu*une seule chose. Dans ce dernier cas, si les substaniifs 
etaient de genre different, Tadjectif s'accorderaii seulement avec le premier. Exemple : 
Cest uiiB PBTiTB MAGHiNB OU iNSTRUMBNT de phytiquc dout la description te trouve dans tou$ 
ies dictionnaires ou traiUe SUmenttdres de cetu eeieneo. {J.^J. Rousseau.) 



OaniMaMrciM. 



UaralM 

Ui 



EZEKCICE PHRASiOLOGiQVE. 

■ufiatnl nprlm*. Um gwf •■ «i om Sttt. 

M fkteg*. Dm Mun m iib «b«L 



Ua 



N** CLXVII. 



Qi Birixi ou ifOB mtpirt atbg dbux aojbctifs unis fab el. 



aMii. 

B y a Ml aa» it mnaoif poa^ » el raa dtoMit 4bs 
pnasaveeaMidemeot (UBauriai.) 

Dire ^cment du bien de tout le monde est im« 
P^iU H um wmmmieepeUtifM. 

(YAuranAaeuBs.) 



■MiHbica. 
MeamsiMrantmol-mtae^JeBtite qn*^ friift 
•I infoTtuni morf al. (Bvmw.) 

Saint Augustin nous enseigne que tonte la vie d'un 
eMtlea ne Ml <tre qa'irfi tofi^r er return wueenir. 

(Fiicaiaa.) 



(S66) 

Si Ton ripftte radjeclif nurolral dans les examples de la piemitee oolonne* <f est que 
Ton parle de deux choses, dont Tune esc bonne ou petite, el Tautra mauTaise. Au con- 
traire, dans les citations oppos^ Tadjectif numeral ne saurait se rip6ier, paroe que 
les deux adjectifs qui suivent concourent k qualifler le meme objet. 

SXBRCICM FOnASiOLOGIQVB. 

Ob giwltl w pam MfwtMitsl. Vm Mia •tkMvlwiHM. U« Wm •! iMd b«ML 



N" CLXVIII. «»»*«- 



rh R^PKTi ou NON aiPiTi ATSC DlUX ADlBCTIFS UNI8 PAR Otf. 



iiPBTITlOII. 

NqI 06 ponna too dlu nooee wm U€ond€ ou ufM 
troitiiniB fbii. (J. i. Rootsiau.) 

Qua lot importe, an reata, una ftornia oti ima maii- 
vaiia atfm/niffraltoii? (/i.) 



HOV lipiriTION. 

Sons tin pHiica fa(hU ou pau laftoriavja, one adod^ 
iilatratl(Hi ast maavalsa. 

(J.-J. ROOSSIAU.) 

Sous un inju$t$ ou lyremntoua goaveroemeot, 
r^tatiMp^rit. (Aaontmi.) 



C*est done toojours en vertu du m6me principe 6iabli dans les num^ros pricMenta, 
que radjecUr un^ une est ou n'est pas r6p6t6 dans les exemples cit£s. On le r^p^te dans 
ceux de la premiere colonne, parce que les deux adjectifs li6s par au qualifient Tun un 
nom exprim^y Tautre un nom sous-entendu. En effete une seconds ou une troUUmefoU; 
une bonne ou une mauvcate adndnittration, c'est pour une seconde fois ou une trouieme foiM; 
une bonne adnwmtraUon ou une mauvtuse admhustration. Blais dans les exemples opposes, 
UHy une, ne doivcnt pas se r^p^ter, attendu que les adjectifs lies par ou et places apr^s 
ou avant le substantia qualifient tous les deux ce m6me substantia 

EXERCICE PBRASiQLOGiQVE. 

Vm taboiuto •■ Hwtati pa- Om koMM m mm aMvab* epi^ Va kM m ifariUUaprinM Ub kM m m»mA — hh *- 

Va fciwit Igaoraiit oa pta 4chM Vm vnif m iiMn M*t. Un teowM ? ioknl ou •rn^mU Um |mid« m om patfto affkin. 



N" CLXIX. os#^^ 



■MPLOi OU suppaBSSioif DB tin, una^ detant un substantif paiciDi d'un aojmtip. 



IMPLOl. 

DapQia la Mrolntion , la commeree at la eultnra 
dtt tabae bod! librea an France, oik 11 croit cTtina a«- 

(BnBAiuii ai St-Piuib.) 

L% aiialr de oaa olaeaai ait d*tm meiUiur goCt. 

(Burro* .) 



sumisBuni. 

La cania ae trooTe partout, et partoot on la regnde 
ooDime nn fort boo e^ler, dont la cbair' eat d$ ban 
go9it. (Bofffw.) 



(«r ) 



Faltons galement noCre Ghemln; 
n nra d'lin M$n oimrc $spac$, 

(Do TlIMtLAT.) 

Ob ne dolt prendre on parti qneleooqne, qn'aprte 
ttfi mUr 99amm^. (AfiONTiit.) 



. . L&cher ee <ia*on a dans la malo. 
Sans espoir dt groue avmUwre, 
Estlmpradence Umte pure. 

(La Fohtaiiii.) 
Aprte mdr examen le sago d^IlMre. 

(Do TiiMiLAr.) 



Dans les exemples de la premiere colonne» si, devant un subsianlif prdcMS d*un 
adjectify on exprime Tadjectif d^terminatir un, une, lea exemples de la colonne latiralo 
inontrent qu'on peut au8si» dans les cas analogues, le sous-entendre. II est done a 
peu prcs loisible de dire : (fun ban goiU ou de bim qoikty fCun court etpaee on theauri ep- 
pace, aprhe un mitr examen ou apris m^r examen, etc. 



MXERCICE PHKASEOLOGIQVE. 



DWkoaaM 



tto«d*fcoafoat. 

Apt^itfwin. 

OibMaW. 



DNn« j o y — via. 



Da rST g»ft4. 



i3^K3 N"" CLXX. om¥i^< 



BXPLOI OU SUFPEKSSION OB tMI, WM, DANS CBETAl.NeS PHRASES. 



IMPLOI. 

Vm chotfu dor^e est tonjours one chaine 
Dont le polds se fait trop sentlr. 

(AuaiiT.) 

Vn auteur gUc toot, quandll Teuttrop Lien faire. 

(La Fo.'tTAiMi.] 

Une femme fidiU est digne qo'on I'admire. 

(Poissoif.) 

Le molndre broit dveille un mari soopQonneax. 

(La Fontaiki.) 

U foot (aire k ses rices une guerre continaelle. 

(Bossuit.) 

Vh honheur trop cpDstant detient Insupportable. 
(DunoussAT.) 

... 0^/nieblennde 
Ne peat permettre an pins qne d'etre deviote. 

(BaiT.) 

Jkefemm$ est soorent pins heoreuse que sage. 

(ROGBOS 01 CjlABABIIiS.) 



suppaissioR. 

Tet$ ertuti et folle, souTcnt* 
Fait pins de bruit que la ploa sage. 

(Fi. jDi NiorciATiav.) 
Fripon est d^ponill^ par on plus grand fripon. 

Qgm* JoUTIAV.) 

JeufM filUtt$ a toi^onrs soin de phdre. 

(i^ FOHTAIHI.) 

Mari sans jenx et sans oreiUes, 
GooTlcnt anx femmes k merreilles. 

(NiTiaoAis.) 

n fant faire anx mdchants guerre contlnuelle. 

(La Foitauii.} 

BonKeur trop Tif dure si pen de temps I 

(H"« JOLITIAU.) 

Fille qni pense k son amant absent, 
Toute ia nuit, dit-on, a la puce k I'oreOIe. 

(La FosTAna.) 

Femme sage est plus que femme belle. 

(YoLTAnc.} 



Dans les pens^es, maximes, proverbes ou sentences » Tadjectif d<Slerminatif wi, unt, 
peut, de m^rne que rariicley 6lre ou non exprim^. Cest ce que nous enseignent les 
exemples pr^cil^. Voir page i8i. 

BXEKCiCE PBtUSEOLOGiQVE. 



V% iraapcur n^rila d'«ti« Iramp^ I nn iMt 
Um iMimt fidito Mt MM done* Aam, 



A kM fripoa fl4pon •! a«*L 
PCBWM ^i tronp* eti cbvM iaJ f««. 



33 



(968) 



►»4«e»a N" CLXXT. 



JL'ufi de IT nil tft. 



Vun d^,und», to eommencemeDtd'iuie pbiau IneidtQte et prMd^ d'on aom. 



Vun de, 
Ih^s, Vun dfff ^tioratif^ d$VAeadim(9ftmptil^t 
Hent d'obtenir un noQTeaa triumpbe Bar la se^ne. 

QDiia engagea 1« JfJarttf » rtifi« det plus puit- 
fan(e« natiom d$ fitaXU, k se declarer en fayeor 
des Romaint . (Viitot.) 

Plaslean aataort, et ectieaatreff StitieKorut, I'tm 
det plus ancient poitei lyritput, ont ferit qa'il 4tait 
blen Trai qu'one princease de ee Dom avalt ^t^ aacrt- 
11^. (Racim.) 

Ud nomin^ Batthut, Vun ds ees tavanis qui ttmuU 
comulter de vieux livres et let eiter nud a propot, 
prit le parti da diabte eoatre FonteneUe. 

(VOITAIII.) 

n se rend eonipUee do pemlcleox deasela dn oonda 
de Skqpetbmry, Vun det hirot du parti pAtlofO- 
phique. {Id,) 

La MoUe, run det etpritt Ui pHut anti-poAique§ 
qui aient jatnaii $wi$t4, %'tA dpolsA en frivoles bo- 

fLi BAHrt.) 



La Grdie et 1* Aflf^^Mlneiire ^talent rempltei de la 
mteoire de eefimeux ti4ge de Thfie, Vune detpre^ 
miiret ipoquet det tempt fahuleux, 

(14.) 

Botre cea deox golfea tVanee VArabie , Vutk$ dee 
pHut grami$9 pdnimule^ dm meiuto eo tm m * 

(Ratial.) 



Vh de. 

Amsod de Breaela, vn de eet hommtt a mthon^ 
tiatm$, dangereox anx aatres et k eax-m^mes, pr«. 
ehait de TlUe m TlUe aoBlre lea ikfaeaaat^ taBmeoaes 
deaecdMastlqaw. (VoLTMai.) 

Qnna et Carbon, un de tet lieutenantt, ae cam- 
pAient aor lea botA% du Tibre. 

(ViaTciT.) 

C. Claudiut, un det eontult, ae leva, et adreasact 
la parole k VirglnioB, la! dMara qa'U ne a'opposait 
point k rinfonnatlon qu*fl demandalt. 

(M.) 

Perpwna, un de tet of/lciert, Vy Tint jolndre 
atec les debris de aon arm^. (Id.) 



Sylla aTiSt foil d^ffirer le gonyemeneBt d^ oes 
grandes proYlnoea k MMetiin, nn detet U m t ien mi is. 

(Id.) 

J'at tAeb^ d'aaalater de temps k anlrs k qoelqiie 
eomM6 de mm dittriet , un det plut petitt et des 
plut taget da PetrU, 

(BxaRAaaiir ai ST-Pinac.} 

Catulue Luetaiius, um dee pvinefpaatt de Vaasem- 
hUe, a'teia que ce n'(Stait plus par des d^sements 
each^a qu'on allalt k la tyrannie. 

(ViaTOT.) 

SeitMin donna an roi de Pont on corps de troupes 
sons lecommanderaent de AJariut, un de eet sena- 

teurt proteritt par Sylla. " (Id,) 



Les grammairiens se sont ^vertuis ft £tablir des regies pour remploi des loeutions 
wideoxL I'un de. 

11 fafUl voir si ces regies sont justes. Et d*abord examinons Ie& exemples que noiis ve- 
nons de rapporter. 

Si nous en croyons Domergue et tous ceux qui rent r^p^tc, on doit mettre Fun entre 
un substantif et un nombre precis : DuciSy fun des quarante de rAcadimie frun^aise. 
Mais M. Marie, dans un article ins6r6 au Journal grammatical, battant en ruinecette 
joctrlne, soutient que le nombre ne fait rien i remploi deTtin de, aprte un nom; que 
eet emploi n*a lieu qut pares que la phrase est incideale : Yoilft, dit-il» toute la rigle. 
Apr^s avoir citi neuf exemples k Tappui de cetle opinion^ il ajoute, pour la rendre en- 
core plus imposantey qu'il pourrait en fournir deux mille autres; en sorte qu'ii n'en 
f:uit pas davantage ft bien des esprits pour 6tre persuade. Mais le reproche que nous 



(«8) 

pouvons adresser^ noiia» a M. Marie, comme k Doirergue, c*e8t d*avoir &ij^ tdus les 
deux sous Tempire et sous lecharme d*une id6« exclusive. En effel, il suffit de jeie.* 
les yeiix ftur les citations de la seconde colonne pour se convaincrj9 que uh(U^ troun^ 
auasi en t6te d*une proposition inctdente. M. lUrle dira peut-^tre quo ces exemples 
sent ineorrads; el nous, pour les justifler, nous proclamerons k noire tour qu*il s'en 
trouve en foule de semblables daus tous les meilleurs terivainst et qu'il nous seralt 
facile d*en rapporier> non das ceniaines^ mais des miliiers. Que conclure de IkJ Ceei 
que Tun de ou un de se mettent £galement , aprte un nom, au commencement d'une 
proposition incidentOy avec cette difKrence toutafois que la premiere locution est plus 
expressive que Tautre, puisqu'ellc est d^termin^Oy et que la seconde au ooolraire est 
vague, privi6e qu^etle est de Particle. Quoique vraisemblablemeol on ne pui^se gu^re 
^tablirde r^gle a regard de ces deux formes, cependant, pour tAcher de faire saisir la 
nuance qui existe entre elliss, nous dirons qu*il faut faire usage de unde, conform^- 
ment aux exemples de la seconde colonne, si Ton veut exprimer l\init6 pure et simple; 
de i'un de, comme dans les phrases de la premi&re colonne, torsque, ind^pendamment 
de Tunit^ qu'on^nonce, on y lyoute encore une iddede determination. 

U. 
I?k 4^ ftM' 4$^ Mifl fits rfltAsn mw uicuhtu* 



Vnd$. 

Ua du. amaroMUt d§ VAcadimi%,ftcin$aiu a btei 
vonln fttre de mon aiis. (Domuqui.) 

Madame Dupln iUOt mif. 4U troU ou quaifMei 
ftmnuM da Paris, dont le vleux abMi de Swnt- 
Pierre avail 6U renfimt g&t6. 

(J.^. RoirssxAu.) 

L'eniSut Jhm, entre les bras d*une m£re char- 
nuuite et iDedeste, est en m^me temps un des plus 
iouehants $t des plus agr^ables speetaeles que la 
devotion chrdtlenne puisse offrir aux yeux des fiddles. 

ihe de mes ek&neee dtait d'avok tot^Muni diae 
mes liaisons des femmes auteurs. {Id.) 

CAi lief iiUAnvMenm qaX ra'ont le pins Mtgtd de 
DOS assemWte, etja perle des plus gcandia. e'esl la 
legdretd de lenn Jusements. 

(BfttiTAaMa M Si^Fiiaii.) 



Vun de* 
Vv» d$ ces deux handUs qui se disaleal. awiueft 
me piit m affecUon. (J.-J. Roussiao.) 

Le bruit eoomt que d'elte ob de hd, r«ii des dtum 
eipalserail raulre. (Id.) 



Le beo-erels^ est Tim dm oiseaum dont les eonlenrs 
sont les pins sojettes h varier. - (Bufpon.) 

Louis de Maagiroii, baron d'Ampus, 6Ult Vun des 
tnianons pour qui Henri IH cut le plus de faiblesses. 

(VotTAlftE.) 

La orucileporte de I'un des auteurs de meejowre 
m*a trop appris k craindre d^aflliger Tautre. 

(i.-J. ROUSSBAU.) 

L'un des prineipaiuso moyens que ]'ai emptoyte a 
^, comme je vous I'ai dit, de le blen convalncre de 
rimpossibiiitd oil le tient son Ige de vlvre sans notre 



On se scrt de «n de, nous dlsent encore les grammairtens, quand cette expression 
n'estpas^immMiatement pr^M^ed'un nom el qu'elle n'est pas en tete d'une phrase 
incidente. L^xamen des exemples de Tune et de Pautre colonne nous prouve combien 
cette rftgle est mensong^re. 



nL 



I'tin de, vn de, suivis s*na pioboji. 



Ce berger et ee rol lOBt sons mdme planAte;^ 
Vun dTeux porta Issoeptre, et Tautre la boulette. 

9^ FoaTAiax.) 



Vn if SIMP, pr*s dtt Gangs antrefois, 
CulUyalt le Jardln d'un asses boo bonrgesls. 

{y^k FoafAiMi.) 



(260) 



Cejoor 

ielall mr Vun cto nous trop de honte ou d'cnvic. 

(COI.'IIILLI.] 

Ct I' J Toil riffi de vouf prendre nne Mtlnee. 

(HOLISil.) 

Gel lofUnet qn'ont les geais de se rappelcr« de se 
r^unir A ia Toix de Vun deux^ et leor violcnlc antl- 
patlde cootre la rbouette, offrent plus d'un moyen 
poiir let attirer dans les piiges. 

(Borroa.) 



Qtt*on slmaglDe ees douse homines assemble aprte 
la mort de J^sus Christ » folsant le complot de dire 
qu*Il est ressiiscil^; si pea qa'un deux se fQt de- 
menti par les prisons, par les tortnres et par la mort » 
Us ^talent perdns. (Pascal.) 

Comme si les petlts paysans cfaolsisaalent la terre 
bien s^che pour s'y asseoir on pour s'y coucber, ct 
qu'on edt Jamais ooi dire qae I'homldltd de la tern 
eat folt du mal A pas tfn deux. 

(J.-J. Rousseau.) 



H. Uarle, dans rariicle dont nous avons d6lk parI6 , avance encore qu'evec les pro- 
noms il faut employer I'un de. Nous ne nous faisons pas un secret et malin plaisir 
de combattre M. Harle; mats, en conscience, il nous semble que sa r^gle n'est pas tou- 
jours suivie par les ^crivains, qui ont fait usage, comme on voit^ tant6t deunde^ tant6i 
de tun de devant les pronoms. 

nr. 



I'un de ou un de, raicisis ft'ra mot Tiamii fas dmi totilli. 



Si Vun de tos amis a besoln de faire toucher de 
raigeot k Smyrne, la poste fera son alTabre. 

(YOLTAIII.) 



• Le plus grand int^r^t du r6le de Phlloctite n'avalt 
pas ^chappd a Vun dee plus Ulustres el^ves de Tantl- 
quit^* (UHaipi.) 

U prinee Henri de Prusse distiogua particullire- 
mentla comtcsse d« Sabran ei Vun de mcs plus In- 
tlmes amis. (Di Sicua.) 

Croirait-ou que les historlens ont pris plaisir k faIre 
un magniflquc elogo de I'un de ces ckcns appeies B^ 
rdzillo. (Maimohtkl.) 



Un esclaye Jolf, InUme ami do roi des roisl c'est 
k pea prte comme #< tm de noe historiens nous disalt 
qtt*on fanatique das.G4renne8, diilTrt des galdres, est 
llntime ami de Loois XIV. 

(VoLTAiaa.) 

Je toQche d im tfe ees traits caractMsUques qui 
me sent proprot. (J.-J. Rousskau.) 

Un des pins vUalns hommes et un des plus grands 
fons que J ale Jamais vns. (/i.) 

Vous choislrez d'flerer les enfants dun de vos 
amis, on d'accompagner I'autre dans sa soUtade. 
(J.-J. Rousskau.) 



£coutons toujours M. Marie : « Les lois de Teuphonie, dil-il, qui out proscrii les 
hiatus produits par le choc d'une voyelle centre le mot on, comme dans si an, et on, 
proscrivent aussi ceux qui rdsulteraient de si un de, etunde, d un de, etc. » H. Marie 
%joute : « Si I'oreille craint les hiatus, elle redoute bien plus encore les cacophonies : 
D'un de, par example, serait insupportable. » Gette opinion, pour 6tre de M. Marie » 
n'en est pas moins erron^e. De m6me que nous avons etabli au ehapitredes Pronoms 
ind^iinis, que les ecrivains ^taient libres, en prose> de se servir de si on, eton, si fon, 
et Con, etc.; de mSme les citations qui pr^c^dent nous montrent indubiublement que 
les icrivains ont dit aussi indifferemment si /'tin de^ et tun de,d i'un de,del'wiide, ou 
bien si un de,etunde,dunde, el m6me d'un de qui offense si fort I'oreille de M. Marie I 



L*iM if As. 
L'taaulnil 



Um Itttn d'os 6m qtunmw, 
Um 4t« ptea bcIUt pMinik 



LlHd««OM. 
•ir«nd.»M«aU. 



EXERCiCB PHRASiOLOGiQUE. 

lladuB*, UM Am tr«u oa qwilr* L'ho dtt plw gnadi npiti 
bcUMfrBiB« dt Pari*. L*IIM dM pkM imOOMiiM. 

L« p«r1« d« I'na d« um parent!. Un dat d««s. 

L'UB dM pltM h—UM. MMMO. Us dM prUMIpl 

Vn d« DOHL L'litt da ?aM. 

Ub d'avB. I«*«M d'aHMb 

Si hq da «M aavrafia. Wk Vwa dM plu hftm. 

A m da ?•• wrralk Da VtM» di na* ^ ualiU«> 



Un dat pi 

VMdM I 



L'ndMd 

L*WldM < 



Ua da vast. 
Vm d'ailM. 



Bt m dai 
D'n da w 



(an) 



DES ADJECTIFS POSSESSIFS, 



N* GLXXII. «*"<<' 



Jl/ofi , ma, met. 



onii, aomii, place. 



Mon esprit g^n^rem ne bait pas tant la tie, 
Qu'il en Teuille sortir par aoe pcrfidie. 

(GoaniLLx.) 

. . . ifa prampie oMissaneef 

?a d'nn roi redontable affironter la prfsence. 

(RAcmi.) 



Et Chacon k mef pieds, consenrant sa malice^ 
M'apporta do Tcrtu que I'aTcn dc son tIcc. 

(BOILIAUO 

Et mol, pour toutc briguc ct pour tout artifice, 
De mefl kiffii«t au del J'olTniis le sacrifice. 

(Racihi.) 



Les adjeclifs possessifs mon, ma, met cxpriinent un rapport d*appartenance ou dc pro 
pri6l6 avecla premiere personnedu singulier dont le nom est implicitemcnt contenu 
en eoi : mon respect, ma fortune, met pieds, mes iarmes, c'est pour le respect, la fortune, 
les pieds, les tarmes de moi. Mon serf pour le masculin singulier; ma, pour le feminin 
singulier; elmesj pour les deux genres et les deux nombres. Ges adjectifs se placent 
toujours devant les subsiantifs qu'ils d^terminent, qu'lls soient ou non pr6c6d^ d*un 
adjectif qualificatir. 



Cest alors en effet qae fiion dme dclalrde, 
Contre les paaslonB se senUt aunr^e. 

(VOLTAUI*} 

C'en est fait, mon hewrs est Tenoe. 

(BOILIAU.) 



OuI« polsqne jc retrouTC on ami si fiddle. 
Ma fortune ^a prendre uno face nooTelle. 

(Ragmi.) 

Levei-Tons ct quittes un entretlen fftclicux, 
Qui redouble ma honts et nons pte k tons deox. 

(VOLTAiai.} 



Ces exemples nous font voir que mon sert aussi blen que ma k determiner des sub- 
siantifs ftmlninSy maisdans eeeas, eet emploi est absolunent euphonique- Jfonse met 
devant un substantif ou un adjectif commcn^ant par voyelle ou k muet ; ma^ devant un 
subsuntif Ott nn adjectif commenganl par consonnc ou h aspir6. 

SXERUCE PHRASiOLOGlQVE. 



m<Mfkn, 


Has**. 


llMMBlt. 


llMiMft. 


MmWim. 


Uon'Smt^ 


M.cMffvnila. 


li..^^«db.liL 


ssESr*^'*- 


||«* MMrof ••. 


lf.«b&f«w 


II«Mm. 




MMiUUk 


MokUUliia*. 


ii« uHtaij; 


l\«iMtWt. 


UmM^ 


Vimmak. 


MMsaic 


MWMBMmb 


AUiMKMM*. 


Umrmtkm 



(««) 



.^a A" CLXXIII- <»«»> 



Ton,ta, tesn 



MASCDliH IT riMiaiR 5IH6ULIIR. 

• . . Que lu dis dcs folles, 
Et cholflli mal ion tempi poor dc tclles sallUes. 

(MoLitii.) 

En cet aveagleroent ne perdB pas la m^moire 
Qu'aloai que de tavieHj va de ta gloire. 

(OoaAiiLLi.) 



MASCDLIS IT FlMiailf PLUAlIi:. 

Tes ieritt, U estTral, sans artel langaissanta, 
Scmi^leot tXit UxmH en d^ptt du bon sens. 

(BOILIAU.) 

Reprends ta liberty, remporte fet Tieh9stu, 

A I'oi de cei raocom Joins mes Justes largesses. - 

(VolTAIlK.) 



Les adjectifg possessifs ton^ ta, tes indiqueni un rapport de possession avec la seconds 
p.ersonne du singulier : Ton tempt, ta vie. Us icrUs, tee tiohesees se iraduisent par U 
temps, la vie, les iciitt, les richesses de tot. Ton se place devant un substanlif masculin 
singulier; ta devant un nom fiSminin singulier; tes sert pour le pluriel des deux genres, 
(les adjectifs pr^cddent toujours les substantifs auxquels ils se rapportent. 



gae ton affection me soit alors s^y^re, 
t tienne, comme U faut, la main k ma ool^. 

(MOLlfeRE.) 

Von Bleu, Toici ton heure^ on t'amdne ta prole. 

« (H£0KI£ft^) 



Vi, ]e verrdl peut-^trc & mes pleds abalta, 
tiet «rgoell InaaUant detfa fknttm^jmtu, 

(YOLTAIII.) 

Ta real ma mort, eh blcn ! Je Tali remplir ta Aa€n«. 

(M.) 



Par ces eiemples on apprend que pour dviler Thiatusqui r£sulterail de la rencontre 
dedeux voyelles on emploio (on, auJieu de ta, devant les substantifs ou les tdjectift 
Kmvkns dont i*ini!iale est une voyelle ou un h muet : ton affection pour ta affection^ 
(on Afure ponr id heurc, (^i fait usage de ta si le mot commence par consonne ou par 
h as{t!r6 :ia vertu, ta haine. 



MXERCICE PHRASEOLOGIQUE. 



Ton him, 
ToB argent. 
Ton haiBM. 
Ton benfavvr. 
Ton air. 



T«« 

Ta cMr« inag*. 
Ta boat* 
Ton b«Bi«w 
Ton •BTia. 



Tm CJi. 
Tm b«oi oflcvi 
Ttfkarw. 
Tm buinran. 
Toa oaiploiU. 



.T«nbiM*mi. 

Tea bonne* iotontioM 
•T««4ailb*t. 
Tci l>«roInei. 
TMidAw 



Tm 

Tot bypolMaM. 
Too biktb. 
T«a attUla. 



— ^^*m^^?5 N° CLXXIV. ^^^^- 



Son^ $a, ns, 



Mascdlm IT riMimii suianuia. 
De sonproprs artifice on est aoovent rictlme. 

(COLLM D'HaILIVILLI.) 

L'amoor deylent suspect s'U n'a ta UhertS. 

(K AT AIT.) 



HASCULIM IT riMlHia rLUUlL. 

11 faut de set amis endorer (ptelqae chose. 



(Mouiu.) 



D^ffl^ei la veitu d'avee see aj^pareness. 



(U.) 



( 



Les adjectifs possessifs son, ta, $e$ marquent un rapport d*appartenance avec la 
troisi^me personne du singulier : son ami, sa liberti, ses amis, ses apparences, c'est pour 
Vamis la Uberti, les amis, tos apparences detui on itsDe. Son sert pour le masculin singu- 
fieri say pour le fdmiiiin singulier; et ses^ pour le masculin et le f^minin pluriel. Da 
reste, ces adjectifs se placeiit tou jours devant les noms qu*ils determlnent , que 
CCS nomssoient ou non pr^cddte d*un adjectif qualificatif. 



. . . L'amoiir est d^chu de ion auiorite^ 
!>6s ^'11 Teat de rhonneor blesser la dignity. 

(GiMBM.L01l. 

ion PolyenaCe tMMke A Jon hsure deniMre. 

(ComuLU.) 



n est, A mon sens , d'un pliu grand hommt da 
Bavolr a^-oaer sa faute, que de UTolr ne la pas falre. 

(CAaOIMAL DK RiTZ.) 

Qu*tt est aoeaUant de parler de sa houte I 

(VoLTAias.) 



L'euphonie exige qu*on meite son devant les mots commengant par voyelle ou par A 
non aspir^ : son autoriti,son heure; et sa devant ceux dont la premiere lettre est une 
consonne ou an h aspir6 : sajaute, sa honte. 



EXERCICE PBRA8EOLOGIQVX. 



-OD tflOlM, 

Soo haal rang. 



Ba bfcor. 
Soo iniMlie*. 
Son b«ar« darnilrt. 
Sa kMta. 



Ml •Bnciiiii. 
8m dibuU. 



8«« biNMraUM Mrtitct, 



S«t beoUi. 

im allorM. 
S«i hontcuOTt , 
8«a hoDorabiM 



^ N' •CLXXV. 0^i»^— 



fUstrs, «««. 



UASCVLin IT riMlRllI SlHCULlia. 

La blenfidsanne est un besoin de I'ftme : 
Ucoreox, elle nous rend notr§ bonheur plus doox. 

(^x Billot.) 

. • . Notre dme a Men plus de rcssort 
Pour supporter lo mal, quand un salt qu*il arrive. 

(FaBEI o'EaLAMTlAl.) 



lUScuLiM IT rial IH IK PLUailL. 
Amour, que sor no$ emurs ton ponvoir est extreme ! 

(LirBAAC.) 

Le eld de iu» rait oni ne salt pat sWonner. 

( ACUK.) 



L'adjactif notr^y dont le pluriel est nos, indique un rappori de propriety avec la pre- 
miere personne du pluriel : Notre bonheur, notre dme, nos coeurs, nos raisons, r^pondent 
k le Inmheurf tAme, Us caurs. Us raisous tU nous. On volt que noire sert pour le masculin 
et le f<§minin singulier; nos, pour le masoulin et le £6minin pluriel. Ges adjeciirs se 
mettenl toujours devant les ncuns. 



IfatraAiM. 
If«ti« fertana. 



MIEBCICE pnRASiOLOGlQVE. 

Nos biea«> 



Nm ioteolioBfl, 
Noa pauieot. 



(364) 

N* CLXXVI. 



■AfCULM IT riniKii f mouuBi. 

• • • Tout le camp falnqDeor pleora votn itipoM. 

(lUaHs.} 

il me fallot depnli gdmlr de oofr< obsMicf* 

(VOLTAlia.) 



MASCYLM IT rimiii runiiL. 
Sam caise, en teWant, Taitei vof dlMOurt. 

(BOILXAV.) 

••• Goosiiltei longtempe ToCre eipitt et vof/breoL 



L'adjectir tM>lre, qui fait au pluriel vos^ marque un rapport de possession avec la sc- 
conde personnedu pluriel : mtre tripos^ voire abtence, vot dUcourt, voiforeei, d^est pour 
U trffHU, rabsencCf let ducours, les force$ de wnu. Voire est pour le masculin ou le femi- 
nin singulier; vo$f pour le masculin ou le fi^minin pluriel. Gcs adjeciifs 86 placeni 
toujours devant les subsiantifs. 



EXERCICS rURASiOLOGIQVB. 



Ttl7« p^i«. 



YolrafaiM. 



YMplcnriu 



Tm SllMliMft. 



»^^^^ N' CLXXVII. 

Lgar, leiifi. 



■ASCULm IT riHlHlN 5IN6ULIXE. 

1^ dicQx dolyenl leur itT9 an falblesscs dee hommes. 

(BOUISAOLT.) 

... Les eoean pour aimer ont lew matutitL 

(QUIKAITLT*) 



HASCUux IT riHimii plviiil. 
Lm autenn le peignent dans leurt ouvmirM • 

(LiSACI.] 

Leiinaitrea det hamalot eacfaent-lls Uunfaibluiti? 

(LAHAtPI.) 



Les adjoctifs /«tcr, leurz ddsignent un rapport de possession avec la troisifeme per- 
Sonne du pluriel : Leuritre, leur maturiU^ leurs ouvrages^ UursfaiUeiset, c*est pour 
Citre, la maiuriii, let ouvrages, te$faible$ie$ ttmx. Leur s'emploie pour le masculin et le 
fcminin singulier, lewrt, avec un t pour le masculin et le ftminin pluriel. Ces a^ioctirs 
precedent toujours les subsiantifs qu*ils determinent. 

EXBRaa pmUSiOLOGiQUB. 



r |iUi«r. 



Lfurt all 



(265) 



►H*se»> N" CLXXVIII. fiBaw^- 



BMPLOt DBS ADJBCTIPS POS5ESSIF8 DBVANT DBUX OU PLUSIBUBS 8UB8TA1ITIFS UB8 PAB iC. 



IKPITITIOS J>X L'ADJXCTIP POSSXSSIF. 

Une llDc de SainUnerre ayaht perda ton pire et 
ta nUre, et se tronrant maltresse d*ane petite for- 
icne, fat envoyte par ses parents & Constantinople. 
(Ghatxaubiiahb.) 

Sourent not wudhwn §i na$ torU sent la faate de 
noa mentors. (GmGUXiii.) 

Qoand on Jenne homme perd tan argent et tan 
tempt k eonrir aprto une maitresse, on le ramtoe h 
r^conojile et A la malson, en le mariant avec one 
bonndte femme. 

(BXRNAXDIN OK ST-PlXaKK.) 

Let enfants qui aTatent dgorg6 leurt piret el leurt 
fneree soufTralcnt molns que ccs hypocrites. 

(FinxLov.) 



VO!l RXPiTITIOII BX L*ABJKCTir POiSSlSSir. 

Ges denx Jeunes animanx ne se ressemblaient pas 
plus qne leiin pire et mire, par leor naturel. 

(BurroH.) 

ReesemUex k vat piret ei mitee, et loyex comma 
em b Mn^ctlon da pays. 

(J. -J. ROUSSXAU.) 

Presqoe tons les oiseaoz qui naraissent ne TiTre 
que de graincs, ont ndanmoins et^ nourris, dans le 
premier Age, par lawn piret et mirtt avee des in- 
aectes. (Bnrroii.} 

Les nigres crfoles, de qndqne natkm qolls tirent 
leur origlne, ne tiennent de leurt peree et miret que 
Tesprit de serrHadc et la couleur. 



?<ous avons ^tabli (page 175) que si la grammaire exige que Ton dise : le ptre et la 
mere, Tusage permet cependanl de dire aussi : les pire et mire. G*est par une conse- 
quence rigoureusede ce principe que, dans les exemples cit^s, les ^crivains ont terit : 
9on phe et ta mtre y $e$ pirt etmire. 

EJERCICE PHUASiOLOGiQVB. 



•no ^rt aC M aitra. 
Km f<«iM tl DM ••uri. 



%m p4ra«l atlra. 
M«lr4rwttMMM 



T«t pwOTlf ellM MBit. 

Bm C«MM at DM «MSil 



Tm 

Rm 



•IflMk. 

•twMiow. 



.««»» N" CLXXIX. 



BMPLOI DBS A0JBGTIF8 POSSBSSIFS DBVABT DBU SUBSTARTIF8 UBS PAB Ott. 



ABiKCTir roasxssir alpxri. 
Le people n'arr^te son attenUon et ses respects 
q:: i sor des projets inunoables ou qu'll crolt tela, et 
qui loS impoaeot par laiir grandeur au leur Aoigne^ 
ment. (BxasAXDia oi Sr-Pixaai.) 



ADlXCTir POSSXSSir HOa RKPKTi. 

Les Indlens et les Juifs, si attaches k leurt eattes 
ou tribut, ont m6pris6 les autres peoples, au point de 
ne Jamais s'aUier avee eox par des mariaget. 

(BBtXAXSlB Bl 8fr4^BaBB*} 



Si Bemardin de St-Pierre a 6crit : Leur grandeur au leur iUngnement, en r£p6tani 
radjectif posscssif /ettr^aprte la conjonction auy e*est que les substaniifs reprteentcnt 
des objeis difTdrcnts ; au lieu qu*il n*a exprim^ Tadjectif possessif qu'une seule fois 
dans leun casus ou tribus, parcc qu*il ne veut rdellcment designer qu*une seule et 

34 



( 266 ) 
mfime chose, et qu*ainsi le second substantif devienl rexplication ou la definition da 

premier. 



EXBRCICE PHRASiOLOGlQUM. 



Son geoicM Ma MpriL Stt tartau m ms quiUlta. 



8« p«nt «a crins. 
Lasn mark ou Apena. 



8*1 aMndalaircs mi raprteeBlasla. 
Launa 



N" CLXXX- ««t*»<* 



BMPLOI D*UN AOJBCTIF P088£8Sir AVSG UEUX AUJKGT1F8 QUALinCATIFS LIES PAB «l. 



ADJICTIF POSSBSSir BOH liPITi. 

En rdeompense de vot bant et utiles offices, qae 
Dleu ^loignc de tous tout chagrin domcstique. 

(BuMAftDiif 01 St-Pibiix.) 



Aos sages et doctes eXeux ont briU^ rciigieusemcnt 
des gens dont le crime ctaild'aToir ea des iliu»inns, et 
de le dire. (Coimoicrr.) 

J'avais k coBur la publication de man dernier et 
meilleur ovvrage. (J.-J . Roussiau.) 

Pleln de man ancienne et aveugle eonfitmce , J'^tais 
bien loin de soupconner le Tral motif de ce voyage. 

{Id.) 



A9MCT1P rossBsair BMn«. 

La TCI1&, me dla-J^ en mol-m6me, la rfilOk eelle qom 
Dieu m'o promise. Elie a et^ mise sor la terre pour 
partager ma botme ou ma mauv«d9e fiirtune, poor 
donner un motif k mos actions et on bnt k mes pen- 
sees. (BALLABcns.) 

Chaque homme cut son bonel son mauvais genie, 
comme chacun cut son ^tolle. 

(VOLTAIUK.) 

Nous prenons sur nos bans et nos mauvais su^ 
ees, et nous nous accusons on nous looons des ca- 
prices de la fortune. 

(VAnTEHAaGUKS.) 



•Dans le -premier cas, vos bom et utUts officet, not sagm et thcut a^ntx, la r^p^tltioa de 
radjectifpossessif ne doit pas avoir lieu, parce qu'il n'y « .qu*un subetantif de deter- 
mine, qiiece sont les officer qui sonta la fois bans et utiles, tes aleuXy qui sont a la fois 
sages et doctes. 

Dans ie second cas, si Ton r^p^te Tadjectif possessif, c*est qu'il y a deux subsianiifs 
a determiner, dont I'un est exprim^ et Taulre sous-entendu. En efTct, ma bonne et ma 
niauvaise fortune, ses bons et ses mauvais moments^ c*est pour ma bonne (fortune) et ma tnau' 
vaise fortune, ses bons (moments) et ses mauvais •moments. On seoliuen que la m^me for- 
tune ne peut etrc bonne el mauvaise, les m^mes moments bons et mauvais : la r^pc- 
lition de Tadjeciif possessif est done indispensable. Cependant les ecrivains se sont 
quelquefois 6cart6s de ce principe, surtout quand les adjectifs qualificatifs suivent les 
substantifs: 



Leurs differends presents et future leront toiyoars 
termini aans aucuno guerre* 

(J.-J. Rousseau.) 



Pour me binn connaltre, II faut me oonnaitre dans 
tous mes rapports, 6otii et mauvais. 

(i.-J. ROUSSBAD.) 



A vrai dire, il nous gamble qu*on ne peut gu&re, dans ce dernier ^as^ s'exprimer 
Butremenl, ^moitis de r^p6ter le substantif et Tadjectif posieBsif. 

EXERCICE PHRASEOLOGJQIE. 



Son ancianor ct aveuitle rcnfiaac* 
Son htm ct digna ami. 



M -"I graiiJ vt mon petit appartaa 
'•M • l»MMie «l ma a 



(air) 



►>««Ko N' CLKXXI. 



BMPLOI DBS POSSCSSIFS AV£C DEUX ADJBCTIF8 LliS PAR OU, 



■iririTiOBi bi l'^aixctif possissip. 

Db Toulalent partager avee tear capitalne sa bmim 
M ia mauvaise f&rtune, (Virtot.) 

ffotre bonne ou noire mmwaite foriung ddpend de 
ootre condolte. (as Cailuuis.) 



Hon IfPITlTIOH n L*AOJICTir P08SIM1F* 

Ohacun sera Jng^ aeteo att doroiei ou mauvaiim 
auvret. (Acaoimii.) 

Sar ce plan gradn^ dans son exdcutlon par una 
marche sneeonive, qo'oD pourrait pr^cipitcr, ralentir 
on m^me ari^ter scion ion bon ou nutuvaii iuceis, 
on n'arancerait qu*k Yokmt^. 

(J.-J. Roussuu.) 



Sous le rapport grammatical, les exemples de la premiere cotomiesont plus corrects 
que ceux de la seconde, puisqu'apr^ )a conjonciion au, plac6e entre deux adjectifs 
qualiOant chacun un subslantif, radjectif possessif ae trouve r^p^i6; n^anmoins on 
voit que J.-J. Rousseau, dans les cas analogues, ne s*est pas fait scrupule d'ellipser cec 
adjectif, et que par consequent on pent, sinon autoriser celte ellipsoj du moins la to- 
I6rer(Voir page 180, no XCI.) 

BXBRCICE PHRASiOLOGIQUB. 



B««}Mtes ea tu injiutci rcpr«ck«s. 



Ifitt m komuiut •■ Man oMllMBBlMf 



N" CLXXXII. o^8a«-< 



BMPLOI DE leur, notfBj votre, etc. 



Uur, iTC. 

Les iionuiies ont tonjonrs latir intMt poor basOs 
On les Tolt, avant lout, oonsalter te ptalsir. 

(MoimsQinou.) 

Le renne et le Tlgogne refus^rent de TiTris dans nos 
cUmats, o& Us na troavaient pas m€ma les plantes de 
Ifurpayt, 

(BxaniiAiH 01 Sr^riiaii.) 

I^ Dlopart to hommes emplolent la premie 
parlJe de leur via k rendre l*antre miserable. 

(La Brut ill.) 

D ne fiiat pas s'dtonaer de Taildit^ de nof re eour 
I d^dra de noaTeQes I&mU. 

(PucAi.) 



LnucM, 1X6. 

11 DC faut Jamais Calre balancer lea hommes .i 
liurt interiti et leur conscience. 

(BxanAKAiH ni Sr-Pnaax.) 

Les Ortes et les Romains , si famoux par lenr pa- 
triotisme, ont regard^ les autres nations comme des 
barbares; ils ne les nommaient pas autrement , et lit 
mirent toutc leur globre h s*emparer de leurj pay9» 

(id,) 

Je vous al dit nn mot snr ArlsUde et sur Epaml* 
nondas, mais jc voua feral connaitro ieurs vies, 

(GlEAULT-DuVlTIXa.) 

Le del, je le TOis trop, met au fond de nos ctvura, 
Un sentiment secret, au-dessus des grandeurs. 

(\'OLTAiai.) 



Uaintenani voyona pourquot le m^me mot qui est au singulicr dans les exemples de 
la premiere colonne, se troute au pluriel daiia ceux de la seconde. £n premier lieu les 
taritains onl^crit au singulier leur inUril, leur ffoyt^ Umrme, natre eeeur, parce qii^ls 
ont envisage d'une mani^re gendrale Tint^r^t, la vie, 1c coeur de ceux doiu ils parlent, 
et qu'il a'iwt question ^ue d*un seul pays. D'un autve c6l6, ils ont 4iit, au plmifely 



(988) 

teuri intiriu, leun pays, leurs viei, noi ccmn, par U raison quails Toulaient ezprimer 
eollectivement pluaieurs inifo^ts, plusieure pays, plusiean vies, plusieurs coeun. 

MXERaCB pnBASiOLOGiQVM. 



?•!#■• 






M«l«tM. 

h»mn a 



JT CLXXXIIL 



Lmn, AMICTIF, ODMPAEt AVBC l«lir, PBONOM. 



Lntn, AMicnr. 

II faat aotant de frili pour eonscnrer let 1 
Qu*on en a prodigal pour attendrir leun dmei. 

(Da Biitax.) 

Song^ done qu'au grand homme Q font beaaeoup de 

DCS c&dreft rassembliSs dans un petit espaee 
Se nolaent Tan A Taatre et g^nent Uurt rameaux, 

(Gaixita.) 
.. • Tela Bont lea Trala gnerriera : 
Rlvaox an champ de Man» amis dans Uun fayen. 

(Di BiLLor.) 
En Uchant d'osnrper tob avantagea, eOea aban- 
doonont U$ Uun. (J.-J. RoussiAU.) 



Lmr, paoRoif. 

Les grands perdent toodoors k ae tforifler. 
El rien ne Uur sied mieux que de slmmlUer. 

(DisTnocaai.; 

Le nai eontentement dMde tons les traits s 
La brUlanta galtd, ce fud de ia nature, 
R^eouolt les TieUlards, Uur donne un air plus frab. 

(Patabt.) 

Les d]enx» oomme II l«ur plait, pcoTent eo on momeBt, 
Nous mettre dans la gloire ou dans Tabalsaenient. 
* (l*abbk GtassT.) 

En lenr pelgnant les faommes, peignei-Uf-lmir teh 
qalis soot (J^. Boosskau.) 



La diflKrenoe qui caract^rise leun, adjectif pluriel, eitewry pronom, c'esi que le pre- 
mier se joint toujours k des substantirs, qui , mis au pluriel, lui font cons^quemmeni 
re?<Hir le signe de la plurality : leun dme$, leun rameaux^ leurt foyers; Uur, au oonirairc, 
employ^comme complement indirect d*un verbe, lepr^c&de immddiatement, except^ 
k rimpdratify et ne prand alors jamais d'a : leur sied^ leurdanne, leur plaU. Observes en- 
core que rad|ectir(0»r« se traduit toujours par un rapport de qualification, et /«itr , pro- 
nom, par un rapport d'atlribution : leurs dmes, c*est pour les dmesd'etles; leur sied,leHT 
dome, c*cst pour sied d eux, donne d eux. 



EXERCtCB PHRASiOLOGtQVE. 



LtartOTfa. 
LMmtlMMim. 
Gt ••■t IM l«mn. 



Uar Ml agrteUa. 
Law Ml CMif aukj 






mlnn. 



Uvlrilpbhfe. 
?«ilMlmff4 



»HH6»> N'' CLXXXIV. BB«W^« 

lfoii» tm,»fm, auivia db fua ou db fuf. 



i OR JUsn 9ii# Ui If ahls, Ion Dieu fua ta blasphAmes. i Hm bonneor qui te parle, et ten Dieu qui I'delaiie. 

(Voltaub.) I (VoLTAiai.) 

Dans plusieurs grammaires, et notamment dans celle deM. Napolton LandatSi on lit 



(980) 
cette r^gle : cOn n emploie jamais les adjeclifs possessirs avant lea noma qui doivent 
6fre soivis de que ou de qui.^ Voltaire a done multipli^ les barbarismes dans le dis* 
coura de Lueignan k Za'ire , od I'on trouve lets deux vers que nous avons cit6s. 

— »>.Me3(o N" CLXXXV. 



BMVLOI Ml L'AETIGUI OU DK L'ASJBCTIF POSSlSSir. 



ATBC l'akticlk. atbc l'adjktif rossxssiF. 

N<»os ne nous f&dions pas si on nous dit que noui Xal. mal A ma tite, je toulfre A ma Jambs, man 

iToos mal A la tSte, et noos nous fftchons de ce que broi me fait nuU. (Dissiadi.) 

Ton dit qae nous ralsonnons mal. 

(Pascal.) 

Le sang nncommode, il a lee yeua rouges et mal Quoiqu'll soli nn peu Incommode de ton brae, 

i la Ufe. (BoHiTACi.) (M- di SxTioai.) 

Dans les deux exemples de la premiere colonne on a dit : nods avmu mal d la ifiTB, 
LE sang h'incommode, il a les yeux rouges, parce que la presence des noms personnels 
nous, ie, U, indiquent assez que c'est de notre Uu, de son sang, de sesyeux que Ton veut 
parlor : d*oti il suit que, dans tons les cas analogues, on doit seulement employer I'ar* 
tide. Cependant si, comme nous le voyons dans les citations de la seconde colonne, on 
parte d*une partie du corps babituellement ou periodiqaement malade, on se sert alors 
des adjeclifs possessifs. C'est dans ce sens que madame de S^vign^ a dit : Qwnqu'U soil 
un peu mcommodi de son bras. 



Cependant Ue ehetsus me dressaient k la tite. 

(BOILIAU.) 

Je Us ks boos antenn poor me perfectlonner le 

goAt. (DOMEAGUI.) 

ie m*attachal k me perfeetionner le gaUtt. 

(Ls Sack.} 
SInon s'^t fait eonper lesnarines et lee oreuUe, 
poor mieux tromper les Troyens. 

{CM par H. LiMAai.) 
Se meurtrlssant le sein, arrachant ses cheveux, 
Malheureuse, elle port aTec des cris atfreuz. 

(Dklilli.) 
ub I'^dai des grandem lew a toomd la tite. 

(Etiihiii.) 



Ghaqne mot sur mon front fait dresser met eheveux, 

(Racihs.) 
Je r^solas de me rendre A Madrid, comme au 
centre des beaux esprits, poor j former mon goiU. 

(Li Sagi.) 

Je remplissais ma tite d'accompagnements , d'ae- 
eords et d'harmonle. (J. -J. Roussxau.) 

. . . L'ours boucha ta narine, 
II se fdt bien possd de faire cette mine. 

(La Fortaiiix.) 
Tout son corps a fr6ml; dans son a6sordre aCTreux, 
Elle menrtrit ton tein, arrache tee ckeveux. 

(DiLILLX.) 

Quand met bras me manqueront, Je Tlvrai si I'on 
me nonrrit, Je monrrai si Ton m'abandonne. 

(J.-J. RoussxAU.) 



I>'aprte ces exemples* on peut dire £galemeni les eheveux me dressaient iL la tite times 
ckeveux se dressaient sur ma tiU; pour me former le goUt et pour former mon goitt; I'Sctat 
^9 gntndeurs leur toume la tSte et Ficlat des grandeurs toume leur tiU; je me rempUssais la 
Ute ttaeeompagnements et je remplissais ma tite d^accompagnemenUy etc, Ces deux con- 
^inictions sont une consequence du principe^tabii plus baut. En eflet, dans les citations 
<lc la premiere colonne, I'article seul determine les mots tSte^ goiU, etc., parce que les 
Pronoms m0 , toir, etc. , employes comme complements indirects, font sufBsamment 
connalire la Uu, le goUit de la personne qui parle ou donl on parte. 



Mais danff les exempTcs de la seeonde colonne on oomprend qu'en rahsence dea 
mtaies pronoms jouant le r6le de complements^ indirects, ou plut6l qae cea pro- 
Doms dtant implicitemenc oontenus dans les adjectib po8seasi(is» lea terivaina oai dA 
dire num front, met eheveux, man goUi, etc.; autrement on ne pourrait savoir de quel 
front, de quels cheveux, de quel goOt il est question. 

ni. 



EUe balHS Im yi«4B mb 
Bit k eaiMser see enftaU. 



rtp o aif Sf fOQsIt 6t n 
(J .-J. RoustiAD.) 



Wi$ \fnm Tin la terre , chdtlfo Ten que 
Toiu diM, et rq;ardei les MIei dont yons Hm Je 
ttMnpagnoa. (Pisca^.) 



11 est des caa 0^ Ton pent ae servir indiff^remment de I'artiele ou de Tadjeciif pos- 
aeasif, ainsi que ralteatent cea deux exemples. 

EXSRCICE PHRASiOLOGIQUE. 

At olr omU w Wtb A^air Ml M km. AMirMlAMakm. 

•MAir^Miita. 8MMr*la«Mki. SMMr4»«^«.»^ 

AvMT M migralD*. Avoir h fMM. A? oii m gMrtia. 

Fair* MUrW. 8« eeapw In akavOTB. Cov^r MiekmMB. 

Eraiptiri 
MMirkfr 



AMirMlilattta. 
tMCrirdablMk 
AvMtIi ' 



SabwalatoU. 
inoMiyar tat 
8«" 



L«T«r 1m yaw. 
Bihiif laHtoh 
niarkiaaiba. 



Lavar tM yan. 
BalMarTttlralMa. 



riai 

FMahlrk* , 
P»flwliiyaiiai 



EaaplirMaaacit4ft.. 



N° CLXXXVI. 



BMPLOI DE ton, ia, S$», ETC. ou DB Ml* 



AYic icn. 
llfUi la fMllfiM est doQce et ja iuU§ ert craelle. 

(VoLTAiai.) 

Tonte raasemblte JeU tea yenx »ur Meniar. 
Je racoBtalft.^ les malheun qui 6taient Tonus fondre 
8ur moi^ dds que J*avais cessd de sulTro isi e(mteiU. 

(FaaiuM.) 

La Jole dn eoMir est la Tie de rhomme, la Jole de 
rAomma rend ta vie plus lengoe. 

(EcciisiAaTB.) 

Mais qull faut pea compter but la faveur des roi$J 
Un Instant dj^liarmliie oa nenTene laur chaix* 

(LlFlAHC.) 



ATIC tn. 

IfouRf dans Itf^cifl, /to oomndB baMiMirv. 

(Haciss.} 

Pourqnol eralDdre la mort, si Tod a Maes blen 
T^n pour n'$n pas eraindre lai tuit€»> 

(Borroa.) 

L'auteor d'ou Umfmit est edoi qui m raenclDe U 
fruit le pins doux. ffkrcajos.) 

Qoand on est dans le pays des fictions, 11 est dill- 
die da n'en pas enpiulv Ja I g nf a pa . 

(BABniLXHT.} 



U r6sulte deces exemples qu'en general il faut employer ton, $a, aea, leur^ Uurt^ toutes 
les fois que les substantifs d^iermln^s par ces adjectifs sonl en rapport a^ec dea noms 
de personnes ou d*objets personnifi^ (premiere colonne). Au contraire, si les substan- 
tifs se rapportent ^ des noms de choses (deuxi^me colonne) on voit que ce ne sont plus 
lea adjectifs possessifs qui doivent fes determiner, mais bien les articles U, la, let, pr^^ 
cMds de la particule en. Gependant ceite rftgle est loin d'etre absoTue; car on Terra 
au chapitre des Pronoms, qu'il est des circonstances o^ Ton emploie les adfeetifs pos- 
sessifs, avec des substantifs relatifs aux objeta, et en, quand ces noms ont rapport 



aux personnes. AHu de ne pas nous r^p6ter, nous y ravroyoDs le lecleur : c'est lit que 
le poini qui nous occupe sera tralte 3i fond. 



EXERCICB PHRASSOLOGIQUJg. 



* ••• eootefh. 



En mifn Im IrMct. 
£b afMr Im profiu 



ikrHr md Unpg*. 
A««ir ■•■ pat^ioBi. 



Kb r«rMi||r !• tnM. 
Ba rccoomilN !■ 
Bq admirOT la 



N° CLXXXVII. 



BBfTX.01 DB man, ion, tm, ou de mien, fim, $hn. 



ra wk 



ATR fMNif lOffl^ iOli. 

n m*est, disoit^Uc, facile, 
D'clerer des poolBte aotoor de mormakon, 

(La Fontaiiib.) 

J'al oai raeovter & fen milord Hyde qu*un de tes 
(tmig, Tev«iui d'ltalls, aprte trois ooa d'absen<%, 
vonluti exambier Its ppogrAa ^ son Ills Ag^ de neaf it 
dix au« (J .-J. HoussxAir.) 

Qnna el Cvben, im de its lieutenanit, se caoi* 
parent sur les bords da Tibre. 

(VlBTOT.) 

Perpenia^ u» d^f et affidere^ Vj vUit Jelndre lie* 

lea debris de boo annde. {Id,J 



▲Txc mien, ft en, f<en. 

An tniYers (fun mJen/n'e'' certain &non passa. 

(lUcufB.) 

11 ne raste As toote la matson de Latow, qoe bmh 
dame de Warens el unt tietme niiee, 

(J.-J. RoiJsaBAU.] 
Vh sien ami, Toyant ce somptueux repas^ 
Lui dit : El d*oii Yicnt done un si bon ordinaire? 

(La Fobtairb.) 

Vh mien fOMin.esLJuge maira* 

(Itf.) 
Vh mien pnnni me 111 iqiprsnU mattlUer. 

(RiOBABO.) 

VauB BNi en yea aiaina im iien portrait ? Qui. 

(VOLTAIBB.) 

Vn m«m vofef qai do sotr ilaitlnt* 

{Id.) 



Dans le style ^pislolaire et dans Ic style do Tapologue , dans le badin et daii9 le bur- 
lesque, au lieu de m^n, ton, son, on peut se servir de mien, tien^ sien, pT6c6d6B de un, 
une. Dans ce cas il faui observer que cet emploi n'a lieu que pour ces trois adjeetifs mas* 
culins ou f6minins. Remarquez en outre que quand on dit : Un mien pri^ un Hen pri , 
on fait entendre dftox choses : ou qa'on ne poBS^de q«'iin senl pr6 ou qu'on en indique 
un parmi plusieurs. Dans la premiere hypotb^e y un mien pri, un sien pri, signiiie sim- 
plement , mais d'une manidre beaucoup plus expressive , mon pri, son pri; dans la se- 
conde , un mien pri, un sien pri, a le seas de un de mes pris, un de ses pris; c'est pour 
rendre cette difference palpable que nous avons oppos6 les exemples de la premiere co- 
lonne a ceux de la seconde. 

Les pronoms possessifs nc peuvcnl pas ordinairement 6tre pr6c6d6s des adjeetifs d6- 
monstratifs c<r, cet, cette : c'esi un d^sa vantage de noire langue, compar6e h d'autres 
idiomes. Ndanmoins, Voltaire a dil : Les impies en conduant par consiquent que la ndtre, 
fondeesur la juive, estfausse; et que cette k6tre itantla meilleuref etc. (Yoltaibe, 
Bist. de Jenni.) 

BXBnaCE PHMASiOLOGIQVS. 



Ma.ia,«i 



Vm alao iardia. 
Vmemi ami. 
Vu 1km fottnk. 



8aiob«. 



Utta wakmtf paranla. 
Dm tfMHM aOaa. 



( 972) 

^^^mm BT CLXXXVIII. 

U mitn, U tien, U iien, U nUre, U vdirt, gompajUs atbg mUn, ti$n, ftoi, mdtn, v&tn. 



ATiG le mien, U Uin, nc 

Hon errenr sera la miemu. 

(J.-J. RooasiAO.) 

V^oofl ignorei encor quel bonhear est U v(^re, 

(Rbgmaib.) 

Oeeopei Totre AAve k toutes let bonnes actions 
qui sontft sa port^; que rinter^t des indigents soit 
tonyoors U iim. (J.-J. Roussbau.) 

Faitcs-Iul bien comprendre que le sort do oes mal- 
heuTGUX pent tin le tien, (/cf .) 



. . • Qnel caqnel est le vdtre, 
Tirez de cette part ; et voos, tires de rantre. 

(MoLiiai. 

Vos intdrits Id sent conformes aaz ndtres. 
Les ennemis dn roi ne sont pas tons lee vdtree, 

(Racirk.) 



ATBG mien, Kent nc 
Jnlle. 6 Jolie ! A ioi qa'nn instant fosai appelcr 
mienne. (J«-J. RoossiAiy.) 

Oal, tendre et g^dreax amant, ta JoUe aen too* 
Joorsliemie. (Id.) 

LlntMt du prince serait que le people t&t poissant, 
afln que cette puissance 6tant tt'enne^ le reodn redou- 
table i ses Toisins. {Id J) 

Frisch rapporte qne iQTsqa'on met les petlts de la 
draine dans )e lit de la lllorno , oelle-d les adopte , 
les noorrit et les 6Uve comme siene, 

(Bumv.) 

Que cet objet est bean ! Voos ea ites tenl6. 
Qa*ii aera laid , s'il derient vdtre, 

(Lamottb.) 

Je ne comprends pas eomment Tons poonfei dis- 
poser en sa fareur de propridt^ qui ne sont pu 
vdtree. (MiaAaiAU.) 



Dans le style comiquey comme dans le style s^rieui, on peut employer le mien^ le tien, 
lesien, le ndtre, le vdtre, ou simplement mienf tien^ sien, ndtre, vdtre: La suppression de 
Tarticle donne k ViA6e de possession plus de force, plus d'6nergie. En pareille eir- 
oonstance , ces adjeciifs sont d'usage pour les deux genres et pour les deux nombres. 
11 n'y a que leleur, laleur dont Tarticle ne peut jamais^lre ellipse. 



BXBRCICS PHRASEOLOGIQUE. 



L« nlaii, It I 
L« tita, la Iimim 
L« tieo, la iimb*. 
L« sMra, la nMra 
U«llra,hTl«ra. 



Tim, ti« 



TSlra. 



Let IMM, ka UaDBM. 
Lrt sicna . ka iiaiiMa. 

LaavACim 



HiaM, 
TSaM. 



fUraik 



DES ADJECTIFS INDfiFINIS. 



N' CLXXXIX. BBdH.-o^'^ 



TOOT, 



GENRE ET NOHBRE. 



fUlGULIU* 

Taut le monde se plaint de sa admolre et personne 
ae le plaint de son jugement 

(LAROGHiroUGAULH.) 

Toute la doetrine dee nuBnrs tend uniqnement k 
nous ntukt heoreni. (BosimiT.) 



Le plus pr^deux de tons les d<me qne noos pcif.- 
iloDS recoToir du del est nne verta pure et sti»z 
tadie. (tisEtay.) 

La coquetterie ddtmlt et iloufTe presqoe toutee Icf 
vertue* (Mad. di Guiua.) 



(STS ) 



On perd touf let andt en perdant fouf mq him. 



(Test snr lea bonis det ritldres que les T^t^gaai sa 
■ontrent dana tautt laor ^aoiiltf. 

(BiiN. Di Sairt-Piuu.) 

Pendant foul em imnpt de fatigue et de toorment, 
FAnbe lalaaa aea chameaox ebargte; il ne leor 
doooet cliaqna Jour, qo'ima heore da repoe. 

(BurroR.) 

Taiu prend constamment le genre et le nombre du nom avec lequel il ne troute en 
rapport et qu'il determine; que ce nom soil pr6c<^d6 de rarticic , d'un adjeciifpoaaessif 
ou de tout autre mot Equivalent. 



Un ccanr qnl noos ooblie engage notre slaba; 
n fant k Fooblier melttv aossl /oim nos wint. 

(MoLiftai.) 

Dans la aolltode ^terndle tcutts nos aiiachei sent 
rompnes. rPorr-RoTAL.) 

La doge ct la s^nat dolTent visiter dimanehe pitH 
ehaln ect hApltal , et d4i on s oecupe de parer iaut 
ees His, de parfumer toui$$ ees iaU$». 

^UrATT.) 



Test raniTtra* 
Tovte la tcrrv. 
TontliaMaaa. 
TMit rapni*. 
Tovl la par. 
iMlli te Mit 



Tmi Im 

TMlMk 

TwHiaa 

T««laa laa p lan laa. 

Tout Its UgMM*. 

XMitaa IM MrbMk 



BXBRCICB PHRASJiOLOGIQUE. 

TMIvaMUnia. 
Tom M frailly. 
Toala aalta hmmmi. 



TmM «•■ o«vra|a. 



Tom toij 
Toatot ■ 
Toot cot, 

Toatotooi 
Tom las 
Tootatfi 



»>aaima N"" CXC. cxsw**- 

Tout BN aAPrOBT AVBC UN PaONOX. 



MASCULIfl* 

Le temps notu trompe tow ; snr ses aUes I^glrea 
n nons porta k la fols nos Mens et nos misires* 

(oi BouFTLBas.) 

TouM cetuB qnl s'aeqnlttent des deroirs da la re- 
eonnaissanee ne penrent pas pour cela se flatter 
d'Mre reconnatosants. (LAiocHiroccAULD.) 

Noos dansenms, noiif serons toui henrenx. 

(VOLTAIRl.) 

Commoja rona <eris tout esei, madame la du- 
chesse da Snlll m'apprend Totra prochain wyage k 
BraxeUea. (I<f.) 



Cependant Ja Iroaye Zoralde plos alnuble qn'aaaiiae 
da nout toutti, 

'Biia. ai SAisT-Piiaaa.) 

Pour itre heureux avec les passions , 11 fant qoa 
fouler eellei que Ton a s'aconunodcnt les uncs avaa 
les antrcs. (Fortbhilli.) 

Des dettes I mol , beurensement, Je me snls d^bar- 
rassd de foure* Us miennes, 

(RBOSAaB.) 

Toules celles qol sont mortes de eette redontabla 
maladle, viTraient encore, si elles*aTaient M traitta 



I comma mol. 



(VOLTAIKK.) 



L'adjectif tout eat variable loraqu'il est en relation avec lea pronoms ncna» vmu, 
eux, diet, le, ta, let, eeei, cela, le ndtre, le vdtre, le leur, le mien, le lien, le sien, et toutea 
lea diCRirentes variations de ccs moia. 



EXBBCiaS PHRASBOLOGIQVB. 



Toot torn, 
lu lo«>. 

ae les « vm UMt. 
Toiito la bai^. 

To«tcbT«tr«. 



Bomtoatao. 
VomlB l o fc 



Ttm I 



Jo ki oi tmo loalaft. 
Tovlto lot akrot, 
Tomlaovllvoi 
T^Mloo loo ttooi 

4 ^WM iva ivvvv 



ToMlo aioB. 
Toirto lo mioBBO 
Tom lo tfoa. 

TOulO lo IMBBO. 

TiMlloiioa. 

I lotioBoa 



ToaloiooBti. 
Twtoo nBn li 
Tom In 
ToMiiloii 
Tomko II 
Toalioloi 



35 



(M4) 



5 N' CXCI. 



T<mt glGNURAAT fOfoUlMlK. 



laVAtlAUJI. . 

Decani uim pr^pGitUon. 

On pent n*6tre qja^un sot <out «n ayant da caur. 
(Lombard dx Lahoris.) 

. . • L'animal porte-Bonnette , 
Avac am oogles foul d'ader, 
Piaod le net da chassear. 

(La Fortaizie.) 

Tb^bea qui eroll toob perdre est dejii foul an UurmeBi. 

(Racinb.) 



J'aper^ls Ms tistas plalncs toi^oon 
InuqolUes, mats foul auui dangerettses. 

(BinrroM.) 

El daoB 06 bourg una veuTO fori sage , 

Qui demeoralt foul d rextr^mitd... 

(La TToHTAiHt.) 
Divani un adverbe. 

La ]ole de (aire da blen est fouf aufremanf doaee 
qoo la Jole de le rece?olr. (Massillom.) 

Qaolqae la noblesse de rine soli molns lUasire , 
die esl foul auat< boone » foul oufsi anetooBe que 
celle da cheval. (ttuvfww) 

Qes oatrages ^talent fouf tfuemble radmlration dee 
Bfivaata el la waatatten ia tontes les personnes de 

HiiHinf un iuhstanUf, 

La cUea n*a nirifta ambllhm, nnl Ini^rdi, nul 
d<<9lr de vengeance , nuUe crakite qua ocile de d^ 
plalra; tt art «««' *•*«* <<"*' ardeur et foul o6««- 
mmee. (Burroa.) 

Gas gena aaal iMMto* Hs taut lauf ve^ el tmi 
orsiUM. (AcAMbiiaO 

Dans nos soubalts Innocents, nons d^slrons dire 
fouf miB , pour Joair des riches contours da I'aaiore; 
fouf odor at , pour Bcnilr les parfums de nos planles; 
fouf ou^Te, poor entendre le chant de nos olseaux ; 
foul ecBur, pour reconnaitre ces menreiUes. 

(Brbn. 01 Saint-Pibirb.) 

Ge cceur se r^Teffie , foul pwdre qa V esl. 

(Bossubt.) 



La tton est fOiif n$rft el muselea. 



(BurfOH«) 



Dwant unml§$9(ifmme»lin eomminpant par tme 
consonne. 
Marot* . • • • • 
A des refhdns r^glds asserrlt les rondeaui . 
Et montra poor rimer des ehesnlns foul nouvaaux. 

(BOILBAU.) 



▼AaSABLB PAB 

D0wmiun adJuHf fffminin 
una conionne. 

L'esp^rance, foula trompeuse qu'elleesi, acrl aa 
molos k nana mnar 4 In In dole tie parun ckemin 
ay>^«U6. (LasoaufoacAAfcm) 

G'est en vain qa'it travers les bote, sreesa €M%m^ 
Icrle foula fraiehe. Beck pr^dplle sa nurebe po« 
uimber sur noa soldata dpuls^s. 

(BOSSOCT.) 

Les santagea da r AmMque brdlcnt lean caiiGaai» 
Tlrants, et dd?oraat tours cbabv iouf«f JonfUmica. 

(BbRM. DB SAUT-riKBaB.) 

Pour mes aHta de ^rtgnes, de ponunters, dB pa^ 
riers , de p^ers, de pninlers , de cerislers » d'abri- 
coUers , elles ^talent foufes fieuriet. 

(M.) 

Les looanges toutet purei no metteni pas un 
honune & sen also; U faut y mdler du soUde. 

(MOUSBK.) 

Les ptalsantcries ne sont bonnes que quaad ellei 
sont sertlca toutet chaudea, (N'oltaire.) 

Quand la dlscorde , eneor foufa noire de crimes , 
Sortaol dna cordeHoa pour alter anx ntilnlmcs. 

Et lalroate i propos que loufe caehetee, 
Galla lattro lot^l ffomptoBMiU BepeiK^ 

Mes hales de eh^vra-raullto » de fnnMBicra. de 
groselUers , de roslcrs el dc liUs , elalcnl louie* vtr- 
doyantes dc feuUles ct de boutons de fleurs. 

(Bern, be SAiKT-PiKaac) 

Amaar d*dto Tototonl laa Teotaanoai i»ttf«t dtr 

gouttantes dc sang. (FBHHrfOR«> 

J*en suis blen fuch^ , dlt-U , car il y avail une ge- 
Aisse loula bianche , que je voolaia ofUr aax dieox. 

(Montesquieu.) 
Sa face 4ult de pleats foula Mpnea. 

(La PoffMinB.) 

1^ vaniie est sortie foula paree de la idle di 
femmes , conime Mincrve est sortie tout armde c 
la t6te dc Jupiter. (Sawt-Lambbet.) 

La Gr6cc , louie polit et foula sage qu'eHe 6Cait 
avail re<ju les c^hhnonies des dleux ImmoftPls i 
Icurs myslires Impurs. (Bo«o«t.) 

En temps de plule et de ddgd, les malsons, le 
plerrcs, les v4lrcs„ deviennent fouf Aumuiaa* pan:* 
qu'cllcs atUrcnt les vapours. (Bbr«. oe St.-Pibbbk.! 

J'ai vu une pralric voislne de mon habitation , sur 
les bords de ia rividre d'Essonne , fouf a oriMea ue 
trous fails par une esp^ de scarabde. 

(Md.) 



(«5) 



Sons ees man Umtfitnumti dusiA-je itre ^eraste, 
Je De trahirai pctot rinnocence aeeita^. 

(YOLTAIM.^ 

Nos Taiweanx iont tout priis et 1e Tent nous aptkOle. 

(Racizie). 
OaoB lei payB do Doid , oa lioaTa dca lonpt tout 
blanei et fouf noir$, (Boiroii.) 

Non ne nous prisons pas, tout petitt que nous sommes^ 
IKan gnan rnolns que les ^Mphants. 

(La FoNTAim.) 

Daeonf un adjeetif masculin eommenpimt pttr 
voyelU Ml par h muet, 

. .. Quand la palx T!endra-t-elle 
Xous reodre coomie tuus tout entiers aux beaux-arts? 

(La FOMTAINB.) 

Us hommes tout ingrats qu'lls sent s'int^ressent 
toofoors k. one femme tendre , id)andonnie par un 
in^aL (Voltaus.) 

C^e-d fit un choix qu'on n'auralt Jamais crn ; 
Se tnmrant & la fin tout mise ct tout heureute 
De reoQootrei ho malotrn. 

(La Fortaisk.) 
La faleur foul KdroHfu^ qu'eUe est ne suflfU pas 
pour lake dcs b^ros. (Massillo.^.) 



lies bordures de fralslers, de vlolettes, de thyms 
et de prlinev^res, dtaient foulM diapries de tert» 
de blaoc, de bleu et de cramoisl. 

(iBansa DW DB SAiirr-PnEaai.) 
Les peosta de Thomme Juste sent toutes nu$s 

(Gaminade.) 
■to' BMdii u stntf^ tout$ faibU et toute uste 
qo*elle ^tait, k I'bonneur d*dtre aupr68 d'une grande 
reine. (Fl^chier.) 



Dwant un Ofjljeetif fiminin eommenpant par 
noMpiri, 

Gette Jeune personne est tout9 honteuse de s'dtra 
aprfan^ oomme elle Ta UHL 

(ACAD^HIE.) 

En T^td, ]e sols touU honieuM$, 

(YotTAlSB.) 

An niUica d'nne socl^ti d'hommes une petite fille 
ira toute honteuse se rcfugier aupr^s du plus aimable. 
(BKaNASoiM 1)1 ST-PuaaE.> 

Les maotagnes de Y^us sont plus dsnrdes que 
celles de lahme; c'est-A-dire quelles ont plas de 
trois Ueooi de baoteur perpendieulalre ; Vans en 
paralt tout$ heriss4$, (id») 



Loitque unit a le sensdetotalemmt, tauM-fait, enUhmient, il est invariabte. 

Cependant on voii , par les exemples de la scconde colonnc, quo, devant un adjeetif 
ffiminln commcnvani par unc consonnc ou un A aspire, il prend le genre el le nooilMre de 
ce mCme adjeciif. Mais cet accord est purement euphoatque, el tout n'cn resie pas moins 
ce qn'il eat, le fragment de Texp^essionadverbiale: De tout point, ainsi que le prouvent 
de la maniire la plus mconicstable les citations suivantes , oii ceiie mfimo loouiioa 
adverbiale est enci^remem toonUe: 



L*aorts de JalonHa que J'SprouYal ensulle n*dtatt 
que la eonfosion d'un orgueU humlll6 de tout point. 
^ , , ^ 'Madbm. Dblausat.) 

un Itti enst falct ung tour si trds-moleste que de 

(Rabelais.) 
Qasnd de tons pofncts annd seras. 

(UwotLLwiBLv, pudtedn H» iftefo.) 



II ImiKiito ponrtant , et plus qu'on ne pense » que 
ceux qui dot? ent un jour commander aui antrci le 
montrent d&i leur Jeunesse sop^rieurs k eux d4 tout 
point, ou du molns qu'lls y tiichent. 

(J»4. lUosaiAm) 

D$ tout point eat une fa^on de parler pour dire 
tdtahmerti, mitiiremma. Cent on bomffleaco)mpli 
^e tout paim. (kuo^mE.) 



EXERCICE pnRASiOLOGlQUE. 



MMBuaLa. 




Ik 

Ik ^,^ 

▼••llllHto., 

[•Grille*,.. 









L* IMIM mrnU 



Tout in«traiiM qu'oa 1m aroi*. 
Toot mmmbim ^u'llki «niL 
Tool agriablM qu'on Im Iroavo. 

Upoami 14 tout iiat«r«w4«. 

Altai loBt iMi fcu. torn SMtoia. 

Ua MM K 



•tim.' TH9 



' ""Bw ■■•••• •'vv ■^■ivia* alias mwimmmm* 

M aroia. De* cnfanti loat plaiaa d'aaprlta. 

•DHL Oh vlaa boa t«al •uA. 



Drt wldata bwt pr#ta. 
ava hafttUtaalm4iu 
III Ataient loat puiaaaotai 
▼out Ilea tout tmmi grMdk 
Ila Milt toot jeiuu 



VARIABLE PAB BUPII02IIB. 

^ •^!f«f«* WMM I^Mttowift. Dm f eh lo»u trmuht. 

On* protitwa lo«la d«f aatia. 
Um fkiBa SIk loato anilo. 



Dm amilSAi toatoa francUa. 
£ca ApeuMa hMiea piaiDtivaa. 
Dffi priorca loataa brrtalM. 



Tout lofaUliMM qa'ailea aoBt. 
Toirt \vp1»» f«*MI laa <dka. 
Tout 4lMiMi.laaq«'Ml«8 paralaaatfi 
Baa aa M lat taeHawMo. 
Eltaa Mol l0«t aiaaa. 



Dca |«na«a fillaa toot en riant at 



Dm MrlMlBa Mffa. 
Dea «aoliteaa tontaa armAitiraa. 
Ellas aont iMtea Molaa. 
Etta* 8Ml iMMtoa kardiaa. 



lanre) 



N° CXCU, B**^^ 



Tbuf INVAmiABLX OU VARIABLB DBVART a»tr$. 



IHVABUBLB. 

Pour fOQS, tou8 m^rites tout une autre fortune. 

(La FosiTAiifi.) 
8len Toosprendquemonfrftre alt tout une autrehU" 

[menr. 

(MOLIKRB.) 

Blen que n tertn JetAt un fort grand ^clat au 
dehors, c'^talt tout autre diose au dedans. 

(DOILBAU). 

Je me suppose riche , U me faut done des plaisirs 
cxdusifs , des plaisirs destrucUfs ; Toici de tout autres 
affaire$, U me faut des terres, des bols, des gardes , 
lies honneurs scigneuriaux , surtout de I'encens et de 
I'cau Mnite. (J.-J. Roussbau.) 

11 prodult en nous une ecrlaine admiration mdMe 
d'dtonncment et de surprise , qui est foul autre chose 
que de plaire sculemcnt. (idJ) 

Je m'imaglnaisqu*un honn^tehommedevalt songer 
h tout autre chose qn'k ce qui s*appelle phllosophie I 

^CIUB.) 

Sans menlir, ils ont tout une autre mani^re d'dcrlre 
<iue Ics falseurs de romans; ils ont tout une autre 
adresse pour cmbelllr la verity. (id.) 

Vous nc saurlcz croire comblen cette malson de 
Marly est agr<$able. La cour y est , ce me semble , 
tout autre qu'A Versailles. (id.) 

Vous mdrilez snns doule une tout autre destinde. 

(MOLIEBB.) 



▼ABUILI. 

Cette liberty t ses homes , eomiiia iMfo ourrs 
esptee de liberty. (Voltaibx.) 

Toute autre auralt pour moi pris les mdmes ombrages. 

(Racus.) 

Quand Je n'aurals que cet atantage dans ma me- 
thode , par cela seul 11 faudrall la prdferer k toute 
autre. (J.-J. Roussbau.) 

L'intoldrnnce eccldsiasUque conslste i rcgardcr 
comme fausae, toute autre religion que celle que 
Ton professe. (LkCbet. ob Jaugoubt.) 

Un homme qui a ydcu dans Tlntrigue un eertaio 
temps , ne peut plus s'en passer; toute autre vie poor 
lul est languissante. (La Bbdtsbx.) 

Ah! seigneur, songes-vous que toute autre alliance 
Feralt honte aux Cdsars . . . (RAdiax.) 



De toute autre Tlctime 11 refuse I'olfrande. 



Kid.) 



Toute autre toIx que la toix ananlOM des paa- 
teurs dolt leur dtre suspecte. 

(Massillosi.) 
Toute autre place qu'un trAne eut ^16 indigne 
d'elle. (BossDXT.) 

CIdopatre alma mleux mourlr avec le tllre de rcine, 
que de vivrc dans foura atitra dlgnitd. 

(BoiLBAir.; 



Lorsqiie tout est suivi de Tadjectif autre, il n'cst pas toujours facile de se rendre 
compte de sa vraie signification. Nous avons mis en regard les deux genres d'acception. 

Dans la premiere colonne, louise iraduit par tout-^'faii^ entikrement; il modifie Tadjec* 
i\{ autre, et doit par consequent demeurer invariable : Ymis meritez tout une autre for^ 
tunef c'csi-a-dire vous mSritez une fortune autre (ds) tout (point que celle dans laquelU 
vous ites); une fortune enti^rement, ou tout-d-fait autre. 

II n'en est pas ainsi dans les exemples de la scconde colonne; toute autre esp^ee de U- 
bertif c'est-i-dire toute esp^ce de liberte autre que celle en quesUon (1). let toute est ad- 
jeciif et modiQe le subsiantif espice. Quelquefois le subsiantif modiG6 par touu est 
sous-cntenduy cominc dans le deuxi^mo et le tit)isiemo exemplo : Toute autre aurait pour 
moi pris les mimes ombrages; ilfaudrait la pr6f6rer a toute autre; c'esi comme s*il y avait : 
toute (pemme) autre qtte inoi^ etc. Ilfaudrait la prefirer d toute (v^tuode) autre {qu^ 
la ntlenne). 

Plus on 86 iiTre ^ Titude de noire languo , plus on rencontre de ces nuances d6licacct 



(!) Cette analjie est sufDsiunment Justlflde par Texcmple snivant deLayeanx : Dans la vertu est la louvf- 
tain^en, ioutb HcAeMi autbb que reffe-Iri ett ittueoire. 



(fH) 

qui en font le charmc ct la bcau(6. 11 n'tppartiem qu'a oelul qui aait se familiariaer 
avec lc8 principes de la science grammaticale , et s'liabiiuer k en Taire une jua ic ap- 
plicniion, de lea pouvoijr saisir e( de savoir lea apprteior. 



EIERCJCE PBBASJtOLOGlQVE. 



0«llo«t aulr*. 
Cfe «•! iMt ratN. 
lb Mot lovt aHlrM. 
ElJei Mat IMt ratrti^ 



VMlMrtMrtMMfa. 

T««t MMraalMM. 
Dte* tMl Mlr« bfan 



T«ato Mir« fkm. 
TMrt«MMt« pcffMiia*. 



>MM»Q N" CXCIII. OWWM. 



Tout pats ADvaaBiALBMBiiT XT t<mi ADOiacTiF coMPAaas. 



Tout IHTAIUILI. 

Ues aflAMis encor taut eooTerts'de feulllage. 

(DlULLE.) 



La premiere partla da aaa Jonn a'^talt paaate fotif 
en experiences » la seeoode fouc an r^flaxioaa. 

(GBATIAmiAJIB.) 

A <iiii deYoos-nons roaaga da aoere , do chonolat , 
dc tant da aobdatances agi^ablea ct de tant de le- 
mMea BalutaireaP idea lodieoa tout nus. 

(Bull, ox SAINT-PlBaXK.} 

Mais que Tent ce loldat? son &mc est foul ^mae. 

(L. Racwk.) 

La paresse foul engoordie qu*e]Ic est , fait plus de 
raragcs chez nous que toates Ics autres passions 
ensemble. (Larochxfoucaulo.) 

Tant que lea masques s'igaient Os sa trouTcnt 
charmanU; lorsqn'Us sa dtouvrent Us sont tout 
lionteiix dc se rocoonaitre. (MsaT.) 

II a eooimcncd aon rtgne par una oondnlte foul 
opposte A ceUa da PjgmaUoo. 

(FxHiLoa.) 

La , bornant aon dlseoura , anoor foul dcmnanta» 
EOa souffle aux gucrrlen resprtt qui la toilnnante. 

(BOILIAO.) 

La ddcMa guerrite 

Deaon pled traea en Tair un sillon de lumito, 
Rend aox trols champions leur intr^pUfild, 
Et lea lalaao fouf plains de sa dlTinit^. 

(BOILKAU.) 

Et fouf flers des laoriers dont las a charges » 
(Ds) Talncront k son example oa pdrlroot fcnflpte. 

(RAaax.) 

CesI tt ce qui fait penr aux esprlta de ce tempa, 
Qui fovi Uanca an-4ehony sont fctif naira an-dedana. 

IBOILXAO.) 



Tbuf VAEIABLI. 

Je tals trooTCr cet homme , qui me revolt dans 
nna malson , o& , d£s rescaller, Jo tombe en faibicssa 
d'una odeur de maroquin noir, dont ses lines sont 
fouf converts. (La Biuriax.) 

Leur th^ologle est foufa en sentiment, comme 
celle de la nature , et leur morale foufa en action* 
comme celle de rEvangiie. 

(Bsix. DX Saint-Pixiix.) 

La libertA de TUide est foufa entre Toa mains. 

(Racixi.) 
Notre troupe a'^Talt k deox centa hommca fout 
mont^ (ALauT-MoHTKiionT.) 

Lea premiers Remains ^talent tout labourenrs, at 
lea labooreors 6taienC foui aoldala. 

(\'kitot.) 

Eh bicn 1 pulsque mon sort ne sanrait I'^mouToIr, 
L&Isse-moI d^sormais toute k mon d^scspolr. 

(MoLliRK.) 

Les planites ferment rotif es autour de lol un chosur 
de dense , comme des fllles autour d'un p^re* 

(Bxaii. ox SAinT-Pixaxx.) 

Ke parlons plus de torts, Us sont fout cflTac^. 

^LIH-D*HAftLKT ILIX.) 

Sa pbyslonomie? — Toufa honn^te et pMoa 
d'esprU. (MoLiiax.) 

Kc me paricz plus de mes lettres , ma flUc , Ja 
Tiens d*en recevoir une de tous qui cnliTC, toute 
almable , foufa bnllante , foufa pleine de passes , 
toufa pleine de tendresse. 

(M- Bx Sirioxi.) 
II Yolt de saints goerrlers nne ardente cohorte. 
Qui, tout rempUs pour lui d*une ^c Tigueor, 
Sont prdts, pour lo fcnrlr, k ddscrter le diaur. 

(UOILKAO.) 

Les principes de tons les arts qui dependent da 
rifnagiiuitlon , sont fou« dgalement simples, tout 
pnis^ dans la nature at dans la laiaon. 

(VOLTAUX.) 

Oh I que les roOl blen toui formds 1' on pour rautra r 

(W.) 



(are) 



Je WHS tmDTt Ai^QoidluU Htoe: timt bqattte. 

(W.) 

Ma famille reng^e et les Grecs dans la Jole, 
Nos TalMeanx foul charges dea d^pooiUea^B'IMa. 

(Racibs.) 

n se aonmet lal-mtae aax eaprieei d*iotnU» 
Et 868 totts tout seuh dolTeot parler pour lol. 

(BOILIAD.) 

Eucharto, lo ngi wa n t •! balisant 1» yaox, de- 
meuralt derrl^re tout Interdlte, aam oser so mon- 
trer. (FiniLoa.) 



Oes k)l8^Ut.yrQltf8teiU«utnMaUL|irMqiie iouta 
$9ules. (JBoasuwrA 

Toas terrer nos statots qnand Ih saraot tout fatts. 
DiMpoawiit iHUivitr d*Mi»fo«f bo« ftsaispHi, 

(MOLIK&K.) 

On 7 Yolt les portraits ▼{ vants de ees Ulustree per- 
sonnages, Grecs, Romalos, Itallens, Anglala, iom 
hablU^ , M J'ose le dire, k la manl^ de lear pays. 

(I>BLILLB.) 

Les habitants des presqn'Uet de Tlnde sont praqae 
tout nolrs* (BiaRABOiN di St-Pierbs.} 



On peut dire , selon Ic8 Tues de Kesprit : Noi aheaux tont encore tous en pie; noiu 
iommes tous d votu, ou bien nos oiteaux 9ont encore tout en vie; notu iomsnes toot d 

VOUSm 

En disant : Nos oiseaux tont encore tous en pie, nous sammes rovsA tousy on Tail en- 
tendre qu'il n'en est mort aucun; que tous, sans exception, nous sommesii vous; i1 
n'en est pas de m^me lorsqu'on dit : lis sont encore tout en vie, nous sommes rovr d rota, 
cela signilie qu'ils sont encore bien dispos, bien portants, qu'ils prometteni de vivre; 
ec que nous vous sommes enti&rement d6vou6s. On vott assez que Ic mot tout, dans fes 
deux positions, n'a pas la m6me signilication. Dans le premier cas, tout exprimant la 
g6n£ralit6y la totality, a dQ varier; dans le second, au contraire^ tout marquant le 
degr^ d'inlensit6 el ^uivalant k Unu^-fait, entOrement, a dil resier invariable. Aussi 
madame de S^vign^ dcrivait-elle avec ratson k sa fille : Je sms toute d vous, et a de 
simples connaissances : Je em tout d vous. Le coeur se peint tout entier dans la pre- 
miere de CCS expressions. 

Quand le mot touies prdcftde un adjectif ttminin qui commence parnne conseiuie ou 
par im h aspire^ le sens est ordinairement ^uivoque. Ellesfurent toutes surprises, eiies 
furent toutes hmUeuset; on ne sail si cela signifie que toutes sans exception fiirent sur> 
prises, furent honteuses; ou bien si ellos furent grandement surprises, grandemeal 
honteuses. C'est une amphiboiogie conire laquelle reclame le g6nte de notre lan^e, 
dont la clart£ est le caractdre le mieux marqu6. 



SXERCiCS PB&ASJiOLOGJOUK. 



Ill MOl ll 

EIIm tout loMl AUnaiM. 
lb tool tout inlcrdiliL 
ESw Mnl toot intedUlM. 



TmI MtimiklM qaVIlM mbL 



III lout tMS 4toiiB4«. 
fill** ■oat t««i*a ^o«B4«ft 
111 BOBt toot intordili 
£ll*s sont toatoi intardiu*. 
li&^o«t 4*111 ratrri*. 
Ell*> KOBt tont*s cftiflMblat. 



Ill Aulont tont neallli*. 

BUoi AtaioBt t*«t babill4*s. 

Toat •inablok qa'oo !•■ dis«. 

Bll*a oat p«ru toat humble*. J» 

III sont tout. h*toDl«t. Ill 

It* •A*i«nt Vmlr toat hombl**, JQl^ 



nt4lri«mMW 



Elfei AUimil lottt«« kabai<<ei. 



r CXCIV. ia«^««< 



Tout DANS LB SENS DB c A fl p S. 



AVIO LI SIIODUII. 

J*al, Marianna, en tou« 



De tout tomps reconnn nn esprit asses doux , 
Ktcde tout temas aussi vous oa'aves dt^ ch^rc. 

(UOLlilE.' 



ATEC LB nCVllEU 



L'envle et Finti^rct , InOexlblcs tjmna , 

Cliet nous ont M, de tout temps. 

Lea minlstres de la disoorde* (Leekc!! .J 



ffT») 



et tcJ , dont en tout UeM ehaeon Tante Tesprit, 
Voadraitponr roo repos n'atoir jamais ^crit. 

(BoiLEAir.) 

Ghacon eonle rinnocenoe de ses moenrs , la pareU 
de ses intentions , son Immlllt^ dMgate de tmUe 
torle d'afTectatlon. 

(M*« OE SlYlGRi.) 

La Botie gloire est de tiAii pays, 

(La hAmi.) 
Des arbree pVaot sons le polds de leur imp^n^ 
tiable feulliage , repaaaleiit de feme part la Toe de 
reclat des rayons da soleil. 

(AuuT MoirriifORT.) 

Tromp6s par la pf^tejanee mdme , las taomiMi 
to IlTTcnt k rinlrigne , aux affidres , au travail et aui 
priTadons de t€mt genrt. 

(oi BourfLiis,] 

En route chose 11 faut conald^er la fln. 

(La Fqrtairi.} 

S'il faat qu'li tout moment . Je tremble pour tos Jours ; 
Si Tons ne me Jarez d*ea respeeler ie cours , 
Hadame, k tf antiae pleare vous doves vous attendre. 

(Racihx*) 



Se Tantani Bd-mtaie k tout propos. 



(BOILEAU.) 



La Totoitd de Diea flOltiUle en tmU$ dbesa. 

(MoLite.) 



Vous portcz , en tons lieux , I'auguslc nom de relnc« 
On respecte touiours Ic merite abattu. 

(RlGHAU.) 

Elles m'almirent avec la v^h^mcnce que la soli- 
tude et reUveld dooocnt k tovtes sortet de senU- 
ments. (M** de Stabl.) 

En tou$ pay$ tons les bons comrs sont frtees. 

(Floiiar.) 

lis se forment auaaitAt et attaqnelit les Gieea de 

toutes parti, Lionldas tombe sons one grdle de 

traltB. (BAITBiLIIIT.) 

Les agressenrs en tout ^mrae ant tort deranl Uieu 
et deYaot les heauiMB. 

(VotTAiu.) 

GeuK qoe nous appelons anciens ^talent Ydrlfa- 
bicment nonreaux en toutes choses. 

(Pascal.) 
1! faisait des soupirs , de grands ^lancements, 
Et balsait humblement la lerre k tons moments: 
Et loraqne Je sortais , II me devan<;alt vlte , 
Poui m*allerv k la porte, olTrir de I'ean b^nlte* 

(HOLIBEE.) 

Enfln , OB est fon , c'est son tout , son b^ros ; 
11 Vadmire k tons coups, le cite k tous propos, 

(MoLitei^ 

Chei loi «irops exquis , raUflaa vani^ , 
Confitures surtout Tolent de tous c6tis. 

(BOILBAU.) 



Cescilalionsnous font voir qu'on peut dire : A tout moment et a tous momenta, en UM 
lieu et en tous lieuXy etc. Les grammairiens bl&ment, en pareille circonstancey Temploi 
du pluriel. HaisTusage est contreeux, et, quelque bizarre qu'il leur paraissc, ii faut 
bicn qu'ils a'y soumeltent. Nous aliens essayer de I'expiiquer, et peut-6tre le trouvera 
t-on un peu moins condamnable. 

•En tout iseu eat la m6me chose que dans chaque lieu; en tous /ieiu; signifie clans tous let 
lieux. Tout, dans le premier cas, marque la distribution comme cliaque; \\ prend alors 
le genre du nom qui Ic suit et doil 6(re nicessairement au singulier. Dans le second cas, 
toiMexprimo lag^n^ralilfi, la totality des lieux. Ainsi employi il rev6t le genre du sub- 
MfitiC qn'il i»4c6de, el deYtnl lequel I'article pluriei les est sous-entendu (i). Cette 
disi'mclion nous paralt jusiifier pleinemeni Tusage suivi 3i cet 6gard par nos plus grands 
terivains. 

JBTOSnCiCS PBRASiOLOeiQUE. 




DalMIMBffWk 

AtMinoofaaii. 

D* iMiipwBia, 
A Hm inapi 



£■ lo«t« oeeM/Wk 
A laot prvpoi. 

E« iMl pftjil 

Tmi Ballcar. 
a «iiit4*4MMttL 



III teutci cbocri. 
En toutm oecwioos. 
A !««■ pr«|M>. 
Ea taM pajft. 
Toil! SatlMi*. 



(•)» 



(1) Void no exemple sur mUle qui lo prourc t 

Dans tous les temps le Teo&ve a tout g&td. 
W A touts iviimMttts ie sage est pr^pard. (MoLiisE.) 



(Gosss.) 



(380) 
N"" CXCV. BQ^W^c^— 

IVmf 8E AAPPOATANT ▲ UK HOM raBGIDIllllUfT BZM'iM*. 



n 60 flit derhooames eomme dei plus tils anl- 
attui fotif neatent noire. 

(VOLTAIRt.) 

L'ambiUoo est la uenr alnte do toutes les passloni , 
«t (outes tieniMnt d'dle. 

(LiioaiiroDCAOLo.) 

Le salat de t<mt eit dam lliannoDle aocUde et 
dans ran^antlssement ds Tcsprlt de parti. 

(MiaABEAU.) 

Tout enlte a, dlt-on , ses d^Tots; mals <oiif n*oat 
pas mdme pralique. 



ARALYSE. 

II en eat det homines oomme dea plus vik Mnh 
maox , t<hu (lea komm$i) penrent noire. 



L'ambltion est la socor aln6e de tontea lea 
et fotilaf (les poMsUms) tiennent d'elle. 



Le salut de icut (lea pwfM) eat dans IliaiiiMBife 
aociale, eie. 

Toat eolte a , dit-on , aea d^ToU ; mala (out (lea 
etrfiet) n'ont paa mtee pntique. 



Lorsque tout se rapporte h un nom d^jk cxprim^, on voit qu'il peut a*employer a^ee 
ellipse de ce m^me nom; mais il en prend le genre et le nombre. 



EXSnaCB PBKASiOLOGtQVB. 



Tom let CMH wt^MlfMt Ubmm 



•I Mftadaat Imn la 1 
li ■• Mat fM vtrfriMd 



IttH dbMttt b toiblli, awb toalM a^aliMirt pu la | 
M BiMlriiirt fm tMlM k b fertoM m 



N' CXCVI. 

Tout pais 8UB8TAMTIVBMXNT 



n J a de beaox endroiU dana eeUe pltee, mais U 
Iptil ensemble n*en Taot rien« 

(AcAaiMit.) 

£a fottf est plus grand ^e la partle. 

(La Misit.) 

On pent dltlser un tout en plosieors parties. 

(La hImi.) 

Que d*an art d^licat les pieces assorlies , 

Kj fonnent qu'u n seol tout de diverses parties. 

(BOILEAV.) 

I^ mcts Bont des touu syllabiquea. 

(Dabjou.) 



EUebAUtun nid, pond^eooTe, failddon 
A la hAte. Lb foul alia do mleox qollpot. 

(La Foktaim.) 
Ainsi chacone prit son incllnation« 
£a taut k reatimation. [Id.) 

Lea ^Tdqaea n*ont tona qu'un mtaie troopeaa , 
dont cliaeon condoit one partle Insdparable du f owe. 

(BoaaoiT.) 

On dlt de deax choses qne Fod rent comparer 
ensemble » et qol sont pourtant extr&nement dtfr<6- 
rentes ,Uyala dilfir9ne$ du taut au taut 

(ACAOKMIK.] 



Le mot lout pcut 6tre pr6c6d6 do8 adjcctifs d^lcrminaiifa le^ ttn, ou tuires aemblablea. 
Alors il cat pria aubaiantivement. Le dernier ezemple de la premiere oolonne nous fait 
Toir qu'il peut atiaai, dans le m^me sens, a'employer tu pluriel. Dans ce cas , il eon* 
$erve loujours le t : Dei touts. 



EXERCiCE PUBASiOLOGIQUE. 



f oraMr M iMl Sf rteMt. 
U IMM ■ «• MHt riM. 



M iMt %ummM». 



Oa tool ijBiMm'. 
Dm ta«U ■jNabifMft 



( 281 ) 

— ^^*4§88a N"" CXCVII* oxsi^* — 

Toilf DBTANT PLUfllBUaS 8UBSTANTIFS OU ADJBCTin. 



Tottf BKPrri. 

Las olseaux ont r^oni aatonr de leure petiU tmtte 
nntelligciiee el Umte la blenTeiUanoe doot Us ^talent 
oapablcs. 

(BiiRAisra M St— PiitRE.) 

En ^raln lea nations 6dairto ae fanteot d'atoir 
r^onl ches elies tou$ les arts et Umtt§ les sciences. 

(Id.) 

Les premlen ehritiens , foui ^aux et font ob§imrs, 
tt^ ensemble par la crakite commune des maglstrats, 
gOQTenmienl aecr&tement lenr sod^t^ panrre et salnte 
^ ia plurality des toU. 

(VOLTAIBI.) 

La terre pi^sente au solell toute$ les mamelles ct 
(Otts les enfants de notre hemisphere. 

(Baaii. SB Sairt-Pibru.) 

U <tatt an-dessus de tons ces yalns objets qui 
ferment taus les d^slrs cl touiu les esp^rances des 
hommes. (Massillor.) 

Jesus-Christ est Tcnu de tons les peupies ne falre 
qu*un peuple , de tous les ^tats et dc toutes les eon- 
ditlons , ne former qu'un corps . [Id.) 

Les geais Imltent rotis les sons, twu les bruits, 
foiM les cris d*anlinaux qu'ils entendent habitual- 
lementy et m^me U parole humalne. 

(Burroii.) 

J'ose d^fler fotis le$ moroUsfM €t totu les UgUUh 
teurt, a Je leur demandel^ tons s'lis ont dlt rien de 
plus beau et de pins utile que I'exorde des lols de Za- 
leocas. (YoLTA»B.j 



L'amonr anime en oes retraites 
Tom 169 regardi et font Us eiaiiff • 



(«) 



Tout BLLirsi. 

L'ath^isme est une oplnkm d^naturte et 
strncuse , dlfllclle k itablir dans I'esprlt hmnataiy eoui 
Insolent et dMgU qn'H pnisse tee. 

(YOLTAIRB.} 

Mais Ildde de toir des t^tes bumalnes, ioute$ 
nolres et hideusei qu'clles fusscnt, ronler k nos 
pleds » n'dtalt pas de notre goOL 

(Albuit MoirriiioaT.) 

Presque fous les petlts dUU , ripubliqueM et mo^ 
narehies hidlflifiremment , proipdrent par celt sen 
qu'ils sont petlta. 

(J«-J. ROVSSRAU.) 

La lol est la relne de foiM les mortslt et immortels. 

(PlUilS DB PLOTARqaB.) 

M. de ... me propoaalt de rddiger des mdmdres 
et remontrances , odrant de me foumir tous les do- 
euments et matMauw doot J'aurais besoln. 

(J.-J. RoossiAU). 

II ne faUalt pas une fois dire que J'aTals aban- 
donn6 tous mes droits et pretentions. 

(J.-J. ROUSSBAU.) 

Gonsid^rei lliomme assis , coocb^ , debont , dans 
mi fond , sur une hauteur, tous d^couTrires dans 
foufes ses attitudes et ses positions de nouvelles 
betntds. 

(Bbbb. OB SAIllT-PlBaaB.} 

Toutes nos orreurs et nos divisions dans la morale 
Tlenneot qaelqnefols de ce que nous considdrons lea 
hommes comme s'ils ponyaient dtre toutpA-fait t1- 
cleux on tout-A-falt bona. 

(Vauvbhargubs.) 

Toutes les religions ont empruntd tous leurs dog* 
mes $t Uurs rites les uns des autres. 

(Voltaire.) 



II est indispensable de r6p6ler radjeciif totf/> nous dit GirsuU-Duviviery non-seule* 
ment lorsquelessubsiantifs sontdedifMrenl genre, mais encore quand ils ont un rap- 
port de synonymic. Les exemples de la seconde colonne prouvenl qu'ii est des circon- 
stances oil les auteurs ont cru pouvoir se dispenser de celte r6p6tit:ion, pour donncr plus 
de rapidti^au discours. Cette ellipse de (ou<n*esldonc pas une fauie, ni mftme une ne- 
gligeace. Toutefois, nous ne saurions6iablir une r^gle prteise a cesujet. Le choixde 
I'une ou de I'autre dc ces constructions est enti^remenl laiss6au goOl de T^crivain. 



EXBRCICB PBRASiOtOGIQVE. 



Tom Wi TicM ct ImIm m vcrtM. Tom let wMato •! tous lei •••{•». 

4.MM kt hMMiM •! iMitet kt r««Mc& TottI l» ci«l •llMrt* la torr*. 

^•<H ks «MfM aiiMt Im NiallMfc Tmv h« roia •% loiwk* p««plM 

4[*a> In pnMM •! laotrt ka prittcctMt. Taul* k timflkM ct touM k aiedcttk. 

^*M« la kOTM valwM ct loot* k eoaipki- Tavta UVwM •! laola k 4om«w. 



T««t k« laUaU at kt aSkkn 
Taat k rkl «tk terra. 
Tom ka rait at lot pcupka. 
Taato k drnplieiti ct k modcitic. 
Touto la bo«li at k da««cur. 

36 



-^*^« N'^ cxcvin. 



T<mt OETANT VN IVaX ]»■ TILLfc 



(Le cirdlnal a'Obsat.) 

Toui Flarmiee m fot ibniif^. (/d») 

Tom SmuviM ne parialt que d'elle. 

(U BauTitB.) 



CVi 



Tout Rom9 68t 



JVute rgii«oy«rt fn to MtBt iKtouU tomoilM 
lelaFrlse. (V^ltiau.) 



Tout U peupU de Rome se parUtt k cetie goerre 
atee to mtee ardenr. (Roixts.) 

Tout Liibonne vit partir avec Indignatioa et svee 
larmcs oea avantarlen (Yaaoo ^ Gama et sea eoiii« 
pagnoos; et les pleura conune morts. 

(VotTAnx.) 

TotUe V Halts ayalt lea yeox tonni^ series Ro 
mains et les Volsques. 

(VuTorr.) 

Ga choix divba bieol&t tout Madrid. 

(TouBAims.) 



On dit avec la construclion pleine : Taut le peuple de Rome, et ayec la conslnictioD 
elliptlque : Taut Rome, Taut, dans cc dernier cas, se rapportanl au mot peuple ellips^; 
doit se metlre au masculin, bien qu'il soit suivi du mot Rome, C&minin. 

II n^en serail pas dem^me si taut Atait joint k un nom de viUe pp6c6d6 de Tartiele; ii 
faudrail employer le l&uixiin. Ainal Tondirait : Toute la France, taute la Rusiie, touie la 
Pruise, elc. 

MXZRCICE PHBASiOLOGIQVa. 



Tout A? ifiMO Ml MmU. 
VmI trarwiBvMl to pMl«. 
TsBl Boom bit penteat^ 
Tout At IffDon fut raUti. 
TMt Bdtti* rm ImMI. 
Tevt PImvbm fut mcm|4 



TotttNapkt. 
Vtmi aordcMU 
Tout Orltew. 
Tonf VtaiM. 



Tmita to kaOa Mm*mI1«. 
TonU la raperba K<mm. 
Ttttfto la M«a««a A* I Mia. 
T#ttt« to a»riflm» VmUm. 
Toata h ballif aaaaa Spartan 



N" CXCIX. 



Tous deux bt rout Us deuxf tout trois et foui Im fro<«, etc. 



TOUS DEUX. 

C^sar, si ambltieux , si d^bauch^ , et Caton , sf 
Tertoenx , dtaiieiit torn doux d'une falUe sant^. 
(BaaH. .AK &Auir-PiiaBB.) 

JidieQ at litBiwAarftto tareat tous deux phUo. 
Bophes; mais leur philosophic ne fut pas to mdmc. 

(TOMIAS*) 

11 faot av<oncr q^o Fmn<:ols est compaiubto i 
Alexandre , an ce qn*ito aildrent tous deux aux 
Indes. (YoLTAiii.) 

Tous deux (Dnfresny et Dcstouches) brOlftreot k 
peu pris dans Ic mtvae temps snr la scene. 

(O'Alkhekht.) 

Bacchus et No^ paisent tous deux pour avoir eul- 
Uv4 to Ytgne. ^YoLTAiat.) 



TOUS LIS DiUX. 

Les deux peuptos s'unlsscnt et se eotroBapen t tous 
tmdouxs ^omaQMio^ 

Le mdlange dn goOt acquis et du godt natnrd est 
to perfection de tous les doux, 

(Knattf^ 

Les Samnites ne ae d6clar^rent pour un paitt qaa 
pour les perdre tous les deux plis facilemenU 

(TiaTOT.) 

Pendant qn*nn phllosophe assure 
Que toujours par leurs sens les hommes sont dapte » 
Vn autre phllosophe Jure 
Qu'ito ne nous ont jamais tromp<a. 
Tbtif les deux ont raison. . . . 

(La FoirrAUE.) 



(my 



ToMM dmuB (SaMf «t CblhBtk) Umnkmot le penplt 
accabliS d*lizip6ts ; toui deux oommeDGfrent k II- 
quider les dettes de TEtat ; rous tfnio; dlmlnu^rent 
lea frais teomttde Ja peroeptlm ; foui dmim tcanralU 
lireoi i iBfUila-.lM coouDuakaUtoa* 

(Thomas.) 

Hfl n'ont fait /ous deux (Arcftfloqae ct D^moa- 
Mne) » qae tlrar et mmnaer, pottr ainal dire , de 
pmndea clroonalance*. (Bqilead.) 

Tou$ trots (Galba , Ytlclliua , Othon) pdiirent dana 
lea guerres civiles. {id.) 

Meiae,^ J^yciugue et Numa* Iota troh ont cu dea 
nieces qn'on Jngeralt In^poaalbles sMIs ^talent molna 

(J.oJ. flOVS9EAIJ.) 



Vea-deox Uvim vfesocnt d'noKcr la ploa grande 
fermentaUai dans Geneve. On dit que la Toix pu- 
bllque cat pour mol, eepcndanl Ila y sont defendua 
taut lai d^tuB. (J..i. Aouaaaiu*) 



Nona aTlona tcut tes deux on pen de triateaaa an 
land do emur s Nana teoiana aela de Dies oa da 
nalre into* (CaATKAoaaiiJiA.) 

La condnlte r^ciproque de tous le$ irois pent 
scrvfr d'exemplc de la mani^rc donl lea honn^tea 
gena se e^pareot quaod 11 ne leor convlcnt ptaia de 
ae voir. (J.-J, RooasiAU.) 



Y %*t-ii une-diCTAieneB de ftignificalion enli^e tout deux ec ieu$J$$ deux, taus kroU et 

Voici commeni Sicard s'explique k ce sujel : if Tout' deux tignifie que deux pertonnes 
(et pourquoi pas aussi deux choses?) font ensemble et k la fois ia m£me action. Tout let 
deux signifie que deux personncs font la m^me action, sans marquer pr6cis6ment 
qu'elles la fassent ensemble et dans le mime temps, ou dans le mime lieu.w 

De la ime dtsiineiion enire : Merre et Paul iront tous deux a la cluuse, et Pierre et Paid 
iront tous les deux a la chasse. Voycz Letellier, Ghapsal et presque loulee les gram- 
maires. 

« Mais, dit M. Dessiaux, je le dcniande anx diSfenscurs, aux copistes de cettc obser- 
vation de Sicard, sur quelle raison plausible, spteieusc m^me, repose cetle distinc* 
tion? Quelle est la cause de cet efTet? Qu'ils parlent, la main sur la conscience; ils ne 
peuvent invequer le raisonnement en faveur de leur doctrine, et je lesentends seule- 
ment murmurer Vusage. L'usage! messieurs, vous vous abusez ^irangemeul. Non, 
I'usage et la raison r6[)roi:vent d'lin commun accord la dlsiinclion que Sicard a £tablie, 
et que les grammairicns parasites ont r£p6t6e avec complaisance. 

» Ouvrons nos auieurs les plus corrects; consultons-les, et nous nous con valncrons 
que leur autorit6 n'a point servi a ^tablir la distinction que Sicard a cru apercevoir entre 
les deux locutions qui nous occupent. En efTet, les exemples que nous avons ci(6s nous 
prouvent que les grands £crivains ont employ^ la premiere dans le sens de la seconde, 
et vice versd. 

» Sans doute tous deux peut, dans bi^ des eas, exprimer une id^e de simultaneity, 
soil de temps , soit d'action; mais il ne Texprlme pas n^cessairement; les circonsiances 
suppl^ent souvent aux termes supprim^s; et quand il pourrait y avoir quelque chose 
dedoutcux ou d'obscur, les ^crivainsajou tent les complements nteessaires, ainsi qu'on 
le voit par les exemples ci-apr6s: 



Toui deux (Blron e( Keyaerllng) avalent com- 
^"OiU ensembte leur fortime. 

(RcLBiiaia.) 

Citatt OD homme Airlefix^ par zMe ou par eapxlt 
^^ pull • on per touf Us deux ensemble, 

(YOLTAIII*} 



ievoaaiaawvemd lotit dewr en MApnalampf. 

(GMartVLLX.} 

Beaoeoup dlionnfttea geaa sMdialtalant de lea itii 
toutes trok enseuibU. (Boiliau.) 

Cctte d^mcnce donl on bit ima veitn ae praUqaa 
tant6t par vanltd , quelqnefoia par pareaae , aoavent 
par erainte, et preaqne touloura par foua lea trois 
ensemble. ^ RocaironcADLa.) 



^ Si nous ne sommes pas infatute de Topinion de Sicard, nous conclurons quo tout 



deux et taut la deux n'offrent &ucunc difKrence de sens^ d'aprte IHisage et Im raison, 
sciiU guides en malicrc de langagc. Auasi Lemarc ei Lavcaux ne parlcnt-ils point de 
cette distinction. Mais cc dernier grammairien proscrit a tort tou$ deux. umsiroiSy c*cst 
h-diTO qu'il ezige I'article avant I'adjectif numSrairL'usage des bona terivains est la loi 
supreme, quand la raison n*y est point ddfavorable. Maintenant, voyons ce que pensc 
F^raudy assez amateur d*inutilessubtilit6s: ^Toutdcux, pensc-t-il, vaut mleux daiu4e 
style familiery et taut leg deux, dans le discours soutenu.» Nos czemples r^futent oette 
opinion. 

» II rteulte de nos lectures et de nos observations personnelles que les terivains 
einploient rarement I'article avec les nombres infdrieurSy urns deux^ tout troU, tma 
quatre, mis en sujct; que Tartjclc accompagne plus frdqueinment cesnombres, qtuuid 
ils sontcn regime. On pent, je crois, supprimer I'article quand lo norabre n'acteim pas 
la dizaine; au-dessusde dix, Tarticle est nicessaire, il Gxemieux TatleDtioD. Auresie, 
dans le doute, on pout s*en servir dans lous les cas. 

• En recueillant des exemples pour cette question , nous avons trouv6 celui<i , de La 
llochefoucauld {Max. XYl): 

> Cette clhnence dont on fait une vertu , se pratique ttnitdt par vaniU, quetquefois par 
jHiresie, icuvent parcrahite, et presque toujours par tous les Taois ensemble.. 

9 Tout est masculin, etcependant il se rapporte^^ Irois substantils Mminins, vaniU, 
paresse, crainie. 11 me semble que cette phrase peut se justilier. Ges trois substantib sont 
prisdans un sens vague; I'csprit ne les embrasse pas dans leur enti^re signiiicaiion ; 
il eflleure a peine les id6es qu'ils expriment respectivenient, si je puis m'ezprimer ainsi. 
Si I'autcur cOt mis touus les trois, le vague des premiers membresde la phrase eOt con- 
trast6 d^gr^blemeni avec ces expressions si compl^tement determinatives; cette n^ 
cessit6 de rester dans le sens ind^termin^ a forc6 T^crivain a s'exprimer comme il Ts 
fait, il eQt mieux valu prendre un autre tour.» 



EXERCiCJS PHRASiOLOaiQUE. 



Tom 4cm. 



TtmWt itm. 
Tmm Im 4H«lf«. 



ToMlrriii 

TOMlNdMa. 






«3i N"" CC. cawt^^ 



PLUSIBUaS. 



Plustmtn kabitanu ont fait A rUe-de-Fnuoe des 
cssais InaUles pour y faire croltrc la lavande , la 
marguerite des pr^ , la violette et d'autres hert>e8 do 
SOS dimatB tempMs. 

(Bum. 01 SAiRT-PiEaiE.) 
Les synonymes sont fHusieurs discours ou frfu- 
tisuTs phrases diffdrcntes qui slgnlflent une mdme 
ciioie. 

(La BsuriiB.) 



Un jeune poite, memtoe de tUmHeurs l^Uet a 
aeadtmiss, Tint me voir. 

(BtaaAiDia oi ST4^iBaaB.) 



11 faut blen qu*il y alt ptusieurs raUom d'enaai* 
quand tout le monde est d'accord poor UUIer. 

(Flosiah.) 



Pluslewrs, comme adjectif, precede toujours le nom qu*il determine. 



(386) 

II se dil des personnes et des choses, et est des deux genres. II ne s*empIoie qu*aa 
plurici y et peut ou non se r£p£ier devant chaque substanlif quand il y en a plusieurs 
d'enonccs. 

EIERCiCB PHRASiOLOGtQUE. 

PiMicors aaita. PlMiMn Aran. fflwiMn friiiMt. PlwiMci Tlttoini. 



GIIAQUB. 



GINIB BT IlirLOI. 



Chafus pay9 , ehaque d$gri de tcmp^raturo a ses 
plaotes partlculldres. (BuFroa.) 

Chaque elimat a ses oJaeanx bienfaitcura. 

(AlNi-HAITIR.} 

Chaque homni$, en partienUer, s'liutruit par ses 
(lisgraees. (Duclos.) 

Chaque Moir, le sommeil Ylent nous 6lcr notro 
fardeaa pour nooa faire voUlger dans le pays des 
songes ; chaqut matin , rimpltoyable o^cessit^ nous 
le recharge sor les ^paules. (Boisti.} 

Chaque nouveau guerrier sor I'angora s'dlaneo , 
Et r^TcUle le cbat qui dort. 

(fUaiAi.} 



L'aglle papOloD, de son aile brillaols 
CoiirUse chaqu$ fleur, caresso dtaquepUmte* 

(MiCflAVB.) 

La nature , f^conde en bisarres portraits , 

Oans chaque dme est marqude k de dilTcrents traits. 

(BoiLlAU.) 

Les Inventeurs , en ehaque ieiene$, sont les plus 
dlgnes de louange, parce qu'ils en ouTrcnt la carriin 
aux autres hommes. 

(Bibb, be SAiBT-Piiaax.) 

SI Ton ooDsidto encore ehaqut eepeee , dans dlf 
f^nnts dlmats » on y trouTera des Yarl^t^ sensibles. 

(Borroa.) 



Comme tous les adjectifs terminte par un e muct, chaque est des deux genres ct peui 
par consequent pr^c^der des noms maseulins ou fiminins. 11 n'a point de pluriel. On 
comprend en eflet que, par le singulier, la distribution est plus complete. On rem* 
ploie dans tous les rapporis; mais il doit se rip6ter devant chaque subsiantif : Chaque 
coup, CHAQUE trait blesseun sMtieux. (Voltaire.) 

Girault-Duvivier et presque tous les grammairiens avec luise irompcnt en avan^ant 
que chaque prte^de toujours le subsiantif et qu'il n'en peut 6tre s6par6 par aucnn 
adjectif. Ne dit-on pas : chaque mouvel avii, chaque mouveau printemps, d chaque nouvcli.k 
femmeJ 

On peut aussi nepas le r6p6ter devant chaque substantir : CAafuegentilhommcou 
rAanoi?ie aura pour sa part millearpents, ii charge de dormir; et s'il ronfle, le double. 

(P.-LOUIS COURRIER. ) 



EXBRaCB PHRASiOLOGIQVE. 



Ott^^c 



CliaqMMtio» 
Ack.^iMii 

IlvdMfHC 



ChsfMloi 



CteoMniWa. 
D« vhMiiM pi^ii 
Cka^M tai«g«. 
A cInmn •!«««. 



(«•) 



N" CCIL 



CDAQOE. 

... Cha^ue homm€ a boo g^nic, 
Pour r^dalrer et pour galder mb pas 
Dans les seDtiers de cette triste vie. 

(VoLTAIRt.) 

Chaqve eondiHon a ses diSgoAU, et k ehaque <tat 
aoat aUacb^es des amertumes. « 

(Massillon.) 

Oioque dge a ses hiimears, soa goAt et ses plaisirs. 

(RCCMIKH.) 

Chaque dge a ses ptafslrs; ehaqm Itatases efaarmes; 
Le blen soeoMe au mai, ies* ite salveiit les laniies. 

(Delille.) 

Chaqu$paiiUm parie on dlfltSrent'langflge. 

(BOICKAV.) 

PIAt aox dienx qao ehacun de nous cilt son pro- 
pMte. (FLicaiu.J 



CBACUa. 

Chaeun icl-bas fait son rule ; 
Outerni Tend too orvldtan. 

(Uu TRSMELAr.) 

Qnel spectacle de voir et d*6tadler oes deux horn- 
mes, et d'apprendre de chaeun d*eiix toate I'estJme 
que mdritait I'autro I (Bossoit.) 

Voire conduite p^che oontre chaeune de ces re- 
gies. (Pascal.) 

y(A\k les doiue ^poqnei... Tal attaeW i ctacune 
d'cUes ksa tells princlpaux qui eo- ddpeadcnt. 

(BoasotT.) 

Elle pouvait falre sortir dix mille combattants pv 
cftoomo de sea portes. {id,) 

... n faut, dit>oa, Joger chaeun de uons par oenx 
qafU baate. (Goinsiwi.) 



Chaque ne doit pas 6irc oonfondu avec chaeun. Ea g6niral , clioq^e doit toujours se 
mettre avec un aubatantifattquei il a rapport. Chaeun, an oontraire, employ^ dans ao 
sens absolu ou relatir, est toujours sans substaniif. 

EXERCICE PBRXSiOLOGIQVB. 



A< 



Poor ckMM 



ikl^M )tw. 



N' CCIII. fi* 



CAofua ■HPUOY* MlUA ataeiM. 



CHACClf. 

n 7 avalt daas Ancyre sept tierges chriUeones 
d'eoTlron soixante-doazc ans chacune, 

(YoLTAiaa*) 

No'js attendlom qn'il fit elair, qitand nous enten- 
dimes passer quabre cbarlots avec deux bceufs cha- 
eun. (RSGHAaD.) 



A rinstant mdme mms vlmes arrlver , am deux 
bouts de la terrosse, unc multitude de chars alleles 
e/iocun de quatre chcvaux. 

(BBanAaoiR dx St-Pisrrx.) 

L'Asle allait £tre ddsolee par quatre armto de trois 
cent mille combauants chacane, 

(VOLTAIRK.) 

Je douto fort, repartit ie roi, qu'avec cos troi? 
oeota Uoomes il soil en ^Ut de percer tant d*armdcs 
de irois cent mlile honunea c/boeuna. {Id.) 



CflAQOi. 

Salomon avail doioejniUe dcutea da dlx cbevanx 
chaque. (L*ABaa Guuxi.) 

MHIc arpents , sons un scul proprldtaire, ont cfai' 
que anndc un Uers de Icur dtendue en Jachdres, d 
«mt nils en vateur tout au plu$« par dix families dfr- 
mesUques de cinq personnes chaque. 

(BsRiiARoiH DX Sr-PisRaa.] 

En 1826, TAngleterrc, d'apr^s les ^tats dlmpor 
UiUon, a til 6 de rindousUin 59,350 balles de oottf 
du poids common de 340 livres chaque. 

(J.-B. Sat.) 

L*importatlon, en Anglcterre, du ootoo d1^^ypl< 
s'est dicvde, en 1 825, & 103,400 balles qui, A la ve- 
rity, ne son I pas trds-forUis, puisque leur polds coa^ 
mun no va pas k 150 livres chaque. 



CMT ) 
Les grammtirienSy 

Da rigortsme einfroaduuit la trompette, 

VonI r6p6iant Tun aprds Tautre qu'U est iDcorreet de s'^sxprimer ajmi : Ce9 vth 
imHm€Qitent 6/niiie»CH*Quc« Sulvant eax, i\ fautabaoWinioiUdiTO : Cm 9$imme$^oiiMent 
Sfraiict CHACON. £t 8i vous leur demandez pourquoi » ila voua r^pondcnt qti« tVsat paree 
que le mot chaquexeut toujours api^ lut ua aubstantif. Belle raison ! cocune a'fl 
D'^ait pas pwrmia d'empioyer an adfeetif av^ eUipaa da nom auqiHsl 11 ae. iMlaofaa. 
Auasiy plusieurs de nos ^crivains se sont tenement cru ce droit , qu'ilane ae aontpas 
fait scrupule de faire usage indlslinctementy en pareil cas, de chaque ou de ehaeun; et 
nous croyona qu'on peut sana eraiAte les imlter, surtout dana U oonvecsation et dans 
le style 6pistolaire. D'ailleurSy qu'on faase emploi de chaque ou de cbaam, il y a Itou- 
jOQis ellipae. Ces velmnes coiiunt hfranct ehaqe^e^, c'est pour ce« votume$ coHUnt &Jrmiet 
(non pas tons ensemble ) maisjcuAQUB (yoluhe sSparement). Ces volumes ca^UstU 6 francs 
fiDAGUM, eat un abr6g6 deces volumes eoHtent b francs (non paa toua ensemble, maia) 
CHACUN (d'eux separement). Or, ellipae pour ellipse, autaat vaut ae aerrir de chaque que 
de chacim, 

Ainsi, de m^me qu'on dit : giiaquk yolumb eoUte 6 francs, ou ghagun de ces volches 
eoiUe 5 francs, on peut dire a son gr6 : ees volumes coduent b francs chaque , ou ces votume s 
content 5 francs ehaeun. Getle opinion est partagee par plusieurs grammairiens. 

EXERCiCE PHRASiOLOGIQVE. 



Toiei \nkt talanMi qui m'ool eoAU « franc* elMMm. 

Cm Ubkaos v«l«nl lo* fruet cbaeun. 

Hm r«b«s ceOUat (o Craoca chaeaaa. 

II a aeiNt* darn maiioM da ao.oao franca e^acma. 



▼aScI iroia vabnaaa fit ■I'oBt c«AU % fraaca chaqna. 

Caa uUaaox talant lOO franca ekaqaa. 

Hdi rabaa aoQlaal Co fraaca ckaqaa. 

U jtaahoU dew audiOM da to.ooa fraaaa «lMU|tta. 



-^^»«ainRfi N*" CCIV. eawa**^ 



NUL. 



CIRRI IT HOMMI. 



SINGiaJER. 



Nvl homms n'eit kouroui ; nule chose oe peut 
le rendre tel. (Boisti.) 

Jful aeeidsnt ne tronbia mon voyage. 

(J.-J. ROVSSVAU.) 

1) CBt iodnbltable qae, lorsqu'une sod^td a bas^ 
MQ eilsteoee morale sor une opinion, nul tMmbre 
n'a :e droll do Fattaqner. 

(J.-J Rousseau.) 

iVttI ornament royal ne oonTre sa poltrlne, 
£t son front Imposant devant qui tout s'inclino 
i^ nn chapeau sana art s'^ldve radieux. 

(Drouiriau.) 

AfttI 6t«fi sani iiial» nulplaisir sans melange. 

(La FoflTAiMi.) 



riiommens UonyemUUpari son bonhsor lor la 
terre. (Massillos.) 

... Quand le casor brAIe d'un noble fea. 
On peut, aaoB nulls honts^ m feire on noMs wna* 

(Mouiii.) 

Tenez tonjours divisds les mediants. 

...Semez entre eui la guerre, 

On vous n'aures avec eux rmUs paix. 

(La Fostaui.) 



A la pauvreUe il ne fait nulls grdce 
Da talloo. 



{Id.) 



Elle n*a nulle part k la gaerre ni k la paix des 
nations. (FLscniia.) 

IfulU paix pour rimple; 11 la cherche, elle fult. 

(Racini.) 



(288) 



PLURIKL. 



HASCULIIf. 



Ifulf train k d^ouuTert n' 



Id d€ ptaee. 
(La Fontairi.) 



U D*j a milt vieu eiXitimn el niiif (UfauU qui 
oe sdtent aper^ui des enfanU. 

(La BtDTiHi.) 

ns pr^lendent que nuls malheurt ne dolTentabat- 
ite rhomme, oes ridicules d^lamateun qui ne con- 
naissent pas la veritable Infortune ni le vral bonheur. 

(Miiabkau.) 



riHiaiii. 



NuUet aeiUmi ramerqoables, nnls hftmqfM>f digpei 
d'^lre dtoUogo^r ne pravent se d^rober loiiKiempt 
anx regaidi d'une aeaeoibMe qui Telit el pent tout 

voir. (J.-J. RODSSKAU.) 

GeQei qui no doos mdnafent sur rien, et ne nous 
dpargnent nuUn oceancm dejakwaie, ne merite- 
raient dc nous aucune Jalousie. 

(La BauTftai.) 



L'adjcctifyiti/ pric^de tou jours le subsiantif qu'H ditermine et en rev^t lous los acci- 
dents de genre et de nombre : nul homme, nuUe part , nuU traiu, nuUea actions, 

I>ans la Grammaire des Gramtnaires on lit que nul ne peut jamais ^tre mis au plurie/* 
Lcs exemples que nous avons cii6s demontrent combien cette assertion est erron6e. 

D*ailIeurS) le moyen de ne pas metlre nul au pluriel devant des substanlirs qui, par 
exempie, n*ont pas de singulier, tels que frms^ dicotnbres, etc. ? 



EXKRCICE ANALYTiQVE. 



KolMsci. 

NttUe crainla 

Nul omcmeuL 

0« ■«!!« cuMifotnc* 



NuU* paru 
■•Milk a 



Kab tkvoin. 

Numb-M. 

iruHciMaan 



ff ttlkt Xtm^pn 

NttU artificM- 
NqUm I 



iVtil fLACk AFAto LB SOBSTAIITIF. 



Les anteure de livres nuls sont responsables ea- 
vers DIeu du temps qu'Us font pcrdrc aux Iccteurs. 

(BOISTK.) 

Celul qui estntil aojourd'hul sera peut^tre dcmain 
tout puissant. [id.) 



61 mon auioriU est nulls dans I'aTcnir, peu tm- 
portcra que Je me sols trompd sur ce point. 

(Bbmakdin OS ST-TfiRai.j 
Nos dcsirs sont ^tendus. notre force presque mUle. 

(J .-J. ROUSSIAU.) 



Piul 8c prcnd aussi, comme on le voil , dans une accepiion absolument itrangere a 
aucun; ii marque rinvalidite, lanulliie d'un acie ct autres Glioses seinblables. On dii 
aussi en ce sens, qu'un humme est nul, quand il n'a ni veriu ni caract^re. Cette accept 
tion sort encore a confirmcr la force negative du mot , qui reduit les choses a rien , qui 
fait comme si elles n'^iaient pas. 

Pris dans ce sens, ntU se met toujours apr6s le subsiantif« 



UttMUMrf. 

Ud ducours niiL 



BXMHCiCE PBEASEOLOGiQVE. 

Vm parMBO* imB*. 
Ut9 proe4«kirc «tilb. 
UMi 



DutnluMnu m.*!k 



( 989) 



"*«eea N* CCVI. oksw.. 



AllCUlf. 



GBHRI IT HOMBII. 

SINGUUER. 



Attcim dWmlfi de flenn ne coadult & la glolre. 
(La FoNTAini.) 

Juownpftytie^Mine doote ai^oard'hul que lamer 
o'alt ewiTert one grande partie de la terre hablite. 

(D'Alimbut.) 

Oo rendlt une loi qui d^fendaii k aueun philosophe 
d*ei)Nigner dana les Mim. 

(La Diutiib.) 

L'ath^isme ne peat falre aueuti M«n k la morale , 
et peut loi falre beaacoop de mal. 

(VOLTAIBB.) 

Qaiconqoe dierche la Tdrito ne dolt £tre d'aueun 
pay*. [id.) 

Uft oragcs ne ravagcnt gn^rc que les cultures de 
lliommc; Its ne fontaucun tort aux fordts et aux 
prairies naturelles. 

(BsBBARDia OB St-Piibbb.) 



Un malbeur inslnilt mloux qu'cracune ramonlrance. 

(La CiiAUssiB.; 
Lliomme est si malheurenx qu'il s'ennuieraU 
mdme sans oueiMM cau<a etrangwe d'ennuL 

OPascal.) 

Aucam M n'est boone, si elle ne pose sur les lois 
de la nature. 

(BlIRABOlit JDB St-PiBBBB.) 

On m6prlso tons eeux qui D*ont aMcan» vettu, 
(La RociiRroucAULn.) 

Plus Tesprit est nalurel, plus 11 est Incapable de 
conscnrer aucuM fin^ce quand I'appul de conviction 
lui manque. (M"* dbStabl.) 

Cetle tamoeente amitld ctait connue de tout le 
Tillage, dtait respccUte do tous les bons cccurs , et 
les parents d'EstcUe n*cn prircnt aucune alcmm, 

(Flobiab.^ 



PLURIEL. 



MASGULIR. 

Profllant de cetto dlsposiUon, les nobles catho- 
Uqnes, en grande majorite, s'obstlnaient jl n*aoeor- 
der aux dissidents aueuns droits politlques. 

(J .-J. ROUSSBAV.) 

Le droit public de I'Europe n'ayant aueum prin^ 
^pes ginirauxt et Tariant incessamment, selon les 
temps et les lleuz, est pleln de r^les contradlclolrcs. 

(Id.) 
II m'est impossible de me llTrer id k auctmf tror- 
««i« liit^roires. 

(Bbbbabdui db St-Pibbb8. 

\^ rois d*Ang1ctenrc, depuls saint tidouard Jns- 
qo'sQ rol Guillaume HI , firent Joumellemcnt un 
8f*nd miracle* celul de gn^rir les toonelles, qu*au- 
^Rt miduim ne ponyalent gu^lr. 

(^'OI.TAIBB.) 

^ttctmi appointmMni$ on gages n'^alent attaches 
ttx cbarges et fonctions pnbllqncs. 

(J.-J. ROUSSBAU.) 

jj^'cuni monf frei par moi dompl^ qa*au aujonrd'hul, 
Ne m*OQt acquis le droit de faillir commc lui. 

(Racibb.) 

n estnn singe dans Paris 
A qui Ton aralt doone fenmies 
^Qge, en effet, d'auoini mariit 
la battait. 

(La Fobtaiib.) 



riMiiiiB. 

On nc garda plus alors aucunej im$utu, les pi4* 
bcicns s'assembldrent pubiiqucment. 

(^'BRT0^.) 

Je ne me m61ai plus d'oucunef affhiret, et jc me 
retlrai dans une malson de campognc. 

(MOBTBSQUIBU.) 

La r^pubilque n'ovalt nl ttueunes troupei rcgu-- 
ll^es agucrrics, ni aueuns ofllciers cxpdrimeni($s. 

(Yoltairb.) 

Ces Qiseaux sont d'une admirable Idgirct^, ont ta 
Tue tr^peri^te, et sont fort propres poor nettoyer 
les citte, d*autant qu'ils n*j Udssent aueunes eha-' 
rognes, ni choaes mortes. 

(BurroB.) 

lis ne peuvent soullirir aucnn empire kSglUme , 
ne donnent oiiciinet barnes k lean attentats. 

(Rosso BT.) 

Ricn n'imposant aucvnei loii gdncrales, les pen- 
pics ne faisaient corps (}ue par une obdissance com- 
mune, et, sans dire compatrlotes, lis ^talent tto- 
mains. (HoirrssquiBU.) 

Le mintstre de la police envoie les ddpositlons, sans 
y i^outer aucvmei re'fhxUms, 

(Bbbmabdih OS St-Pibbbb.) 



SI 



(«90) 

L'adjeciif diterminalif aticttii pr6cftde toiijours le suUuinlif auquel il m joint et en 
snbii loutes les modiGeations de genre el do nombre : Aueun chenUn, auame reman- 
trance, aueunidrmUf aucunes me$urei. 

Tousles gremmairiens sont d'un parfait accord U-desaoa; mala un point sur lequel 
ila aont loin de a'entendrey m^me aujourd*hoi, c'eat celui de aavoir si l*on peat em- 
ployer aucun au pluriel. 

Suivant les una, cet adjectif, signifiant peutm, exclut toute idiede pfaralitA; d*aa- 
ircSy moins rigoristes, ^eulent bien nous permettre d*en faire usage tu pluriel, mail 
seulement devant des substantifs qui n'ont pas de singulier, tels que/rott, aneHret^ 
funirmUes, etc. D'Olivet dit qu'il n'est usit6 au pluriel qu'en style mtrotique; et, en- 
fln, Bolste pretend qu*on ne Temploie h ce nombre que dans le style burlesque on ce- 
lui de pratique, qui lui ressemble beaueoup. 

Nous ne chercherons pas k mettre les grammairlens d'aoeonl. Ge s<;ratt one trop 
grande entreprise! Seulement nous prendrons la liberty de leur fiiire remarquer 

1* Que, par exemple, rien n'emp^chait Racine de dire : iinaim monUre pmr mm 
diompU, etc.; mais c'est queiques numstres , c'est fdusteun motufr^^ qu'a domptte Tbisfe, 
et qui lui ont donn6 le droit que n'a pas Hyppolite. Vot le pluriel; 

9o Que les icrivains sont pleins de oe pluriel, et eertainement ce n'est ni dans le 
style de Cujas, ni dans celui de Marot qu'ils ont terit. 

La saine idAologie reconnalt le pluriel nucuns, aucunes, et les exemples de son cmploi 
nemanqucnt pas; ils sont plus rares que eeux du singulier, paree qu'on a Men plot 
souvent besoin de ce dernier nombre, qui est plus exclusif. Yoilk tout. 

EXBRCFCS PHRASSOLOGMQVE. 



AMDir 



hmmmfnftim 



»o N° CCVII. 



Aftewk plagA APBks ut suasTAiiTir. 



la nilloii, eomme ilelle Madi tottjomv aiiembMo, 
recaeille les toIi et ne eesso de d^Ub(irer sor chaqae 
point d'IntMt coinmnn, et forme ses rtelolions de 
Topinion qui pr^vaut dans le people tout enUer, sans 
cMQUIofi oaewM. (P.-L. Courieb.) 

AnssI omi irouNt mueim, eoneM prte de ma catae, 
Jem'dfelHellahaaflseetni'eQdonA laliaisse. 
(Cas. Dilatiors.) 



Ne lol ferei-voM prieemeim$f 

(Hoilbav.) 
Cooeereiee qne peofint des keoanes qoi i al md 



dans des Jooraanx de loeaHtd, aans rst f o m a Wi tf 
aueum* (Tains.) 

UlOBHiBpreBse, UMnnlt;ailoiHLSoiisefilBl0a»- 
Alafoid'un amaBtcoBMnettramarertime. (ami, 

(VoLiftai.) 



Dans le premier numirb nous avons dit que aucun doit toujours prte6der le nom 
quMl determine. On voit cependant par ces exemples que quelquefois on pent le placer 
aprte; mais cette transposition parait mieux oonvenir au siyle de la comAdie. Aujour- 
jourd'hui n&mmoins la plupart de nos terivains politiqucs ouautresen font no Miez 
frequent usage. 



(»9I ) 
BJamCKM PnRASiOtOG/QVM. 



lit Ufa MroB' iWm. 
Nt fclM eWtt isvt ■« 



w p tfiawi 



N° ccvin. 



MAINT. 



SillGIILlBR. 



MiflCOLn, 



IiaiM maini auieur de tdenee profonda, 
i*&l ]a qu'oo perd A trop eourir le mcnde. 

(GUSSIT.) 



Amour vend toot, et nymphes et bergirM i 
Qmet le Uox k mahu objet dMn. 

(La FOHTAIMI.) 



riHiRin. 



Maini§ viMva ponrtant ftdt la dMiataMa, 
Qui n'alMiidoime point le soln da demeoraiitt 
Et da bleo qa'elle aasa fait le oompte en pleamiL 

(La FoHTAiai*) 



Mttimepiitole se gUssalt 

Dans reacarcelle de notre homme. 



(/A) 



PLURIEL 



MASCVim. 



II arrtfa qa'an temps qae la chanTre se staie (1), 
Die Tit an manant so emiTrlr nudfOi siWmt. 

(La FoaTAUi.) 

C^t apparemment le Men dee deax partis. 
Car 8l les loops mangeaient nutinte bit§ dgam. 
Lea beraers, deleorpeaa, ae faisaient ma^filf habits, 

(M.) 



Gar, eo qnelqoe facon, les malliears sont propleeB; 
Pols lea goeox, en gaeosant, trontent mamfat M<e$s» 

(Riomaa.) 

n Malt tt motfnlet^tteasaTantea. 

(GaissBT.) 
U puteor <talt k oM, et rdeltalt k rordlnaln 
motelea dtfoof tf oratfoiu. (La Fortaisb.) 



L'adjectif niomi, qui ne g'emploie gu&re que dang la poteie (amili^re et dang la 
conyenation, gubit tons les accidents de genre et de nombredu substantif qu'il d6te^ 
mine. Quelquefois it se r6p6te : Par kaints et maints travaux; haintbs et maintes eon* 



Gronder nuiliif et iiMrfnl proeorear* (Boilbad.) 

C'tsi i tort que M. Landaig assure que cet adjectif rejette Tinflexion plurielle. 

BXERCICB PHRASiOLOGiQUB. 



Mainte fenme. 



Ha inlet foil. 



N° CCIX. 



CBETAIll. 



aaiUf wovaaa st rmploi. 



PLAci BiTAST u araavASTir. 
estate jwl^ diCB Inl gardatt 00 diao de bols. 

^A FOSTAIKX.) 

Cmain Bsprit de liberty 

taor Mt ehanlier fortune. (id.) 



rLAOi APafts lb SDiSTAiTir. 

Don Poareeao raisoonatt en sidbtU personnagc 
Mais qae Inl scnralt-il f Qaand le tnal est eertatn. 
La pialnte nl la pear ne eiiangent le deatln. 

(La Fohtaihi.) 



(1) Aq|^ard*hol le mot ckminre est mascolio; on dit i Le chanvre. 



(*9«) 



Jtfoyennant certaine tomme , 
Uq fcrmier yendit son chieo. 

(LlMOllTIY.) 

Chacun s'eQYlsage toujoars par certaint edtis fa- 
forablc8. (Massilloh.) 

Certaine$ gem oot one gro8sl6ret^ qui lear tient 
ficu do phllosophie. (Boisn.) 



U Tertn d'lm eoMir Doble est la morgiM Mrfomi. 

(BoillAU.) 

Et ne deTralt-<m pas i des $ignei eerfatiu, 
Reooonaitre to oour des perfldes humalns? 

(RACun.) 
L'Anler Tembrassalt dans TaUente d'uiie prampU 
et certaine mort, 

(La FoBTAom.] 



Plac6 devant le suUtaniif, cerlam est pour quelque; plao6 apita, il a le sens de mdubt- 
uUfle, iikr, vraij anuria eic. Une c£RTAiifB choien'eitpMune choie gketaikb. Dans les 
deux caSy ceruun prend Ic genre et le nombre dunomqu'il afiecte. L'exemple de La Fon- 
taine nous prouve que cerlam dans le sens d'oituri, pent quelquefols pr6c^er le sub- 
stautif. 



EXBRCiCS pnBASiOLOGiQUS. 






UofcHt 

Ub« «k«M ttrtalM. 






>-««»o»«sKxa N^ GGX« gxawi" "'"-' 

Certain nictut ou non PBiciDB ob im ou db la PBiposiTieii de* 



avkc un. 

Vn certain loup, dans la saisoa 
Que les tildes z(;phirs oat I'herbe r^eunic , 
Aper^ut un cheval qu'on avaft mis au vert. 

(La FoiiTAL'fi.) 

Us s'assemblent tons les jodrs h une certaine heurc 
dans un temple. (La Brutebi.) 

11 y a, sans mcntlr, de certains m^rites qui nesont 
pas faits pour £tre ensemble, de certainee vertus in- 
compatibles. (La BiuTias.) 

lis ne dolTent ce tltre qu*A de eertainee acUons d*6- 
clat. (Massillom.) 



Certain loup aussi sot que le p£cheor fat i 

TrouTant un chlen hors du village, 
S'en allait I'emporter. Le chlen rcpreeenta 
Sa maigreur. (La Fohtauii.) 

Pour mol, J*ai certaine albire... 
Qui ne me permet pas d'arrdter en chemin. 

(Id.) 
Certains pr^ng^, suc^ avec le lalt, 
Deviennent nos tyrans Jusque dans la vieillesae. 

(COUIBI.) 

1^ fortune k beau flever eertainei gens, dto m 
leur apprend pas k vivre. 

(Bdsst Rabutu.) 



On Yoit que certain, certame, s*emploient avec ou sans le d^terminatir un, uiu ; et 
qu'au pluriel certahu, certainet peuvent 6tre preced6s ou non precedes de la proposi- 
tion de. 

Tel est I'usage. Mais de ce que Tusage permet de dire : 

De certains hommeSy de certaines femniee, ou bien certaku hommee, eertainei f emmet ^ il 
ne faut pas en concluro avec M. LfCmarc, que ces derniferes expressions soient ell ip- 
tiques. Scion nous, elles sont aussi completes qu'elles peuvent 6tre» et tout aussi com- 
pletes quo les expressions latines et italiennes : Qwdam Itommei, cerA tumum. 11 n'en est 
pas de mi^me lorsqu'on dit : De certains hommes, de certtdnes femmes, Ges locutions, 
queM. Lemare nousdonne comme types, renferment incontestablement une ellipse cl 
sont un abr^^c do : Plusieurs u'entre certains /lomnies, plusieurs v^'entre eertainee femmee. 



(MB) 

EXERCiCM PHMASJtOlOQiOm. 



GMttiMptiidaM. oitSiaTtSS^ 



GtrUisM gwu 
Ccrulu fails. 



N' CCXI. BieiM*-* 



GINIII KT XfOMBII* 



MASCULllI IT riMlNIM SIMGOLIU. 

Aprte un td exemple, leB faux poUtJqaes oseront- 
Is eoeore mettre parmi leurs maximes impies, qoe 
la religkm chr^enoe n'est pas propre k falre de 
grands hommea de goem f 

(Flechisi.) 

Fair lea oeeaaloM de eomhattre el de yalncre est 
uoe ehoM ai rare, ai aingnllirei il b^iqae, qo'oo 
pent dire qo'uiM telle aetion n'a point eo de mo- 
Mle, et qo'eUe ne sera point imit6e. 

lid.) 



MASCULin XT rXMlMIH PLUIIBL. 

SI nooa r^i^ons toatea lea nolta que nous aommes 
pourauiTis par des ennemla, on apprdhenderait de 
dormir, eonune on apprdhende le reveil, quand od 
craint d'entrer rMlementdana de telt malheurs. 

(Pascal.) 

Poor blen peindre de telles ehoset, 11 faot avoir un 
g^le capable do lea falre, et la post^rit^ ne urarail 
Jamais blen tout ee qne ce grand homme fit ^olr dc- 
aageaae, de eapadUS, de pdn^tration, d'activitd el 
de Tlgnenr. (FLicHiiB.) 



Ges ciiations monlreDt que l*adjeclif tel peut se joindre a des substantifs des deux 
genres et des deux nombres : tin tel exempU, une telle aetion ^ de teU malheun, de telles 
ehtnee. 

Telj employ^ dans les comparaisons, esttoujours suivi de que, Dans les citations qui 
pr6cMenty fe/ est egalement comparatif; seulement le second terme dela comparaison 
est sous-entendu : Apres tm tel exemple, c'est pour : affris un exemple rhh qi}B<:bli}i que 
JB viBMS DE AAPPELER. 11 y a donc tout k la fois ellipse el inversion. 

Ayec des noms de choses on peut employer tel au singulier, en rapport avec plu- 
sieurs subsiantifs de ce nombre : Telle eet lafaiblesee et l*mcon$taiice dee hommee. ( F£- 
MELOH.) Avec des noms de personnes, il faudrait absolument le pluriel : Telles aoiti 
lafiUeettamire. 

SXERCICE PHRASEOLOGIQUE, 



a* toaMiMM. 



ODtol 

UarteSa 

]>*teli|i 



Un taJ AvMiMnMii. 
Un* uUa tTviilttt*. 
Datobi 
0« taliM ■ 



N° CCXIL 



QUBL. 



CXRBB ST ROMaXB DE CI MOT. 



SABS LX9 tHTXftlOGATIOllS. 

9iiel 6fiifl Tooaanapendlt , innombrablea dtollea P 

(L. Racihi.) »•, 

QiMlie AMTce Inrialble a aoumls TunlTenP 



DAlfS LIS KXCLAMATIOMS. 

QtieZ taiAeaa ravlssant prcsentcnt les.campagnc* 

(DBLiixa.) 

QwlXe i&Mt^ 60 peint snr ton visage r 

^rLoaiAn/ 



(294) 



Q^tUt iont barmonSenx, qu§U aeeordt nTtosanto, 
Se U reconnaiaiance 6gident les aeeents P 

Par Id ee ehdne eo fen nouirit ma rdverie , 
Qu$U$$ moifM Toot plants? quel aol fut aa patrie t 

(ic/0 



i^alf eadmm 4pan dans la Grtee d^aertol 

(L. Racisi.) 

Puallet monfatmat que celles qui nous apparataeBt 
dix-buit eent foia ploa grosaes qae notrelerrel 
(Bun. UK Samt-Piiiii.) 



L*adjectif quel suppose toujours aprfts lui un nom auquel il se rapporte, et dontii 
prend le genre et le nombre : quel bras, quelle force, queU mom, quellet motru. 11 8*em- 
ploie daDS les interrogations et dans les exclamations, et se dit des personnes et des 
cboses : quel tableau ! quel homme! 



Qu«i pkitir 7 

QMltMN? 

OMk fraitt t 



BJMBaCB PBRASEOLOGMQUB. 



I traasMVti! 



QmIU gramlMr I 



N' CCXIII. 



Qua HON SUIYI imiElltATBMBNT D'UN SUBSTANTir. 



Qu$l ploa aublime eantique 
Que ee coocert magnlflque 
De toua lea e^leatea corpa f 

(l.-B. RouaaiAV.) 
Qu$l baibare mortal reforgea pour la guerre 
Le fer qui dana noa malna f ertUiaait la ierre f 

(LiMiiii.) 

que tea GeoYrea aont bellea , 

Grand Dleu 1 qiuU aoni tea bienfaiU! 

(i.-B. ROOSSKAU.) 



Dans le num^ro prteMent, quel 6tait immMiatement suivi d*un sub 
Dans celui-ci, on voit que quel peul 6tre s^parg du subsuntif par un ou plusieurs 
mots. 



QvMe eat cette die$»e teorme, 
Oa plut6t oe mouatre dtfTorme, 
Dmt eonvert d'orefllei et d'yeuxP 

(J.-B.RoMaiA».) 

Quel aera le d»ttin de tant de malheorenx* 
Bcbappda par baaard k oe d^rdre affreox P 

(CASTtt.) 

Nn ! queU leut cea dit^rii sor tea borda i6f^ 
Ceat Tbtt>e aoz eent palals, I'aleole dea citti., 

(CiimBoti.'-) 



SXBRCiCB PRRASiOLOGlQVB. 



Qi,c( Art tM Ig* ? 
Q««1m Ml U pmM« ' 



QMb HnmX mm •hagriM ? 






-*w8a N" CCXIV. 

Tel BT guet coMPABis. 



Tfi. 

TdU fut radrf if e de madame de Montanaier, fue 
«r d'aucun art indlgoe de aon grand courage , 
eUe ae conserva toujoura dana la confldence dea 
prtnceaaea de la cour. (Flicbiui.) 



QwXU fut aa morfeVaaon, loraque ^^^\f^t 
coDtre rempire, lui propoaa de le mettre snr 
dc Tempereur par nu droit qui ne lui W^^,) 



(996) 



TMs <tait Ykabil$ie de Turenne , ^« loraqu'il 
dtall Tlctorieux oq ne pouvait altribiier I'hoiuicHir 
^*& sa pradenee , et lonqu'U ^talt yainca , on ne 
poavait en impoter la fHote qu'k la fortune. 

(id.) 

La ToilA eette prlncesae si admlr^e et ai ch^rie j la 
f oOi iMe 9tfa U mort nous I'a faite; 

(BOSSOIT.) 

Tel est da pr6Ja8^ 1^ pouwHr ordinaire : 
ii soumet aiidnientle erMnie vnlgaire. 

(LiriiJIC 91 POMPIOMAM.) 

TM0 eat YinfuiHe€ des honunea . la gloire la plus 
pureet la mleia aeqnise lei Meiae. 

(FiicHiia.) 

m eat te taraetin d« rsfarlM , da ae manlfeitfr 
de totti tea edl68« (MiaaiLLoa.) 



... II dtattiaallieiiffiai. 
Dans Ics rlgaein do sort son tine ^taltptoa fltre'. 
nit toot t4Mif letgrandt mnmy. 

(GaAMPoar.) 

AgamaoMKii , rerenanl A la ttte des Greea do 
sl^ge de Trole , n'a pas eo le temps de Joulr en palx 
dc la glotre qn*il ayait acqolse : TelU est la deititii$ 
de preaqne tooa lea oonqodrantt. 

(FixiLOR.) 



QuM$ fot sa fermete, lorsqn'aprte avoir essayt 
d*tpprendre I Vine t un rol de Naples , il vlnt eo- 
seif^er t on roi de France t blen mourir. 

Vollt quel fat le earaeiire de celul doat noos pleo- 
Tons la mort. (id.) 

Les pdrea endgnent qae ramonr^natorel dea en- 
fants ne t'eflDioe : QutUe est done eette naiur§ sn- 
Jette t ttre eibete P (Pascal.) 

Quelle est eette yalenr, qui, ne cherchant qn't nolra, 
Embrase tout. sItAt qo'alie eemmmwie t lulref 

(RAaBB.) 

Quel UA akra r^fomiafiMfif de ees Tietlles troo- 
pes et de eea brayes offleiers, lorsqu'ils virent qn'il 
n'y avait plus de salnl poor em qne dans les bras dn 
Tabqaenr. (Bossuir.) 

Quelle s^endeur ftmeate a sopcM^ t la jlmpUdtd 
romaine t Quel est ee langage Stranger f QiiaUai 
8<mt eea fiMrart elKmtotesf 

(J.-J. ROUSSIAO.) 

... Egalant les plus belles , 
Et surpassant les plus croelles , 
It'a^nt trait qnl ne plAt , pas mtme en ses rlgnean^ 
0ii«ilf rcAtHB troiiTdeluifoitde sesfavenrtl 

(La FoHTAiai.) 



11 faut bien prendre gurito de confondre id avec fud. Les exemples qui prAcMent 
suffisent sans doute pour montrer I'emploi de Tun et de Tauire. Voici la difTSrence 
caract6rislique de ces deux adjectifs : td am^ne toujours apr^ lui un fu^, com me on 
le voit dans les trois premi&res citations de la premise colonne; quel, au contraire, 
n*en a pas besoin. 

11 est vrai que souvent Tusage permet de sous-entendre le que aprte td^ comme le 
prouvent les einq derniers exemples de la premiere colonne; mais il n'en est pas 
moins nicessaire pour Tint^grit^ de la petiste : Telle est Cvajusdce de* hammei; la gloire 
lu pUu pure lee tUeee, e*est pour : Cmjuetiee dee hommes esl telle que la gloire la plus 
pure lee hteeee. 



%uvr 



EXERCICS PHRASEOLOGIQVE. 

QiMlAitMa 

QMibftlM 



glUtatMffloira? 
It tamit ••• r«v«n? 



»>«sieKa N^ CCXV. owie*<4 



Quel BMPLOTB AVKG KLUPSB DO SUBSTANTir. 



I'lioaneiir parUmt , disals-je , est dn monde admird i 
MhIs llMMmenr en effel qn*ll fiint qne Ton admire, 
(Juel aif-a? (BoiLXAU.) 



Elle est de lliumenr dn monde la pia 
Je ne lui eonnaia qu*un sen! peUt d^fauL — Quel 
e$Ul? (RioaAia.) 



QiM/peut 9 comme on le voit, s*employer avec ellipse du nom auquel il se rapporte 
et dont 11 reveille rid6e ; qiul eet^t tfesi-a-dire qtid honneur M^4/? quel difaut eiP4lt 



(t9e) 



MXMaCiCS PHRASiOLOGIQVE. 



QMlaM-n? 

QwlliMVJil? 



QmU il<a»? 



QMkfMVMMll? 



HWBaf N" CCXVI. 



Quel 8UIVI OB PLUSIEUaS NOMS. 



AYBC LI PLURISL. 



(fu$U lont les lieux, les tempt, les <fim^«f ch^iles, 
Oa se pUOseot le mfteus les douces rdyerln? 

(Dblille.) 



AVBC LiaiHcoun. 



Hdlas : danmt ces Jours de Joie et de feBliai, 
Qu$U$ ^iBlt en secret ma Aofila etmesd^o^yHfa? 



Lorsque Tadjectif quel est suivi de plusieurs substantifs de different genre unis ou 
non par et, il se met au masculin pluriel, ainsi qu'on le volt par le premier exemple. 

dependant on pcut aussi, comme dans Texemple oppose, laisser quel au singulier et 
le faire rapporter seulement au premier des noms exprimes. 

Si ees m^mes noms 6tatent li6s par ou, quel s'accorderait 6galement avec le premier. 
£xemple : On pourrMt delenmner quelles r£fl£XIOMS ou jugements ferait un komme en 
caniSquenee des fake qu'il a dmit la nUnmre. (IIcLVfirius. ) 

eXERCiCS PHRASeOLOGiQUe. 



QmIi man Im priMt •! hi ilgieu ^m v«aa IpfOOTH * 



Qmd «tall MB •!• •! wa MM7 

QutUa Ml M p^obMiMi et Mt rt upu rcci 



N" CCXYII- C88WH*- 



FONGTION8 DE qitel* 



EXBUnJSS. 



Le people entra en foreur qtund U eut appris 
dlscoi 



fued discoius avalt teDOs Goriolan. 



(ROLLIR.) 



• • • Dfral-Je a quele d^sastres 
De raotomne orageox nous exposent les aatres f 
Oa quele torrents aflhmx ipaoche le prlntemps? 

(DiLlLLi). 



Quel 8*emploie dans tous les rapports. Dirai-je d qtieU diioitrei est la m^me cho8e» 
pour le senSy que dhrairje les desastres auxquels, etc. 

EXERCiCE PHKASEOLOGiQVE, 



I)e quels d«piit«fl parI«a-U? 
Poof qMllei remmei? 






(aw) 



»<i»*«we3 N" CCXVIII. csew* 

QUKL QUB. 



ailKK IT MOIIIftl. 



SiBOVLlU* 



Oiif I mte soil le plaiHr que cause la vengeance , 
irert 1 acheter trop cher, que I'acheter d'un bien , 
Sans qui les au&res ne sent rlen. 

(La Fomtaihk.) 

QuMe qic'ali 6\A la gloire des grands sur la torre , 
elle a tDuJouiB & eraindre TenTle qui oherche h I'obft- 
curcir. (Massillom.) 



PLDll&L. 

Quels que soient ordlnairemcnt lea avaniageg de 
la Jeuncsse , on Jeune homme n'est pas blen tu des 
femmes Jusqa*& ce qu'elles en aient fait un fat. 

(YaUVBII ARGUES.) 

QuelleM que solent les opiniont qui noos troublent 
dans la socfi^t^ , ellea se dlssipent presque toujoun 
" — la BoUtude. 

(BuUtAaDIH OB SAlNT-PlBRaK.) 



Quel suivi de que et d'un verbe prend , comme on le voit , le genre et le nombre du 
nom ou du pronom qu*il modifie. L'analyse de quel que eoU le plaUir que cause la ven- 
(^eanee^ est celle-ci : Le plaisir que cause la vengeance (^tant un plaisir tel) quel (notre 
nature veut) que (il) solt. Cette analyse, qui pent s'appliquer a tons les exemples ana- 
logues, nous montre pourquoi, en pareille circonstance , quel que doit s'ecrire en 
deux mots. 

MXEBCiCB PHBASJSOLOGiQUE. 



QmA fa« Mil ^ faol* if un cerivaia. 
Q— Mil 4|B« Mil la dooMor de mI coftat 
Q«*l (|IM Mil votN ^Hgrio. 
QviUa qa« mm! I •mbition d'un f/kuift. 
Qmi qw aoil I* i«l« da tm amia. 
QMlla fi'ail m aa AdWU. 



Qoala qua aeiaol )ca aaprieei de raa dames. 

Qaallei qu'elles soient, quelles qu'elles puiaseul M/e. 

Q«ak que soicol ooa sonpi^ns. 

QueUas que ■oicnt met eraiiitas. 

Q«ak qae saiaat ?oa projeU. 

Q^aBaa qm atriaut laa erraurt de la ieuneaie. 



o N" CCXIX. fi^»^^ 



Quel que suivi dk plusieurs nohs. 



ATie «l. 

, L'tede de llilstoire est la pins n^cessaire aux 
fiommet , queU que solent leur dge ei la earriire h 
laqueUe Ua se deatinent (Seoub.) 



> queli que solent tan eulie et ta pairie , 
Don Boua ma tente avee ateiirlt^. 

(Gampihoh.) 

^ QueUes que fussent babltuellement la doueewr et 
I ^i/'ilif/de rhumeor de Montesquieu dans la soci^t^, 
M vWadt^ mtfrkUonale de son temperament Ten 
fiiisalt qyelquefoia aorUr. 

(AUGBB.) 

Q^l que soit son pouvoir, et Vorgueil qui Tanime, 
^a» le crod da moins n'ann point sa vicUme. 

(VOLTAIBB.) 

Q^^Ue quesoitla pente et VinelinaiUm 
I>ont Teao par sa course Temporte, 
I'Rsprit de contradiction 
l^'aurafalt flotterd'autre sorte. 

(LaFoiITainb.) 



ATBC ou. 

La figure d'une femme , queUe que soit la force ou 
Vdtendue de son esprit , quelle que soit Timportance 
des objets dont elle s'oecupe , est toujours un obstacle 
ou one raison dans Thlstolre de sa Tie. 

(M*» DB Stabl.) 

Un meurtre , quel qu'ea soit lepretexie ou Vobjet , 
Pour les cosurs vertueux fut toujours un forfeit. 

(CRiBlLLOM.l 

Get homme , quelle que filt sa fortune ou son me- 
rits f ne put r^uaeir dans sea entreprises. 

(BoniFAd.) 

A la Chine, on rend ceux qui gouTernent respon- 
sables des troubles, quelle qu'en soit la cause ou le 
pretexte. (Voltaibb. 

Quel que soit le but ou Vavantage d'une chose , 
]orsqu*ello porte un cachet d*infamic, on ne saurait 
la falre sans en rccevoir Terapreinte. 

(LlVKT.) 



3« 



Suivi de plusieurs noms unis par et^ quel accompagn6 de fM se met au mascultn 
plurieiy quand les noma aoni de diffigrent genre; et au f(§iiiinin pluriel , s'ils aont ft- 
minins (l'« colonne). Gepend<int les deux demiers exemples deoeiiecoloonenous font 
voir qu*on peut, mdme en ce cas, ne faire accorder quel qu'avee le premier des norat 
exprimte» mais il faut que ces noma aient eotre eux quelque resaemblanoe da signi* 
fication. 

Mais, lorsque quel est suivi de 9110 et de plusieurs noms lite par ou, il prend le genre 
et le nombre du premier nom (2* colonne), 

tXERCiCB PBRASiOLOGlQVS. 

lit fM Mteal ^9Hf eawaga •! tolra vvfta. 
' fM toiwt ««lM TWtil •! v«lM sMirai*. 
' fM •«rat voir* fBituM •! volra ^mUlSmL 



QmI fae Mit vol _ 

QmI1« fM awt «MHff«M M f««4 Mtelk 
QmSm fM toiml TM vMta M ««|M aMit 



^-Mwo N« CCXX. 



T029IM. 

Ge grand ehoix, l«l gu'll boK , pent n'offenser penonne. 

(VOLTAllK^ 

On prouve trts-blen k eel enfant que eette rsH- 
Skn , («ll« gu'elle soit, est la senle vMtable. 

(J.-J. ROUSSEAV.) 

Uoe Jeane fllle, tBlle innocenie gu'elle solt , a tou- 
loon un grain de coquetterie. 

Qu'y a-t-il de plus Evident que cette v^ritd, qu*un 
nombre Ul qui! soit, pent 6tre augments? 

(PASCAi.) 

La plus fin , Ul qw^il solt , en est toiyonrs la dupe. 

(RlttHAlD.) 



Un trdne quel qiill solt , n'est point i Mo^. 

(Caiiiuai.) 
Uae feouns; qiUUe qv'elle pulsae Mra. est ime 
deesse poor des prisonnlers, 

(ll-«atSfimi.) 
VolU , mon p^re , on point de fol Men dlni«e. 
qu'une doctrine est Mrdtiqaii , ^atlU ^'fltt pSte 
^tre. fj^iwBM^) 

Le pr«tre, que/ qui! soit, qnelqne Dien qoi I'inniie. 
Doit prior pour ses rois , et non pu les mandire. 

(Batiodaibl) 



« Telque,&ii M. Napol6on Landais, r«git i'indicalif, parceque les phrases dans les- 
» quelles lis enlrent, exprimant qu'une chose est, excluent toute idte d'inoertitude ou 

• de d6sir. 11 n'esi pas inuiile d'en prevenir les elrangersi qui, ne oonnaiesBnt point le 

• g^nie de noire langue^ ne voient pas des nuances qui sottvent m^me eehap{>ent acix 

• Pran^ais. » 

Gertes, dil M. Dessiaux (1), les etrangerspourront bien renvoyer la balJeii k. Landais; 
ib pourront bien luidire: Mais, monsieur le grammairien, les voyex-vous bien, vous- 
m<^me, ces nuances que vous croyez echapper ft notresagacltfi? Voire Yueest-fclle bicn 
Claire, voire jugemenl bien sain? ou n*6te8-vous encore id, sur cette difficult^, quiin 
echo banal de vospr^dficesseurs? Cepeiidant, monsieur, la civilisation mafcbe; la 
langue, sans perdre de sa puret6, fait, n'en douiez pas, de notables acquisitions; les 
nuances de la peiisSe oni amen£ des nuances dans I'expression , et celle que vous eoo- 
damnez aujourd*hui, celle que vous nous engages ici k 6viier avec soin, d£Ji an peu 
usit^e autrefois, est mainienanl fr^quemment employee aiec le siibjohetlf. 



(1) M. Dessiaux a pubU« derniirement, dans le yotimat de la Umguepw^u, tine exseilenls 
a Gfammaim de Napoleon Landaii. 



(S99) 

Nous avouerons d'aoord queLaveauxet Boniface bl&ment, oomme M. Landais, la 
locution tel quHLtoit; mais Lemare> qui senlait avec tant de justesse lorsqu'il se don- 
nait le soin de m^diter, dit k ce sujet : « 11 n'est pas tres-certain que Voltaire, Rous- 

> seau, Massillon, Regnard, eussent voulu reconnaltre la faute que leur reprochent 

> ici les grammairiens, quoique pourlant 11 faille avouer que cet emploi de tel que 

> est extraordinaire. Mais qui sait si ce n*est pas cetteraiaon mdme qui Ta.fait pr^fe- 
» rer dans ces passages par ces maitres en I'art de penser et d'^rire? » 

En effet, qui emp^chait ces ^crivains d*employer ici quel qub, ainsi qu'ils I'ont fait 
lant de fois? Cela ne nuisait ni a I'harmonic de la p^riode, ni a la mesure du vers. Us 
ont senti, ieur jugement exerc6 a reconnu qu'une sage analyse ne pouvait condamner 
cettQ expression. Comment I parce qu'on a coutume de dire quel qu'ilioU^ on ne pour* 
rait dire tel qu'U $oU ! Mais pourquoi? Quel sens atlribuez-vous k ce mot tel? Tel signifle : 
Avec unites les qtuUitis remarquees dans I'objet qualifiS par cet adjecdfy et, par extension , 
pareil, smnblable; rien de plus naturel. Quand je dis : Cet homme tel quU est me plait; 
j'^nonce que cet homme m'est agr^able avec les qualit6s physiques el morales que j'ai 
d6couveites en lui. £t si jedis : Cet homme, telqu'il soit, me plaira toujours, j'^nonce 
une autre id6e que chacun conceit. Pourquoi voudriez-vous m'astreindre k changer 
mon adjectif tel centre un quel, dont je trouve Temploi moins Juste? Quelles sent vos 
raisons; enfin, vous n'avez all^gu^ que I'usage le plus g6n6ra]; ce n*est \k qu*une pr6- 
sompiion, et non une preuve : un jury 6clair6 ne peut condamner sur de pareilles al- 
legations. Nous aliens plus loin. Si Ton r^prouvait ul qu'il soit, ce ne serait que par ex- 
ception; car avec un autre verbe Ton ne pourrait substituer quel k tel : Mon fils, t£l 
qu'il PAiuissB, TEL que vous le jugiez dans la suite, n'en sera pas moins un bon fils. Si 
cette phrase hlesse en quelque chose les lois do notre syntaxe, nous passons condam- 
nation sur tel qu'il soit. 

La langue latine et la langue grecr|ue ont leurs adverbes etleurs adjectifs corr^latifs; 
turn a pour corr61atif cum, tarn a quam, tantus a quantus, tot a quot et talis a qualis; talis 
est QUALEM nosii, dit Ciceron. Dans noire langue, tel a aussi pour corr61atif quel; la 
phrase sui van te et toutes celles qui lui ressemblent prouvent cette v6rit£ : Us ont €i€ 
contralnts de prendre une proposition telle quelle^ et de la condamner. (Pascal, Pro^ 
fmc.3*.)Mais, par un abus deplorable, quel s*est chang6 insensiblement en que; et quand 
on dit : Je le re^ois tel qu'il est, la phrase ^quivaut k celle-ci : Je le re^ois tel quel i( 
est. Par un abus encore plus criant on a lai^e le mot quel prendre la place de son cor- 
reiatif le/; de sorte que quand on dit : Je le re^is quel qu'il soit^ on r^p^te quel mot r^el- 
lement repr&ente par que^ ce qui forme un pi^onasme vicieux parfaitement caracte- 
ria6, sur lequel Tusage a etendu sa prescription. Mais si lesens commun des maitrea 
en Tart d'6crire veut r^tablir le mot tel dans ses droits usurp^s, pourquoi crier au bar- 
barismet G'est un acte de justice et de raison qui r^volte voire esprit I A quoi penaez- 
vouadonct Dans le vera de Voiiaire {Shniramis, ni, 6) : 

Ce grand cholz, tel qu'U ioit, peut n'olTenser qaemoi^ 

<i y a ellipse. Voici la construction pleine : Ce grand choix, k le considerer tel quel le 
destin voudra qu*il aoit. 

EXERCICB PHRASEOLOGIQVB. 

T^ ea qnel qtill Mil Telf on qw^ii (|n1U toirat 

Tell* M qiMlb 4|u*clk toil TcIlN oa qu*Uei qaniWi ■otcnl. 



(800) 



►>^w«oi N* GGXXI* 09w^^ 



TO fm DMnS LIS COKVABAlMMtt. 



On Tott snr les ramparts, aTaneer k pas lenta 
Get eorjn inanifnes, Uvides et tremblants , 
Tels fu'on feignait Jadls que des royaumes sombres, 
Lea mages k leiir gr^ faiaalt sortir lea ombres. 

(VOLTAiaS.) 

Idom^n^e n'a point recoars k la fuite comme un 
enfant ; tl reste k son poate de pied fermc , tel que 
Bur une montagne un vieux sanglier, connaissant sa 
force, attend en un lieu dteert Ja bruyante arriY^ des 
chasseurs. (Bitavbei.) 



Essei monte k la brdche, o& eombattait d'Aumale , 
Tous dtfuoBJeunes, briUants, pleins d'uneardeur legale, 
Tel* 9ii*aux remparts de Troie on peintles deml-dieux. 

(VoLTAias.) 
BrmUhaUon, M ^*im diea nous braYalt & la t^te 
de ses amute. (BiTAoaix.) 



Teli qu*CQ foR des gascons, soopinot par mftlei 

Flalrer da loin nne riche Mrttiire, 
Ainsi Tlennent, en choMir, les moioua du qoarUcr 
Donner concert k notre prisonnidre. 

(LlMOllTIY.} 

Tel fu'on volt un taureau, qu'une gnipe en furie 
A piqu^ dans les flancs aux depens de sa vie ; 
Le superbe animal, agite de tounnents. 
Exhale sa douleur en longs g^mlssements, 
Tel U faugueux prilat, que ce songe dpouTante, 
Querelle en se leTsnt et laquais et servante. 

(BOILKAU.) 

Telle gu'nne berg^e, au plus beau Jour de fdte, 
De snperbes rubis ne charge point sa t^te ; 
Et sans m^ler k Tor Ti^clat des diamants, 
CoeiUe en un champ voisin ses plus beaux oroements ; 
TeUe, aimable en son air, mals hnmble dans son style, 
Doiti^ater, sans pompe^ une iUganU idylle. 



Td que, dans les comparaisons* est pour tel quel, en latin talU qualU, et non pour 
tellement queUement^ comme I'avance faussement M. Lemare, puisque I'antdcedent td, 
qui n'est autre chose qu'un adjectif, serapporteconstammenlk unsubstantifexprime 
dans le premier membre de la comparaison, et qu'il en prend tous les accidents de genre 
et denombre. Gela pos^, examinons, d*aprte I'analyse et 60s exemples, quel estce 
substantif ; il n'est pas toujours oelui qu'on suppose. 

Dans les citations de la premiere colonne, nulle diflBcult& 7e/ et ce/i se trouvent pre- 
c6dte des substantili qu'ils qualifient, lesquels sont : Cee carps manimis^ U (Idominte), 
urns deux, Ereuthalkm. 

Dans les exemplesen regard, ce serait ^trangement se m6prendre quede faire rap- 
porter (^^ ul, teUe^ k Gascons,^ taureau Qik berghre, puisqu'ils qualifient au contraire les 
xao\MmaUme, priku, idylle^ jet6s k la fin de chaque comparaison. G'est ce que prouvenl 
du moins la r^p^tition de tel, telle, et I'analye suivante, od la construction est r^ta^ 
blie selon Tordre direct. Les matous duquartier viennent... tels qu'on voit des GoionUf etc. 
Lefougueux pr£lat... querelle, etc., (etant) tel qu^mi voU un daureau, etc. Une iUganu 
Idylle doit iclater sans pompe, (devant 6tre) telle qu'une bergere, etc. 

G*est ainsi que dans s 

Tai qu'one fleur que frappent les antans, 
Peneha en tremblant sa tdte vers la terre, 

On Toyait marcher son vieux pere, 

Courbi sottsle lourd poids des ans. 



Tel se rapporte a phe^ c*est-a-dire qu'on voyait ion vteux ph'e marcher courbi^ etc., 
Tel qu'une fleur penche, etc. Au lieu que dans : 



(501 ) 

On royait marcher son vienx pire, 

Gourb^ sons le poids des ans; 
TelU one fleur qae frappent les aatons, 
Penche en tremblant sa tdte vers la tcrre. 

Tetie se rapporte a fleur, c'est-k-dire que la lleur qm pencfie $a tiu vets ta terre at 
TELLE, elc« 

-~««Bea N" CCXXII. ««a«*<- — 

QUILQUB. 



OMai IT Hoamii. 



SIMOVLIIB. 

U y a da mdrite sans ^I^yation , mats 11 n'y a pas 
d'el^THtloa sans quelgue miriu* 

(La RoGiiroDCAULD.) 

Sqf quelgue prifirtnet one estime se fonde, 
Et e'esi n'esUraer lien qa'estlmer toot le monde. 

(MoLiiai.) 



II. 



De qiMl^ua eUi tpie Ton so toome , go monde est 
T«mpU d'anlao€hes. 

(VoLTAiai.) 

QuelqM raison qo'on ait de se plaindre d'nn ser- 
▼iteor, ti est do I'btunanit^ de le trailer avec bont6. 
(BuMAROui ss St-Piuu.) 

QuOque tujet qa'on traite , on plaisant on sublime , 
Que toi^oars la raison s'accorde ayec la rime, 

(DoiLEAU.) 

Quelque vaniU qu'on nous reproche, nous avons 
bMin qttdqaefols qn*on nous assure de notre m^ 
rtlo. (Yauvkharguis.) 



riDsiu. 
Des fruits et q»$lquei iMts que la ferme a foumis , 
Po8^ prto d*un ruisseau sur les gaxons fleuils. 
Nous procurent sans frais on repas delectable. 

(Gastxl.) 

SI la loi est Juste en g^dral , il faut lui passer 
9tteJ4ii«s a/isplicaltofif malheureuses. 

(Foutkiiilli.) 



Quelquei ioin$ qu'on apporte pour entendre une 
langue , 11 faut qu'un usage constant et uniforme 
concoure avec les r^les. (Duclos.) 

Prince, quelques raisom que vous me pnissies dire 
Votre dewir id n'a pas dA vous conduire. 

(Racime.) 

Quelqusiprix glorieux qui me soient r^sery^ , 
Quels lanriers me plairont de son sang arros^. 

(Racihb.; 

Avec quelques eouleun qu'on ait peinl ma fiert^^ 
Groitron que dans see flancs un monstre m'ait porte ? 

{id.) 



Quetque, plac6 devant un substantif suivi ou non suivi do que, s'^crit en un seuJ 
mot, et» comme tous les adjectifs terminus par un e inuet^ s'emploicy sans subir 
aucun changementy avec des noms masculins et Kminins. II prend seulement un t au 
t'luriel. 

II en est de m^me quand quelque est pr^c6de de I'article. Exemplc : Le$ quelques 
objeu que nous envoydmes au chef, n foible qu'etifAl la valeur, lui causirent une vive $atU' 
fwtion. (Albert-Hont^hont.) 

SXERCICE PHBASiOLOGiQUB. 



QmIi,., Mpr il. 
^Ml^ Mnbitioa. 



liqaMUBh. 






QatlqM coorifB (|a«... 
Qiwlqa* patMoc* qu«.. 



Qvebjaas vvrUw. 
QuehJvM talvDU. 
QimIi|v« fcwam 



QwtkJM p«iv«ir ^M... 
Qaalqav pradtM* fat.- 



QMlqvct eooMils^M.. 
Quclqiwi MreBOvi qu*. 
(/■c^aef MrrieM fo«... 
QutlfMi ItfBM <|«e.. 



M»*- 



{ 80J) 



N^ CCXXffli 

Qtl#l^ FLAG* DBTANT OW APJICTIF SOIITI IMlltolATWIEIlT DK gut. 



TAIIABU. 

0ve^fiiet grands avaniaget qui la natnie , 

M n'est pas eUe senle , mals la lortime aree elle qui 
fiOtlesb^ro. 

(LAaocHiroucAUXJi.) 

De qMlqitei sup arbe a diitifnetiom que se flatteot 
ts bommes, fls ont toQS m£me oilgiiie. 

(BossuiT.) 

... fiMlguet valns laiiH«rf que promette la gaerre. 
On pent ^tre hdros sans raTager la tore. 

(BOILIAD.) 

Une femme , quOquee grands biene qu^eUe apporte 
dans nne maison , la mine bientAl si elle y introduit 
le loxA. (FiviLOB.) 

Quelqiues ooiiteMB nuOkeun qoi nons dolvent at- 

[teindre , 
VoQi ne flf enlflttdres point mnnnnrer ni tods plaindre. 

(Ahcklot.) 

Mais qaelquee flerspra/eltqa'eSle jette en moneonir, 
L'amoor, ab I ee seul mot me range k Ia«doacenr. 

(GoaauLLi.) 

Plao6 devant an adjectif , quelqueesl vtriable ou invariable. 

1^ 11 est variabU, loutes les fois que I'adjectif qui vieni apr^ lui est immMiatemeni 
suivi d'un nom : Quelquei grandi avantagu, quelquei grandes dUtinctims. En pareille 
circonstance, le nom et TadjecUfont une liaison tellement intime entre eux, qu'ils 
sembient ne faire qu'un seul et mfime mot, d6termin6 par qtielque. C'est comme si 
Ton disait : Bien que la nature dome quilques grands-avantages; qaoUfM Us hrnnmes u 

(UUtent de QUELQUES GaANDES-DlSTINCTlONS. 

«• Ilest mvariable, lorsqu'il pr6c^deun adjectif ou UB participe(i) imm6dialemenl 
suivi de que : Quelque michants que ioient les hommes. 

Quelque alors modifie Tadjectif qui suit, et est r616ment d'une expression adverbiale 
dont toutes les autres parties sent sous-entendues , ainsi que le prouve inconlesta- 
blement Tanalyse suivante : A quelque degre que les liommes soient mAchants. C'esi 
pour rendre Texpression plus rapide qu'on a 8upprim6 la proposition d et le mot degri 



imrAaiABLi. 
Quelque mdebanU 9110 anient lea h oromeB, Us 
n'oseralent paraltre ennemls de la Teita. 

(LAaOGBITOUGAUtB.) 

Ponnpiol rah ctFeau , q^eique agttte flwTlssotent, 
ne s'enflammenl-tis